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Le derrière des choses

Trois petites choses. D’une part, je veux croire qu’Andy Warhol avait raison. D’autre part, je suis bien conscient que décrier où nourrir une personnalité du web qui se comporte ouvertement d’une façon bizarre ne contribue qu’à la persévérance de la-dite personne. Enfin, je sais que je suis fasciné par les choses qui… ne sont pas légitimes pour ça. Prenez le « allez viens. » Cette vidéo est hypnotisante. Je suis sûr qu’elle est, quelque part sur Terre, thérapeutique. Y’a pas plus débile – pas d’enjeu, pas de chute, aucun contexte, juste un mec qui nous demande de venir, le tout dans des cadres de campagne v »ariés, dans des positions et des attitudes à peine lascives. On la mate, on passe de « wtf » à « c’est rigolo » et le temps de la montrer aux copains, vous l’avez déjà vu cinquante fois. Vous savez déjà combien d’allers-retours il va faire avec son manche (oui) – si le « vieeeens » de bateau est avant ou après celui du foin, vous remarquez la diversité des prises de vue, le montage est fait avec un certain professionnalisme, on voit même le grand pinacle de la débauche quand il nous invite à « voir tout ce qu’on peut faire » et qu’il remue son machin (…oui) avant de le jeter par terre comme le dernier des malpropres.

Il n’empêche que tout ça est fait avec un certain brio, que le bazar est filmé, plutôt bien filmé et – ô, surprise, chaque occurrence nous mène à un Myspace où on peut trouver des chansons à la même dichotomie : débiles, mais travaillées. Il nous a bien eu : ce n’est qu’un espèce de petit génie/roublard ayant trouvé un moyen ultra-efficace de nous rendre curieux : faire l’alien en public. Au final, « allez viens », on est allé voir, la promo est passée, le mec est talentueux dans son approche et il n’a pas froid aux yeux, ok.

Seulement… tout le monde ne peut pas se vanter d’avoir cette notion de distance ou ce savant calcul de masse critique pour attirer les foules. Il s’avère qu’il y a vraiment des dingues pour faire le truc plus aléatoire qui soit devant une webcam et que ses motivations soient… inexistantes. Pour le fun. Vous, de votre coté, vous vous grilleriez bien une clope – d’autre mangeraient bien de bons mulets de violoneux. Vous m’en voyez désolé mais j’aimerais m’en débarrasser une bonne fois pour toute et faire un petit topo Violongay. Je l’évoque sporadiquement de temps en temps sans balancer la moindre parcelle d’explication donc hop hop hop, effet cathartique, point de culture totale pour vous et nous serons tous contents.

Tout commence avec l’ensemble de vidéos de base, tournées en des temps immémoriaux et dans des contrées reculées, quelque part dans la belle province. Pas difficile de supputer une donnée pareille : l’accent très palatal ne tromperas personne… des gens de génie façon Monsieur Poulpe ou Petrified Eyes (mon héros des vidéos perturbantes) ont commencé à répandre la bonne parole et nous tombons tous des nues devant… après tout, verbalisons-le : qu’est-ce qu’on voit? Rien qui puisse paraître dangereux, méchant ou même subversif – juste un gonze qui, devant un écran Windows 95 du plus bel effet, se présente et nous « présente son très bel ami à lui », avant de taper compulsivement sur sa tête de bellâtre en plastique. Ok, revenons en arrière pour voir ce qui ne va pas?

