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Personne ne se doute de rien

Le premier numéro de LOLJAPON est en podcast depuis quinze jours, le deuxième arrive dans neuf ! Il y a la page du podcast, la page de live et même un flux RSS et une page Itunes. Chouette, non ? On parlera de Pokémon et d’un tas d’autres trucs (l’Attaque des Titans, Garden Of Words, Diabolik Lovers, un anime qui promet d’être délicieux) alors viendez, etc.

MAIS. Nous n’allons pas parler de  mangasses pour le moment. Par contre, je vais insérer quelques screens de Kill La Kill car cet anime me fascine et il va falloir en parler intelligemment, un vrai petit défi en soi. Non, la semaine dernière a été marquée par deux grosses actu du JV en France, deux petits trucs qui méritent l’attention et c’est un peu comme une mauvaise et une bonne nouvelle. On va faire comme d’hab et commencer par la Paris Games Week.

Sans aucun rapport : du TENNIS !

Je sais même pas vraiment pourquoi. C’est comme un réflexe pavlovien. Ça fait cinq ans que je chronique pour le fun « l’évènement d’Halloween Parisien » – en référence à cette époque qui commence à s’éloigner où c’était encore le Micromania Game Show. J’y reviens toujours avec un avis plus que mitigé, je dois avoir une mémoire défaillante, ou alors c’est mon amour des rituels qui parle. Bref, le Paris Games Week, c’est le lieu idéal pour râler si on a un besoin fondamental de râler : ce n’est un salon intéressant que pour un certain type de joueur. Un panel large, certes, puisqu’il exclut seulement les « métas » – presse et industrie – qui n’y verront rien de nouveau, quand bien même c’est une bonne façon de s’amuser et de rattrapper deux trois trucs. Ça reste une vitrine pour quelques studios et indépendants français, on va y revenir, mais rien de transcendant, ce n’est pas l’E3. En revanche, c’est un évènement qui génère un minimum d’attention médiatique et qui se tape parfois un mini-scandale. C’est fou, on dirait Rock En Seine. Toujours la vitrine de Noël, certes, mais si vous arrivez à vous procurer une PS4 avant février, c’est que vous êtes franc-maçon.

Dans la « mauvaise » nouvelle, du positif tout de même puisque le malaise s’est déplacé des journalistes vers l’industrie, mais aussi les joueurs par extension. C’était il y a déjà un an, le fameux Doritosgate a soulevé pas mal de questions restées latentes dans l’année.
Késsadire ? Un Geoff K, journaliste JV, un peu « whatever » entre un kakémono Halo 4 et des Doritos/ bouteilles de Mountain Dew. Le symbole était parfait, la presse spé a un problème de connivences avec les éditeurs. A partir de là, des médias plus généralistes ont commencé à disséquer les pratiques douteuses qui émanent de certaines rédactions ou éditeurs, tout en questionnant le statut de journaliste. Un débat intéressant mais un peu confus puisque le jeu vidéo est une pratique journalistique culturelle comme une autre et pas forcément compatible avec l’imagine du journaliste généraliste intrépide. C’était, en revanche, l’occase de faire un peu d’investigation et de propulser des petits nouveaux. Bref, beaucoup de regards vers beaucoup de nombrils mais ça a soulevé des questions importantes, parce que rien ne dit que le journalisme – par exemple – musical n’est pas frappé par les mêmes réflexes. L’origine du bouzin n’a pas eu de rapport direct avec la PGW, sinon un souci de timing. Résultat, des journaleux survoltés et un évènement qu’on doit aux grands pontes d’Activision qui peut ainsi faire la promotion de son Call Of annuel. ET LA, TRANSITION !

Call Of Duty. Je ne suis pas fan. Avant de ne pas aimer le jeu, je n’aime pas ce qu’il représente. Les chiffres qu’il génère, son public, ses messages mixés. Ce n’est pas bien grave, mais les jeux en eux même ne sont pas toujours fantastiques. Call Of et Battlefield sont souvent des AAA bêtes et méchants, pas très non-américains friendly, on peut l’ignorer et jouer à des machins qui prennent ce genre de sujet bien plus intelligemment, Spec Ops : The Line en tête. Le truc c’est qu’il cristallise tout ce qu’on aime pas dans le jv et son public fait un peu de même. Sans se lancer dans un discours identitaire à la con, c’est un soft qui polarise pas mal de trucs gênants et ça va jusqu’aux jeux en eux-mêmes. Ghosts est un cran au dessous, difficile de pas se souvenir du jeu vita 2012 et de sa durée de vie amusante, bref même le « standard » n’a jamais été grande folichonnerie.

