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N’essayez pas ça chez vous

Jugez les microcosmes de la capitale comme il vous plaira mais il se trouve que, parfois, on vit de bien agréables surprises. Il n’y a pas si longtemps, avec le pingouin Inks et son ami Aspic, nous vaquions à notre sérieux business. Je crois que la situation était la suivante : nous sommes dans le RER à respirer les arômes printaniers entre Chatelet et Auber quand je me mets à chantonner « Adopte un Zombie », de Magoyond, bien sûr inspiré par le sketch de MisterFox dans L’Anime Music Video Infernal Deuxième Du Nom. L’Aspic tique et me signale qu’il est le claviériste du-dit groupe. Ah, bon sang mais c’est bien sûr, je savais que ce nom me disait quelque chose! Je lui montre le-dit skit, il est tout content et me précise que c’est une version « bêta » de ce morceau. Six mois plus tard, j’écoute la version complète et je dois absolument en parler.

J’aime les jeunes talents. C’est un mot un peu dur, je n’aimerais pas être qualifié de « jeune talent » parce que ça implique une compétence « jeune » et une légitimité « jeune », donc faible. Que nenni. Sur scène, énormément de groupes ad vitam méconnus sont aussi bons/ont le potentiel de formations reconnues de festivals, voire de stades. Juste qu’il faut bien commencer quelque part et qu’on a pas toujours l’ambition et le temps de viser tout ça, même si on joue comme un Dieu. Il n’empêche que oui, j’aime découvrir ce type de groupe, écumer les soirées thématiques, les tournois où on vote à base de « boules festives de couleur » pour voir son favori aller au prochain round, vers une salle un peu plus grande. Pour les connaisseurs de ce format à Paris, ça commence souvent avec la Boule Noire, ça passe par le Trabendo, les finales sont parfois dans la Cigale. On tombe sur des pépites de sons et d’inventivité (et pas mal de bouses aussi, soyons honnêtes, mais il y a toujours un standard de qualité appréciable) qu’on oublie deux heures plus tard, parfois, on retient les « tonalités » et l’esprit général du groupe. Le plus souvent, on retient un air et on le colle pour toujours à ce nom qu’on ne reverra probablement jamais. Bref, une ambiance toujours très cool qui encourage les nouvelles formations. Salut aux Quenelles de Requin, oui, c’est un vrai nom de groupe que j’aimais bien et que je manque pas de namedropper. Et oui, le saviez vous? Il y a « une scène Parisienne », comme il y a « une scène Math Rock Strasbougeoise » (composé par UN groupe mais il n’empêche que) etc etc. MagoYond ne fait peut être pas du ponque, peut être pas du métal, mais clairement pas du zombie rock parce qu’il y a une pêche folle derrière ce premier album.

MagoYond donc. Ce post fait un peu publi-communiqué mais je ne le taperais pas sans la conviction profonde qu’il le mérite. Revenons un peu en arrière pour comprendre cette articulation de sphères – les deux jeunes gens sus-nommés sont respectivement le producteur et le responsable technique de Radio 01, intimement ancré dans SynopsLive, qui diffuse tout ça. Les deux font partie du Trichelieu Network qui 1) Comprend aussi le nom de domaine Magoyond et toutes les têtes pensantes du groupe et 2) qui est lié à une grande sagasphère que je finirais par décrire un jour. Comprenez, il n’y a un qu’un degré de séparation entre eux et Naheulbeuk, Reflets d’Acide et moult autres saga MP3 de bonne facture. Ce qui confirme le pas-si mythe « Tous les gars qui bossent dans le son sont souvent de bons zicos ». Myth pas busted du tout. Il s’avère que c’est, 90% du temps, le cas.

Inutile de décrire Magoyond en détail, je ne connais que trop peu de membres et le site dédié fait très bien tout ça. On remarque plusieurs choses – c’est d’abord très léché, graphiquement parlant. Il y a une identité visuelle bien marquée quand on voit ce visage tuméfié, arboré par ce logo. On trouve aussi ce visage dans les cartes de visite du groupe qui, oh bon goût, paie des extras pour arrondir ses coins. Je radote. On voit aussi que la thématique Zombie est forte, très forte, délibérément « ce qu’on doit retenir de l’identité du groupe ». Dans les faits, ça se retrouve dans l’univers posé, dans les sonorités, mais surtout dans les paroles et les personnages invoqués par ce premier album, nommé Pandemia. Aujourd’hui, c’est donc une mini critique. Le genre? Métalloïde, ascendant plein-de-trucs qui bougent. Le tempo est toujours assez rapide, sans entrer dans le shred.

