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Au suivant

Je suis certain que vous attendiez un petit post sur l’actualité de mes petits trips télévisuels du moment. Gloire à vous, vous aviez un bon pressentiment, c’est donc l’heure de faire péter le petit fourre tout qui arrive de temps en temps.

D’une part, je me devais de faire une remarque sur X Factor : ceci étant fait…

D’autre part, je devais toucher un mot sur Carré Wiip : voilà.

Bien, faut-il que je me fende d’un paragraphe sur les culineries (…) du moment? Je veux dire, Top Chef n’as pas révolutionné le genre ni son propre genre, j’ai découvert par la même que le format n’avait strictement rien d’inédit en France et qu’il reprenait au détail prêt son homologue Américain, actuellement en pleine fin
de saison All-Star. Ce qui me mène à cette question si essentielle pour nous tous : comment font les maisons de productions pour faire stricto sensu le même hangar géant de deux kilomètres sur trois continents différents à la fois? En tout cas, pas de bouleversements – ni du coté du casting, du du coté du jury, ni même dans les épreuves. Ces dernières possèdent toujours la propriété étrange de vouloir sublimer les trucs les plus cons et si peu gastronomiques : « réinventer les moules-frites, réinventer la pizza, réinventer… LES CHIPS » etc jusqu’à épuisement du répertoire pique-nique. Toujours rien à dire du coté du jury, pro mais pas assez putassier pour être fun, juste l’habituel Lignac qui nous ravit toujours autant avec son accent marseillais, son enthousiasme communicatif et ses désormais légendaires « C’EST BON » ou « J’AI TOUT MANGE ». Bravo Cyril, on sait bien que tu as cinq restaus en région parisienne mais ça suffit maintenant, il faut arrêter de tout aimer, soit vache un peu, prends exemple sur Gordon. En parlant de Cauchemar en Cuisine, on va pas tarder à avoir la version française avec un chef inconnu au bataillon alors ne vous attends pas à un format original de ce coté là.

Et-le-champion-Sest-fait-niquer.jpg Pour revenir dans la sphère pure et dure des jeux télévisés, vous pouvez désormais apprendre avec horreur (et interêt, j’en suis certain) que ma phase de fétichisme envers Tout le Monde Veut Prendre Sa Place est sur le point de prendre fin. Bah ouais, cette émission est comme une relation amoureuse : tu tombes sur tel ou tel
champion, tu t’attaches à lui au fil des victoires et quand il se fait screwer au bout d’un mois de bons et loyaux services par un crétin des Alpes qui ne durera de toute façon pas l’émission d’après, tu es triste et tu entames ton dueil en attendant des jours meilleurs. Il n’empêche qu’en convention (et il me semble que c’est BulleJapon qui s’y colle de ce coté là) c’est un concept si attirant à adapter : six candidats, on en prends quatre, on choisit le meilleur grâce à des QCM dirigés par le thème du jour et le challenger affronte le champion qui impose les deux thèmes sur quatre – le challenger se plante, il monte la cagnotte du PGM selon le nombre de points donné, nombre à dépasser pour avoir l’opportunité de devenir le nouveau champion, auquel cas le champion restera champion, etc.

C’est basique mais ça se regarde tellement bien en version abrégée de dix minutes, en mangeant un petit goûter ou juste avant de terminer sa journée… de là a expliquer pourquoi je fais un paragraphe dessus, c’est un peu impossible à déterminer. Peut être l’humour ravageur de Nagui qui se fout un peu de tout ce qui bouge (mais toujours dans le respect des gens hein non mais) et je jalouse cette capacité spéciale de pouvoir lancer et arrêter la musique en un tour de bras. Bref, une émission au grand capital culture qui m’aura fasciné deux bons mois.

TOUT CA POUR DIRE QUE.

Survivor, encore, toujours, 22è mouture qui vient de dépasser la large moitié de diffusion, toujours au Nicaragua mais cette saison possède un gimmick pompé de la version Israëlienne, et si vous êtes assez réveillés pour comprendrez le lien subtil avec les quelques lignes du dessus : d’habitude, chaque candidat éliminé rentre chez lui en boudant ou intègre le jury final mais ne réintègre pas directement le jeu. Là… chaque sortant se voit offrir un séjour sur Rédemption Island : comprenez par là que dès que deux personnes s’y retrouvent, elle se battent à mort à base de mini jeux Mario Party grandeur nature (c’est un peu pour ça que j’aime autant cette émission, finalement) et le vainqueur reste sur place en attendant le duel décisif qui lui fera ré-intégrer le jeu. Concept plutot malin puisque naturellement équilibré : se faire kicker plus tôt signifie galèrer encore plus pour espérer revenir dans la course…

Mais ce n’est pas tout! Mark Burnett et sa bande de producteurs maboules ont du se dire que cela ne suffisait pas en termes de plot twist – ils ont donc récupéré deux joueurs « emblématiques » du show et en mettre un par équipe. Les connaisseurs savent donc que je parle de Rob Mariano (Quatrième participation) et Russel Hantz, ce fameux candidat dont vous connaissez probablement mon aversion pour constamment voler le champ de vision de la caméra. Ce dernier a donc été sortant 17è sur 18 (ce qui est toujours satisfaisant après
deux saisons sans dommages) … et le premier est toujours en jeu, en train d’installer sa milice et d’imposer son véritable petit système mafieux. Problème : si notre ami Russel s’est fait dégager, c’était par la force des choses et par sabordage. Deuxième problème, l’équipe correspondante (qui est aussi la plus intéressante) s’est donc enfermée dans une logique d’échec, arrivent minoritaire à mi-chemin et se retrouvent complètement condamnées, ceci état un joli double effet kisskool.

Comme toute saison « à concept », on vire un peu les gimmicks graphiques liés à la localisation du jeu pour se concentrer pour ce mot fabuleux et si excitant, le GAMEPLAY. La moitié de l’action se passe donc sur l’îledelarédemption où le champion des losers accumule les victoires, ce n’est même pas une paraphrase! Matthew Elrod, appellé sobrement « Matt » était l’un des deux premiers participants au premier duel. Il a … tout gagné, a résisté jusqu’au bout, a réintégré le jeu … et a été le premier à se re-faire avoir. Hilarity Ensues sauf pour le bonhomme qui a du faire une sévère dépression mais le concept reste toujours en jeu, même si ils sont actuellement trois dans le coin des loosers, à se demander si ils vont faire des duels triangulaires où juste récupérer un type parmi dix en toute fin de jeu, et constituer le jury avec tout le reste. 

Parlons bien, parlons casting – les mauvaises habitudes sont relativement bien revenues en terme de « visibilité » et de « montage ». J’entends par là qu’on se focalise que sur les mêmes trois personnes, que deux habituelles nunuches sont complètement ignorées et invisible et qu’un maboule assumé sert de ressort comique – quand bien même celui là fait exprès et veut servir de chêvre, ça ne sert à rien sur le long terme, donc allez savoir… il n’empêche que ça reste une assez bonne saison plutot bien branlée même si il risque de ne pas y avoir de surprises à partir de maintenant.  