Video games haaa~

Video games haaa~

ET DONC ACTIVISION A EU LA BONNE IDÉE DE PROPOSER 500 PACKS PRESTIGES A 200 BROUZOUFS AUX 500 PREMIERS PRÉSENTS SUR LE STAND. Une idée tellement réfléchie, surtout après des gars piétinés à Milan dans l’exact même contexte. Donc voilà, deux milles gus qui attendent toute la nuit par moins trois, qui pètent un peu les plombs, qui ne donnent pas forcément le meilleur d’eux même et qui provoquent un meme forcé pas forcément super drôle. Après le bazar initial on retrouve des packs sur leboncoin et ils sortent tous du 93, les implications sont infortunées. Vous me direz, au moins, c’est pas des kits presse. Enfin bref. La démographie au PGW, c’est un sujet pas simple à aborder, surtout quand on voit tout ces Youtubeurs « accrédités » qui se baladent avec leurs parents.

Bon, y’avait quand même pas mal de trucs à essayer ou tester. Déjà, très bonne idée que ce coin enfant dans un deuxième hall, loin du sang et du monde du machin principal. On y trouvait pas mal de choses adaptées à tous : un énorme stand Skylanders (ce concept qui devient un genre à part, hmm hmm Ubi) un gros coin rétro où on peut jouer pépère et un carré consacré à l’indé Français avec, par exemple, un Tetrobot aux présentateurs enthousiastes (et qui filent des bons des réductions) et plein d’autres choses, un quiz de l’extrême dans un périphérique-kart, un FPS qui se joue avec les doigts et une air-manette (j’ai encore oublié le terme précis, damn) etc etc.

Pêle mêle, sans grand fil conducteur : Octodad est, comme prévu, débile à souhait, rigolo à jouer et à regarder mais je doute que le concept soit fun plus de quelques heures, surtout avec ces commandes volontairement oulipiennes. Le coin Nintendo – après avoir focalisé toute l’attention l’année dernière – valait encore son pesant de jeux Wii U. C’est bizarre à dire, mais y’a quelques jeux qui pourraient y sortir cette année. Tous mais pas Smash Bros, faut pas trop espérer non plus. Un autre Mario 3D bien animé mais toujours sans âme, le dixième de suite donc, un Mario Kart qui sera sûrement excellent et qui compile tous les petits mécanismes qui ont fait le succès des jeux précédents et un Bayonetta 2 incompréhensible, je ne suis pas encore de ce bord là, malheureusement. J’aimerais être intéressé par le prochain Zelda sur 3DS, mais pour une raison qui m’échappe, il me passe vraiment par dessus. Sans doute parce que je n’ai pas ce fétiche des Zelda en 2D…

La Xbox One était à la disposition de tous (du moment qu’on ne la touche pas en pleine private session) et, il faut bien l’avouer, l’objet en lui même n’est pas très sexy. Trop carré, trop rugueux, un peu massif-agressif. La manette est pas mal pensée et un Forza 5 était en démo. C’est là que je me rends compte à quel point Horizon était fun et bon esprit. Des vibrations dans les gâchettes. Des petits sticks repensés. Voilà voilà.

De l’autre coté, chez Sony, on a joué un peu à Knack. Le tout premier jeu présenté de la PS4 ! Moi de me dire « oh la la ça va être choupi et gosses-friendly façon Kameo » et je ne suis pas certain. C’est assez difficile, comme démo présentée. Sympathique, s’oublie en très peu de temps. Tout le monde a passé la soirée à nous dire que #Driveclub n’était pas bien. On va croire la doxa et attendre un peu. J’ai plus tendance à attendre The Crew mais Ubi a un petit souci avec ses deadlines ces temps ci, je ne sais pas si ça s’est vu. Et c’est déjà tout, rien eu le temps de tester en plus en une soirée.

La vie de salon : une aventure en pyjama

La vie de salon : une aventure en pyjama

Spéciale dédicace au stand Jeuxactus et Cyprien Gamin, un mystère pour les générations futures, mais aussi pour Bethesda, qui ne générait pas beaucoup d’intérêt. Namco avait une thématique clairement japoniaisante – enfin, une thématique – et un bisou au copains de BigBen et assimilés qui faisaient essayer WCR (qui est sûrement pas bon du tout mais hé c’est des copains !)

Donc ça c’était pour la « mauvaise » nouvelle. Mitigée, quoi, pas spécialement pour nous, quand bien même il y a toujours à boire et à manger. Ça n’empêche pas le salon de toujours être un moulin quand il ne le faut pas, d’être globalement sale et de cultiver les choix curieux.

La BONNE nouvelle, c’est l’apparition d’un nouveau mag JV, JV. Je crois que le titre a été choisi pour la vanne. Walou commentait ce même article l’année dernière, c’est l’un des rédacteur du-dit magazine, rédigé par des anciens de Joystick, entre autres. Je maîtrise très mal cet organigramme, mais c’est un projet des gars de Zqsd, qui a du agir comme un think tank. Sans aller dans le publi-communiqué, c’est un vrai bon premier essai qui garnit un rayon JV devenu super pauvre par la force des choses. Il rejoint donc Canard PC et le mystérieux Videogamer.

