Here comes the Sun

Hello, c’est Meles Badger aux commandes pour ce deuxième article du Quartier Libre. Je suis l’auteur de l’article sur Gunnerkrigg Court du Quartier Libre de l’année dernière mais pour cette année, je vais pas parler d’un webcomics mais… d’un jeu de rôle papier (oh mon dieu quel twist !) \o/

Bon, logiquement, si je vous dis « jeu de rôle papier », la première chose à laquelle vous devez penser, c’est Donjons & Dragons (toi, dans le fond, je t’ai vu, tu te tais immédiatement, je m’en fous si toi tu penses à L5R/L5A, CoC ou je sais pas quoi d’autre). Il faut bien admettre que ce jeu reste l’un des plus populaires dans ce domaine relativement fermé qu’est l’univers du jeu de rôle papier, le monde où les bouquins francophones ou traduits en français sont tout en couleur sur papier glacé et donc à 50 boules l’unité, parce que le JDR, c’est forcément un passe-temps d’ultra-riche.

En soi, l’univers de D&D est fortement inspiré, si ce n’est pas totalement pompé, de celui du Seigneur des Anneaux de Tolkien (d’accord, jusque là, j’imagine que je ne vous apprends rien). On y retrouve orcs, nécromanciens, elfes, quête légendaire et dangereuse, esprit d’aventure, sorciers et mages, arbres qui parlent, la liste est longue. De nos jours, cela est devenu une vision assez cliché de la fantasy mais une vision qui fonctionne encore plutôt bien vu que bon, l’heroic fantasy a quand même encore une certaine popularité… ou alors c’est juste que les gens ont accepté leur sort et décident d’acheter de l’heroic fantasy parce que c’est ça qu’on leur propose.

Enfin bref, du coup, si j’ai commencé cet article avec une relativement longue introduction, c’était juste pour vous mettre un peu en condition par rapport au jeu de rôle dont je vais vous parler maintenant, qui se trouve être, dans l’idée, une antithèse justement de l’univers tolkiénesque. En effet, pas d’orcs, d’elfes, de paladins et de chevaliers noirs… Enfin pas sous une forme habituelle en tout cas. Voilà un petit tour d’horizon d’Exalted.

Oui, je suis prêt à me rabaisser à ça pour susciter l'intérêt d'un certain type de lectorat... Mais je m'en aliène un autre je crois.

Oui, je suis prêt à me rabaisser à ça pour susciter l’intérêt d’un certain type de lectorat… Mais je m’en aliène un autre je cois.
(Source)

Exalted se passe dans Création, un monde totalement plat et de forme rectangulaire (c’est genre vachement pratique pour avoir la carte dans la couverture intérieure du livre), bordé de toute part par le Wyld, un chaos informe où les règles de la physique ne dépendent plus que de la volonté de ceux qui s’y aventurent. Alors là, je pourrais essayer de rentrer dans l’histoire dans ce monde, mais je crois qu’il me faudrait plusieurs milliers de mots pour ce faire. Sachez juste que nous sommes à ce moment-là au Deuxième Âge de l’Homme, l’Âge des Regrets, qui fait suite à une épidémie meurtrière qui a massacré 90% de la population, sans compter l’arrivée de force venue du Wyld qui voulaient en profiter pour détruire Création une bonne fois pour toute. Nous nous trouvons environ 800 ans après ces évènements dans un monde exsangue, restes d’un Premier Âge Glorieux où le merveilleux était quotidien. Dans ce monde règne en maître les Exaltés, des Elus des dieux qui bénéficient de pouvoirs quasi-divins.

Il existe différents types d’Exaltés, il y a par exemple les Sangs-de-Dragon (je mets la source du dessin plus bas ici parce que sinon, le cadre de la légende fait moche je trouve :/ ), les plus « faibles » des Exaltés, qui tirent leur pouvoir des cinq éléments (Air, Bois, Eau, Feu, Terre) et qui deviennent bien plus puissants quand ils oeuvrent ensemble ; il y a les Lunaires, des polymorphes capables de prendre la forme d’animaux ou d’endosser l’apparence d’autres humains, et même de mélanger ces différentes caractéristiques ; les Abyssaux sont les Elus de la mort et des pouvoirs du Vide ; les Sidéraux travaillent au sein de la Bureaucratie Céleste et s’assurent que le Destin suit correctement son cours ; etc. Les plus puissants d’entre eux, les Solaires, avaient disparu depuis 800 ans ; dans le setting du jeu, ils viennent de réapparaître depuis quelques années et ils semblent clair que leur retour va changer bien des choses.

(Ouais, j’aurais pu aussi rapidement parler de mes petits préférés, les Alchimiques, des créations « mécaniques » dont la personnalité est la fusion de différentes âmes héroïques, mais bon, ils vivent dans une dimension parallèle dans le corps d’un dieu mourant qui a fui il y a bien longtemps Création avec des mortels pour que ces derniers puissent le maintenir à peu près en vie et son corps est une sorte d’univers fantasy cyber-punk et… euh ouais, c’est un peu trop compliqué quand même)

Exalted_Cover_by_nJoo

En fait, dans son essence même, Exalted s’inspire énormément de l’Antiquité, qu’elle soit gréco-latine ou même asiatique par exemple. On parle quand même de héros aux pouvoirs quasi-divins là, et qui d’ailleurs sont victimes de leur hubris ou de leur orgueil, sans compter que le Destin tient une place très importante dans cet univers (matérialisé par la Tapisserie du Destin, une idée proche de la mythologie antique). Mais la Bureaucratie Céleste est elle beaucoup plus proche de la mythologie chinoise par exemple. De même, l’inspiration n’est pas uniquement mythologique mais aussi historique, avec par exemple le Royaume Ecarlate, la plus grande nation de Création, qui s’inspire énormément de l’Empire Romain, ou de Lookshy, une sorte de mélange entre culture visuelle chinoise et ambiance spartiate.

