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Omelette du fromage

Nous sommes le 8 janvier 2013. Il est 14 heures, je suis à peine debout, après tout, le réveillon c’était il y a une semaine seulement et il faut continuer à décuver. Le ouaib est en feu. La raison ? Ce Nintendo Direct. Iwata, toujours avec son accent anglais plus que perfectible, nous fait un historique très détaillé des précédentes générations de Pokémon. Il fait durer le truc, c’est Nintendo, notre attention est déjà captée. Il rappelle que la localisation nous a toujours séparé de six mois des précédentes versions japonaises. ET LA, MEGATON : Pokémon X et Y. 2013 n’est pas que l’année de Luigi, c’est aussi celle de la sixième génération de Pokémon. En 3D. En France in-game. Oh la la, beaucoup trop d’émotions à gérer, surtout que Noir et Blanc ne datent alors pas encore de deux ans, c’est un tout petit laps de temps, nous étions habitués au double.

Début 2011 donc, j’avais vraiment aimé Pokémon Noir et Blanc et je ne me relisait pas. Vu de l’extérieur, on peut se demander comment ces six jeux, fragments d’un empire qui fête ses quinze ans, peuvent se dissocier les uns des autres. Bien sûr que le gameplay ne changera jamais, qu’il y aura toujours huit champions, un maître, des Pokémons à choper et un voyage initiatique un peu bizarre ! Tout le monde sait en quoi consiste ce jeu, mais Noir/Blanc avait le mérite de dérouler un scénario un poil plus grave et mature, d’avoir un bestiaire bien foutu et de proposer une aventure globalement plus difficile. Cette fois, nous y sommes, nous avons pratiquement tous fini X ou Y et deux points de vue se mélangent dans ma tête.

C’est, sans aucun doute, l’épisode le plus abouti et le mieux fichu de la série. Pourtant, il lui manque un truc. Un petit machin qui lui donnerait du sex appeal en plus. Je vais essayer de développer et gardez à l’esprit que ce sont des griefs assez personnels puisque, au fond, ce sont surtout des signes que les AAA estampillés Nintendo font de meilleurs efforts pour s’adresser à tous, habitués comme petit nouveaux. Justement, X/Y articulent pas mal de concepts, publics, générations différentes. Voyons ça.

On incarne donc un énième ado de 10~13 ans qui démarre un parcours à travers la région de Kalos. Kalos, c’est « beau » en Grec, mais Kalos, c’est la peinture d’une France d’après la vision d’un Japonais qui a passé deux semaines à Paris ou à Baux-de-Provence. Il va falloir capturer des bestioles, les faire combattre etc etc. Personne ne nous explique vraiment le but du jeu, parce qu’on part du principe que – soit on connaît la franchise depuis notre naissance – soit on a maté « Pokémon : The Origins », petit anime récap pas fantastique de la première génération. Honnêtement… tout le monde rentre dans ces cases, donc pourquoi pas, après tout. Mais ? Que se passe-t-il ? Des gens gueulent des trucs à travers les fenêtres des rédactions spécialisées ! Ils disent « PAS DE CHANGEMENT FONDAMENTAAAAAL ! » Hey on l’a déjà dit, c’est pas une surprise, ça. Pokémon va pas soudainement se changer en jeu de golf. Y’a quand même plein de petites particularités.

Du Mystipr0n partout sur les Internets

J’ai donc pris X parce que le légendaire avait l’air cool, original, c’était un type « Fée » – vous savez, ce nouveau type sensé équilibrer ces foutus dragons qui nous volent notre travail, la couv’ est bleue, donc « froide », le Dracaufeu, banco. « Pokémon Y » sonne infiniment plus classe mais c’est comme ça. Fidèle à mes habitudes autistiques, j’ai encore une fois pris le starter d’eau, Grenousse. Son gameplay est un peu différent : on sort du carcan du tank bourrin pour passer à une petite chose fragile mais très rapide. Un ninja, quoi, l’analogie est pas difficile dans ces design aux inspirations médiévales.

La 3D, déjà. C’est un ajout attendu mais pas révolutionnaire. C’est pas une 3D de liberté totale hein, ça reste une vue de haut parfois précalculée, avec de nombreux passages où la caméra tourne autour du personnage, comme dans Noir et Blanc. Dans les faits, le jeu est toujours littéralement quadrillé, les premiers pas sont une horreur et la « 3D gravity » ne sert qu’à se faire casser la gueule au framerate. C’est nettement plus joli, les combats sont bien plus dynamiques et cools (qui d’entre vous a désactivé les animations, cette fois ?) et l’aventure est bien plus smooth. Le petit luxe étant bien sûr d’acheter des fringues à son avatar et de tourner des « vidéo dresseur » swaggi swaggantes. Un ajout vraiment apprécié mais qui devenait nécessaire sur une console qui s’appelle 3DS. Au moins, le rythme n’est pas complétement niqué façon Collosseum, la nation est sauvée.