Je vous en parle parce que je suis un terrible novice de la presse papier. Je vous l’expliquait déjà dans un viiiiieil article consacré à mes archives de magazines favoris, mais je ne sais encore rien de, par exemple, la presse lifestyle. En ce qui concerne le JV, je suis toujours accro et fermé sur Edge et Games, les deux pontes de la presse UK. Les deux s’équilibrent bien et sont de beaux objets aux bonnes idées, même si s’y abonner en Europe coûte trois bras – couplé à un mag qui commence à prendre l’habitude d’arriver très tard en boîte. Avec le mou du bouclage, ça fait presque un mois de retard complet. Je m’abonne à JV avec pas mal d’enthousiasme puisque c’est une première fois depuis le défunt Nintendo Mag, à l’époque des débuts en 2002, on était petits, peu critiques mais il y avait quand même plein de belles choses dedans.

JV numéro 1 donc. Mensuel de quatre euros. 100 pages, beaucoup de pubs heureusement concentrées au début. Une tranche carrée (OUI ! :D) qui était une grosse préoccupation de la rédac (RE-OUI ! :DD) et une maquette pas trop fantasiste dont je suis pas le premier fan – beaucoup de blanc partout. Mes notions dans le domaine sont faiblissimes mais j’aime vraiment les deux magazines sus-cités pour leurs designs respectifs. D’ailleurs, JV semble sortir d’un blend entre les deux. Pas trop volontairement « funifun », beaucoup d’emphase sur l’insight, les analyses précises, mais aussi ce fétiche du rétro qui conclut Games. Cher amis, si vous me lisez, le « coming next » des deux en dernière page est un indispensable à mon goût. Peut être pas en utilisant un screenshot – quoique l’idée a toujours été charmante – mais dès que vous êtes sûr de vos deadlines, pensez-y.
De l’actu, de l’analyse, des critiques, un peu de méta, quelques focus et une petite prise de risque : une double page consacrée à d’autre produits culturels. Ca désarçonne mais c’est pas particulièrement malvenu. Par contre, la BD et « l’humour plein-pot » dans un mag, j’avoue que j’ai toujours trouvé ça bizarre, et c’est pas faute d’avoir été nourri à ce mélange à grands coups de Picsou et Kid’s Mania, comme tout le monde.

Joue à Call Of, nettoie ton lycée (encore)

Joue à Call Of, nettoie ton lycée (encore)

L’emphase est mise sur l’absence de notes. On trouve quand même un macaron « Jean Vidéo », l’Ulysse local. C’est un choix et c’est à respecter, ça permet d’articuler bien plus facilement divers avis sur un jeu. Et ça tombe bien ! Le tout premier test du mag, c’est Beyond !
Exemple de premier dossier : les clés russes bradées. Etant pas PCiste pour un sou, j’ai découvert un vrai petit phénomène, c’était traité avec précision et sérieux, c’est chouette. Du même auteur, une page sur les notes fluctuantes de Polygon, que j’avais alors dans le radar en début d’année. Ça m’a rappelé de chouette souvenir, mais bref. Le ton global ? Sympa, assez pro, gentiment familier, plus destiné à ma génération qu’à des gamins de quinze ans.
Vraiment, au delà de cette couverte assez bof, c’est une centaine de pages qui promet pas mal de belles choses. L’aventure commence, elle est casse-gueule, et essayer avec professionnalisme et cohérence, c’est déjà super honorable et ça fait une saine lecture en plus.

Bonne chance les gars !

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On va manger des chips

« Le Paris Games Week c’est le salon pour faire sa liste de Noël »

Cette citation est du premier concerné par ce salon et il est vraiment impossible de le contredire. C’est une question de point de vue : on peut adopter celui du gamer qui suit ou pas l’actualité, du pro qui déplore le manque de fraîcheur de l’ensemble ou de l’agoraphobe qui ne passera pas une bonne journée. Dans l’absolu, c’est on ne peux plus vrai, c’est un endroit idéal pour se faire un avis et se constituer un line up à acheter ou à offrir prochainement.

Seulement voilà; Cette affaire est un chouilla sclérosée par le fameux DoritosGate qui a occupé l’actualité en début de semaine. Je préfère ne pas en faire un éditorial parce que ce genre d’histoire est une succession de paramètres et de points de vue qu’on a pas forcément. Je trouve pas ça super sain de s’alarmer et de dénoncer le voisin au premier truc suspect venu mais je peux comprendre aussi certains instincts qu’on a tous eu – souvenez vous il y a dix ans, quand Game One rencontrait des soucis de connivences avec Infogrammes (c’est l’exemple le plus emblématique de notre génération) – ce sont des problématiques de communication et, parfois, de bêtement gagner son pain… que je ne maîtrise pas encore. Pour moi, ça reste plus une private joke qu’autre chose.

