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2014

C’est loin d’être le premier post du genre. Pour d’autres awards, pour d’autres notes d’intention, voici les précédentes vignettes. Ai-je évolué depuis toutes ces années ? Sacrée bonne question.

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CCA

Salut, c’est Concombre. Ça va ? J’ai 23 ans, je suis toujours étudiant, journaliste super-débutant, je bloggue beaucoup, mais nettement moins depuis quatre mois. 2013 était une année intense. Pour tous, pour moi, pour l’actu, plus que jamais, un vrai flux à gérer. Dans toutes les pratiques culturelles, en high-tech, dans l’actu généraliste. Aaron Swarz, Anon, la Corée du Nord, les Google Glass, la Syrie, le mariage gay, les Shebabs, Hollande qui ne fait rien contre La Finance, son ennemie jurée, et le FN qui aura eu une pertinence médiatique record. CA FAIT PEUR ! Pour oublier ça, on picole entre amis au Kawaii Café. Beaucoup de bons albums à se mettre sous la dent aussi, peu de pop, quelques trucs qui bougent. Des découvertes, formidâââbleuh ou pas. Des innovations. Un petit écran qui fait du surplace, la TNT qui fascine, quelques bonnes séries. Un française ou deux parmi tout ça. Des expos. Quelques scènes. Des concerts inratables. Beaucoup de mèmes et de faits sociétaux. Beaucoup de bons films, consacrés à la culture de l’imaginaire et aux bonnes idées visuelles. Et bien sûr, prétendre maîtriser tout ça.

C’était un peu fou cette année. J’ai l’impression que toutes les impaires sont comme ça, avec une période de jachère pour alterner. A tous points de vue, des blockbusters, des AAA, encore une actu JV chargée. C’est fini, on arrête de parler de crowdfunding, de communication et de la chute du retail, le mal est consommé. Place à une nouvelle génération – qui pue un peu « l’esthétique Smartglass » et les microtransactions – A ce niveau là, on aura surtout cette poussée de la notion « d’indépendant » qui se divise en deux parties – le prétentieux infamant et les autres. Notion somme toute subjective qui dépend surtout du fandom et des joueurs, amha. Gone Home aura été le machin le plus polarisant de l’année, alors que Depression Quest – qui s’approche davantage du serious game – a échappé à ce genre de jugement. Personnellement, sorti du rythm game, je suis un peu perdu. Le rayon jeu s’est un peu plus fourni avec des magazines de qualité. Quelques AAA attendus depuis toujours, concentrés en mars, puis GTA V qui défonce tout. Mon cœur a été emporté par la saga Persona. Bref, une dernière généralité : UN FORT BON CRU. Et ouais, je mets toujours le jeu en avant, parce qu’un jour l’idée que c’est la forme de pratique de l’imaginaire la plus poussée qui soit s’imposera à tous. Peut être.

Regardez ! Le casting de Persona 3 et 4 pose pour vous souhaiter une bonne nouvelle année.

S’il ne fallait retenir qu’un univers en 2013, ce sera celui là. Un mélange entre des idées à la Stephen King, Digimon et un excellent RPG japonais. La traversée de Columbia était un autre fabuleux moment de l’année, il est vrai, mais il n’a pas ce petit cachet niché qui scelle le truc.
Je sors d’une année difficile, remplie de défis en tous genres, parfois relevés, parfois non. Je fais mon possible pour être rigoureux sur mes prochaines tentatives (toujours les fameux concours) et ça veut dire moins de gros textes ici. D’ici septembre, si tout va bien, j’ai mon – potentiel premier – Master en poche. Je vous souhaite le meilleur dans votre parcours. A vous d’avoir la volonté, le travail derrière, la chance adéquate pour saisir vos opportunités. Vous avez écouté le podcast Boudoir Gambetta ? Une carrière réussie semble s’équilibrer entre la moule que vous dégagez et votre capacité à l’exploiter. En ce qui me concerne, je me suis engagé pour maîtriser plusieurs domaines à fond : culture pop, histoire littéraire, actualité, puis la japanime un peu moins. Une vraie foutue course de fond. Peut être moins de JV cette année ? Allons, ne soyons pas fatalistes. C’est la fête pour vous, ça signifie surtout des articles plus courts.
Voilà, ce blog est proche de la mort clinique, et je vais continuer ce rythme fantastiquement sporadique pour encore quelques temps indéfinis avant de passer à autre chose. N’hésitez pas à commenter, vous êtes timides depuis la rentrée, je vous lis toujours avec joie. N’hésitez pas à continuer à lire tout simplement, ça me fait toujours plaisir. Herm, ça faisait un peu pervers narcissique comme formulation.
Je ne me perds pas dans des généralités, vous voyez le topo. « A toi de jouer ! », disait l’autre chevelu multicolore.

Comme l’année dernière, du coup :

Dix petits moments cultes de JV en 2013 (parfois avec un peu de retard) : 

– Ce moment dans Spec Ops : The Line où tu comprends que OUPS TU AS GRAVE MERDE.
– L’animation de Teddie qui tape du pied quand il est pas content dans Persona 4 Golden
– Le boss final de Pokémon X. Thématisée fée, bien sûr. Le line-up, l’ambiance, l’excellente musique.
– Le seul et unique jump scare de Bioshock Infinite
Le niveau musical de Rayman Legends qui se révèle être une reprise mariachi de Eye Of The Tiger. Ultime.
– Ta meilleure copine d’Animal Crossing qui vient fêter ton anniversaire ! Et qui se barre quelques jours après ! Connasse !
– Ce monsieur de Papers, Please qui arrive à se gourer et présenter deux passeports différents. Bonjour, tu va parler aux gentils soldats !
– TREVOR EST UN HIPSTER. UN PROTO-HIPSTER. (GTA V)
– « La définition de la folie » et le regard de dingue de Vaas Montenegro (Far Cry 3)
– Être un demi-dieu à poil, faire des bonds de trois kilomètres d’immeubles en immeubles avec la marche de Radetsky en fond sonore (Saints Row 4)

ET DONC.

L’award « Niquez-Vous » de la sympathie langagière revient à « Chie », qui s’est soudainement substitué à « Merde ». Depuis quelques temps déjà, il est vrai, mais là ça c’est généralisé. D’où ça sort, déjà ? Nul ne le sait. Ça vient peut être de CPC. Saviez vous que Games And Wario y a reçu un 8/10 ? Hahaha ! Ce jeu de chie.

L’award Miss Usine 2013 revient à Naoto Shirogane, de Persona 4. Première dauphine : Nonon Jakuzure, de Kill La Kill. Mais voilà, un reverse trap, c’est imbattable.

L’award de l’awkwarderie sociale, décrétée grande cause nationale en 2013, est attribué à l’épisode 3 de WataMote, toujours dans nos cœurs. En manga, c’est deux fois plus douloureux.

L’award de l’imitation hilarante de l’accent canadien revient au « Câlisse c’était énorme s’braquage lô, on va s’rentrer et s’manger une bonne poutine« , toujours dans nos coeurs

L’award Laurence Haïm du meilleur compte parodique revient à @100000000e, qui est à mourir de rire et qui, mine de rien, a établit tout une petite grammaire de niche sur les internets et tout ce qui popularise les caps locke est automatiquement sympa.

L’award Haim du groupe chiant revient à Fauve, qui fait probablement des comptes parodiques à son sujet, bref, ils essayent vraiment très fort mais ça ne nous détourne pas que c’est un peu du fap tout ça

L’award Destination Finale revient à « Prendre un train en juillet 2013 »

L’award SUUS de la chronique sympa non vraiment c’est sincère revient à Crossed. Avez vous déjà vu Crossed ? Karim Debbache, ce saint homme, parle des films issus ou thématisés sur le jeu vidéo. C’est intelligent, didactique, il y a des Gilles heureux dans le fond. Maintenant qu’Usul se barre, il va porter JVC un peu à lui tout seul.

L’award du meilleur mangeage de spaghettis en gros plan, bouche ouverte et air perdu est attribué à l’incroyable performance d’Adèle Exarchopoulos dans La Vie d’Adèle. Bon, ok, elle était seule dans sa catégorie, mais je suis vraiment surpris qu’un tumblr « mange comme Adèle » n’ai jamais vu le jour

L’award du hashtag patriarcat est attribué à ce moment dans Kill La Kill où on voit de l’underboob et du sideboob. Vous l’avez remarqué ? C’est très subtil, par moments, il faut ouvrir l’œil et le bon.

L’award du déficit d’attention est remis à l’anime Joshiraku, pour l’ensemble de son œuvre

L’award du petit moment rigolo de ciné revient à ce passage du Dernier Pub avant la Fin du Monde où nos cinq héros marchent en rythme sur Alabama Song. Une petite pépite toute simple dans un film sympa mais qui manque cruellement des fantaisies de Scott Pilgrim.

L’award du lieu commun chiant du jeu vidéo est attribué à « c’est le flic qui l’a fait ». Oui, ben, ça datait déjà d’Heavy Rain et ça rend tout un poil prévisible maintenant.

L’award du flanquage-d’un-bon-scénario-par-terre est attribué au stinger de Bioshock Infinite, si on en croit un bon paquet de joueurs. Un stinger qui a tué le jeu, tué Aaron Schwarz, provoqué la seconde guerre mondiale et enraye totalement cette conclusion et cette introduction de oufs guedins. Vraiment, ce stinger n’était peut être pas une bonne idée.