Est-ce que Magoyond va devenir un de mes groupes préférés? Loin de là, calmons-nous. Est-ce que je leur voue un culte? Bien sûr que non. Ce dont je suis sûr, c’est qu’il font du bon matos, que ce premier album est plus qu’encourageant et qu’il est parfaitement léché. Quand on pense « jeune talent », on s’attend à voir cinq djeunes de vingt ans presser un disque enregistré avec les pieds. Tenez, prenez The Go! Team, l’un de mes groupes fétiches. Ils ont sortis trois albums, trois galettes magistrales, toutes moins bien mixées que Pandemia. Ce dont je suis sûr, c’est que quand on découvre un groupe pseudo amateur, on se barde de préjugés, on s’attend à de l’impro pas bien foutue et pas vraiment inspirée. Il faut se débarrasser de cette vue de l’esprit, même si c’est dur, et je suis le premier à avoir beaucoup de mal quand je dois écouter la compo de quelqu’un que je connais. Pandemia envoie du lourd, brasse dans quelques genres, monopolise une bardée d’instruments et joue comme des pros. Ils sont pros. Le gratteux est propre (dans son jeu crade, je me comprends, il se comprend), le claviériste est impeccable, le batteur fou se régale avec son kit visiblement très fourni et fait tout sauf du mécanique, etc. Je serais peut être un poil moins enthousiaste envers la voix de ce groupe (désolé, ami inconnu, c’est pas agréable de lire ça mais c’est mon avis) parfois hésitante entre le premier et le deuxième degré, en plus des harmonies un peu timides, c’est rarement flagrant mais ça m’a frappé là et là, surtout quand il y a à la volonté de « faire un personnage » derrière.

Les membres ne connaissent surement pas Highscool Of The Dead, quels veinards

Les membres ne connaissent surement pas Highschool Of The Dead, quels veinards

Ce disque mobilise donc pas mal de choses. Thématique zombie? Check. Raconter une histoire? Check. Je pense notamment à cette double interlude, la « Pub SBZ ». Là on sent à fond les vibes saga MP3 parce qu’il y a un vrai travail d’ambiance, de couches, les voix haussées et tout le tremblement, le petit spot radio et ses petits jingles délicieux. Quand j’entends « La SPZ est là pour vouuuus! » je pense aux spots de propagande dans Bioshock, parce que la facilité de nous projeter dans un univers prédéfini semble égale. Je suis séééérieux. En bonus, c’est hilarant, d’où le petit aller-retour entre le premier et le deuxième spot. Entre les deux, le fameux « Adopte un Zombie », son intro saloonesque nous emmène dans une version plus rapide, et un ton suave de monsieur chant qui fait tellement penser à Dyonisos, les ressemblances de cet album avec Bird and Roll sont frappantes. Derrières, des petits licks de gratte, hop, on s’installe, sans problèmes. Un p’tit potentiel tubesque derrière, même si j’ai tendance à penser que Satan remplit mieux ce rôle. C’est le nom d’une piste. Varié, chouette, des solos partout, du hard rock bien rapide avec de l’orgue comme je les aime. C’est LA piste qui me dresse les poils des bras.

Je parlais d’histoires posées et de ressemblances avec Bird And Roll. Cette dernière affirmation est bien sûr régie par la direction artistique de l’album et pas mal de gros détails (une chanson : un perso, la grosse intro qui tâche, ce genre de choses) l’intro, d’ailleurs, Deathtrain, annonce le ton de l’album et pose la plupart des gimmicks qu’on retrouvera plus loin. Aurore Motel ferait une chanson top dans un Tim Burton. C’est gloomy. Il y a un petit passage acoustique bien cool, et c’est, dans l’ensemble, très cinématographique et descriptif. Kraken Palace est la chanson où tout le monde se fait plaisir. Gypsy jazz jusqu’au bout des doigts, une bonne grosse patte That Handsome Devil (tiens tiens, quel hasard, même si probablement involontaire), surement très dansant en live. Encore une fois, la variété est le maître mot, on rentre dans une petite foire absurde et on envoie les clichés du genre. Ça tombe bien, ils sont supra efficaces. Franck Einstein lorgne plus vers le rock indus, c’est l’un des morceaux les plus « riffesques » du lot. Hector Zam ressemble à une petite pause – plus lent, piano omniprésent, faussement plus premier degré, paroles bien connes, on s’approche pas mal de Jonathan Coulton, l’esprit y est. (Ce qui me fait penser que, les gars, si vous me lisez, pensez au Rock Band Network, j’adorerais jouer vos pistes sur un rythm game et ça fait des royalties, Satan aurait un sex appeal fou à un Euro) J’ai un gros faible pour Hit The Zombies, qui se pogote comme s’il n’y avait pas de lendemain. Refrain qui bouge avec option descente de toms. Super percussif – ce que j’adore ce son de caisse claire – relativement « simple » et irrésistible. Solo en feu avec des bends partout, même pas faux. On pourrait se permettre de ne pas être rigoureux dans ce contexte, ils le restent. Bruits de dégommages pour rester dans le scénario. Enfin, Pandemia. La piste éponyme. On retrouve beaucoup de réflexes issus… du jeu vidéo, notamment dans des musiques de boss! Je me demande s’il n’y a pas un joueur de Paper Mario dans le lot. Très instrumental, très varié, son supra « large », toujours dans une belle palette d’instruments. Débauche de moyens derrière ce final de disque un, si je puis dire.

