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500

Hey, c’est moi. Pardon d’avance, mais ce mois de Juin va être une exposition d’égo non-stop : tout tombe en même temps! Le présent post, l’anniversaire du blog, l’habituel rapport d’Epitanime (peu de temps après ceci) un Mario Maso à chiffre rond et j’en passe. Avant toute chose, merci beaucoup pour vos participations pour ce deuxième quartier libre et de ces huit posts assez variés qui ont, malgré tout, contribués à élever un petit standard de qualité que j’essaie d’établir ici. Oui, même l’Ultimate Blague, car quand bien même cet Anon a sans doute joué avec mon coté névrotique-des-posts-courts, j’ai un fétiche pour le mot « galéjade ». Bref, bien joué et ne vous inquiétez pas si ils sont pas/peu commentés, je sais de mon coté qu’ils ont été lus. Je pose ceci, Inks fermera le quartier libre après moi et on revient à la normale.

Quoi qu’il en soit, vous avez écrit les posts 492 à 499 et voici LE chiffre rond ultime, je ne pense pas une seule seconde atteindre le prochain pallier « vue de l’esprit » – le millier, quoi – qui impliquerais à ce rythme cinq autres années de blogging, ce qui nécessiterait beaucoup d’abnégation, de sacrifices, de temps perdu et de modestie que je n’ai plus forcément (car oui attention scoop, plus ça va, plus tu te sens légitime d’avoir des lecteurs et il y a un moment où la courbe paraît trop basse pour ce qu’on fait, c’est comme ça) mais bref, voici quatre points qui définissent cette page web qui me tient à coeur.

Aujourd’hui, je fais péter les « Concombrettes ». Que des personnages emblématiques qui ont tous la particularité de faire planer le doute sur leurs chromosomes

Pour le 300è, j’avais envoyé l’Amv Hell à problèmes, déclencheur d’une série de vidéos qu’on ne présente plus (et là aussi, on en reparle très bientôt) et pour le 400è, je me suis permis de faire un test vidéo de L.A. Noire, en parlant de visu à la caméra, truc que je n’ose pas vraiment regarder depuis. Pas d’idée particulière cette (dernière) fois : vous avez échappé à un film Xtra Normal racontant la genèse du blog. La mauvaise nouvelle, c’est que vous allez y avoir droit à l’écrit, mais la bonne c’est que je vais me lâcher en anecdotes inutiles, donc croustillantes. Allez, c’est parti pour l’insight ultime et une grosse séance de rattrapages pour ceux qui me suivraient depuis peu.

LE META

Le processus de non-écriture ne va pas vous surprendre : par exemple, il est trois heures du matin et je passe, dans 36 heures, le concours qui va formaliser mon année scolaire suivante, concours que je vise depuis le bac. En gros, je fais toujours ça dans les moments les plus improbables et, de préférence, à une heure où les gens normaux dorment, ce qui explique pourquoi on me voit régulièrement whiner sur Twitter parce que je termine mes travaux en pleine nuit. De la même manière, j’écris extrêmement rarement un post en plusieurs fois et un billet de 2000-2500 mots peut demander jusqu’à quatre ou cinq heures d’écriture/relecture au total. On ne voit pas vraiment le temps passer mais, la plupart du temps, j’expédie mon train de pensée pour « rentrer dans les frais » ; Si ça ne se voit pas, tant mieux! Je me souviens déjà avoir pondu des pavasses en cours, en amphi, en Travaux Dirigés, en vacances, à l’étranger mais je dois avouer que le lieu d’inspiration alpha est – et je suis sûr que c’est le cas de beaucoup de gens – mon lit.

Trouver un sujet est quelque chose d’assez mécanique dans ce contexte : parfois, on a une liste de trucs en tête pour tout un mois, parfois on ne sait pas du tout le sujet de son propre post suivant. C’est là que je vais vous dévoiler mon coté névrotique : je ne supporte vraiment pas poster moins de neuf billets par mois. Vous même avez respecté cette habitude d’espacement tout les trois/quatre jours, mais il arrive de regarder un truc avec 50% d’intention du « en dire un truc sur le blog ». Je sais, c’est un peu glauque, mais tout est potentiellement une source de pavasse. Cela fait bien sûr beaucoup de temps que je me formalise sur des critiques toutes bêtes en paragraphe-images-and-again mais tout sujet d’actualité bien geek, post thématique ou figure de style peut popper au gré des idées et des possibilités. Je vous assure qu’il y a pas mal de trucs que je n’ai jamais osé développer, de peur de sévèrement me faire juger le groin! Du coup, ça va et ça vient au gré des évènements et des découvertes, le syndrome de la copie blanche marche aussi ici : avec du recul, il y avait toujours un truc à dire sur n’importe quoi, au pire, on peut toujours pêcher un souvenir d’enfance et l’emballer avec quelques petites mignardises textuelles. C’est ça le truc, le partage, se dire qu’au moins un autre type sera d’accord avec vous et regardera votre texte d’un air nonchalant mais impliqué. Je reste fondamentalement persuadé que le texte est le support roi, que les bloggeuses BD sont toutes un peu attention whore, que Gaspard Noé est un suppôt de Satan et que dans dix ans, je serais toujours là à dire « Je ne comprends pas l’engouement autour de K-On »

