Ahoy etc.

Un article par mois, c’est ma joie.

Salut, ça va ? Je suis pas mal occupé, ne rien avoir écrit ici depuis six semaines est une première, c’est assez symptomatique. Faut dire que l’actualité est un sacré bordel. Ça a tendance à se calmer – et à être éclipsé de force avec l’actu internationale – mais les cinq premières semaines de 2014 en France ressemblaient à un gloubiboulga conspirationniste, avec des gens qui défilent sans aucune conscience de quoi que ce soit, en disant des trucs du genre « le cumul des mandats m’a fait perdre mon boulot » ou « franc-maçons, démissions » – une espèce de rupture d’anévrisme générale, donc. Sur l’internet, on rigole bien avec les reptiliens et les illuminatis mais quand on voit que « le djendeur branleur de bébés » a failli devenir un truc, on se rend compte qu’on est pas les plus dingues du lot.

aaaaarrrrr bargle bargle

Et vous savez quelle intrigue de jeu repose sur cet esprit conspirationniste, au premier degré ? Assassin’s Creed. Depuis 2007, on a quasiment un volet par an sur cette grande saga bien trop feuilletonante pour son bien. Moi j’aime bien l’esprit feuilletonant et je la supporte depuis Brotherhood. Le 4, « Black Flag », a été annoncé alors que j’étais encore en train de jouer au 3. Une année pour monter un truc si vaste, soit le même lapse de temps qu’Amélie Nothomb met pour écrire un livre bof mais aussi le lapse de temps que les Thee Oh Sees ont pour sortir trois albums géniaux. C’est à la fois beaucoup de temps et peu de temps. C’est le temps accordé à une poignée d’individus à Montreal pour finir un open-world super grand. Faut pas s’étonner qu’ils soient remplis de bugs. (Enfin, non, il n’ont pas un an, mais ce planning stakhanoviste a toujours été impresionnant. Je doute fort que le 5 soit annoncé prochainement)

Bref. Revelations était le meilleur, III changeait un peu les choses mais était quand même bien chiant. Il fallait prescrire un peu de charisme à Connor pour le rendre intéressant et je le qualifiait de « bon mauvais jeu ». C’est marrant, parce que Black Flag c’est l’inverse : c’est un super jeu un peu foiré. Mon objectif du jour est de vous dire pourquoi et essayer de désamorcer cet amas de critiques « moui-pas-convaincu-c’est-six » car le jeu mérite  plus, à mon sens.

Bon, par contre, le scénario est un sacré bordel. On sent l’écriture par couches, les auteurs se dépatouillent sans jamais arriver nulle part et en écrivant un degré au dessus à chaque fois. Assassin’s Creed, c’est deux timelines – une du présent, où Desmond et son scooby-gang traversent le monde pour fuir les templiers mayas néo-colonialistes, et une timeline du passé où divers membres d’une confédération d’assassins franc-maçonniques quenellistes sautent partout, suivent des gens et font de moins en moins d’assassinats, c’est étrange. Dans le jeu précédent, on jouait avec Connor, mais aussi avec son papa Haytham dans une intro-tutorial qui durait deux ères glaciaires. Dans Black Flag, on se coltine Edward Kenway, père d’Haytham Kenway, etc. Pour une fois, on remonte un peu dans le passé mais ça ne se voit pas particulièrement puisqu’on change d’environnement. Cette fois, c’est Caraïbes, mer bleue et arbres touffus qui ont toujours le même pattern pour « être grimpés ». Je me comprends.

Edward Kenway est un pirate fringuant qui vogue sur les hautes mers et vole des trucs, parce que yo ho ho c’est ça la vie d’un putain de pirate. Une incroyable facilité de scénario le fait échouer sur un îlot paradasiaque avec un assassin. Il le fume pour une raison qui m’échappe encore, lui pique ses vêtements et prend donc son identité pour commencer une énième aventure complotiste qui finira dans une grotte mystérieuse où se trouve un mécanisme bizarrepunk qui prédit l’avenir, bref, les surprises ne sont pas folles folles. Il est intéressant de noter qu’on joue un assassin stagiaire qui maîtrise déjà toutes les techniques et qui a l’habituel réseau Réginesque – évidemment, Edward connaît déjà tout le gratin de la piraterie, Barbe-Noire, Rackam, James Kidd (OH MON DIEU C’EST UNE FILLE JE NE M’EN SERAIS JAMAIS RENDU COMPTE HAAAA) et va subir les habituels mécanismes rise and fall, rien de bien nouveau. Le jeu comporte son lot de cinématiques et de sous-intrigues dont on se fout pas mal MAIS certaines séquences réussissent encore à être émouvantes, bien mises en scène, il y a un truc à en tirer, une capacité que la série a toujours eu dans ses moments de bravoure. Enfin, quand elles ne se concluent pas par un Edward qui remet une capuche invisible.

 La timeline du présent est aussi intéressante, sinon plus, que les habituels « brins d’Animus revisités ». Souvenez vous, à la fin du trois, [gros spoiler qui a ravi des générations entières], on se demandait un peu à quelle sauce on allait être cuisinés. Du coup on fait (presque) table rase et on se téléporte chez Abstergo, qui est maintenant une société-écran de divertissement. En gros, vous êtes un John Doe qui commence une carrière « d’animuseur » pro pour une grande production. Le parallèle avec Ubisoft est plus que souligné et vous allez vous retrouver, malgré vous, au cœur d’une autre intrigue reptiliano-secrète. Elle ne progresse qu’à des points précis et je l’ai trouvé particulièrement fascinante, surtout dans son habituelle manière de nous envoyer des pages et des pages de textes à lire pour ceux qui veulent. Bien sûr, les deux intrigues se croisent dans une non-fin absolue qui permettra des dizaines d’autres Assassin’s Creed mais il y a assez de méta pour rendre le truc intéressant. J’ai sincèrement été impressionné par quelques idées.

Puis on se rend compte à la fin du jeu que toute cette intrigue sert surtout à faire la promotion d’Assassin’s Creed : Liberation.

Huh.

Enfin. Le premier contact avec le jeu peut s’avérer difficile : le menu sent la nouvelle génération. Elle sent un peu des pieds. Quand tu vois ces cases partout façon Windows Surface, toutes ces offres pour des DLC, des time savers, le petit bouton Uplay et autres appeaux à microtransactions, tu te dis quand même « merde, si c’est ça la Ps/One… » (oui d’ailleurs j’ai fait ma copie sur 360 et c’est toujours très beau malgré des textures souvent foireuses) – c’est une démarche qui, je l’espère, n’est pas révélatrice de ce qui nous attend dans un futur proche.
Je disais donc que ce jeu est une tentative ratée de faire quelque chose de vraiment très bien. Ce « très bien », c’est l’open-world et ses mécanismes. Le ratage, c’est la campagne solo. Comme d’hab, on peut progresser à sa guise, cette fois dans les Caraïbes tout de même. Les zones ne se libèrent pas au fur et à mesure mais on a aucun intérêt à aller plus vite que la musique parce que les futurs « niveaux » sont toujours gardés par des vaisseaux trop évolués pour vous – j’y reviendrais. Faut bien faire progresser l’intrigue, souvent avec des mission dont les introduction ne fascinent pas, et les exigences in-game ne valent pas mieux : 80 % de la campagne solo consiste à suivre quelqu’un. En marchant, en courant, en se planquant dans les buissons, en dansant la Carmagnole, etc. Edward Kenway, stalker de l’extrême. Ce sentiment est exacerbé par une IA aux fraises qui continue de vous considérer invisible si vous êtes dans des herbes hautes qui dépassent vos chevilles.

Vraiment. Le truc est d’une redondance dingue. Les 20 % restants sont des assassinats qui ponctuent la fin d’une séquence (vous savez, avec la cible qui n’arrête pas de parler avant de mourir etc etc) précédé d’une séquence souvent pénible à boucler. C’est la cata sur ce pan du jeu et il va falloir faire gaffe pour la suite, messieurs.

 MAIS. L’open-world est vraiment bon. Prenez ça comme un Wind Waker en moins lisse et en plus agressif. On récupère le Jackdaw, un fier rafiot qui bientôt se fera faire dessus les matelots du coin. On croise un navire, on lui tire dessus, on l’aborde, la première fois c’est extatique. Votre bateau se rapproche de l’autre, les marins s’activent, ton quartier-maître hurle n’importe quoi dans le genre « hissez les cacas d’oie », vous prenez de la hauteur et vous allez botter des culs, c’est sexy. Les ressources vous servent à accumuler de l’argent – qui a enfin de la valeur dans un Assassin’s Creed – et permettent d’améliorer le vaisseau, ce qui devient indispensable pour aborder plus gros que soit etc, le cercle vertueux. L’habituel mini-jeu de management permet, cette fois, de gagner plus de reales en envoyant sa flotte là et là. Same old shit, cette fois à gérer sur tablette pour ceux qui peuvent et qui en ont quelque chose à faire. Plein de petits éléments de gameplay : pécher la baleine, trouver des repaires secrets, glaner toujours plus de milliards de fragments d’Animus qui ne servent à rien et ne débloquent aucun succès, pourquoi, c’est maboulerie.
Y’en a qui valent le coup, notamment les chants à débloquer. Voguer et entendre tes hommes chanter les putes et le rhum est rigolo et rentre bien dans ce carcan arrrr ye olde ahoy meister hookers & adventure. Il y a de quoi faire entre deux missions chiantes et ça pallie avec cette éternelle imprécision totale du gameplay dans les sauts, les combats, parfois les deux. Pas simple de rester planqué quand Edward saute en plein dans ta cible au lieu d’aller se cacher dans les fourrés. Pas simple de faire un saut de 60 mètres alors que tu voulais juste grimper sur une branche plus haute.

Et Edward… disons qu’il a plus de personnalité que Connor et de sa monoexpression contrite mais ses motivation sont si floues, il rappelle un peu Niko Bellic. Moi vouloir argent et moi tuer tout le monde, aaaaarrrrr on ne vit qu’une fois. Sa backstory – il abandonne sa copine pour aller en mer – ne sert au final à rien et les connexions avec les autres Assassin’s tarde pas mal. Ça fait partie d’un ensemble scénaristique assez faible qui tend à prouver qu’histoire et gameplay ne s’équilibrent jamais bien dans cette saga. D’ailleurs, maintenant que le combat naval est devenu le pan central du gameplay, en quoi va consister le 5 ? J’aime bien ce sous-entendu sur le Flower Power. J’ai hâte d’incarner un hippie qui traîne avec Nixon, Carter et Reagan.

DONC. C’est pas mal. Plus passionnant que d’habite. Il est dommageable de devoir faire des concessions pour supporter un jeu en se disant que ça vaut le coup mais la série s’améliore un peu avec Black Flag. Faut juste abandonner l’idée d’une conclusion sur cette série. Bizarre de voir un tel plot twist à la fin du trois, comme si les cinq jeux précédents n’avaient servi à rien. Ubisoft, demerden sie sich, comme disait un de mes profs d’allemand.

P.S. : Oh et j’ai joué à une grosse moitié de Beyond et hahahahahahaha-
P.P.S : Inutile de vous présenter Twitch Plays Pokémon. C’est le truc le plus fascinant inventé depuis l’AGDQ.