Je pourrais encore citer des tas et des tas d’exemples, parfois très intéressants (les Delzahn et leur culture à la fois très machiste (les hommes chassent, les femmes restent à la maison) mais aussi transgenre (lors du rite de passage à l’âge adulte, une fille peut décider de devenir un homme ou un garçon une fille et ils seront considéré comme tels culturellement). Toujours est-il que l’univers est riche et diversifié et donne vraiment l’envie d’en découvrir plus. C’est assez fascinant de voir un monde s’inspirant de tellement d’influences et qui parvient pourtant à garder une telle originalité par rapport à la vision habituelle de l’heroic fantasy.

Et dans cet univers, les joueurs peuvent donc incarner des demi-dieux capables de faire des trucs totalement fous et over the top juste PARCE QUE, du coup, forcément, les menaces sont aussi d’un assez bon niveau : créatures étranges du Wyld, Primordiaux (les créateurs de Création et des dieux) morts ne souhaitant que l’annihiliation totale du monde pour enfin reposer en paix, Primordiaux corrompus qui ne souhaitent que d’être libérer des Enfers pour regagner ce qui leur est dû, le Beau Peuple qui réside dans le chaos et qui ne rêve que de détruire Création, et puis les Exaltés eux-mêmes entre eux parce que forcément, sinon ça serait trop facile (les Sang-de-Dragon, avec l’aide des Sidéraux, ont usurpé la place des Solaires en tant que maîtres de Création, du coup, forcément, on imagine bien qu’au retour de ces derniers, ça va pas super bien se passer). Pas de dieux du mal, surtout des aspirations personnelles qui se confrontent constamment.

Sinon, y a des robots géants aussi. (Oui, je suis vraiment prêt à tout)

Sinon, y a des robots géants aussi. (Oui, je suis vraiment prêt à tout) (Source)

Non, vraiment, en terme de setting, Exalted est probablement l’un de mes préférés et je pourrais des heures à raconter pleins de petits détails délicieux sur cet univers (des dinosaures qui pissent de l’héroïne \o/). Alors du coup, vous allez me dire « « Ca a l’air sympa ton truc là, mais tu parles que du setting et pas des mécaniques de jeu »… Ben, à vrai dire, ce jeu en est à sa deuxième édition et malheureusement… son système est une merde sans nom avec des combats qui devraient être awesome mais qui ne le sont pas parce que même en tant qu’Exalté, tu peux te faire tuer en un coup, alors t’utilises des pouvoirs qui annulent tout simplement l’attaque… et ça continue jusqu’à ce que l’un des deux n’ait plus d’atomes (l’équivalent du mana dans Exalted). Sans compter des règles parfois très compliquées pour pas grande chose, et pleins d’autres trucs joyeusement frustrants… Ce qui explique sûrement pourquoi je n’ai au final organisé qu’une seule partie alors que ça doit faire trois-quatre ans que je connais ce jeu.

Mais la bonne nouvelle, c’est qu’une troisième édition va voir le jouer vers la fin de l’année, et qu’elle promet de simplifier le système et de le rendre vachement plus cool. Et ça, c’est fortement. Et ça, c’est fortement cool.

Bon, je ne sais pas si quiconque sur ce blog, dont je profite du quartier libre, sera intéressé par cet article et encore plus par Exalted, mais si c’est le cas pour ne serait-ce qu’une seule personne, eh ben ce sera super-tétra cool. Et une fois la troisième édition sortie, ce sera avec plaisir que j’organiserai des parties en ligne ou en vrai avec quiconque d’intéressé.

(Dernière petite chose, je ne peux que fortement vous conseiller la lecture de Keychain of Creation (webcomics américain en hiatus pour probablement l’éternité) pour vous faire une idée un peu plus précise des Exaltés et, un tout petit peu de Création)

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Arrêtez la douleur, arrêtez le plastique parfumé

Voilà le premier vrai post de ce quartier libre printanier. Il sera fortement engagé. Et parlera d’une thématique adulte mais qui est une composante importante de l’éducation sexuelle de tout un chacun. Car nous avons attaqués le sujet dans ce post mystérieux où Kim Jong Un se fait mater mais l’avertissement peut ne pas être vu par ceux qui ne relisent pas quotidiennement ce post alors il faut l’éclaircir, l’expliquer, le développer tous ensemble.

NE. TOUCHEZ. PAS. AUX. PRÉSERVATIFS. FRUITÉS/PARFUMÉS.

Quand je dis « ne touchez pas » c’est aussi bien de manière littérale que de manière figurative. Ces choses là sont la pire chose qui ne soit jamais arrivé à l’industrie du sexe sain. Je suis certain que ça a été crée par un complot visant un nouvel ordre mondial qui impliquerait la fin de toute libido chez l’être humain. Car quand on utilise une de ces merdes une fois, on a juste plus envie de partager avec son tendre ou sa belle des moments sensuels supplémentaires.

Principalement parce que ça pue.

A mort.

RÉVOLTEZ VOUS CITOYENS ! (ici représentés par des personnages de Joshiraku.)

