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Sagadaÿtaÿ³ #7 : HARMONY HARMONY

Attention, vous pouvez débrancher vos cerveaux parce que celui là est particulèrement con et c’est bien ce qui fait tout son charme, en plus il est vraiment récent ce qui pousse un peu la logique de « l’actualité des mèmes » et c’est pas pour me déplaire.

Pour comprendre ce machin, pas plus de deux liens qui marquent l’origine de cette catchphrase très étrange. Voici un jeu flash. Voici une musique. C’est bon, j’ai tout expliqué, la suite va savamment remplir.

Ce jeu flash très RUPIN, comme vous l’aurez constaté, possède un gameplay très simple : dans Robot Unicorn Attack, vous êtes une Licorne, un robot-Licorne, un robot-Licorne qui attaque des trucs. Dans la logique habituelle de ce type de jeu, vous ne contrôlez pas vraiment votre personnage principal mais vous assistez à sa course infinie, le but du jeu étant de se crasher la tronche le plus tard possible, votre nombre de points évoluant selon un savant algorithme… votre licorne court vers l’infini et vous devez éviter les étoiles, les pierres et choper les petites fées volanntes pour capitaliser et trôner dans les hi-scores, truc un peu improbables puisque des 4chaniens ont eu plus de temps à perdre que vous n’en aurez jamais. Comme le jeu est très complet vous pouvez également donner des petites charges qui font office d’extension de saut. (Damned, j’ai oublié les dauphins scintillants, c’est très important!)

Le jeu est donc très très étrangement… premier degré et demi, comme une chanson de My Chemical Romance. On sait pas si toute cette guimauve si décalée est voulue (notez que vous avez trois essais, trois « voeux » pour défoncer encore plus la thématique gnan gnan) ou si le créateur est actuellement en prison pour dinguerie et mauvais gout avancé. Ce qui parfait l’ambiance du jeu c’est bien sûr sa … musique, un vieux truc déterré tout droit de 1994, et ça s’appelle Always, du groupe Erasure. Voilà, vous pouvez cliquer sur le deuxième lien.

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 C’est fait? On est bien d’accord, c’était vraiment très étrange!! Ce son hors de tout, ces paroles atroces, le clip qui scelle définitivement le kitsh! Ce machin étant lui même complètement premier degré donne un tout vraiment effrayant au jeu… et comme un bon mème part souvent d’un vieux cadavre fraîchement déterré, /v/ (à savoir le canal jeux vidéos de 4chan) s’est rapidement passioné pour le truc au point de faire de ce refrain la réponse universelle à n’importe quel type de problème. L’image-pallier étant un visage orgasmique sur fond arc-en-ciel, /v/ a même réussi à être redécoré selon les motifs du HARMONY HARMONY O LOVE et la bande son d’Erasure se lançait automatiquement. Une petite victoire pour la mutation mémétique! Dès lors le running gag était de lancer des phrases et de les interrompre par un impromptu HARMONIE HARMONIE O AMOUR, en majuscules dans le texte s’il vous plaît!  Évidemmenttout ça est accompagné de l’habituel travail des artistes du web qui font leurs propres macros et dérivent tout les mèmes déjà existants. Depuis on se retrouve avec un nombre ahurissant d’images d’un gout douteux où Hitler traverse le monde rose bonbon sur son tapis volant magique. C’est offensant? Pas du tout, c’est harmonie harmonie ô amour.

 J’oubliais : ce n’est pas gay du tout!

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Département des redondances redondantes

Salut Internet! Ca te dirait de sauver le monde?  

 

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Bon moi même je saurais pas vraiment prendre la posture du donneur de leçons de base puisque je ne prends que des bains et je mange
des trucs qui nécessitent trois tonnes d’emballage… ok je n’ai pas encore le permis mais c’est une stratégie écologique de fous puisque ça oblige de prendre le bus! Pas folle la bête! Rassurez
vous, aujourd’hui je vais pas faire de grands discours sur la nature et les algues mais faire un petit rappel sur LA cause à supporter. Souvenez-vous, Nolife Online

a toujours et encore plus besoin de vous, et c’est pas peu dire. Je profite vraiment d’en faire un peu l’éloge puisque normalement sur cette page on est tous plus
ou moins concerné par le public visé par Nolife… et quand bien même oui, c’est rigolo de voir Sébastien Ruchet faire chaque semaine une vidéo toujours plus désespérée avec cet air de chien
battu qu’on lui connaît bien, c’est un rêve qui s’éloigne pour une grosse poignée de gens – et ça c’est sans compter les auditeurs!

 

La situation est pas terrible. « Handable » mais loin d’être géniale, la chaîne est un peu en coma éthylique depuis quelques mois… le
staff se DEMENE pour continuer à proposer des émissions, en inventer d’autres, mais ça se voit que la qualité globale baisse et personne n’y peut grand chose puisqu’ils font vraiment leur maximum
et font preuve d’une bonne volonté absolue pour continuer à diffuser. Je rappelle donc les modalités pour ceux qui débarquent de la planète Jaytaypah-okouran : Nolife est une chaîne faite par des
geeks/otakus POUR les geeks/otakus. Diffusée via les diverses box et offres internet pour les chanceux qui ont un débit suffisant, la chaîne est gratuite. MAIS les malheureux plébéiens se voient
offrir un service internet regroupant l’intégralité des vidéos produite depuis deux ans et les débuts de la chaîne. Pas de bol c’est payant! Quelle chance, c’est les internautes qui ont le
prestige de maintenir la chaîne en vie! Voilà le deal : pour trois euros, vous vous abonnez pour un mois via une offre qui vous permet de mater les émissions les plus récents. Pour cinq, mesdames
et messieurs, SEULEMENT cinq euros, vous avez l’opportunité de mater toute la chaîne à volonté et je vous offre un câlin en prime. Trois ou cinq euros, c’est même pas nécessaire de passer par la
carte bancaire, il vous suffit juste de racler le fond de votre forfait inutilisé en fin de moi avec des codes allopass. Ca se trouve vous gardez dix euros qui partent en fumée douze fois par an
et vous pourriez redonner le sourire à Seb! Vous avez pas honte? Moi j’ai honte. Si vous n’êtes pas dans le besoin ou si le moindre centime n’est pas important pour vous, laissez vous tenter,
goûtez un peu au truc et pensez éventuellement à renouveler votre abonnement. Six mois se sont écoulés depuis mon premier post, disons que j’aurais motivé dix personnes, si je me compte dans le
lot ça fait 300€ cash offerts pour une cause noble et culturelle. Pas mal non?