L’award de la run de petit malin de The Stanley Parable consiste à faire strictement l’inverse de tout ce qu’on vous demande. C’est le réflexe qu’on a tous, mais on oublie de sauter sur la passerelle en contrebas quand on monte sur la plate-forme mouvante. Tout le reste est du caviar. (Si ça pouvait dire quelque chose ce serait un poil mieux)

L’award du meilleur appuyage sur un bouton d’ascenseur – celui là, vous le voyez venir – revient à l’incroyable méthode Booker DeWitt, poing fermé, grand coup sur le coté. Bravo, votre virilité n’est plus à prouver.

L’award de la façon la plus maboule de clamser, offerte par l’animation mais surtout par DanganRonpa revient à « être transformé en beurre à cause d’une extrême force centrifuge et être mangé avec des pancakes »

L’award de la personnalité politique sympa, genre ça aurait pu être Christine Boutin mais respectons le running gag svp est attribué à Nadine Morano, toujours plus Nadine Moranesque sur les écrans et les réseaux sociaux. Je crois que c’est le cinquième voire sixième award que je lui remet. Elle va survivre à ce blog, quoi, merde.

L’award Willie Pete de l’info foireuse mais bon pff on va la pusher quand même revient à « Burger King ouvre à Saint Lazare » (2012-2013)

L’award du perso mal écrit revient à Lara Croft. Merde quoi, il ne manquait pas grand chose pour que Tomb Raider soit un très bon jeu, mais avec le mastodonte de Ken Levine juste à coté, ça fait un peu tâche.

L’award du Petit Malin revient à Yann Barthès dont l’émission commence un peu à montrer ses faiblesses. Soit c’est moi qui grandit, soit autre chose, mais la balance entre l’infotainment et le donnage de leçon systématique commence à un peu se voir. Il y a plein de bons moments mais noyés dans beaucoup de conneries et de whining sur le journalisme, ce qui les empêche d’avoir du temps pour… en faire, on a parfois l’impression qu’ils se la jouent sérieux toute une émission pour le quota. Cette incroyable condescendance envers le jeu vidéo et le high tech en général n’aide pas vraiment.

L’award under the radar du truc dont j’aurais vraiment dû vous parler revient sans soucis à Papers, Please. Comment rendre la bureaucratie fascinante ? Un vrai jeu qui aura contribué à populariser cette idée que non, l’indé n’est pas nécessairement prétentieux, qu’il peut y avoir des idées et des concepts de fou. C’est court mais intense et addictif.

chielapin

Hé non, c’est l’année du cheval ! Tu t’es encore plantée Chie !

L’award…
… de l’anime
WataMote*
… du manga L’Attaque des Titans
… du personnage Tomoko Kuroki
… de la série The Newsroom
… de l’épisode « Unintended Consequences (The Newsroom 2×04) »
… du single Some Nights
… du concert Phoenix, Rock En Seine
… de la convention JaPex
… du film Le Congrès
… du jeu vidéo Persona 4 Golden
… du site Reddit

* Vraiment pour ne pas mettre l’Attaque des Titans deux fois.

Et donc et donc et donc, une très bonne année à vous.

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Super duper psychologie

DONC ! Encore un post bizarre à la gloire des jeux dont le gameplay importe peu. Je suis le premier apôtre des choix à faire mais on va parler d’un cas d’école – on ne peut pas se prétendre connaisseur en JV sans avoir parcouru un peu de Phoenix Wright, parce que c’est le visual novel le plus accessible, populaire et fun qui soit.

Le héros de PW6 aura sûrement un Jawbone UP magique

C’est la énième fois que je l’écris sur ce blog, la saga Phoenix Wright est un incontournable du jeu vidéo. On y incarne un avocat pas très sûr de lui qui doit défendre des personnages frappadingues dans des situations du même tonneau. Bref, un whodunnit interactif où chaque jeu intègre quatre ou cinq affaires qui s’alternent en deux phases : la recherche, un vague point-and-click où on fait la collection de preuves pour les phases de procès, où il faut les présenter au bon moment et contre les bons témoignages. Mon descriptif est un peu fouillis mais le tout donne une saga irrésistible qu’on a souvent comparé à Layton, dates de sorties synchronisées aidant. Je ne vais pas vous refaire le topo, j’ai écrit sur le quatrième jeu fin 2010, sur le troisième un an avant, je me relisait beaucoup moins bien. Là, on va juste faire les louanges du cinquième jeu et voir comment il fait progresser la série, alors abandonnée depuis cinq piges en France ! Il est même tout a fait accessible en premier contact de la saga, mais il serait dommage de passer à coté de tous ces retours-surprise de persos, et le gap graphique sera trop dur à franchir.

C’est donc avec une joie immense qu’on a tous pu jouer au cinquième volet de la saga, après un break interminable et un épisode un poil plus faible que tous les autres. Tous ? Non ! Dual Destinies n’est sorti qu’en démat’ sur l’E-Shop de la 3DS et, bien entendu, en anglais seulement. Bon niveau obligatoire pour piger toutes les petites subtilités langagières qui font le sel de ce genre de jeu. Après, pas besoin d’aller chercher très loin – c’est pas le plus simple à localiser et les jeux précédents restent trop nichés – pour simplifier les choses au maximum. C’est déjà pas mal d’avoir le jeu complet en anglais après la non-traduction d’un spin-off (l’autre étant sorti en France et en boîte mais pas traduit, bref, le bordel) en gros, si vous boycottez ce jeu et que vous aimez la saga, vous êtes une sacrée andouille, pour le dire poliment. Vous méritez de disparaître dans la culotte magique de Vérité.

Les « investigations » mises à part, Dual Destinies est le cinquième jeu de la saga. Ace Attorney, Justice For All et Trials and Tribulations forment une petite trilogie. Le deuxième était un peu plus faible, le troisième était ouf gueudin. Apollo Justice était le nouveau héros du quatrième, mais était quand même raccordé au canon original. C’était un héros un peu chiant, et il n’arrivait pas à être le protagoniste de son propre jeu, ce qui est un poil gênant. Une affaire de ce jeu était un peu catastrophique d’imprécisions, mais il se terminait en tentant quelques trucs. Le cinquième, donc, peut amorcer une « deuxième trilogie ». Disons qu’il reprend des éléments de tout le reste pour en faire un sacré petit best of.

Et Dual Destinies est bon. Il est même très bon. Il est un poil moins bien que Trials And Tribulations, et c’est tout. Au début, j’ai cru que ce serait un mini-opus de deux ou trois affaires. Rien de plus qu’une petite parano qui entoure le démat’. Que nenni, ce jeu est d’une constance dingue, il n’y a pas d’affaires en deça, pas de réel moment de bravoure dinguissime, c’est peut être tout ce qui manque. Il est bon, il reste bon, il n’est rien de moins, pas une seule seconde et ça, c’est une grande première. Par contre, il fait évoluer la saga dans d’autres directions.

Le jeu se passe un an après Apollo Justice. Si j’ai bien pigé la timeline de la série, nous sommes donc en 2026. Le gimmick du jeu : « l’âge sombre de la loi », ce qui ressemble juste à une métaphore de mon année de droit entre 2008 et 2009. Phoenix a enfin regagné son droit d’exercer pour mettre fin à cette ère où on obtient des verdicts n’importe comment. La profession est bafouée, plus personne ne croit en la justice de son pays, etc. Phoenix revient et il va botter du cul ! Il n’est pas seul, Apollo est de retour – avec de mystérieux bandages et une lueur badass dans les yeux, c’est incroyable, c’est révolutionnaire, Apollo est un peu plus charismatique (même si je l’aimais bien quand même.)
Les deux sont rejoints par Athena Cykes, une jeune avocate de 18 ans (rien d’étonnant, c’est la norme dans cet univers d’avoir son bac à 12 ans) qui sort d’un long voyage d’études en Europe, et dont la spécialité est l’analyse du profil psychologique. Ça en fait UN PERSONNAGE SUPER COOL. C’est un peu le « sidekick habituel », mais c’est la première à être aussi avocate, elle va intégrer le gameplay qui rentre rapidement dans une dynamique de trio. ENCORE UN. Un lieu commun rigolo du JV en 2013. Athena est un personnage adorable, sympathique et pas trop lourdingue (l’écueil du sidekick dans cette saga) dont la backstory va bien sûr monopoliser les affaires finales. Quand les jeux PW veulent avoir une cohérence d’ensemble, on sait bien comment ils font, ça ne loupe pas ! De l’autre coté, Blackquill, « prosécuteur » fana de culture jap’ médiévale, mais aussi taulard depuis sept ans. Il a ses gimmicks, il est un peu archétypé mais pas mal de gens le préféreront à Klavier, un poil lisse et gentil. Comme tous les autres, il a, au final, pas mal de mal à bien faire son boulot et sert davantage à donner la réplique qu’à réellement faire condamner les gens. De toute on sait qu’il est sur un siège éjectable, comme les profs de Défense contre les forces du mal de Poudlard.

