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Japan Expo 2013 ~ Streetputages

(A lire avec une voix grave de divinité Nordique, avec du tonnerre juste après) LA SEFAAAAAAAAA.

C’était ma sixième Japan Expo, les enfants. J’en ai systématiquement parlé ici. Je ne regrette jamais, contrairement à ce que la moitié de l’Internet absent veut faire croire. C’est toujours intense, éprouvant, très fatiguant mais surtout intense et c’est bien tout ce qui compte ! Sans faire le récapitulatif complet, j’y allais les quatre jours pour la deuxième année de suite, toujours pour le Journal Du Japon, avec pas mal de boulot qui sera publié tout l’été et sûrement un peu après. Ha, cette édition 2008, un après-midi à ne pas savoir grand chose et à m’acheter une intégrale de Cowboy Bebop, si loin et si proche à la fois. Il y a cinq-foutues-piges.

Bref, je vais pas m’éterniser. CE POST, LUI, PEUT ÊTRE UN PEU. C’est ce qui nous intéresse : qu’est-ce qui était marquant ? Qu’est-ce qu’on peut en retenir ? La dynamique d’espace, d’invités, d’animations, d’achat à faire évolue toujours plus, apposant une identité bien précise par édition. Alors, cette quatorzième ? Ma Japan préférée. Ce sera personnel mais j’y ai fait tellement de trucs, serré tellement de mains, préparé le terrain pour quinze mille choses. Quand tu rentres chez toi et que tu constates comment tu as passés tes quatre jours, tu es foncièrement content. Ton portefeuille, lui, fait grave la gueule. J’y reviendrais… alors, revenons au pays des gens qui achètent pas leur billet retour avant d’entre dans la conf, de la nana qui vend ses foutues cartes postales, des damnés sabres etc. Vous savez quoi ? On va le faire point par point, géographiquement. Go ! Prenez ce plan avec vous. En deux parties et en quinze points de chute.

(1) : Béni soit le point Presse. Loué soit-il. Climatisé, peu fréquenté, formidablement aménagé pour se reposer en bossouillant un peu ou en préparant les échéances d’interviews. Là bas, on a un petit coin secret pour fumer et dorer au soleil, sans personne ni aucun bruit. Le paradis. J’y ai fist-bumpé un gars de la sécurité. Bref, j’arrête de faire mon Journaliste Branle Bourse mais ce paragraphe sert surtout à remercier le staff qui fait toujours aussi bien son boulot, avec le sourire et beaucoup de compréhension. Booker une salle d’interview sans prévenir n’est pas toujours simple et l’orga a été d’une serviabilité exemplaire, merci merci. Bon, on peut plus boire que de l’eau, notre eau, yllwngg n’apprécie pas trop mais il est vieux, il doit s’hydrater et il était pas là. Bref, beaucoup de souvenirs à interviewer des japonais qui n’arrivent pas à répondre en plus de deux phrases, où à tenir une interview avec le casting de South Park qui fait de l’acting derrière. De grands moments. Coming soon sur le Journal Du Japon !

(2) : Je devais aller à la JaPex stage pour livetweeter l’Aniplex et préparer en amont des itws et autres papiers, je suis arrivé à la bourre et suis quand même tombé sur une Suzuka survoltée qui tenait une conférence à base de cils et d’ongles. Bref, l’Aniplex – présenté par Salomette – Julien Chieze, de l’autre coté, se chargeait de Square avec Greg Hellot en traducteur – annonçait plein de projets pour Wakanim, plein de séries qui ont l’air sympa, d’autre moins. Ça a aussi permis de confirmer que l’Attaque des Titans était la grande tendance 2013 en série. Un gonze a hurlé « SON PÈRE C’EST UN TITAN » donc voilà, maintenant j’espère que vous êtes aussi dèg que moi et que vous allez tout faire pour lui casser la figure. Silver Spoon et Blood Lad, deux adaptations logiques de Kuro, arrivent aussi en offre légale. J’oublie sûrement plein d’animes crades (genre Oreimo no Inceste Saison 2) et des postulats intéressants que j’ai eu du mal à retenir à cause d’une vidéo au son décalé. Bref, l’offre légale est là, elle à l’air de qualité, elle se développe et permet des partenariats chouettes – en Novembre, dernier film Madoka au grand Rex ! Ça sent fort le happy end greffé mais chuuut.