Ensuite, il faut bien comprendre que tout est fait pour que le jeu soit plus facile. Plus précisément, on nous montre toujours la voie pour rendre le bouzin super simple. Regardez, Tv Tropes a listé tout ça, sous « Anti Frustration Measures« . Le Multi Exp rend le machin plus simple que la simplicité même. On peut l’éviter – et je n’ai jamais eu le réflexe de le désactiver – mais cette fois c’est toute la team qui prend de l’expérience, ce qui évite ce coté « cas par cas » qui m’avait vite fait constituer une vraie équipe dans (one more time) Noir et Blanc. Mes vieux démons sont revenus et j’ai littéralement surfé ma voie vers le Maître et son thème musical super cool. Tout est plus simple… et tout est plus technique : c’est une génération qui donne encore plus ouvertement des moyens de tweaker un peu ses bestioles, via ce mini jeu un peu crétin et pas du tout gaucher-friendly. D’ailleurs, le PokéVirus vous disait-il quelque chose il y a deux mois ? Non. Moi non plus. Toute l’humanité, je pense. J’en profite d’ailleurs pour me la péter : j’ai chopé mon premier shiny sur la première route. C’était un Flabébé. Hautement symbolique, vu le scénario. Yay !
Bref, on peut la jouer cool, on peut faire du métagame, le champ des possibles est vaste. L’aventure ne pose pas souci, comme la deuxième arène de (devinez quoi ?) Noir et Blanc. CE PUTAIN DE MIRADAR ET SON REGARD DE FOU. Haaaaa.

Alors justement, transition pour parler des nouvelles bestioles et de leurs design. Dans (poum poum poum) Noir et Blanc, on avait cent nouveaux spécimens, ronds, mignons, bien foutus et avec des noms idiots. Souvenez-vous, Nanméouïe ou Toutankafair, quand même. Là on est réduits à 75 mais toujours avec de chouettes designs, si on ignore un tendance étrange à donner vie à des frigos et des porte-clés. On a évité un Pokémon Camembert. La carte – Kalos donc – est tout aussi chouette, avec de beaux bâtiments, cafés, mais surtout des arènes au design fantastique. Il y a des efforts là où on les attendait et c’est chouette. Et oui, c’est la Fronsse, donc c’est hon hon baguette baguette, château de Versailles, menhirs, usine au nord et des noms de fou du genre Rélifac-Le-Haut. Damn ! Moi qui pensait m’évader en jouant à Pokémon. Notez que dans la version anglophone, les villes ont les mêmes nom Disneyland que d’habitude. Nous, on a droit à Trifouillis-Pontoise et Kernek Le Pointu. C’est chouette… non ? Y’a cinquante cafés mais plus de casinos. Des musées partout, on peut filer des pourboires (geste considéré comme très malvenu au Japon), on défile sur les Champs-Elysées, etc. Bon. Pourquoi pas, hein, c’est rigolo.

En fait l’impression qui me gêne dans X c’est se sentiment de non pas avoir une sixième génération indépendante, mais davantage le début d’un cycle. Les références à la première génération sont trop nombreuses – au détriment de, par exemple, vous-savez-laquelle. Un Ronflex à réveiller, une fausse Sylphe SARL, tout plein de schémas qui rappellent Kanto. Quel est l’anime qui faisait office de tutorial au Japon ? Un remake de la G1. Un Pikachu dans la première forêt. Mewtwo pas planqué dans le post-game, pas de « trilogie légendaire », mais les trois piafs de la G1, encore. Vous voyez où je veux en venir. C’est un phénomène étrange. Tu vois, dans la G5 ( LA GESSINQUE ! ) tu combattais le légendaire après le conseil des quatre, et le boss final était pas le maître. C’était complétement fou.

Le Post Game est un peu « mouais ». Le bestiaire ne se débloque plus d’un coup mais il y a quelques bonnes idées : le safari Ami qui permet de piocher dans un type spécifique généré selon le code ami, par exemple. Les enquête de Beladonis sont prometteuses (il faut déclencher une série de triggers pas bien précise, attention) mais y’a pas ce sentiment de « Deuxième round » inhérent à… bref. C’est dommage mais pas la mort non plus puisque chacun aura loisir de constituer sa team parfaite et de la fignoler jusqu’à plus soif. On pourra aussi caresser ses Pokémon à des endroits inappropriés pour augmenter leur affection et débloquer des bonus passifs, du genre, « encaisser une attaque fatale pour vous ». PARCE QUE OUI. MAINTENANT, POKEMON COPIE DIGIMON ET PERSONA. C’EST PAS BIEN.