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Folie à deux

Aujourd’hui, la rédaction de l’Usine à Problèmes, toujours plus soucieuse de toucher ses lecteurs avec ses sujets frais et concernants, a décidé d’évoquer quelque chose d’indispensable. La Syrie ? La Centrafrique ? Le tiers du territoire mondiale ou c’est un bordel sans nom ? Le couple présidentiel ? (Qui est devenu l’ex-couple le temps de finir ce brouillon ?) Pas du tout, j’aimerais vous parler de l’incroyable histoire de The Room, l’un des films les plus péraves qui soient.

Je ne saurais pas vous en faire un résumé précis ou une analyse divertisso-universitaire (comme pourrait le faire l’excellent Crossed, qui s’arrête bientôt) mais je vais au moins essayer de vous donner envie de vous pencher dessus. Ce machin est un objet fascinant, son histoire est fascinante – quoiqu’un peu triste – et comme toutes les bonnes histoires, son personnage principal est un alien complet. Alors, The Room, késsadire ? C’est le premier film qu’on a décidé de regarder en 2014. Nous étions relativement sobres, aucun gramme de bière dans l’organisme – un vrai tour de force pour nous – et je décide de concilier mes cercles d’amis en nous mettant devant ce long-métrage d’une heure trente, histoire de briser définitivement la glace.

The Room, c’est un film incroyablement mauvais. C’est probablement un cas d’école dans plusieurs formations de tout ce qu’il ne faut pas faire dans un film. Il faut le voir pour le croire et on pourra se demander « mais c’est pas du second degré ? » – hé bien non, pas du tout, il y a un pur premier degré derrière, ce qui le rend beaucoup plus charmant, un objet qu’on regarde avec des yeux condescendants mais incroyablement amusés. Le genre de film à avoir, dix ans plus tard, son culte local, un objet de projections nocturnes, comme le Rocky Horror Picture Show, un cult classic. Hé ouais, tout dans The Room est culte – et était voué à le devenir. Sans ce statut, il serait resté à vie comme ce cercle de films uniquement ancrés dans la culture ricaine, des films nichés comme Napoleon Dynamite, A Chrismas Story, Caddyshack etc etc. En plus, c’est pas comme s’il était sensé avoir un nombre international de copies, Los Angeles étant son lieu original – et unique – de sortie. Regardez comme sa pub est rassurante !

En revanche, ce film est devenu un poil plus accessible hors des USA après la review du Nostalgia Critic, c’était en juillet 2010, déjà. C’est une excellente vidéo mais, comme précisé en bout de course, il faut pas que ça vous empêche de mater le truc en entier (même s’il faut trouver un torrent du fond fond de l’internet… ou acheter le blu-ray !) – le lendemain, la review est supprimée, sur demande du réal qui a invoqué je ne sais quelle raison nébuleuse. Effet Streisand oblige, le machin devient deux fois plus fascinant. Bien sûr, ce n’est pas l’élément déclencheur de la hype aux US mais elle y a fortement contribué. On appelle ça le « Colbert Bump », là bas, quand un média très suivi fait sortir un élément de sa niche.

The Room, c’est Tommy Wiseau. Ce regard méga torve sur le panneau de tout à l’heure, c’est lui. Martien de San Francisco. Il ment sur son âge, dit avoir vingt ans de moins (et devient la deuxième personne après Mixbeat à faire un truc pareil) aurait des origines de la Nouvelle Orléans, renie à fond ses racines francophones, ne sait pas vraiment s’exprimer en anglais, se comporte comme le pire des awkards sociaux. Son histoire est impossible à sourcer, il aurait travaillé un temps à Strasbourg avant de s’installer outre-Atlantique. Physiquement, on dirait un mélange entre Tarzan et Moundir, le gus a un passé aussi mystérieux qu’une attitude de pervers narcissique. Mais Tommy Wiseau a une vision, un projet, il va adapter sa pièce en film – et réunir tout une équipe, pour monter l’un des plus fabuleux ratages de l’histoire du cinéma. On ne sait comment, il arrive à mettre six millions sur la table (pas un budget AAA mais une somme qu’on ne sort pas de nulle part) et va très laborieusement tourner son film, résultat final absolument pas à la hauteur du budget. Le monsieur a des réflexes improbables : tourner son film avec deux caméras différentes, dont une HD – caméra qu’il a achetée, truc que personne ne fait, les plus grands studios se contentent bien sûr de les louer.

Mark est très occuppé ok stp

Le résultat ressemble à ce que diffusait M6 après Culture Pub, il fut un temps. Wiseau écrit, réalise, produit, incarne le personnage principal, il est la moitié des crédits à lui tout seul. Dans The Room, c’est Johnny, un mec aussi nébuleux que l’original mais, à en croire ses proches, il est comparable à Jésus. Un type formidable, intègre, qui fait beaucoup d’argent dans un métier inconnu etc etc. Il est fiancé à Lisa, une nana mi femme mi harpie qui fait semblant de courtiser Johnny pendant qu’elle se tape le meilleur pote du premier, Mark, qui succombe à ses avances sans jamais comprendre ce qu’il se passe. Deux choses : ce transfert de personnalités dans le script est déjà super bizarre, et Lisa ne met pas vraiment en valeur le genre féminin – c’est une vraie connasse manipulatrice. Il y a même un petit sous-texte qui se libère sur sa personnalité quand on voit à quoi ressemble sa maman (avoir un cancer du sein c’est si peu de choses, ça fait presque sens dans le contexte) bref. La genders politics de Tommy Wiseau n’est pas simple à cerner quand on voit comme il traite ses acteurs et ses personnages.
Peu d’entre eux sont crédibles, d’ailleurs. Jamais introduits, aucun background, mention spéciale à Denny, l’ado un peu attardé qui « passait toujours par là ». Il y a même une scène ou deux persos sortent de nulle part pour avoir du « sexe pourri » chez Johnny et Lisa. Oui, alors, le « sexe pourri » est un truc récurrent de The Room, où J et L font des préliminaires de trois jours pour procéder à une pénétration par le nombril sur de la musique pérave, c’est très étrange, ça revient trois ou quatre fois au total avec d’autres personnages. Plein de choses ne font pas de sens dans ce truc, il manque des explications, c’est techniquement très risible et plan-plan, il y a plein d’éléments gratuits et inexpliqués, bref, seul un visionnage ou un commentaire linéaire lui feront honneur. Wiseau est, à lui tout seul, un objet de fascination. Sa diction et son anglais pourri, son surdoublage raté, son jeu d’acteur, le début de scénario qui cherche juste à nous prouver qu’il est mort pour nos péchés. Au milieu, une storyline de drogue et d’argent sale sort de nulle part et n’est jamais expliquée, c’est génial. Sur l’intégralité du mythe, cet article de Gentlegeek est aussi drôle qu’excellent.
D’ailleurs, c’est quoi, la fameuse « pièce » ? Je sais pas. Ça doit se passer entre les trois sets qui font tout le film – la pièce du salon où on discute de la psychopathologie de Lisa, la chambre du sexe pourri ou le toit – dont le décor est construit au lieu de, je sais pas, filmer sur un toit. Whateveurre ok.

Et c’est tout. Si Le Loup de Wall Street nous fourgue les trois mêmes scènes en boucle pendant trois heures, The Room vous sort littéralement les trois mêmes scènes en boucle. C’est absurde. C’est rempli de trucs absurdes. Il y a des cuillères encadrées, des gens qui jouent à la balle en costume sans aucune raison, un final ridicule (et christique, ce qui n’est pas une surprise à ce stade) et une kilotonnes de dialogues crétins. Cette vaste entreprise d’égo s’est transformée en un film si naze qu’il en devient sympa à regarder. Pour le plaisir des cuts pourris, des transitions improbables, des « stock shots » du Golden Gate pour bien comprendre qu’on est à San Francisco… Un tas d’anecdote sont disponibles sur Tv Tropes.

The+room+denny-1

« Je peux te rouler un patin ? »

Voilà, il FAUT regarder ce film. Pour les niveaux d’absurdité qu’il dégage. Toutes les répliques de Wiseau sont devenues mémétiques. Automatiquement, on se demande « pourquoi » ? Est le produit d’une quelconque mouvance sectaire aux financements occultes ? Un delirium tremens collectif ? C’est malheureusement la « vision » d’un gonze très capricieux que tout le monde a suivi et supporté, en sachant que le résultat final allait être une cata.

Une livre, écrit par Greg Sestero (l’incroyable Mark) raconte tout ça. Aucune idée de la qualité derrière mais sa page Tv Tropes – plein d’extraits sont sur ce Tumblr et le livre existe en Kindle – tease la chose comme il faut. On y apprend que Tommy Wiseau et Greg cultivent une amitié bizarre depuis toujours. Bizarre, car il y est confirmé que le Tommy est effectivement un connard aux habitudes lunaires et que le film est l’aboutissement d’un laborieux processus amateur. Ce gars n’a aucune expérience, ne sait pas comment faire un tournage, se comporte comme un connard avec tout le monde et est le seul mec foncièrement désagréable du lot. Il n’est d’ailleurs pas toujours tendre avec les fans et critiques et est sûrement le genre de gars à se programmer des google alerts sur son film. Bref, c’est l’œuvre de sa vie, ce n’est pas très flatteur pour cette dernière, mais on ne peut pas mourir sans avoir vu The Room. Une histoire déglingos et bien plus drôle que celle du violongay ou du dingue qui n’aime pas les récents RER à étages.

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Vieux et aigri

Avez vous passé une bonne première quinzaine de janvier ? J’aurais aimé me concentrer un peu plus sur mes échéances de fac – mais ça y est, il faut réviser l’actu tous les jours pour les concours. OH NON ATTENDEZ. C’était l’Awesome Games Done Quick. Un vrai petit évènement, comme le Mario Marathon mais en plus long, plus axé sur la performance et avec pleiiiiin de jeux différents. C’était d’un fun incroyable, ils ont récolté plus d’un million pour la recherche contre le cancer et ils sont toujours en after. J’aurais adoré en faire un pavasse et les rédactions numériques de quelques grands médias l’ont fait – le Fig et l’Express, par exemple. C’est chouette chouette chouette et tous les passages/jeux que vous avez manqué sont sur Twitch.

Non, aujourd’hui j’aimerais parler de trucs encore moins importants. Disons, le problème que j’ai avec les jeux Mario récents. Mario, sa moustache, sa salopette et son studio qui a vraiment très très peur de prendre des décisions trop radicales ou de faire quelque chose d’original. J’ai deux problèmes assez différents avec deux jeux, on commence avec celui où je suis de bonne foi pour finir sur un jugement assez personnel. Les illus viennent des Zero Punctuation respectifs, Yathzee et moi avons été clonés, je crois.