(3) : Le célébrissime Kartier du Kancer. Il ne bouge jamais, est identifiable de loin. C’est pas dur : il faut tout éviter par sécurité, sinon cibler quelques honnêtes commerces bien planqués. C’est le tribut pour ne pas encourager des artbook Soul Eater gabonais ou CES FOUTUS SABRES ! Y’en a tellement marre de cette histoires, personne n’est gagnant, tout le monde se ridiculise. Et pourtant, ça se vend par paquet. Les gens en achètent deux, trois, quatre… c’est tarif dégressif, bientôt au kilo. C’est juste embarrassant mais ça fait partie de l’identité Japan Expo. C’est pas grave, tout le reste est vachement bien !

Des fans de l’AMV ENFER. Vous êtes beaux !

(4) : Le sud-est de la moitié Japex est une vraie plaque tournante, pas nécessairement en flux tendus. Un appeau à carte bancaire. On y trouve une masse scandaleuse de bonnes choses, de très bonnes choses. Ça ne change pas non plus, les grands éditeurs y sont installés dès l’entrée. Chacun présente son line-up d’été, aucun problème. Kuro, Doki, Soleil (j’ai pas acheté un Prunus Girl pour faire genre je suis un type fréquentable mais j’avoue être très tenté) Kana, Kaze… tous là avec Square Enix qui fait tester au milieu. On y reviendra. Un peu après, les imports. Big up au stand Animate, qui vend une foultitude d’artbooks et de bouquins à prix d’or. De très beaux ouvrages qui nécessitent d’y mettre le prix. On peut tout de même les retrouver à Paris, à Pyramides. Joli stand cependant. Nolife était étrangement planqué – il n’était pas difficile de dire bonjour à Sébastien Ruchet et le staff le jeudi, par exemple. Sinon, quelques japonais, quelques fanzines, de beaux ouvrages fait main, des productions intéressants. C’est un coin qui mérite d’être approfondi et qui, visiblement, avait tout de même rencontré son petit succès.
Cerise sur le gâteau : AOJI. De très beaux tableaux méga incroyablement chers. Ils les valent sûrement, mais si vous vouliez un XXL sur plexiglas, il fallait casquer et pour plus d’un mois de stage. J’aimerais vous montrer ce que j’y ai pris mais j’attends toujours ma commande, une semaine après le délai de livraison annoncé donc eurgh. En résumé : plein de belles choses !

(5) : Alors là je suppose qu’il y avait des achats intéressants à faire mais je n’y a juste pas posé les yeux, par manque de temps. Ce quartier, par habitude, habite de beaux bijoux et produits faits mains, genre Etsi à la Japan. Voilà, c’est tout.

(6) : Thalie ! Ben alors ? L’asso était de retour après une année de pause, dans les conditions – il me semble – qu’elles voulaient éviter : un stand ouvert. Comme le programme était composé à 150% de projections, on voit qu’il était pas simple de faire avec les moyens du bord. L’AMV Déjà Vu a cependant rencontré son public, et j’ai eu la joie immense de constater qu’il existe des nerds de l’AMV ENFER. Nerd sans connotations péjorative, de vrais fans qui ne ratent pas une projection, même après deux ans. Ça fait chaud au cœur ! La Brigade SOS alternait avec des jeux très dynamiques, toujours aussi bien animés. En face, AMV France, dont je n’ai pas pu regarder le concours annuel, ha… tout ça est disponible sur le web et je suis certain qu’il y a de belles vidéos à mater. Oui, c’est certain ! Aucune nouvelle des autres assos cependant. Je ne doute pas que BulleJapon est toujours dans l’échiquier avec ses excellents jeux.

(7) : LE CAMION A BUBBLE TEA. Feu de mes reins. L’année prochaine, j’en bois plus que trois gouttes. Slup slurp le bon téa avec des morceaux de gélatine.