Un joyeux violon

Il y a quelque chose de très flippant dans cette attitude mécanique, compulsive. N’importe quel personne « du métier » vous dira que la dinguerie est avant tout un ensemble d’obsessions, de petits machins dont il est impossible de se débarrasser… mais ce cher Violongay, lui, cultive des fétiches à la précision désarmante. Vous constaterez, à travers les interwebs, qu’il existe toute une batterie d’autres vidéos. D’une part, chaque tête de violoneux dispose de son propre focus (Daniel évolue dans un cercle social bien fourni puisqu’il peut copiner avec Ronald ou Michel, par exemple) mais il existe une demi douzaine de vidéos pour chaque violoneux, chaque bande étant l’exacte réplique de la précédente. Notre ami fait mumuse avec sa perruque, explique son amour des « jeans noir », des « rigodons » – et des « chemises blanc crème ». Ca peut paraître très ciblé – et c’est parce que c’est le cas – mais notre ami cultive un schéma à la redondance implacable, ça ne manque jamais. Prenez cette vidéo du Violonneux Ronald (avec un beau mulet châtain pâle) vous y noterez quelques éléments de malaise en plus. D’une part, cet amour des mulets est tellement années 80 – d’autre part, joindre le geste à la parole et le manger en live devant la webcam dépasse toute singularité… et comment ne pas parler de ce moment très creepy où il lui donne une chemise (blanc cassé, évidemment) un jean (noir, cela va de soit) et qu’il lui jette un instrument à la… figure comme si il allait lui pousser des bras et un sens inné du solfège. Bon, je suis désolé, mais à priori, les têtes de violoneux ne sont pas habitées. Non, le vrai truc flippant dans la vidéo – et c’est pas ça qui manque – c’est l’aspect totalement cyclique du truc. Chanter les louanges du rigodon. Taper dessus. Le menacer de lui manger le mulet. S’exécuter. Repasser à l’étape 1. Je suis intimement persuadé qu’il lui manquait de l’espace disque à chaque fois et qu’il aurait totalement été capable de faire ça pendant des heures.

Jusque là, nous avons un type qui exprime clairement son grand kif des têtes de violoneux, d’une tenue vestimentaire bien précise et qui aime visiblement les rigodons cajuns – ce n’est pas une grosse prise de risque d’avancer que tout ça possède une grosse valeur fêtichisante, que le mec va de plus en plus avouer qu’il aimerais qu’on lui joue un morceau de violon dans le coin des fesses, en gros. Inutile d’émettre un jugement de valeur mais je crois que dans les grandes lignes, c’est la source de tout ça, je ne chanterais pas une ode au son d’un violon très très gay qui swingue dans les cabanes pour autre chose mais hé, vous swinguez pour qui vous voulez, c’est votre droit. Après, sur une chaîne Daily émettant un back up de toutes ses vidéos, il y en a une qui créé un malaise encore plus… dimensionnel quand on constate que ce cher Violongay filme un mec mort, dans son cercueil en plan fixe pendant deux minutes. La routine.

Toujours plus loin, vous aurez sans doute remarqué un autre running gag des vidéos du Violongay – l’évocation des veillées du 21 Décembre – la fin du monde, celle prévue en fin d’année, tout simplement. Ca ne pourrait être qu’un détail mais si, par mégarde, vous seriez tombés sur son site perso (je met pas le lien, le site est plus vérolé qu’une blogueuse bédé) vous aurez aisément constaté la maboulerie ambiante dans la construction, l’esthétique du bazar – et dans le propos, plus que tout. Ode aux aliens, ode à la venue des surhommes – F. Nietzsche serait content – autant de trucs sortis de nulle part, couplé à ces mentions nonchalantes me font penser qu’il y croit sérieusement, le bouge. Autre élément perturbateur (et tout aussi perturbant) c’est cette tendresse qui émane de ce monsieur Ongay (prénom : Viol) quand il caresse ses têtes de violoneux avec le dos de ses mains. Il y a une certaine sincérité quand il passe ces mèches de cheveux synthétique dans ses paluches, on croit qu’il est réellement amoureux de ces petites têtes, en tout cas, il y accorde le même traitement. Sur internet, les descriptions des vidéos postées par lui même ne sont pas très ambigües, il recherche quelqu’un à violonner, quelque soit les préférences du cheum qui dégnera y répondre.

Un violoneux manifestement pas très gai pour vous mesdames, chanceuses

Si on compile tous ça et qu’on essaie de résoudre ce mic-mac poilu ; Je ne peux malheureusement pas vous demander de retourner le blog pour lire la solution mais voilà ma théorie qui est probablement aussi la votre. Admettons que notre admirateur de Violon avait effectivement un cheum dévoué qui lui jouait des rigodons… on va dire érotiques, supposé que X joue le rôle du violon et Y soit l’archet. Hum? Admettons ensuite que le premier développe une forte passion pour le deuxième, admettons également que Y fut habillé, au temps X, d’une chemise blanc cassé 60% polyester (oui je vais encore plus loin dans la précision mais les descriptions des-dites vidéos sont formelles)  et qu’il claque entre les mains entre d’X, en plein rigodon cajun ou que sais-je. Imaginons simplement que tout ça ne soit qu’une projection du mec décédé de la vidéo cadavérique sur des violoneux en plastique? Flippant, hein? Pourtant, ça semble relativement cartésien, 2012 et la venue des aliens semblant la seule porte ouverte à une « ressuscitation » promise par je ne sais quelle technologie imaginaire. Bref, c’est glauque, c’est vraiment glauque mais ça me semble être la seule explication possible au vu de cet amas de détails absurdes qui reviennent partout dans ces oeuvres. L’histoire du Violongay est probablement une histoire un peu moche et triste…