COMMERCE AVEC CA

COMMERCE AVEC CECI

Après, la bonne nouvelle, c’est qu’on est sur 3DS. Toute la trilogie originelle tient du rétrogaming (des adaptations GBA) et alignait poses fixes sur poses fixes. Ça ne dérangeait pas, mais maintenant, ça va être difficile d’y revenir. Tout est animé, les-dites animations sont irrésistibles (Athena qui se tripote les cheveux, une parmi des dizaines d’autres), la musique est de bien meilleure qualité… et quel bonheur d’avoir un nouveau « Cross-Examination Theme », Allegro et Moderate – mais aussi un nouveau « set » de musiques : le Mood Matrix ! J’y reviens un peu plus tard. Les musiques sont chouettes comme jamais, les personnages toujours aussi hauts en couleurs… et s’il y a bien un truc que j’aime dans cette saga – et dans cet opus plus que jamais, c’est que chaque mimique, chaque trait de chara design, aussi fantasque qu’il puisse paraître, va toujours avoir une signification ou une importance. La première fois que j’ai vu un personnage « bouger » et que ça m’avait marqué l’esprit, cette animation est devenue liée à la preuve finale du jeu. Damn, ce jeu se la pète. Tout est foutu-de-pensé-à-l’avance. Ça a ses bons comme ses mauvais cotés : après quatre jeux, on commence à bien piger la manière qu’ont les scénaristes pour construire leur truc et on finit par un peu tout deviner. C’est dommage. Tous les persos secondaires, eux, sont aussi réussis que d’habitude, toujours conçus sous cette loi du « bandit manchot des identités ». « Oui, euh, là on va faire un professeur… dieu grec… puis on va fait une punkette-pirate… et euh ça va être bien cool ». Ouais c’est cool !

Quelques directives qui sont franchement visibles dans PW5, et qui tendent à faire évoluer le truc dans une approche toujours plus « visual-novelesque ».
Le jeu est nettement, nettement plus facile. Enfin, plus précisément, plus dirigé. Un peu comme pour Pokémon, des tas d’indices prouvent qu’ils ont voulu faciliter tout ça. La « barre d’erreur » n’a plus d’importance, la vider nous ramène directement avant le « plantage », on vous dit quelle déclaration est louche après trois tentatives, les « tells » sont volontairement sur des endroits distinctifs et l’emphase sur la démarche à adopter, les trucs à faire (y’a une séquence dans le DLC où on te dit très précisément quoi faire !) est toujours en gras, d’une autre couleur et soulignée trois fois si c’était possible. Bref, on vous dit quoi faire et le choix est toujours moindre.
De la même manière, les phases d’enquête sont simplifiées à mort. On ne doit plus présenter tel objet à telle personne pour déclencher un trigger, ou, le cas échéant, c’est clairement indiqué dans une to-do list qui vient s’ajouter à votre dossier d’enquête. On ne peut plus « trifouiller » n’importe quel écran, les investigations sont limitées à endroit – et un curseur vous dit ce que vous avez déjà examiné ou pas. Emma Skye n’est pas de la partie, au revoir LA SCIENCE ! Beaucoup de gameplay tronqué pour des phases un poil moins courtes. Le jeu, dans sa globalité, est en revanche plus long. (40 heures avec le DLC, quand même !) Ça tend à rapprocher la saga du livre interactif. Se planter, ne pas savoir quoi faire est de moins en moins une option.

Je parlais de « best of ». En fait, c’est le seul jeu qui regroupe toutes les mécaniques de gameplay des précédents. Comme on joue Phoenix, Apollo et Athena tour par tour, les spécificités de chacun sont incluses. Les psychés-locks sont donc de retour, simplifiés aussi. Si on tombe dessus, on a nécessairement ce qu’il faut pour s’en défaire (alors qu’il fallait très souvent marchander des preuves ailleurs avant) et Apollo peut toujours se concentrer pour déceler les tells chez les gens. Là aussi, il y en a trois, pour deux d’entre eux, le chara-design fait que vous allez directement zyeuter là où il faut. Et Athena ? Elle utilise son Mood Matrix, qui permet de disséquer les émotions des témoins. Bonheur, colère, surprise, tristesse, tout tourne autour d’une émotion déplacée, d’une variation malvenue ou d’une absence illogique d’émotion. C’est toujours facile, le concept est bien tourné jusqu’au bout, s’intègre parfaitement dans le gameplay. Ce petit « bye bye » est irrésistible. C’est juste impeccable, et tant pis si on vit dans un monde où il n’y a que quatre émotions possibles. Dernier petit ajout, et pas des moindres : une petite séquence supplémentaire, une par affaire, où votre perso va faire une sorte de « finish him ! » en modélisant un train de pensées qui va vous sortir de la dernière problématique de l’affaire.


Par contre, on perd la petite tradition du « donner un objet un peu incongru qu’on devine jamais à la fin d’une affaire pour débloquer une ligne de dialogue ». Enfin, si, elle apparaît deux fois, mais cette fois c’est super simple.
Donc voilà pour les faits. Maintenant, attention, [chaque spoiler sera balisé. Si vous avez fini l’affaire en question, vous pouvez surligner ce qui manque. Sinon, tant pis, j’y vais franco, surtout pour expliquer en quoi je trouve un gros pan du jeu prévisible.]

5.1 : Turnabout Countdown. L’habituelle affaire-tutorial qui contextualise le tout. Une bombe dans le tribunal qui va installer tout le « temps présent » du jeu (qui ne dure que trois ou quatre jours, tout le reste est un flashback !) et qui n’offre rien de particulier, si ce n’est enfin retrouver Phoenix. Pas de difficulté particulière, on distille un peu les storylines, on retrouve aussi Apollo (Qui a mon âge, damn it) et on fait connaissance avec les capacités d’Athena. Rien de particulier, on découvre, on est émerveillé par le gap graphique et sonore, rien de particulier, bon petit climax final, une situation originale… et juste une phase de procès, comme toujours. Oui, ce jeu est long. Est-ce que je vous ai dit que cette affaire n’avait pas grand chose de particulier ? Bon, c’est pas totalement vrai.

5.2 : The Monstrous Tournabout. La caution « folklore » du jeu. Au menu : Yokai + Culture Catch. On reprend la construction classique depuis Justice For All : deux phases de recherches, deux phases de procès. On fait la connaissance du nouveau flic de service, Bobby Fullbright, perso qui m’a jamais trop enchanté. Jinxie Tenma est choupinoupinette. C’est une affaire qui lance une constante dans le jeu, moins abusée dans le reste de la série : les persos qui mentent tout le temps. Pour le fun, ou par plaisir du parjure. Parfois, les « couches » d’écritures sont moins visibles ! C’est également une affaire qui va codifier le « la scène de crime n’est peut être pas là », un vrai gimmick dans Dual Destinies. Pour une raison qui m’échappe, c’est un reverse whodunnit ; On vous montre d’emblée que c’est Florent LaBelle le meurtrier. [Et y’a pas de subversion, c’est vraiment lui le meurtrier. Disons que c’était le tutorial des spoilers de ce post.]

JOURNALISME !

5.DLC : Turnabout Reclaimed. Une « sixième affaire » en DLC, qui s’intègre parfaitement dans la storyline. Si vous n’avez pas joué au jeu, achetez-le et jouez-y à cette place. Cette fois, Phoenix nous parle de la première affaire qui lui tombe dessus après avoir retrouvé son badge et va défendre… une orque. YOLO MES BRAVES ! Une pléthore de personnages hauts en couleurs, mêlant piraterie et identité punk et rap west coast. Ça a beau être un DLC, c’est excellent, long, varié, plutôt sympa et avec quelques enjeux, malgré ce qu’on pourrait croire. Quelques imprécisions, quelques phases frustrantes où on voudrait montrer ce qu’on a déjà deviné. Le début est over-facile et sent le tutorial à plein nez. On m’a soufflé que c’était pour ceux qui commenceraient le jeu avec cette affaire. Oui, ok, certes. [Marlon Rimes est le coupable le moins prévisible de tout le jeu. POUR UNE FOIS, il maîtrise un minimum ses red herrings – ses fausses pistes, quoi. Je dirais même que c’est le méchant le moins méchant depuis Acro. Son rap est toujours un grand moment.] Bref, un gros casting plein de fraîcheur. 

5.3 : Turnabout Academy. L’affaire qui évite miraculeusement la « malédiction de la troisième » qui veut qu’elle soit systématiquement bancale ou chiante. Nope ! Cette fois, c’est Athena aux commandes pour démanteler un vaste boxon à l’école Thémis, où on forme les petits justiciers de demain. C’est déjà cool d’avoir un peu de background, mais on peut en plus se targuer d’avoir un casting assez irrésistible, Myriam Scubblebutt en tête de liste. Quelques coïncidences et bizarreries trop voyantes et un criminel qui, damn, fait des plans décidément trop compliqués. Beaucoup d’intrigues à résoudre et pas mal de moments épiques, voir bizarres. L’affaire du gender-scandale. [Les soucis identitaires de Robin sont présentés d’une manière bizarre, comme si elle avait un bouton « on-off ». Ça passe d’autant plus bizarrement que c’est le premier Mood Matrix « Allegro ». Ca ne me froisse pas mais je comprendrais qu’on puisse trouver ça limite. Au delà de ça, si vous trouviez que Means n’avait pas une sacrée tête de coupable, il faut changer de lunettes ! C’est l’affaire où on retrouve Klavier et son theme musical de fou wouuuuuuuh]

5.4 : Cosmic Turnabout. Maintenant DANS L’ESPACE ! C’était le procès interrompu par la première affaire, vous savez donc, par définition, que ça allait mal finir. On a quand même droit à une « breakdown animation » d’un perso chtarbé. Une affaire light (procès-terrain-procès-boum) qui vaut son pesant de cacahuètes mais qu’on joue surtout pour ses robots CHOUPIS. Pas grand chose à dire, elle prépare surtout le grand finish !