RÉVOLTEZ VOUS CITOYENS ! (ici représentés par des personnages de Joshiraku.)

Est-ce que vous êtes déjà allé caguer chez votre grand-mère ? La question est stupide car c’est vraisemblablement le cas SAUF si votre grand-mère est morte avant votre naissance et dans ce cas là je suis désolé mon humour est allé beaucoup trop loin et je peux vous fournir sur demande un formulaire d’excuse. Si tout va bien, alors vous voyez de quoi je veux parler. Quand vous entrez dans ses toilettes et que ça sent une odeur synthétique bizarre. L’odeur d’aérosol chimique délicatement apposé la veille et qui a eu le temps de macérer toute une nuit. Évidemment tout cela n’est pas  aidé par le fait que votre grand mère, à cause de son odorat qui n’est plus ce qu’il était, ne se montre que guère avare et n’hésite pas à abuser en toutes circonstances de l’aérosol. Quitte à en acheter un nouveau tous les trois jours.

Donc voilà, vous avez en tête l’odeur de toilettes qui puent quelque chose censé sentir bon. De la pseudo-lavande, de la vanille de chie… mais le pire c’est les fruits rouges. Les fruits rouges ça sent bon hein ? Et bah c’est l’ultime pied de nez que Dieu a offert à nous les pauvres mortels: nous serons à jamais incapables de reproduire convenablement l’odeur de la fraise, des framboises ou des cerises. On ne peut que faire moins bien, que plus vomitif. Dans cent ans, nous voyagerons quotidiennement à la vitesse de la lumière, nous serons connectés à Internet par notre corde vocale, la paix régnera sur le monde, on cherchera des « technologies futures » pour augmenter notre santé globale de +1 tous les six tours et David Bowie sortira son 87e album. Mais l’être humain ne sera pas arrivé à reproduire chimiquement l’odeur et le goût de la fraise convenablement.

Donc voilà ce que vous messieurs vous acceptez de mettre sur votre sceptre charnel. Du plastique lubrifié d’un produit censé être quelque chose mais qui ne l’est pas. Et vous ne le savez pas encore, mais votre chambre est déjà morte. Car cette odeur elle n’est pas condamnée à rester uniquement sur le préservatif. Cette odeur vous la devez au liquide lubrifiant qui l’entoure, qui va se disperser partout. Autour du saint bâton de monsieur tout d’abord, puis sur le joli abricot de madame ou le petit troulili de l’autre monsieur puisque je parle à un public peut-être large. Puis après arrive ce qui arrive. Je ne vais pas vous faire un dessin car certains le font mieux que moi mais des mouvements sont impliqués. Des allers-retours. Des coups de fouets dans certains cas. Et des fluides si tout se termine bien. Tout cela fait que cette odeur se disperse, progressivement, et avant même que vous ne le sachiez, elle a déjà remplie votre chambre, votre cuisine, votre salle de bains ou bien le salon de cet ami qui a eu la générosité de vous héberger vous et votre partenaire.

Et c’est seulement une fois les choses terminées que vous constatez les dégats. Vos appareils génitaux sentent les toilettes de mamy. Votre chambre sent un mélange bizarre de fraise, de cyprine et de liquide pré-éjaculatoire. Et ne pensez pas vous dire « bon pas grave, je vais aérer la chambre deux heures, je vais prendre une douche d’une demi-heure et ça sera réglé. »

Non non non.

Ce n’est pas aussi facile. Pauvres fous.

Le visage de ce personnage de Joshiraku témoigne bien du traumatisme subi.

Le visage de ce personnage de Joshiraku témoigne bien du traumatisme subi.

Trente minutes la douche ? Ok. Imaginons. Vous avez fait ça le matin parce que vous êtes des gens incroyablement dynamiques et je vous respecte pour ça. Vous ouvrez la fenêtre, vous laissez entrer le soleil et surtout le vent, vous allez vous doucher, vous vous lavez mutuellement car vous êtes un couple très mignon et voilà. Vous mettez des vêtements propres mais, oh mon dieu, une heure suffit à peine pour comprendre que l’odeur colle à vos parties privées et va macérer toute la journée dans vos sous-vêtements. Et dans votre chambre rien n’y fait, l’odeur reste, s’intégre sadiquement. Mais il y’a tout de même un peu de mieux, c’est une bonne chose. Mais vous allez en chier quand même.

Et ça ça va, c’est le matin. Mais imaginez que vous l’avez fait avant de vous coucher comme le font la plupart des gens normaux hein je veux pas paraître moraliste ni rien mais bon, hein. Après ce beau coït à deux vous allez juste vous endormir dans les bras de l’autre, de manière incroyablement romantique et fleur bleue. Vous allez pas aérer parce que dehors il fait nuit, qu’on est pas tous les jours de l’année entre le 15 Mai et le 15 Septembre, que la fenêtre est loin du lit et tout ça. Vous allez pas vous laver parce que vous le ferez demain matin au lever. Vous allez juste tout laisser tel quel, vous laissant aller à un sommeil béat et heureux de type en couple. Et pendant ce temps là, l’odeur elle va rester là, elle va évoluer, elle va devenir un monstre ignoble. Un Léviator de la puanteur. Et là c’est trop tard TROP TARD. Déménagez. Coupez vous la partie basse du corps et apprenez à vivre sans tout ce qui est en dessous de votre bassin.