FUTILE DRAME PERSONNEL NUMÉRO 1 – PAPER MARIO STICKER STAR (2012)

L’idée que je me faisait du truc – Vous le savez peut-être, j’ai pris quelques pages pour le disséquer à tort et à travers, Paper Mario est un jeu absolument unique qui mérite d’être cryogénisé pour être ressorti dans 200 ans et faire l’objet de cultural studies du futur, dans une discipline qui s’appellerait « les jeux foutrement bons partout ». Le premier était une petite merveille sortie trop discrètement, il enterrait la N64 et ancrait définitivement les bases des deux sagas des RPGs Mario, sur consoles de salon et portables, amorcée par Super Mario RPG. Le deuxième, The Thousand Years Door, est mon jeu préféré. Il aura dix ans en novembre. Troisième numéro : Super Paper Mario, sur Wii, prévu sur Gamecube, il perd quelques morceaux d’histoire et de RPG pour tenter un truc un peu différent. Le gameplay se morcelle, il a tout de même pas mal de trucs pour lui. La 3DS a son propre Paper Mario de prévu mais il met du temps à sortir. Il sort avec un an de retard, pour Noël 2012. C’est sensé être un autre grand jeu de la saga, qui pourrait remettre l’esprit original du truc sur les rails. Un peu plus de scénario, garder cette gravité, cet humour, tout ça.

Il s’avère que c’est un déception incroyable. Je veux dire, un peu surréaliste, inconcevable, qui-ne-peut-être-conçue, et pourtant ! Ils l’ont fait. J’ai un mal fou à croire que c’est la même équipe, Intelligent System, derrière. Je vais juste lister les gros soucis du truc :
Le jeu n’a pas de scénario. Le jeu n’a volontairement pas de scénario. Les devs ont rapidement sondé un panel qui a sorti que c’était l’aspect du jeu qui leur importait le moins. D’une : quoi la baise ??! De deux : arrêtez de mettre n’importe quoi dans les questionnaire du club Nintendo pour avoir rapidement vos étoiles, vous créez littéralement des jeux de chie en faisant ça. C’est donc la fête des Stickers chez Mario (l’excitation est absolue) et le truc habituel arrive. Pas de persos secondaires (sinon votre sidekick Colette, qui n’a rien de mémorable, qui fait semblant de mourir devant le boss final pour être ressuscitée dans un ending qui n’en a visiblement rien à foutre) et il faut aller de mondes en mondes jusqu’au boss final. Aucune dramaturgie, pas d’ambiance un peu dark, épatante chez les précédents. Queud’. Bon.
Le gameplay est encore fragmenté par une fichue carte du monde. Partout, tout le temps, même dans Paper Mario, probablement bientôt dans Smash Bros, ils en sont capables. Gameplay morcellé donc, sans liant. Le système de combat est complètement bouleversé par ce système de stickers qu’on ramasse partout et qui constituent un « mouvement » à faire pendant un tour. Pas d’expérience donc, tous les combats ne sont qu’une perte de temps – le seul enjeux étant le pognon et on vous douche littéralement de pièces à la fin de chaque niveau. C’EST ABSURDE QUOI. En voulant le simplifier, ils l’ont rendu chiant au mieux, absurde au pire.

Absurde, justement. Le jeu est le machin le moins intuitif que j’ai fait depuis que j’ai réussi à monter ma première convention de stage. Je sais pas par où commencer.
- Dans tout le jeu, vous récoltez des « trucs », des objets qui permettent de résoudre des puzzles. C’est parfois évident, ça l’est parfois pas du tout. Chaque boss demande systématiquement d’avoir le bon « sticker rare ». Problème : si vous le dépensez pour rien, vous devez soit vous retaper tout le chemin dans un autre niveau pour le récupérer et retenter une fois autre part, soit acheter le-dit sticker, et il faudra trouver l’argent. Vous l’avez raté ? Vous pourrez toucher vos fesses pour savoir où il est planqué.

- Le jeu gère mal ses triggers, ne vous dit jamais ce qu’il faut faire et vous laisse en permanence sur le carreau. C’est super étrange pour Nintendo, dont les jeux sont carrés à l’extrême et dont l’invasion des tutoriaux est parfois irritante (et là je pense fort à Dream Team Bros)
- Le boss final est une sorte de best of du non-sens, il demande – encore une fois, littéralement – une liste de courses et une soluce pour avoir un début d’espoir d’être vaincu. Juste avant, il y a Kamek, une vraie petite saloperie qui demande beaucoup trop de chance pour que ce soit fun.
Après avoir fini le jeu, je n’ai toujours pas pigé le timing à avoir avec le marteau.

Donc voilà. L’hallucination. Les musiques sont super cools mais c’est un phénomène qui s’arrête subitement à mi-chemin. Quelqu’un a aspiré toute l’imagination et l’inventivité qui habitait les précédents avec une paille. Non, vraiment, l’histoire de ce jeu est dingue, ils se sont vraiment dit « Non attendez c’est trop bien il faut remédier à ça » en pre-release. Le simplifier l’a rendu un peu con. Forêt, désert, volcan et tout le toutim, c’est plus un hommage rétro à Mario 3 qu’autre chose, mais la franchise Mario est devenu un tapis roulant d’hommages rétro depuis des lustres ALORS HEIN KESKON ATTEND ? Vais-je trouver un hommage rétro à Mario 3 dans mon paquet de Dinausorus ?

FUTILE DRAME PERSONNEL NUMÉRO 2 – SUPER MARIO 3D WORLD (2013)

Ce qui était prévu. Je n’attendais rien de ce jeu. L’intégration du Miiverse semblait intéressante mais j’ai un mal fou à me fasciner pour les jeux traditionnels Mario hors Galaxy. Depuis… depuis ce que nous allons appeler La Grande Ère de Massification des Revivals Pas Originaux (2006-2013) qui culminait avec Mario 3D World, intelligemment nommé car le machin demandait de temps en temps à activer la 3D pour pouvoir résoudre au moins oh la la  deux énigmes dans tout le jeu. J’ai rarement vu un Mario avec si peu d’âme derrière – des bouts de niveaux sans grande intelligence qui se font en pilote automatique – et ça fait bien longtemps que j’étais gavé avec ces différents jeux de plate-forme ultra fragmentés. Damn, Mario Galaxy était comme ça, il avait quand même droit à son hub ! On y joue deux secondes à la PGW, pas grand chose ne change, puis les premières retombées critiques sont là. Elles sont excellentissimes, la presse est unanime, c’est le GOTY alternatif de tout le monde. #bizarre. Puis je commence à y croire, à voir les pubs flashys à la télé, à lire Edge – je cite – critiquer « le jeu le plus next-gen de l’année – bref la HYPE S’INTENSIFIE. Mes parents me demandent ce que je veux pour Noël.
Deux jours plus tard, je me sens comme un gamin trahi par une « cartouche de Noël » qu’il aurait grillé, parce que c’est plus ou moins le sentiment présent.

Il s’avère que j’ai du mal à être aussi enthousiaste sur le soft en général. C’est encore une histoire d’attentes contre la réalité, de jugement objectif contre un jugement subjectif. Avec un vrai media à note, je lui aura foutu huit sur dix, la mort dans l’âme. Pour schématiser le plus possible, je m’attendais à un jeu au level design de fou, au vrai « une grosse idée par niveau » et je me retrouve avec un « encore un jeu mario un peu lamba plus plus ». Ne pas comprendre l’ensemble de la presse internationale est un peu perturbant et du coup, j’ai l’impression d’être comme Dieudonné en plein délirium et prêt à conquérir Israël avec une épée en carton.

Bien sûr que c’est beau. C’est peut être le troisième jeu de la A-Team Nintendo à sortir en HD, alors comprenez, ça nous met encore des étoiles dans les yeux. Seulement voilà, ce n’est pas aussi excellent. Oui, le contenu est très dense (grosse replay value, multi amusant, un très gros tas de niveau et quatre mondes en bonus !) mais il y a cette petite voix dans ma tête qui, quand elle ne me dit pas de tuer des gens ou de dépenser des millions sur Amazon, répétè « es-tu bien sûr de t’amuser, là ? » en boucle. Et j’ai pas attendu le troisième monde pour être d’accord. Le power-up chat est rigolo et assez sassy mais ça pète un peu les collectibles qui demande certains persos avec certains bonus au bon moment pour tout faire. Donc refaire. Hé ouaiiiis Nintendo j’ai lu clair dans ton jeu. Je sais pas, c’est pas fantastiquement maniable, les persos sont un poil lent, tout se fait avec un bouton (encore moins simple avec les WiiMotes) et glider vers sa mort est quelque chose de trop frustrant pour moi – et vous le savez, la frustration et Mario, j’en connais un sacré rayon.
Mais ce « flash » n’est jamais vraiment venu. Forêt-désert-lave-boss etc etc. Les mêmes boss idiots. Un sur deux est bien, cela dit. Mais un sur quatre est une redite de ces un sur deux. C’est compliqué. Il y a bien Harmonie en costume fleur-de-feu, mais cette phrase sonne bizarrement fétichiste.

Alors oui c’est effectivement très next-gen puisqu’on peut taper sur la mablette pour ouvrir des portes, activer deux plateformes et utiliser le miiverse et les tampons qu’on débloque pour faire des dessins où les personnages se pètent dessus ou, quand on est un gars mature comme moi, disent des trucs comme « hashtag le patriarcat » ou « as-tu vu les belles quenouilles ». L’interactivité et le social media c’est bien, et ça nous aura donné un compte Twitter à l’humour très spécial où on voit des gamins poster des messages comme quoi leurs parents adoptif les battent ou quelque chose du genre. Si c’est le truc le plus remarquable que ça nous aura apporté, je sais pas. C’est « encore un autre ». Il n’apporte pas grand chose, c’est un tas de petites idées. Quel est le jeu que j’ai déjà cité deux fois ? Ouaip, Galaxy. C’était le dernier pallier du genre et ça remonte à 2007, quand même ! J’adore le genre de la plateforme mais big N continue juste de s’enfoncer dans ses propres fesses nostagiques et on m’a appris à faire le deuil des bonnes choses passées.

Voyez, deux futiles drames personnels en un an, c’est bien trop. Cela doit cesser. D’un coté, un jeu où ils n’ont avaient rien à foutre, dans l’autre, un truc dont je ne trouve plus le fun. C’est pas évident de se trouver vieux con quand, deux secondes plus tard, tu vas mater ton Kill La Kill hebdomadaire et sa dose de nichons bondissants. Et je n’ai plus de Pringles au Paprika. Haaaaa l’univers me hait. Mais Nintendo hait ses univers, je crois.

(Ps : LOLJAPON #4 sur Le Vent Se Lève et Miyazaki vendredi soir. Je sacrifie mon super chiasme en conclusion pour en faire la pub alors écoutez-le ! Ca va être bien !)

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2014

C’est loin d’être le premier post du genre. Pour d’autres awards, pour d’autres notes d’intention, voici les précédentes vignettes. Ai-je évolué depuis toutes ces années ? Sacrée bonne question.

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CCA

Salut, c’est Concombre. Ça va ? J’ai 23 ans, je suis toujours étudiant, journaliste super-débutant, je bloggue beaucoup, mais nettement moins depuis quatre mois. 2013 était une année intense. Pour tous, pour moi, pour l’actu, plus que jamais, un vrai flux à gérer. Dans toutes les pratiques culturelles, en high-tech, dans l’actu généraliste. Aaron Swarz, Anon, la Corée du Nord, les Google Glass, la Syrie, le mariage gay, les Shebabs, Hollande qui ne fait rien contre La Finance, son ennemie jurée, et le FN qui aura eu une pertinence médiatique record. CA FAIT PEUR ! Pour oublier ça, on picole entre amis au Kawaii Café. Beaucoup de bons albums à se mettre sous la dent aussi, peu de pop, quelques trucs qui bougent. Des découvertes, formidâââbleuh ou pas. Des innovations. Un petit écran qui fait du surplace, la TNT qui fascine, quelques bonnes séries. Un française ou deux parmi tout ça. Des expos. Quelques scènes. Des concerts inratables. Beaucoup de mèmes et de faits sociétaux. Beaucoup de bons films, consacrés à la culture de l’imaginaire et aux bonnes idées visuelles. Et bien sûr, prétendre maîtriser tout ça.