Non, le vrai problème c’est évidemment le filtrage presse qui ne s’est pas aussi bien passé que prévu. Comprenez-moi : en tant que visiteur régulier, j’ai quand même tenté de me faire accréditer avec ce bête site (et pas avec un truc un média bien plus légitime comme le JDJ ou RSP.fm) refus poli – surtout avec mon post précédent qui n’étais pas méga enthousiaste -, tout va bien, c’est normal. Si l’accès se « nazifie », tout se passe pour le mieux. Problème : lors de la soirée presse, les journaleux font écho d’une moyenne d’âge très basse et de gamins n’ayant pas grand chose à faire là; d’où mon interrogation. Idem pour les « bloggeurs ». Je ne peux pas trop cracher sur le terme pour des raisons évidentes mais croyez bien que je suis tout aussi scandalisé par la mentalité de ces gamins qui pensent que tout leur est dû… surtout si c’est pour faire un site moche rempli de « J’ai été invité à cette soirée » et « on m’a envoyé ce jeu/manga mais je sais pas pourquoi loool » – vous savez bien que la légitimité est un concept que j’affectionne et c’est bien triste de voir que la notion de « blog » est entachée par, comme dirait un ami journaliste, ces « branle-bourses ». Frontières entre hobby et métier, celle entre communication et journalisme, celle entre travail et communication, on a pas fini d’élucider le mystère et je reste dubitatif. Hier soir, quelques-uns ont essayé. (… et ce sont des amis, donc on a l’exemple pratique en plus)

(Ceci était la sacralisation n*42035 de Concombre sur la carte de presse)

Quoi qu’il en soit, j’aime bien venir au Paris Games Week et tester quelques trucs. Ce sont effectivement des séjours qui déterminent certains de mes achats et j’aime prendre le Tramway et jouer à Picross sur le chemin. C’est la troisième édition qui succède à ce créneau dans l’année préalablement occupée par le Micromania Game Show – dont le dernier mot fait écho à ce qu’est sensé incarner ce type d’évènement : un showcase. Les soucis qu’on reproche au PGW sont souvent les mêmes, et malheureusement à raison : organisation trop bordélique, programmation « musicale » inexistante (dans le sens où il font semblant alors qu’il n’y a peut être pas lieu du tout d’en avoir une, Pso déplorait le manque d’invité clé) et toujours ce syndrome étrange de l’omniprésence de jeux sortis il y a deux jours ou dans les deux semaines. Il est clair que le salon est davantage un teaser qu’un étalage d’exclusivités et il est toujours fun de constater que le public est, évidemment, axé autour de nos amis les ados de quinze piges (et je ne lâche pas le mot « boutonneux »* parce qu’on l’a tous été un jour) et honnêtement, comment se moquer des gens qui font la queue plus de quatre heures pour jouer au nouveau Call Of, cette franchise qui sent le cynisme depuis la stratosphère? Hein?

Allez, l’heure est venue de livrer une batterie d’impressions sur les quelques trucs qui pourraient tous nous intéresser. Il y avait tout de même une exclu, et pas des moindres! Le coin Wii U (sortie dans quatre semaines) était le coin idéal pour polariser les foules et se faire une impression définitive sur le line-up. Géré avec une organisation astucieuse – choper un créneau, faire une queue dérisoire et tester tout ce qu’on peut tester dans un lapse de trente minutes avant que la sécu fasse gentiment évacuer – ce quartier était clairement le centre d’intérêt du bouzin.

Sur la Wii U

Commençons avec Nintendoland. Re-situons la chose, ce jeu est en quelques sorte le Wii Sports de la Wii U, dans le sens où c’est le jeu sensé montrer toutes les fonctionnalités de la console via divers mini-jeux et featurettes. Ces mini jeux sont presque tous axés multi, sauf celui axé sur l’univers Donkey Kong (impossible de me souvenir des différents noms mais ils ont tous l’identité d’une grande saga de Big N), une sorte de tricky bille assez addictif. L’objectif est simple : un parcours vertical, un véhicule fort fragile et à nous de faire pencher la mablette pour mener à bien vers cet objectif. Bientôt, il faut tourner les joystick, actionner des boutons et faire plusieurs choses en même temps. Ce n’est pas grand chose mais ça réveille mes bas-instincts d’adorateur de jeux d’adresse, façon évite-les-trous-avec-ta-bille. On espère que le parcours fasse trois kilomètres de hauteurs, que la logique du « toujours plus loin » puisse s’appliquer. Sinon, ce fameux Pac Man sorti de Luigi’s Mansion est tout ce qu’il y a de plus bien pensé : bien dosé entre les chasseurs et le fantôme, un système pour faire revivre ses copains, tout ça, demande une bonne interaction avec tout le monde. Le minigame Animal Crossing est pareil dans cette logique d’opposition avantages/nombre de joueurs mais permet de voir en live la tête de la personne qui est sur le second écran, probablement pour savourer sa frustration ou quelque chose du genre. Inutile de tous les égrener, ils sont tous rigolos mais je ne pars pas du principe que j’aurais toujours quatre amis sous la main d’où cette emphase sur le jeu solo. Bon, ça ne justifiera peut être pas seul l’achat de la console mais si le contexte vous est favorable ce sera très certainement un jeu de base qui procurera un peu de fun.