Et surtout, le vrai problème commence maintenant: vous venez d’utiliser votre premier, il vous en reste onze dans le paquet… et vous allez pas laisser tout cet argent partir à la poubelle, hein ? Vous allez commencer à vous méfier du sexe. Le sexe deviendra assimilé automatiquement dans votre esprit à l’impérativité d’utiliser ces foutus préservatifs parfumés, à des journées entières à sentir la fraise synthétique de merde partout autour de vous. Alors vous allez tout faire pour ne pas que votre partenaire l’exige. Vous allez commencer à prétexter des migraines ou des fatigues. Si vous êtes un homme, vous allez vous vider tout seul dans votre coin pour éviter d’avoir envie de sauter sur votre partenaire. Vous allez commencer peu à peu à faire des remarques sarcastiques et démoralisantes pour que votre partenaire arrête de vous trouver attractif. Et peu à peu, le sexe aura disparu de votre vie et de celle de votre conjoint(e).

ET ILS AURONT GAGNÉS.

Ce gif est une métaphore de la violence subie par ta vie sexuelle (ici représentée par le meilleur personnage de Joshiraku.)

Ce gif est une métaphore de la violence que les préservatifs fruités font subir à  ta vie sexuelle (ici représentée par le meilleur personnage de Joshiraku… même si j’espère que ta vie sexuelle n’est pas Marii.)

Alors messieurs dames je vous le demande, je vous l’exige. Non aux préservatifs avec un gout ou une odeur.

Les préservatifs normaux avec juste du plastique et du lubrifiant sobre c’est bien, c’est suffisant. C’est planplan, certes, diront les esprits chagrins, mais ça fait son job et son job c’est de nous rendre pleinement satisfaits. Avez-vous déjà eu à vous plaindre de vos préservatifs normaux ? Bon à part quand ils craquent et que… bon là ok c’est sérieux je rigole pas avec ça.

Et posez vous les vraies questions. A quoi ça sert d’avoir un gout ou une odeur de toute façon ? Est-ce que quiconque trouve le moindre plaisir à gouter du plastique dans tous les cas ? Est-ce que c’est un fétichisme particulier qui m’aura totalement échappé ? Est-ce que ça explique du coup le prix encore plus prohibitif de ces merdes là ? Et pourquoi la date d’expiration arrive toujours aussi vite alors que la dernière fois que tu y avais jeté un oeil t’étais encore large de deux ou trois décennies ?

Non c’est inutile de targiverser. Ma théorie d’un ordre secret qui veut faire regretter à tout le monde d’avoir du le sexe est la plus crédible. Il n’y a aucune autre raison qui fasse sens. Chez Durex ou Manix (pourquoi tous ces noms en x d’ailleurs) il y’a quelque part un espion à la solde de, peut-être, Christine Boutin, qui ruine la perception que tout le monde a de la contraception. Pour moi ce genre de choses c’est du sabotage. Et j’espère qu’un jour on traînera devant les tribunaux les salauds qui ont faits ça. Qu’ils paient leurs dettes à la société.

FRANÇAIS, SOYEZ VIGILANTS.

Cet avertissement vous a été offert par Amo. Qui aime beaucoup Joshiraku.

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Jeu de regards

Bien. C’est encore moi, votre maître des lieux préféré. Pour vous familiariser avec les commandes, je vous propose un petit jeu. N’oubliez pas : login QuartierLibre et mot de passe Shinji.
Vous n’êtes pas sans savoir que Kim Jong-Il, grand leader éternel de la Corée du Nord, est connu pour sa capacité à regarder des trucs. C’est probablement ce qu’il faisait de mieux. Regarder des trucs. Et comme la Corée du Nord est un pays résolument high tech (ils ont autorisé une connexion Internet pendant au moins trois semaines !!!) le grand Kim aime bien regarder des écrans d’ordinateur.

Kim Jong-Il regarde des trucs.

Heureusement, son fiston est là. Il a cette même fascination pour les trucs. Entouré de son État Major, toujours avec l’air placide, droit comme un I. Décidément, un grand homme, une grande famille.

Kim Jong-Un regarde aussi des trucs.

Alors moi je dis ok, reprenons un vieux concept que j’avais exploité en 2009. On s’était tous bien amusés. Bouclons la chose. Moi aussi, je peux regarder Kim Jong-Un en train de regarder des trucs. Bon, je suis remplacé par mon Vipélierre domestique mais l’idée est là.

Vipélierre regarde une photo de Kim Jong-Un en train de regarder des trucs.

Bonne chance, chers regardeurs de regardeurs de trucs.

WWWWWOUAAAALLEZ JE POSTE CHEZ LE LÉGUME ! AMENEZ LES BIÈRES ET LA TABLE DE PING-PONG !

Parce que ouais, pour une fois que j’suis à jour sur les posts du Cucumis sativus, et parce que ouais, cette peluche me paraît pas nette et enfin parce que ouais, moi j’veux pas faire les choses comme les autres qui sont définitivement tellement mainstreams, et ben moi j’hésite pas, j’suis un ouf, J’AUSCULTE VIPELIERRE en train de regarder Kim-Jong-Un en train de regarder des trucs ! Me cherchez pas, j’suis un malade.

… oh sérieusement c’est bien pas drôle à écrire « Vipélierre » quand on vient pas du milieu.

Youé en train d'ausculter Vipelierre en train de regarder Kim-Jong-Un en train de regarder des trucs.

Youé en train d’ausculter Vipelierre en train de regarder Kim-Jong-Un en train de regarder des trucs.

