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Tout ça c’est dans vos têtes

On ne pourra pas leur enlever ça : finir une série et finir un anime ça n’a strictement rien à voir. Si on se remet dans le contexte, même si on suit un anime via la rythme de diffusion hebdomadaire, ça prends une année, tout au plus. Encore là c’est un exemple qui induit que l’anime X possède une cinquantaine d’épisode, mais si on le mate en différent, d’un bloc? Ca à le même impact qu’un film qu’on voit au cinéma ou une nouvelle/petit livre enchaîné d’une traite. On ouvre, on vit le truc et on ferme, on est peut être ému trente bonnes secondes et c’est tout. En revanche, une bonne grosse série avec son format 30/40/50 minutes étalés sur 9/15/25 épisodes de X saisons… inutile de préciser la différence. Mater une fin de série c’est un énorme impact, un univers développé et suivi pendant des années, littéralement, qui s’éteint. Évidemment c’est souvent décevant au vu des attentes parfois cyclopéennes des téléspectateur, attente bien évidemment proportionnelle à la qualité de tout ce qui précède.

vlcsnap-238299.png Honnêtement, si je fais un flashback personnel pour ce genre de situation, ma première série terminée dans les règles ça devait être Buffy. Le Scooby Gang moins Anya et Spike qui regardent le trou béant à la place de Sunnydale, note de piano finale et ouverture totale. Décevant sur le moment mais quelle fin alternative? Bien après, il y avait celle d’Oz. Pas une fin en soi, plutôt une accentuation du coté cyclique de l’univers carcéral mais là encore une énorme frustration, surtout pour certains personnages qui ont été maltraités jusqu’au bout (un indice sur vos écrans : Tobias B)

Puis il y a eu celle de Six Feet Under. Définitive, très émouvante, parfaite quoi. Je suis un peu jaloux pour ceux qui auront la chance de la « découvrir » sans spoiler précédent (et n’allez pas la mater sur Youtube par impulsion, ce serait idiot) – puis celle des Sopranos, qui trouaient dans tout les sens existants du terme. Et entre temps… pas grand chose de marquant. Enfin, si, deux séries, un peu mes deux grands kiff’ des années 2000, une par demi-décennie. Au final, malgré l’énorme enthousiasme que j’ai eu sur les deux, j’ai conclu les deux en une nuit, une série ayant largement vaincue l’autre. Pour dire les choses clairement, j’ai lu toute la dernière saison de 24 sur TVTropes (et je le regrette un peu pour certain détails) et je me suis maté le series finale de Lost dans la foulée. Autant dire que pour le premier cas de figure, le moi lycéen d’il y a cinq ans aurais fait un voyage dans le temps pour venir me botter les fesses pour un aussi grand parjure. Lost, par contre… débriefing. Donc attention et comme toujours dans cette configuration, possibilité de spoil massif sur la fin de la série. Vous aurez été prévenus!

Déjà l’ironie était déjà totale avant même qu’on puisse commencer à visionner le truc par les « voies naturelles » – les réactions tombaient de partout, des gens déçus, tristes de pas avoir eu assez de réponses. Ca, c’était le degré un de la prévisibilité, pas de souci là dessus. En revanche, se procurer ce double-dernier épisode était comme une punition pour la (à prononcer en prenant des poses et en fermant les poings) PIRATERIE effectuée depuis cinq ans (ce qui ne m’a jamais empêché d’acheter les DVD, d’ailleurs) – en effet, subitement télécharger un double épisode s’est révélée être la chose la plus poussive, chiante et pénible que l’humanité aie jamais connue. Deux épisodes de 50 minutes, le deuxième n’arrive jamais sur les sites « habituels » donc il faut fouiner pour télécharger des conneries, pour enfin trouver du potable qui se révèle être la deuxième partie de l’épisode (et donc, le temps d’une unique phrase, être déjà pas mal spoilé) donc le temps de collecter les bons trucs qui se téléchargent à vitesse syndicale – la deuxième problématique se pose avec les sous titres. Première, deuxième partie indépendamment, avec, sans pubs? Pas toujours évident mais j’ai eu plus de chance que prévu. C’est au final après le troisième téléchargement que j’ai toutes les données en main, il est 4h30 du matin et l’avenir proche, je le connais très bien : je vais voir le soleil se lever en terminant une série grandiose de bout en bout. Parfait, le symbolisme est là, c’est parti.