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 « Rob – Rob – Rob – Rob, Please count as 4 votes »

 Vous n’aimez pas le concept? Vous devriez plutôt vous tourner vers The Amazing Race : Unfinished Business – dix-huitième édition de la course la plus ridiculement excitante du monde où onze équipes cavalent à travers le monde en faisant des tâches toujours très masochistes dans des costumes de kangourous. C’est donc une saison de gens ayant tous déjà participé mais s’étant fait expulser pour une raison plus ou moins injuste, ce « n’était pas totalement leur faute » où ils ont sévèrement raté un truc. Bref une
deuxième chance pour ces onze team qui ont plus ou moins marqué l’histoire de ce jeu un peu dingue. Cette édition a la malchance d’avoir des petits défauts : on pourrait aisément l’appeler « la saison qui roule à gauche » ou « la saison camping » puisque il y a une trop forte tendance à traîner dans les mêmes coins (deux étapes en Australie, deux en Chine, deux en Inde… avant l’Autriche, le Liechtenstein…) et il y a de quoi se demander si les « étapes non éliminatoires » n’étaient pas … bizarrement placées… pour sauver les équipes qui déconnaient un peu trop en allant prendre les mauvaises autoroutes pendant des heures avant de se rendre compte du problème.

Bon, il n’empêche que cette saison est réellement excellente, c’est un sentiment qui tombe à chaque fin d’épisode, pour les sept premiers en tout cas. Ce show marche toujours aussi bien, ne se fatigue pas encore vraiment et gagne en qualité formelle là où le reste marche déjà très bien. Le casting est donc fatalement plus qualitatif que la moyenne – et, bonheur, les premiers virés étaient largement les moins intéressants ou les moins qualifiés pour participer à cet esprit « All Star ». Du coup, chaque sortie est une petite torture
puisqu’on se débarrasse forcément d’un duo attachant, sympa ou juste très efficace. Y’a que dans cette émission où vous verrez des papis asiatiques à l’anglais aléatoire s’arrêter en pleine course pour manger des sardines, j’ai dit.

 D’autant plus qu’avec les mécaniques habituelles de jeu (Roadblock, Detour, U-Turn, si vous ne connaissez pas le topo vous saurez aisément vous renseigner) le jeu en lui même devient réellement bien… monté. Il y a toujours une once de suspense et nombre de situation assez dingues, assez bien gérées via avalanche de parallèles, de split-screens… et un traitement du son mieux fichu et plus, on va dire, immersif. Même si il y a ce sur-abus d’effets sonores pour dramatiser un peu les choses (exemple : la caméra cogne une
vache, on entends derechef un « Meuuuh » ou autre exemple, un camion fait semblant de foncer sur une team en taxi ce qui forcera un « HONK HONK » un peu vidéo gag) on note un meilleur travail « d’ambiance » – quand la situation devient tendue, on a droit à une vraie petite tournerie sourde et angoissante, un petit silence pesant, une pause qui gêne volontairement le rythme… c’est qu’un détail mais ça renforce l’ambiance d’un jeu basé exclusivement sur le rythme, là où vous ne verrez jamais un plan de plus de cinq secondes. Ca changera radicalement avec cette bouse de Pékin Express qui – vous en conviendrez – est dégueulasse de monotonie. On peut faire un bingo avec les trucs chiants de cette émission : la case centrale serait « Equipes ayant toujours la même tronche » qu’on pourrait entourer de « rythme pourri » « émerveillement gratuit » « ils sont pauvres et ils donnent plus que nous » « UNE EXTRA AMULETTE D’UNE VALEUR DE CINQ MILLE EUROS » etc etc etc, pauvre de nous avec nos concepts mal foutus qui ne se renouvellent pas.

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 En attendant, avis laconique sur les séries en cours :

 – Desperate Housewives S7 : « Oui, à Wisteria Lane, on tourne en rond depuis trois ou quatre ans, mais Concombre continue à regarder pour les
dialogues, c’est évident »

– United States Of Tara S2 : Toujours une bonne surprise, pas le haut du panier à-ne-pas-manquer mais même si on accuse un peu de ce schéma redondant du « personnage principal sclérosé qui surmonte ça » le traitement global du truc est assez bon, les gens y sont assez charismatiques et le bidule allie humour classique et actuel. Tout ça est très générique comme description mais il n’empêche que c’est de la bonne

– Nurse Jackie S2 : Edie Falco incarne une infirmière accroc aux médicaments qui jongle entre deux hommes et ses enfants psychotiques bla bla bla scléroses de partout, toujours les séries Showtime qui se repêtent mais font bien les choses. Assez passionant à suivre, toujours pas de surprises majeures, simple, efficace, relire le paragraphe du dessus éventuellement, ils sont tout à fait interchangeables

– Weeds S5 : Je ne sais pas ce qu’attends Canal pour diffuser ça mais je sais juste qu’à la fin il y a une triste histoire de marteau et de crâne

– Doctor Who : BIENTOT, PROMIS

– Portes ouvertes du blog : Hey, n’oubliez pas que pour le début du mois prochain, vous pouvez m’envoyer votre propre prose!

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Jeff chez les mayas

Je sais, rien à voir.

En Septembre dernier, Denis Brogniard, dans sa grande mansuétude de caniche nous faisait le teasing habituel sur la dernière saison de Koh Lanta, comme quoi son casting était fait de personnalités tout à fait nouvelles, que les jeux étaient neufs et que les ricains de Survivor leur avaient même demandé la permission de pomper quelques
concepts, etc etc le petit baratin de marchand de tapis habituel. Résultat des courses : trois mois plus tard et la saison terminée on ne peut que constater que le teasing reste ce qu’il est, beaucoup de vent pour plus grand chose… le casting reprenait exactement les mêmes poncifs habituels, les jeux n’avaient pas un kopeck CFA d’originalité et le gagnant est tellement « cliché gagnant Koh Lanta » que j’ai toujours cru qu’il serait troisième, à la place du « grand héros médiéval déchu ». Au moins, le deuxième était connu depuis la moitié du jeu puisque c’est une place éternellement reservée au « méchant », à celui qui doit toujours avoir un montage de beau connard, qui se tape des dramas sur des pacotilles. Imaginez des storylines telles que « l’affaire des bananes » ou « ma mère vaut mieux que ta meilleur copine puisque c’est ma famille » etc etc, le bon esprit de la version franchouillarde qui veut pas s’en aller! D’ailleurs Denis tu nous a sorti un gros mensonge puisqu’on a vu aucun jeu connu dans le continent d’à coté… peut être en Février pour le prochain round, allez savoir. En attendant, il y a avait Nicaragua – Survivor Nicaragua, ça vient de se terminer et voici les quelques trucs que ça m’évoque, si jamais ça intéresserait deux ou trois lurkers qui se sentiraient pas effrayés par le coté « analysons des choses qui n’en valent pas la peine » du post.