Et pour continuer la chaîne (oui Concombre, c’est une CHAÎNE INTERNET), j’espère qu’au moins on sauvera la petite Elise, qui a 5 ans depuis 1999 et qui depuis cette date est atteinte d’une leucémie curable uniquement si vous postez sur ce blog suivant la règle plus bas.

LET’S KEEP IT GOING.

Un Traquenard sauvage apparaît ! Toi aussi fais preuve de créativité et continue cette chaîne pour qu’elle atteigne des degrés de stupidité rarement égalés ! Auto-références obscures, simple continuation ou concept inédit, poursuis le rêve fou de Concombre ! Évite juste les svastikas penchés à 45° et les verges turgescentes s’il te plaît.

Boo en train de regarder sur sa Wii U Youé en train d'ausculter Vipélierre en train de regarder Kim-Jong-Un en train de regarder des trucs.

Boo en train de regarder sur sa Wii U Youé en train d’ausculter Vipélierre en train de regarder Kim-Jong-Un en train de regarder des trucs.

Parce que même les méduses peuvent voir en 3D (rappelons que la méduse-boîte a 24 yeux), entre deux parties de FE, Clara regarde des trucs.

Clara en train de mettre des cœurs avec sa 3DS sur Boo en train de regarder sur sa Wii U Youé en train d’ausculter Vipélierre en train de regarder Kim-Jong-Un en train de regarder des trucs.

Clara en train de mettre des cœurs avec sa 3DS sur Boo en train de regarder sur sa Wii U Youé en train d’ausculter Vipélierre en train de regarder Kim-Jong-Un en train de regarder des trucs.

Le vieux doudou à Amo, sobrement appelé Pouf, en train d'observer une jolie peluche nommée Clara qui elle-même observe un Boo, un docteur, un Vipélierre à chapeau et Kim Jong-un. Oh wow.

Le vieux doudou à Amo, sobrement appelé Pouf, en train d’observer une jolie peluche nommée Clara qui elle-même observe un Boo, un docteur, un Vipélierre à chapeau et Kim Jong-un. Oh wow.

 

Pampa le cactus qui visiblement, observe d'un air médusé le vieux doudou à Amo, sobrement appelé Pouf, en train d'observer une jolie peluche nommée Clara qui elle-même observe un Boo, un docteur, un Vipélierre à chapeau et Kim Jong-un. Oh wow.

Pampa le cactus qui visiblement, observe d’un air médusé le vieux doudou à Amo, sobrement appelé Pouf, en train d’observer une jolie peluche nommée Clara qui elle-même observe un Boo, un docteur, un Vipélierre à chapeau et Kim Jong-un. Oh wow.

Maintenant, élève-toi vers de nouveaux paradis spirituels en continuant cette chaîne grâce aux règles suivantes :

Prenez une photo de vous (ou de votre mascotte) en train de regarder la photo précédente – points bonus pour la pokerface. N’effacez pas cette consigne et mettez ce post à jour comme bon vous semble. Mettez ce que vous voulez en légende ou avant votre cliché, mais la phrase à rallonge c’est quand même plus rigolo.

PS : Et oubliez pas les préservatifs, c’est important. Vérifiez bien leur date de péremption au passage, ces choses-là se périment plus vite que l’amour.
PS2: N’achetez jamais de préservatifs à la fraise, ou alors oubliez l’idée de pouvoir respirer un air pur dans votre chambre les deux semaines qui suivent.
Edit de Concombre : Qui achète des préservatifs parfumés ? Vous voulez que votre zboub ait le goût de la fraise Tagada? Z’êtes bizarre, chers lecteurs. Mais n’oubliez pas que vous pouvez aussi faire d’autre fabuleux papiers. Pis tant qu’on parle préservatifs, ignorez les Manix, pas lubrifiés, eargh. Durex Jeans, c’est parfait.
PSInfini: Faut avoir une piaule de 10m² pour que ça empeste ou fourniquer dans un placard ce qui dans les deux cas est assez exempt d’élégance et le problème sera par conséquent PAS le préservatif.

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Avant que l’amour n’envahisse les ondes

Oï mates ! C’est Quartier Libre. Ça veut dire qu’à partir de cet instant, pour « vaguement tout le mois », chacun peut poster ici les productions de son cru. C’est un mois où je ne peux plus me permettre de consacrer du temps à ça – les concours sont imminents, ils sont difficiles, casse-couilles et nécessitent une préparation quotidienne en plus d’un sprint final. Le mois de Mai, quoi. C’est même pas tout, il y a encore des partiels – je pensais être immunisé en Master, même pas – et reste l’élaboration de mon mémoire qui demande aussi pas mal de temps. Bref, autant j’arrive à le trouver quand même le reste de l’année, autant ce mois ci n’est pas le moment. C’est donc à vous que je m’adresse. Une idée en tête? Une envie de tenter sa chance et de publier un truc? C’est le moment où j’ouvre ma page à qui veut – enfin, à ce petit cercle d’initiés qui me suivent ou qui lurkent. Ce mois ci, c’est vous qui écrivez ! Vos sujets favoris, vos angles, vos démarches, n’hésitez pas à écrire un truc pour faire partie d’un « beau quartier libre », il n’y a rien de plus cool.