(8) : Le coin culture, cette tragédie vivante. Quel est-il ? Quels sont ses réseaux ? Amour pour ce stand qui propose des alpacas en peluche (le retour !) et des petites mignardises à acheter. Encore une fois, tout ça peut se trouver à Pyramides, mais damn ! Je n’ai toujours pas réussi à manger un Pocky.

C’est bon, on a bien fait le tour ? Allez, plus qu’à affronter le couloir de la mort. On l’appelle comme ça, c’est devenu une expression qu’on a tous trouvé en même temps, sans se consulter. C’est juste le couloir de la mort, c’est comme appeler une chaise une chaise. La vérité s’est imposée d’elle même. BREF : DU MONDE DANS CETTE ARTÈRE !

(9) : Didon, Nintendo en avait sous le coude, c’est indéniable. Un vrai petit showcase de jeux qui, parfois, reprenaient les démos représentées sur l’aile staff de l’E3. Animal Crossing trustait l’identité du coin avec ses personnages en carton partout, c’était assez mignon. Petit concours rigolo de décoration d’intérieur, aussi. Pas mal de jeux en avance étaient accessibles : A Link Between Worlds, le remake HD de The Wind Waker, le prochain Ace Attorney, Pikmin 3 (embargo jusqu’à la sortie alors chuuuut) et l’incompréhensible Shin Megami Tensei. Entre autres, donc. Le stand star du coin étant bien sûr celui de Saints Rows IV, proposant une version démo et un shooting animé par des booth gens survoltés. Dièse animation et galéjades permettant d’incarner la « présidence normale ». Dernier rappel donc : le mois de Septembre, coté jeux, va être méchamment chargé.

(10) : On s’éloigne un peu et on arrive du coté du retrogaming, toujours animé par ces saints hommes de MO5. Rien à dire ou à redire. Encore un peu plus loin, après le laser game gardé du secret des dieux, la scène Jeux Vidéo où Square Enix a monopolisé tout le show avec la présentation de Lightning Returns, le remake de FFX et du XII. Pas grand chose à dire, quelques vidéos, des démos un peu lentes voire poussives et un Nomura surprise qui n’aura pas reçu de tomates sur le coin de la truffe à cause de son habituel bon goût en termes de chara design. Je suis méchant mais uugg. Vous serez ravis d’apprendre que Lightning se fait prostituer par ses producteurs dans les DLC, que Fang n’est pas morte et que la fanfare de FFVII se débloque dans Returns le jeu, folie furieuse.

(11) : Scène Comicon ! Masterclass de Mark Gatiss ! C’est super ! Et n’oublions pas cet habituel système de dédicaces très compliqué mais si jouissif pour les vainqueurs ! Le saviez vous ? Dans certaines facultés, faute de place, on commence à faire comme ça.

Allégorie du courage : un homme chante le deuxième opening de GTO devant tout le japon. Derrière, le malaise, J-One

(12) : Halala le Quartier Web. Les Youtubeurs du moment sont en dédicace, des castings de séries obscures font des conférences, de gros sites ont leur stands et proposent de l’animation toute la journée, une assez belle ambiance. En périphérie, les Jeux de Rôles et les Grandeur Nature un poil désertés de la population et, tout au bout, un stand steampunk. Assez rigoureux, assez strict sur les codes visuels, mais assez RP aussi donc pas forcément pour les timides. Bien, bien. J’en profite pour signaler la présence grandissante de cosplays Joueur du Grenier, à ma grande incompréhension.

(13) Et là, vous allez kiffer : les cocktails à 15 balles auront servi à quelque chose ; Le Dernier Bar Avant La Fin Du Monde avait droit à un stand de la taille d’un bloc Angelenos. Ce qu’on y faisait, je ne sais pas, peut être qu’on pouvait s’y baigner dans une piscine de monnaie (droit d’entée : 5 euros). Plus sérieusement, c’est là qu’on pouvait trouver tout ce qui constitue le panier « premium » de l’Internet. Gameblog tenait son habituel stand rempli de beaux bouquins, accolés à Pix And Love. Pas eu de collectors Sonic l’année dernière ? Bam, il y avait un tirage en plus, c’est satanique. Les fans de Final Fantasy peuvent aussi acheter de gros ouvrages analytiques – et n’oublions pas le De Rapture A Columbia!)
Autre stand marquant : le Visiteur du Futur a toujours son propre petit commerce forcedefrappé par l’annonce de lasSaison 4 imminente. Etrange, depuis la diffusion en avant-première des premiers zodes de la 3, j’en entendais plus parler, j’imagine qu’il y a du retard à rattrapper.