… qui devrait logiquement s’arrêter là, à défaut d’apporter des éléments consistants. On peut attendre le 21 Décembre voir si il se passe un truc mais, depuis l’apport des premières vidéos, la toile découvre petit à petit le « phénomène » – toile québécoise comme française, même si ces derniers sont davantage au courant du truc, les premiers étant probablement en train de raser les murs de peur de le croiser depuis – et on entends pas parler du bonhomme pendant un certain temps, si ce n’est en commentaires de telles ou telles vidéos ré-actualisées. Les Violoneux n’ont à priori plus rien à craindre, QUAND SOUDAIN!

Une nouvelle vidéo apparaît. Cette fois, elle est pro, filmée, pas de fond d’écran rétro, c’est « l’émission de Madame Coucoune« . Emission indispensable puisque que Monsieur-Madame C., grimé au pistolet à maquillage inventé par Homer Simpson – nous invite à cuire une tête de violoneux (avec un beau mulet) et de la battre avec un violon. Ca implose de symbolisme et l’étalage des « codes » de la saga sont utilisés avec un humour si douzième degré qu’il est clair que Coucoune nous fait du fanservice en se payant à moitié la tête de l’invité – tout paumé, ne sachant pas trop quoi faire, se justifiant du bazar précédent en invoquant l’humour et l’auto dérision. Oui, j’aurais moi aussi utilisé cette carte mais m’est avis que la meilleure façon de faire oublier un truc… c’est de ne pas le ramener sur le tapis en premier lieu. Au final, on croit encore plus aux paraphilies du type et on se retrouve avec une énième vidéo complètement dada, bande son appropriée en bonus où, si vous allez jusqu’au bout, contient du faux vomi et un bêtisier laissé au montage pour le fun, exctement comme dans Plumbers don’t Wears Tie. Hmm hmm. A ce stade, ma fascination est toujours aussi présente mais je ne sais pas vraiment si il y a de la fierté derrière ça, ou si il y en avait au début tout court.

Finish him, fatality – il s’avère que ça ne pourrait être que le début d’une grande saga puisque c’est maintenant que les Québécois commencent à s’emparer de la chose. J’en veux pour preuve cette ultime vidéo où trois gars tentent le très journalistique pari de passer une soirée avec l’homme au strabisme toujours plus accentué par ces lunettes de cosmonaute – et les dix minutes qui en résultent sont d’une intensité extrêêêême. Absolument inoffensif, il leur demande juste de respecter le « dress-code », tente quand même en demandant poliment si il peut doucement caresser la bedaine d’un de ses invités, se touche plus ou moins discrètement en tapant la discute sur un canapé… et la caméra nous montre ces quelques instants rares et précieux : le fond d’écran mythique où on voit des têtes du violoneux (le vrai, celui qui est illustré partout dans les images du site coupable) se trimballer partout, ou ce moment un peu étrange où l’un des « journalistes » (on ne sait pas ce qu’ils sont, dans l’absolu) confesse face caméra son malaise total face à l’ambiance imposée de la soirée. Tout le monde s’en est sorti vivant mais personne n’est vraiment valorisé dans l’histoire…

Qu’avons nous appris aujourd’hui? Hé bien… pas grand chose. J’ai nourri et encouragé le phénomène à ma façon, je perturbe les cours en intriguant les copains avec ça, nous avons un mec paumé dans la nature et un peu incompris dans son doux délire… et chaque personne portant une chemise blanc cassé et une coupe longueuil a gagné le droit de regarder derrière lui avant de traverser une ruelle. Allez, une petite image en bonus.

Maintenant, vous savez. Jambaya tout le monde!