Le plus dur étant de renouveler son abonnement alors que la qualité des émissions stagne un peu, pour ne pas dire autre chose. De
l’autre coté du serveur c’est branle-bas de combat : Davy Mourier a sauté du navire, tel un Sawyer qui se jette dans le pacifique du haut de son hélicoptère (mais je ne vois pas Davy sortir de la
flotte avec la même classe, deux kilomètre de flotte salée plus tard) et continue Roadstrip sur une autre chaîne analogue. Les émissions phares continuent d’émettre aux même rythme et les gars
font leur possible pour offrir des nouveautés – on peut voir par exemple le un poil anxiogène Compiler qui explique les bases de la programmation aux personnes qui… qui… veulent s’y lancer?
Ok je vois pas trop le public visé puisque les pros n’y apprendront rien et les noob ne s’y lanceront pas mais au moins ça fait une sorte de feuilleton axé autour d’un C’est Pas Sorcier très
minimaliste comprenant un mec en blouse, un robot-dessin-qui-dit-des-trucs-étranges et un fond vert. Imaginez le suspense! « Compil va-t-il enlever ses oreilles de lapin? Cyril va-t-il faire une
blague salace? » Tout un programme de folie.


Notez également que vous pourrez y retrouver gratuitement des séries gratuites qui n’imposent pas d’abonnement pour
les visionner. Les mater sur Nolife c’est déjà les aider un peu pour peu que votre bloqueur de pop-up soit désactivé! (Bon je dois admettre que je suis pas un super marchand de tapis) Des
web-séries fantastiques et quand j’utilise ce pluriel c’est purement abusif puisque je ne fais que désigner le Visiteur du Futur!

Une série de vidéo qu’elle est drôle. Mais VRAIMENT drôle. Je me souviens quand elle était en page d’acceuil de Daily, j’avais la
flemme de cliquer parce que l’image choisie était assez moche mais une fois la première vidéo lancée… du bonheur. Les trois-quatre premiers épisodes ont plus ou moins le même format : Raph’ est
un jeune homme qui vit une existence tout à fait normale avec ses potes, puis soudainement le Visiteur débarque avec ses stigmates faciaux pour lui expliquer en quoi le truc qu’il allait faire va
condamner le monde et l’équilibre cosmique. Passée cette toute petite première phase, le show s’embarque dans des storylines plus variées à base de paradoxes temporels, de doubles, de
policiers-du-futur-marseillais-alcooliques… et autant dire que le format très succin de la chose (jamais plus de cinq bonnes minutes) rends le montage très speed, très efficace et très
tape-à-l’oeil. Les deux gros avantages du visiteur – et gloire c’est le plus important, sont les dialogues et les persos. Tout les gens qui y passent ont un talent fou, des attitudes,
des mimiques et une diction hilarante, et que ne serait une bonne diction sans des échanges lapidaires et si bien écrits… « Aaah oui mais c’est parce que je suis alcoolique monsieur heing. »
vraiment, un truc à picorer quand vous n’avez pas grand-chose d’autre à faire, ou parfait comme dernier truc avant d’éteindre l’ordi et d’aller se pieuter.


Si vous êtes mécènes, fanboys ou juste milliardaires, notez que vous pouvez soutenir la chaîne à envi et offrir le montant que vous
souhaitez. J’attends pas du tout ça de vous mais disons que d’une autre manière on peut y acheter des goodies rigolos, T-Shirts, mugs, boîtes à « euuuuh » et surtout, le pinacle – le mont Everest
des Goodies – l’anapurna de la qualité : UNE PLANCHE D’AUTOCOLLANTS!

QUI COLLENT!

Voilà. Le message est passé, n’hésitez pas à contribuer au truc.

Dans cinq ans, quand nous materons « No Life, la chaîne digitale » – la seule chaîne à faire présenter ses émissions pourries par des
ex-stars de la real-tivi entre ses trentes épisodes de South Park et D-Gray Man, on pourra se dire « J’y ai contribué… » souvenez vous du clip de Dominique Voynet. « Tu savais? Tu n’as rien fait?
Bouh 🙁 « 

 

 

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D’autre part j’aimerais toucher deux mots (et me toucher un peu par la même occasion, on se prive de rien) sur le Velvet Video Burger qui vient d’achever le round sur Metroïd Fusion. L’objectif du site
était simplissime : faire un Let’s Play collectif, une chaîne participative où une dizaine de personnes se relaient pour terminer un jeu en étant le moins silencieux possible. La chose se déroule
en deux phases : on fait un sondage pour déterminer le jeu traité, on établit un planning où chacun peut s’inscrire dans des cases représentants dix jours de champ d’action et c’est parti. Au fur
et à mesure s’ajouteront des petits méta-jeux, des défis intrinsèques qui récompensent les gagnants en leur offrant un choix de jeu pour le prochain sondage. Ca c’est mieux passé que dans mes
rêves les plus fous, c’était parfaitement fluide, tout le monde postait dans les délais
et il y a même eu des happenings et des pirateries
sympathiques.