vlcsnap-238844.png 2007 // SUR L’ILE

En fait dès le début de la saison je m’attendais à un match final, grandiloquent, bourré de références kharmiques et de grandiloquence. J’ai eu un peu tout ce que je voulais mais dans la limite du raisonnable, heureusement. Jacob n’est plus, Jack est le nouveau gardien de l’île, le personnage est complètement sorti de son attitude cartésienne du début de série (parce que je précise mais vraiment futilement que Science Versus Foi est un thème récurrent de la série) et plus personne ne se pose des questions sur les « vertues » d’île. Comme d’habitude, c’est implicite mais jamais avoué… et du coup j’ai eu mon petit trip qui revient souvent en fin de saison, la « grotte cachée derrière les cinquante autres grottes cachées ». Déjà, cette source lumineuse avait quelque chose de bandant (oui j’ai des réflexes insectoïdes c’est pas dramatique) et on voulait voir ce qu’il y avait derrière. Bingo, une source de magnétisme, avec un fouton BOUCHON MAGIQUE. Vous savez quoi, c’est tellement dans l’esprit de la série que l’absurdité totale de la chose ne m’atteint pas. Elle active/désactive l’île, pourquoi pas, mais pourquoi ce besoin de protection à la base? Le magnétisme, qui relève les paralysés et guérit les cancers… ou autre chose. Impossible de vraiment savoir – en tout cas, « désactiver » l’île enlêve au monstre son coté immortel. D’accord… et Richard recommence à veillir. Mais ça reste valable après sa « réactivation »! De la même manière, dans la dernière séquence, Jack aurait pu devenir le nouveau monstre… ou peut être qu’il ne la tout simplement pas « supporté ». Pendant ce temps, c’est une vraie ambiance silencieuse, pesante, qui règne sur l’île – un vrai contexte de fin du monde et pour cause, l’île devient vraiment, vraiment très VIDE. Tout les Losties non-importants sont morts depuis l’attaque en début de S5, exit Widmore et son équipage, exit Sayid, Jin et Sun dans le triple combo le plus cruel de la série. Une dizaine de personnes, tout au mieux… en comptant Rose et Bernard qui font leur apparition saisonnière. En fait, la série ressemble plus à un adieu envers les téléspectateurs et cette impression va bientôt se confirmer!

Smokey – qui n’a donc pas de mone puisque sa mère est morte avant qu’elle puisse le nommer, logique – perd donc ses « propriétés » et se prends deux trois torgnoles, réalise qu’il peut saigner – se barre et bataille finale et kharmique sous une pluie torrentielle et sur les bords de falaise. Petite séquence gigantisme et Jack se prends deux trois coup de couteaux au mauvais endroit. Bref il est en train de clamser, relègue le rôle à Hurley qui fait un peu « jeton sympathie importante » et l’avion Ajira décolle sans aucun problème. Claire embarque, Desmond est supposé rentrer chez lui dans le futur… et Jack, après avoir rebouché l’Ile magique, déambule à moitié dans les bambous, retrouve l’endroit exact où il s’est réveillé après le crash, la basket de son père est toujours postée au même endroit… il s’allonge, Vincent (hé oui, les scénaristes nous spoilaient dès le départ que le chien survivrait, super) vient à coté de lui pour qu’il … ne meure pas seul (le fameux mantra) et dernier plan ultime sur la fermeture de son oeil après qu’il voie que ses potes sont bien dans l’avion qui passe au dessus de lui. Le gimmick ultime est pris à contre pied, il ferme l’oeil… et apparition du titre avec dernière petite note de piano, gloups. C’est fini, c’était émouvant.

S’en sortent vivant : Kate (qui est donc la seule à avoir fait les deux allers-retour) Sawyer, Claire, Miles, Frank, Richard et probablement Desmond s’en vont. Ben et Hurley restent pour de bon sur le caillou. Hé bah.

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FLASH SIDEWAYS EN 2004 // LOS ANGELES