Troisième quartier libre de l’Usine à Problèmes, toujours à la même période de l’année. L’année dernière, un peu tout et n’importe quoi. Une « Ultimate Blague », un édito schtarbé posté le jour de l’élection de François Hollande, un billet-troll qui prenait My Little Pony au premier degré, un chouette top ten d’émissions radios, un hommage à Mario Maso, des critiques sur un manga, un webcomic, un jeu. Tout ça s’est équilibré naturellement et c’était fort chouette. Je renouvelle donc le bouzin et je passe en mode « passif », et posterais beaucoup plus sporadiquement ce mois ci.

Comment publier quelque chose? Il suffit de passer par l’onglet « Connexion » à droite ou de passer par ce lien. Il vous faut rentrer les identifiants suivants : QuartierLibre pour le login, Shinji pour le mot de passe. C’est le nom du héros le plus moisi de l’animation. A partir de là, vous accédez au back office en mode « auteur » et vous pouvez publier des textes et les modifier en cas de souci. A partir de là, le « derrière » de WordPress est assez intuitif. Ajouter un article, le relire, le valider, un module très simple permet d’intégrer vos images, liens et vidéos. Je reste à votre disposition pour d’éventuelles questions. Vous pouvez le publier immédiatement ou le programmer pour plus tard – au cas où, par exemple, vous auriez peur de « marcher sur quelqu’un. » Je ne préconise pas de rythme de publication : s’il y a un post pour tout le mois ou un tout les deux jours, je m’en fiche, je ne ferais que regarder ça avec un œil bienveillant. Ne partez pas du principe que vous devez « attendre », l’espacement des posts se fait toujours de manière naturelle. N’oubliez pas de classer votre écrit (le mettre dans une catégorie précise) et de le tagger, c’est recommandé si vous voulez que les aggrégateurs et que Google le repèrent. Bref. Dans très peu de temps, je lancerais un post idiot qui vous permettra de vous familiariser avec les commandes. Après, c’est à vous. Rendez-moi fier ! L’un d’entre vous chopera probablement le post N°600 ! C’est chouette !

Parler de quoi? Ben là au moins c’est pas compliqué, de tout, sauf de ce que le bon sens vous interdit, et je vous fait confiance pour disposer de bon sens. Utilise le pour faire comme moi et évoquer ce que vous voulez dans tous les domaines possibles. Ciné, musique, jeux, n’importe quoi, tout est possible, j’ai bien réussi à sortir un post sur le thé glacé – et c’était le plus lu de ce mois ci. Vous n’avez pas à suivre de standards. Toute figure de style est bienvenue et on peut faire bien d’autres choses que des critiques. Il n’y a pas de support canonique non plus : images, textes, vidéos, tout est possible. La question, c’est plutôt la forme : vous n’avez pas de quota de mots, bien sûr. Je suis un apôtre des textes longs mais un bon texte condensé est bien plus efficace et il sera bien plus lu, ici comme n’importe où. Gardez juste un français correct et on est bons. Je me garde un droit de véto mais il faudrait vraiment sortir un truc inapproprié ou offensant pour que j’ose toucher à vos posts. N’hésitez pas à signer vos posts, c’est quand même mieux. Faites votre pub en intro si vous préférez, y’a pas de soucis.

  Des conseils ? Oui. Si vous êtes rédacteurs ou que vous aimez bien pianoter en général, voilà mes tips. Le texte justifié, c’est rarement propice au genre journalistique sur Internet, mais c’est tellement plus joli. Le texte justifié sauve des vies, vous l’avez lu ici en premier. Aussi, sauvegardez votre texte autre part, sur Word par exemple. La déconnexion en multi comptes peut provoquer de méchantes surprises. Relisez vous. Il y a un mois, j’ai publié sur Le Fig un machin truffé de fautes, j’ai voulu mourir et on m’a tué, donc je suis sûr de pas le refaire nulle part. C’est promis, je serais gentil. Enfin, un texte sans illustrations est un texte bien triste.  Rien d’autre. J’espère attirer votre attention et votre envie de participer et avoir une belle série de textes. Moi, je pars réviser ma culture gé, on se retrouve pour un emploi du temps plus stable en Juin pour les deux derniers mois.

Amusez vous bien !

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Onze questions à un profane

Les aminches ! En Mai, c’est Quartier Libre. Pour moi c’est révisions et vous aurez l’occasion de publier vos propres bêtises. Le prochain post, j’explique ça et juste après on fera un petit truc participatif et simple. Vous avez une idée? Gardez là pour dans pas longtemps.

Bon, ok, je ne suis plus vraiment un otaque. C’est pas grave, c’est pas une maladie ou une fatalité. J’en vois qui font du pathos 24/7 parce qu’il n’ont plus la « passion » – mais comme disait une copine, elle se transfère, elle peut revenir à tout moment. Il n’empêche que je suis toujours les japoniaiseries de cette période phare de mes années fac (comprenez dans les 2009/2010) et que ces séries ne perdent pas en qualité. Tout ça représente une période rigolote dans ma vie mais derrière moi néanmoins – il faudra que je fasse ce post sur « comment l’otakusphère se fait mal voir » – mais bref, j’ai été taggué par Corti dans un lieu commun du blogging : répondre à des questions et répandre la bonne parole. Bon, d’habitude, ce genre de procédé est pas mon truc, mais là au moins on à un angle – je n’y connais plus grand chose. Ça devrait être rigolo de me voir me dépêtrer dans des périphrases en me faisant parler de notions auxquelles je ne comprends plus grand chose. Alors, en gras, les questions de Corti (puceau de formation – je n’y crois pas un instant mon gars ! C’est un sex-symbol ce mec !) et juste après, votre serviteur qui répond.