J’ai amorcé le truc dans une vidéo explicative et introductive. Traquenard Désinvolte a suivi dans le cadre de son émission Total Noob
et a subi une fin prématurée… Youe a fait preuve de ses talents de montage et de narration dans une vidéo qui a fait orgasmer des gens – il a gagné des fanboys dans le processus, pas mal.
Lexlama a fait sa part du boulot avec un passage volontaire et tout timide, suivi par Melow, son ventilateur, son lag et ses « Graouh. » La suite du show nous a offert un dyptique surprise, la
version Or/Argent faite par, respectivement, le Vengeur Slippé et Amo. Nashi s’est tapé Cauchemar, le boss-fantasme général en deux coups de cuillère à Nutella et nous a fait part de son ton
flegmatique qui n’a pas de prix. Kitsune à offert la performance la plus désespérée puisqu’elle a été la personne qui s’est tapée le plus de plates-formes… une prestation rattrapée par Arty qui
a soigneusement dézingué chaque ligne de dialogue. Le climax du jeu nous a été offert par Zoneur et son vocabulaire chatié, qui a frotté, pris, sodoculé… un beau panel de voix, de styles, de
montages rigolos!


Ce n’est pas tout! Youe, dans sa grande et très inexplicable dévotion, nous a
offert ce qu’il a appellé le Zapping du Burger – une vidéo de 50 minutes (et elle
paraissent trop courtes, c’est vous dire) de montage sur l’intégralité des vidéos. Bien sûr c’est perfectible, bien sûr des séquences se répètent involontairement, il subsiste deux trois bugs et
on m’y entends dire le mot « réflexe » 30 fois mais ce montage est tellement bien fait, nourri d’une montagne de petits détails honorables, thématisé comme il le faut… un très gros
boulot qui mérite une plus grande visibilité, mais qui peut aussi vous donner envie de participer! Le 10, on lance le sondage du deuxième jeu traité. Quatre sagas : Castelvania, Sonic, Earthworm
Jim, Shinobi. Vous avez le temps de vous décider et – éventuellement vous inscrire après une semaine complète de sondage. N’hésitez pas à rejoindre l’équipe de commentateurs, il ne vous fait
qu’un micro, une connection internet et un peu de temps libre, je me suis efforcé de faire des tutoriaux les plus clairs possibles. En outre, je voudrais filer un grand merci au Vengeur Slippé
pour son aide technique, à Youe pour cette vidéo-bilan et à tout les participants pour leur boulot.

 

 

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Cookie-câlin!

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Joue Là Comme Néant Vert – Le Roi Lion #4

Alors mes p’tis chéris! Ca faisait longtemps que je vous avais pas monté un épisode de petit plaisir sadique. Comme d’habitude, de la
galère, des sauvegardes aléatoires, des petites pépites, de l’énervement et du parlé-poubelle! Je me donne dès à présent la parole…


 

 

 


 

 

 

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Lovin Japan, pour toi public

En bon nazi des chiffres et des running-gag j’aurais pu mettre dans le titre du post quelque chose du genre « Lovin Japan 2010 » mais
d’une part il n’y jamais de date officiellement accolée dans le titre d’une convention et d’autre part… personne ne miserait son premier-né sur une deuxième édition de Lovin Japan. En fait et
pour être clair, mettons nous en mode Sébastien Ruchet et disons que pour faire du profit il fallait 42 places vendues en un week-end. Sur cette même échelle, à peu près 13 ont été écoulées le
premier jour, d’où une certaine galère… Le dimanche soir, la sortie du métro regorge de mecs qui veulent filer des places, moi comme le dernier des crétins qui est habitué des marchands de
places à la sauvette, croit bon d’aller acheter sa place comme tout le monde – perdu, c’était le staff qui écoulait des places gratuites. Alors, euh, si vous aimez vraiment Lovin Japan, euh,
achetez leur des T-Shirts et des goodies HK, euh, pour faire vivre… euh, notre rêve en attendant euh… les mesures médiamétrie. *air triste*

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Du coup cette convention avait un petit coté collector, je peux l’ajouter à mon tableau de chasse du « j’y étais », un peu comme quand
Oasis s’est séparé devant moi en live! Et honnêtement, je n’y attendais pas grand chose non plus. Disons que la
communication autour de l’évènement était très faible, quasi élitiste et confidentielle, ce qui était d’autant plus curieux que le public de la convention ne l’était pas du tout… élitiste.
Alors pourquoi y être allé? D’une part pour pas laisser seul un illustre inconnu y errer solitairement.
D’autre part pour y rencontrer un autre illustre waponais qui a produit et dessiné une série que j’ai beaucoup aimé mais j’y reviens. Justement, Lovin’ Japan de base ne se démarquait pas beaucoup
sur les autres conventions du genre, surtout en face des deux énormes rendez-vous annuels qui tombent dans plus si longtemps maintenant. Le site n’a jamais annoncé quoi que ce soir de démarquant
ou de très original : les fameuses activités de japonais « ancestral », du « kendo », des « ninja », des présentations de jeux vidéos pas top, les habituels trucs associatifs… pas de réel attrait
particulier mais assister à une première édition d’une convention avait un aspect curieux, histoire d’avoir été là aux tout débuts, voir si la convention arrive à glaner une identité propre comme
l’Epitanime ou la JaPex, pour tout vous dire ben pas vraiment. Les retours de la convention affluent et ils sont tous légitimement assez mauvais mais curieusement, j’en garde un assez bon
souvenir… parce que j’y ai passé d’assez bons moments. Pour information, c’est la première convention que je « couvre » d’un bout à l’autre, et à peine la deuxième où j’y vais les deux jours
(rappelez vous, on a failli me déclarer mort avec la fin de la Japan 2009) ce qui est un petit succès en
soi.