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CBS n’en a jamais marre de l’une de ses meilleures poules au oeufs d’or – je pense que l’enthousiasme local doit être significatif puisqu’on est une poignée de gens autour du monde à s’extasier dessus et allant toutes les semaines sur ce fameux site de torrent italien. Survivor en est arrivé à un point où chaque année on se demande sérieusement si les producteurs vont oser renouveller l’émission pour une ou deux saisons supplémentaires parce que c’était quand même la vingt-et-unième saison. Et oui, vingt et unième. C’est comme l’âge de Michel Denisot ou de Thierry Ardisson, on s’y attends pas vraiment mais au final c’est pesant! La vingtième édition du truc était une version all-stars un peu déguisée qui mettait en scène les « gentils » contre les « méchants » connus, là c’était un retour aux sources pour le show qui nous remettait un gameplay « à l’ancienne »… mais après dix ans de show, l’idée de faire une saison classique sans spécificité paraît presque illégitime, ils ont trouvé deux trois idées qui ont fait leur temps et qui ont ne changeront pas la face du monde. Tiens, par exemple, le pitch de base est un gimmick exploité de base sur … Koh Lanta. OH MON DIEU-

Pour cette fois nous étions donc sur les plages de San Juan del Sur au Sud du Nicaragua, un pays loin d’être minuscule coincé entre le Honduras et le Costa Rica, de mémoire, j’suis pas sûr mais c’est pas le sujet. C’est pas encore cette fois qu’on aura droit à un lieu sans aucune molécule de flotte ou, dans un registre plus hardcore, une
inversion totale du concept (sur l’Arctique, il y a de quoi creuser mais je vois pas la production mettre la vie des candidats en danger avec des doigts de pied à amputer) mais ils trouvent toujours un endroit qui puisse insuffler un « esprit » différent sur chaque saison. Cette fois, c’est l’inquisition, les conquêtes espagnoles, les conquistadors… toujours plus d’arguments pour garder une identité, une charte graphique globale sur la saison. Je râle éternellement sur les mêmes choses mais la neutralité totale de la version française m’agace à un point limite tellurique alors qu’ici même après dix ans ils font toujours l’effort de faire de chaque saison quelque chose d’unique. Bon alors pour la première fois Russ Landau a pas réussi à faire passer sa nouvelle version du générique, étrange, en espérant ne pas l’avoir qu’en Février pour la vingt-deuxième… mais au delà de ça tout les petits points d’ancrages étaient présents : idole en forme de conquistador, collier individuel qui fait très interprétation profane et « jeux de société » des cultes catholiques locaux, immunité cachée qui est en fait… une clé (c’est beau. C’est symbolique. J’aime) et un gimmick latent sur les fleurs de lys, les épées… et ce sont des fleuret et des pièces qui ont servi à organiser le challenge final. En gros, une pile de pognon sur une épée à faire tenir debout, c’est à la fois complètement crétin et super symbolique, j’aime bien ce balancement entre la recherche d’originalité et cette délicieuse prise de raccourcis permanente mais hé, on est pas dans un show historique sorti de discovery channel mais bien dans un jeu télé ou on doit en prendre plein la vue. Le conseil dans une simili-église où le candidat sortant passe par un faux cimetière? Cool! Pour la 21è saison et quelque chose dans le quinzième lieu différend, ils réussissent toujours à pondre une véritable identité graphique…

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… le truc c’est que de l’autre coté on nous prenait aussi pas mal pour des vaches à lait : Nicaragua c’était un peu la saison du placement de produit. Chez nous, quand Denis Brogniard nous dit de foncer aller manger des sardines Saupiquet©, c’est avant la pub et après l’émission et son jingle « William Saurin » – c’est chiant mais ça reste un minimum honnête. Eux, de leur coté ils ont carrément franchi le pas, ils assument carrément la pub – qu’on avait les trois ou quatre dernière saisons mais là on a eu droit à un truc encore plus envahissant : la promo d’un film. Pour fêter la sortie des Voyages de Gulliver avec Jack Black, un Reward Challenge était entièrement calqué sur le film : porter un gros mannequin d’un point A à un point B. Bon, ok, ils l’ont placé c’est très bien… mais ça s’arrête pas là puisque les gagnants vont ensuite voir le-dit film et rigoler comme des crétins en disant tout de suite après, face caméra « Jack Black est rigolo, hu hu ». C’est bien les gars. Et Survivor, sinon…?

Je parlais de placement de produit habituel, là c’est toujours Spring et ses smartphones mais il y a une explication logique derrière : c’est la compagnie qui finance le « prix du téléspectateur » qui vote pour donner 100K à tel ou tel candidat. Dans l’émission ça donne un Jeff Probst qui, juste avant un challenge, sort un portable Spring et sort le bla bla commercial « et vous pourrez prendre des photos, des vidéos, parce qu’un portable Spring c’est comme une peau de bébé et si c’est bien pour moi, c’est bien pour vous blblblb » c’est chiant, un peu ridicule de surcroît. On voit les gus manier le truc en tapotant sur l’écran tactile, on nous montre des fonctionnalités de l’appareil de manière plus ou moins subtiles, syndrome Power Glove en quelques sortes.

Tiens l’ami Probst, puisqu’on le tient, on va pas le lâcher. Jeff n’a pas l’air de vieillir depuis toutes ses années, ça fait trois ans que je mate le show en live et je saurais pas voir la différence mais son personnage, son point de vue évolue lentement dans l’histoire du show. C’est hilarant de voir la toute première saison avec son présentateur super timide, assez maladroit, poser des questions les mains dans les poches et à la limite de la crise de larmes quand il éteint la torche de quelqu’un. Dix ans plus tard, Jeff est… très impliqué, peut être trop impliqué. C’est ce qu’on lui reproche depuis deux ans et qu’il refait une saison sur deux, de manière un poil schizophrène – il s’implique beaucoup trop dans le jeu. C’est son rôle de présentateur évidemment mais même si on reste loin d’un Denis l’embrouille dont la seule visée est de monter les gens les uns contre les autres, Probst prends dangereusement parti pour certains candidats. Enfin, de manière plus précise, il ne prends pas parti… dans les challenges, il se permet de plus en plus des petites remarques sarcastiques déplacées et et et et au conseil c’est de plus en plus louche : le voir imiter la mère redneck d’un candidat est une chose, faire sortir une candidate en remplaçant le « Tribe Has Spoken » par un impérial « Get out » en est une autre.

Transition toute faite : cette fois ci je me suis un peu amusé à essayé de déceler le vainquer via les réflexes habituels pris par la team du montage de l’émission. Ca a plutot bien marché d’ailleurs, il n’y avait plus que deux candidats potentiels à mi chemin. En gros, l’un était premier, l’autre quatrième est c’est exactement ce qui est arrivé. Je pense que c’est une première, on a eu droit à un épisode vraiment très spécial ou deux filles ont abandonné le jeu de façon très tardive, après le début de la constitution du jury. Probst et les gars de la production détestent les gens qui abandonnent et ça s’est répercuté de façon totalement punitive sur ces deux filles qui ont eu un montage ignoble – l’un des deux, prof de son état, doit pas être loin de se faire virer pour l’image gratuite. Cette dernière est passée pour la femme à péage de service, prête à insulter, mettre des doigts à tout le monde, brutaliser une fille et sa jambe de bois – le menu maxi best of du OTTNN5. L’autre, au contraire, a été la fille la plus invisible de tout les temps, n’a jamais servi à rien, n’a occupé aucune storyline, personne n’a parlé d’elle indirectement. Les seuls moment où on l’a entendu dire un truc c’était toujours pour dire une énorme ânerie – un bon gros retour de kharma dans la face qui a du plaire aux sept candidats restants qui montaient de deux crans vers le million sans avoir rien à faire!