Le persona Je me suis toujours demandé si les gens faisaient une différence entre « identité web » et vraie personne de chair et de libido otaque – je me suis toujours considéré comme identique dans les deux cas. Enfin, dans la vraie vie, je ne parle pas en interminables paragraphes justifiés (j’ai même tendance à bégayer là, c’est la fatigue) mais j’aime bien garder ce ton d’éternel ado sarcastique. Toi même tu sais. Donc- à la question « est-ce qu’il y a un personnage derrière », même pas! Pas mal d’amis rencontrés sur le ouaibe m’appellent toujours par mon pseudo, et oui, le « Concombre » qui tombe naturellement dans une conversation, c’est perturbant pour le quidam qui passe par là. J’aurais peut être dù prendre un pseudo un peu moins référentiel et neuneu, zob alors! Après, je ne vais pas vous faire tout un paragraphe sur l’aspect rigolo de se construire une identité, des références, des repères automatiques, ce sont des problématiques évidentes.

Chronologie

Et ouiii, à ce stade, le blog commence à avoir sa petite histoire, sur deux supports différents. Vous aurez constaté une interminable list de posts classés par mois (ils ne sont pas tous « reformatés », j’en suis à il y a deux ans pour le moment) et tout ça correspond à plusieurs époques sur deux supports différents.

Les préliminaires (Juillet 2006 – Avril 2008) Oui, alors ce n’est évidemment pas la période la plus glorieuse de ce blog car j’écrivais – et encore – aussi bien qu’un mec de 15/16 ans pouvait le faire, et l’ouverture de ce blog étant motivée par les chroniques internet quotidienne façon Blog Télérama, je m’étais mis en tête de poster au moins une fois par jour, ce qui donnait des micro-billets un peu honteux et cela à un rythme que je n’ai évidemment pas tenu longtemps. Les fondements du truc actuel étaient là, sans certaines de mes marottes (rétrospectivement, ce n’est que de la TV et des trouvailles internet ponctuelles) ne sont pas encore présentes. De la old shame, en quelque sorte. D’ailleurs, le blog n’a ni nom réel ni bannière! Après de longs mois de pause, je m’ennuie un peu en fin d’année de prépa et je décide de m’y remettre. C’était il y a quatre ans et ça dure encore!

Les débuts hésitants avec plein de découvertes (Mai 2008 – Aout 2009) C’est en commençant à peine à arrêter de poster dans le vide que je continue mes pitreries en basant mes pérégrinations sur … une micro-communeauté de blogs-BD. Souvenez vous, l’émulation des débuts avec Ilpalazzo ! Ca dure quelques mois, les mêmes habitués commentent mes bêtises, je montre mon incapacité à faire des bannières (vous ne voulez pas savoir, elles étaient bien trop kitsh pour le sens commun) et yadda yadda. Cependant, ma toute première Japan Expo, en Juillet 2008, me montre tout un pan de culture que je ne soupçonnait pas alors – et la veille de cette dernière, le même Ilpa me montre trois sites Web : Néant Vert, Editotaku et Quartier Libre. Je découvre avec des étoiles dans les yeux ces écrits spécialisés alliant véritable humour et niveau d’écriture en me disant que moi aussi, finalement, j’aimerais passer mes heures perdues à faire ça. En octobre, c’est la création de Mario Maso, une série qui trouvera son petit public, et c’est vers Mars 2009 que s’opère chez moi de premiers émois otaques : être coincé dans un amphi de Droit avec Pimii me permet de découvrir qu’il y a toute une culture anime… et c’est après une tentative très mitigée de me mettre à Haruhi Suzumiya (bof) que je matte Bienvenue à la NHK, en Mars. Premier coup de cœur (et sacré coup de poing dans la gueule) qui formatera une grosse partie de mes goûts pour l’année à venir. Potentielle poussée d’otakisme : une intégration rapide au Forum Thalie me permet de passer une première Epitanime mémorable et de comprendre tout l’aspect politique de ce genre de cercle, bref, le panard, ce qui palliait bien avec une année personnellement pas géniale. C’est il y a précisément trois ans que je mate un shonen commençant par Soul et se terminant par Eater que je tombe en amour devant ce casting charismatique, bref, j’ai même mon oeuvre de référence à vénérer, je suis le parfait petit otaque en puissance.