Je profite de cet instant nerderie pour justifier les emprunts à Digimon : les fans de Tamers auront reconnu la manière de faire « méga évoluer » vos bestioles, et l’intrigue gentiment patho-grave du truc est liée à un scénario archi semblable de la-franchise-d’en-face. Désolé pour ceux à qui je parle en codé. Les méga-évolutions, ça reste super anecdotique, ça permet quelques beaux designs, d’autres ratés (Tortank, sérieusement) et ça peut sauver quelques miches en combat, rien de plus. Dans ce jeu, tout le monde est obsédé par ce concept, comme si c’était crucial ou révolutionnaire. Je crois qu’à Kalos, on brûle ceux qui s’en foutent.

Et ouais, le jeu est quand même assez niais. Les dialogues sont supra-enfantins, la bande de gosses qui vous sert de rivaux est pas évidente à supporter, plus de références loufoques, beaucoup de premier degré… et la Team Flare, boudiousse, la Team Flare. Comme dirait Amo, « ils font un peu Manif Pour Tous« . Aucun objectif fixe, ils sont juste là, ils sont méchants et ils sont fabulous. C’est cool. Il paraît que dans l’autre version, le leader prend cher à la fin. J’ai pas suivi, je m’en fichais un peu et c’est dommage. Toute la période avant le légendaire où on bute les cinq mêmes Pokémon avant le légendaire pendant trois heures a de quoi rendre dingue. Le Prof. Fabulous ne sert pas à grand chose, les rivaux sont chiants, les champions d’arène n’ont plus d’existence propre en dehors de leurs… arènes zut répétition, etc. Pourquoi faire plein d’efforts sur d’autres trucs et pas là ? Je suis triste, Nintendo, triste. C’est quoi cette bizarrerie transphobe dans Phoenix Wright 5 ? C’est quoi ce bug dans Illumis ? Des microtransactions, sérieusement ? Vous devenez gagas ? Gagas. sDFsdflksmdlfsmdlfkssdfsdfsdfsgagas.

Heureusement. Et là, c’est le bonheur, c’est la joie, c’est mâââââtin, les musique sont super. C’est pas un truc que j’attends comme un fou comme dans un Paper Mario (que j’ai toujours pas fini, c’est dire le problème) mais la génération précédente se démarquait bien. TOUS les « checkpoints musicaux » sont là. La musique du rival. La musique des champions d’arène. La musique du légendaire. La musique du maître. Elles tuent toutes. Y’a même un petit gimmick. Le combat final est une crème : « c’est comme un vitrail mis en musique ». Je sais plus qui a écrit ça mais oh la la le bonheur dans les oreilles. C’est probablement ce que je vais le plus retenir de cette G6. Et comme je le disais plus haut, tout ce qui a été lancé à tel ou tel moment de la saga est aujourd’hui abouti : les modules d’échanges et de combat en lignes sont impeccables et intuitifs. Il faut juste un peu découvrir par soi même, mais après une phase de jeux qui te prennent pour un con (Galaxy 2, Mario & Luigi 3 etc etc) c’est pas plus mal.

C’est fou ces petites tendances qui se dégagent du JV en 2013. Les best-offs, les quarantenaires, les duos, les trios aussi. Et Nintendo qui se laisse un peu aller. Pokémon X et Y, lui, est excellent. En revanche, bizarrement, il me laisse pas un souvenir impérissable alors que la G5 reste mon chouchou. Suis-je hipster ? Sans doute ! C’est toujours un plaisir de parcourir un Pokémon mais celui-là m’a paru un poil en deça.

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Digitalisme

C’est jeudi, c’est nostalgie. Allez, je me suis déjà enquillé 8000 mots pour diverses choses les quatre derniers jours, je peux bien en faire un ou deux derniers – mais pardonnez moi si je la joue un peu courte – je dois me farcir trois heures de lecture automatique tout les jours et c’est pas l’évidence même – AUJOURD’HUI, messieurs les jurés, nous allons tenter de répondre à l’une des questions les plus importantes qui soient. Aujourd’hui est le jour définitif où nous allons savoir pourquoi Digimon c’était mieux que Pokémon!

Je me demande si c’est une problématique bien raisonnable pour un gars de mon âge mais rappelons que des gens plus ou moins matures regardent toujours un dessin animé pour l’éveil avec des poneys magiques. Oui, c’est un frag facile destiné à honteusement détourner votre attention –  toujours est-il que la série est, visiblement, toujours nourrie au lance-pierre dans son canon par des saisons récentes que j’ai ni le temps, ni la véritable envie de regarder. Hé, ce n’est pas l’intention qui manque, loin de là, mais je pense pouvoir dire sans me tromper que le souvenir de cet anime, diffusé il y a déjà dix ans le Samedi Matin sur la Une, est une digimadeleine de Proustmon pour pas mal de gens de la même génération. Cependant, en parler avec une simple vue de l’esprit, un souvenir positif ne serait pas super intéressant : je vais enfin appliquer le running gag que j’entretiens depuis trois ans et des brouettes et expliquer pragmatiquement pourquoi les créatures digitales sont bien plus sympas que ces foutus monstres de poche. Ne sont-elles par adorables?