C’était un peu fou cette année. J’ai l’impression que toutes les impaires sont comme ça, avec une période de jachère pour alterner. A tous points de vue, des blockbusters, des AAA, encore une actu JV chargée. C’est fini, on arrête de parler de crowdfunding, de communication et de la chute du retail, le mal est consommé. Place à une nouvelle génération – qui pue un peu « l’esthétique Smartglass » et les microtransactions – A ce niveau là, on aura surtout cette poussée de la notion « d’indépendant » qui se divise en deux parties – le prétentieux infamant et les autres. Notion somme toute subjective qui dépend surtout du fandom et des joueurs, amha. Gone Home aura été le machin le plus polarisant de l’année, alors que Depression Quest – qui s’approche davantage du serious game – a échappé à ce genre de jugement. Personnellement, sorti du rythm game, je suis un peu perdu. Le rayon jeu s’est un peu plus fourni avec des magazines de qualité. Quelques AAA attendus depuis toujours, concentrés en mars, puis GTA V qui défonce tout. Mon cœur a été emporté par la saga Persona. Bref, une dernière généralité : UN FORT BON CRU. Et ouais, je mets toujours le jeu en avant, parce qu’un jour l’idée que c’est la forme de pratique de l’imaginaire la plus poussée qui soit s’imposera à tous. Peut être.

Regardez ! Le casting de Persona 3 et 4 pose pour vous souhaiter une bonne nouvelle année.

S’il ne fallait retenir qu’un univers en 2013, ce sera celui là. Un mélange entre des idées à la Stephen King, Digimon et un excellent RPG japonais. La traversée de Columbia était un autre fabuleux moment de l’année, il est vrai, mais il n’a pas ce petit cachet niché qui scelle le truc.
Je sors d’une année difficile, remplie de défis en tous genres, parfois relevés, parfois non. Je fais mon possible pour être rigoureux sur mes prochaines tentatives (toujours les fameux concours) et ça veut dire moins de gros textes ici. D’ici septembre, si tout va bien, j’ai mon – potentiel premier – Master en poche. Je vous souhaite le meilleur dans votre parcours. A vous d’avoir la volonté, le travail derrière, la chance adéquate pour saisir vos opportunités. Vous avez écouté le podcast Boudoir Gambetta ? Une carrière réussie semble s’équilibrer entre la moule que vous dégagez et votre capacité à l’exploiter. En ce qui me concerne, je me suis engagé pour maîtriser plusieurs domaines à fond : culture pop, histoire littéraire, actualité, puis la japanime un peu moins. Une vraie foutue course de fond. Peut être moins de JV cette année ? Allons, ne soyons pas fatalistes. C’est la fête pour vous, ça signifie surtout des articles plus courts.
Voilà, ce blog est proche de la mort clinique, et je vais continuer ce rythme fantastiquement sporadique pour encore quelques temps indéfinis avant de passer à autre chose. N’hésitez pas à commenter, vous êtes timides depuis la rentrée, je vous lis toujours avec joie. N’hésitez pas à continuer à lire tout simplement, ça me fait toujours plaisir. Herm, ça faisait un peu pervers narcissique comme formulation.
Je ne me perds pas dans des généralités, vous voyez le topo. « A toi de jouer ! », disait l’autre chevelu multicolore.

Comme l’année dernière, du coup :

Dix petits moments cultes de JV en 2013 (parfois avec un peu de retard) : 

- Ce moment dans Spec Ops : The Line où tu comprends que OUPS TU AS GRAVE MERDE.
- L’animation de Teddie qui tape du pied quand il est pas content dans Persona 4 Golden
- Le boss final de Pokémon X. Thématisée fée, bien sûr. Le line-up, l’ambiance, l’excellente musique.
Le seul et unique jump scare de Bioshock Infinite
-
Le niveau musical de Rayman Legends qui se révèle être une reprise mariachi de Eye Of The Tiger. Ultime.
- Ta meilleure copine d’Animal Crossing qui vient fêter ton anniversaire ! Et qui se barre quelques jours après ! Connasse !
- Ce monsieur de Papers, Please qui arrive à se gourer et présenter deux passeports différents. Bonjour, tu va parler aux gentils soldats !
- TREVOR EST UN HIPSTER. UN PROTO-HIPSTER. (GTA V)
- « La définition de la folie » et le regard de dingue de Vaas Montenegro (Far Cry 3)
- Être un demi-dieu à poil, faire des bonds de trois kilomètres d’immeubles en immeubles avec la marche de Radetsky en fond sonore (Saints Row 4)

ET DONC.

L’award « Niquez-Vous » de la sympathie langagière revient à « Chie », qui s’est soudainement substitué à « Merde ». Depuis quelques temps déjà, il est vrai, mais là ça c’est généralisé. D’où ça sort, déjà ? Nul ne le sait. Ça vient peut être de CPC. Saviez vous que Games And Wario y a reçu un 8/10 ? Hahaha ! Ce jeu de chie.

L’award Miss Usine 2013 revient à Naoto Shirogane, de Persona 4. Première dauphine : Nonon Jakuzure, de Kill La Kill. Mais voilà, un reverse trap, c’est imbattable.

L’award de l’awkwarderie sociale, décrétée grande cause nationale en 2013, est attribué à l’épisode 3 de WataMote, toujours dans nos cœurs. En manga, c’est deux fois plus douloureux.

L’award de l’imitation hilarante de l’accent canadien revient au « Câlisse c’était énorme s’braquage lô, on va s’rentrer et s’manger une bonne poutine« , toujours dans nos coeurs

L’award Laurence Haïm du meilleur compte parodique revient à @100000000e, qui est à mourir de rire et qui, mine de rien, a établit tout une petite grammaire de niche sur les internets et tout ce qui popularise les caps locke est automatiquement sympa.

L’award Haim du groupe chiant revient à Fauve, qui fait probablement des comptes parodiques à son sujet, bref, ils essayent vraiment très fort mais ça ne nous détourne pas que c’est un peu du fap tout ça

L’award Destination Finale revient à « Prendre un train en juillet 2013″

L’award SUUS de la chronique sympa non vraiment c’est sincère revient à Crossed. Avez vous déjà vu Crossed ? Karim Debbache, ce saint homme, parle des films issus ou thématisés sur le jeu vidéo. C’est intelligent, didactique, il y a des Gilles heureux dans le fond. Maintenant qu’Usul se barre, il va porter JVC un peu à lui tout seul.

L’award du meilleur mangeage de spaghettis en gros plan, bouche ouverte et air perdu est attribué à l’incroyable performance d’Adèle Exarchopoulos dans La Vie d’Adèle. Bon, ok, elle était seule dans sa catégorie, mais je suis vraiment surpris qu’un tumblr « mange comme Adèle » n’ai jamais vu le jour

L’award du hashtag patriarcat est attribué à ce moment dans Kill La Kill où on voit de l’underboob et du sideboob. Vous l’avez remarqué ? C’est très subtil, par moments, il faut ouvrir l’œil et le bon.

L’award du déficit d’attention est remis à l’anime Joshiraku, pour l’ensemble de son œuvre

L’award du petit moment rigolo de ciné revient à ce passage du Dernier Pub avant la Fin du Monde où nos cinq héros marchent en rythme sur Alabama Song. Une petite pépite toute simple dans un film sympa mais qui manque cruellement des fantaisies de Scott Pilgrim.

L’award du lieu commun chiant du jeu vidéo est attribué à « c’est le flic qui l’a fait ». Oui, ben, ça datait déjà d’Heavy Rain et ça rend tout un poil prévisible maintenant.

L’award du flanquage-d’un-bon-scénario-par-terre est attribué au stinger de Bioshock Infinite, si on en croit un bon paquet de joueurs. Un stinger qui a tué le jeu, tué Aaron Schwarz, provoqué la seconde guerre mondiale et enraye totalement cette conclusion et cette introduction de oufs guedins. Vraiment, ce stinger n’était peut être pas une bonne idée.

L’award de la run de petit malin de The Stanley Parable consiste à faire strictement l’inverse de tout ce qu’on vous demande. C’est le réflexe qu’on a tous, mais on oublie de sauter sur la passerelle en contrebas quand on monte sur la plate-forme mouvante. Tout le reste est du caviar. (Si ça pouvait dire quelque chose ce serait un poil mieux)

L’award du meilleur appuyage sur un bouton d’ascenseur - celui là, vous le voyez venir – revient à l’incroyable méthode Booker DeWitt, poing fermé, grand coup sur le coté. Bravo, votre virilité n’est plus à prouver.

L’award de la façon la plus maboule de clamser, offerte par l’animation mais surtout par DanganRonpa revient à « être transformé en beurre à cause d’une extrême force centrifuge et être mangé avec des pancakes »

L’award de la personnalité politique sympa, genre ça aurait pu être Christine Boutin mais respectons le running gag svp est attribué à Nadine Morano, toujours plus Nadine Moranesque sur les écrans et les réseaux sociaux. Je crois que c’est le cinquième voire sixième award que je lui remet. Elle va survivre à ce blog, quoi, merde.

L’award Willie Pete de l’info foireuse mais bon pff on va la pusher quand même revient à « Burger King ouvre à Saint Lazare » (2012-2013)

L’award du perso mal écrit revient à Lara Croft. Merde quoi, il ne manquait pas grand chose pour que Tomb Raider soit un très bon jeu, mais avec le mastodonte de Ken Levine juste à coté, ça fait un peu tâche.

L’award du Petit Malin revient à Yann Barthès dont l’émission commence un peu à montrer ses faiblesses. Soit c’est moi qui grandit, soit autre chose, mais la balance entre l’infotainment et le donnage de leçon systématique commence à un peu se voir. Il y a plein de bons moments mais noyés dans beaucoup de conneries et de whining sur le journalisme, ce qui les empêche d’avoir du temps pour… en faire, on a parfois l’impression qu’ils se la jouent sérieux toute une émission pour le quota. Cette incroyable condescendance envers le jeu vidéo et le high tech en général n’aide pas vraiment.

L’award under the radar du truc dont j’aurais vraiment dû vous parler revient sans soucis à Papers, Please. Comment rendre la bureaucratie fascinante ? Un vrai jeu qui aura contribué à populariser cette idée que non, l’indé n’est pas nécessairement prétentieux, qu’il peut y avoir des idées et des concepts de fou. C’est court mais intense et addictif.

chielapin

Hé non, c’est l’année du cheval ! Tu t’es encore plantée Chie !

L’award…
… de l’anime
WataMote*
… du manga L’Attaque des Titans
… du personnage Tomoko Kuroki
… de la série The Newsroom
… de l’épisode « Unintended Consequences (The Newsroom 2×04) »
… du single Some Nights
… du concert Phoenix, Rock En Seine
… de la convention JaPex
… du film Le Congrès
… du jeu vidéo Persona 4 Golden
… du site Reddit

* Vraiment pour ne pas mettre l’Attaque des Titans deux fois.