 

Samedi matin, en avant marche, lever tôt, habillage express et lavage de ratiches pour le bus, le RER, le métro PUIS l’autre métro
pour arriver porte de la Vilette, vous savez à coté du Trabendo (la meilleure boîte Jazzy/Jeunes Talents au moooonde avec ses petits lutins malins peints sur les murs) la Vilette et sa grande
Halle qui ont été le théâtre du Micromania Game Show. Dès le dernier métro,
ça n’a pas loupé, les petites gothic lolitas qui vont répandre au monde entiers et aux médias généralistes les clichés qu’on déteste tous. Un jet de dès en AURA DES TENEBRES plus tard, j’entre
donc dans la file VIP alias prévente et ô joie, il n’y a aucune queue à faire. Petit prestige mais oiseau de mauvais augure néanmoins. Ils ont viré les sofas dans l’entrée, personne ne
papote dans le hall, c’est relativement vide et impossible de retrouver le coté très « journaleux » du Micromania Game Show. Bref, on entre dans le rectangle géant du hall et c’est
incroyablement silencieux. Si vous êtes un habitué de l’épita et de la Japex, vous savez à quel point un peu de silence est une bénédiction de tout les instants, là c’était limite l’ambiance fin
du monde. Un petit bruit de fond, comme si on était dans un aéroport, et surtout l’animation sur la grande scène en fond. L’emplacement de la Halle est assez astucieux et profite d’un agencement
bien foutu : une grande halle où se casent les exposant, une sorte de « fosse » au mileu où se trouvent les meilleurs stands de vente de manga/dvd, la grande scène en bout de piste qui est sensée
attirer l’attention et des balcons de part et d’autres où se mettent les jeux vidéos à essayer. La disposition est intéressant puisqu’elle évite de tourner bêtement en rond et la grande scène est
on ne peut plus bien placée puisque l’acoustique globale du hall fait qu’on y entends toujours ce qu’il s’y passe, et l’espace devant est très conséquent, on peut même la zieuter en hauteur,
devant la régie et la sono. Sur les cotés, bien planqués l’espace presse (qui cette journée était derrière une trappe mystérieuse) et les salles de conférence.

Quand on rentre, il y a comme une impression de déjà vu malsaine qui domine. Déjà vu et comme synonyme de convention un peu trop
généraliste : dès qu’on rentre, c’est comme pénétrer dans un espèce de jungle de boxs au noms affichés en hauteur, une grande jungle de beignets, de produits HK et de bonbons plus ou moins
japonais, comme si cet espèce de paquets de peluches de Yoshi, de 1 Up et de petits Narutos Chibis étaient un impératif totale à toute convention, comme si la culture japonaises se limitaient aux
produits un peu bof issus de deux ou trois séries. Pas de stand de compagnies aériennes, pas de stands de vraie bouffe japonaise, pas de stands de bouquins, films… Lovin le Japon, oui mais avec
des frous frous autour! En parlant des trucs qui fâchent, le public peut aussi parfois faire peur, dans la droite lignée de la Japan. Cosplays Naruto ou Bleach habituels qui sortent pas
franchement de l’ordinaire (et un mec en Bébé Mario les gars. En Bébé Mario. Il avait une couche et une tétine, je suis traumatisé à vie. UNE PUTAIN DE COUCHE) des gothics
lolitas à la voix aïgue qui se baladent en bande et dont l’intérieur du crâne s’apparente à une centrale électrique à énergie éolienne, des gens pas super brillants/calmes pendant les activités,
ou même des gens qui se baladent torse nu, et hasard des chiffres et des probabilités, ces gens là sont souvent très moches. Voilà pour le coté connard –

 

Pourtant difficile de trouver beaucoup plus de défaut à cette convention. En fait c’est une question de substance, difficile de
trouver beaucoup de défaut pour quelque chose qui propose si peu. Lovin Japan était une convention qui paraissait très peu ambitieuse, comme si elle tâtait le terrain pour l’année d’après, et ce
peu d’ambition était apporté sur un plateau avec pas mal de bonne volonté autour… mais pas mal de pauvreté. Petits détails qui peuvent fâcher : pas d’espace presse, j’ai pas vu de toilettes,
aucun moyen de boire intra muros… dommage! Pour expliciter l’avantage principal, l’attrait de la convention : Monsieur Abe. DIEU! Abe est mort pour tes péchés. Abe t’acceuille au paradis après
ta mort. Abe descend sur terre pour nous et il est tout gêné…

 

 

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Car Monsieur Abe est le chara designer de Serial Experiment Lain et Haibane Renmei. Qualité les enfants, les
Ailes Grises étant un anime qui m’a personnellement beaucoup ému, obtenir une petite griffe des cerveaux derrière avait quelque chose de gratifiant. Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais
seule, le système d’inscription et le concept de dédicace lui même était parfaitement maîtrisé, cette fois on ne joue pas à Motus en espérant choper le profit non, il suffisait de se rendre au
post situé à l’entrée du hall, de donner son nom à la charmante hôtesse et de se rendre en salle de conférence à l’heure donnée (à condition d’être sur la liste! Si t’es pas sur la liste, le
videur-poseur te vire avec ses bras virils et t’es bon à chanter Amsterdam sur le caniveau – ceci n’est pas du vécu) et double effet kisscool, une personne tirée au hasard à la droit en
plus à avoir un fabuleux dessin par dessus le marché. Bien sûr nous on y croyait, parce qu’une chance sur quarante c’est presque une chance sur deux voyez – mais non, pas de chance au jeu. Du
coup, on s’installe tout penaud, on papote avec untel ou untel, notre nom sort, on se lêve de façon virile, petite courbette et en avant pour le dessin Fordiste. Le traducteur fait passer ce
qu’on veut, j’aurais pu dire aux créateur d’Haibane Renmei que leur série m’ont fait verser des larmes viriles, je suis CONTENT. Je déifiais pas ces deux hommes (d’habitude dans ce genre de
situation j’ai les bijoux de famille qui tombent, non là à la limite de l’osef) mais c’était très plaisant. Vous pouvez voir le résultat plus bas, un ex libris signé de mon prénom accompagné
d’une Rekki clope au bec et du gimmick le plus mystérieux de tout les temps, le fameux « C’EST BON. » (?) Ce petit manège deux fois le samedi, une fois le dimanche, impossible de passer plusieurs
fois. Comme première dédicace d’auteur c’était franchement tranquille, bon point intégral – les deux hommes ont même signé sous nos yeux la bannière géante d’Epitanime, ce qui possède une petite
dimension transitoire n’est il pas?