L'écran d'après est cauchemardesque

L’écran d’après est cauchemardesque

5.5 : Turnabout For Tomorrow. C’est marrant comme cette affaire ressemble à la 1.4. Il y a même ce retour du « dossier XX-Chiffre ». On a deux grammes du passé d’Apollo mais ils sont assez touchants. Enfin l’occase de dévellopper un peu Athena et Blackquill. Le souci, c’est que son « big bad » est visible depuis l’espace. [L’histoire d’Athena est fantastiquement similaire à celle d’Hunter dans le premier jeu. Fullbright est le grand méchant du jeu ? Sans blague ! Dès que je l’ai vu, sa tête ne me revenait pas, je le trouvais beaucoup trop exagératif. Puis… je me suis demandé pourquoi j’avais cette impression. Puis je me suis demandé « quel perso-lieu-commun n’a pas été à cette place ? Le flic de service. Exactement comme Adachi, de Persona 4. Damn, encore un. Tous les indices correspondaient, le gars est beaucoup trop « émotif » et passe son temps à simuler quatre émotions distinctes. Le reste des indices était un poil trop gros. Bref…] Pas mal de fanservice, un fin qui aurait être un peu plus épique, un tout petit stinger qui pourrait conduire un sixième épisode.

Et c’est ça le plus embêtant : ça va pas être simple de faire quelque chose après. D’une part parce que le mode d’écriture par couches de la saga commence à trop se faire sentir, d’autre part parce qu’il est difficile d’enchaîner avec un tel best-off. Le « trio » est probablement fixé. Bref, l’excellence, facile mais d’une constance irréprochable.
Fun fact – spoiler sur tout le jeu : [TOUS LES COUPABLES SONT DES MECS. OHLALALALALALALALALALA MISANDRIE]
Ha, et bien sûr, remarque obligatoire pour signifier que la saga Ace Attorney est l’objet du prochain LOLJAPON, en live le 20 au soir. Maintenant, pour vous remercier d’avoir lu tout le post, voici un rendu bien moche de Phoenix en 3D.

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Mention spéciale aux animes au doublage douteux, par BONES, mesdames messieurs, rien de moins. Le studio qui nous a donné FMA, et bientôt Soul Eater Not!.

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Omelette du fromage

Nous sommes le 8 janvier 2013. Il est 14 heures, je suis à peine debout, après tout, le réveillon c’était il y a une semaine seulement et il faut continuer à décuver. Le ouaib est en feu. La raison ? Ce Nintendo Direct. Iwata, toujours avec son accent anglais plus que perfectible, nous fait un historique très détaillé des précédentes générations de Pokémon. Il fait durer le truc, c’est Nintendo, notre attention est déjà captée. Il rappelle que la localisation nous a toujours séparé de six mois des précédentes versions japonaises. ET LA, MEGATON : Pokémon X et Y. 2013 n’est pas que l’année de Luigi, c’est aussi celle de la sixième génération de Pokémon. En 3D. En France in-game. Oh la la, beaucoup trop d’émotions à gérer, surtout que Noir et Blanc ne datent alors pas encore de deux ans, c’est un tout petit laps de temps, nous étions habitués au double.

Début 2011 donc, j’avais vraiment aimé Pokémon Noir et Blanc et je ne me relisait pas. Vu de l’extérieur, on peut se demander comment ces six jeux, fragments d’un empire qui fête ses quinze ans, peuvent se dissocier les uns des autres. Bien sûr que le gameplay ne changera jamais, qu’il y aura toujours huit champions, un maître, des Pokémons à choper et un voyage initiatique un peu bizarre ! Tout le monde sait en quoi consiste ce jeu, mais Noir/Blanc avait le mérite de dérouler un scénario un poil plus grave et mature, d’avoir un bestiaire bien foutu et de proposer une aventure globalement plus difficile. Cette fois, nous y sommes, nous avons pratiquement tous fini X ou Y et deux points de vue se mélangent dans ma tête.

C’est, sans aucun doute, l’épisode le plus abouti et le mieux fichu de la série. Pourtant, il lui manque un truc. Un petit machin qui lui donnerait du sex appeal en plus. Je vais essayer de développer et gardez à l’esprit que ce sont des griefs assez personnels puisque, au fond, ce sont surtout des signes que les AAA estampillés Nintendo font de meilleurs efforts pour s’adresser à tous, habitués comme petit nouveaux. Justement, X/Y articulent pas mal de concepts, publics, générations différentes. Voyons ça.

On incarne donc un énième ado de 10~13 ans qui démarre un parcours à travers la région de Kalos. Kalos, c’est « beau » en Grec, mais Kalos, c’est la peinture d’une France d’après la vision d’un Japonais qui a passé deux semaines à Paris ou à Baux-de-Provence. Il va falloir capturer des bestioles, les faire combattre etc etc. Personne ne nous explique vraiment le but du jeu, parce qu’on part du principe que – soit on connaît la franchise depuis notre naissance – soit on a maté « Pokémon : The Origins », petit anime récap pas fantastique de la première génération. Honnêtement… tout le monde rentre dans ces cases, donc pourquoi pas, après tout. Mais ? Que se passe-t-il ? Des gens gueulent des trucs à travers les fenêtres des rédactions spécialisées ! Ils disent « PAS DE CHANGEMENT FONDAMENTAAAAAL ! » Hey on l’a déjà dit, c’est pas une surprise, ça. Pokémon va pas soudainement se changer en jeu de golf. Y’a quand même plein de petites particularités.

Du Mystipr0n partout sur les Internets

J’ai donc pris X parce que le légendaire avait l’air cool, original, c’était un type « Fée » – vous savez, ce nouveau type sensé équilibrer ces foutus dragons qui nous volent notre travail, la couv’ est bleue, donc « froide », le Dracaufeu, banco. « Pokémon Y » sonne infiniment plus classe mais c’est comme ça. Fidèle à mes habitudes autistiques, j’ai encore une fois pris le starter d’eau, Grenousse. Son gameplay est un peu différent : on sort du carcan du tank bourrin pour passer à une petite chose fragile mais très rapide. Un ninja, quoi, l’analogie est pas difficile dans ces design aux inspirations médiévales.

La 3D, déjà. C’est un ajout attendu mais pas révolutionnaire. C’est pas une 3D de liberté totale hein, ça reste une vue de haut parfois précalculée, avec de nombreux passages où la caméra tourne autour du personnage, comme dans Noir et Blanc. Dans les faits, le jeu est toujours littéralement quadrillé, les premiers pas sont une horreur et la « 3D gravity » ne sert qu’à se faire casser la gueule au framerate. C’est nettement plus joli, les combats sont bien plus dynamiques et cools (qui d’entre vous a désactivé les animations, cette fois ?) et l’aventure est bien plus smooth. Le petit luxe étant bien sûr d’acheter des fringues à son avatar et de tourner des « vidéo dresseur » swaggi swaggantes. Un ajout vraiment apprécié mais qui devenait nécessaire sur une console qui s’appelle 3DS. Au moins, le rythme n’est pas complétement niqué façon Collosseum, la nation est sauvée.

Ensuite, il faut bien comprendre que tout est fait pour que le jeu soit plus facile. Plus précisément, on nous montre toujours la voie pour rendre le bouzin super simple. Regardez, Tv Tropes a listé tout ça, sous « Anti Frustration Measures« . Le Multi Exp rend le machin plus simple que la simplicité même. On peut l’éviter – et je n’ai jamais eu le réflexe de le désactiver – mais cette fois c’est toute la team qui prend de l’expérience, ce qui évite ce coté « cas par cas » qui m’avait vite fait constituer une vraie équipe dans (one more time) Noir et Blanc. Mes vieux démons sont revenus et j’ai littéralement surfé ma voie vers le Maître et son thème musical super cool. Tout est plus simple… et tout est plus technique : c’est une génération qui donne encore plus ouvertement des moyens de tweaker un peu ses bestioles, via ce mini jeu un peu crétin et pas du tout gaucher-friendly. D’ailleurs, le PokéVirus vous disait-il quelque chose il y a deux mois ? Non. Moi non plus. Toute l’humanité, je pense. J’en profite d’ailleurs pour me la péter : j’ai chopé mon premier shiny sur la première route. C’était un Flabébé. Hautement symbolique, vu le scénario. Yay !
Bref, on peut la jouer cool, on peut faire du métagame, le champ des possibles est vaste. L’aventure ne pose pas souci, comme la deuxième arène de (devinez quoi ?) Noir et Blanc. CE PUTAIN DE MIRADAR ET SON REGARD DE FOU. Haaaaa.

Alors justement, transition pour parler des nouvelles bestioles et de leurs design. Dans (poum poum poum) Noir et Blanc, on avait cent nouveaux spécimens, ronds, mignons, bien foutus et avec des noms idiots. Souvenez-vous, Nanméouïe ou Toutankafair, quand même. Là on est réduits à 75 mais toujours avec de chouettes designs, si on ignore un tendance étrange à donner vie à des frigos et des porte-clés. On a évité un Pokémon Camembert. La carte – Kalos donc – est tout aussi chouette, avec de beaux bâtiments, cafés, mais surtout des arènes au design fantastique. Il y a des efforts là où on les attendait et c’est chouette. Et oui, c’est la Fronsse, donc c’est hon hon baguette baguette, château de Versailles, menhirs, usine au nord et des noms de fou du genre Rélifac-Le-Haut. Damn ! Moi qui pensait m’évader en jouant à Pokémon. Notez que dans la version anglophone, les villes ont les mêmes nom Disneyland que d’habitude. Nous, on a droit à Trifouillis-Pontoise et Kernek Le Pointu. C’est chouette… non ? Y’a cinquante cafés mais plus de casinos. Des musées partout, on peut filer des pourboires (geste considéré comme très malvenu au Japon), on défile sur les Champs-Elysées, etc. Bon. Pourquoi pas, hein, c’est rigolo.