(14) LES FONZINES ! Fabulousse ! Terrible creuset de création, d’inventivité, de bon esprit et je ne suis même pas ironique ! La Brigade SOS était parachutée là bas pour y vendre ses habituelles productions, à coté, Kawasoft vendait Katawa Shoujo en français et en édition collector (liesse populaire et généralisée) – sans oublier Narcissu ou World End Economica. Un petit line up qui fait bien et qui aide : le charmant jeune homme qui traduit Katawa Shoujo s’est occuppé de l’intégralité du script à lui tout seul ! La petite Lewis vendait des artbooks assez larges thématisés sur le Whoniverse, les gars de Type-Moon étaient toujours là et distribuaient des capotes (merci Yoka, tu m’as sauvé la vie) – sans oublier DoujinSphère, Tsunderekko… et ça, ce ne sont que les copains, ou les copains de copains. Il restait sûrement plein d’autres trucs de qualité.

(15) HAHA le Buffy Reunion : Je suis terriblement confus face à cet évènement – c’est bien d’avoir ce genre d’invité. Le format original de la Comicon a toujours des anciens acteurs de séries cultes qu’on peut rencontrer, voir parler de leurs expériences, faire des tables rondes passionnantes, etc. Là on inaugurait le concept avec quelques seconds couteaux de Buffy. Xander le pirate, Joyce l’ex-morte et Cordelia, la fille qu’on a plus vu après la troisième saison, et c’était très bien. So far so jolly mais payer entre 200 et 500 balles pour des accès de plus en plus ouvert est, pardonnez du peu, légèrement schtarbé. C’est bien dommage quoi. On essaie de pas trop monétiser la passion des fans svp, ou alors on ne leur fait pas payer deux fois l’intégrale de Rock En Seine. Très sérieusement, les prix étaient ridicules.

(BONUS TRACK) Le Streetpass. Partout, tout le temps, dès que tu ne sais pas quoi faire ou que tu dois attendre cinq minutes. Hop, rapidement, on enregistre dix miis, on fait les puzzles vite fait, on enchaîne sur Mii en péril et on engrange les soldats des autres dans Conquête. Ah, zut, déjà dix autres. Encore, encore, encore. J’ai dû capitaliser dans les 350 personnes (ET ENFIN TROUVE CE FOUTU LIMOUSIN QUI ME MANQUAIT) alors, merci à tous, hein. Une seule salutation étrange dans tout ce groupe. Vous êtes plus matures que moi.
Enfin, l’indispensable #pointmonde : il semblerait que peu de jours soient à l’abri en terme d’affluence, désormais. Si le jeudi reste toujours une sorte d’oasis, une petite mise en jambes, c’était la mort dès le lendemain. Après, le chaos non stop.

Le loot oker oker azy fdp c’est l’hystérie la débauche fdp


IL MANQUE mon fabuleux Marie-Claire AOJI. Je suis bien triste parce qu’il va sûrement arriver quand je serais à perpète, ça va créer plein de soucis. Allez, je vous spoile le thême, c’est celui-là, avec le jeune homme fringuant. Deux shikishis par Grimm, parce que l’amour maternel. Un artbook fort joli et fort bien thématisé. Katawa Shoujo en collector avec son beau sac, l’ost et son recueil d’illustrations. Ne l’ouvrez pas avant de jouer au jeu, attention. Un gros recueil Pixiv rempli d’artistes talentueux. Un artbook Persona 4, parce que je voue une dévotion à ce jeu avant même de l’avoir parcouru, ne demandez pas, je ne sais pas non plus. Un léger catch up de mangasses, et une assez grosse envie de découvrir The Assassination Classroom. L’artbook Soul Eater, joie et félicité. Les trois films Evangelion sortis, parce que j’aime me faire du mal. L’artbook Who et l’intégrale de Kids On The Slope. Un petit machin dédicacé qui, visiblement, était dédié à la presse. Comptez environ deux cent balles pour tout ça.