Septembre 2009 – Aout 2010, l’année extrême Nouveau round de feuilleton d’été plus tard et un titre définitif trouvé, cette deuxième saison « sérieuse » est presque entièrement consacré à l’ouverture de l’association forum Thalie, dont les préparatifs occupent une première moitié studieuse, à fignoler moult détails pour les premières conventions de cette nouvelle asso (OUI, loi 1901) – mais c’est surtout l’année ou je me trouve enfin une « ligne éditoriale cohérente » et où je commence le petit schéma critique que vous me connaissez bien… surtout aidé par la création de « Sceaux de Qualité », merci Damien! Petit side-project cependant : le Velvet Video Burger, ce concept de Let’s Play en ligne où chacun reprends la sauvegarde du précédent et commente en live son morceau choisi : je vous recommande particulièrement les deux zappings, qui résument les meilleurs passages du projet, le tout monté avec brio par Youe. Au dela de ça, c’est chronique sur chronique, on atteint le pic du midi des posts trop longs (c’est dans ces moments que je prenait pour habitude de ne pas m’étendre en dessous des 3000 mots) et l’année se termine dans le sang, les larmes, la bagarre! Vraiment, une chouette période, rempli de plein de petits projets concluants (dont l’AMV HELL à problèmes, il y a 200 posts de cela) qui montrent que oui, avec un peu de hasard et de conviction, on peut fédérer et faire des trucs créatifs et sympas. Comme on dit chez 10 minutes à perdre : ET CA C’EST COOL! 

La continuité des choses (Septembre 2010 – Aout 2011) Je pense très sincèrement que c’est la meilleure année du blog en termes de contenu, dans le sens où j’étais le plus inspiré. Niveau qualité, ce n’est vraiment pas à moi de juger. On s’installe donc dans les réflexes habituels qui se seront établis d’années en années, sans réel prises de risques (le blogging, cette aventure!) et sans réellement m’intégrer dans aucune autre communauté ou cercle que ce soit. Bref, je vis ma vie d’étudiant glandu obsédé par sa nouvelle XBOX et j’essaie de donner le meilleur de moi même en texte. Pas de fait d’armes particulier, à part un peu d’égo en plus (dont les Golden Blogs Awards l’année dernière, ça fait toujours plaisir) parce qu’à part la Fac, Rock Band et Formspring, je me concentre un peu plus sur les études. A ce stade, l’Usine à problèmes devient plus un blog jeux vidéos qu’autre chose. Au moins, le premier AMV ENFER est un autre side-project qui nous tient en haleine toute l’année, projeté en convention puis relâché dans les intranets il y a un an. La suite ne va pas tarder…

JOURNALISME ! (Septembre 2011 – Là tout de suite) Et c’est après avoir déménagé d’Over Blog dans la douleur (sérieusement, faites-le le plus tôt possible si ça vous traverse aussi l’esprit) que je suis lancé dans une quatrième « vraie » saison de posts de la manière la plus mécanique qui soit : si j’aime, chaque année, en faire un peu plus, le truc est évidemment un peu retombé ces derniers temps car je commence presque à avoir un sens des priorités : effectivement, cette année aura été pour moi l’occasion de commencer à se faire un début de réseau qui s’amorce très gentillement vers le professionnel. Doucement, hein, on en est encore très loin mais ça ne m’a toujours pas empêché de continuer ce rythme de croisière. En revanche, force est de constater que les japoniaiseries n’occupent plus du tout mon temps – en anime surtout, je garde toujours régulière la lecture de quelques mangasses mais les découvertes se font franchement plus rares. Bref, j’espère que tout ça finira par porter ses fruits. En ce qui concerne le futur du blog, comme d’habitude, ce n’est pas prévisible… et j’y revient dans une dizaine de jours.