Si, évidemment! Mais quand bien même tout ce que je peux entamer ici va sonner comme des axiomes et évidences, on ne met pas nécessairement le doigt sur ces choses là. Je suppose – je dis bien suppose – que cet anime a été fait dans une vague tentative de contrer le phénomène Pokémon qui décimait déjà tout sur son passage depuis déjà deux ans. Alors oui, l’anime est une porte ouverte à du merchandising à outrance, il y a aussi eu le jeu de cartes, les jeux vidéos (je suis sûr que ramasser des cacas roses est une constante mémorielle pour ceux d’entre vous qui avaient une Playstation) et tout le tremblement habituel, certes – mais je reste persuadé que cette manière de contrer les choses se faisait avec beaucoup de bonne volonté et de bonne foi : faire du pognon peut être, mais le faire sans prendre les enfants pour des cons. Cette critique croisée se fait donc sur de simples souvenirs sur les deux animes, matés religieusement. Un jour, je me remettrais à tout ça et peut être que je ferais une rencontre paume-front en me disant « Comment j’ai pu adorer un truc pareil? » – en attendant, j’ai toujours les VHS, bitches. Même ficelles pour parler à notre génération : des animaux rigolos, de la baston, même combat?

Pour allier pratique et amour du néologisme, appelons les deux univers par Team P et Team D.

SNORE SNORE SCENARIOS

C’est évidemment un bien grand mot pour la team P : dans un monde alternatif où le système éducatif est remplacé par une grande quête initiatique, tout les gamins de 10 ans sont invités à jouer les Kerouac et à partir sur la route chasser le pokémon et les badges, sorte de distinction académique. Inutile de se lancer sur un discours pragmatique sur les dingueries de ce système et de bitcher contre le métier de Maître Pokémon (beaucoup d’appelés, peu d’élus, il faut l’avouer) le scénario est incroyablement cyclique dans l’anime. C’est con tout de même, ce genre d’univers alternatif est une fabuleuse idée de jeu, mais l’adaptation en anime fonctionne selon un schéma qu’on connaît tous : une «  » »intrigue » » » de fond qui se déroule à vitesse de bébé asthmatique pour privilégier des mécaniques feuilletonantes à l’extrême, j’y reviendrais. Quinze ans plus tard, Sasha n’est toujours pas arrivé à réaliser son rêve et pour cause, on sait pas ce que c’est!

Du coté de la Team D, c’est un poil plus compliqué mais ça commence aussi dans un simili scénario de Stephen King : sept gamins sont en camp de vacances, aperçoivent une aurore boréale et sont aspirés par ce grand bug de la matrice dans un monde alternatif. Rencontre avec les bestioles – une par personne – et l’objectif premier et de rentrer chez soi. Voyage initiatique, deuxième, avec quelques variations toutefois. Le bouzin tourne rapidement en sauvetage du monde digital, puis du vrai… et ceci ne concerne que les premières saisons! L’enjeu évolue, trouve une conclusion… et la première saison aurait tout à fait pu aboutir sur une fin définitive. 50 épisodes et voilà! Dans le premier cas de figure, le scénario est mis au second plan, il n’est même pas tangible – mais dans la team D, il est posé d’office, évolue, est transformé, trouve quelques rebondissements et est reconduit dans d’autres saisons… qui prennent la chose d’une autre manière! Par exemple, dans la troisième saison, tout le canon précédent est considéré à notre échelle, comme un anime dans l’anime… sauf que les Digimons sont tout aussi réels. Je pose des formulations alambiquées sur des concepts simples mais la différence est évidente.

COMBAT D’INFIRMES : Persos clichés contre persos crétins

Ce ne pas comme si les personnages de Pokémon étaient de mauvais personnages, ce sont juste des plantes! J’étais complètement fasciné par le show, comme tout le monde, mais rétrospectivement il était déjà évident que tout le monde ne se caractérise que via un unique trait : Pierre est un gros queutard (c’est un homme à femme, mais il ferme toujours les yeux, c’est en fait un grand romantique) Ondine fait la tsundere mais incarne surtout le jeton-féminin, position remplacée chaque année, c’est un peu comme Doctor Who mais sans explication potable ; Sacha est le jeune fougueux sans passé ni libido, héros niais un peu type de l’époque. Ni réellement intelligent, ni fort, mais n’incarnant pas de « mauvaises valeurs ». Jusque là – pas de soucis… pas que sait-on d’autre sur lui? Si je vous dis « Sacha », qu’est ce que vous viendra en tête? Une casquette? Sa mère? Bande de déviants! Son nom de famille – à priori Ketchum – est une quasi inconnue, personne n’a de background, de motivation autre que ce désir de réussite un poil bestial… etc. Tout les autres font figurations et sont – parfois littéralement – interchangeables. Oui, souvenez vous de l’infirmière Joëlle et de la fliquette dont le nom m’échappe… soi-disant une immense fratrie, mais oui bien c’est bien sûr!