Alors là! Tout était possible mais les indices concordaient : une réalité parallèle où l’île n’a aucune incidence sur chacun, où tout le monde s’en sort globalement mieux ou au contraire l’inverse de la ligne principale? Etrange, d’autant plus que cette propension à rassembler tout le monde par le fruit du hasard très malléable fait penser aux débuts de série… avec Desmond, le maître du temps qui semble être toujours au courant de l’autre réalité – ce qui est complètement impossible vu la nature de ces flashes mais bref – avec l’arrivée du corps de Shepard Senior tout s’accélère, un contact entre deux personnages et le passé revient dans la tête de tout le monde. C’est plus difficile pour certains mais on a compris le principe. Et dès que deux personnes retrouvent leur « mémoire » – ils ont soudainement une attitude bizarre, il ne contestent pas du tout la réalité et veulent aller « quelque part » avec un sourire béant au rêve. Dès maintenant on palpe la partie sectaire du truc et on sent venir la suite, qui peut être bien amenée mais qui prends un certain temps à être acceptée. Le grand final, le mic mac ultime autour de ce concert, c’était pas génial mais comme d’habitude tout concorde, tout est logique, toutes les occasion sont bonnes pour faire des parallèles. Les « couples » se retrouvent, « switchent » et veulent aller dans leur Vahalla perdu. Maintenant c’est séquence émouvant sur séquence émouvante, Locke se fait réparer, il pardonne à Ben. « Ca fait vraiment du bien à entendre » j’ai fondu en entendant ça – et tout le monde se retrouve à l’église d’Héloïse Hawking. Jack déboule, trouve le cercueil vide, voit son père et grosso modo à la question « Mais tu es sensé être mort, qu’est ce que tu fous là? » il y a la plus prévisible mais aussi la plus terrifiante des réponses « Mais qu’est-ce que tu fais ici? » et à partir de là… il faut être fort pour rester impassible. Voir un mec accepter sa propre mort est quelque chose de rare et de bien joué en l’occurrence… mais voilà, le mot est lâché, il sont tous morts. Bien après que l’histoire principale soit montrée bien sûr, juste un endroit qu’ils ont imaginé pour qu’il soient ensemble avant de « passer à autre chose ». On peut trouver la séquence ridicule mais j’ai trouvé ça vraiment émouvant et ambigü – et c’est tellement ironique! Dès la saison 1 tout le monde théorisait sur le fait que tout le monde était mort dans le crash, l’île servant de purgatoire. Bingo, c’était le rôle des flash sideways – tout le monde s’est « mieux » débrouillé, ils sont tous heureux ensemble (et quand tu regardes cette séquence tu te rends compte que tu es le seul crétin célibataire) et ils « passent à autre chose » tous ensemble dans cette église. Le parallèle il est là, « Live Together » mais dans l’imagination / fantasme / paradis – mais pas « Die Alone » dans la vraie vie. Gosh, mon cerveau commence à galérer là.

Belle séquence finale. Emouvante – le dernier mot est un « you » laché par Locke, définitivement la grande victime de la série. Car aussi réchauffante soit cet « aspect » du scénario… ben il n’a rien de réel concrètement! C’est émouvant de voir Jin et Sun ensemble mais non, ils sont morts noyés! Concrètement, il sont tous morts! Implosion du sens commun! Et pourtant c’est parfait car dans l’esprit de la série : foi, science, un petit flottement entre les deux, du gris et du gris. Tout en ambiguïté, sans répondre à grand chose, juste à finir les relations entre les personnages, qui ont vécu « le meilleur de leur vie » ensemble *petite pause pour écraser la larmichette*

C’était subtil. On dirait pas mais c’était subtil, et intelligent. Honnêtement, il pouvaient pas faire grand chose. Tout le monde se « donne » l’occasion de se dire au revoir, comme pour le dire au fan de la série… et pour le reste, c’est de la question laissée en suspends. Le plus troublant, c’est l’entièreté du fait que les flash-sideways soient « faux » – la blessure de Jack? On s’y perd! Et on a l’impression que la première et la dernière saison auraient suffis, quand bien même tout ce qu’il y a au milieu était exceptionnel. La bombe nucléaire a explosé et ils y ont réchappé, sans aucune conséquence temporelle? SERIEUSEMENT? Au final, la partie « Dharma » de la série a-t-elle servie a quelque chose? Comment on fait pour la balance entre réalisme et fantastique? Pourquoi Libby est-elle devenu maboule? Tant pis pour nous, il faudra se contenter des juxtapositions et du symbolisme extrême (et quelle consolation maîtrisée!) Donc une fois de plus, je ne comprends vraiment pas la haine gratuite autour de ce series finale, ils ont réellemet donné le meilleur, toute autre fin n’est plus qu’un fantasme. Gros déchirement de quitter cette série, donc merci Damon et Lindlelof, merci les acteurs (Matthew Fox dit qu’il connaissait son dernier plan dès le début, au final ça parait logique) merci les gars quoi. C’était très bien, bravo et encore merci.

RB3-e1274793615727.jpgBon. Ce week end c’est l’épitanime, un peu sensé être le meilleur week end de l’année. La aussi les attentes sont TRES hautes et on stresse un peu. Si vous venez n’oubliez pas l’essentiel :

– GRAND SAC. Doit contenir le minimum de bouffe, le minimum d’eau, des vêtement de rechange, DS et appareil photo chargés. Beaucoup de vide pour repartir avec ses lots et ses achats.

– 99% de ce que vous pourrez acheter devient un achat justifié, d’une manière ou d’une autre

– Laissez votre patte sur la bannière de papier géante!

– Passez au dépôt vente pour déposer ou acheter des trucs! J’y mettrais au minimum un Naruto 360 neuf et un atroce Tomb Raider Underworld sur Wii.

– Comatage nocture? Hop, dans le grand amphi, on peut y pioncer sans que ce soit culpabilisant.

– Forum Thalie, Salle 6 les deux nuits. Pas mal de jolis lots à gagner et l’occasion de rencontrer pas mal de monde, et même deux trois personnes presque normales!

– Sébastien Ruchet sera là, au stand Nolife et je compte bien lui passer le bonjour et lui donner un peu d’amour réconfortant!

– Pas de panique. Ca VA bien se passer.

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