Les running-gags

500 posts, c’est long à faire mais il y a quelques astuces de remplissage… hé oui, je me suis trouvé un certain nombre de posts que je fais régulièrement ou selon un schéma que je ne changerais pour rien au monde. Ca comprend…

  • Les bilans de fin d’année. La date, un style musical qui doit basiquement résumer les douze derniers mois et un énooooorme résumé qui, via quelques mots-clés développés au minimum, permettent de retracer mes grands kiffs des douze derniers mois. J’aime particulièrement faire ces posts puisqu’ils ont une fonction d’archivage, ça permet de se souvenir ce qu’on a apprécié à tel ou tel moment.
  • Les Concombre Awards sont toujours le post juste après, le premier de l’année de facto. Basés sur le modèle des Gérards, ils me permettent de faire des intitulés crétins et de récompenser des trucs de manière totalement objective, oui. C’est tout aussi marrant à rédiger.
  • En Aout, je prends quand même la précaution de ne PAS blogger pour avoir l’esprit totalement libre comme l’air, jouer de la guitare au coin du feu et visiter les pampas du monde moderne, tu vois. Du coup, chaque fois depuis 2008, je fais une Sagadaÿtaÿ, une série de mini-posts rédigés à l’avance qui égrènent, la plupart du temps, « l’actualité mémétique » – à savoir les bidules du web qu’on aime répéter ad vitam dans la vraie vie, ou dans les médias (auquel cas on arrête parce que c’est comme nous priver d’un doudou)
  • Mario Maso est donc une série que je compte franchement arrêter en Juillet car le concept ne se renouvelle plus, mais il s’agit de faire une vidéo sur des roms de Super Mario World et de criser dessus, ce qui a été très efficace, en plus de découvrir une quinzaine d’invités et de personnalité du ouaib. C’est génial, non?
  • Les Joyeuseries Musicales (section Kulture Moderne) sont l’occasion de parler un peu musique – exercice un peu vain parce qu’on ne peut pas fondamentalement décrire ce qu’on entend – et d’étaler quelques extraits et coups de coeur perso, au cas où vous feriez des découvertes. C’est le but!
  • Les rapports de conventions/évènements, sérialisés ou pas, sont toujours l’occasion de faire un gros pavé sur les tenants et les aboutissants de tel festival réjouissant, l’occasion d’être un peu sur une autre planète pendant quelques jours – dont Japan Expo, Epitanime ou Rock En Seine.

#Lesgens

Après, l’une des plus grandes joies dans ce genre de contexte c’est bien sûr la tour d’ivoire sur laquelle on peut trôner et, si le coeur nous en dit, faire quelques rencontres. Je suis un peu autiste sur l’internet (je ne commente quasiment jamais quoi que ce soit) mais j’ai pu rencontrer une très grosse majorité de mes lecteurs, et même copiner avec la majorité de cette majorité. Damn, pas de haters ou de gens relous, c’est toujours une grande satisfaction personnelle. En gros, comme disait Kocobe, je dispose d’une « base solide » qu’on peut même classer en cercles! De manière indépendante, avec Traquenard, Youe ou  Petrif’, ce genre de choses… ou le « panier otaque » ou « mafia gameuse » où chacun pourra se reconnaître. Je serais un peu moins généreux avec les otaques aujurd’hui – il me serait impossible de faire une généralisation sérieuse mais disons que le pan, la petite fenêtre que j’ai sur le sujet tend tellement à se dévaloriser toute seule qu’il m’est difficile d’en faire la promotion mais je suppose que c’est un peu pareil avec n’importe quel « cercle ». Je dévelloperais ça quelque part en Juillet – Bref, j’aime garder cette indépendance tout en restant à 50% otaqueries, 40% gamers et un joyeux gloubi boulga dans ce qui reste. Pour le reste, il y a les soirées picolerie entre Twittos à Paris. N’étant plus vraiment attaché voire carrément plus du tout à Thalie (trop de transformations, la génération actuelle ne sent pas très bon), vous me verrez plutot faire le zouave chez Radio01.net parler de jeux vidéos et peut être, un jour, dans un médium totalement pro. Pour le reste, il s’agit surtout de rencontres au hasard… Tiens, si vous êtes un lurker affirmé, si vous vous signaliez maintenant, exceptionellement? Ca me rendrais tout chose… parce qu’après tout ce temps et malgré les retours statistiques certains, je me demande toujours « pour qui » j’écris tout ça.

