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Voilà ce qui va se passer

Très bien. Très cher Internet, une fois n’est pas coutume, laisse-moi te parler frontalement de ma vie, sans périphrases ou métaphores filées bien planquées destinées aux heureux élus ayant la clé pour décrypter les-dites métaphores. Nan, profitons de cet instant où nous ne sommes pas encore totalement sobres pour être clairs – à partir de cet instant, les choses vont se compliquer. Je m’explique…

Pour faire simple, la rédaction de ce blog – où comment donner un avis argumenté sur des trucs plus ou moins importants entrecoupés de telles ou telles envolées lyriques/figures de styles/posts concepts/rayez la liste inutile est intimement liée à ma vie d’étudiant – par extension, d’étudiant en Faculté. J’ai ouvert la première page avant la Terminale et je m’y suis mis plus sérieusement en prépa mais le véritable blogging – intensif, régulier, au premier degré parfois valorisant, parfois gênant – correspond à ma phase « fac ». Hors, mon sixième semestre est sur le point de commencer et c’est après trois années à tenter deux matières différentes que je suis sûr le point de valider mon premier diplôme de Licence. Je ne voudrais pas mettre la charrue avant les orties de Mémé parce que je n’ai pas encore passé ma vague de partiels pour le cinquième mais l’idée est là : il est probable que cette période prenne fin. Je dirais même plus : préférable. Etre étudiant c’est sympa, c’est un petit statut dans lequel il est bon de se réfugier, les avantages y sont nombreux – on ne paye ses transports en commun moitié prix, on entre plus facilement dans les musées, on rigole bien entre deux travaux dirigées – etc. Tu sais quoi? Ce statut, je vais même l’avoir pendant encore quelques temps, j’ai toujours voulu faire des études longues et je les ferais parce qu’avoir un patron qui me hurle dessus à longueur de journée m’enverra rapidement en taule pour homicide – je dois faire un truc au pire qui me plaise vraiment, au mieux dans la haute. Je vais bientôt tenter le doublé en passant une série de concours pour intégrer des grandes écoles fantasmées depuis toujours – oh, j’ai un plan B, un plan C même – mais le Master en faculté semble la dernière option possible.

Ce qui veut dire… qui si tout se passe bien pour votre serviteur à ce niveau là – et c’est tout le mal que je me souhaite – ça va devenir sévèrement sporadique ici. Le risque plane depuis longtemps, depuis toujours je me lance en début d’année dans une grande prospective du manque de motivation – force est de constater que ça ne sert à rien, je suis drogué, même pour finir un post bâclé dont je ne serais pas fier – là, ça va rapidement devenir une question de moyens. Ce n’est pas nécessaire, ma boule de cristal n’est jamais fiable, je ne peux pas m’accorder comme ça une réussite future aux concours (ce serait un peu dingue et présomptueux, sans blagues) mais dans le meilleur des cas, passé l’euphorie et la deuxième salve d’examens (et oui, je dois aussi valider mon cursus!) il se posera la question du « et maintenant »? Il existe probablement un compromis, je serais peut être capable le cas échéant de continuer à grignoter sur mes heures de sommeil pour écrire tout ça (qui a besoin d’avoir l’air réveillé de nos jours, hein? Je vous le demande) mais la menace est claire, nette, précise : la fin du monde est proche, celle de ce blog peut dans le pire des cas commencer à s’envisager – ou se transformer assez radicalement, que ce soit dans son rythme où dans son contenu. Imaginez que l’Usine à Problèmes devienne un blog sérieux où je ne traiterais que des sujets d’actualité? Ce serait bien naze, hein? Ben oui, mais je peux encore me permettre de jouer/lire/écouter tout ce qui me passe sous la main… mais si j’arrive à intégrer une grande école, ça frôlerait la double vie. C’est sympa d’être Batman mais vous avez une poignée de maboules aux fesses et des crampes au réveil. Je le répète : qui peut envier un truc pareil?

Allez, j’arrête mon paragraphe super sérieux. Je sais que personne n’aime ça, on ne lit/écrit pas quelque chose dans ces circonstances pour être sérieux – mais comprenez bien qu’à ce stade de longévité, je peux me permettre quelques incartades. J’espère que vous avez passé une bonne année, que vous ayez pu fêter ça dignement. Mes trois précédents bilans étaient mixés voire plutôt négatifs sur l’année écoulée, je peux enfin me réjouir ; 2011, c’était enfin mon tour, cette année était totalement la mienne. Sans aller jusqu’à éructer des arc-en-ciel à longueur de journée et en enlevant des petits/gros/très gros évènements contraignants qui peuvent arriver à tous, cela donne…