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Ce fameux pitch à la française que j’évoquais tout à l’heure réside dans la façon de diviser les équipes : jeunes contre vieux, plus précisément une équipe de moins de 29 ans contre un autre de plus de 39. Une idée de base qui n’a pas duré puiqu’après quatre rounds, de nouvelles équipes ont été constituées mais le résultat a été le même que les deux fois ou ce concept à été fait en France : les trois derniers étaient de jeunes gaillards et ô symbole et ironie, le gagnant est historiquement le plus jeune du show (21 ans) et personne ne raisonnait en « jeune contre vieux » en terme de stratégie, c’était toujours « X contre Y ». Probablement pas à truc à refaire parce que cette distinction ont mis la puce à l’oreille de la prod comme qui il fallait des challenges équitables, moins physiques qui faisaient plus attraction de fête foraine qu’autre chose où il fallait toujours lancer un truc sur un machin pour remporter le profit. C’est dommage mais c’était temporaire, espérons que la suite sera meilleure est elle a intérêt parce qu’à cause d’un rebondissement cosmique de gameplay, on va avoir droit qu’à un jeu sur deux… là aussi j’y reviens.

En passant outre cette limite d’âge, petite tentative de gameplay très timide avec le « Medallion Of Power », sorte de truc magique qui te donne un avantage considérable pour le challenge à venir mais qui passe dans les mains de l’autre équipe si tu l’utilises. Tout le monde à oublié le concept après trois épisodes et là aussi c’est peut
être pas plus mal. Du coup, au niveau des Hidden Immunity Idols… ils nous avaient promis une refonte de système d’indices, ils se sont bien foutus de nous puisqu’ils parlaient en fait d’un rébus de plus en plus simple à comprendre. Au final, les deux équipes ont trouvé la leur dès le début et elles n’ont jamais été utilisées dans quoi que ce soit d’intéressant. Ils ont tergiversé et du coup, pour la Saison 22 en Février ils ont piqué un concept à la version Israëlienne du show, « Redemption Island ». T’es viré? En fait pas vraiment, tu fais juste un duel à part avec le
précédent sortant et le perdant se fait définitivement dégager. Moui, à voir, éventuellement, pourquoi pas… pas de quoi être enthousiaste mais au moins ça vire un peu toutes ces mécanique de montages qui prédisent l’avenir, ça complexifie un peu les choses. A voir d’un oeil distrait.

Enfiiiiiin le casting! Aaaaah. Une saison sans Russel Hantz, c’était formidable. Pas de gus qui vole toute l’attention de la caméra, une visibilité plus équitable pour tout le monde, ça fait un bien fou… on a tous cru que d’autres types allaient se taper le même rôle mais c’était plus subtile, plus… random, bizarrement mais dès qu’un
candidat devient trop exposé, il dégage. C’était un principe quasi immuable : Jimmy Johnson, coach de la NFL, star nationale? 18è sur 20. On a eu peur mais c’est fait. Grognasse qui pense contrôler le jeu? Virée à la dixième place à la surprise générale. Juste avant, le mec qui réfléchit beaucoup trop, stratégise n’importe quel mot et lutte perpétuellement pour sa survie dans le jeu? Onzième. Une fille amputée qui pourrait tenir de ce fait un bon argument pour durer dans le jeu? Non, elle dégage dans la premier tiers, pas mal. Une logique d’exposition très équitable, presque trop équitable, c’en était presque surprenant. Le gagnant a été invisible un épisode, là aussi c’est une petite surprise dans l’histoire du show. Bien sûr il y a eu un « méchant » attitré, l’incroyable Sash mais il faisait trop « troisième place automatique » pour être crédible, dans sa posture du « je ment à tout le monde, tout le monde est allié avec moi, je vais aller jusqu’au bout mais ça va pas marcher » c’était un peu suicidaire – surtout avec ce physique malingre et ces yeux qui font partout, cet homme faisait un peu peur. Des personnalités, il y en avait, dans le « positif » comme dans le « négatif » mais le truc c’est qu’un candidat devient attachant… quand il est sur le point de se faire virer. Là aussi c’est important d’analyser la chose car il est tellement plus sympa de se sentir désolé pour un candidat qu’on aime bien, presque plus que d’être satisfait à la vue d’un crétin arrogant qui se fait dégager. Un maboule a eu droit à ce traitement mais c’était que le deuxième épisode, emballez c’est pesé.

Au final, du classique, du décevant mais pas énormément d’attentes derrière. Le show vieillit, est difficile à renouveler mais c’était plutot pas mal. Dans l’ensemble j’ai trouvé ça assez passionnant, subtil, limite old-school sans vrais temps morts derrière. Une saison assez cérébrale, beaucoup de gens attachants dans un sens ou dans
l’autre, j’aime toujours autant l’idée. Allez Denis, inspire toi de là-bas un peu, ils te colleront pas de procés aux fesses, eux!

Plus qu’un à post à faire pour cette année! Nous y voilà…

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Le bon la brute et le petit porcelet

Avant de valider un post, il y a chez moi comme un petit « instant culpabilité ». Je clique sur « Envoyer » … puis je re-clique sur « Envoyer » après avoir corrigé les fautes les plus criardes et je me dis une tonne de trucs dont la constante est le début : « Ils vont se dire que… » au pire, on peut terminer la phrase par borné, au mieux par têtu, pas intéressant pour encore pire, vous comprendrez la logique. Mais si en terminant ce post quelque chose du genre « C’était un peu sans intérêt » vous traverse l’esprit, là je vous l’accorde, c’est légitime! Voici la version anglaise, ce post n’est qu’une traduction un peu littérale de ce topic.

 Vous connaissez mon étrange fétiche pour les émissions à base de gens qui s’expulsent d’une île les uns après les autres. Là, je regarde la rediffusion de Koh Lanta à la télé et je ne peux que constater le « KL Cycle », à l’image des jeux Sonic sortis depuis 2004. Denis Brogniart nous promet une saison pleine de rebondissements, de nouveautés, d’épreuves inédites que les américains sont allés copier, etc. Chaque année, inexorablement on se farcit la même formule sans aucune variation avec des candidats qui remplissent toujours les mêmes rôles avec leur bandanas tout péraves et leurs épreuve à base de trois bouts de bambous. C’est déprimant, vous pouvez vous amuser à noter la redondance des teasers qui n’ont jamais rien à vendre et qui montrent toujours le même montage commençants toujours par « La semaine prochaine, ça chauffe à X! » comme si on voulait voir des gens se mettre sur la gueule. Mais non, désespérément, il n’y a jamais grand chose à voir.