Et ouaip, j’ai un article préféré, tout simplement parce qu’il me fait encore rire, et oui, je ris de mes propres conneries.

Merci de votre fidélité, c’était le dernier post à chiffre rond, et oui, ce n’était pas d’une modestie éclatante, mais vous savez quoi? Je peux me le permettre et j’en suis conscient, muhuhu.

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Géant vert

J’étais là à me demander ce que je pourrais vous servir comme prochaine tartine et la réponse est, comme d’habitude, un peu tombée du ciel. On a fêté récemment le quart de siècle de la franchise The Legend Of Zelda, le Velvet Video Burger consacré à un épisode de la série vient à peine de se terminer et on m’a demandé un avis sur la saga. Ben allons-y les cochons!

Le truc c’est qu’on part d’ores et déjà sur une figure de style : donner un avis subjectif c’est un peu comme vouloir être caustique sur une pièce du Louvre ou un film du genre La Vie Est Belle : t’auras beau trouver des défauts ici et là, on te traitera de nazi parce que l’ensemble du bazar est couronné d’une aura
impossible à démonter. (
Ah ah, « nazis ») De toute façon je prends des pincettes mais j’appartiens à cette catégorie qui caractérise probablement l’intégralité des Nintendofags : l’impression – toute légitime soit-elle – d’une bonne grosse supériorité. Les séries actuelles des deux autres éditeurs ont aussi des qualités indéniables maiiiiiiis en termes de régularité et de gameplay, désolé les gars, Nintendo montre qui est le boss. Aujourd’hui j’en sais trop rien mais si on raisonne sur une période de temps donnée, y’a pas photo sur la question du « qui a contribué le plus au parterre vidéo ludique » – voilà. L’objectif du jour va donc être de parler sur de l’intouchable, du sacré, au pire du pire je vais faire que ressasser les souvenirs qui tournent en boucle mais que vous aimez bien relire de temps en temps.

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J’aimerais bien avoir une approche joliment historique à la dossier d’IG Magasine mais je préfère aller plus ou moins selon le fil de mes pensées et de mes expériences par rapport à ces quelques jeux. De toute façons, le tri est vite fait puisqu’à part ce jeu de tir un peu regrettable et les opus CD-I qui n’existent que pour être démolis et remplir les youtube poops, The Legend of Zelda ressemble plus à deux sphères de jeux dérivés à l’infini qu’un bon petit paquet de jeux en soi. Ce n’est pas tout à fait vrai maiiiiiiis… si tu te poses la question « Est-ce qu’on peut distinguer Zelda autrement que par son nombre de dimensions » et que tu y trouves une réponse concrète, chapeau!

Étrangement, l’opus qui revenait le plus souvent dans mon entourage était Link’s Awakening, sur Game Boy. Aucune idée de ce que pouvait apporter la petite cartouche de nouveau, à part une forte évocation des Yoshis, des images à imprimer et l’habituelle quête qui vous fera jouer le rôle de facteur, un gimmick que seul Epic Mickey a cru bon de reprendre aujourd’hui – car je vais vous faire une confession – les Zeldas en 2D n’ont jamais été ma tasse de thé… et c’est pas une réflexion pour lancer un débat idiot sur le passé ou le
présent des jeux vidéos mais tout les Zeldas en 2D obéissent aux même lois, aux mêmes conventions, à ce schéma si pénible du Scénario-Donjon-Scénario-Donjon, ces derniers ayant toujours une certaine redondance dans leur design sans que ce soit trop gênant parce que l’inventivité des créateurs est toujours au rendez-vous mais la marge de manoeuvre est si faible qu’il est difficile d’y trouver un véritable souci de variété. Prenez le tout premier sur Nes, dont on fête l’anniversaire, donc. Aller au point X, vaincre le donjon (peut être déjà la formule immémoriale de la carte-boussole-clé du boss, je n’en sais plus trop rien) récolter le MacGuffin et repartir pour le prochain donjon, sans aucune indication. Simple, efficace mais SUPER difficile! Cette formule aurait pu ne pas devenir un aussi gros mantra puisque Nintendo a fait preuve – hé oui – d’innovation avec le deuxième opus et sa fameuse vue de coté, ses rencontres aléatoires et ses
dialogues qui s’affichent à deux à l’heure. Je doute très sincèrement que quelqu’un ici puisse se vanter de l’avoir terminé, et de mon coté avec ce fameux CD Collector sur Gamecube j’ai pas réussi à me passionner pour lui sur plus d’une ou deux heures. C’est pas grave, enchaînons avec le fameux A Link To The Past qui, dans le coeur des fans, représente l’apogée de ce que peut offrir la saga en 2D… Déjà ce jeu contient un gimmick bizarrement adoré de Nintendo : offrir la map principale en deux exemplaires, double obscur inclus. Ce gros truc mis à part, sauver la Princesse, buter Ganon et farfouiller dans les donjons devient une habitude mais les graphismes, musiques et autre maniabilité prennent tous deux ou trois crans d’un coup. Trop jeune pour moi dans le contexte mais la réédition GBA m’a permis de faire des attaques tornades en rythme avec la musique de caverne (c’était inutile mais il fallait que je l’écrive) –