En fait l’impression qui me gêne dans X c’est se sentiment de non pas avoir une sixième génération indépendante, mais davantage le début d’un cycle. Les références à la première génération sont trop nombreuses – au détriment de, par exemple, vous-savez-laquelle. Un Ronflex à réveiller, une fausse Sylphe SARL, tout plein de schémas qui rappellent Kanto. Quel est l’anime qui faisait office de tutorial au Japon ? Un remake de la G1. Un Pikachu dans la première forêt. Mewtwo pas planqué dans le post-game, pas de « trilogie légendaire », mais les trois piafs de la G1, encore. Vous voyez où je veux en venir. C’est un phénomène étrange. Tu vois, dans la G5 ( LA GESSINQUE ! ) tu combattais le légendaire après le conseil des quatre, et le boss final était pas le maître. C’était complétement fou.

Le Post Game est un peu « mouais ». Le bestiaire ne se débloque plus d’un coup mais il y a quelques bonnes idées : le safari Ami qui permet de piocher dans un type spécifique généré selon le code ami, par exemple. Les enquête de Beladonis sont prometteuses (il faut déclencher une série de triggers pas bien précise, attention) mais y’a pas ce sentiment de « Deuxième round » inhérent à… bref. C’est dommage mais pas la mort non plus puisque chacun aura loisir de constituer sa team parfaite et de la fignoler jusqu’à plus soif. On pourra aussi caresser ses Pokémon à des endroits inappropriés pour augmenter leur affection et débloquer des bonus passifs, du genre, « encaisser une attaque fatale pour vous ». PARCE QUE OUI. MAINTENANT, POKEMON COPIE DIGIMON ET PERSONA. C’EST PAS BIEN.

Je profite de cet instant nerderie pour justifier les emprunts à Digimon : les fans de Tamers auront reconnu la manière de faire « méga évoluer » vos bestioles, et l’intrigue gentiment patho-grave du truc est liée à un scénario archi semblable de la-franchise-d’en-face. Désolé pour ceux à qui je parle en codé. Les méga-évolutions, ça reste super anecdotique, ça permet quelques beaux designs, d’autres ratés (Tortank, sérieusement) et ça peut sauver quelques miches en combat, rien de plus. Dans ce jeu, tout le monde est obsédé par ce concept, comme si c’était crucial ou révolutionnaire. Je crois qu’à Kalos, on brûle ceux qui s’en foutent.

Et ouais, le jeu est quand même assez niais. Les dialogues sont supra-enfantins, la bande de gosses qui vous sert de rivaux est pas évidente à supporter, plus de références loufoques, beaucoup de premier degré… et la Team Flare, boudiousse, la Team Flare. Comme dirait Amo, « ils font un peu Manif Pour Tous« . Aucun objectif fixe, ils sont juste là, ils sont méchants et ils sont fabulous. C’est cool. Il paraît que dans l’autre version, le leader prend cher à la fin. J’ai pas suivi, je m’en fichais un peu et c’est dommage. Toute la période avant le légendaire où on bute les cinq mêmes Pokémon avant le légendaire pendant trois heures a de quoi rendre dingue. Le Prof. Fabulous ne sert pas à grand chose, les rivaux sont chiants, les champions d’arène n’ont plus d’existence propre en dehors de leurs… arènes zut répétition, etc. Pourquoi faire plein d’efforts sur d’autres trucs et pas là ? Je suis triste, Nintendo, triste. C’est quoi cette bizarrerie transphobe dans Phoenix Wright 5 ? C’est quoi ce bug dans Illumis ? Des microtransactions, sérieusement ? Vous devenez gagas ? Gagas. sDFsdflksmdlfsmdlfkssdfsdfsdfsgagas.

Heureusement. Et là, c’est le bonheur, c’est la joie, c’est mâââââtin, les musique sont super. C’est pas un truc que j’attends comme un fou comme dans un Paper Mario (que j’ai toujours pas fini, c’est dire le problème) mais la génération précédente se démarquait bien. TOUS les « checkpoints musicaux » sont là. La musique du rival. La musique des champions d’arène. La musique du légendaire. La musique du maître. Elles tuent toutes. Y’a même un petit gimmick. Le combat final est une crème : « c’est comme un vitrail mis en musique ». Je sais plus qui a écrit ça mais oh la la le bonheur dans les oreilles. C’est probablement ce que je vais le plus retenir de cette G6. Et comme je le disais plus haut, tout ce qui a été lancé à tel ou tel moment de la saga est aujourd’hui abouti : les modules d’échanges et de combat en lignes sont impeccables et intuitifs. Il faut juste un peu découvrir par soi même, mais après une phase de jeux qui te prennent pour un con (Galaxy 2, Mario & Luigi 3 etc etc) c’est pas plus mal.

C’est fou ces petites tendances qui se dégagent du JV en 2013. Les best-offs, les quarantenaires, les duos, les trios aussi. Et Nintendo qui se laisse un peu aller. Pokémon X et Y, lui, est excellent. En revanche, bizarrement, il me laisse pas un souvenir impérissable alors que la G5 reste mon chouchou. Suis-je hipster ? Sans doute ! C’est toujours un plaisir de parcourir un Pokémon mais celui-là m’a paru un poil en deça.

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Ici et maintenant

Je vais me faire older, mais tant pis.

Je vous épargne les 4593459 screens que j’ai pris du jeu, voici des extraits du comic d’Hiimdaisy

On va faire comme ça : je vais juste publier moins. Arrêter de m’imposer un rythme et publier de temps en temps sur un sujet qui en vaudra vraiment la peine. Idéalement, stopper ce rythme zinzin d’un tous la trois jours, si j’arrive à avoir la discipline de ne plus en avoir une. Ok ? Ok. Là, immédiatement, tout de suite prestement hic et nunc je dois faire un post sur Persona 4. Ce jeu est fascinant, il est super complexe, pas franchement connu car légèrement niché, il pourrait faire l’objet d’un pilote de podcast que j’enregistre bientôt avec Amo (Conditionnel conditionnel nudge nudge) bref, mon petit jeu de l’été et, potentiellement, mon GOTY. Oui, il m’a légèrement plus marqué que Bioshock Infinite car ce dernier a une durée de vie qui est six à sept fois moindre ! Persona 4 est comme un bouquin de vacances – une intrigue épaisse qu’on parcourt deux heures par jour, un mois durant. Un scénario super fat qui se mange comme un visual novel. Ça tombe bien, c’est un jeu dont le rapport gameplay/narration est particulièrement intéressant, mais prenons les choses du début.

Pour faire simple, Persona 4 est « le dernier bon jeu de la Playstation 2 ». Pour faire un peu moins simple, Persona 4 est aussi un JRPG – donc un RPG au tour par tour avec santé et mana, issu de la série Shin Megami Tensei. Les rapports entre les deux noms me sont très flous, mais le jeu en lui même succède à Persona 3, soft similaire mais un peu plus sombre – on y invoque des monstres en se tirant une balle dans la tempe, ce que je trouve super edgy, yeah baby. Pour faire exhaustif, Persona 4 est un excellent jeu d’Atlus, cf. Catherine, qui a vu une refonte en février 2013 nommée Persona 4 Golden pour Vita. Un remake aux graphismes légèrement plus fins mais toujours très agréables quand on, comme moi, est habitué à très peu – et à l’ajout conséquent de contenu. Il y a une vraie plus-value entre les deux versions et son coté portable est salvateur quand on est pas en vacances, parce que ce jeu est foutrement complexe, tout en étant simple dans un sens. Je suis très content d’y avoir joué et d’avoir aimé le truc – j’avais déjà acheté nombre de goodies avant même de connaître l’univers et je viens de recevoir Persona 4 Arena, mon premier jeu de baston depuis Marvel Versus Capcom, c’est dire. Je vais donc, probablement pour la première et dernière fois, tenter de vous vendre un jeu Vita.

Ce jeu est un mix improbable entre Hinamizawa, Digimon et Heavy Rain, pour l’ambiance rurale, le POUVOIR DE L’AMITIÉ qui invoque et fait évoluer des monstres et une emphase scénaristique sur le temps qu’il fait. Persona 4 c’est beaucoup de choses, dont une identité visuelle très marquée, visiblement beaucoup plus positive que son prédécesseur – avec beaucoup de jaune et un générique aussi cool que pop. Comme 98% des japoniaiseries, ce jeu commence dans une salle de classe de lycée. Et comme 97% des japoniaiseries, le protagoniste y est un « transfer student » qui doit s’accommoder à un nouveau milieu. Parents à l’étranger, expédié chez son oncle – et père discutable – pour un an. L’année scolaire pourrait se passer comme n’importe quelle année scolaire mais une rumeur commence à se répandre dans la classe et ses environs : les jours de pluie, à minuit, on voit notre âme sœur sur le poste qui s’allume tout seul. Gênant. Une série de meurtres s’amorce et des cadavres pendus aux poteaux électriques commencent à apparaître. Le héros découvre qu’il peut entrer dans la télé et parcourir tout un monde alternatif où on bute des monstres pour y sauver les « prochaines victimes ». Parce que ouaip, tout est lié, les phases d’action du jeu consistent à parcourir des donjons générés au hasard mais toujours bien raccords à la personnalité de la personne captive en question. Bref, tout un mystère va commencer à se mettre en place et vous allez constituer un party de huit personnages pour débusquer le méchant derrière le méchant derrière le méchant derrière le faux méchant derrière le copycat du faux méchant. LE CASTING !