ZombiU est peut être laid comme un pou mais son gameplay comporte quelques passages rigolos et interactifs : à la manière de Dark Souls, certains passages (crocheter une porte, mater l’inventaire etc) n’arrêtent en rien le jeu. Pendant que vous vivez votre vie sur la tablette, rien ne dit qu’un zombie ne va pas venir vous béqueter en scred’. Va-t-on quand même échapper au syndrome Red Steel, qui se basait sur les mêmes mécaniques de jeu et de gimmicks? Rien n’est dit et le mot cours que le jeu sera moins cher après peu de temps, en gros, l’optimisme n’est pas là sur les ventes. A vous de faire le tri. Pikmin 3 ne présente pas de différences fondamentales avec le premier, ses graphismes enchanteurs ne sont pas si « supérieurs » mais c’est indéniablement plus fluide, fouillé, mieux animé et globalement plus joli. La démo timée présente permet de se familiariser avec les fameux petits Pikmins « roc » qui cassent les portes en verre et certains ennemis. Probablement une valeur sûre de la console. En voyant son petit fils y jouer, un papy s’est exclamé « Ah bah voilà un jeu sans massacres et tout ça ». Micro allégorie.

Rayman Legends sera une tuerie. Confiance aveugle et absolue à ce soft. D’une part parce qu’Origins nous a conforté dans ce qui ne devrait pas devenir une série de jeux (on espère que c’est un simple truchement de générations, pour le dire comme ça) et parce que cette démo rassure même si axée multi : le joueur au pad contrôle Murphy et aide les autres à progresser : tirer des plates formes, couper des cordes, tourner des pièges, etc. Rassurez vous, le jeu est sensé être jouable seul quand même mais le fun résidera dans cette interaction entre les supports. La problématique sera de voir si ces gimmicks tiennent sur la longueur, mais, encore une fois, confiance. Le niveau « synesthésie » du trailer de l’E3 était jouable mais en profiter avec la cacophonie ambiante n’était pas évident. En tout cas, en dix minutes de jeu, nous avons largement terminé cette démo et l’enthousiasme est là – c’est d’ailleurs concrètement ce qui devrait être la plus grosse exclu jouable du salon. Deux petites lignes pour dire que la console en elle même est toute petite et que l’écran de la mablette est inutilement petit avec plein de plastique autour. Pas moyen d’avoir accès aux menus de la console ou aux diverses fonctionnalités online. On constate également que les menus conservent l’identité et les valeurs de la Wii, l’objectif n’est donc pas de nous brusquer. Tout ça donne envie et j’espère que vous pardonnerez mon impasse sur New-néo-Super-Mario-Bros-U-fit. Le disparu de la convention était probablement Paper Mario Sticker Star, qu’on oublie pas.

Le reste

Bon, il y avait quand même pas mal d’autres choses mais de là a dire que ça avait un intérêt prononcé, je ne suis pas certain. Quelques stands de goodies anglophones (Games Legends proposait ce fameux Portal Gun grandeur nature, amour) des micro-stands de sites JV (et Marcus, toujours présent à l’appel) un énorme quartier dédié à l’E-Sport (comprendre Lol et quelques autres trucs) et une ribambelle de stands éditeurs, la vaste majorité présentant des softs sortis dans le mois d’Octobre. Par exemple, on peut dénoter la grande trinité du charisme (Dishonored – Need For Speed et sa Nemesis Forza Horizon – Assassin’s Creed 3) et une floppée d’autres jeux. Une démo de Super Playstation Battle Royal Brawl ne nous a pas spécialement convaincus, c’est sympathique mais les différences avec son « maître à penser » ne sont pas flagrantes. Quelques personnages fond-de-tiroir, de jolis terrais qui évoquent de bons souvenirs, le tout est fluide mais pas intuitif niveau scores. C’est un bon palliatif pour les allergiques à Nintendo, rien de plus. Le jeu de kart Little Big Planet conserve l’esthétique naïve de la série et Sony fait de la communication risquée (photo originale de Kitsuntsun qui a involontairement fait le tour du monde des médias, bien ouej)

Joue à Call Of ! NETTOIE TON LYCÉE

Comparons avec les titres excitants de l’E3 (la Gamescom serait plus pertinente mais Bibi était en vacances) – pas de Tomb Raider (une vidéo, pas plus), pas de Last Of Us, pas de WatchDogs, tout ça est bien trop tardif pour la visée du salon. Sinon, trop de queue à faire pour les autres softs et on a très concrètement fait tout ce qu’on souhaitait voir en une seule journée.