Douze ans plus tard, Izzy est toujours sur son PC

De l’autre coté, les sept personnages du monde digital étaient… chiants et clichés. … et c’est bien parce qu’à priori, c’est exactement ce que sont les enfants de 9 à 12 ans, non? Il y avait cette même unicité de caractères : le leader, le poulidor, le geek, la pourrie-gâtée, etc. Tout le monde n’était pas appréciable de base, c’était délibéré. Les défauts des un et des autres étaient voyants, et l’une des directives de l’anime était de montrer comment surpasser ces divers écarts en mettant l’emphase sur des valeurs (avec ces jolis petits « symboles » qui font évoluer les créatures, vous aurez compris l’idée) certains s’engueulaient, se faisaient la tête et se bastonnaient parfois, des indices de romance étaient disséminés là et là (juste de sous-entendus, faut pas pousser à cet âge) et le pauvre petit TK a assumé son rôle de boulet jusqu’au bout. Ça se voyait, il y avait souvent ce schéma un épisode = un personnage mais ces derniers avaient de la personnalité, bon sang! Des profondeurs! Dans les deux premières saisons, on notait des thèmes un peu risqués comme l’adoption, les petits frères décédés, la jalousie… ce genre de chose qu’on retrouve dans la vraie vie – AVEC DES MONSTRES! C’est génial! Supériorité totale et absolue!

Quid des bestioles?

Là aussi, le défonçage de portes ouvertes est imminent. Les Pokémons sont des animaux mutants choupis qui ne savent dire que leur nom. Les autres parlent. Ils ont donc des sentiments, une personnalité, ils sont humanisés. C’est tout, on pourrait s’arrêter là. Tous peuvent se battre et invoquer divers éléments pour mettre sur la tronche de l’autre mais la finalité n’est pas la même : c’est un sport dans le premier cas de figure, un mécanisme de défense dans le second. Ça implique une particularité : il existe de méchants Digimons. Très souvent androïdes, plus intelligents donc maboules et un poil sadiques et psychopathes, le deuxième anime impliquait toujours de se battre contre les forces du mal, cette bonne vieille expression valise qui n’échappait pas à un certain manichéisme mais c’est comme ça, c’était les virus, pour reprendre la terminologie du canon. On pourrait même y retrouver ce bon vieux Hobbes en interprétation mais je ne mange pas de ce pain là. Même ce système « d’évolution » a été repensé d’un univers sur l’autre – ça reste définitif chez un Pokémon et ça reste pour ça que le pauvre Pikachu refusait toute pierre foudre – il craignait la dépersonnalisation, le fait d’être renié quoi, ce n’est pas quelque chose qu’on peut vraiment conceptualiser quand on est un bout de chou. A notre échelle, on se dit juste « mais il ne sera plus jamais le même! »… et ça suffit amplement. De l’autre coté, ça peut faire du yoyo entre quarante stades d’évolution, ça donne de cools séquences en 3D (et insuffle des fétiches bizarres aux gamins) et ça permet de « profiter » de ses monstres favoris sans problème d’apparence définitive. Bon, la logique était toujours un peu étrange, faudra m’expliquer comme Palmon et sa voix de camionneur arrivait à une fée/nymphette végétale mais cela ne nous regarde pas. Ce que je veux dire en trois mots : c’était plus malin.

En reliant mes deux paragraphes précédents, on arrive à ceci : les Pokémons étaient des machines de guerre, les Digimons des espèces de copains sympas d’aventure. C’est évidemment plus fédérateur et un meilleur moteur d’intrigue! On peut les faire douter, les scléroser un peu, les faire reconquérir des angoisses/peurs/ failles diverses et voilà, vous avez le parfait petit dessin animé pour enfants.

Et la dramaturgie, dans tout ça?

Bam bam évoquons maintenant les enjeux. Quand je parle de dramaturgie, je ne parle pas de « drama » dans le sens classique du terme mais bien de tension, de petites quenelles lancées aux personnages. Dans Pokémon, il n’y avait pas de réelle menace – je doute que la team Rocket soit plus dangereuse qu’un verre d’eau – et ce n’était réservé qu’aux films qui, avec du recul, étaient absurdes. Cool mais absurdes. Tiens, même la structure même d’un épisode de Pokémon était scandaleusement cyclique : la bestiole du jour et son scénario construit autour, une nana-du-jour pour Pierre, un la team Rocket vole vers d’autres cieux-du-jour, etc, comptez un épisode de badge une fois sur quinze, et voilà, vous avez l’intégralité de la série depuis quinze piges. Et Sasha n’a même pas grandi d’un millimètre là où les héros de Digimon étaient normaux et s’étalaient sur une narration de plusieurs années! Plus tard, certains sortaient ensemble et d’autres avaient même des métiers pourris! (Wut)