Yu est le héros du jeu. On l’appelle Nom + Prénom, à votre convenance. J’ai joué le jeu et donné mon exact patronyme mais vous pouvez vous faire appeler Patriarcat-kun pendant tout le truc si ça vous amuse. A un incroyable pouvoir de magnétisation avec les gens et les filles en général, peut romancer sept nanas en même temps sans la moindre remontrance. Pour un jeu où le transfert est certainement une intention, je doute que ce soit une bonne idée. Yosuke (ou Brosuke) est votre meilleur futur copain. Sa première scène d’introduction est dans une poubelle. Est assez étonnant en termes de gender politics. Est soit un hilarant petit ressort comique, soit un mec assez lourd qui ne sait pas s’arrêter. Chie et Yukiko sont les deux copines « de base », la première est un tomboy obsédé par les steaks et le karaté, la deuxième veut au contraire incarner la féminité et l’élégance. Rigole tout le temps à des moments bizarres. Kanji est la brute locale qui n’arrête pas de faire des bras d’honneur en « victory pose », est doublé par le même gars que Booker DeWitt ou la voix masculine 1 du personnage de Saints Row. Il ne faut pas lui dire « qu’il est bizarre ». N’a presque pas de SP, mais a plein de santé et tape très fort.

83c6082680144cb04860a45a41f070bd-1Rise est une idole qui décide de prendre des vacances à Inaba – c’est le nom de votre petit patelin – et vous allez l’entendre, beaucoup, tout le temps, dire des évidences, beaucoup d’évidences. Teddie est un ours en peluche vivant d’un mètre soixante. Je n’en dirais pas plus pour ne pas spoiler, mais c’est une adorable mascotte qui réserve bien des surprises. Enfin, Naoto est un reverse trap dont je suis secrètement amoureux (le spoiler le moins bien caché de tout les temps après la mort de Jésus dans la Passion du Christ) qui a de légers soucis d’identité mais qui a un sacré beau béret alors ça va. Vous aurez donc constaté que tout ce beau monde a des petits tracas et ils vont quasiment tous se faire aspirer par la télé. Votre but ? Entrer dans un monde virtuel pour déclencher un monstre qui se nourrit de vos vertus. Hé oui, c’est vraiment comme Digimon…en un poil plus mature.

Revenons sur le gameplay. C’est du Atlus, donc très très axé scénario et assez peu substanciel en termes de jeu brut. Le truc c’est que Persona 4 masque très bien cette pauvreté et le compense par son énooooorme scénario. En fait, avec Persona 3, Atlus était un peu marié avec un concept – angsty drama d’écolier le jour, combattre des monstres et être pourchassé par des culs la nuit – mais là il faut souligner deux notions inhabituelles et fondamentales du jeu. La première, c’est que – hourra ! C’est un jeu à routine. Vous allez suivre toute une année scolaire, jour par jour. On ne se tape peut être pas l’intégralité des cours, mais chaque après midi ou soirée devra être occupée par une activité qui devrait vous profiter d’une manière ou d’une autre : lire un livre, manger chinois, aller au cinéma, autant de petits trucs qui sont régulés par le hasard et la météo, sachant que votre priorité alpha va être d’entretenir vos…
S-Links. Visiblement un point de gameplay récurrent de la saga dont le message subtil est « VA TE FAIRE DES AMIS, JOUEUR-CHAN » ce qui est pas facile facile quand on est absorbé par un jeu qui met plus de temps que Skyrim pour être fini. Dans le jeu, vous vous faites des copains, vous créez un « S-Link » symbolisé par une carte de tarot, vous devez les entretenir de temps en temps pour apprendre des trucs sur eux et passer aux niveaux supérieurs. Cela va conférer des bonus passifs et montera le niveau des Personas que vous allez fusionner, bref, c’est compliqué mais indispensable. Et tout ce gameplay sert… le scénario ! On résume donc : les parties jouables sont les balades en ville, les donjons et les quelques choix textuels qu’offrent la vie scolaire. Ça peut sembler minime mais c’est déjà quinze fois plus que les déplacements de Vincent dans le Stray Sheep.

Le truc c’est que ça ne l’est pas du tout, minime. Une année scolaire complète, donc une platrée d’évènements scriptés (festival culturel, sortie entre copains, concours de crossdressing). Plein de petites scène de vie. Un S=Link égal une histoire, toujours assez touchante et pleine de profondeurs. Une mamie endeuillée (Death) une infirmière salace (Devil) un renard-enculé de profession (Hermit) un flic pas bien doué (Jester) votre oncle et sa fille, terrible avatar du sister complex (Hierophant et Justice) etc etc, sachant que tout le casting de base a son symbole aussi. Si vous vous engagez dans la « bonne » voie, vous débloquerez Hunger, le S-Link caché. Des ramifications, il y en a plein, il faut juste aller sur Internet avant tant les décisions à faire sont subtiles et rarement intuitives. Heureusement, il y a un système de sauvegardes multiples mais un accident est vite arrivé !

Bientôt, on se met à flipper pour son planning parce que hé, c’est cool de copiner avec les gens, mais le prisonnier actuel du donjon va mourir si vous n’avez toujours rien réussi au premier jour de brouillard en ville. Dès qu’on voit plusieurs jours de pluie dans un futur proche, il faut commencer à urger. Faut tout stratégiser et ça n’empiète nullement sur le scénario qui est d’une profondeuuuuuuur de maboules. Son emphase sur « chercher la vérité » ? C’est pas pour de rire. Il faut échapper à la bad end. Puis ne pas se contenter de la normal end. Puis chercher la true end. Les détenteurs de Golden peuvent tenter de choper la Golden End. Votre seul regret sera d’aboutir certains S-Links puisque cela fait évoluer vos Persona en mochetés cosmiques.

83c6082680144cb04860a45a41f070bdC’est terrible ! Les phases de combat sont parfaites ! Le scénario est parfait ! Il faut dans les trois heures de lecture pour réellement commencer le jeu ? ON S’EN FOUT ! Ces quintaux de cinématiques sont hilarantes ! Les éclats de rires sont nombreux, sincères, sont toujours basées sur des traits de caractère mais ça marche à chaque fois ! Des blagues rigolotes sur les attributs génitaux de chacun ! Sur le malaise existentiel et les sexualités refoulées ! Autant de thèmes profonds et subtils (le mot « gay » n’est pas droppé la moindre fois sur 253495 lignes de texte) qui sont autant de gimmicks rigolos dans les cinématiques ! La replay value est concrète puisque vous devrez revivre d’autres embranchements et rattrapper tout ce que vous n’avez pas pu faire la première fois – argent et « statistiques » sont conservés d’une sur l’autre. On serait tenté de zapper les dialogues trop longs mais le jeu est très généreux en indices sur le scénario – on vous donner une lecture sur la mythologie du Japon ? C’est peut être pas anodin. Votre manette vibre à un moment étrange ? C’est peut être pas innocent, etc. L’écriture est maîtrisée et garder des trucs en tête peut aider… et aller plus vite que la musique. Parfois, les personnages butent sur des évidences et ça peut être un poil frustrant.

Le « AHA ! IS THIS OUR CHANCE ??! » de Chie va me hanter encore quelques mois.
Ce moment où Chie et Yosuke font du stalking dans une position super duper bizarre aussi.

La difficulté ? Paramétrable en début de partie, idéal en « Normal ». Et on parle bien sûr du « Normal » Atlus, donc « Dur » pour le reste du monde, sans être punitif. Tout le monde bute sur les mêmes checkpoints, une fois qu’on maîtrise un peu plus le jeu, tout passe presque tout seul, il faut parfois leveler un peu ou tomber sur ces Golden Hands qui VIENNENT DE S’ENFUIR HAAAAHUHEUHEU. D’ailleurs, les loots sont souvent agrémentés de bonus immédiats grace à un système de « Tirage de Carte » assez bien foutu, un vrai petit jeu de stratégie en soi. C’est ça la magie de Persona 4 – il y a autant de machins qu’on vous lance dans les pattes que d’outils qui vous permettent de vous démener. Tous ces outils nécessitent un petit Tuto qu’on a toujours, en temps et en heure… ça en fait un jeu vraiment complet et difficile à décrire. Les combats sont simples à comprendre et sont expliqués progressivement. Ils nécessitent une attention complète car un tour fatal – tout le monde peut attaquer plusieurs fois de suite sous les bonnes conditions – est vite arrivé.

Indipensable paragraphe musique – monsieur Shoji Meguro était déjà à la barre. Si, comme moi, ce nom ne vous évoque que des classiques du classique remixés avec percussions, sachez que ce compositeur vous ramène dans une ambiance qui rappelle terriblement la Dreamcast en général. Rien que le groove de « Let’s Make History » vous fera comprendre ma remarque. Quelques musiques de visual novel – le jingle de Junes qu’on croit entendre partout et un bon travail sonore de la part des doubleurs qui ont l’équivalent d’A La Recherche Du Temps Perdu à enregistrer. Désolé, c’est en anglais, ça le restera mais ça ne demande pas un niveau démentiel.

Le seul truc que ça m’évoque de négatif est évidemment un message très troublant de la part du jeu. Incarner un mec qui devient le centre du monde absolu de son patelin n’est pas forcément très astucieux ni réaliste et il fait un peu croire qu’on se fait des amis en ne disant rien et en laissant les autres parler de leurs problèmes persos, parce que c’est ce que tout le monde fait. Ok, c’est un jeu, mais il te glisse quelques messages de vie, parfois légèrement mixés. Personne n’a sauté dans sa télé pour essayer d’invoquer des monstres. Enfin, sûrement un au Japon, il y en a toujours un au Japon. Les esprits chagrins pourront dire que c’est une fantastique simulation de schizophrénie, donc.
On pourra aussi se plaindre des petits espaces dans lequel on évolue librement, mais on peut en débloquer quelques uns si on a assez de courage. Non, le vrai problème c’est peut être ces phases d’investigation super floues où il faut interroger des NPC au hasard, c’est pas bien palpitant et ça donne l’impression de « perdre son temps ».