 Je pourrais vous recommander le bon gros Survivor Américain pour la énième fois mais cette fois on va passer en revue quelque chose d’un peu spécial, un espèce de machin vraiment très obscur et borné, à la limite de l’universitaire : la science du montage. Voyez ça comme ça : dans le contexte, vous êtes dans une saison du show Américain en temps que candidat. Les chances, c’est vous qui les gérez, vous mettez tout les éléments de votre coté et c’est à vous d’avoir une bonne durée de vie dans le jeu et d’agir en conséquence, bref ça ne dépends que de vous. La saison est finie, vous avez votre place bien définie et la production a obtenu tout un tas de rushes qu’elle va monter… mais pour le téléspectateur, c’est comme si chacun avait ses chances égales d’être le premier sortant ou le sole survivor, comme si rien ne s’était passé et que l’aventure ne progressait qu’une fois par semaine, le temps d’une quarantaine de minutes. La seule indication qu’on veuille bien nous montrer c’est le montage … et celui ci est toujours fait avec une idée derrière la tête. Chaque semaine, une brigade de furieux analysent tout l’épisode qui vient d’être diffusé, en tirent des conclusions et en font des votes pour constituer ce qu’on appelle l’Edgic. Contraction entre « Edit » et « Logic », donc Montage et vous savez quoi. L’Edgic c’est la science d’analyser l’occurrence d’un candidat d’un épisode et d’en tirer sa durée de vie dans le jeu, ainsi que le futur gagnant probable… et je lis comme un scepticisme dans vos yeux mais effectivement, ça a toujours été assez concluant pour déterminer le futur d’une saison. Il suffit de raisonner à l’envers, de pousser la logique jusqu’à l’extrême pour comprendre pourquoi on nous montre tel plan, telle situation, tel candidat… tout simplement parce que le gagnant ou le futur sortant à toujours un profil bien défini, on doit « s’en faire une idée » qui ne varie pas ou peu d’une saison sur l’autre. Voici comment ça marche, en gros…

Après chaque épisode, un vote va s’organiser pour apposer un code sur le montage de chaque candidat restant dans le jeu. Ce code résumera à lui tout seul la pertinence, le « ton » et la récurrence d’un candidat. Il se compose en deux parties, des lettres, des chiffres, le compte est bon. Sa présence d’une part… plusieurs catégories.

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Plouf!

 INVISIBLE. (INV) Le joueur … a été complètement ignoré. Bien évidemment il n’a pas été « zappé » au montage mais on ne l’a vu que sur certains plans de groupes, de loin. La caméra ne lui a pas accordé de gros plan spécifique, on ne l’a pas entendu parler une fois dans l’épisode. Fatalement, il n’a pas eu droit à un « confessional » (vous savez, ce petit moment où un candidat pose devant la caméra et dit n’importe quoi pendant que son nom s’affiche magiquement entre ses jambes) n’a rien dit ou n’a répondu à rien pendant un Conseil, bref la catégorie parle d’elle même : transparence totale, comme si le candidat n’était pas là. Il n’est même pas évoqué par quelqu’un d’autre, il est comme hors du jeu mais toujours dedans… et il n’a servi à aucune développement de personnage pour les candidats. Le moindre zoom au mot lâché échappe automatiquement au statut d’Invisible.

UNDER THE RADAR (UTR)

C’est la catégorie au dessus. Un candidat UTR est légèrement sous-utilisé dans le montage et dans l’histoire. Il A un rôle mais on le voit assez peu… à moins qu’il ne soit délibérément caché par le montage pour plus tard. Il faut toujours raisonner en « développement de personnage », c’est pourquoi un rôle surprise peut toujours être à prévoir. En tout cas, être sous le radar c’est avoir une visibilité très faible voire inexistante mais avoir une implication, ne serait-ce que théorique, dans le jeu, les discussions de camp… sans nécessairement avoir une utilité définie. C’est un premier cas, à l’inverse un personnage peut être UTR car très exposé mais n’ayant aucune pertinence dans le propos de l’épisode. C’est rare, ça arrive, comme quand quelqu’un domine les challenge ou reçoit un câlin sorti de nulle part de Jeff Probst, le présentateur-charisme. Dans un troisième cas, un candidat peu avoir un rôle mais il est juste sous l’ombre de gens attirant un peu plus l’attention… bref c’est n’est pas qu’une question de visibilité mais dans la majorité des cas c’était cette dernière qui était un peu
basse.

COMPLEX PERSONALITY (CP)

Ne pas confondre l’acronyme avec autre chose. C’est évidemment le meilleur montage qu’on puisse souhaiter avoir puisque cela signifie avoir un vrai développement qui ne vous montre pas sous un jour complètement unilatéral, en clair vous êtes souvent en proie à un conflit intérieur, vous êtes développé. En terme de stratégie, de personnalité, de gameplay, c’est l’inverse total de la neutralité bête et méchante. Plusieurs cas de figure :

Le candidat à eu un temps de parole très généreux, des confessional complexes et riches en informations. L’essentiel c’est de montrer son attachement au jeu, à ses mécaniques et aux émotions personnelles ou celles d’autrui. Il faut être montré comme posé et pas comme quelqu’un qui pête les plombs gratuitement. Sinon, vous avez eu du « temps de caméra de qualité », vous avez montré votre importance dans le jeu, vous y tenez un vrai rôle, les autres parlent beaucoup de vous dans leurs propres interventions. Dans des cas exceptionnels, avoir une personnalité complexe c’est passer de UTR à OTT (voir juste après) dans un même épisode, bref ne pas être complètement linéaire sans paraître bipolaire, vous saisissez?

MIDDLE OF THE ROAD (MOR)

Uuuuun peu moins glorieux. C’est un traitement réservé aux seconds rôles, à ceux qui supportent les autres mais qui sont quand même devant la caméra. C’est déjà être plus visible et actif qu’un montage sous le radar mais ça signifie manquer sévèrement de développement. Vous êtes là à dire « Survivor c’est super waouh je suis content d’être là » mais pas grand chose d’autre… vous êtes un peu le narrateur de l’histoire sans trop y prendre part, sans dire qu’un candidat MOR est là pour décorer. Vous êtes… neutre, un peu là par hasard, vous pouvez avoir un discours stratégique mais sans véritable contenance derrière. Vous avez droit à une intervention? Elle est un peu gratuite et n’apporte rien au jeu. Vous avez une présence devant la caméra mais cette présence manque de « qualité » et de contenu. Encore moins génial, vous êtes un « supporting rôle », un acteur de seconde zone, bref vous « poussez » la storyline ou un personnage vers un rôle plus entier. Heureux?

OVER THE TOP (OOT)

Pas trop besoin de vous faire un dessin, c’est le fait d’être extrêmement simplifié par le montage, d’être montré sous un jour complètement unique à la limite de la caricature. C’est une distraction pour le téléspectateur qui ne passe ainsi plus de temps à voir les agissements du véritable futur gagnant et c’est un excellent appel d’air pour les DRAMAS en tout genre au sein de l’émission. On les adore, on les déteste ou on adore les détester, il n’y a pas de grosses nuances.

Le personnage Over The Top est la quintessence du personnage, justement! C’est « le super gentil » ou le « grand méchant » de l’histoire. Le forum Sucks utilise la définition du « personnage de cartoon », et bah voilà, exactement. Tout est dans la répétitivité et l’unicité du sentiment exprimé par ce candidat. La star de la saison ou d’un épisode, en quelques sortes. Cela implique une visibilité majeure voire fatiguante pour le téléspectateur et c’est un montage qui s’oppose directement à la personnalité complexe. Très important, le personnage OOT est toujours positif ou négatif, pas de demi mesures.