Rooooh, implosion de sucre <3

Il est juste indéniable que Pokémon manquait de drama. Les héros vont droit vers l’objectif, aucun obstacle, on le fera éventuellement perdre à la fin pour montrer aux têtes blondes qu’on a pas toujours ce qu’on veut mais c’est tout. Non pas que ce soit un mal mais ça rends l’ensemble si… prévisible et chiant? Digimon, ça a toujours été une aventure, une petite épopée avec tout ce que ça implique. Hell, la notion de mortalité était clairement abordée, avec quelques artifices certes, mais ces chers scénaristes ne faisaient pas semblant de nous infliger quelques petites séquences tristes voire flippantes : le casting progressivement transformé en porte-clés? C’est super efficace. Étrangement, l’ultime tabou était exploité avec Pokémon où – si je n’invente pas tout ça – Sasha se prends un lustre sur le pif et… meurt. Avant d’être magiquement ressuscité, ce n’était que pour introduire le concept « Ectoplasma ». C’est vrai hein, pourquoi respecter des conventions si élémentaires et logiques? Ça paraissait juste absurde voire dada. Le monde digital comprenait son petit lot de sacrifices, de concessions et de passages à vide pour triompher de tout ces phénomènes surréalistes. Pas de piège, pas de surprises monstrueuses mais on tenait réellement à ces personnages et on vivait le truc avec eux. Concept totalement improbable sur Kanto et compagnie.

L’univers alternatif est mieux construit, plus appréciable, mieux emballé et animé, écrit d’une manière relativement plus adolescente, grandissait avec son téléspectateur et ne le prenait pas pour une bille tout en distillant les bonnes ficelles de genre.

Là!

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Pas de rapport

ALERTE ROSE BARIOLÉE. POST MANGAS.

DENIS APPROUVE.

Voilà, je pourrais tomber dans la déchéance du catch-up alors je vais quand même le faire, en presque moins de dix lignes. Soul Eater 17 est plus-que-cool. Toujours plus loin dans la dinguerie et, expression pompeuse mais si plaisante à utiliser, inventivité formelle. Quelques pistes marrantes et finement bourrées de fanservice – ça sent l’arc à rallonge mais au moins, c’est du bon, c’est du frais, c’est presque excitant, j’ai envie de dire, tellement à propos avec un raccourci scénaristique qui… inverse le sexe de la moitié du casting? C’est du bon, mangez-en et Kurokawa nous fait même la pépite de sortir le dix-huitième dans un mois… avec plus que deux ou trois tomes de mou. (Mais ouais, retour du fanservice gratuit et de la schizophrénie de ton, Ohkubo n’est qu’un sale gosse) C’est pour ça que le les aime et que j’achète Yotsuba – inutile de faire une critique d’un univers inconnu et d’un tome qui n’a pas dépassé le stade « sorti du sac Fnac » – MAIS vous pourrez faire une bonne action, la fabuleuse maison d’édition ré-édite au fur et à mesure cette série à raison, (d’hypothétiquement) un tome tout les deux mois, en parallèle avec la parution des nouveaux tomes. Cette initiative est issue de la demande des lecteurs, c’est donc à vous de la concrétiser, la demande. 

Le dernier Mirrai Nikki est perturbant. Un peu couillu mais pas toujours très clair dans ses intentions – ce manga n’était pas sensé être aussi compliqué avec ses histoires de théorie des cordes. Là, on se retrouve avec une harpe et des gens qui y font des aller-retours, sans compter la toute fin un peu nébuleuse sur l’utilité du reste de la série. N’hésitez pas à relire le tout début (ou a mater l’anime) pour vous rappeler comment tout ça a commencé, c’est d’autant plus perturbant… bonne série dans l’ensemble mais terrible syndrome d’écriture par strates. Dommage! Enfin, Black Butler 8 est glauque, encore plus glauque, toujours plus glauque, à mi-chemin entre le fétichisme glauque semi-avoué et la comédie noire. J’approuve cette mentalité mais damned, ce n’est plus à mettre entre toutes les mains.

Mais avant de poursuivre, une page de publicités.

(Oui! Maintenant que je m’auto-héberge, je peux y POSTER DES CULS.)

Continuons. Aujourd’hui, j’aimerais faire la promotion de deux séries Kurokawa et continuer de vendre mon âme déjà trustée par Harmonix à cette fabulousse maison d’édition qui s’efforce à publier des séries de QUALITAŸ. Cependant, deux débuts de série méritent d’y accorder un peu d’attention pour voir en quoi elles sont imparfaites, voire pas terribles du tout.

The Civilization Blaster était vraiment attendu au tournant. Promo appuyée cet été avec distribution d’échantillons à la Japan Expo, ce shonen avait tout pour plaire, et ce dès la couverture – classieuse, claire, plutôt stylisée et … embêtante puisque c’est l’un des rares, sinon LE manga qui possède l’incroyable mais si peu envieuse faculté a avoir des couvertures qui s’amochissent avec le temps.

Ah pardon, le Commandant veut squatter mon Mac. Je vous le passe.

