Japan Expo 2013 ~ Streetputages

(A lire avec une voix grave de divinité Nordique, avec du tonnerre juste après) LA SEFAAAAAAAAA.

C’était ma sixième Japan Expo, les enfants. J’en ai systématiquement parlé ici. Je ne regrette jamais, contrairement à ce que la moitié de l’Internet absent veut faire croire. C’est toujours intense, éprouvant, très fatiguant mais surtout intense et c’est bien tout ce qui compte ! Sans faire le récapitulatif complet, j’y allais les quatre jours pour la deuxième année de suite, toujours pour le Journal Du Japon, avec pas mal de boulot qui sera publié tout l’été et sûrement un peu après. Ha, cette édition 2008, un après-midi à ne pas savoir grand chose et à m’acheter une intégrale de Cowboy Bebop, si loin et si proche à la fois. Il y a cinq-foutues-piges.

Bref, je vais pas m’éterniser. CE POST, LUI, PEUT ÊTRE UN PEU. C’est ce qui nous intéresse : qu’est-ce qui était marquant ? Qu’est-ce qu’on peut en retenir ? La dynamique d’espace, d’invités, d’animations, d’achat à faire évolue toujours plus, apposant une identité bien précise par édition. Alors, cette quatorzième ? Ma Japan préférée. Ce sera personnel mais j’y ai fait tellement de trucs, serré tellement de mains, préparé le terrain pour quinze mille choses. Quand tu rentres chez toi et que tu constates comment tu as passés tes quatre jours, tu es foncièrement content. Ton portefeuille, lui, fait grave la gueule. J’y reviendrais… alors, revenons au pays des gens qui achètent pas leur billet retour avant d’entre dans la conf, de la nana qui vend ses foutues cartes postales, des damnés sabres etc. Vous savez quoi ? On va le faire point par point, géographiquement. Go ! Prenez ce plan avec vous. En deux parties et en quinze points de chute.

(1) : Béni soit le point Presse. Loué soit-il. Climatisé, peu fréquenté, formidablement aménagé pour se reposer en bossouillant un peu ou en préparant les échéances d’interviews. Là bas, on a un petit coin secret pour fumer et dorer au soleil, sans personne ni aucun bruit. Le paradis. J’y ai fist-bumpé un gars de la sécurité. Bref, j’arrête de faire mon Journaliste Branle Bourse mais ce paragraphe sert surtout à remercier le staff qui fait toujours aussi bien son boulot, avec le sourire et beaucoup de compréhension. Booker une salle d’interview sans prévenir n’est pas toujours simple et l’orga a été d’une serviabilité exemplaire, merci merci. Bon, on peut plus boire que de l’eau, notre eau, yllwngg n’apprécie pas trop mais il est vieux, il doit s’hydrater et il était pas là. Bref, beaucoup de souvenirs à interviewer des japonais qui n’arrivent pas à répondre en plus de deux phrases, où à tenir une interview avec le casting de South Park qui fait de l’acting derrière. De grands moments. Coming soon sur le Journal Du Japon !

(2) : Je devais aller à la JaPex stage pour livetweeter l’Aniplex et préparer en amont des itws et autres papiers, je suis arrivé à la bourre et suis quand même tombé sur une Suzuka survoltée qui tenait une conférence à base de cils et d’ongles. Bref, l’Aniplex – présenté par Salomette – Julien Chieze, de l’autre coté, se chargeait de Square avec Greg Hellot en traducteur – annonçait plein de projets pour Wakanim, plein de séries qui ont l’air sympa, d’autre moins. Ça a aussi permis de confirmer que l’Attaque des Titans était la grande tendance 2013 en série. Un gonze a hurlé « SON PÈRE C’EST UN TITAN » donc voilà, maintenant j’espère que vous êtes aussi dèg que moi et que vous allez tout faire pour lui casser la figure. Silver Spoon et Blood Lad, deux adaptations logiques de Kuro, arrivent aussi en offre légale. J’oublie sûrement plein d’animes crades (genre Oreimo no Inceste Saison 2) et des postulats intéressants que j’ai eu du mal à retenir à cause d’une vidéo au son décalé. Bref, l’offre légale est là, elle à l’air de qualité, elle se développe et permet des partenariats chouettes – en Novembre, dernier film Madoka au grand Rex ! Ça sent fort le happy end greffé mais chuuut.