Je ne suis pas bien fan de Headbangod, elle marche un peu sur les plate-bandes d’AC/DC, les paroles sont un peu malheureuses, le chant pas assez franc pour marcher, ça vacille un peu pour être fun. Là, ça fait un peu amateur. C’est pas grave, ce n’est que mon avis, on passe à la suite… ha, c’est G33K. Thème indispensable, vous allez me dire. Boulet n’aura pas été le seul à faire le lien entre survivalisme et rétro : on retrouve les touches 8 bits là et là, sans que ce soit omniprésent. Cool, rigolo, toujours rapide et pêchu. Les fins observateurs remarqueront un gros caméo qui fait le lien avec le background du groupe. Qu’allons nous Faire? Ouvre le bouzin et nous posent la question obligatoire : comment vont-ils faire pour la suite? Vont-il garder la thématique zombie où choper une identité autre? Vont-il décliner le concept? Ce n’est pas un rock-opéra, il ne fait que poser les bases d’un univers. Je suppose qu’on aura la réponse dans quelques temps, et c’est tout ce que je souhaite, parce que cette première est d’une cohérence et d’une constance épatante. J’ai été sincèrement bluffé en le terminant. Chapeau bas à tous.

Je préfère ne pas expliquer pourquoi il y a tant d'images "zombie" sur Gelbooru

Je préfère ne pas expliquer pourquoi il y a tant d’images « zombie » sur Gelbooru

 Je repense à cette premier version « d’Adopte Un Zombie », je fais la comparaison et je suis sur les fesses. J’espère vous voir un jour en live, les gars. Ce serait cool de vous voir étaler du ketchup sur la fosse en criant « Sang et tripailles! »… ouais. Parce que c’est vraiment, sincèrement bien. On peut acheter cette galette un peu partout et elle mérite de les lancer, déjà fort d’une belle expérience scénique. Vous savez à qui ça me fait penser, ça, un groupe à l’identité supra marquée et à la réputation très locale, soutenue par des fans inconditionnels? Freezepop.

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300, Hell yeah

Nous y voilà pour le post anniversaire et symbolique. Comme promis, j’ai pris toute ma noobitude face aux logiciels de montage et je l’ai foutue très loin quelque part pour tenter de maîtriser un peu Premiere… et je trouve que ça rends pas si mal.

MAIS PASSONS DIRECTEMENT AU VIF DU SUJET, LES PETITS AMIS.

C’est un post à gros chiffre rond alors on va se faire plaisir. Vous connaissez probablement le concept des AMVs Hells, ces vidéos qui enchaînent à rythme méphistophélique des petites séquences, des petites pépites qui regroupent telle ou telle image sur tel ou tel son, l’objectif étant de créer un gag, une vanne, qui parle d’elle même ou qui nécessite une connaissance de l’oeuvre en question. Ca doit être au minimum joli à regarder grâce à la synchro entre les deux éléments… et ben je vous ai demandé, pendant 20 Jours, de m’envoyez vos AMVS, qu’on aie notre propre AMV Hell… à problèmes… Mini. Ca dure 8 minutes et ça passe très très vite. J’ai strictement TOUT mis, excepté quatre AMVs juste pas-saufs-pour-le-boulot. Bah, j’ai une base pour la future édition du /0 hein. Mais je vous laissez mater tout ça! Vous y trouverez l’indispensable Chocolate Rain! De la veille chanson française! De la vanne douteuse!