 

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Bof!

 

Le lendemain c’était le deuxième round d’animation autour d’Abe avec la fameuse conférence. Moi je m’attendais à un truc très « presse »
très sérieux avec posage tranquille de question et tout le tremblement, pas tant que ça. Juste avant c’était cosplay, dès que les sélections du concours Européen sont terminées, WOOOUSH, tout
l’espace devant la grande scène se vide, les gens s’en foutent un peu et on se retrouve avec la même trentaine de péquenauds. C’est vraiment incroyable, Abe paraissait comme étant l’argument
d’autorité pour la convention et personne n’était venu pour lui. D’où la question millénaire : 95% du public n’était venu que via bouche à oreille? Ou pour accompagner des amis, des gosses, etc?
M’enfin bref, le talk show n’était pas très excitant, les animateurs ayant beaucoup de mal à attirer des gens, l’ambiance studieuse n’était pas vraiment à l’ordre du jour, l’ensemble du truc
était un jeu de question réponse un peu approximatif via la traduction pas évidente des missives (Q : Quelles influences pour l’univers d’Haibane Renmei? R : Architecture parisienne) deux petites
annonces qui intéresseront les fans, comme quoi il a une suite d’Ailes Grises en tête, qu’une adaptation de… je sais plus quoi est dans les tuyaux, annonce de Lain en Blue Ray (ils nous ont
même passé la séquence de suicide en fond visuel, en coupant un peu tard ces jeunes fous) bref rien de bien folichon, tout ça en retransmission direct via l’Ipod du sidekick officiel. Abe nous a
même fait un dessin sur Ipad, joie!

 

Ces petits malins exposaient des artworks et des celluloïdes à gagner, autant vous dire qu’à partir de ce point c’était la JUNGLE. Il
fallait faire un pierre-feuille-ciseau géant avec Abe, et autant dire qu’en étant au pieds du mec le plan de bataille était très faible. Même avec deux bonnes « réponses » c’était mort
d’avance puisqu’on était en plein point mort, comme si le milieu était soudainement inexistant. Pas de beaux artworks pour cette fois là, rien de dramatique!


Une fois les activités phares de la grande scène finies, on fait quoi? On regarde les autres évènements. J Pop diabétique, Flash Mob
de ninjas, concours de cosplays poseurs, rien de transcendant. On en revient à cette configuration à passé un tour de chauffe pour situer les lieux et un deuxième tour pour repérer les éventuels
achats, on ne sait plus trop quoi faire. Surtout quand les dits achats se foutent un peu de vous (Left 4 Dead à 70 Euros? SERIEUSEMENT) et sont composés des trois quatres posters
identiques (le saviez vous? Si Soul Eater était LE Shonen 2009, Black Butler prends la place pour cette année) et ben on se pose pour les activités, le minimum syndical était là et il était de
qualité. Epitanime d’une part, à l’implacable communication pour leur évènement (j’ai vu plus de logos épitanime que de logos Lovin Japan) qui proposaient deux trois jeux musicaux, dont Guitar
Hero TTFAF, le seul jeu de rythme à ne proposer QUE Throught The Fire And Flames (qui comme nous le savons tous, est une chanson sympa et facile ah ah) mais bon je suis d’une incroyable mauvaise
fois, j’ai pu m’installer à la batterie et faire le poseur sur Psychobilly Freakout, c’était assez incroyable de constater que la batterie Guitar Hero est bien plus agréable avec ses 5 pads et
elle rebondit tellement mieux, c’était un délice. Bref deux trois jeux de rythme, deux mêtres et un escalier plus loin c’est le stand Bulle Japon qui apparaît de plus en plus comme étant LA …
Association (tant pis pour la syntaxe) avec qui s’amuser en convention. Tant et si bien que je commencais à reconnaître les visages des animateurs (dont la charmante animatrice du quiz FF de
l’épitanime, qui possède également le don d’ubiquité, sa téléportation sur la grande scène était impressionante) mais aussi les joueurs, dont deux trois personnes qu’on commence à retrouver sur
tout les jeux BulleJapon de toutes les conventions, allant jusqu’à se faire vanner de leur omniprésence par les animateurs. Big Up à vous les gars, vous brillez vraiment par votre enthousiasme,
la qualité de votre animation, de vos jeux et de vos lots. L’asso commence à aquérir ce statut assez prestigieux qui fait qu’on commence à avoir un raisonnement spécifique « Ca alors, on sait pas
quoi faire! Allons voir chez BulleJapon, du lol en perspective! » et c’est très souvent vrai.

Comme toujours, un certain nombre de jeux bien divertissants quand il n’y a pas grand chose d’autre, surtout à Lovin Japan où c’était
bien des choses concrètes qui manquaient. C’est pas les deux trois jeux complètement hors public sur DS et Just Dance en démonstration qui distraieront tout un salon pendant deux
jours…


Par contre – le fait que la convention aie fait un gros bide (une bedaine comme on dit) apporte un avantage tellement paradoxal : le
peu de monde était rafraîchissant… Mais ce sentiment de liberté, cette sensation de respirer normalement, c’est tellement rarissime en convention que ce petit vide paraît salvateur. Circuler
librement, pouvoir aller d’un point A à un point B, il faut vraiment être borné pour dire que cet état de fait est la marque d’une convention ratée. C’était probablement la seule livrée de Lovin
Japan – elle restera à jamais une convention agréable. C’est l’essentiel. Contenu pauvre, certes, HK à tout les étages, ok. Mais AGREABLE. Il faut remettre les choses dans le contexte :
on est en vacances, il faut beau, rien ne presse, y’a de l’espace… qu’est ce qu’on peut s’en foutre de la quantité de tissu noir porté ou des peluches HK vendues. Il y avait Abe, il y avait des
gens de qualité (bon hormis deux trois relous mais ignorons les avec dédains, hpp) et comme d’habitude, rien de plus plaisant que de passer des bons moment entre initiés – passer une
nuit à farmer du succès sur les jeux de rythme? Passer dans un restau japonais entre Thalistes Yanderes où, roulement de tambour, je mange? Se taper nombre de petits trips spontanés et nouer des
liens? Ca n’a pas de prix.