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L’instant Taggle

Hey petit internaute, tu te souviens de ta prof préférée, Madame Brenda? Oui? …

ELLE EST MOOOOORTE! MORTE D’UNE FACON ATROCE ET DOULOUREUSE! PARTIE A JAMAIS, CLAMSEE COMME TON CHIEN QUE J’AI ECRASE EN VENANT ICI! HIAAAAAARG § 

C’est Halloween et cette fête tristement délaissée ici n’as pas énormément de valeur, cette fête véhiculait tellement d’enthousiasme dans les Astrapi d’il y a dix ans (nota bene : en relisant mon post de l’année dernière, je me suis rendu compte que j’utilisait texto la même expression c’est affreux) dommage, dommage! En tout cas j’espère que vous avez fêté ça d’une manière ou d’une autre, ne serait-ce que très passivement, par exemple en mangeant une fraise Tagada ou en rallumant votre Gamecube pour jouer à Animal Crossing. Personnellement j’ai remis en vue ma bonne vieille Jack O’ Lantern en plastique et je vous ai concocté quelque chose de véritablement effrayant. Après vous avoir déniché Fabienne Dupond l’année dernière avec un Mario Maso spécial, je me suis dit que la meilleure façon de fêter cette nuit païenne et ancestrale serait … un petit listing des pires costumes d’Haloween du web, ces petits personnages qui nous pourrissent la vie. Craignez la parade du pire de la toile!  

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  …. LE POST DE LA PEUR! Je vous propose de parcourir ces trucs effrayants du web, ces petits réflexes qu’on retrouve partout mais dont on est souvent coupables aussi. Si par hasard vous vous dites que c’est plutôt un top des « trucs énervants » c’est que vous avez vraiment l’esprit mal placé, auquel cas je vous demanderais prestement d’aller voir chez Soviet Voice si vous y êtes. Oh mon dieu, déjà une référence effrayante, je suis à deux doigts de me faire dessus! Finalement, Marble Hornets c’était pas grand chose.

 Le Gratuitous Englishe

Vous vous souvenez peut être de cette époque révolue, il y a une grosse trentaine de mois où Sébastien Chabal répondait  » We are in France, we speak French >:(  » à un journaliste anglophone qui a du se reconvertir depuis. Sur le coup ça faisait bourru et maladroit mais avec un peu de recul j’aimerais parfois que l’ami Seb vienne gueuler ça à pas mal d’internautes. L’anglais, ça sonne super cool je dois l’avouer, c’est plaisant à l’oreille, ça donne une jolie connotation poétique tout ça, n’importe quelle phrase te fait passer pour
un Edgar Allan Poe ou un Paul Mac Cartney. Après, il y a plusieurs degrés d’utilisation d’anglais dans le langage : foutre un ou deux mots de temps en temps, pour expliquer les mèmes ou ressortir les expressions du moment, rien de bien grave, c’est juste être hipster (et achetez vite des actions sur ce mot, il va bientôt être à la mode) – après il y a les jeunes nanas fortunées qui ont pas grand chose dans la tête mais qui parlent franglais pour le fun, avant d’aller s’installer à New York et d’épouser un mec avec quinze ans de plus (mais si elles portent leur sac à main dans le creux du coude, l’horreur devient TOTALE) puis il y a les français qui parlent en anglais sur internet à d’autres français. N’importe comment dans la moitié des cas, d’ailleurs. Ce n’est pas logique, et tout truc tournant pas rond me fait peuuuuur. J’essaye de me limiter aux pseudos msn pour varier la langue mais c’est toujours dans un esprit de citation, je vois pas le foutre intérêt de parler en anglais sur Twitter. Was ist dass. Keine logique, mein Freund. Dass ist so ershrocken!

Le manque sévère de priorités

Oh la la. Bon l’abus de bizness sérieux est déjà un mal en soi mais parfois ça peut prendre des proportions effrayantes, sans que personne ne quitte son écran, avec des dramas tout à fait abstraits. Tenez là par exemple il y a une semaine, on a eu un exemple tellement diplomatique : Tania Bruna Rosso, la chroniqueuse Koreus du grand journal a fait une chronique un peu gratuitement méchante sur Hatsune Miku, le vocaloïd yaponais. Alors ok, elle s’est trompée de personnage et ok, elle a volontairement choisi un extrait bien pourri et décalé pour appuyer son propos bancal au possible (je ne doute pas de la richesse musicale des vocaloïds) et ça a juste donné l’occasion à Julie Depardieu de faire une tronche étonnée, c’était super. Le souci c’est que je sais pas quel petit malin a mis l’extrait sur Youtube et … malheureusement, la sauce a pris et on se retrouve avec un beau bullshit doublé d’un shitstorm, j’ai envie de dire, un BULLSTORM.