 Désolé de ne pas avoir mis les crédits à la fin de la vidéo, c’est à dire que je ne comptais VRAIMENT pas l’allonger plus que ça – les problèmes de compatibilité, les imports/exports des vidéos, tout ça, à été un cauchemar. Premiere qui ne marche jamais sur le bon truc, qui n’exporte pas les vidéos, qui n’exporte qu’en mov sur le mac… et qui n’accepte donc que les avis – du coup faut tout refaire sur Windows Movie Maker… un casse tête atroce qui s’est soldé par un upload d’une vingtaine d’heure pour presque deux Gigas de vidéos. C’est dire le condensé de QUALITE de cet AMV Hell!

 Alors, le programme, les références… avec à chaque fois, l’auteur de l’AMV, l’origine de l’image et l’origine du son.

Introduction à la manière du Projet A.W.E.S.O.M.E.

Concombre Masqué // Yu Gi Oh // The Flaming Lips – Fight Test

Kaeso // Soul Eater // Extrait des 2 Minutes du Peuple de François Pérusse

Melow // Une vidéo rigolote avec un hamster // Patrick Sébastien – Le Petit Bonhomme en Mousse

Amo // Highschool of the Dead // Jonathan Coulton – Re: Your Brains

Meles Badger // Baccano! // VRP – La Grande Traversée

Zoneur // Teaser Kirby’s Epic Yawn // Extrait d’un épisode de l’Angry Video Game Nerd

Panpan // K-On! // Alister – Qu’est-ce qu’on va faire de toi

Kaeso // One Piece // Alain Chabat, Gerard Darmon – La Carioca

Meles Badger // Trigun // Extrait d’un sketch d’Itsjustsomerandomguy

Concombre Masqué // Eden Of The East // Razorlight – America

Kaeso // Cat’s Eyes // Joe Cocker – You Can Leave Your Hat On

Nemotaku // Dragon Ball // George Brassens – Gare Au Gorille

Meles Badger // Baccano! // Songs To Wear Pants – Don’t Feel Bad

Concombre Masqué // Tengen Toppa Gurren Lagann // The Flaming Lips – What Is The Light?

Kaeso // FullMetal Alchemist // Extrait de Pulp Fiction

Zoneur // Spice & Wolf // Mylène Farmer – Libertine

Melow // Macross Frontier // Tay Zonday – Chocolate Rain

Amo // Umineko No Naku Koro Ni // Alterbridge – Metalingus

Kaeso // Megaman 64 // Extrait de Yu Gi Oh Abridged Series

Dax // Tengen Toppa Gurren Lagann // Extraits sonores de la saga Phoenix Wright

Concombre Masqué // Kuroshitsuji // Les Fatals Picards – L’amour à la Française

Pixel // Soul Eater // Michael Jackson – Billie Jean

Melow // Darker than BLACK Ryuusei no Gemini // Licence IV – Viens Boire Un P’tit Coup A La Maison

Nemotaku // Fumiko no Kokuhaku // Jean Jacques Goldman – Envole Moi

Kaeso // Death Note // Falcon Punch §

Meles Badger // Baccano! // Les Fatals Picards – Raoul et Rosita

Concombre Masqué // Tokyo Magnitude 8.0 // Alain Souchon – Putain ça Penche

Pso // Hellsing // Générique de 30 Millions d’amis

Melow // Princesse Mononoke // Pub pour les produits laitiers

Nemotaku // HighSchool Of The Dead // Red Is Dead

MegamanXVII // Vandread // Ricky Martin // Livin’ La Vida Loca

Meles Badger // Higurashi No Naku Koro Ni // Extrait de Red Dwarf

 Merci infiniment à tous, vous avez réussi à pondre plein de vidéos de qualité, un équilibre naturel entre la nature des images et des sons s’est créé tout seul, on a même plusieurs vannes de jeux vidéos et le tout fait pas mal ressortir l’esprit du blog. Bref vous avez tous fait un très bon boulot! Même ceux qui m’ont envoyé des vidéos avec des sous titres!

 Félicitations à l’AMV Gagnant et à son propriétaire. Le niveau est pas mal mais celui là, particulièrement, est super drôle de base, vachement bien monté et utilise deux supports que j’aime beaucoup personellement. A toi heureux créateur, je ne peux past t’offrir grande chose mais pour te remercier tu gagnes ton slot pour le prochain sondage du Velvet Video Burger. Hé oui, si tu est tiré au sort en plus, tu pourras soumettre deux propositions… je te laisse réfléchir. (Et pour l’anecdote, le Viens Boire… à longtemps été premier dans mon coeur mais il s’est fait détrôner la face)

 J’oubliais : merci beaucoup à Youe qui m’a aiguillé sur la manipulation de Premiere. Décidemment, je lui en dois beaucoup…

Bon visionnage et on se retrouve dans pas longtemps pour en finir avec Kaizo Mario!

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