- Si tu devais choisir entre anime et mangas et ce de manière définitive, lequel d’entre eux choisirais-tu ? Et pourquoi ?
Ooooh. Ça dépends de pas mal de choses. L’anime a tous les avantages du dématérialisé, il est moins cher, prends moins de place, il se mate bien au fond du lit pendant que ta cops rage nerveusement en tentant de dormir. C’est quand même plus immersif mais ça peut parfois se mater en pilote automatique, sans démarche volontaire derrière. Et quand bien même j’adore mater des séries et des animes quand le contexte s’y prête, tu sais que tu ouvres un manga pour y prendre du plaisir, y’a une démarche plus puissante derrière.  C’est difficile comme question parce que je lis pas mal de manga dont l’adaptation en anime est de qualité équivalente… mais à choisir définitivement, ce serait manga. Ça fait très péteux comme réponse, ça sent le « oui, tu vois, moi j’aime le livre, humer les pages et respirer l’encre » mais faut croire que c’est le support qui a une meilleure durée de vie chez moi.

- Quel est ton souvenir le plus marquant d’anime/manga ?
T’sais quand on parle de moi on te dira toujours les mêmes choses : « bicolore », « débauche » ou « Soul Eater ». C’est pas nouveau. J’ai, comme tout le monde, maté pas mal de trucs dans ma prime jeunesse pour passer le petit déjeuner et ce sans avoir aucune idée qu’il pouvait y avoir tout une culture et une actualité derrière (et des communautés, et des magazines de chie, etc). J’ai découvert circa 2008 qu’il y avait tout une niche culturelle à creuser, on m’a parlé d’Haruhi Suzumiya, ça m’a fatigué en deux-deux puis j’ai maté quelques animes dont cette adaptation de manga assez moyen qui a donné un bon anime. Le contexte s’y prêtait, il y a eu un coup de cœur sur les persos et l’univers en général. En revanche, en terme de « vrai truc marquant », Haibane Renmei alias Les Ailes Grises serait mon petit chouchou. C’est mon unique 10/10 dans My Anime List, et en bon nazi des chiffres, ça a une signification. Regardez le. Il a une puissance émotionnelle rare. LES ÉMOTIONS T’ENTENDS ! LES POLYGONES !

- Est-ce que tu penses que tout le temps que tu as passé à lire manga ou regarder des animes aurais pu être utilisé de manière plus « intelligente » ?
Très probablement mais si on commence à admettre un truc pareil, c’est plusieurs années de vie en cumulé qui s’en vont donc non, pas terrible. Y’a pas de gradation à faire entre les mangasses (oui, je dis « les mangasses », j’imagine que ça a la même portée profane que le mot « geek ») et les films, jeux ou que sais-je. Je vais pas culpabiliser parce que je vais souvent au cinéma, surtout avec le coût démentiel que demande la carte illimitée. J’estime avoir maté pas mal d’animes qui apportent des éléments intéressants en termes de fiction, de narration et d’idées, et j’aurais pu m’abstenir pour d’autres. Soyons honnêtes, sans avoir perdu du temps à voir tout ça (il en faut du temps pour lire 80 tomes de Détective Conan) j’aurais surement glandé sur Tv Tropes. Donc tout va bien. Ça n’a jamais empêché de faire ce que je voulais en parallèle.

- Yoko Kanno, plagieuse de génie ?
Du coup, voilà, je ne saisis pas la profondeur de la question. Comme beaucoup, je sais qu’elle a composé Tank ! (on va y revenir) mais je ne sais pas pourquoi tu parles de plagiat. Du coup, je vais vous rappeler la recette des crêpes. C’est pas difficile : vous prenez un gros paquet de farine, deux œufs, du lait, hop hop hop on mélange tout doucement pour éviter les grumeaux, on rajoute un peu de flotte et un brin d’alcool, on fait reposer la pâte une heure et c’est parti pour la séquence crêpe, gage de convivialité et de bonne humeur.
(…) Donc après m’être renseigné sur tout ça à force de clics, ton affirmation semble avérée. C’est dommage, je partais avec un bon présupposé sur elle. Rien de plus insultant que le plagiat – je pense à Macé-Scaron, le journaliste le plus choupi du monde, dont on entends plus parler depuis dix huit mois à cause de ça. Le génie, je ne sais pas, comme disait Flaubert, n’importe quel péquin peut s’approprier un texte. J’aime pas Flaubert, mais ça c’est une autre histoire. Bref. On est pas bien avancés.

- Si tu devais conseiller une série à ton pire ennemi, ça serait laquelle ? Pourquoi ?
J’en ai déjà parlé mais « Drainage City » est un manga eroguro impossible à mater sans subir une combustion spontanée rétinienne mais c’est un peu tricher (ne cherchez pas, c’est Not Safe For Mind) et si je devais me demander quels sont les pires trucs que j’ai lu ou vu jusque ici, deux contenders me viennent immédiatement à l’esprit. D’une part, le fameux K-On. Pas méchant, juste un peu neuneu et sans intérêt. En deuxième position, Spice And Wolf, juste chiant. Rien d’autre. Pas intéressant, pas palpitant, chiant. Mon coup de pute ultime serait Battle Royale. C’est même pas une question de « scénario malsain », disons que c’est la prolongation de ce qu’on peut aimer voir dans ces plots survivalistes. C’est pas si difficile à assumer. En revanche, c’est moche, gratuit, moche, laid, moche. Évidemment qu’un univers pareil n’est pas sensé sentir la rose mais je trouve ça incongru de mettre du sexe dans du contexte pareil, surtout pour le voir si peu consentant et douloureux. Je conseillerais à mon pire ennemi de le lire avec un stroboscope d’ailleurs, et il le ferait. Normal, c’est mon pire ennemi, il est très très con.