A peu près tout le monde à souligné l’incompétence de la chronique, tout le monde s’indigne, tout ça… mais sérieusement les gars. Comment prendre sérieusement une fille qui compare Hatsune Miku à René la Taupe si la même fille fait une chronique « sérieuse » sur la fille de Will Smith et son insupportable single, avant d’enchaîner sur Justin Bieber? Comment prendre au sérieux un truc qui réduit la « pop culture » à la dernière vidéo ou pub rigolote qui circule dans la toile? C’est pas comme si c’était la première fois qu’un journaliste disait n’importe quoi sur une de nos passions, il faut juste ignorer. Vous aimez un truc? Vous savez pourquoi c’est si bien, ignorez l’avis des autres, tout simplement. Maintenant, la vidéo est en ligne et le monde entier traite les français de connards intolérants. Bien joué tout le monde, tenez, une boîte de pâte.  

La Répétition

Vous savez pourquoi on écarte toujours les doigts en jouant du piano? Si vous avez la malchance de suivre Détective Conan, vous connaissez probablement la réponse : deux notes qui suivent sont rarement assonantes et la règle se vérifie aussi pas mal et surtout sur Internet. Deux concepts trop proches ne marchent pas dans un trop court laps de temps, ça fait moche à l’oreille… et qu’est ce qu’on peut être coupables de ça, tous autant que nous sommes. Trouver une véritable idée est pas évident et il est plus simple de vaguement s’inspirer sur un concept prometteur mais obscur pour le populariser. Ca peut donner de ces répétitions… je sais pas si vous avez constaté la progression assez dingue de vidéos commentées dans (attention poncif) … la blogosphère! Il suffit de traîner dans le même réseau pour constater que tout le monde s’est prêté au jeu, pas toujours en apportant quelque chose de nouveau. De notre coté, on aime bien surfer sur nos propres vagues : tournois, tops, harems… quand une mode peut nous permettre de mettre notre inspiration en mode pause on hésite pas trop à saisir un post gratuit, mhhh. Le souci c’est que ça marche aussi dans la vraie vie! Si on se laisse aller, notre diction commence à tourner en circuit fermé et on ne fonctionne plus que via un parterre de blagues et mèmes qu’on peut varier à loisir façon bandit manchot. C’est pas bien! Vive l’innovation! Vive le partage des terres! Tous au kolkhoze! … flipette. Ohmondieu,
l’exagération aussi ça fait peur.
 

Compil


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Ce truc est terrifiant. Je suis sûr qu’il nous regarde dormir et mange nos âmes.

A l’Epitanime dernier on avait tous la chance de taper la discuter avec le grand Sébastien Ruchet, notre gourou à tous (mais c’est pour la bonne cause!) et j’ai pu caser la phrase qui me trottait en tête depuis un certain temps. « S’il vous plaît, dites à Cyril que Compil est anxiogène, il me fait peur. » Là vous rigolez mais pensez-y, je le soupçonne fortement d’avoir des penchants schizophrènes. Souvenez vous les premiers épisodes, vous n’aviez pas l’impression de lui entendre des réponses un peu … aléatoires? Il donne la réplique parfois un peu à coté de la plaque et il navigue trop entre les registres : parfois respectueux, parfois carrément familier voire grossier. Compil n’est pas tout seul dans sa tête, la nuit il enterre des bouts de cadavre dans la forêt de Fontainebleau. Après il y a cette diction un peu flippante à la Demorand mais version sous hélium, ces petits yeux vides sans émotion, ces coins carrés qui ont éborgné des tas de bébés chats, ce design sorti de nulle part et ces oreilles de lapin. Pipi culotte. Qui a eu cette idée? C’est encore plus aléatoire, comment peuvent-elles se dresser toute seules comme ça? Mettez vite les frères Lagaulle sur le coup, ça me permettrait de dormir un peu mieux. Brr.

Les mèmes forcés. Fear. The Game. Tout ça!

Non! Ce! N’est! Pas! Drôle! Stop! Arrêtez! Pas ce trou là! Stoooooop

Bref les grandes règles de l’Internet ne sont pas applicables à la lettre mais tout ce qui n’est pas matraqué n’est pas drôôôôôle automatiquement.  Une bonne blague, elle se plante subtilement quelque part, elle germe dans les esprit de chacun puis elle vient apparaître de temps à autre. Quelque chose ne peut pas avoir du succès si on tient tant que ça à l’implanter dans vos cerveaux. Si je le pouvais je pourrais prendre une grande épée bien phallique en bois et je partirais en croisade contre les « Cancer » et autre « Nope.avi ». Le phénomène obéit aux mêmes lois ancestrales, tout ce qui est répétitif ne devient pas plus drôle avec le temps, laissez aux anglais ce type d’humour, ils sont les seuls à le maîtriser. Comment ça, c’est pas effrayant? Si, c’est flipette sa race, period, bitches.