(3) : Le célébrissime Kartier du Kancer. Il ne bouge jamais, est identifiable de loin. C’est pas dur : il faut tout éviter par sécurité, sinon cibler quelques honnêtes commerces bien planqués. C’est le tribut pour ne pas encourager des artbook Soul Eater gabonais ou CES FOUTUS SABRES ! Y’en a tellement marre de cette histoires, personne n’est gagnant, tout le monde se ridiculise. Et pourtant, ça se vend par paquet. Les gens en achètent deux, trois, quatre… c’est tarif dégressif, bientôt au kilo. C’est juste embarrassant mais ça fait partie de l’identité Japan Expo. C’est pas grave, tout le reste est vachement bien !

Des fans de l’AMV ENFER. Vous êtes beaux !

(4) : Le sud-est de la moitié Japex est une vraie plaque tournante, pas nécessairement en flux tendus. Un appeau à carte bancaire. On y trouve une masse scandaleuse de bonnes choses, de très bonnes choses. Ça ne change pas non plus, les grands éditeurs y sont installés dès l’entrée. Chacun présente son line-up d’été, aucun problème. Kuro, Doki, Soleil (j’ai pas acheté un Prunus Girl pour faire genre je suis un type fréquentable mais j’avoue être très tenté) Kana, Kaze… tous là avec Square Enix qui fait tester au milieu. On y reviendra. Un peu après, les imports. Big up au stand Animate, qui vend une foultitude d’artbooks et de bouquins à prix d’or. De très beaux ouvrages qui nécessitent d’y mettre le prix. On peut tout de même les retrouver à Paris, à Pyramides. Joli stand cependant. Nolife était étrangement planqué – il n’était pas difficile de dire bonjour à Sébastien Ruchet et le staff le jeudi, par exemple. Sinon, quelques japonais, quelques fanzines, de beaux ouvrages fait main, des productions intéressants. C’est un coin qui mérite d’être approfondi et qui, visiblement, avait tout de même rencontré son petit succès.
Cerise sur le gâteau : AOJI. De très beaux tableaux méga incroyablement chers. Ils les valent sûrement, mais si vous vouliez un XXL sur plexiglas, il fallait casquer et pour plus d’un mois de stage. J’aimerais vous montrer ce que j’y ai pris mais j’attends toujours ma commande, une semaine après le délai de livraison annoncé donc eurgh. En résumé : plein de belles choses !

(5) : Alors là je suppose qu’il y avait des achats intéressants à faire mais je n’y a juste pas posé les yeux, par manque de temps. Ce quartier, par habitude, habite de beaux bijoux et produits faits mains, genre Etsi à la Japan. Voilà, c’est tout.

(6) : Thalie ! Ben alors ? L’asso était de retour après une année de pause, dans les conditions – il me semble – qu’elles voulaient éviter : un stand ouvert. Comme le programme était composé à 150% de projections, on voit qu’il était pas simple de faire avec les moyens du bord. L’AMV Déjà Vu a cependant rencontré son public, et j’ai eu la joie immense de constater qu’il existe des nerds de l’AMV ENFER. Nerd sans connotations péjorative, de vrais fans qui ne ratent pas une projection, même après deux ans. Ça fait chaud au cœur ! La Brigade SOS alternait avec des jeux très dynamiques, toujours aussi bien animés. En face, AMV France, dont je n’ai pas pu regarder le concours annuel, ha… tout ça est disponible sur le web et je suis certain qu’il y a de belles vidéos à mater. Oui, c’est certain ! Aucune nouvelle des autres assos cependant. Je ne doute pas que BulleJapon est toujours dans l’échiquier avec ses excellents jeux.

(7) : LE CAMION A BUBBLE TEA. Feu de mes reins. L’année prochaine, j’en bois plus que trois gouttes. Slup slurp le bon téa avec des morceaux de gélatine.

(8) : Le coin culture, cette tragédie vivante. Quel est-il ? Quels sont ses réseaux ? Amour pour ce stand qui propose des alpacas en peluche (le retour !) et des petites mignardises à acheter. Encore une fois, tout ça peut se trouver à Pyramides, mais damn ! Je n’ai toujours pas réussi à manger un Pocky.

C’est bon, on a bien fait le tour ? Allez, plus qu’à affronter le couloir de la mort. On l’appelle comme ça, c’est devenu une expression qu’on a tous trouvé en même temps, sans se consulter. C’est juste le couloir de la mort, c’est comme appeler une chaise une chaise. La vérité s’est imposée d’elle même. BREF : DU MONDE DANS CETTE ARTÈRE !