Absolument impeccable d’un bout à l’autre, interminable, complexe, bonne histoire, compense un gameplay faible par tous les moyens possibles, profond, Persona 4 Golden est le jeu qui m’a fait cet été 2013 et je m’en souviendrais comme d’un très bel objet de fiction qui fait très suite logique à cet anime où une platrée de bambins passent des vacances d’été étranges dans un monde virtuel. Je vais suivre la série avec attention – et c’est pas comme si le canon était inexploité. J’ai Arena en face de moi, il ne coute plus rien – The Animation résume mollement mais honnêtement le jeu, etc. Ce jeu a complètement niqué Fire Emblem dans mon backlog. On en est là. Il n’a qu’un seul défaut : un coupable un poil trop évident. Il reste plein de belles promesses (dont Rayman et GTA) mais Persona 4 Golden est potentiellement mon jeu de l’année 2013, ce qui est pas mal pour un jeu jeu sorti en 2012 d’abord et adapté d’un jeu de 2009.

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500

Hey, c’est moi. Pardon d’avance, mais ce mois de Juin va être une exposition d’égo non-stop : tout tombe en même temps! Le présent post, l’anniversaire du blog, l’habituel rapport d’Epitanime (peu de temps après ceci) un Mario Maso à chiffre rond et j’en passe. Avant toute chose, merci beaucoup pour vos participations pour ce deuxième quartier libre et de ces huit posts assez variés qui ont, malgré tout, contribués à élever un petit standard de qualité que j’essaie d’établir ici. Oui, même l’Ultimate Blague, car quand bien même cet Anon a sans doute joué avec mon coté névrotique-des-posts-courts, j’ai un fétiche pour le mot « galéjade ». Bref, bien joué et ne vous inquiétez pas si ils sont pas/peu commentés, je sais de mon coté qu’ils ont été lus. Je pose ceci, Inks fermera le quartier libre après moi et on revient à la normale.

Quoi qu’il en soit, vous avez écrit les posts 492 à 499 et voici LE chiffre rond ultime, je ne pense pas une seule seconde atteindre le prochain pallier « vue de l’esprit » – le millier, quoi – qui impliquerais à ce rythme cinq autres années de blogging, ce qui nécessiterait beaucoup d’abnégation, de sacrifices, de temps perdu et de modestie que je n’ai plus forcément (car oui attention scoop, plus ça va, plus tu te sens légitime d’avoir des lecteurs et il y a un moment où la courbe paraît trop basse pour ce qu’on fait, c’est comme ça) mais bref, voici quatre points qui définissent cette page web qui me tient à coeur.

Aujourd’hui, je fais péter les « Concombrettes ». Que des personnages emblématiques qui ont tous la particularité de faire planer le doute sur leurs chromosomes

Pour le 300è, j’avais envoyé l’Amv Hell à problèmes, déclencheur d’une série de vidéos qu’on ne présente plus (et là aussi, on en reparle très bientôt) et pour le 400è, je me suis permis de faire un test vidéo de L.A. Noire, en parlant de visu à la caméra, truc que je n’ose pas vraiment regarder depuis. Pas d’idée particulière cette (dernière) fois : vous avez échappé à un film Xtra Normal racontant la genèse du blog. La mauvaise nouvelle, c’est que vous allez y avoir droit à l’écrit, mais la bonne c’est que je vais me lâcher en anecdotes inutiles, donc croustillantes. Allez, c’est parti pour l’insight ultime et une grosse séance de rattrapages pour ceux qui me suivraient depuis peu.

LE META

Le processus de non-écriture ne va pas vous surprendre : par exemple, il est trois heures du matin et je passe, dans 36 heures, le concours qui va formaliser mon année scolaire suivante, concours que je vise depuis le bac. En gros, je fais toujours ça dans les moments les plus improbables et, de préférence, à une heure où les gens normaux dorment, ce qui explique pourquoi on me voit régulièrement whiner sur Twitter parce que je termine mes travaux en pleine nuit. De la même manière, j’écris extrêmement rarement un post en plusieurs fois et un billet de 2000-2500 mots peut demander jusqu’à quatre ou cinq heures d’écriture/relecture au total. On ne voit pas vraiment le temps passer mais, la plupart du temps, j’expédie mon train de pensée pour « rentrer dans les frais » ; Si ça ne se voit pas, tant mieux! Je me souviens déjà avoir pondu des pavasses en cours, en amphi, en Travaux Dirigés, en vacances, à l’étranger mais je dois avouer que le lieu d’inspiration alpha est – et je suis sûr que c’est le cas de beaucoup de gens – mon lit.

Trouver un sujet est quelque chose d’assez mécanique dans ce contexte : parfois, on a une liste de trucs en tête pour tout un mois, parfois on ne sait pas du tout le sujet de son propre post suivant. C’est là que je vais vous dévoiler mon coté névrotique : je ne supporte vraiment pas poster moins de neuf billets par mois. Vous même avez respecté cette habitude d’espacement tout les trois/quatre jours, mais il arrive de regarder un truc avec 50% d’intention du « en dire un truc sur le blog ». Je sais, c’est un peu glauque, mais tout est potentiellement une source de pavasse. Cela fait bien sûr beaucoup de temps que je me formalise sur des critiques toutes bêtes en paragraphe-images-and-again mais tout sujet d’actualité bien geek, post thématique ou figure de style peut popper au gré des idées et des possibilités. Je vous assure qu’il y a pas mal de trucs que je n’ai jamais osé développer, de peur de sévèrement me faire juger le groin! Du coup, ça va et ça vient au gré des évènements et des découvertes, le syndrome de la copie blanche marche aussi ici : avec du recul, il y avait toujours un truc à dire sur n’importe quoi, au pire, on peut toujours pêcher un souvenir d’enfance et l’emballer avec quelques petites mignardises textuelles. C’est ça le truc, le partage, se dire qu’au moins un autre type sera d’accord avec vous et regardera votre texte d’un air nonchalant mais impliqué. Je reste fondamentalement persuadé que le texte est le support roi, que les bloggeuses BD sont toutes un peu attention whore, que Gaspard Noé est un suppôt de Satan et que dans dix ans, je serais toujours là à dire « Je ne comprends pas l’engouement autour de K-On »

Le persona Je me suis toujours demandé si les gens faisaient une différence entre « identité web » et vraie personne de chair et de libido otaque – je me suis toujours considéré comme identique dans les deux cas. Enfin, dans la vraie vie, je ne parle pas en interminables paragraphes justifiés (j’ai même tendance à bégayer là, c’est la fatigue) mais j’aime bien garder ce ton d’éternel ado sarcastique. Toi même tu sais. Donc- à la question « est-ce qu’il y a un personnage derrière », même pas! Pas mal d’amis rencontrés sur le ouaibe m’appellent toujours par mon pseudo, et oui, le « Concombre » qui tombe naturellement dans une conversation, c’est perturbant pour le quidam qui passe par là. J’aurais peut être dù prendre un pseudo un peu moins référentiel et neuneu, zob alors! Après, je ne vais pas vous faire tout un paragraphe sur l’aspect rigolo de se construire une identité, des références, des repères automatiques, ce sont des problématiques évidentes.

Chronologie

Et ouiii, à ce stade, le blog commence à avoir sa petite histoire, sur deux supports différents. Vous aurez constaté une interminable list de posts classés par mois (ils ne sont pas tous « reformatés », j’en suis à il y a deux ans pour le moment) et tout ça correspond à plusieurs époques sur deux supports différents.

Les préliminaires (Juillet 2006 – Avril 2008) Oui, alors ce n’est évidemment pas la période la plus glorieuse de ce blog car j’écrivais – et encore – aussi bien qu’un mec de 15/16 ans pouvait le faire, et l’ouverture de ce blog étant motivée par les chroniques internet quotidienne façon Blog Télérama, je m’étais mis en tête de poster au moins une fois par jour, ce qui donnait des micro-billets un peu honteux et cela à un rythme que je n’ai évidemment pas tenu longtemps. Les fondements du truc actuel étaient là, sans certaines de mes marottes (rétrospectivement, ce n’est que de la TV et des trouvailles internet ponctuelles) ne sont pas encore présentes. De la old shame, en quelque sorte. D’ailleurs, le blog n’a ni nom réel ni bannière! Après de longs mois de pause, je m’ennuie un peu en fin d’année de prépa et je décide de m’y remettre. C’était il y a quatre ans et ça dure encore!