Il n’empêche que ce jeu à beau être bien, plutôt long, bien fichu et assez fouillé avec ses quarts de coeur planqués partout, les donjons commencent à subir une courbe de progression qui aurait « Innovation » « Fun » et « Thématique » comme diverses unités de mesure ce qui donnerait un joyeux bordel mais on a du mal à coller une identité bien définie sur chaque donjon. Je pense pas dire de connerie en sortant que c’est le jeu qui en contient le plus et au delà d’une couleur dominante et d’un boss… qu’est-ce qui en fait sortir un du
lot par rapport à un autre? Vous me direz « Oui mais bon tu es un peu chiant là tout le gameplay était cadré autour de l’objet unique à choper » ok mais c’est justement ce qui donnait cette impression de marcher sur des oeufs, d’avoir comme une petite sensation de routine latente et désagréable. Ca n’empêchait pas la cartouche d’être enchaînée très simplement mais je met l’emphase sur ce coté un peu… ben oui, c’est con à dire mais « plat », ho ho ho. – c’est peut être qu’un souci de mise en corrélation qui dévalorise ces jeux sensés être légendaires… mais attendez, voilà la suite.

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Oracle of Ages/Season par exemple! La Gameboy Color se meurt, la GBA est sur le point de sortir mais big N grille ses dernières cartouches – reho ho ho – tout ça nous donne un double opus dont le scénario, le gameplay et diverses touches ici et là sont sensiblement modifiées… ça vous rappelle quelque chose? Là aussi, pas de grand bouleversement, quelques petits passages en 2D pure dont un boss vers le début du jeu. Un bouton pour sauter, l’autre pour une arme, le moins d’allers-retours à faire, tout et toujours clair, maniable et limpide.

Four Swords était une véritable idée de génie. La connexion entre la GBA et la G amecube m’a toujours parue complètement miraculeuse depuis qu’on a vu Miyamoto joueur à ce flipper Kirby en bougeant sa console
portable, chose qu’on a jamais revu depuis. Un excellentissime mini-jeu de Rayman 3 (déjà huit ans sans suite les gars. Hé oui. HUIT ANS) exploitait cette dualité : un mec rivé sur l’écran de la télé, un autre sur sa console portable et hop collaboration de l’amitié à toute épreuve. Four Swords c’est deux jeux qui s’approchent de ce concept de la collaboration-mais-pas-toujours – d’abord un bonus track sur la réedition d’A Link To The Past sur GBA. Autant de consoles, une cartouche minimum et hop en avant la chasse aux rubis où tout est fait pour nécessité l’intégralité des joueurs présents… jusqu’à ce que la prochaine « phase de liberté » marque le prochain carnage où tout est permis pour voler son prochain. Joussif, méchant,
idéal pour perdre des potes, le jeu parfait quoi. En plus d’être relativement peu court pour un bonus, le machin était parfaitement pensé. Impeccable! Tout ça a donné des envies à des grosses légumes et on a eu droit à un opus sur Gamecube basé sur le même Gameplay… mais reprenant ces contrôles et cette alternance d’écrans absolument délicieuse. Comprenez moi bien : réunir ces conditio
ns un peu dingues de Quatre GBA, autant de câbles introuvables plus le jeu et les potes qui vont avec sont un vrai petit tour de force mais j’ai toujours pas oublié les deux soirées qu’on a passé à écumer ça en troupe de quatre ou cinq. Même punition : trouver un balancement entre la progression imposée et la vilenie totale pour finir le niveau dans les hautes sphères sociales – le jeu avait même la très très trèèèès bonne idée d’organiser un vote secret à chaque fin de niveau pour élire le joueur le plus utile, le plus boulet etc etc tout ça donnant des récompenses et moult modifications de rubis pour les têtes de pipe concernées. Comme dans Mario Party, Pareil, avec le vrai
mode de jeu bien chiant en solo.