sans avoir grand chose d’autre à dire sur la convention en elle même. Ambition curieuse, petit jeu, jeu respecté,
BulleJapons, deux trois achats à repérer, combo Abe/Ueda, un café l’addition. Maintenant, Abe à peur des français et quelqu’un, quelque part, est en train d’écouter sa J-Pop et mate ses photos de
famille sans savoir le profane qu’il a commis…

 

 

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La traditionnel photo de Loot! L’écharpe d’Amo que je peux ajouter à ma collection personnelle (et oui je vous l’avoue, je suis
kleptomane) la fabuleuse dédicace, le sanglot des Cigales en visual novel (je vous en donne bientôt des nouvelles) un
combo T-Shirt/Casquette jeu Rock Revolution, gagné gracieusement à un quiz Jeux Vidéos Asian Effrei. Merci infiniment à eux (bon RR est un jeu unanimement reconnu comme étant vraiment mauvais
mais j’allais pas râler non plus, c’est si gentil de leur part) et merci à Arashi, homme de sympathie et de charisme sans qui je serais reparti les mains vides (bah oui, pendant qu’on annoncait
mon pseudo, j’étais à la séance de dédicaces) plus un bouquin Pix And Love, je voulais voir ce que valait la maison d’édition depuis le MGS, c’est chose faite.

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Panini fatigue

Désolé pour ce petit passage à vide (et en plus je suis en vacances, c’est vous dire le scandale) et un vendredi très chargé n’était
que l’introduction d’un week end fort fort sympa. Je vous met bientôt au courant mais Lovin Japan a été pour moi l’énième Pokéwalker de vu et je me suis dit que je me DEVAIS de faire un petit
topo sur les Pokémons. Bien sûr l’impact derrière le mot n’est pas si évident par écrit puisque prononcer ce mot à toujours une petite connotation épique, quand vous parlez de ces petites bêbêtes
électroniques on ne dit pas platement « Po-ké-mon » mais plutôt un glorieux « POKAYMOOOON § » époumoné des familles. Moi même quand bien même je suis biologiquement fait pour apprécier cette
saga, je suis toujours un peu passé à coté.


Et tout de suite, sans aucun rapport mais juste parce que le Visiteur du Futur envoie du bois, beaucoup de
bois…



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Pokémon donc – c’est globalement une saga qu’on a un peu de mal à virer mentalement des années 90. Au mieux on peut sortir un truc un
peu vague du genre « oui c’est un produit culturel du tournant de siècle » et bon ça fait un certain nombre d’approximations et de jugements subjectifs mais l’esprit et là. En 1999, on découvre le
jeu, la série animée passe sur TF1 tout les matins et l’emballement général est là, impossible de vraiment expliquer comment. Pour tout vous dire il me semble que la première fois que j’ai lu ce
mot c’était dans un Picsou Magasine, le titre était accompagnée d’un screen du jeu et de 150 mots de test, il avait du récolter quelque chose du genre 8/10. Typiquement on se dit « Mmh encore un
ovni que je vais ignorer royalement » mais NON, les publicités commencent à affluer de partout et soudainement on s’est tous réveillés pokémaniaques. Un phénomène très étrange,
vraiment.


Quand Bleu et Rouge sortent, je me souviens à quel point l’envie était LATENTE. Provoquer du désir doit être quelque chose de
simplissime chez un gosse de huit dix ans mais la communication made in Nintendo faisait que ce jeu était indispensable, vital, plus important que n’importe quoi. L’oxygène, le sommeil, c’est
PEANUTS. Pokémon ou la mort! Et bizarrement j’étais pas spécialement emballé, plutot sceptique, disons que j’ai « loupé le coche du désir » – je devais pas être là au pic du midi de l’emballement
pour la série (ce n’est pas très clair) bref j’étais chez des amis, tout fous de recevoir leur version et de le déballer. Je les regardais hurler en voyant que CA Y EST, il l’avaient, puis ils y
jouaient tout fous. En regardant le gameplay d’un oeil il faut dire que ça faisait sacrément, mais alors foutrement envie. La grande question c’est pourquoi? Quel est le sex appeal dans ce jeu
qui foncièrement, même sur Game Boy et dix ans en arrière, était vraiment très moche? 

En y réfléchissant deux secondes, au delà du teasing et des attentes monstre autour du jeu c’était surtout le coté aventureux du jeu
qui plaisait autant. Bizarrement, le héros avait pile votre âge, il se lançait pour être MAITRE POKEMON et putain ça rigolait pas – il quittait le domaine familial, à dix ans, pour son petit
délire Into The Wild à travers la région de Kanto pour… devenir maître Pokémon. C’est tellement obscur! Vous imaginez un gosse de CM1 dire dans une sorte de test d’orientation qu’il voudrait
devenir « Maître Pogs » ou « Maître-autocollants-des-régions-de-france-des-cordons-bleus-le-Gaulois »? Sérieusement, on ne s’arrête pas assez souvent pour se dire que rien de tout ça n’avait de sens.
Le monde de Kanto n’avait absolument AUCUNE logique économique, politique, sociologique… tout ces repères bouleversés par de petits machins qui ne savent prononcer que leur propre nom. Et ça –
CA c’est la clé. On aimait tellement les animaux animés, alors nous en mettre plein la vue avec pleins de petits monstres imaginaires qui ont tout pour être mignons… ça en jetait.