La deuxième partie d’un code consiste à mesure le « ton » d’un candidat. A savoir comment on doit se sentir pour lui, il va de PP (très positif) à Positif, en passant par Neutre (N) , Mixé (M) Négatif et très négatif (N et NN) – être mixé veut dire passer de l’un à l’autre dans un seul épisode, historie de faire subir un petit ascenseur émotionnel au téléspectateur. Quand, dans un jeu de confort, Jonny Fairplay commence à dire « Beuh ma grand mère est morte ouin » poue émouvoir les autres candidats juste avant d’avoir un confessionnal où il s’exclame « Bwahaha, cette bande de cons ont tout gobé, elle doit surement être en train de regarder Jerry Springer à l’heure actuelle » – c’est un M typique. D’ailleurs, il avait fini troisième et c’est la seule qui n’avait pas gobé le mensonge qui avait gagné la saison. Une scène importante et termes d’Edgic…

 Dernière partie du code, un chiffre entre 1 et 5 indiquant la visibilité du joueur pour un épisode, 1 signifiant « très peu » et 5 voulant dire « sur exposé ». On ne peut pas être plus qu’INV1, logiquement.

 Maintenant, si vous avez bien suivi cette histoire de code, petite devinette simple. Quel est le candidat OTTNN5 dont j’ai râbaché l’existence la saison dernière? Et voilà, vous avez compris.

Maintenant à quoi nous servent tout ces codes? Hé bien, pas mal d’observations observées au fil du temps pour spéculer sur l’identité du dernier survivant :

– Le vainqueur ne peux pas être INV. Jamais. C’est hautement improbable et encore plus lors du premier épisode de la saison, on doit en garder une image mentale minime.

– De la même manière, un gagnant n’est jamais trop OOT ou UTR. Il peut avoir ses hauts et ses bas mais tout ça doit rester nuancé.

– Le montage du gagnant doit aussi ne pas être excessivement positif ou négatif, il peut passer par les deux mais un seul ton donné est synonyme de défaite à un moment ou à un autre.

– Le gagnant est toujours entouré de gens qui sont sensés nous distraire de lui, on doit regarder autre part sans en être trop conscient. Ca peut justifier un statut MOR latent (et si vous avez vu Samoa vous devez immédiatement tilter à cette remarque)

– La victoire finale doit souvent paraître comme étant une surprise, subtile ou pas. A vous de voir!

– Si deux personnes sont présentées automatiquement comme une « paire finale », laissez tombez, ça n’arrivera jamais, à moins que la situation soit inévitable par définition ou par gameplay (si un couple se forme dans le jeu, attention)

– Le vainqueur est très copain avec le CP. Mais vraiment. Un peu comme David Et Jonathan.

Tenez! Prenons 16 Participants du Velvet. Mettons les quelque part, on les laisse s’éliminer les un après les autres, ont oublie totalement les immunités cachées ou pas et on ne pense qu’en termes de montages. Après 39 jours de jeu, une quinzaine d’épisodes et un ordre de sortie tiré au hasard, on obtient cette saison là :

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 Voilà les quelques observations qu’on pourrait en déduire : Tsuchi est sorti le premier après être passé pour un dingue, désolé! A l’inverse, la Vengeuse est sortie tôt mais son éviction paraît un peu injuste, elle fait un peu « sacrifice » et on doit se sentir mal envers cette sortie injuste. Meles a subi le traitement d’un personnage régulièrement abrasif mais qui s’est largement fait porter par la vague… de mon coté j’accumule la « complexité négative », il devait y avoir une grosse contrainte dans le jeu, sourtout si c’est pour sortir avec une image positive. Traquenard a un parcours très discret pour un casting à 16 et Nataka fait un très bon gagnant : régulièrement vu (un pauvre 2 et c’est tout) et roi du CP, même si il a du apparaître comme un « Villain » un peu nuancé. A mi chemin, on pouvait déjà miser sur lui et Zoneur aurait fait un très bon gagnant, également. Notez que Melow est la seule à sortir sur une petite visibilité. Voilà ce qui arrive quand on règle pas son micro, hé!

Voilà, j’espère que vous aurez réussi à cerner l’essentiel de cette science des prédictions selon le montage d’un candidat. Ca peut aller beaucoup plus loin, d’autres poussent l’analyse en faisant le pourcentage de « temps de caméra », en faisant d’autres unités à comparer (Evocation par une tierce personne, « image stratégique », etc) mais ça fait déjà suffisamment dingue pour nous en arrêter là. Maintenant, vous pouvez vous amuser à coller un code Edgic sur tout votre entourage, ou après une conversation sur Irc. Qui était INV? Qui était OTTP5? Qui était CPN4? Je veux des noms!

Ah et bonne nouvelle, rien de tout ça ne marcherait vraiment dans Koh Lanta. La mécanique tend davantage vers l’importance du « ton » que sur son type de montage, tout est donc à refaire…

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Stupide hobbit joufflu

Vous connaissez peut être ce fameux proverbe texan, à prononcer sur sa monture et l’index posé sur le chapeau : « Fool me once, shame on you. Fool me twice… » attention post Survivor rempli de prénoms et de termes techniques… mais il y aura une pause Rock Band, ça peut vous faire marrer.

Précédemment : république parlementaire de Samoa (217083 habitants – président Tupua Tamasese Tupuola Tufuga Efi, monnaie – le Tala) été 2009. Un jeu américain surpuissant implique 20 personnes sur une île à faire les fous et à voter contre un sortant tout les trois jours. La totale intégralité du casting a été assez stupide pour sortir toute seule, à part la gagnante, un petit troll et les deux filles qui ont soupçonné son type de « jeu » (qui du coup ont été les deux premières à sortir) du coup à force de magouilles, de coups de filles de joie et d’hidden immunty idols qui tombent du ciel, il arrive dans le trio final après avoir survécu dans son alliance de quatre contre douze et perd contre le jury final qui, bizarrement, est aigri. Il n’empêche que la performance et le temps de parole surréaliste accordé au bonhomme a marqué les esprits, tant et si bien qu’avant que la saison ne soit diffusée, ils ont décidé de le remettre dans la vingtième saison anniversaire – habilement thématisée et nommée Heroes VS Villains. Vingt jours de remise en forme à l’hôtel et c’est repartie pour une deuxième livrée.

… 39 jours plus tard, rebelote, de nouveau dans le trio final sauf que les choses se passent encore plus mal – troisième et pas un seul vote, le voilà qui pète les plombs en direct pour la deuxième fois, à insulter tout le monde dans les interviews post-production. Que s’est-il passé?

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 Russel Hantz c’est un peu l’homme de l’année scolaire dans la real-tv. Je dois lui accorder un certain crédit : deux jeux entiers, deux fois finaliste, un certain nombre de stratégies bien foutues, des immunités chopées légitimement et souvent quand il le fallait vraiment… mais cette insupportable velléité à prendre sa saison en otage et à mépriser tout le monde dans le processus. Sodoculer les gens, oui pourquoi pas et c’est même le but du jeu mais avec le sourire c’est toujours plus sympathique pour les geeks qui suivent l’émission. Cette place dans Survivor VS Villains était toute légitime mais comme ses exploits n’étaient pas encore prêts d’être diffusés, tout les All-Stars ne connaissaient pas le bonhomme. Jeff Probst, le présentateur, a juste dit en préambule qu’il faisait partie des « top 5 des poseurs méchants stratèges… et le-dit de stratège de refaire plus ou moins la même chose avec des globalement beaucoup moins cons.