 Transition tellement facile puisque le moteur de Four Swords a servi a poser les bases graphiques de The Minish Cap, donc écumé par la troisième équipe du Velvet, petit lien à droite pour les néophytes. Mouais mouais mouais. Syndrome 2D sans  le sex appeal du jeu à plusieurs – disons que c’est plus rond, plus joli, mieux foutu mais pas plus vaste et même un peu moins long! Un bon esthétique, certes… mais obligatoire, désolé mais c’est un peu une question de sens commun. Après on entre dans les jeux sur DS qui reprennent le même procédé d’échelonnage esthétique mais c’est pas le gameplay au stilet qui va nous faire croire qu’on se balade dans un environnement tridimentionnel. Enfin bref j’en sais rien, je les ai à peine effleurés mais le fait est qu’ils ne donnaient pas envie, cette impression de ne pas avoir d’univers et d’histoire à eux ne les aide pas.

 ET C’EST CA LA MARQUE DES GRANDS. Rien que là par exemple : n’importe quel prof de français me collerait une baffe pour avoir commencé une phrase par une conjonction mais avec toutes ces majuscules, ça passe, ça donne du crédit, du propos! Et là on entre dans le gros, le lourd, le viril, le 3D. Attendez vous à ne pas être surpris.

Ocarina Of Time. Tu m’étonnes que ce jeu a marqué, tu m’étonnes qu’on va avoir une réedition 3DS totalement illégitime. Comme Rayman 2 sur la même console d’ailleurs – qui va avoir droit à sa quinzième plate forme différente – ce jeu à fichu un énorme impact sur le jeu, sur les joueurs, et par extension sur moi. Je ne compte pas les Samedi Matins à se lever vers huit heures du mat (??) pour progresser un peu dans cette incroyable cartouche qu’on m’avait gracieusement prêtée. Avec du recul, ça devient difficile :
graphismes dangereusement triangulaires, mécaniques éculées, surtout un phénomène de par coeur qui vient assez logiquement tant on se l’es tous fait et rerefait. Dans le contexte, c’était le graal, le nouveau monde, la terre sacrée… un univers magique et progressif avec ses moments inoubliables : Zelda qui t’apprends son chant à l’ocarina, le plot twist temporel, le temple de la forêt qui nous a tous fait peur, celui de l’eau qui nous a tous fait chier et le démentiel temple de l’ombre, parfait d’un bout à l’autre. Je veux dire, je suis encore en train de m’extasier dessus douze ans après, trop de bonnes musiques, de bons moments, de gameplay impeccable – aucun souci de caméra à ma connaissance, difficulté parfaite pour un gamin un minimum éclairé, très bonne durée de vie, une histoire assez solide qui pose les bases en termes de storytelling… tout a déjà été dit – si vous n’y avez pas encore joué, vous avez raté un fondamental.

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 Mais vous avez quoi? Majora’s Mask est un meilleur jeu. Même Jeux Vidéo.com (mais si c’est des bons, faites moi confiance) leur ont accordés un point de plus pour un beau 19… c’est aussi une question de contexte. 2001, cette année agonisante pour la Nintendo 64 a vu aussi le plus beau line-up de mort qu’aucune console n’a jamais offert – tiens, je me demande qui m’avait filé l’expansion pack du coup enfin bref – parce que Majora’s Mask n’est qu’une suite logique que dans ses graphismes. Pour le coup, c’est un énorme coup de génie dans une approche innovante, qui désarçonne le joueur sans le perdre en chemin, pas comme Banjo-Tooie quoi! On garde Link petit, on vire Navi pour l’amour de tout le monde et en avant pour
une aventure complètement barge dans la plaine Termina.