Du coup avant de vraiment y jouer, je tombais sur les premiers épisodes de l’anime. Sacha, du Bourg Palette, veut devenir Maître
Pokémon – voilà tout le scénario est exploité dès le premier épisode puisque cette visée n’arrive jamais – faut pas dire aux gosses entre les lignes qu’on peut tout avoir du premier coup – mais
au final cet anime n’avait mais alors AUCUN scénario. Je souligne des évidences mais chaque épisode avait une trame tellement spécifique : on présente un nouveau pokémon, Pierre tombe amoureux
d’une nouvelle nana, la team Rocket s’envole vers d’autres cieux parce que le Pikachu de Sasha est tellement spécial et nos héros voguent sur les routes en ayant appris une belle leçon
de vie sur le pouvoir de l’amitié. C’était comme un grand script mathématique avec trois ou quatre variables avec parfois quelques petits moments épiques (le petit remake de Titanic avait un
petit quelque chose de sympathique) mais en plus de ça, la cohérence était nullissime… souvenez que Sacha est mort et ressuscité plusieurs fois (dont une fois via des larmes magiques, fumez
les algues)
que personne ne dormait nulle part et je parle pas de l’aspect logique des combats de pokémons qui se laissent se mettre sur la face en permanence. C’était tout ce qu’on voulait
voir, aucun sous-texte et aucune subtilité, point final.


Quand je met enfin la main sur une cartouche Bleue (prêtée hein attention) ma mission est de découvrir le jeu… sans sauvegarder!
Evidemment on ne pouvait sauvegarder qu’une partie et cette logique de jeu est gardée dix ans après, ce que je trouve très, mais vraiment très, très, TRES étrange. Je ne peux pas croire que
techniquement il est impossible de sauvegarder plusieurs parties – bref si on voulait préserver son amitié avec le propriétaire original il fallait tout faire sans sauvegarder et j’ai donc réussi
à aller quelque part comme par exemple la cave Taupiqueur – et sans flash parce qu’on pouvait incliner un peu son écran et avoir un semblant de flou artistique sans pour autant éclairer
l’environnement, c’était une façon de contourner le fameux problème des CS qui handicapent tant cette mécanique d’équipe.


Mais (même si commencer sa phrase par un « mais » n’a jamais été très classe) c’est justement cette mécanique d’équipe que je saborde et
qui m’a toujours évité le plaisir de jeu à échelle « normale ». Deux réflexes, quasi-autistiques, impossible de m’en débarrasser :

– J’ai toujours, TOUJOURS, chopé la version « froide ». Même quand je l’achetais pas, si on me la donnait ou prêtait. Bleu, Argent,
Saphir et Diamant. Du coup pour Blanc et Noir je peux d’ores et déjà me poser la question parce que j’aurais pas réussi à définir quelle couleur rentre dans ce critère avant un certain
temps

– De la même je n’ai jamais entamé une partie sérieuse avec autre chose que le starter de flotte. Carapace, Kaiminus, Gobou (vous
aimez les Gobous? <3) et ce mollasson de Tipflouf. Le rôle du starter et d’être un Pokémon repère, plus boosté que la moyenne, son gameplay se basant sur les attaques spéciales. Le problème
est que j’ai toujours fait la même chose : j’ai passé l’entièreté des quatre jeux en n’utilisant QUE le starter. Oh bien sûr je capturais toujours deux trois trucs pour faire semblant et surtout
pour avoir l’intégralité des CS sous la main mais je n’utilisais que le starter pour progresser, pour pulvériser les dresseurs, pour parcourir les arènes et pour finir le jeu. Cet état de fait
entraîne une kilotonne de conséquences : le jeu en devient alors beaucoup plus façile que prévu, tout simplement parce qu’un seul monstre qui reçoit de l’expérience monte en niveau plus
facilement (mon dieu je viens de recevoir le prix Nobel de Logique par Colissimo) et à aucun moment on ne bloque vraiment. On peut subir quelques KO de temps en temps mais un simple retour au
Pokécenter n’a jamais tué personne, l’argent n’ayant jamais été quelque chose qui manquait de la saga. Deuxième conséquence logique, la durée de vie se réduit considérablement. Jouer comme ça m’a
toujours pris une trentaine d’heures pour battre le maître donc j’ose à peine imaginer le temps que prends la construction d’une équipe. Pour moi Pokémon ca a toujours été une affaire de duo. A
la manière de Sacha dans le dessin animé, tu reçoit TA bebête qui a une place très privilégiée, et tu lui accorde une importance prioritaire en te foutant un peu des autres qui servent surtout à
te téléporter de villes en villes ou à « surfer » sur la musique qu’on connaît bien.


Le problème principal du truc c’est le déni direct de cette mécanique de groupe de six. J’attends vraiment le coche pour essayer de
faire le jeu dans l’esprit et les règles mais je n’ai jamais eu cet état d’esprit de construire une vraie team de six bestioles, aux types, attaques et gameplay équilibrés, construite, nourrie et
élevée avec amour au fil des heures de jeu. Pourtant je peux à peu près imaginer la satisfaction d’avoir sa propre équipe, avoir sa propre identité… si on se fait un duel sur DS, une fois que
vous serez venus à bout de mon starter niveau 100 (le schéma est pratiquement le même, Laser Glace/Force/Surf/Hydrocanon, aucune subtilité, juste histoire de glaner de l’XP rapidement et sans
bavures) et après mes deux trois jokers de secours, c’est plié pour vous, j’ai plus rien pour me défendre. Faut dire que l’aspect collectionneur était un argument de choc, « Attrapez les tous! »
qu’ils disaient. Oui ben c’était plus judicieux pour le merchandising que pour le jeu en lui même parce que cet état d’esprit de collectionite ruine le gameplay du truc, les Pokémons deviennent
des numéros, des petits emplacements dans les boîtes qu’on place sans jamais les revoirs. Je me souviens très clairement partir à la chasse juste pour mater le nouveau commentaire du prof. au
téléphone, tout les dix pokémons capturés. Au final, mon équipe c’était le starter, les deux trois légendaires rencontrés sur le chemin et un ou deux monstres plus utilisés que la moyennes,
souvent nourris au grain par le multi exp. Shame!