Allez, un gros coucou et des bisoux mouillés à tout ces gentils gens croisés pendant ces quatre jours. Coté presse, les gars du Jdj (Paul, Mackie, Laure, Jean-Baptiste) de Mangas (coucou Loup) et de NoLife. Coucou aux Thalistes (les copains, Tsuchi, Draco, Melow) aux Brigadistes (Axel, enfin !) à tous les gars du coin fanzine – Jordan, Clément, Alexis, Jade, Yoka. A Punky, à Thomasorus, Boulapoire, Kamui, Quentin, Phi, Alice, l’autre Alice, jamais je ne me suis senti seul pendant cette Japan, même sans avoir été régulièrement accompagné. C’était fort cool de vous croiser et à la prochaine !

Ha, j’oubliais de disserter sur les invités et la programmation musicale mais visiblement, c’était pas trop pour moi.
2013 était aussi une année de reprise massive des free huggers, ce qui a pas fini de nous désespérer. Pire : PAS UN SEUL COSPLAY FREE.

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Japan Expo 2012 ~ Une grande famille

Hashtag népotiiiiiiiisme.

Cinquième Japan pour ma part. Cinquième. Le poids des années commence à devenir bien lourd pour mes frêles épaules. Chaque année aura été une expérience tout a fait différente et indépendante, toujours relatée ici – les mots clés vous guideront vers les comptes-rendus précédents. Pour nous autres, trentaine d’amateurs qui attendent les comptes rendus des uns et des autres, on caractérise souvent les précédentes Japan par… le temps qu’il y faisait. Cherchez pas. Pour moi, ce fut une Japan franchement cool car fantastiquement remplie : j’y suis resté aussi longtemps qu’il me fut possible (se lever à sept heures début Juillet n’est pas une expérience que je recommande si vous ne bossez pas à cette période) – et parce que j’ai eu la chance de la faire coté presse. En espérant gravir petit à petit l’échelle alimentaire médiatique au fil des années – c’est l’opportunité de faire deux choses :

– Couvrir le plus d’évènements possibles, courir partout, tourner des émissions (dont un deuxième shortlist, avec plein de profils différents, des gamers, des lolis, des timides et des cosplays qui déchirent) et chercher des sujets, bref, faire du journalimse – mais ça, honnêtement, ce n’est pas très excitant pour tout le monde

– C’est surtout l’occasion d’envoyer des mégas SMS de branleurs de type « Hey, on se rejoint à la salle presse? » et de faire du briefing dans cette salle acclimatée – la chaleur n’était pas un problème cette année, l’agoraphobie était notre seul véritable ennemi – puis de se laisser vaquer quelques minutes et de croiser quelques têtes connues, j’ai eu par exemple la chance de rencontrer très rapidement Justine Le Pottier (« derrière toi connasse? ») et de subir un décrochage de mâchoire à la vue d’un Satoru Iwata nous passant devant, Alexleserveur, ma chère et tendre et votre serviteur. Aucune idée de ce que faisait le PDG de Nintendo à la Japan, sinon poser un peu du coté du stand Nintendo, avant de probablement être effrayé par la quantité d’objectifs se braquant sur son auguste figure de machine à bons jeux. (Enfin, ça, c’était avant.)