Et donc et donc et donc, une très bonne année à vous.

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2013 // Noisepunk

 » – Tu lis les commentaires ? Il faut pas lire les commentaires. Ça va te rendre dingue. »
 » – Haha ! Comme si tu le savais pas déjà. »
 » – C’est pour ça qu’on t’aime, je suppose. »

JANVIER

On s’était donc quittés sur les Mayas, l’Apocalypse et un « meuh ». En fait c’est tombé sur Game. Si, vous savez, la chaîne de jeux qui existait encore en France il y a un an. Donc voilà, Game Over. Opération tempête du désert et liquidation, j’en ai profité pour choper une Wii U à peu de frais. Encore impossible de dire aujourd’hui si c’est un bon investissement. On commence donc les festivités avec NintendoLand, ses minijeux rigolos et sa Monita anxiogène. Elle n’a toujours pas été annoncée en futur perso de Smash Bros.
Sinon y’a les /v/idyagaemawards, des récompenses crétines aux catégories rigolotes. Retour du running-gag en fin d’année.

ABRACADABRA

ABRACADABRA

Une nouvelle série HBO, un peu à la bourre, c’est The Newsroom, saison 1. Des journalistes pour une fois à la télé en fiction, pas de bol, ça parle pas toujours de journalisme. C’est pas toujours parfait, c’est plein de défauts, c’est rempli de bons dialogues qui sauvent le tout. C’est voué à s’améliorer avec le temps donc pas de panique, je conseille, c’est vraiment pas mal.

Sinon, ça y est, j’ai enfin un smartphone, et malgré mes tentatives répétées de ne pas être un macfag, c’est un Iphone. Enfin la joie de Twitter dans le métro et de vivre un peu avec son temps. C’est surtout l’occasion parfaite de jouer à une foultitude de petits jeux, du genre Rayman Jungle RunCut The Rope, Game Dev Story, ce petit machin rigolo et nécessaire – c’est un jeu de gestion facile donc c’est pour moi – mais aussi le fantastique Super Hexagon pour donner la gerbe aux gens. Running gag du début d’année : jouer à Curiosity et dégommer des cubes comme si c’était une peine d’intérêt général.
Running gag pour toujours : jouer à Coin Doser comme s’il n’y avait pas de lendemain.

Comme d’hab, l’heure de lancer notre grand épisode de « rencontrer-des-stars-à-travers-le-temps », Assassin’s Creed 3 a un début chiant comme la mort et s’améliore un peu après. Son postgame a les meilleures idées, les choses sont bien faites, rendez vous l’année prochaine pour les pirates. On annonce un prochain Pokémon et personne ne fait de vannes de genres, c’est bien. Pour une raison qui m’échappe, on parle beaucoup de Taylor Swift. Je crois que 2013 l’a un peu enterrée, y’avait de la concurrence. Je reçois mon corpus, mon mémoire progresse de 2%. Il neige. Beaucoup. Doug Walker abandonne son abandon et annonce que, finalement, il reprend les Nostalgia Critic pour une fréquence et des limites plus libres. Django est le premier gros film de l’année et il est un peu chiant, je suis désolé. Tant qu’on est à parler de ça, Little Inferno lance cette grande lignée des jeux indés de l’année dont il est impossible de savoir si l’intention derrière est prétentieuse ou pas. Celui là est juste un poil futile mais brûler des trucs est rigolo cinq minutes. Première tentative du Débarquement, le Saturday Night Live à la française. Canal essaie de vendre les DVD pour 20 balles.

FEVRIER

Un Colliourenq gagne Koh-Lanta. Un COLLIOURENQ. Et il reste VIVANT. C’est génial. J’ai un voisin qui fait de la perceuse tous les samedis matins, cinq minutes, ce petit manège continue encore aujourd’hui. Bref. Premier stage dans une grande rédaction qui cite Beaumarchais et qui a vu naître le futurisme. C’est court, intense, super enrichissant. Mon papier le plus vu – un diaporama sur la PS4 – fait des milliers de fois de plus de vues que ce post. Je devais faire cette remarque. Gourmand comme une nouvelle saison de Top Chef, avec son Florent qui transpire le souague. Il arrivera deuxième, c’est pas si mal. Conseil album : Tame Impala. Il est sorti il y a deux mois mais c’est un super mélange entre John Lennon et plein d’autres trucs.

L’apéro du captain reçoit le Saint-Graal : Corbier. Toujours en forme et sollicité par tout le monde. Dans des sphères bien plus importantes, le processus du mariage gay bat toujours son plein, ça bloque à l’assemblée nationale et on a droit au feuilleton nocturne le plus passionnant de l’année : #directan. C’est très pince-sans-rire mais super divertissant. Avant de se faire interrompre la séance, quelques jeux : Forza Horizon est fun fun fun avec son gameplay tout simple, son esprit et sa super playlist, si seulement toute la saga pouvait être comme ça ! Spec Ops : The Line est un peu l’inverse – pas drôle du tout, au gameplay pas terrible mais au sous-texte dingue. Y’a des moments uniques dans ce jeu. En gros, il vous demande sérieusement pourquoi vous allez le terminer. /r/rance est le subreddit du mois, parce que.

Tumblr rigolo : Les Bolosses des belles Lettres. C’est une succes-story marrante qui part d’une bonne idée, certains posts me tuent de rire en cours. Maintenant, Michel et Quentin ont une petite pige hebdomadaire sur Canal. Pour la saint-Valentin, je vous propose un post d’amour courtois sur… le fap material. Oui, bon.

Je me paye une carte UGC, et je garde toujours un super souvenir d’Hapiness Therapy. Très peu de temps après, Jennifer Lawrence se casse la gueule en gagnant un Oscar, vlan ! C’est à voir, avec un Bradley Cooper aussi génial. On annonce la PS4, avec plein de cheveux blancs, de polygones, un futur line-up pas fantastique. Hey, Hiromu Arakawa sort un nouveau manga en france ! C’est Silver Spoon, ça n’a plus rien de fantastique mais c’est assez touchant. Ça met du temps à démarrer, attention.

REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR TWITTER : les faux comptes. Damien Croze fait son grand début dans le Twitter-Game et fait des dialogues un peu surréalistes avec le CM d’Alloresto.
Et vous, qu’en pensez-vous ?

MARS

Le mois du rififi sur les îles désertes. Après une quasi année de dommages collatéraux et des décennies de teasing, Tomb Raider tombe enfin (mon premier test pro, youpi) c’est super beau mais tout aussi con et facile. Exactement comme un Uncharted, j’imagine, mais je ne sais pas si Nathan Drake pouvait mourir d’autant de manières différentes. Ça ne coïncide pas précisément mais c’est aussi la reprise des problématiques de sexisme, puis de féminisme dans le jeu puis l’Internet en général. Enfin, surtout sur Twitter, puis sur le net en général. On y réfléchit deux secondes, on essaye de déblayer devant chez soi et on dit « hashtag le patriarcat » tout le temps.

Far Cry 3, enfin. Fascinant, qui te mets vraiment dans la peau de quelqu’un, où tu deviens un mauvais cul puis tu profite de ta vie de mauvais cul. Y’a que la fin qui coince un peu, c’est dommage, mais 2012 était une vraie année de beaux gosses pour Ubisoft. Les Misérables au cinéma. Je le met dans ce post car la vision de Russel Crowe qui hurle « I am Javert » me fait encore marrer. Ouhlala, quelques petites actus high-tech. Le grand Kim regarde des trucs, le harlem shake nous a tous déjà bien gavés à mort, The Pirate Bay déménage toutes les deux semaines, Aaron Swartz devient un martyr pour Anon et on découvre le visage d’Edward Snowden. Ce genre de choses, entre deux actus hardware/annonces de pompes qui parlent.

Tomoko prépare déjà son entrée en fanfare dans l'année

Tomoko prépare déjà son entrée en fanfare plus tard dans l’année

OUPS, SIM CITY est dans les bacs. Il sort dans un incroyable bordel de connexions obligatoires, de terrains trop petits, de drm, bref on pige vite les conditions dans lesquelles ont été fait les premiers tests laudatifs. Polygon se fait remarquer en mettant, sur plusieurs mois, quatre foutues notes différentes. J’aime bien Polygon pourtant, on les voit s’activer en fond dans les 90′ quotidiennes de The Verge, c’est marrant.

REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR TWITTER : Les Vines. Six secondes pour faire une vidéo en un trait, la concision et la créativité sont de mise pour réussir. Ça pousse les Internautes à cultiver le goût du risque pour la vanne parfaitement exécutée. Maintenant on peut mettre les séquences dans l’ordre qu’on veut, c’est devenu casual. A ce stade dans mon brouillon, j’ai marqué « tartes au caca », donc je suppose que ça me faisait rire, merci Ikéa, merci pour tout. The Hour est diffusée sur Arte. Un petit mix subtil entre L.A. Noire et The Newsroom, avec Ben Whishaw (cris de fangirls) et Dominic West (cris d’Amo et moi) et c’est vraiment bien. Un jour, je materai la deuxième saison.

Maintenant, le rétro korner. D’un coté, Super Amazing Wagon Adventure, jeu bien drôle et bien con où on rejoue le destin manifeste et où on va beaucoup à droite pour la conquête de l’ouest. C’est un euro, allez-y sans hésitez, ça pourrait se justifier à cinq. De l’autre, Bit Trip Runner 2 (avec la voix de Charles Martinet), sympa, pas trop dur, assez planant, exactement ce qu’on attend de lui même s’il lui arrive de confondre un peu son joueur. N’oubliez pas l’intégrale sur 3DS. Une nana à gros nichons dit « non mais allô quoi » avec un ton spécial et hop ça devient le meme forcé de l’année, le truc c’est qu’il devient national et ça devient un peu usant. Au moins, on oublie le harlem shake. Pour nous consoler, je vous propose de vous replonger sur mon hommage à Bernardo, le meilleur d’entre nous. Ohlala il neige encore. Mais vraiment. Je me suis retrouvé coincé sans TEC à 30 minutes à pieds de chez moi, je suis devenu un bonhomme de neige. Spoiler : c’est froid. Cloud Atlas au cinéma, avec Ben Wishaw (*cris de fangirls*) à voir svp, avec plein d’imageries différentes.

Le film où l'on apprend en fait que Soylent Green est fait des AKB48

Le film où l’on apprend en fait que Soylent Green est fait des AKB48

Déjà le Salon du Livre. Déjà la fin de Docteur House et wow, c’était vraiment pas fantastique. Quelque part je sais plus où, un tournage de Koh-Lanta commence pas bien et la sentence devient vraiment super irrévocable. C’est pas une histoire qui va aller en s’arrangeant, et ce post devient un peu malaisant.
Dehors, ça manifeste sévère et ça LACHE RINE. Fin d’une époque, fin des DLC sur Rock Band avec American Pie, snif snif, je me console en écoutant le premier album de Woodkid. Didon, le mariage gay est adopté aussi, c’est pas rien.