C’est bon ça enregistre là? Dingue ça, quand on appuie sur les touches d’un mac ça écrit du texte! Moi qui croyais encore que ça implosait le disque dur au contact du doigt humain! Du feu, les flammes de l’enfer, peine, souffrance et désolation ! Tiens ça me rappelle quand j’ai envoyé Laïka dans l’espace tout ça. Quelle belle époque! J’en suis tout nostalgique, j’en ai tout plein de frissons de bonheur. Enfin bon, je ne suis point là pour me remémorer l’historique du borscht improvisé dans l’espace intersidéral, mais bien pour parler, pour parler de…? Sérieusement c’est vraiment ça tes sujets?! Tu m’étonnes de bloguer autant si tu parles de la moindre saloperie inutile qui te tombe sous la main…

Nous allons alors prendre le moins pire des deux. Le manga Pokemon donc tu dis, Version Noir et Blanc tu dis?

Entendu!

Donc une splendide histoire d’amour multi-ethnies entre deux pokemons qui n’est pas sans nous rappeler les critères sociaux de la plupart des téléfilms policiers comme l’on peut en voir à l’occasion sur TF1 ou France 2. Dans un monde de ségrégation omniprésente où les pokemons noirs n’ont pas le droit de s’assoir à l’avant des pokéballs, ces deux jeunes pokemons dont l’amour saura rester le plus fort et triompher des regards en coins, aux paroles blessantes de leurs entourages respectifs. Une belle harmonie qui, malheureusement, ne saurait durer suite à l’arrivée de Version Jaune et Version Mexicaine qui apparaissent dès le tome deux pour des raisons évidentes de quotas et… attends qu’est ce que tu fais?! Rends-moi ça! J’étais sur le point de faire ma comparaison entre la Pension Pokemon et Auschwitz !!! JEknskdkodjdns…..

Super. C’est la dernière fois que je donne ma superbe tribune a quelqu’un, probablement alcoolisé de surcroît… ce avant la prochaine session portes ouvertes (facilitées par WordPress et son multi-comptes) cet espèce de parvenu a non seulement sali les principes élémentaires de syntaxe, mais il se permet de spoiler la deuxième partie de mon post. Assurez vous qu’il sera puni. The Civilization Blaster donc, shonen extrêmement récent et donc à la publication peu fournie (5 tomes publiés au Japon) bénéficiait d’une couverture trahissant une volonté de l’éditeur d’en faire son nouveau « grand coup ». Pari réussi? Pas tant que ça, ce manga provoque chez moi un sentiment extrêmement mixé. Ce ne serait pas le premier ni le dernier, mais j’ai l’impression d’avoir loupé le coche – la faute à un scénario un poil prolixe, ayant trop tendance à s’éparpiller. Demandez à quelqu’un le scénario de CB, il devrait bafouiller et retourner chez sa maman, contrit. PAS DE SOUCIS, je vais tenter ma chance – dans un monde vaguement futuriste, les pérégrinations fantastiques de deux adolescents perdus dans une situation post-apocalyptique… et d’une sorcière canon (oubliez l’imagerie moyen-âgeuse) isolée quelque part sur une île déserte. Le trio communique tant bien que mal par poupées vaudous interposées afinde rétablir quelconque ordre, supposé qu’il y en ai un… et l’un des deux jeunes hommes semble téléguidé mode kamikaze puisqu’il veut venger la mort de sa soeur – qui, hasard, sortait avec le deuxième. Tout ça est fantastiquement confus et le manga souffre d’un syndrome qu’on pourra désormais attribuer à pas mal de trucs : on dirait un manga inventé par les deux héros de Bakuman.

Ce n’est pas nécessairement un reproche mais on dirait un pot-pourri d’intrigues et de références piochées ça et là, ça rejoint cette tendance du manga – la citation Shakespearienne. Au début, ça semble un poil prétentieux et sorti de nulle part… puis ça finit par trouver une explication rationnelle. C’est un peu ce qui caractérise l’ensemble de ces deux premiers tomes : on ne s’attend pas à grand chose et l’histoire nous sort un bon gros twist des familles qui remet un peu d’attention au lecteur. The Civilization Blaster est un shonen d’action un peu bourrin un peu cliché où des héros partent en quête (vaguement) initiatique à la recherche d’un ennemi (plus ou moins défini) en se mettant sur la gueule. Flingues, talismans, artéfacts divers, l’histoire n’hésite pas à inventer sa propre magie/sorcellerie/surnaturel/quesaisje et… c’est honnêtement bienvenu. Rythme assez haletant, genre bien posé et défini, le titre lui même contient l’une des pistes les plus intéressantes de l’action, elle est juste vraiment confuse. Restons dans les images putassières : contre-exemple, svp.

Voilà, là, au moins, ce gag manga nommé Houkago Play est concis, direct, straight-to-ze-point. Notez la pertinence du titre des « gags »!