Que dire que dire… beaucoup de bruit, beaucoup de goodies distribués pour les volontaires, beaucoup de bruit tout court et beaucoup de Gangnam Style, de Just Dance à fond les ballons, de sécurité parano, de sécurité cordiale et aidante, d’adolescents survoltés, de gamins hystériques, un tarif un poil supérieur à ce qu’il devrait être si on est pas étudiant, un coin enfant, beaucoup de Coca Cola Zero, pas de booth babes en vue (que des jeunes sympas et souriants) des paninis au poulets mal cuits, plein de streetpass, ce genre de petites choses. Pas d’avis particulier sur Halo 4, Far Cry 3, Fifa 13 ou Angry Birds.

Bon, rien de tout ça n’est écrit avec une conviction démentielle, je vais juste retourner devant Alpha Protocol et y jouer des heures, y consacrer un autre mémoire et kickstarter Obsidian pour une suite.

* Bam bam ceci est une prétérition

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60 minutes d’attente à partir de ce point

Haaaaa j’adore faire ce genre de post car c’est à ce moment précis que mes talents d’escroc sont révélés au grand jour, le post de convention JV. Exercice rarissime puisqu’il n’est pas archi évident de pondre un pavasse à partir de trois heures d’observations… et sans, de préférence, noyer le tout derrière des détails inutiles comme je peux le faire, parfois. Il y avait bien le Micromania Game Show, il a deux ans… un bon moment aidé par une logistique cohérente et un lieu sympa – j’ai un truc pour la Vilette, son hall et le Trabendo, cette scène/boîte si cool. Ca, c’était il y a déjà deux ans! Croyez le ou non, mais je faisais des posts encore plus gros! En 2010 il fallait faire avec l’arrivée d’un nouveau salon, le Paris Game Week, rentrant directement en concurrence avec le MGS… et le Salon du jeu Vidéo, dont on (je?) a pas entendu parler cette année – ce fut un évident succès matériel mais les Journaleux/Public éclairé n’en ont pas gardé une bonne impression et… attendez, je vais finir mon intro plus tard, j’ai un mal de bide fulgurant là.

*mal de bide*

… OUI DONC tout ça pour dire que l’approche d’Halloween et, plus généralement, septembre/octobre devenait une sorte de triangulaire où un gagnant commencer à émerger, puis à s’imposer, et vaincre par KO, le tout en une fois. Force est de constater que j’aime bien perdre une journée à surnager dans ces environnements rempli de monde à vouloir se réfugier en Ermite dans le K2 pour la prochaine décennie – et le Paris Games Week 2011 semblait un bon plan. « Semblait » sonne comme si j’allais démonter le festoche à la petite cuillère mais je ne trouve pas de raison particulière! En fait, faut avouer que la réception et les échos que j’ai eu du bazar en question n’étaient pas terrible et pour une diversité inquiétante de raisons : d’une part, certains pros accrédités qui râlaient sur Twitter ont reçu l’opprobre des RP de l’évènement et ce d’une manière un poil exagérée, voire flippante. Je n’aurais pas aimé être à leur place. De deux, cette supposée omniprésence de nichons apparents. Je sais que ça ne sonne pas comme un désavantage mais l’utilisation des « booth babes », ces nanas-hôtesses un peu potiches qui divertissent le chaland ou offrent des consoles en plein E3 semblait être un gimmick trop omniprésent et sorti de nulle part. Enfin, le nom alternatif de l’évènement était « le-salon-du-jeu-qui-sort-en-Novembre,quelle-débauche ». Dommage… mais véridique. Les deux autres, je suis moins convaincu…