AVRIL

Premier avril, top 5 des ratages des passages télé d’Alvin Stick, héros, joueur PC de l’année, membre Gold de The Silk Road.
« Ramenez la fille et on effacera la dette », etc. Plein de joueurs à travers le monde s’exécutent et comprennent que Booker DeWitt n’est pas un papa exemplaire. Et voilà, il sort enfin, Bioshock Infinite est vraiment bien bien bien bien bien. Sa séquence d’intro et sa conclusion sont impeccables, même si pour beaucoup, le stinger vient tout foutre par terre. Dans le doute, ne le matez pas, un générique de vingt minutes est là pour faire pare-feu. Fantastique voyage à Columbia et c’est tout ce qui compte, le mode 1991 est une tuerie. Game Of Thrones reprend enfin. Le premier épisode bat des records de téléchargement illégal et les exécutifs d’HBO se disent flattés. Dans deux mois, on va tous souffrir comme des bêtes. Je suis fasciné par le meme du knife game song, qui consiste à faire une petite chanson en risquant ses doigts. Tapez ça sur Youtube au lieu d’essayer en vrai. Bref, nous sommes tous de très mauvais humeur, ces débats sur le sexisme rendent les gens fous, ce même débat est souvent ravivé par des petits malins – qui ont parfois un auditoire sur papier – il y a des affiches des Croodz dans le métro pour une éternité (et elles étaient si laides, souvenez-vous) bref l’hiver est éternel et c’est fatiguant.

Encore une saison de The Office US. C’est toujours aussi drôle et ça le devient encore un peu plus avec James Spader et sa tête de dingue – je parle bien de la huitième saison. Plus qu’une et c’est fini. Deux parisiens restent éveillés toute la nuit pour rester chanceux. Ça sonne comme un fait divers du gorafi mais c’est le nouveau tube de Daft Punk qu’on entend tout le temps, partout. Mais vraiment tout le temps. En bien choisissant tes médias, tu peux l’entendre toute la journée, et les 15 mêmes secondes parce qu’on parle encore de leaks et de fakes. La fatigue s’intensifie. De toute manière, médiatiquement, c’est un mois super fatiguant – les concours chiants de journalisme sont imminents et il faut bien réviser en ayant le nez collé sur l’actu. Manif contre. Manif pour. Les contre sont pas polis dans le métro. Frigide Barjot partout, tout le temps. Ça continue de rine lacher. Christine Boutin all the way. Bataille des chiffre et autres marroniers à la con. Vraiment, pas simple tout ça. Pendant ce temps, Bakuman saute le requin et intègre un méchant à son histoire. C’est assez bizarre, méta et éphémère pour être signalé. Ah ! Tant qu’on parle d’animation, c’est la sortie définitive de l’AMV HELL 6. Un poil plus constant que sa « version argent » mais le fait que la musique « traditionnelle » devienne noyée dans un amas de sound clips et de skits d’une minute m’enchante pas des masses mais hé, c’est que mon avis.

Hey, déjà un nouvel album de Phoenix. Il est beau, sans bon le yaourt à la pêche et s’appelle Bankrupt!. Il est plein de mélodies archi synthétiques, chewingumesques, The Real Thing et Trying To Be Cool sont des tueries, bref, je crois que je comprends cette pochette, dans un sens. Quelque part dans l’ouest de la France, un grand hangar abrite le Stunfest. Il faudra vraiment que j’y aille un jour, mater des combats commentés sur une chaise longue doit être une expérience à part, et il faudra tenter de briller sur Smash Bros ou Pokémon Puzzle League. Ou Catherine, qui sait.

MAI

Un magazine de petits malins nommé Canard PC fait un dossier sur le masochisme dans le JV. C’est bien compréhensible après un gimmick aussi appuyé dans l’industrie circa 2012, et on y parle de roms de Mario hackées et de « Masocore« . La référence est confirmée par son auteur. High-five mental !
REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR TWITTER : Le Widetext. On parle avec des lettres qui prennent beaucoup de place et ça nous donne un air satanique. Les normalfags essayent d’imiter la chose en espaçant simplement des capitales maiiiiis ça ne marche pas. Bref, voilà, pour des raisons incompréhensibles, ça continue de nous faire rire. Indochine sort un album, sort un single sympa en la personne de College Boy, réalisé par Xavier Dolan (pls) et OH LA LA SCANDALE ILS CRUCIFIENT UN GOSSE. Le clip est supprimé de Youtube pendant deux bons jours. Je crois qu’ils ont jamais maté de Gaspar Noé.

Les censeurs de Youtube devraient plutôt mater It’s a hard life, le webcomic sur Pokémon qui prend le nuzzlocke au premier degré. En gros, les Pokémon y meurent pour de bon et personne ne sait pourquoi ils se battent quand même. C’est frais. Larmes viriles.

Quartier libre, troisième. Celui là est plus lent à démarrer. Je commence par une repompe d’un vieux concept, on s’entre-photographie nos écrans, l’hilarité est générale. Chacun ira de son petit bout de culture mais je dois avoué que j’ai été fasciné par le post d’Amo sur les méfaits des capotes parfumées. Le fait d’y avoir inséré plein de gifs de Joshiraku m’a… fait commencer Joshiraku. Diantre, cet anime est inclassable. Trop rapide à suivre, absolument impossible à adapter, son humour très pince-sans-rire est absolument délicieux, si on vire ces « phases en villes » qui font un peu retomber la sauce. Bref, c’est très très spécial et non, les amies ne se frottent pas les tétons entre elles, triste morale de cette histoire.

RÉVOLUTION DE L’HUMOUR SUR L’INTERNET : Ryan Gosling ne veut pas manger ses céréales. C’est pas bien Ryan. On pouvait également le voir sur Gangster Squad, où il parle plus que dans ses autres films réunis et multipliés par dix – avec un ton un peu débile absolument délicieux – ou dans The Place Beyond The Pines, mais deux heures de film lui survivent alors c’est pas cool. Bientôt, ce sera dans Only God Forgives, grand wazzuf d’une heure trente, sa courte durée ne l’as pas empêché d’être le film contre qui je me suis le plus retenu de dormir de l’année. C’est pas le manga Kids On The Slope qui va redresser la barre, on va sagement attendre de mater l’animé plutôt. C’est le bordel intégral à Marseille, la bouche de l’Enfer s’y ouvre. Encore un running gag très étrange de l’actualité. Mon ancien boss part fonder l’Opinion. Moi, moins ambitieux, fonde enfin un vrai Tumblr.
Lol, FAUVE.

Dernier bras de fer annuel entre l’Epitanime et l’Eurovision. Je ne me souviens plus beaucoup des deux. Qui était l’invité spécial ? Gen Urobushi. Les assos pas super satisfaites, la cave glauques, plein de choses sympas cependant. Un mauvais temps qui avorte tout reportage, beuh. Des gens ne dorment pas assez et fondent un culte étrange autour de l’alpagua. Ok. Grand bien leur fasse. Sinon, trois mois après la concurrence, Microsoft boucle la next-gen avec son X-Box Reveal. Ils se débarrassent de tout le bullshit pour l’E3 – réseaux sociaux, Netflix et Kinect, c’est fait, c’est expédié. La suite plus tard. J’en ai jamais parlé sur ce blog mais je jouais aussi à Sleeping Dogs. Ce jeu était désespérément moyen. Entre pas mal et moyen, mais quand même vraiment moyen.

JUIN

Nolife a six ans et les fête avec les formes en faisant son premier direct. Je sors 279è du quiz, ce qui est bien mais pas top. Encore une fois, mon amour des chiffres devait absolument vous sortir cette information.
REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR TWITTER : On se traite tous de fdps. Ca devient presque une ponctuation. Salut fdp comment ça va fdp hashtag le patriarcat fdp. L’élite de l’Internet, rappelons-le.

Enfin, EN-FIN, les Queens Of The Stone Age sortent un nouvel album, …Like Clockwork. Il est pas mal mais il manque cruellement de la dinguerie d’Era Vulgaris, si séduisante. C’est très carré mais un poil trop premier degré globalement, c’est dommage. Ça reste les QOSTA quoi. Voilà, le monde se prend les noces pourpres dans la gueule. C’était canonique depuis presque quinze ans et on le découvre quand même en vidéo en mangeant nos dents. Je me souviens parfaitement de cette séquence, de cette impression que quelque chose va bien foirer. Ils ferment les portes et il faut subir le reste. Dernier Level 27 le podcast gike ouuuuh, huez, l’internet, huez, c’est nul, ouuuuuh. C’est pas grave, on va rebondir.
C’est l’E3. Plein d’annonces de jeux, le premier à être concret sur la next-gen, Microsoft doit annuler sa politique sur les DRM. En tout cas, faire un peu semblant. Pas mal de trucs intéressants quand même, Final Fantasy XV, The Phantom Pain, un Mario Kart, un Smash Bros etc etc etc vivement tout ça. RÉVOLUTION DE MON HUMOUR SUR TWITTER : J’entoure les truc que je conchie de croix gammées. Personne ne s’est plaint donc je crois que ça passe.

En parlant de jeux, clin d’œil à Thomas Was Alone, mon petit jeu indé le plus chiant et vain de l’année. J’ai pas encore joué à Gone Home, donc mon award d’indie de chie est pour toi. Merci salut. Même pas foutu de tourner correctement sur mon Macbook avec ça. De l’autre coté du spectre, la folle histoire de Shep Shepard continue avec Mass Effect 2. Tellement mieux, malgré ses incroyables bugs de cinématiques, de textures et de collision. Miranda incarne l’uncanny valley.
Les habituels anniversaires du blog tombent en même temps : 5 ans de blog, déjà, putain. Je demande à mon entourage ce qu’il a appris pendant ce laps de temps. C’est aussi le 600è post : on fait un Let’s Play d’Amnesia qui non, ne fait pas peur. Je suis catégorique. J’ai vu le Viet-Nam. J’ai vu Kane & Lynch 2. Plus rien ne me fait peur.
Internet fait du gonzo en mode Enquête Exclusive : on se penche un peu sur le cas de certains Youtubeurs. Qui sont-ils, quels sont leurs réseaux, comment font-il pour gagner cinq fois plus sans passer par les neufs ans d’études que vont se taper votre serviteur ? Encore un dossier intéressant made in CPC, appuyé par la collaboration étroite d’@SI.
C’est reparti pour Respawn Live ! Salut, voilà mon air coquin avec Gautoz. On papote en direct de l’E3 et on passe tous un super après midi. Après la pause-dîner, il faut faire l’event des 6 ans de Synopslive, super réseau qui accueille toutes ces émissions. Avec Amo, on fait une chronique rigolote (et un peu longue, pardon) qui va rapidement devenir une idée à pousser. Une grosse annonce y est faite, rendez-vous en septembre.

On commence à en avoir marre de ces vils mécréants qui disent digital au lieu de numérique. Twitter gronde, Twitter grogne, mais pas avec les doigts svp fdp, ça ne veut rien dire. Soudainement sur 3DS (oui, cette console existe toujours et ça se passe même très bien pour elle) un lapin blanc un peu attention whore apparaît et veut absolument nous fourguer quatre autres jeux Streetpass. La drogue.
Encore un Mario Marathon aux États-Unis, le concept y est toujours aussi bien mais ils récoltent moins d’argent, pour la première fois.
RÉVOLUTIONDE L’HUMOUR SUR TWITTER : Le smiley ( ͡° ͜ʖ ͡°). Il vous regarde dormir.