 Si je trouve Majora’s Mask si mémorable c’est parce qu’il offre une palette de moments… incroyablement glauques. Mais glauques fascinants. Le synopsis est terrible, sérieusement, le mec qui a trouvé cette idée (probablement pas nouvelle mais on s’en fout) mérite sa vie dorée parce que ce moyen de te mettre la
pression était une sensation totalement inédite. J’ai toujours entendu des joueurs qui n’arrivaient pas à décrypter les propos de l’épouvantail et qui ne pouvaient donc pas ralentir le temps, toujours très juste pour les donjons… mais en dehors de cette lune et de la menace qu’elle représente (et cette ambiance de fin du monde tout ce qu’il y a de plus concret hein) il y avait cette maison et son foutu placard, le fait de mettre les masques pour la première fois, l’attaque des aliens sur la ferme (rate et admire le résultat, va en thérapie) et cette séquence finale aussi poétique que clouante. Ocarina Of Time met à la barre très haut mais Majora’s Mask se permet une toute petite réduction de durée de vie – et encore, somme toute relative puisque la Journal des Bombers, petit prétexte pour concrétiser l’avancement des quêtes annexes qui offraient autant de moments épiques, angoissants ou géniaux – jamais réunir un couple n’a été aussi flippant, sympa et
satisfaisant à la fois (juste avant de faire un rewind forcément immédiat derp derp) et ce réflexe qu’à le jeu de te récompense en tronchant le boss final parce que tu as aidé tout Bourg Clocher, c’est une idée de génie qui me fait boire du rêve liquide, je cite. Majora’s Mask pourrait être moins mémorable à cause de ses donjons un peu plus neutres, de son manque évident de facilité… mais il collectionne ces moments qui te prouvent que derrière, l’intention de faire quelque chose d’unique est bien là. ET CA MARCHE. Pas la peine de divaguer plus longtemps mais je pense qu’il serait temps pour moi de revivre tout ça… parce qu’il faut se retaper la longue intro à Bourg Clocher, dont Tingle, ce crétin vert et moche qui empêche le jeu d’être parfait. SALAUD!

 Je ne comprends pas pourquoi Wind Waker est sous-estimé comme ça. C’était un peu l’année avec Mario Sunshine mais ce jeu était tout aussi démentiel, le type de soft qui te fait vraiment avoir des goûts super élitistes – c’est l’été 2003, je me procure par miracle la pochette collector (on dirait un prototype, je me suis demandé si il y avait un disque dedans, puis après si c’était pas une démo, etc etc) pour lancer un jeu qui commence un peu de façon poussive sur l’île de base et son fabuleux gamin à la morve qui impose le
respect. Au début c’est un peu long et ça impose son style : le cel shading est superbe… et l’histoire complètement indépendante (c’est un peu le Zelda qui initie cette manie du sidekick magiquement transformé, toujours de sang royal ou « sage ») se parcoure très rapidement sans grandes surprises mais ce Zelda aussi avait un énormé atout dans son sac, à savoir l’océan et sa découverte. Tu as une mer en terrain de jeu… même si le début te prends vraiment par la main, t’aggripe le manche et te force à aller là et là, cette sensation de liberté, de vent dans les cheveux derrière cette BO toujours aussi parfaite est l’un des souvenirs les plus émouvants que je peux ressasser aujourd’hui. Là aussi, possibilité de tout farfouiller par toi même pour t’occuper un peu et upgrader ton matos. Petits défauts ici et là : phase de recherche de la Trifoce méga peu-intuitive, donjons pas toujours fascinants, quelques passages un peu frustrants dont la prison et… ses multiples passages. C’est pas trop grave parce que là aussi on approche dangereusement du parfait.

 Twilight Princess est bien, très bien même mais il fait presque « pas assez exceptionnel » tant les espérances étaient hautes dessus. Son gimmick canidé n’en faisait pas un jeu à l’identité aussi forte que ses prédecesseurs, et il a un gros défaut – ses personnages sont tous très laids. Ce n’est qu’un parti pris graphique – à l’univers toujours aussi merveilleux, de toutes façons – mais l’enthousiasme total est un peu moins présent… Pourtant, il y a de quoi lui donner ses chances avec son très grand terrain, ses mini jeux,
ses bons passages (la Tour du Jugement m’a sévèrement ouvert les yeux) et son très très bon boss Final. Il manque un petit quelque chose… a moins que ce ne soit qu’une  ouverture vers un prochain Zelda Cycle? Je redoute un peu le futur Zelda SS – bien nommé avec ses graphismes simplifiés et sa non-reconnaisance de mouvements avec la Wiimote. Qu’est ce qu’il va nous apporter de plus? Difficile à savoir, je redoute le moins mémorable des Zelda en 3D mais hé, on sait qu’ils sont capable de faire quelque chose de bien. Une vraie saga qui allie bonnes idées, univers croisés et scénario discret mais efficace… nostalgie les enfants, nostalgie. Quand un jeu te rends nostalgique à vingt ans, tu te rends compte à quel point les choses ne vont pas bien de coté là.

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 Et à la fin, Link retrouve la Princesse pour manger du gâteau

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