Culture : OOOXX
Moral : OOOOX
Relationnel :OOOXX
Travail : OOOXX
Blog : OOOOX

Et bah voilà enfin une bonne moyenne! J’ai voyagé comme le premier des parvenus, j’ai été invité à plein de trucs, j’en ai vu d’autres, les éléments étaient plus favorables, j’ai su les exploiter à mon avantage, j’ai un minimum trimé dans mon cursus et j’ai eu quelques succès sur internet, mon plus gros étant l’AMV ENFER qui, je vous le promet, trouve sa dernière évocation fappesque ici. Après il a fallu lâcher du lest et piger quelles étaient les vraies priorités, truc visiblement pigé à moitié puisque je suis en train de taper ça e  lieu et place d’un travail bien plus prioritaire, comme dans 90% des cas. La chose que je peux vous souhaiter, cette année, c’est de l’ouverture. Dans tout les registres; J’en suis le premier coupable, il est tellement difficile de voir ailleurs, de changer de repères, de s’acclimater et apprécier quelque chose de neuf! Il suffit pourtant de faire preuve d’une once de curiosité, de bagout, et avec un minimum de « période d’essai », c’est plié. Rien de plus difficile que d’amorcer la démarche, mais le plaisir de la découverte est là. C’est tout ce que nous devrions faire : découvrir de nouveaux jeux/albums/scènes/animes/livres/liens, tout ce que vous voulez, et continuer de farfouiller en périphérie…

L’année dernière, je pense m’être trop cantonné à certains genres, à certaines parcelles, à certaines communautés – et tout en cultivant ces liens, il est toujours idéal de trouver de nouvelles niches. Continuez à écrire, n’écrivez pas si vous voyez que ce n’est pas la peine, de faites pas comme moi et ne revenez pas sur les sites qui ne vous plaisent manifestement pas… (bon, ne blogguez pas n’importe comment non plus et ne cultivez pas de mauvais réflexes dès le départ mais j’ai peut être pas la légitimité à donner des leçons sur le sujet) parce qu’ici, le changement « éditorial » est peu probable – toujours du vaguement critique, de la lubie en chaîne et quelques morceaux de posts parodiques ou « originaux ». Je ne peut pas vraiment faire le fanfaron sur les chiffres puisqu’il a fallu les « récupérer » depuis le changement d’adresse, ce qui est à peu prêt fait, quatre mois après ce déménagement. Après, vous restez une base fidèle et solide entourée d’une grosse masse invisible et/ou de passage, poster ailleurs étant aussi facile pour moi que de me soulever les ongles et de me tremper le doigt dans du jus de citron. Je me console donc avec les les 12525 Gés amassés en 2011 (contre 15000 en 2010)

Ce qui est certain, c’est que 2011 était fortement axée sur le Jeu Vidéo, dans toutes ses formes – les galettes en elle-même, ses écrits, ses magazines, ses podcasts… toute la discussion en périphérie était aussi passionnantes que son matériau original et son évolution l’est tout en autant… comme la manière d’analyser ceux qui en parlent mais là on franchit des degrés trop compliqués dans la méta. L’année des mayas sera-t-elle dans cette continuité? Beaucoup de suites prometteuses, de jeux originaux à venir (Catherine, le 14 Février) mais, à priori, pas de nouveaux supports. L’animation se picore au gré des envies et des pulsions, quand à l’actu TV/Série… mmmf. Surveillez l’actualité de la première catégorie, j’ai peut être mes tickets pour faire quelque chose d’un peu nouveau sur le sujet.

 Ok, maintenant on peut passer au petit moment rituel et introductif de l’année : la quatrième remise des…

L’award du nom de famille qu’il n’est pas bon de porter quand on est un personnage d’un univers situé dans les années 50 est attribué à « Fontaine ». Ca vous donne automatiquement un rôle de méchant aux idées fixes (et ça vous fait finir troué par des mitraillettes à camembert ou par des clubs de golf – il y a des fins plus enviables)

L’award de l’anime aux enjeux surréalistes va tout naturellement à Kaiji, pour son personnage qui, à partir d’une dette, mise du pognon, puis encore plus de pognon, puis ses vêtements, puis son avenir, son oreille, son tympan, ses doigts, et se retrouve à faire le funambule entre deux gratte-ciels sur une poutre électrifiée. Bien joué gars, content de voir que tu as compris la leçon! … attendez, quoi?

L’award du spoiler terrifiant est attribué à « ce qu’il se passe à la fin du dernier chapitre du tome 20 de Soul Eater » la réponse quelque part autour de début Juin!