C’est parti pour la ruée vers l’or de la 3DS : Animal Crossing : New Leaf est enfin dans nos crèmeries. La drooooogue. J’ai dû y passer dans les 120 heures de jeu et j’ai toujours pas remboursée l’intégralité de ma maison. Les médias, eux, jouent au Whooper Game. En quoi ça consiste ? Annoncer l’arrivée de Burger King en France en ayant des sources pourries. Ça rate à chaque fois, c’est génial.
Début d’une excellente saison d’anime. Les fangirls crient : Free ! est un anime qui abandonne enfin le moe aux lolis pour le mettre dans un club de piscine masculin – mais sans tétons s’il vous plaît. De ce que j’en ai vu, c’est carrément pas mal et ça ne se prend pas trop au sérieux, c’est donc très BIEN.

 JUILLET

Man Of Steel est le film le plus chiant de l’année en ce qui me concerne. Il dure trois siècles. Je l’ai vu juste après les Stagiaires, un film où les gens n’arrêtent pas de parler. Si on mixe ces deux trucs, on obtient Le Loup de Wall Street en toute fin d’année. Arghiargh.
Un mec ouvre un tumblr pour faire semblant d’être condamné par la maladie, ça se repère à des kilomètres et personne n’a rien compris sur le pourquoi du comment. C’est pas super respectueux pour les vrais malades.

C’est le retour de l’otakuiz, où mon comparse Yllwngg et moi même vous rédigeons des questions de bon flic et de mauvais flic, toujours dans le bon goût et la sophistication. Japan Expo. 4 jours complets, en 2014, il y en aura un de plus. Plein de boulot à faire, rencontrer des producteurs – celui de Paella Magique, ceux d’Aniplex, on a fait une super interview avec Fabien Vautrin sur la traduction et l’adaptation dans l’industrie du mangasse. Des miracles s’y produisent : Katawa Shoujo sort en édition physique, avec quelques goodies honnête et une traduction qui l’est tout autant (sauf la route de Rin, quelqu’un était fatigué, je crois). C’est la folie du streetpass, c’est la dernière édition du Comicon avant quelques temps, c’est la débauche.

The Walking Dead : 400 Days. Pas mal mais on sait toujours pas si ça aura une incidence dans la deuxième saison. Aujourd’hui, on sait toujours pas comment ça pourrait articuler les deux. Je comprends enfin que ce personnage que je retrouve souvent sur les imageboards s’appelle Tomoko Kuroki, que son univers s’appelle WataMote et qu’un anime est imminent. Je commence à lire le manga : malaise malaisant is malaisant, et encore, je ne suis pas totalement soumis aux « hontes au second degré ». Il n’empêche que c’est particulier, pas vraiment drôle, j’aime bien le style et le personnage par masochisme. C’est parti pour l’adaptation en anime : c’est beaucoup plus drôle, plus second degré, c’est rempli de moments cultes et les génériques sont supers. C’est parti pour notre running-gag de l’été et répéter « fellapuccino ?! » pendant trois mois.

Alors, que vaut le Pixar nouveau ? C’est dérivé de Monstres et Compagnie, ça peut être que bien. Enfin… mouais. C’était peut être un peu superflu. Non, mon vrai kif de l’année – et dans l’animation, de surcroît – c’est Le Congrès. Je vous recommande fort ce film, à l’aveugle. Je ne connaissait pas trop le visage de Robin Wright, j’ai, à ce jour, toujours loupé la première saison de House Of Cards, la première série made in Netflix.

Le saviez vous ? Games and Wario est une déception. C’est un poil plus que ça même, sa durée de vie d’une demi heure, son prix et son je-m’en-fout-isme ambiant ne l’aident pas beaucoup. De temps en temps, on pourra sortir le mode Pictionnary. Retour de The Newsroom, pour une deuxième saison vachement mieux foutue, sans les défauts de la première. C’est fantastique, mais… le dernier épisode pourrait montrer que c’était en fait un accident. More as the story devellops. C’est l’EVO, aussi, tiens. La finale de Smash Bros se fait avec un Fox, sans objets, sur Destination Finale. Le fun se meurt lentement.
REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR INTERNET : Eddy Malou congolexicomatise les lois du marché.

On s’envole pour Marrakech. Les gens veulent à tout prix nous donner des érections. On voit mille trucs sympas. On en profite pour commencer DanganRonpa, le survival game super-duper UPUPUPUPU. Au début j’avais quelques craintes, à la fin j’avais PLEIN de craintes, mais tout ce qui était au milieu était fort moelleux. Gênant : Soul Eater Not ! est plus grave que le canon original. Bientôt l’anime ! Highjacking est un film original et un peu claustro.

Ça sent le cramé

Pendant ce temps sur Youtube : « Morsay et Alain Soral partent à la chasse aux illuminatis ». Bon. Avant de repartir en vacances, un bon gros batch de jeux sur 3DS, qui n’a servi à rien la première moitié de l’année. Mario et Luigi, Luigi’s Mansion 2, Fire Emblem, bientôt d’autres à venir.

AOUT

Fez II fait « prout », Phil Fish en a vraiment trop marre des connards de l’Internet. Bon, si le 1 pouvait ne pas systématiquement corrompre ses sauvegardes, tout serait plus simple. Comme chaque année, on part se relaxant dans notre fief sudiste.
Habemus Doctor ! Peter Capaldi sera le prochain Docteur. Je crois que les fans de Doctor Who ont marre de ce qu’ils ont devant les yeux depuis circa deux ans.

Nous sommes le 6 Aout 2013. Je pique la PS Vita de ma cops et je lance Persona 4 Golden. Il faut beaucoup de temps pour que le gameplay commence – quatre ou cinq heures, de mémoire – mais l’intégralité du truc est formidable. L’histoire est bien, les thèmes abordés sont biens, les personnages sont biens, les musiques sont super bien, ça dure plus de 70 heures, il y a quinze fins différentes, tout l’univers et la saga sont séduisants, bref, fantastique coup de cœur de l’été et de l’année.
Notre télé est bloquée sur NRJ 12. Pendant trois semaines, c’est une torture, sauf le dimanche matin où il y a American Dad.

Abordons quelques trucs complètement cons. Robin Thicke, pour commencer. L’instru est bien mais les paroles n’étaient peut être pas nécessaires. Que vient foutre Pharell dans cette galère ? Oh, sinon, c’est le retour des boîtes de 20 nuggets et c’était totalement important.
Beaucoup de bromances, de reverses-traps et d’ours dans les fictions de cet été. Je mate notamment Kids On The Slope, cette fois en anime, c’est évidemment beaucoup mieux. Le pouvoir du jazz !

On prépare de quoi valider l’année un peu à la bourre, et il y a quelques bons jeux à la rentrée. Notamment Pikmin 3, qui commence un peu à justifier l’achat d’une Wii U. C’est vraiment beau, un peu court, fun comme autrefois, avec un fin qui, elle aussi, proute un peu. Sinon, Saints Row 4. C’est un peu moche. Il y a une bonne BO, c’est drôle de temps en temps, bon, peut mieux faire. Enfin, je n’ai pas aimé Hotline Miami. Un peu trop répétitif, pas assez consistant pour le fond. C’est mon avis.

Wok en Seine ! Toper Thomas Mars pendant Phoenix, Franz Ferdinand, Kendrick Lamar, Wwaves, Nine Inch Nails et plein d’autres trucs ‘achement bien. Avant la rentrée, il faut absolument essayer Papers, Please, un jeu indé fantastique et addictif qui réussit à rendre le travail de bureau passionnant. Essayez-le, c’est un must-have. Miley Cyrus danse le twerk, sur de la musique pop. Encore une fois, un mystère sur mon brouillon. Kick Ass 2 c’est un peu de la chie, quand même. Certains plans ne sont pas possibles.
Le monde se passionne pour Cookie Clicker, un jeu sur navigateur qui demande de…. cliquer.

 Meilleure nouvelle de la rentrée : Breaking Bad est sur le point de se terminer. Ça ne se termine pas très bien.

SEPTEMBRE

On vous avait parlé d’une annonce ? C’est Radio Kawa, une nouvelle entité généraliste qui vient s’articuler entre 01 et Synopslive, de manière indépendant. On y trouve Morceaux Choisis, Toile Secrète, Les Planètes, Ta Gueule… autant de domaines explorés avec talent. On ne peut pas laisser passer l’occase de faire notre propre show. Qu’est-ce que le netorare ? Pourquoi ? Comment ? Je me suis posé ces épineuses questions quelque part par là.

Le Dernier Pub Avant La Fin Du Monde, malgré un titre qui a failli nous donner des sueurs, est super cool. C’est original, c’est le nouveau Edgar Wright et ça conclut la « trilogie Cornetto ». Quelque part en Ile de France, un dingue se bat contre un type de RER bien précis. On a pas de nouvelles du Violongay, c’est peut être sa nouvelle incarnation.
Je découvre enfin Crossed, la super chronique transmédia de Karim Débbache. Intelligence et finesse sont les mamelles d’une vidéo réussie. Twiiiiist ! Faut pas r’garder. Premier numéro de Lui, hashtag le patriarcat.

Rayman Legends sort enfin, après neuf mois de retard. C’est une tuerie, à tous les niveaux. Injustice : il est pas simple d’apprécier le jeu à sa juste valeur quand on le compare à Origins, l’effet « de surprise » n’est plus là. Le jeu est tout de même fantastique, faut pas charrier, mais voilà, il se gadine comme jamais. Je me prends Diablo III sur consoles. Je dois y rejouer quatre fois pour les succès. Je m’exécute en maugréant, heureusement, il est super facile.

Y’a un petit jeu qui sort, il s’appelle GTA V, je sais pas si ça vous dit quelque chose ? C’est grand. Plein de détails partout. Des bonnes radios, un univers chouette, TREVOR. QUI TUE JOHNNY KLEBITZ COMME SI ON S’EN FOUTAIT. Bref. Ca me rappelle l’existence des Thee Oh Sees, un peu mon groupe de l’année. Plein plein plein de trucs à écouter. Le Japon est sélectionné pour les JO de 2020, nous sommes impatients. Et donc, Katawa Shoujo en fraçais okay okay fdp. Nouvel album de MGMT, astucieusement nommée MGMT. Les Arctics Monkeys rejoignent cette débauche de lettres avec AM. Le deuxième est bien meilleur, le premier est inaudible. Dexter se termine dans l’indifférence générale. La fin n’est pas bonne.

Nous disions donc : début du podcast LOLJAPON, animé par votre serviteur et sa moitié. Masculine. Vous voyez ce que je veux dire. On s’achète du matos, on fait un pilote et hop, c’est parti pour une heure, une fois par mois. On essaiera peut être de faire un direct d’ici la fin de la saison. On cogite, quoi. Le seuil de tolérance me fait mater de sacrées merdes, dont Strike Witches, que je supporte un épisode. L’application Line existe dans nos cœurs pour une après-midi. Une nouvelle saison de Masterchef au casting pas top commence, et on entend du papaoutai jusqu’à plus soif. Bref, Stromae c’est bien, bien produit, mais si j’entends Formidable encore une fois je fais un massacre.