(9) : Didon, Nintendo en avait sous le coude, c’est indéniable. Un vrai petit showcase de jeux qui, parfois, reprenaient les démos représentées sur l’aile staff de l’E3. Animal Crossing trustait l’identité du coin avec ses personnages en carton partout, c’était assez mignon. Petit concours rigolo de décoration d’intérieur, aussi. Pas mal de jeux en avance étaient accessibles : A Link Between Worlds, le remake HD de The Wind Waker, le prochain Ace Attorney, Pikmin 3 (embargo jusqu’à la sortie alors chuuuut) et l’incompréhensible Shin Megami Tensei. Entre autres, donc. Le stand star du coin étant bien sûr celui de Saints Rows IV, proposant une version démo et un shooting animé par des booth gens survoltés. Dièse animation et galéjades permettant d’incarner la « présidence normale ». Dernier rappel donc : le mois de Septembre, coté jeux, va être méchamment chargé.

(10) : On s’éloigne un peu et on arrive du coté du retrogaming, toujours animé par ces saints hommes de MO5. Rien à dire ou à redire. Encore un peu plus loin, après le laser game gardé du secret des dieux, la scène Jeux Vidéo où Square Enix a monopolisé tout le show avec la présentation de Lightning Returns, le remake de FFX et du XII. Pas grand chose à dire, quelques vidéos, des démos un peu lentes voire poussives et un Nomura surprise qui n’aura pas reçu de tomates sur le coin de la truffe à cause de son habituel bon goût en termes de chara design. Je suis méchant mais uugg. Vous serez ravis d’apprendre que Lightning se fait prostituer par ses producteurs dans les DLC, que Fang n’est pas morte et que la fanfare de FFVII se débloque dans Returns le jeu, folie furieuse.

(11) : Scène Comicon ! Masterclass de Mark Gatiss ! C’est super ! Et n’oublions pas cet habituel système de dédicaces très compliqué mais si jouissif pour les vainqueurs ! Le saviez vous ? Dans certaines facultés, faute de place, on commence à faire comme ça.

Allégorie du courage : un homme chante le deuxième opening de GTO devant tout le japon. Derrière, le malaise, J-One

(12) : Halala le Quartier Web. Les Youtubeurs du moment sont en dédicace, des castings de séries obscures font des conférences, de gros sites ont leur stands et proposent de l’animation toute la journée, une assez belle ambiance. En périphérie, les Jeux de Rôles et les Grandeur Nature un poil désertés de la population et, tout au bout, un stand steampunk. Assez rigoureux, assez strict sur les codes visuels, mais assez RP aussi donc pas forcément pour les timides. Bien, bien. J’en profite pour signaler la présence grandissante de cosplays Joueur du Grenier, à ma grande incompréhension.

(13) Et là, vous allez kiffer : les cocktails à 15 balles auront servi à quelque chose ; Le Dernier Bar Avant La Fin Du Monde avait droit à un stand de la taille d’un bloc Angelenos. Ce qu’on y faisait, je ne sais pas, peut être qu’on pouvait s’y baigner dans une piscine de monnaie (droit d’entée : 5 euros). Plus sérieusement, c’est là qu’on pouvait trouver tout ce qui constitue le panier « premium » de l’Internet. Gameblog tenait son habituel stand rempli de beaux bouquins, accolés à Pix And Love. Pas eu de collectors Sonic l’année dernière ? Bam, il y avait un tirage en plus, c’est satanique. Les fans de Final Fantasy peuvent aussi acheter de gros ouvrages analytiques – et n’oublions pas le De Rapture A Columbia!)
Autre stand marquant : le Visiteur du Futur a toujours son propre petit commerce forcedefrappé par l’annonce de lasSaison 4 imminente. Etrange, depuis la diffusion en avant-première des premiers zodes de la 3, j’en entendais plus parler, j’imagine qu’il y a du retard à rattrapper.

(14) LES FONZINES ! Fabulousse ! Terrible creuset de création, d’inventivité, de bon esprit et je ne suis même pas ironique ! La Brigade SOS était parachutée là bas pour y vendre ses habituelles productions, à coté, Kawasoft vendait Katawa Shoujo en français et en édition collector (liesse populaire et généralisée) – sans oublier Narcissu ou World End Economica. Un petit line up qui fait bien et qui aide : le charmant jeune homme qui traduit Katawa Shoujo s’est occuppé de l’intégralité du script à lui tout seul ! La petite Lewis vendait des artbooks assez larges thématisés sur le Whoniverse, les gars de Type-Moon étaient toujours là et distribuaient des capotes (merci Yoka, tu m’as sauvé la vie) – sans oublier DoujinSphère, Tsunderekko… et ça, ce ne sont que les copains, ou les copains de copains. Il restait sûrement plein d’autres trucs de qualité.