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Par NinaUsagi. J’adore ce genre de style…


Cette très mauvaise habitude à commencé dès la première génération. Evidemment, ça n’empêchais pas un plaisir de jeu maximal, le fait
de parcourir tout un pays y était pour quelque chose. On était relativement libre dans un bel univers enchanteur et rien de plus jubilatoire qu’une bonne vieille sensation de liberté, surtout
avec un support aussi primitif. On se souvient tous dans l’Océane qui ne reviendras JAMAIS (un hommage un Koursk probablement, les dates correspondent) et du fameux rival qu’on pouvait appeler
« Crétin » « Dukul » voire « Cénobyte ». Lui il se démontait pas et se faisait botter les fesses cinq fois dans le jeu, toujours en paraphrasant « Ah ah ah ah pauvre minable » c’était courageux de sa
part!


Avec Argent c’est harder better faster stronger puisque c’était le premier opus à faire un impact de « suite » et le soft s’engageait
tout simplement à doubler la quantité de jeu. Deux fois plus de pokémons à capturer, une région supplémentaire à découvrir et l’autre à redécouvrir pour prolonger l’aventure… toujours ce fameux
semblant de scénario avec la team Rocket et Lugia. Lugia les enfants! Plus charisme tu meurs! Surtout qu’en parallèle il y avait les opus Stadium sur la 64 (pour trouver le premier après sa
sortie c’était quelque chose) et le petit champignon à fixer sur sa manette permettait de jouer à la Game Boy sur son écran de salon. MAIS! En plus de ça, tout les jours un petit mode bonus
permettait de glaner un objet gratuitement et souvent c’était un petit truc pour sa chambre, modélisée en 3D pour le coup. Ca peut paraître un peu neuneu aujourd’hui mais cette forme de
connectivité était rarissime, ça avait quelque chose d’excitant – un petit rendez vous régulier à ne pas manquer. Et bien sûr, dans le jeu en lui même il y avait le système d’horaire qui nous
faisait veiller tard (je me souviens même des magasines à la Kid’s Mania qui nous conseillait de décaler le truc de quatre heures pour pas avoir à veiller) chaque jour avait son petit évènement,
son petit rendez vous… c’était un petit erzatz d’univers persistant, un jeu de rôle massif… pas multijoueurs. C’était un début et c’est probablement la génération ayant eu le meilleur impact.
C’est probablement ma préférée et c’est le cas pour beaucoup de monde.


Rubis et Saphir avaient une tout autre saveur. On ne considérait plus trop les jeux Pokémons comme des suites mais plutot comme des
remakes, du coup commencer à explorer la région d’Hoenn avait déjà des airs de déjà-vu, les non-changements de gameplays étaient trop perceptibles. Plaisir de découvrir habituel, comme si on
refaisait le truc dans un univers parallèle mais si il y avait bien un truc excitant dans cette génération c’était les trucs cachés, les petits énigmes derrière les énigmes. J’ai passé un mois
d’Aout a essayer de piger ce système et ces indices en Morse et progresser d’une étape était quelque chose d’extrêmement gratifiant – aussi cette troisième génération était la plus fournie en
exploration totale. Le fait de pouvoir aller sous l’eau rajoutait une mini « dimension » au terrain de jeu, c’est comme ça qu’on déverouillait les fameux Regitrucs à la musique de combat si particulière. La musique, tiens… encore un élément si fédérateur! Comme si la mochitude habituelle des jeux
Pokémons (enfin non, le jeu n’était pas moche mais très minimaliste, ce n’est pas le même concept) n’était là que pour balancer la qualité des musiques, tellement mémorables (les pokémons
légendaires, le Pokécenter, la bicyclette, certaines routes… que des thèmes inoubliables…) autant de morceaux qui aident à faire passer une si petite pillule. Choisir une fille n’était pas
une grosse nouveauté mais une des très nombreuses marques de bonne volonté qui faisait de Rubis/Saphir un très bon jeu.


Bien sûr le fantasme global était d’avoir un VRAI jeu en 3D, un vrai RPG Pokémon à l’ancienne dans la pure tradition. On a eu
Colosseum et XD mais le premier m’a tellement dérouté par sa déconstruction des mécaniques habituelles de jeu et surtout via sa lenteur démentielle… il était très répétitif et
possédait un énorme problème de rythme, du coup il n’était pas très intéressant et c’était l’un des rares jeux largués au bout de peu d’heures de jeu. On se console bien plus tard avec Diamant et
Perle, dur DS mais sans énormes efforts artistiques, toujours sans grosses nouveautés (les concours Pokémons ont toujours été un peu meh) – juste trois nouveau starter, un nouveau pays, huit
badges, des nouveaux pokémons. Encore une dimension parallèle, avec cinquante pokémons légendaires, ce qui enlève un peu la légitimité du terme… pas si grave puisque au contraire, la recherche
et la démesure sont toujours des valeurs sûres dans ce type de jeu. Pour moi et pour la quatrième fois, c’était starter à fond les ballons et le reste un peu négligé, avec quelques importations
de la génération précédente pour compléter un peu le bouzin. Toujours pas de grandes révolution mais comment changer un gameplay pareil? Grande question… en tout cas, l’omniprésence de
Pokéwalkers de nos jours me donnent vraiment envie de me le refaire un bon coup avant la cinquième génération. Le fait d’avoir son petit module de poche me rappelle l’âge d’ôr de la Dreamcast et
des Chaos à transporter via le Visual Boy et Sonic Adventure – bon ça entraîne un cassage du schéma puisque bizarrement, Soul Silver se vends beaucoup plus – mais c’est une tentation latente. Il
faut savoir y résister… en espérant me plier à l’esprit du jeu pour Noir et Blanc.

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