En tout cas, le salon, étalé sur 6 jours (non, vraiment?) peut maintenant se vanter d’avoir fait des chiffres de champion, 180 000 visiteurs annoncés. C’est même un brin surréaliste si on fait un produit en croix avec les chiffres de la Gamescon et sa superficie bien supérieure mais je ne conçoit pas un seul instant qu’on puisse nous mentir sur ses chiffres, soit. Pas de doutes, c’était un réel succès… mais je dois avouer qu’il n’était pas archi compliqué de s’y rendre sans payer son ticket. Les gros éditeurs distribuaient les invitations, les adhérents Fnac étaient gâtés et, comme d’habitude, il paraît qu’avoir un bête site suffit pour recevoir une accréditation de « journaliste ». Un peu « au secours » quoi. Je tilterais toujours sur les blogueurs (parfois bons, parfois moins) qui se vantent de ce statut un poil chimérique puisque le Journalisme spécialisé (mais pas dans le JV, je maintiens qu’on peut faire plus ambitieux quand même) est mon plan de carrière depuis pas mal de temps et c’est une dénomination qui se mérite, urgh. C’est un privilège qu’on doit chercher de loin… et pourquoi toute cette emphase? Les blogs un peu caca c’est une chose, les gamins de 13 ans qui se baladent avec un badge puisqu’ils représentent le site qu’ils viennent d’inventer en est une autre. Urgh et double urgh.

*re-mal de bide*

Ca ne fait rien, gardons le moral. Si vous n’êtes pas familier avec ce genre d’évènements, dites vous bien (pour faire dans la comparaison très simpliste) que c’est une sorte de mini-E3 bien plus porté vers le public, un grand hall où les éditeurs de jeux vidéos dégainent les bornes d’essai pour les jeux à venir… ou déjà sortis, pour une minorité d’entre eux. Le planning des jeux exposés est, concrètement, plutôt proche et orienté : inutile de dire que tout est fait pour créer l’envie juste avant Noël pour des jeux qui, dans une immense majorité, sortiront dans entre une et huit semaines… rapport amusant, plus le jeu est éloigné dans le temps, plus la queue où s’engager pour faire une mini session découverte était éprouvante. On en reparle – j’ai donc eu la chance de me procurer une invitation indirectement, en esquivant la proposition d’une camarade de fac qui ne savait plus quoi faire d’une place en trop. En gros, et encore une fois, j’ai eu de la chance et je suis entouré de gens généreux, cool. Le temps d’emprunter ce cher Tramway qui m’emmène toujours à des évènements si agréables, me voilà arrivé à la porte de Versailles, endroit incontournable qu’on retrouve de temps en temps pour le Salon de l’étudiant, du chocolat, de l’érotisme, la foire de Paris et nombre de trucs intéressants, oh oui.

Les deux halls mobilisés sont grands, assez grands même mais malheureusement – et ce n’était que l’après midi du dernier jour… une semaine de vacances scolaires – on a quand même eu droit à ce syndrome fabuleux qui consiste à devoir faire du crawl devant la foule et des gens pas lavés pour survivre et passer d’un point A à B – pas évident, surtout devant les grosses pointures du salon – très ouvertement Battlefield 3 et son copain de l’Appel du Devoir Civique. La prochaine fois, apportez votre tuba, protégez vous la tête, seule la Peur pourra vous sauver. Tour d’horizon, une bonne répartition et une bonne gestion de l’espace, dans l’ensemble. Comme dans n’importe quel Salon du genre, les éditeurs sont bien démarqués, c’est présenté comme une petite ville avec le quartier des « grosses pointures », ‘l’allée du journalisme total » où on trouve les stands de différents sites plus ou moins connus où Marcus dédicace, encore, toujours, ce mec est increvable (et c’est tant mieux) et autre « forum des achats Compulsifs » où la Fnac persiste à vouloir nous fourguer des exemplaires de Left 4 Dead à 70 Euros, ça semble être le gimmick absolu du genre. Enfin, le mystère cosmique du salon : un skatepark en plein milieu. Avec des gens. Qui font du skate. Dessus. En musique. J’ai pas compris. Personne n’a compris. Ca me fait prendre un syntaxe très lapidaire. Pourquoi, PGW, pourquoi, ça n’a rien à voir. On y trouvait également des coins nettement moins hors sujet : un petit coin rétro confortable avec de véritables vieilleries, bonne initiative, les habituels sponsors étaient de mise. DGT (décalez d’une touche vers la droite) était présent et l’ineffable Caca Colo Zoré (remettez les voyelles à leur place) était plus visible que Russel Hantz dans un épisode de Survivor puisqu’au delà des habituelles bouteilles géantes et nanas déguisées au couleur de la marque, on avait – encore – l’honneur de patauger dans les canettes vides. De vraies cette fois, pas des shots… mais ça ne change rien : les gens sont sales. Je ne vous félicite pas, les gens!