Sous-titrer cette vingtième saison « Heroes Versus Villains » c’est une bonne idée! Ca avait de la gueule! De manière générale le manichéisme à la télévision est un concept qui donne envie de faire mal aux murs avec nos têtes (et en France surtout) mais cultivé de cette façon totalement assumée, à la limite de l’esthétisme (oui parfaitement) était indubitablement un bon réflexe pour nous refaire un jeu All-Stars. Les blancs contre les noirs, c’est une recette qui marche très fort avec toutes ces fictions qui poussent le concept jusqu à l’extrême (Umineko et bien évidemment… Lost dont le dernier épisode est diffusé ce soir – FEAR) donc le Russel à rejoint l’équipe des Villains, déjà fortement agrémentée par :

– Benjamin « Coach » Wade : le mec qui a tout fait, tout vécu, a pagayé en Amazonie avec les zoulous avant de se faire rôtir, s’est échappé et est venu participer à Survivor pour faire participer tout le monde à son propre trip médiéval agrémenté de surnoms improbables « Le chasseur de dragons » « le sorcier » « le WARRIOR » bref un beau bordel dans sa tête »

– Rob « Boston » Mariano, deux saisons passées, une fois finalistes, DEUX saisons de The Amazing Race, une fois finaliste, le mec passe sa vie à faire des real-tv. Menteur hors pair. Charismatique.

– Parvati Shallow – la plus grande bouffeuse d’homme de l’univers, doublée d’une incroyable joueuse qui SAIT obtenir ce qu’elle veut, bref une personne qui vous mange la tête après les choses sales

… entre autres. L’énorme problématique de cette saison était un spoil MASSIF. Je sais pas qui était aux commandes de cette fuite massive mais il était assez difficile d’esquiver les forums spécialisés où tout les trolls du monde s’étaient regroupés pour poster des topocs du genre « OMG Russel termine troisième, Parvati
deuxième et Sandra gagnante » à partir de là il y a deux attitudes qui rentrent en jeu : soit un déni total (encore ce foutu troll en final? Encore cette dominatrice en finale? Ouf! Gagnante déjà gagnante et méritante de surcroît <3 ) soit une espère d’attente, de voir comment ce résultat va être goupillé – bref on regarde le déroulement des choses en savourant un fantastique « Ne pas s’énerver – il va se casser la gueule, c’est écrit » d’où une saveur toute particulière. (Et le spoil intégral était disponible avant même la diffusion de Samoa, c’est dire son impact – le mec a pas encore joué une saison qu’on sait qu’il arrive au bout de la deuxième)

Une équipe de Villains qui ressemble à un casting all-star de catch, qui commence la saison en arrivant en hélicoptère face à dix heroes un peu médusés. Une équipe de heroes qui ressemble à un tas de muscles, des gens qui ont indiscutablement dominés leurs précédentes apparitions. Des gens pas forcément très très malins mais qui constituent l’essentiel des favoris du présentateur, qui ne cache jamais trop ses préférences dans le domaine. C’est parti, dix contre dix, le truc est lancé avec un bon vieux challenge bien physique. Des culottes se barrent, un sous-tif s’en va, une épaule est disloquée c’est dire si effectivement le truc démarre comme un match de catch. Les choses sérieuses commencent et on amorce cette phase un peu inévitable de jeu où on dégaze (sic) les joueurs qui font n’importe quoi, qui ne s’affirment pas vraiment ou qui s’affirment trop en le faisant mal. Mais ô joie pour les puristes amateurs de coups bas, les Heroes perdent. Dans un premier temps il ratent un peu tout et les trois quatre premières sorties les appartiennent. Des gens jugès trop
faibles, trop boulets ou un poil trop stratège – bref des gens qui ont enfin un retour de kharma bien mérité. Il faut pas beaucoup de temps pour se retrouver à 9 contre 5, là où les Heroes étaient sensés dominer les challenges avec leurs muscles saillants – problème et là je vous jure que c’est vrai – la bonne majorité des jeux se terminent par un puzzle et l’équipe des bleus à comme un problème avec, ils n’y arrivent pas et les rouges en face rattrapent toujours le temps perdu via le fantastique boulot de Boston Rob. Du coup ils tombent comme les arbres à Noël 99 ou dans la pub pour le sucre tac tac tac tac et pas mal de connivences se créent dans les deux clans. Chez les Heroes la parole ne veut pas dire grand chose, on vire surtout la « victime de la semaine » qui aura sorti le mot de trop ou fait le geste mal placé. Chez les Villains c’est surtout la « Team Russel » contre la « RobMafia » (ok ce sont des noms de fans, heureusement) et chaque clan fait sa petite course aux immunités cachées. Le déroulement du jeu est immuable et les Heroes se réfugient dans une attitude complètement monolithique « on est des gagnants! On est des warriors » alors que les mecs d’en face sont trop occupés à faire des mimiques et à se foutre de leur gueule. Bref la saison s’annonce assez dominatrice…

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 Et c’est là qu’intervient notre hobbit préféré. Lui il est confronté à pas mal de gens aussi mégalos et il panique un peu – il retente un peu les mêmes tours mais il n’y a plus de chaussettes à bruler! Il essaie de diversifier ses secteurs d’activité et enterre une machette dont personne n’a rien à foutre. Pas évident de réclamer de l’attention quand tout le monde est de même niveau… mais encore une fois il garde la même idée en tête : virer les plus forts. Ce mec à un fétiche de la difficulté, il aime saborder les choses, je sais pas trop comment l’expliquer – il n’empêche que c’est vrai, la roue tourne et les Villains perdent leur premier challenge… puis deux… un certain nombre et les conseils s’enchaînent. Après une première perte tout à fait neutre, les gens paniquent pour sauver leur peau, c’est trois contre quatre et deux qui regardent. La RobMafia se rends compte du potentiel gravissime du sieur Hantz et essaie de le virer – c’est là que ce dernier nous sort un JEU DE HASARD COUILLU A LA BATMAN et tourne la tête d’un des mecs de la faction adverse, qui ruine complètement le plan et sort tout seul, en guise de punition immédiate. Tyson dégage, porte ouverte à Rob, puis à Coach, puis à Courtney, bref tout le foursome charismatique sort du jeu en file indienne et tout les fans du monde entier pleurent des larmes de sang. On est à mi-chemin et le jury commence à se constituer…