Bon je fais mon kek des plages mais après ce bête article qui n’a rien à voir avec le « coté pro » du bouzin, on va publier une vidéo et je vais m’occuper de 3, 4 ou 5 articles à faire sur le JDJ – je n’ai donc pas de réel problème de conscience mais la légitimité des badges reste encore un souci qui aura fait jaser cette année. Après le laxisme évident de l’édition 2011 – souvenez vous, j’ai passé un coup de gueule contre tout nom de blog que je voyais autour d’un cou – il y a encore pas mal de gens qui profitent de leurs sites, plus ou moins réussis, plus ou moins updatés, pour rentrer dans la Japan… sans en faire quoi que ce soit. D’une part ça donne une opération tempête du désert pour les accréditations (p’tain de notre coté il a fallu se battre et mon badge était pas à mon nom, drame), de l’autre – il n’y a même plus d’eau l’eau tiède dans l’espace presse. Des gens veulent juste voir le monde brûler. Non, sérieusement, arrêtez de pantoufler quoi, merde. Vous privez des sites bien meilleurs que les vôtres d’une accréditation légitime ET vous contribuez à un espèce étalonnage des médias, le web étant très largement discrédité par rapport au reste. Vraiment.

L’évolution de la Japan Expo est toujours en marche : treizième impact, certes, mais quatrième Comicon. L’organisation de l’espace se transforme toujours plus, ce qui n’était qu’un énorme rectangle est devenu un énorme rectangle avec des petites extensions, avant de se changer en DEUX énormes rectangles, reliés par une espèce de zone de transition où il devient impossible de circuler si on est pas armé d’un pogo-stick. Les zones d’affluences étaient bien définies : le Jeudi et le Samedi étaient les jours à éviter si vous vouliez respirer un peu mais l’un dans l’autre, le Jeudi est le seul jour où on peut entrer à tarif décent. Le cirque dans le B est toujours de mise, mais au delà d’un doigt d’honneur de la RATP (on va ralentir vos trains parce que vous faites chier trololo) il n’y a pas eu de véritable problème logistique. Faire la queue? Toujours pas un problème coté visiteur si vous venez vers midi, après, c’est une question de répartition des tâches et d’emploi du temps. Bref, cette année, la Japan est un grand V où le pire trajet possible est de la Live House jusqu’au ring de catch. Toujours plus loin vers le compromis entre contenu et espace, pas mal, pas mal. La convention grandit et reste bien managée sans être trop compacte. Le monde est un mal nécessaire…

SALUT! JE SUIS SABER! JE SUIS FAITE POUR ETRE KIFFEE PAR CONCOMBRE QUI VA RAPIDEMENT REGARDER FATE ZERO!

Japan Expo Brotherhood

L’invité de marque, cette année, c’était Naoki Urasawa. Conférences, dédicaces et tutti quanti, je n’ai pas couvert les évènements autour du créateur de Monster, Pluto et autres 20th Century Booooooooy ~ donc je ne saurais pas trop en parler. En revanche, le coté comicon de la scène principale a pu se targuer de faire défiler quelques têtes rassurantes. Alexandre Astier à assuré une « masterclass » (c’est un terme un peu impropre pour un insight et quelques questions, on a pas vraiment appris à créer une série) fort sympa. Pas franchement familier à l’univers de Kaamelott, le bonhomme a su conquérir ma sympathie envers un projet qui, visiblement, est bien moins à visée « humoristique » qu’à première vue… le personnage Astier est vraiment relaxant et c’était un plaisir de faire sa connaissance. Présentation de « Kaamelott Résistance »… et ce dernier a suggéré éventuellement pouvoir produire Poulpe et Davy qui venaient de se prendre un arrêt du Golden Show dans le genou. Ce qui leur faut, c’est un peu d’humour en plus et surtout rencontrer des gens… car tourner en circuit fermé et uniquement se reposer sur « les valeurs du moment » ; on a bien vu ce que ça donnait, sur la longueur. Le lendemain, c’était au tour de l’équipe du Visiteur du Futur de nous projeter les deux premiers épisodes de la saison 3 de la web série éponyme. Sympathique, avec quelques moyens en plus. Vous voyez où je veux en venir : Alexandre Astier et sa famille, François Descraques et sa famille, Alexandre Astier et François Descraques…sur la grande scène, la Japan s’est cloturée sur une conf’ du Joueur du Grenier et je n’ai aucun commentaire à faire.