Tout l’intérêt du salon – et c’est le seul truc proposé, il faut bien l’exploiter un peu, on ne va pas là-bas uniquement pour se payer des sandwiches à des prix défiant tout sens commun – est l’essai de jeux prometteurs au demeurant pas encore disponibles. Il y avait bien des pans du salon qui vivaient dans le passé (ce coin Guitar Hero : Warriors Of Rock avec des gens qui ne font même pas du Dragonforce ohlalalala) mais l’essentiel du truc est d’affronter une file d’attente à qualité variable pour essayer un jeu. Le salon est organisé autour des files d’attentes : s’inscrire, affronter l’heure, les deux, trois, QUATRE heures pour une logistique de plus en plus organisée selon le produit. Le saint Graal étant bien sûr la Vita, une véritable petite épreuve où il faut affronter la poignée d’heures pour essayer, pour un lapse de temps bien précis, un jeu au hasard parmi une demi douzaine. Je ne l’ai pas fait par manque d’intérêt mais je trouve que ça ne manque pas de cojones de la part des joueurs qui pouvaient à tout moment se retrouver en face d’un jeu dont ils n’avaient rien à faire. Après, la plupart des véritables guerriers peuvent s’engager à tester de belles avant premières (Battlefield, Uncharted, tout ces jeux avec un 3 collé sur la droite façon tumeur inopérable) dans des petits salons privés planqués par des paravents promotionnels en carton. Tu fais la queue, tu accèdes au paradis des élus, et on te demandes très poliment de le quitter après une quinzaine de minutes. En gros, le Paris Games Week, c’est comme être Scrat à la fin de l’Age de Glace 2.

Des jeux prometteurs, il y en avait à la pelle. J’ai presque rien essayé mais je me suis conforté sur mes opinions/préjugès : Rayman Origins, par exemple, défonce. Démentiellement joli et bien animé, on va certainement lui reprocher d’être trop facile! Je commente pas Sonic Generations, je file me le prendre en finissant ce post. Super Mario 3D possède une… 3D (duh duh) pas si punitive que d’habitude et promet quelques bonnes choses mais le format carte-du-monde-niveaux-pas-thématisés est un poil redondant (mais là encore, Rayman…) Skylard Sword à l’air beau à en crever (mais, selon les retours de ma chère et tendre, très peu maniable) et… c’est basiquement tout. Le reste de m’intéressant pas frontalement, donc… pas même de booth babes, ça devait être un mythe ou alors la troupe devait déjà être autre part à faire du show burlesque. Disons qu’à part la Vita, tout ça sortait dans un univers proche et le planning de 2012 ne concernait – dans les grandes lignes – que du FPS, pas ma tasse de thé, ou café, ou quoi que ce soit. Pour le péquin qui se ballade un peu au hasard, il y avait quand même quelques évènements qui te font largement gagner ta journée : Sony organisait régulièrement des concours très sérious business avec musique serious business ou être au bon endroit au bon moment (le tout saupoudré d’une grosse moule, avouons le) te fait repartir avec une PS3. Tu gagnes contre 4 concurrents de suite sur Dance Central 2? Paf, le pack 360 + Kinect est pour toi. Ce genre ce choses qui font interagir le public, pas nécessairement en ayant l’impression de se jeter dans la fosse aux lions avides de goodies… et des goodies, y’en avait plein, des jolis, des inutiles, des distribués, des payants, et l’habituelle palme du truc-qu’on-remet-gratuitement-à-tout-le-monde-mais-pas-à-toi est attribué à… ces fabuleuses mains Rayman (et j’aurais bien piqué ces carrés de verre décorés aux couleurs du jeux, ils étaient superbes)

*mal de bide plus là. Mangeons des blinis*

Ha d’ailleurs! C’était un peu le salon du crack puisque cette fumée artificielle un peu omniprésente n’était pas toujours suuuuper agréable. C’est peut être une manière détourné de nous faire tout trouver cool et coloré mais bon hmm. Quelques grandes activités périphériques étaient quand même de mise : pas de dédicaces (à part Marcus, encore) n’étaient proposées à ma connaissance mais on pouvait assister à nombre de conférences à la qualité inconnue, bein ouais, c’était le matin, et le matin j’ai déjà des conférences obligatoires pour le contrôle continu, hé. En revanche on y trouvait quelques tournois animés par des gens enthousiastes, des grandes compétitions sur grand écran où les français déchiraient tout. LA FRAAAAAANCE. Idéal pour un public relativement jeune, souvent composés de jeunes ados accompagnés.

En gros, face à la « déception » générale (comprenez, de mon cercle d’amis du milieu) de l’année dernière et aux premiers retours pas terribles, ce fut un plutôt bon moment en temps que visiteur. Une organisation simple et agréable, un lieu plutôt bien exploité, des jeux pas terriblement éloignés dans le temps mais un évènement très animé et sympathique… qui sera obligatoirement reconduit vu ces fameux chiffres mirifiques. La prochaine fois, si il y en a une (de mon coté) on y retournera sérieusement, c’est promis. Ce qui est garanti, c’est mon enthousiasme sincère face à beaucoup de jeux d’ici Noël… haaa, ma vie universitaire est fichue.

OMONDIEU LA DREAMCAST 2 BIENTOT DIDON OMG OMG.

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