L’award du running gag improbable de la vraie vie est attribué à ce moment étrange où, quand je demande à quelqu’un ce qu’il fait dans la vie, il me réponds quelque chose qui pourrait se paraphraser par « Je suis dans le porno » – trois fois! Même à partir de deux, j’aurais considéré ça comme un fil rouge

L’award du running gag improbable de la japanimation est attribué à « Je pique la fraise sur la part de gâteau de cette fille et ça la fait pleurer »

L’award du running gag lexical est attribué au mot « improbable »

L’award du truc pas très swag revient  « sortir avec une lycéenne » (c’est encore moins swag si elle est chinoise, ou si elle est dans un lycée privé catholique)

L’award de la meilleure bad end est attribuée à celle que nous offre Desmond Miles à la fin de Assassin’s Creed Révélations. Le Scooby Gang était parti en vadrouille pour régler certains problèmes personnels et… oui, c’est une façon radicale de procéder, effectivement

L’award de la reprise qui était sensée être pourrie mais qui est fait super potable voire plus est attribué à The Feeling pour « Safety Dance », Hugh Jackman se dandine sur une plage et c’est bien cool

L’award de la reprise qui, sur le papier, était awesome et qui est toujours awesome dans les oreilles va a la version de « White Rabbit » d’Emilliana Torrini, entendue dans Sucker Punch

L’award du disque qui sort en mars et qui déçoit, sorti par un groupe ayant déjà reçu un award du disque sorti en mars et qui déçoit est attribué par Coming Out, des Fatal Picards. Ca vous surprendra peut être mais il déçoit.

L’award de l’intensité revient à cette question de l’épisode 31 de You Don’t Know Jack. En approchant de la question sept, non seulement on assiste à son jingle rigolo (et son racisme fantastique envers les huit) et on à le droit au meilleur fond sonore du jeu, mais on tombe sur cette question :

… pour l’anecdote, bien y répondre débloque un succès

L’award du générique fantastique qui allie image et son revient à la géniale séquence d’ouverture de Scott Pilgrim, qui met une animation super cool et personnalisée derrière les noms des acteurs, le tout derrière un morceau qui veut pas dire grand chose mais qui fait un bien fou. J’ai aussi pensé à Enter The Void mais je voudrais pas encourager passivement le réal derrière

L’award du truc sur lequel j’ai pas osé faire un post va à « Tokyo Akazukin », un manga avec de bons persos, un bon dessin et deux trois bons trucs mais qui a probablement directement été fait pour Gurochan et @bonjour_loli

L’award DSK est attribué à Aaron Staaton qui n’incarne que des rôles d’hommes vivants dans les années 50/60, ayant tous une compulsion à tromper avec des allemandes

L’award du nazisme revient à Child of Eden pour sa difficulté, pour son facteur frustrant potentiel, pour son amour des épileptiques et surtout pour ses succès, tous impossibles

L’award du produit qu’il est bon de consommer en poudre ou dans un bol en regardant un film où il y a Hugh Grant va pour les CEREALES TRESOR §

L’award du meilleur wazzuf revient à ce russe qui s’est suicidé en s’ouvrant le crâne à la scie électrique et qui a tenté de mettre son crâne sur une assiette pour faire une « surprise » à sa femme, son geste étant bien sûr interrompu quelque part dans le processus. Ca nous prouve bien que l’alcool est mauvais pour la santé

L’award de l’humour glacé et sophistiqué revient à Portal 2 sans problèmes, pour Weathley (dans n’importe quelle langue) et son amas de passages épiques et, mine de rien, tous très originaux (ce n’est pas Cookie Masterson et son amour pour les bruits de pet qui pourraient rafler cet award)

L’award de la réaction complètement mesurée à l’annonce de la mort de Steve Jobs revient de droit à Laurel, pour son dessin… étrange…

L’award du jeu aux meilleurs one-liner est très logiquement remis à Driver : San Francisco. Ce jeu se déroule dans un monde étrange où tout le monde sort à tout bout de champs LA réplique qui tue, toujours drôle et intelligente. « De la part de John Tanner! Bisous »

L’award du pas-doué est attribué à ces touristes français que j’ai photographié en Islande. Vous savez, là bas il existe une consignes pour les gens qui veulent singer into the Wild : « faites attention quand vous traversez un gué. » Puis nous croisons cette voiture

L’award #lesgens est attribué à @nadine__morano – c’est un peu schizophrène mais je me dois de nourrir ce running gag, encore est toujours… et Twitter nous apporte un peu plus de ces petits riens, ces petites pensées qui me font me dire « oh oui, vivement les prochaines images de Nadine se désapant au Campus d’Ete des Jeunesses Pop' »

… de l’anime Panty & Stocking With Gaterbelt
… du manga Bakuman
… du personnage Wallace Wells
… de la série The Office (US)
… du single Buy Nothing Day
… de la prestation scénique The Go! Team, à la flêche d’Or
… de la convention Japan Expo
… du film Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne
… du jeu vidéo Rayman Origins
… du site The Escapist

Ho, si vous voulez remontez le temps, vous pouvez cliquer sur ces vignettes. N’allez pas trop loin, ça pique…

      

Allez, bonne année cher lecteurs, et en avant vers l’aventure! C’est un peu ça… toi-même tu sais.

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