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Problèmes de la fac

Ceci un est hommage gentil, lui même rendant déjà hommage au fameux même des « First World Problem », ces petits machins futiles de sales gosses riches sur lesquels on ne peut pas s’empêcher de râler. Je vous rassure, ce post n’a pas vocation à voir son existence rappelée toutes les cinq minutes sur Twitter.

– Voir son diplôme invalidé parce qu’on a pas rendu ses livres de bibliothèque à temps

– Remodeler l’intégralité de son emploi du temps parce qu’un prof a oublié qu’il assurait un créneau tôt le matin

– Constater qu’aux partiels, le dernier rang est un endroit stratégique pour mater des informations sur son Smartphone pendant que tu déchiffres ta langue morte

– « Toi même tu sais »

– Lancer un concours de bites général sur le rendu des copies, se persuader d’en rendre une bonne et prendre un air suffisant, comprendre que celle de tes camarades est deux voire trois plus longue

– Garder un sérieux impérial en cours tout en consultant les derniers RageComics. Pimenter les choses en prenant la parole

– Voir de plus en plus de potes abandonner ta filière pour se lancer dans l’Administration

– Remonter le temps

– Être pris pour une bille par ses profs (« Alors, vous connaissez Proust? »)

– Être surestimé par ses profs (« J’imagine que vous avez lu La Prisonnière »?)

– Se vanter de son attitude bluffeuse devant le corps professoral et lui demander une recommandation immédiatement après

– Vouloir s’acheter une canette entre deux cours, n’avoir que 70 centimes

– Placer « méta », « topos » et « prospective » dans chacune de tes copies depuis trois ans

– « Mais si, l’équivalent Latin de la Pythie, la Cyprine »

– Finir un exposé, s’attendre à des applaudissements. Ha non, tu n’es plus en prépa

– Se voir attribuer un partiel un Samedi soir en pleine semaine banalisée

– LE SECRÉTARIAT

– Sécher un cours pour aller voir un film pas terrible

– Constater la guerre froide et l’occupation mutuelle entre les étudiants de Droit et de Lettres dans la Bibliothèque

– Vérifier que son professeur vient effectivement de dire une bêtise improbable sur les dates de deux auteurs. Ne rien dire parce qu’il est connu et parle bien

– Trouver une citation sans aucun sens sur sa table. La retrouver vingt centimètres après, sur sa table. Sur la table d’à coté. Sur le mur derrière. Dans les toilettes.

– Ne pas pouvoir regarder le trailer du prochain grand jeu vidéo attendu parce qu’on est en cours (et le faire quand même)

– Choper le cancer en accompagnant les pauses clopes de tes petits camarades

– Représenter le tiers de la gent masculine de ta promotion. Constater qu’un deuxième tiers n’est jamais là

– L’ascenseur est en panne!

– Arriver d’une heure en retard à un cours de deux heures parce que, la nuit précédente, tu as pris du bon temps. Personne ne bronche. Tu reçois une bonne note, le prof te félicite et tu recommenceras la semaine d’après

– Constater une pointe d’absentéisme et comprendre que c’est à cause du meeting NPA, de l’autre coté du campus

Ça ne veut RIEN dire. Ça ne vaut pas la superbe citation sur Jay-Lo qui a son propre groupe Facebook, han

– Vouloir faire du sport. Devoir prendre un abonnement. Devoir prendre un deuxième abonnement. Devoir acheter son matériel. Acheter un panini à la cafétéria

– « Des recommandations professionnelles? »

– Ne strictement rien faire pendant un cours clé. Constater que le prof vous aime bien et vous a dressé une liste de lectures optionnelles importantes. Culpabiliser

– Être obligé de rester bosser parce que quelqu’un a eu des tendances suicidaires un peu trop concrètes ce jour là, sur les rails

– Traverser le manque d’envie, le mauvais temps, les retards de la RATP et les chutes de météorite pour comprendre que son seul cours de la journée est annulé et que l’info ne t’ai pas parvenu. Refaire le même scénario la semaine d’après, c’était encore prévu

– Être le quinzième a aller faire la petite commission en plein cours. Être celui qu’on accuse d’aller faire une pause cigarette

– Cultiver un complexe d’infériorité envers tes compatriotes en grandes écoles. Se rabattre sur les autres, en école d’informatique

– Manquer de batterie sur son portable alors qu’il reste encore une heure d’exposés

– Ne plus avoir son sandwich préféré au stand de la gare

– Voir qu’en cours, personne ne consulte le même site distrayant (9gag, Facebook, Twitter, Gmail, Tv Tropes, Le Monde, Youporn)

– Croiser des démarcheurs à l’entée du campus. Faire le petit malin. « Mais non, elle met un stérilet, nous ne sommes pas intéressés »

– Tomber d’un air gêné sur le même maboule à l’air vaguement clochard de soixante ans, qui fait probablement sa deuxième année depuis vingt, et qui te considères comme étant son meilleur pote parce que tu lui as répondu un jour

– « Nan, mais là je me suis vraiment chié dessus » – 14/20 – « Hey, là j’ai bossé, je suis fier de moi » – 7/20 –

– Finir un devoir le jour même entre quatre et six heures du matin. S’indigner devant les filles qui réclament de le rendre le soir

– Lire 300 pages d’un bouquin pour adolescents en deux jours. Faire durer 1000 pages de Tolstoï sur un an

– Faire de la morphologie en Ancien Français, devoir valider le deuxième en faisant le premier, serrer les dents

– Le derby contre les philosophes

Ahah, celui là, je te le pique.

– Être soudainement très fier parce qu’on est venu travailler les cinq jours de la semaine d’affilées

– Soupirer devant sa camarade qui joue ouvertement à Skyrim en plein TD. Lancer Minecraft

– Devoir faire son inscription administrative dans un immeuble qui n’existe pas

– Être accro aux interventions-surprise de l’UNEF

– Remplir d’interminables dossiers pour son avenir, associer immédiatement ce concept au diplôme préparé, rire jaune

– Constater que vous êtes lu

Je vous jure, ça bosse dur sinon.

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