Bon, qu’est-ce qu’on pouvait trouver dans les allées? Plus de Coca Zéro d’une part, donc des allées un peu plus propres… mais quelques jeux vidéo. Le grand absent de l’année est bien évidemment Sega pour des raisons de… banqueroute mais Nintendo a pu se tailler la part du lion avec un espace tournoi assez bien pensé – big N a mis le paquet en lâchant des prix mirobolants (Wii U, un an de jeux) au vainqueur de son principal tournoi. Beat the Beat était fortement mis en avant tout comme une batterie de jeux déjà présents l’année dernière (Luigi’s Mansion, Kid Icarus) – Square Enix avait le bon goût de proposer des TeaterRythm (orthographe approximative) à prix très gentiment réduit, en plus de nombreuses bornes d’essais qui présagent d’un gameplay gentil et cool, pouvant permettre un minimum de difficulté. Bon, inutile de détailler la présence des éditeurs tiers mais on peut tout de même noter la présence d’un certain nombre de showcases plus ou moins excitants. Tout d’abord, un très très gros pan gameplay de Resident Evil 6 (honnête, plutot linéaire, rien de spécial à dire) par Capcom, divers jeux de baston basées sur X licence Jap – puis un show de Marcus n’arrivant pas à faire marcher Star Wars Kinect, super. Pas d’annonce particulière, pas de nouveautés par rapport à l’E3, juste quelques bornes d’essais bien distillés dans un « coin JV » pour récupérer quelques otaques. Jusque là, tout va bien… mais en reculant un peu plus, on tombe sur ce compromis entre « Culture JV » et « Culture Anime » alias « Culture Internet. » En bref, le quatrième quartier de cette Japan Expo. Scène uniquement dédiée à StarCraft, coin Internet où trônent les divers podcasters de qualité (Freepod – bouh, le Captain était là et je m’en suis jamais rendu compte, Badgeek, PAS Radio 01 qui a encore plein d’émissions chez Badgeek, etc) et Press Start Button… j’ai attendu votre conf les gars, mais priorité à Astier, désolé!

Un jeune journaliste coréen très enthousiaste à l’idée de trouver l’amour dans les speed datings organisés par Geek Me More. Il y avait d’autres stands « wazzufs » à la Japan, comme Brother, boîte de télécopieurs, qui organisait… des karaokés.

ALLEZ VIENS DÉPENSER TON ARGENT

C’était pas vraiment difficile. Les éditeurs ont fait leur maximum, comme à leur habitude, pour nous proposer des kilotonnes de mangasses et accessoires à acheter, sous couvert d’offres promotionnelles, de goodies et d’avant-premières. Vous savez, on m’a souvent sorti le couplet du « supermarché géant » pendant ces quatre jours… et malgré quelques cancers évidents (j’y reviens plus tard) la Japan c’est aussi beaucoup de bonnes opportunités pour ramener quelques bonus! Voilà donc un panel non exhaustif des stands intéressants :

Kurokawa, comme d’habitude. Mon âme et mon premier-né pour Kurokawa. En plus de toujours stratégiser à fond les sorties intéressantes pour la Japan – comprenez, Soul Eater – on y trouve toujours de quoi faire, entre Yotsuba, FMA… et Ace Attorney pour les fans hardcore. Cependant, après la déconvenue de la première série (et le petit fail qualitatif nommé The Civilisation Blaster) je n’irais pas vraiment acheter ça trop rapidement. Kaze est venu avec ses gros sabots et ses rédacteurs drogués – je cite : « 2 premiers épisodes de Blue excorcist, des conférences avec SOS brigades » – c’est pas grave les gars, le sevrage n’est pas une fatalité – de son coté, Taifu et ses mangas pas géniaux (je parlerais de Samidare un jour ou un autre) avait au moins la très grande bonté d’âme de lâcher de jolis posters assez facilement. Rien à dire chez Kana – sinon, du plagiat éditorial sur le jeune homme m’ayant prêté son nom pour le week end, pas cool, mais toujours de fabuleuses séries… Glénat fait ses faux tatouages, Kuro ses maquillages de zombies, il y a de l’écho dans l’air. Tout les acteurs habituels sont là : vente de DVD à prix potables (ou moins potables, mais récents) et les habituels point incontournables en figurines (Good Smile, Tsume) étaient toujours présents, ce qui est sompa. Nico nico est toujours là et prends même pas mal d’ampleur, il est amusant de constater la prise d’importance qu’on certains médiums au fil des années. Par exemple, il y a deux ans, le cast du Visiteur du Futur n’était qu’en « simple dédicace chez…

… Nolife, habituel planqué de la convention (derrière d’affreux stands très cancéreux) qui nous honorait de son joli bouquin Nolife Story, écrit par Florent Gorges, que j’ai raté, faute de temps, argh. Toujours dispos, toujours proches de leurs téléspectateurs. Vous trouverez Amo dans un Extra Life récent, tiens.