Les débuts hésitants avec plein de découvertes (Mai 2008 – Aout 2009) C’est en commençant à peine à arrêter de poster dans le vide que je continue mes pitreries en basant mes pérégrinations sur … une micro-communeauté de blogs-BD. Souvenez vous, l’émulation des débuts avec Ilpalazzo ! Ca dure quelques mois, les mêmes habitués commentent mes bêtises, je montre mon incapacité à faire des bannières (vous ne voulez pas savoir, elles étaient bien trop kitsh pour le sens commun) et yadda yadda. Cependant, ma toute première Japan Expo, en Juillet 2008, me montre tout un pan de culture que je ne soupçonnait pas alors – et la veille de cette dernière, le même Ilpa me montre trois sites Web : Néant Vert, Editotaku et Quartier Libre. Je découvre avec des étoiles dans les yeux ces écrits spécialisés alliant véritable humour et niveau d’écriture en me disant que moi aussi, finalement, j’aimerais passer mes heures perdues à faire ça. En octobre, c’est la création de Mario Maso, une série qui trouvera son petit public, et c’est vers Mars 2009 que s’opère chez moi de premiers émois otaques : être coincé dans un amphi de Droit avec Pimii me permet de découvrir qu’il y a toute une culture anime… et c’est après une tentative très mitigée de me mettre à Haruhi Suzumiya (bof) que je matte Bienvenue à la NHK, en Mars. Premier coup de cœur (et sacré coup de poing dans la gueule) qui formatera une grosse partie de mes goûts pour l’année à venir. Potentielle poussée d’otakisme : une intégration rapide au Forum Thalie me permet de passer une première Epitanime mémorable et de comprendre tout l’aspect politique de ce genre de cercle, bref, le panard, ce qui palliait bien avec une année personnellement pas géniale. C’est il y a précisément trois ans que je mate un shonen commençant par Soul et se terminant par Eater que je tombe en amour devant ce casting charismatique, bref, j’ai même mon oeuvre de référence à vénérer, je suis le parfait petit otaque en puissance.

Septembre 2009 – Aout 2010, l’année extrême Nouveau round de feuilleton d’été plus tard et un titre définitif trouvé, cette deuxième saison « sérieuse » est presque entièrement consacré à l’ouverture de l’association forum Thalie, dont les préparatifs occupent une première moitié studieuse, à fignoler moult détails pour les premières conventions de cette nouvelle asso (OUI, loi 1901) – mais c’est surtout l’année ou je me trouve enfin une « ligne éditoriale cohérente » et où je commence le petit schéma critique que vous me connaissez bien… surtout aidé par la création de « Sceaux de Qualité », merci Damien! Petit side-project cependant : le Velvet Video Burger, ce concept de Let’s Play en ligne où chacun reprends la sauvegarde du précédent et commente en live son morceau choisi : je vous recommande particulièrement les deux zappings, qui résument les meilleurs passages du projet, le tout monté avec brio par Youe. Au dela de ça, c’est chronique sur chronique, on atteint le pic du midi des posts trop longs (c’est dans ces moments que je prenait pour habitude de ne pas m’étendre en dessous des 3000 mots) et l’année se termine dans le sang, les larmes, la bagarre! Vraiment, une chouette période, rempli de plein de petits projets concluants (dont l’AMV HELL à problèmes, il y a 200 posts de cela) qui montrent que oui, avec un peu de hasard et de conviction, on peut fédérer et faire des trucs créatifs et sympas. Comme on dit chez 10 minutes à perdre : ET CA C’EST COOL! 

La continuité des choses (Septembre 2010 – Aout 2011) Je pense très sincèrement que c’est la meilleure année du blog en termes de contenu, dans le sens où j’étais le plus inspiré. Niveau qualité, ce n’est vraiment pas à moi de juger. On s’installe donc dans les réflexes habituels qui se seront établis d’années en années, sans réel prises de risques (le blogging, cette aventure!) et sans réellement m’intégrer dans aucune autre communauté ou cercle que ce soit. Bref, je vis ma vie d’étudiant glandu obsédé par sa nouvelle XBOX et j’essaie de donner le meilleur de moi même en texte. Pas de fait d’armes particulier, à part un peu d’égo en plus (dont les Golden Blogs Awards l’année dernière, ça fait toujours plaisir) parce qu’à part la Fac, Rock Band et Formspring, je me concentre un peu plus sur les études. A ce stade, l’Usine à problèmes devient plus un blog jeux vidéos qu’autre chose. Au moins, le premier AMV ENFER est un autre side-project qui nous tient en haleine toute l’année, projeté en convention puis relâché dans les intranets il y a un an. La suite ne va pas tarder…

JOURNALISME ! (Septembre 2011 – Là tout de suite) Et c’est après avoir déménagé d’Over Blog dans la douleur (sérieusement, faites-le le plus tôt possible si ça vous traverse aussi l’esprit) que je suis lancé dans une quatrième « vraie » saison de posts de la manière la plus mécanique qui soit : si j’aime, chaque année, en faire un peu plus, le truc est évidemment un peu retombé ces derniers temps car je commence presque à avoir un sens des priorités : effectivement, cette année aura été pour moi l’occasion de commencer à se faire un début de réseau qui s’amorce très gentillement vers le professionnel. Doucement, hein, on en est encore très loin mais ça ne m’a toujours pas empêché de continuer ce rythme de croisière. En revanche, force est de constater que les japoniaiseries n’occupent plus du tout mon temps – en anime surtout, je garde toujours régulière la lecture de quelques mangasses mais les découvertes se font franchement plus rares. Bref, j’espère que tout ça finira par porter ses fruits. En ce qui concerne le futur du blog, comme d’habitude, ce n’est pas prévisible… et j’y revient dans une dizaine de jours.

Les running-gags

500 posts, c’est long à faire mais il y a quelques astuces de remplissage… hé oui, je me suis trouvé un certain nombre de posts que je fais régulièrement ou selon un schéma que je ne changerais pour rien au monde. Ca comprend…

  • Les bilans de fin d’année. La date, un style musical qui doit basiquement résumer les douze derniers mois et un énooooorme résumé qui, via quelques mots-clés développés au minimum, permettent de retracer mes grands kiffs des douze derniers mois. J’aime particulièrement faire ces posts puisqu’ils ont une fonction d’archivage, ça permet de se souvenir ce qu’on a apprécié à tel ou tel moment.
  • Les Concombre Awards sont toujours le post juste après, le premier de l’année de facto. Basés sur le modèle des Gérards, ils me permettent de faire des intitulés crétins et de récompenser des trucs de manière totalement objective, oui. C’est tout aussi marrant à rédiger.
  • En Aout, je prends quand même la précaution de ne PAS blogger pour avoir l’esprit totalement libre comme l’air, jouer de la guitare au coin du feu et visiter les pampas du monde moderne, tu vois. Du coup, chaque fois depuis 2008, je fais une Sagadaÿtaÿ, une série de mini-posts rédigés à l’avance qui égrènent, la plupart du temps, « l’actualité mémétique » – à savoir les bidules du web qu’on aime répéter ad vitam dans la vraie vie, ou dans les médias (auquel cas on arrête parce que c’est comme nous priver d’un doudou)
  • Mario Maso est donc une série que je compte franchement arrêter en Juillet car le concept ne se renouvelle plus, mais il s’agit de faire une vidéo sur des roms de Super Mario World et de criser dessus, ce qui a été très efficace, en plus de découvrir une quinzaine d’invités et de personnalité du ouaib. C’est génial, non?
  • Les Joyeuseries Musicales (section Kulture Moderne) sont l’occasion de parler un peu musique – exercice un peu vain parce qu’on ne peut pas fondamentalement décrire ce qu’on entend – et d’étaler quelques extraits et coups de coeur perso, au cas où vous feriez des découvertes. C’est le but!
  • Les rapports de conventions/évènements, sérialisés ou pas, sont toujours l’occasion de faire un gros pavé sur les tenants et les aboutissants de tel festival réjouissant, l’occasion d’être un peu sur une autre planète pendant quelques jours – dont Japan Expo, Epitanime ou Rock En Seine.

#Lesgens

Après, l’une des plus grandes joies dans ce genre de contexte c’est bien sûr la tour d’ivoire sur laquelle on peut trôner et, si le coeur nous en dit, faire quelques rencontres. Je suis un peu autiste sur l’internet (je ne commente quasiment jamais quoi que ce soit) mais j’ai pu rencontrer une très grosse majorité de mes lecteurs, et même copiner avec la majorité de cette majorité. Damn, pas de haters ou de gens relous, c’est toujours une grande satisfaction personnelle. En gros, comme disait Kocobe, je dispose d’une « base solide » qu’on peut même classer en cercles! De manière indépendante, avec Traquenard, Youe ou  Petrif’, ce genre de choses… ou le « panier otaque » ou « mafia gameuse » où chacun pourra se reconnaître. Je serais un peu moins généreux avec les otaques aujurd’hui – il me serait impossible de faire une généralisation sérieuse mais disons que le pan, la petite fenêtre que j’ai sur le sujet tend tellement à se dévaloriser toute seule qu’il m’est difficile d’en faire la promotion mais je suppose que c’est un peu pareil avec n’importe quel « cercle ». Je dévelloperais ça quelque part en Juillet – Bref, j’aime garder cette indépendance tout en restant à 50% otaqueries, 40% gamers et un joyeux gloubi boulga dans ce qui reste. Pour le reste, il y a les soirées picolerie entre Twittos à Paris. N’étant plus vraiment attaché voire carrément plus du tout à Thalie (trop de transformations, la génération actuelle ne sent pas très bon), vous me verrez plutot faire le zouave chez Radio01.net parler de jeux vidéos et peut être, un jour, dans un médium totalement pro. Pour le reste, il s’agit surtout de rencontres au hasard… Tiens, si vous êtes un lurker affirmé, si vous vous signaliez maintenant, exceptionellement? Ca me rendrais tout chose… parce qu’après tout ce temps et malgré les retours statistiques certains, je me demande toujours « pour qui » j’écris tout ça.

Et ouaip, j’ai un article préféré, tout simplement parce qu’il me fait encore rire, et oui, je ris de mes propres conneries.

Merci de votre fidélité, c’était le dernier post à chiffre rond, et oui, ce n’était pas d’une modestie éclatante, mais vous savez quoi? Je peux me le permettre et j’en suis conscient, muhuhu.

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