OCTOBRE

Et donc, GTA Online, c’est pas mal, ça ne marche pas du tout, c’est l’Apocalypse des textures, il faudra y revenir un jour voir comment tout ça s’est amélioré. En fait, ce qui me fait peur, c’est le facteur humain, surtout pour un jeu comme GTA. PAUSE ÉMOTION : Beyond, Two Souls est le premier jeu leaké sur Youtube, qu’on peut finir sans toucher la manette. J’exagère, évidemment, mais c’est pas bien parti. J’aime bien le Cage quand même, je m’y occuperais un jour.

 Je suis Team Froakie à donf, sortie de Pokémon X/Y. Un poil décevant malgré le tout nouveau « moteur graphique ». La team Flare est teubée comme jamais, les musiques sont excellentes, c’est une sorte de best-of de tout ce qu’à fait Pokémon jusqu’ici. 36 15 Usul continue de rivaliser d’intelligence avec son « Calisse c’était énôrme s’braquage lô ». La chronique va s’arrêter au sommet de sa gloire en tout début 2014.

REVOLUTION DE L’ANIMATION : Démarrage de HYPE LA HYPE, le nouvel anime de la Gainax qui est en fait de Trigger. Euh, je veux dire, de KILL LA KILL. On devinait la qualité du truc dès le premier teaser. C’est complètement outrancier, le malaise de la « mise de l’uniforme » est palpable, on sent que les animateurs font les petits cons. Attention, je sais pas si ça s’est vu, mais il nous jettent des seins et d’autres trucs à la figure de temps en temps. On est actuellement à mi-chemin, voir où ça se termine. Oui, pour le coup, on peut dire que ca a la structure d’un jeu vidéo.

Toujours dans les Philippines, Survivor fait un truc bizarre : mettre des gens contre leur famille et moitiés. Ca marche assez bien et ça couronne un petit malin qui réclamait le titre depuis longtemps. La Vie d’Adèle, chapitre 1 et 2 : des gros plans, des spaghettis, Exarchopoulos qui fait « euuuuuh » avec la bouche pendant trois heures, des claques sur les fesses et des « petite salope » en rafale, je sais paaaaaaas. Youpi, deuxième année de Master, on fait de la recherche. Où est mon temps perdu ? Au CNRS, à consulter de vieux papiers, ou en colloque. Youpi tralala !

The Stanley Parable, ce jeu loufoque où on remet en question la superiorité du narrateur et du storytelling. C’est foufou, plein d’idées et d’humour, s’eut peut être été un poil meilleur avec une trame de fond et un peu plus de jusqu’au bout-isme.
REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR TWITTER : Wow doge such meme such humour much drôlatique.
Assissination Classroom n’est pas un manga fantastique (« Madame Pouffe », hashtag le patriarcat) mais le docu Generation Quoi ? est aussi malin que gourmand et croquant. Big up à Infrarouges qui rejoint La Nouvelle Edition et Le Supplément aux panthéon de l’infotainment réussi.
Et Gravity, est-ce que c’est réussi ? Sans doute. C’est ouf geudin, mais sorti d’un écran de cinéma, je sais pas si ça tiendra le coup. En attendant, en 3D au cinéma, c’est inédit. L’univers déteste Sandra Bullock.
Des gens bizarres envoient des selfies au magazine Le Monde, moi, je lis Liar Game. Malheureusement, c’est trop moche pour posséder en manga mais c’est rempli d’idées. Dommage qu’il ai autant de mal à cacher ses articulations entre deux jeux… « oups, je me suis encore fait avoir !! »
Je vais toujours pas aux Utopiales : je promets d’y aller un jour et d’y donner ma propre présentation.

REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR TWITTER : Laurence Haïm tweet n’importe quoi. Persona 4 Arena est mon premier jeu de baston depuis plus de dix piges. C’est pas mal, l’univers derrière aide beaucoup. Je suis prêt pour Skullgirls, je suppose. Et enfin ? C’est la Paris Games Week, son lot habituel de scandales, de bordel, d’Activision qui fait n’importe quoi avec Call Of, mais aussi avec un coin indé, enfant et frenchie bien pensé. En parallèle, arrivée de JV, le nouveau (bon) mag de jeux.

NOVEMBRE

Rattrapant un retard scandaleux, je finis enfin animée de l’Attaque des Titans. Pas étonnant que ce soit le mangasse de l’année : super pointilleux, énormément de suspense, d’émotion et un univers travaillé. C’est par le réal de Death Note, ce n’est pas étonnant. Vivement la suite sur papier. Un lama prend le tramway et ça devient un autre meme forcé national. Courage !

Seuil de tolérance, toujours, Diabolik Lovers. HASTAG LE PATRIARCAT. Qui s’occuppe de ce truc ? Y’a-t-il vraiment un public féminin fait pour kiffer ça ? C’est super malsain, c’est pas la trop courte durée des épisodes qui vont sauver le truc. Peut être que ça devient génial à mi-chemin mais c’est un poil trop tard. Big Order est un autre produit culturel japonais pas tip top : complètement pompé sur le précédent manga du même auteur. En gros, Sakae Esuno a refait Mirai Nikki, avec du fanservice en plus. Bof.
Alleluia : un nouveau Phoenix Wright sort en démat, anglais only. Ca ne l’empêche pas d’être excellent et de se classer dans le trio de tête. Une constance dingue, d’excellents personnages, encore un trio, encore un gameplay best-of, il ne lui manque qu’un vrai moment de bravoure… mais y’a pas de moment en dessous et c’est le plus long des cinq ! La joie s’intensifie.

 Saviez vous que QOOQ est une entreprise cool, aux tablettes intelligentes et aprouvées par Oprah ? Non ? Maintenant, vous savez. Notre habituelle uchronie/scénario SF de Novembre est vraiment pas mal : c’est le Transperceneige. Plein de bonnes idées, plein de petits trucs visuels qui aident à surmonter la fin trop clichée. Ca donne envie de lire la BD, exactement comme Quai d’Orsay, bien rigolo comme il le faut. Oh, Janelle Monae sort un album tip top. (aucun rapport avec Huppert)

Encore des Golden Blogs Awards, cette fois je ne tente pas ma chance, mais Babor sauve l’honneur en gagnant la catégorie culture généraliste. Oui, vous avez bien lu, oui, c’est factuel. Bref. REVOLUTION DE L’HUMOUR DANS LES MEDIAS : qui a peur du grand méchant darknet ? Y’a soudainement un emballement médiatique autour du deepweb. J’aurais pu aider à y contribuer en début d’année. Je n’y ai juste pas pensé. Derp. Premier épisode de The Wolf Among Us, nouveau feuilleton made in TellTales, cette fois adapté de Fables, webcomic fantastique (en genre). C’est un peu chiant, un peu mou mais intéressant. Peut être pas de quoi acheter un season pass mais ça change de The Walking Dead. Les internautes les plus courageux se lance dans le NanoWrimo, qui consiste à écrire un roman de 50 000 mots en un mois. Croyez moi, ce n’est pas simple, il faut du temps et de la rigueur. C’est quand même un mémoire et demi en un seul mois quoi.

Miracle happens : on va au Mondial, finalement. Il fallait réunir des conditions dingues et comme d’habitude, on le fait ras-les-paquerettes. Je n’étais pas particulièrement inquiété, on fonctionne comme ça. Après, au Brésil, faut voir. En attendant, Dorcel promet une nuit de pr0n gratuit à tout le monde. REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR FACEBOOK : Les Bitstrips. Eurgh, non, oubliez ce que je viens de dire. Quelque part à Paris, l’opération Desert Bus singe un marathon américain, avec plein d’invités qui offrent leurs bouquins et leurs jeux presse. Si ça peut encourager ce genre d’initiatives en France, ce serait chouette. Deux autres films marquants : Inside Llewin Davis, le nouveau Cohen Bros, super touchant et un poil différent des autres production des frères. Je me demande si c’est pas leur premier film où on voit pas de flingue. Enfin, Hunger Games : Catching Fire continue l’adaptation stricte et tout ce que ça implique – c’est vraiment chouette de voir cette arène au cinéma. Pour le reste, voir le premier.
PERSONA 5 EST ANNONCE YOUHOU.

 Le Vent Se Lève. Le prochain Miyazaki est tip top. Adulte, intéressant, lié à l’histoire et aux goûts du maître. Avec la voix d’Anno et des bruitages faits à la bouche. Un petit jeu en promo sur le XBLA : Mark Of The Ninja est effectivement bien foutu, je l’ai complété vite fait, difficile d’y revenir.

DECEMBRE

BON ! Le seul vrai GOTY de l’année, Wii Fit U, est en démo pour 30 jours. Nintendo, dans sa grande mansuétude, laisse les possesseurs de Wii Balance Board essayer le jeu pour trentre jours. Faut pas rater ça ! 2014 sera l’année de la remise en forme ! Car oui ! Je suis même sûr que ce jeu est plus fun que Far Cry : Blood Dragon qui est assez moche, drôle par moments mais trop court pour son propre bien. Encore un magazine qui vient refournir le très délaissé rayon JV, c’est Games. Exactement comme son homologue UK. Je sais pas ce qu’il en est, la couverture est repoussante et j’en ai toujours pas trouvé. Un peu plus tard. Pour fermer la trilogie, Canard PC vient de fêter ses dix ans, fêloches. Presque deux ans que je le lis régulièrement… sans être joueur PC.

C’est fait, il y a enfin un vrai Burger King qui ouvre Gare Saint-Lazare, j’ai toujours moi même un peu de mal à y croire. Les gens font la queue et l’Internet se moque. Gravity Falls est effectivement un dessin animé sympa, plutôt malin pour du Disney Channel. Après, voilà, ce n’est rien d’autre qu’un dessin animé. HA BAH JUSTEMENT. Soul Eater Not! est bientôt adapté en anime, toujours par Bones. Le dernier tome de la trame principale sort à Noël au Japon. Not! pourrait être bien en anime, on va bien voir, j’ai la foi.

Super dessin d’aquanut (cliquez pour son Deviant Art)

Cérémonie des VGX. C’est embarrassant. Juste embarrassant. Geoff K, toujours là quand il ne faut pas. Ice Chiant à la télé. C’est chiant. Je me refait The Wind Waker grace au remake HD. L’occasion de se souvenir que oui, 2003, excellente année du JV, c’était il y a précisément deux lustres. Ca n’a pas mal veilli du tout. Début de la deuxième saison de The Walking Dead en jeu. Cette fois, on dirige Clémentine, et shit continue d’happenner. Je cultive un fétiche très étrange pour les images libres de droit.

C’est Noël. Je suis amoureux de Nonon Jakazure, qui rejoint Naoto Shirogane, Tomoko et d’autres au grand Panthéon 2013. On ne parle que de quenelles à la télé, c’est la déprime, ça devient une affaire d’état. Je joue enfin à Mario 3D World et la hype retombe soudainement. J’en suis qu’à mi-chemin, on va bien voir. The Last Of Us est le GOTY de toutes les rédactions du monde (quand c’est pas GTA V) et Gone Home fait  encore ricaner. Est-ce que c’est fondé ? La réponse un jour prochain. C’est prévu, je vais me taper Boku No Pico pour le « seuil de tolérance » de Février. Ben mon cochon.
Et le 30, Benjamin Curtis, moitié des School Of Seven Bells, meurt du cancer. Eurgh. :/

Et voilà. 7000 et quelques mots d’amour pour toi. Une très bonne nouvelle année.

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