Ca n’empêche pas The Civilization Blaster d’être pétri de qualités, bien au contraire! Ce sont des détails qui me sont chers mais les tomes sont fantastiquement épais. Mettez les en face d’un Black Butler récent, vous recréerez une scène biblique bien connue. 250 pages de contenu pur, c’est rare et apprécié, le manga n’étant pas plus verbeux qu’un autre (il souffre de ce genre de moments où un personnage tient un flingue et le pointe toujours cinquante pages plus tard, sans n’avoir concrètement rien fait) et il est assez bien dessiné. Il rappellera toujours tel ou tel style mais à part cet manie des visages parfois étranges, on y voit des personnages admirablement dessinés, détaillés au possible, parfois séduisants (je ne vise personne, mais ça prouve que je rentre encore dans le moule shonen) et deux trois pages formellement épatantes. Je ne déconne pas, je parle vraiment de deux pages mais rares sont les dessins épinglés sur deux feuilles qui ont autant retenu mon attention, ces derniers temps. Après deux tomes, je ne sais pas trop quoi penser de manga. Il contient des pistes mais il essaie tellement dur d’être cool. Comme un mec qui aimerait tellement copiner avec vous qu’il passerait du temps à vous stalker pour repérer vos gimmick et vos centre d’intérêts… avant de surgir de nulle part et de les matraquer devant vous. On ne sait pas exactement où il veut en venir, quel est son objectif, son histoire, c’est dommage… il lui manque encore une réelle identité. Des gimmicks, ça, the CB en impose mais une fois de plus, ça semble forcé, peu naturel, un peu balourd… les personnages sont un poil surréalistes dans leur façon de s’exprimer, d’agir, de réagir… et de sortir du Shakespeare comme ils distribueraient des bonbons. Je sais, je suis monomaniaque mais dans le contexte, c’est vraiment perturbant. Pour l’instant, l’ensemble n’est tenu que par de grosses (et belles) révélations qui promettent un étoffement intéressant mais c’est un peu faible pour un manga qui sentaient bon le nouveau shonen à la mode, c’est dommage. On attends et on regarde, comment disent les gens branchés.

Bien. Ca devait être un moment de perdition, un petit instant de déprime survenant par derrière dans une Fnac – la résultante d’une fièvre acheteuse, je me suis procuré le tome 1 de l’adaptation de Pokémon Noir et Blanc, toujours chez Kurokawa. Avec le même postulat de base pour Phoenix Wright, on pouvait s’attendre à quelques affaires supplémentaires, de quoi fournir un matériel acceptable pour la plupart des fans. En fait – et c’est sans surprises – le manga Pokémon adapte le «  »déroulement » » du jeu éponyme pour en faire de belles aventures dessinées. Exactement ce que pourrait être l’anime avec les personnages du cinquième jeu – celui là, donc. Mais… vous vous souvenez du moment où l’anime était sympa? Où, c’était il y a dix ans… et nous étions quelques un à avoir le même âge. Là, ça semble juste… con.

(Dessin de Kejimatsu, Dieu dessinateur spécialisé dans le Dieu Pokémon)

Alors oui, voir des Vipélierre, des Gruiki et des Moustillon en dessin a quelque chose de charmant mais il est archi-évident que nous sommes tous bien au delà de la limite d’âge invisible posée par ce manga. Il aura du mal à contenter les fans adultes : reprenant la structure du dessin animé : un chapitre égal, grossomodo, la présentation d’un Pokémon et de ses particularités sans but précis derrière… y’a bien des bribes d’humour ici et là mais, pour tout vous dire, Black est le héros principal le plus neuneu et ouvertement idiot de ma mangathèque, White est une fille pas plus intelligente, embourbée par la vie d’acteur de ses bestioles de poche. Mbfbfbfbbon. Il n’y avait pas de quoi avoir des attentes démentielles derrière mais ce n’est évidemment pas un manga que je recommande pour un achat curieux, pas même hasardeux. La substance n’est pas au rendez-vous, ca ne devrait pas tenir sur la longueur (je n’imagine pas le nombre d’aventures sans interêt que Black va pouvoir affronter entre deux badges et donc, hypothétiquement, tout les cinq tomes.

Il y A des passages sympas. Le fait que Black n’aie en tête que son envie de conquérir la ligue, le fait de le hurler à tout bout de champs et le fait qu’il doive se servir d’un Munna pour vider son esprit est réellement drôle mais je doute que vous ayiez envie d’une histoire où le héros est incapable de monter un escalier et de mâcher un chewing-gum gum en même temps. Pour rester dans le temps, c’est agréablement dessiné mais on ne joue pas dans la même cour que TCB – bien plus rond, épuré, on lit davantage le manga pour y apprécier les Pokémons que ses compères humains. N fait une apparition dans la fin du manga et le personnage n’a pas l’air plus équilibré dans le jeu ce qui, je suppose… est un souci de cohérence?

Je développerais une prochaine fois mais, en gros, lisez plutôt Black Adventures.

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