- Penses-tu avoir le courage de te taper PGSM en entier un jour ?
PGSM. PGSM… Google est mon ami. Paris Graduate School of Mathematical Sciences… Sailor Moon. Par le pouvoir de la lune, tout ça. Non. Malheureusement, je m’en fiche. J’ai du mater trois secondes quelque part sur M6 puis je suis directement passé dans le Fandom Yugioh. Je ne comprenais pas trop le concept de Magical Girl puis je me suis maté le premier épisode de Panty et Stocking, j’ai eu une révélation. Une grosse révélation. Mater ça à mon âge serait un peu gênant. Je préfère Bob l’Éponge.

- Niveau consommation, es-tu plutôt du genre à bouffer à tous les râteliers pour trouver ta dose, du genre à être très éclectique, ou plutôt élitiste qui ne consomme que peu mais que du bon ? D’ailleurs, comment te décides-tu à commencer une œuvre ?
C’est vrai, je suis élitiste. Je n’aime pas me la jouer « curieux » pour tenter de dénicher des bonnes surprises. Je n’aime pas l’admettre mais c’est comme ça – je ne joue qu’à des bons jeux, tous les films que je vais voir me plaisent, etc. Je préfère ne pas parler musique sur ce coup là. Je suis sincèrement convaincu qu’il y a de mauvais animes, que certaines productions dévalorisent leurs spectateurs, qu’il y a un paquet moyen et un haut du panier. Donc je m’efforce de mater peu, de mater bien et je suppose que ça rentre dans ta définition de l’élitisme. Du moment que ça ne fait pas de moi un connard au quotidien (j’espère bien!) je ne le prends pas mal. D’ailleurs, ton choix de mot « consommation » est intéressant, ça part du principe qu’une lecture est par définition automatique, industrielle…

- Quelle est ta série ULTIME, celle pour qui tu serais capable de tuer père, mère, fils, fille et petits-enfants ainsi que des chatons et autres animaux domestiques afin de pouvoir en profiter jusqu’à la fin de tes jours ? Et elle a quoi de bien ?
Cowboy Bebop. C’est probablement un lieu commun dans « les conseils » de l’animation, il y a peut être mieux mais c’est une excellente façon de faire découvrir le genre à n’importe qui. Ce générique de fous – composé par Yoko Kanno (ou plein d’autres gens derrière, visiblement) cet histoire futuro-bordelpunk qui adopte une thématique et un genre par épisode, de très très bons personnages, une esthétique poussée et un anime qui retombe sur ses pattes, encore spoilable aujourd’hui. Certains épisodes sont cultes – ils le sont tous mais j’ai une petite préférence pour « Mushroom Samba » et « Toys In The Attic ». Il faut vraiment se débarrasser du présupposé « japonais » pour le vendre aux pires récalcitrants mais hé, notre rôle n’est pas d’adopter une démarche messianique. Si je ne devais en garder qu’une, ce serait celle-là.

- Ton avis sur le fait que les éditeurs arrêtent des séries en cours de route ?
C’est chiant mais c’est comme ça. On ne va pas essorer jusqu’au bout une série qui représente un manque à gagner. Le meilleur exemple qui me vient en tête est l’édition très anarchique des Sayonara Prof. Désespoir – une série aussi intelligente que rigolote, mais qui ne peut pas parler à grand monde. Les séries peu efficaces ne peuvent pas survivre pour notre bon plaisir et je doute que le crownfunding et autres puisse y faire grand chose. Des solutions existent (en l’occurrence, l’édition anglophone, ou Tokyopop… AH NON OUPS). Bon, je deale avec. J’ai la chance de commencer des séries à succès, généralement.

- Si le Japon finit par interdire l’affichage des petites culottes dans les animes/manga, tu fais quoi ?
Rien. Au contraire, ça m’énerve. Les pantsu shots me gavent. J’ai l’impression d’être pris pour un crétin libidineux et ça me retourne qu’un bout de tissu puisse faire partie d’un cahier des charges. Ça me rappelle qu’il y a tout un paquet d’otakes « extrêmes », pour qui le genre opposé est un vague fantasme, et c’est un brin déprimant. J’aime bien le mystère, mais ce n’est pas la même chose que la suggestion. On peut tout à prendre des culottes dans la vie de tout les jours et les retirer à des personnes consentantes. Alors qu’est-ce qu’on attend? Peut être que le niveau globale de la fiction japoniaisante n’en serait qu’améliorer. De toute, c’est comme les virées au Kawaii Café : plus elles sont espacées, plus elles sont délicieuses.
Ne prenez pas ce proverbe neuneu pour argent comptant partout quand même.

- Le hentaï, univers dangereux ou fabuleux ?
Laissez moi dire OLOL mon bon monsieur Corti, le hentai c’est toi, c’est moi, c’est la vie, sans pr0n nous ne sommes plus rien. (Cf la réponse précédente, de toute évidence) le hentaï, terre de contrastes, vaste miasme de fétiches où le vanilla côtoie la hardcore. Sans le hentaï, nous sommes comme réduits de moitié. C’est ce qui me reliera à jamais dans le monde otaku. VIVE LE HENTAI.

Je sais que je suis sensé tagger des gens mais non car non.

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