La distanciation

Phénomène inverse : si, en convention, dire qu’Evangelion est pas terrible signifie une mort sociale et physique – un phénomène étrange stipule qu’on peut tout dire, voire le plus privé, sans aucunes conséquences pendant que tout le monde regarde ailleurs… c’est assez fantastique dans le sens Doctor Who parce que ça donne des séquences où tout le monde semble soudainement être frappé d’amnésie sélective, c’est super perturbant. L’internaute blasé est aussi quelqu’un qui a globalement perdu toute sensibilité et pouvoir mater les pires shocks sites devient une sorte de fierté, c’est assez paradoxal (Et en parallèle, le futunari semble être de plus en plus assumé, prenez des notes, n’est ce pas) 

Bandes d’insensibles, arrêtez de vous fapper sur des bébés Harlequin, ce n’est pas correct. Et arrêtez de venir sur un truc de chat instantané quand vous avez bu, ça ne vous rends pas intéressant, juste plus flippant. Enfin, il semblerait que par un phénomène cosmique inexpliquable, afficher une faiblesse mentale (mais vraiment, du genre clinique) soit cool. Bref plus vous êtes névrosés, plus vous êtes populaire… hé ben les potes, dans quel monde vivons nous. Sous catégorie : les gens qui nous inondent de bonheur conjugal (que vous soyés casés ou non d’ailleurs, le web n’est pas un endroit pour l’effusion de guimauve) ah, les salauds, ont leur pêlera le jonc comme au bahi du Limousin.

Les Trolls

Ho alors là c’est le gratin, le top du top de l’effroi. Non seulement ils sont chiants tendance relous mais en plus leur comportement fait peur. Notez bien : le plus souvent, les meilleurs trolleurs sont des gens très sanguins, pas toujours super stables, pas des gens très posès hein… mais qui a eu l’idée de troller en premier hein, qu’on lui mette le nez dans son caca? Lisez sur mes lêvres : troller n’a jamais été, n’est pas et ne sera jamais drôle, constructif, quoi que ce soit. C’est comme le syndrome de Tourette avec Cartman : une vague excuse pour pouvoir dire n’importe quoi et se réfugier sous un espèce de pare-feu qui éviterait toute conséquence logique. Effet secondaire ô combien frustrant, le trolleur, sous prétexte d’un « art », acquiert une position de supériorité parce qu’il a bien réussi son coup, le salaud. Vraiment un comportement incompréhensible et effrayant… une belle couillonade immature ouais! (Marche aussi avec la posture du « spécialiste intarissable »)

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 Qui veut épouser mon fils (et surtout Giuseppe)

Ok c’est un peu hors sujet mais cette émission avait un si fort taux d’horreur qu’elle peut se permettre de déborder un peu sur le cadre « internet », d’autant plus qu’on était là à tout commenter et à rire comme des baleines, comme des gros cas sociaux du web qu’on est. TF1 se surpasse toujours plus et après avoir pondu le déjà très mirifique « Les Voisins, vont ils se mettre d’accord » – véritable petit TP du cours Florent – QVEMF atteignait des hauteurs juste conceptuelles dans la QUALITE, l’anapurna du plaisir coupable. Des adultes qui frolent la quarantaine qui sont chaperonnés par leur moman pour se constituer un petit harem? Des clichés sur pattes, un moche impossible à marier, un geek, un Italien débile « ouhla t’as 33 ans, c’est pas possible je veux entre 30 et 32 » et leur ascendance toute aussi caricaturale? Wow, c’est encore plus épatant quand on voit que le montage suggère la visée purement « comique » de l’émission. A ce stade, je sais pas si quelqu’un peut encore prendre ça au premier degré… bref un certain nombre de séquences cultes et surtout un mec un peu plus maboule que les autres, notre fameux italien facho qui a tout pour plaire dans ce genre de format : machisme, tendance passive à la violence, phrases cultes à la Moundir et surtout une mère encore plus déjantée, archi moche et tout aussi culte que son gamin. Un grand moment d’horreur, ouais!   

Ce bloggeur.

Il est super hypocrite ce mec, il râle toujours sur les mêmes trucs, donne des leçons, est obsédé par le même jeu vidéo, un beau mégalomaniaque ouais. Un peu le Satan du net!

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