La menace Villains prends tout son potentiel avec l’alliance Russel-Parvati : imaginez un Bonnie and Clyde de la télé-réalité, avec un Clyde Barrow control freak pensant tout dominer marié à une Bonnie Parker qui à deux tours d’avance mais qui la ferme, la sachant pertinemment gagnante au bout face à l’autre. A partir de là la vérité s’impose mais s’accepte si difficilement : ces deux là iront jusqu’au bout, la troisième roue du carrosse étant probablement le gagnant. Cette roue c’est Sandra, une Villain gagnante, trentenaire tardive, maman latino, parfaite dans le role du « sous le radar » qui sait ferme sa bouche quand il le faut. Le petit grain de sable qui va faire déconner l’inévitable… bref toutes ces scénarios dramatiques! Ah la la, Survivor. En attendant, on est encore 6 contre 5 et Russel est le dernier mec chez les Villains. JT, un Heroes, se prends de compassion pour lui, sort de sa tête le fait qu’il va être la victime d’une alliance de femmes chez les Villains, trouve une Hidden Immunity Idol de son coté, lui écrit une lettre et l’accompagne en pièce jointe au troll qui la récupère discrètement lors d’un challenge. OUI. Exactement comme dans le sketches du Saturday Night Live « Dear Russel » et BAM, mmh Watcha Say. Comment peut on être aussi con pour donner une imunité jetable à l’équipe adverse? Il a oublié le nom des équipes ou… en tout cas, la manoeuvre était transparente et
personne n’a bronché chez les Heroes. Du coup, Russel la donne à Parvati qui en a désormais DEUX. Il pleut des idoles chez les stratégiques, c’est vous dire le bazar! Bref c’est la réunification, la « merge » à 6 Villains contre 4 Heroes – ces derniers partage les votes mais Parvati sort ses deux idoles en même temps et sort par le même coup l’autre crétin généreux. Instant kill en somme, voilà ce qui arrive quand on est trop IDIOT. Et ça a gagné une saison… pff! Mff! Meh! Bref je vais pas vous détailler le truc mais ça le Russel, king of Samoa comprends qu’il ne maîtrise pas TOUT, mais qu’il est toujours majoritaire à 5 contre 4.

A partir de là il se passe un truc rigolo à Ponderosa, la séquence du jury visible seulement sur Internet (intra muros, quand on se fait sortir, on doit garder le silence et on n’est là que pour mater les conseils) les trois premiers jurés, à savoir Coach, Courtney et JT, jouent à Rock Band. Bon c’est déjà suffisamment rigolo mais ça prends une ampleur démentielle quand il décident de monter un groupe nommé « Les Dragonz », avec premier tube, clip à l’appui et tout le ploum ploum tralala. C’est tellement absurde et mauvais que ça en devient génial. Jouer à Rock Band en prenant des positions christiques n’a jamais été aussi naturel!

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Ca ce n’est qu’une histoire à suivre en parallèle mais l’hilarité du truc est telle… ENFIN. PENDANT CE TEMPS A VERA CRUZ. 5 Villains (dont Russel et ses deux femmes fatales, contre une fille de main et la mère Sandra qui veille) d’ailleurs la Sandra elle a essayé de prévenir les Heroes des manoeuvres de l’autre tyran mais personne ne la croyait jamais, toujours synonyme de sortie immédiate. Sandra devient un peu la Cassandra j’oserais dire pour taper dans le mythologique. A ce stade, l’inévitable l’est toujours autant et on s’attend à ce que les Heroes minoritaires sortent un par un. C’est effectivement ce qui arrive, plus ou moins, avec quelques accrocs, la recherche de l’hidden immunity idol étant toujours un enjeu crucial pour espérer le coup d’état fatal. Pas de bol, l’ndice est toujours trouvé par un Villain – nombre de scènes surréalistes sortent de là, par exemple quand Amanda et Danielle font un véritable catfight pour un indice dans la maison de Robert Louis Stevenson, pendant que Colby mate le truc avec son pop corn, l’air d’en avoir rien à foutre. Non, je veux dire littéralement, le gif de l’année un peu. La-dite lividmanda se fait immédiatement sortir et fait foirer une nouvelle fois le plan anti R. à cause d’une autre Heroes dissidente qui pense trouver refuge avec les villains. Bien sûr, cette dernière se fait virer immédiatement après, il ne faut pas rêver… le montage change envers le hobbit. On sent qu’à ce stade la fatigue veut nous le faire détester et c’est pas difficile en sommes –
intra muros les candidats restants ne pensent probablement pas une seconde à le virer parce qu’avec son jeu agressif (cette fois il ne faisait même pas semblant de taquiner et menaçer ses camarades, d’où un certain nombre de refus et de réactions outrées) vu son parfait satut de « chêvre ». Personne ne pourrait voter pour lui et il semble être le seul à pas s’en rendre compte – bref – on sent que le montage veut jouer la carte de « futur déchu » surtout avec Sandra, toujours présente, qui n’a jamais gagné aucun challenge mais qui SAIT répondre et sortir les « Shut Up » et les « Fuck you » qui font tellement de biens aux téléspectateurs. Le Russel prends peur et vire l’une de ses commandantes grace au recrutement des deux heroes restants qui n’attendent que ça – un dernier petit détail qui le conforte dans cette position de contrôle. Bien sûr les deux derniers Heroes sautent et la carré final est intégralement rouge. Russel, Parvati la terrible, Sandra et Jerri qui passait par là, jamais une réelle menace. Russel gagne la dernière immunité (car oui en plus il gagne tout. Physiquement. Avec Parvati. C’est fatiguant. Tellement que je fais des phrases courtes) et vire Jerri car il suppose que Sandra ne gagnerais pas avec ce jury. HO HO HO il était trop occupé à faire ses magouilles pour se rendre
compte qu’au contraire, elle avait copiné avec tout le monde. Bref Sandra et Parvati se foutent de sa gueule, brûlent son chapeau (ultime vilénie et retour de kharma, puisqu’il brûlaient des chaussettes une saison plus tôt) et au final le jury le défonce avec les honneurs, préférant une gagnante faiblarde et un peu passive mais bonne gueule à une bouffeuse d’hommes un peu trop arroguante et bourrine. Et c’est la … victoire. La deuxième victoire pour ce qui est probablement la gagnante préférée pour les fans du show.

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Oh là victoire tellement méritée. Un Villain, c’est déjà bien dans l’esprit, mais une fille un peu neutre, un peu faiblarde, incarnant un gameplay tellement subtil et « survivant stratégique », c’est génial. Au final ce Final 3 c’était la sublimation de trois stratégies différentes, « Under The Radar », « Middle Of The Road » et « Over The Top » comme disent les pros de l’étude du montage. Il n’empêche que le Russel à encore gagné le prix des téléspectateurs et il se tape la bagatelle de 400 000 Dollars en deux saisons (et je rappelleque c’est plus ou moins un magnat du pétrole) donc ça va, il est ridicule mais assez riche. Le fanservice aura été ultime, il nous a cassé couilles subtilement toute une saison, il le refait frontalement et il re-perd. Une place en moins. Avec un très bon gagnant – c’est la JOIE.

Une joie qui irradie jusqu’au Koh Lanta Choc Des Heros qui nous a foutu la finale la plus fanservice et le gagnant le plus méritant et charismatique de l’histoire de l’humanité. La première partie de l’année on s’est tapés des gagnants chiants, relous, imméritants – le deuxième semestre c’était tout l’inverse, et sur tout les fronts. Ca fait du bien un peu… et pour Survivor, on se retrouve en Septembre pour Nicaragua. Mauvais présage puisque les deux prochaines saisons y sont tournées… et ça craint la nouvelle saison thématique. Peut être Russel contre le reste du monde?

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