(15) HAHA le Buffy Reunion : Je suis terriblement confus face à cet évènement – c’est bien d’avoir ce genre d’invité. Le format original de la Comicon a toujours des anciens acteurs de séries cultes qu’on peut rencontrer, voir parler de leurs expériences, faire des tables rondes passionnantes, etc. Là on inaugurait le concept avec quelques seconds couteaux de Buffy. Xander le pirate, Joyce l’ex-morte et Cordelia, la fille qu’on a plus vu après la troisième saison, et c’était très bien. So far so jolly mais payer entre 200 et 500 balles pour des accès de plus en plus ouvert est, pardonnez du peu, légèrement schtarbé. C’est bien dommage quoi. On essaie de pas trop monétiser la passion des fans svp, ou alors on ne leur fait pas payer deux fois l’intégrale de Rock En Seine. Très sérieusement, les prix étaient ridicules.

(BONUS TRACK) Le Streetpass. Partout, tout le temps, dès que tu ne sais pas quoi faire ou que tu dois attendre cinq minutes. Hop, rapidement, on enregistre dix miis, on fait les puzzles vite fait, on enchaîne sur Mii en péril et on engrange les soldats des autres dans Conquête. Ah, zut, déjà dix autres. Encore, encore, encore. J’ai dû capitaliser dans les 350 personnes (ET ENFIN TROUVE CE FOUTU LIMOUSIN QUI ME MANQUAIT) alors, merci à tous, hein. Une seule salutation étrange dans tout ce groupe. Vous êtes plus matures que moi.
Enfin, l’indispensable #pointmonde : il semblerait que peu de jours soient à l’abri en terme d’affluence, désormais. Si le jeudi reste toujours une sorte d’oasis, une petite mise en jambes, c’était la mort dès le lendemain. Après, le chaos non stop.

Le loot oker oker azy fdp c’est l’hystérie la débauche fdp


IL MANQUE mon fabuleux Marie-Claire AOJI. Je suis bien triste parce qu’il va sûrement arriver quand je serais à perpète, ça va créer plein de soucis. Allez, je vous spoile le thême, c’est celui-là, avec le jeune homme fringuant. Deux shikishis par Grimm, parce que l’amour maternel. Un artbook fort joli et fort bien thématisé. Katawa Shoujo en collector avec son beau sac, l’ost et son recueil d’illustrations. Ne l’ouvrez pas avant de jouer au jeu, attention. Un gros recueil Pixiv rempli d’artistes talentueux. Un artbook Persona 4, parce que je voue une dévotion à ce jeu avant même de l’avoir parcouru, ne demandez pas, je ne sais pas non plus. Un léger catch up de mangasses, et une assez grosse envie de découvrir The Assassination Classroom. L’artbook Soul Eater, joie et félicité. Les trois films Evangelion sortis, parce que j’aime me faire du mal. L’artbook Who et l’intégrale de Kids On The Slope. Un petit machin dédicacé qui, visiblement, était dédié à la presse. Comptez environ deux cent balles pour tout ça.

Allez, un gros coucou et des bisoux mouillés à tout ces gentils gens croisés pendant ces quatre jours. Coté presse, les gars du Jdj (Paul, Mackie, Laure, Jean-Baptiste) de Mangas (coucou Loup) et de NoLife. Coucou aux Thalistes (les copains, Tsuchi, Draco, Melow) aux Brigadistes (Axel, enfin !) à tous les gars du coin fanzine – Jordan, Clément, Alexis, Jade, Yoka. A Punky, à Thomasorus, Boulapoire, Kamui, Quentin, Phi, Alice, l’autre Alice, jamais je ne me suis senti seul pendant cette Japan, même sans avoir été régulièrement accompagné. C’était fort cool de vous croiser et à la prochaine !

Ha, j’oubliais de disserter sur les invités et la programmation musicale mais visiblement, c’était pas trop pour moi.
2013 était aussi une année de reprise massive des free huggers, ce qui a pas fini de nous désespérer. Pire : PAS UN SEUL COSPLAY FREE.

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2 Responses to Japan Expo 2013 ~ Streetputages

  1. Mindwaves says:

    Les spoil gratuit au détour d’un paragraphe.
    Tellement pute.

  2. Meles Badger says:

    Spoil… ou pas spoil ?

    Parce que perso, j’ai toujours rêvé de me faire conspuer pour avoir lâcher ce qui pourrait passer pour un spoil alors que c’est même pas le cas :p (mais est-ce que c’est du spoil si je dis qu’ayant lu les scans, je peux garantir qu’à ce jour, il n’y a aucune confirmation sur ce que le mec a gueulé ? (ou alors j’ai réussi à louper ça dans les scans mais j’ai pas souvenir d’avoir raté une info aussi importante)).

    En attendant, y a des révélations tellement plus sales à faire de toute façon sur l’Attaque des Titans :p (limite, on sait que y a des trucs pas nets concernant le père d’Eren dés les deux premiers tomes… donc bon…).

    ‘Fin bref, chill out les gars.

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