Les poncifs

Malheureusement, tout n’est pas rose au pays du soleil levant : le HK est encore bien présent, terriblement présent. La fameuse « allée du cancer » de l’entrée est toujours aussi cancéreuse – on note un retour très étonnant de la vente de sabres qui, malheureusement, marche très bien. Franchement, que peuvent avoir en tête tout ces gens qui achètent ces trucs? On en voit partout, dans la convention, sur le retour, un pauvre gars s’est même fait serrer par la police à Saint Lazare à cause de son bidule. Ça n’a aucun foutu seeeens putaiiiiin. Au delà des habituelles peluches/sacs/machins contrefaits, on peut aussi constater un phénomène ahurissant : constater la présence d’une peluche Totoro « Made In China » à VINGT MÈTRES de sa copie conforme, sur le stand officiel Ghibli (faisant d’ailleurs une apparition remarquée) … c’est absurde.

Les free-huggers. Bon Dieu, c’est un phénomène qui date… allez, de 2008. De ma première Japan, j’ai constaté à quel point eux même pouvait s’en foutre depuis. Plus le coffret Cowbow Bebop baisse, plus les Free Huggers deviennent gênés par eux-mêmes. Ils compensent en se regroupant en bande, bloquant les allées et en emmerdant les conférences officielles. Hmhmhmhmhm grincement de dents. Il y en a toujours qui ironisent sur le truc mais c’est tellement gênant de croiser un type avec son bout de carton et son sourire à gravité variable… ah aussi, attention aux scams. Maintenant, ils sont intra muros! On vous saute dessus, on veut vous vendre des cartes postales pour les jeunes handicapés sortant de prison? Rassemblez vos pensées, n’allez pas trop vite, donnez du « non automatique » ou jouez là à l’envers : faites comme moi, demandez leurs pour quoi ils travaillent ou un badge assesseur. Vous avez gagné, peut être qu’ils ne reviendront pas.

Ne nous formalisons pas

Allez, il y avait quand même plein de trucs à faire. Comme d’habitude, l’emploi du temps était fantastiquement chargé et permettait un joli panel d’occupations. Il y a toujours de bonnes associations pour proposer des jeux bien foutus (JESUS AIME BULLEJAPON ET TOI AUSSI) mais on peut aussi se diriger vers des machins, disons, plus « créatifs » – comme chaque année, AMV France organise un concours de vidéos et un vote du public. C’est toujours un déchaînement de créativité et de maestria technique, quelque chose que je recommande et qui peut se voir et se revoir sur leur site. Coté Comicon, pas grand chose… de beaux exposants, certes, mais rien de nouveau : posters, goodies, pas tant de comics que ça, la vague « Game Of Hunger Games » n’a pas réellement eu lieu, au delà de quelques jolis posters/T-Shirts. Ce serait faire de la redite par rapport à l’an dernier… allez, il y a quand même ce fameux ring de catch féminin, toujours marrant de voir des nanas baraquées se faire pilonner sous les acclamations du public. Pour les masos, des initiations au catch étaient proposées, à base de tour de terrains – pour ceux qui aiment se faire hurler dessus. Non, vraiment, il y avait de quoi faire, et les projections étaient la cerise sur le gâteau : Webséries (France Five) Films (Pokémon 93 : Voltorbe, la comédie musicale) et dramas, toujours.

Bien, bien. Pas d’assos? Oui, les clients habituels, encore une fois, sous entendu les organisations qui véhiculent des Vocaloïderies et les jeux de rythme. Orgames, donc, des tournois et bornes d’essai avec moult espace autour pour pouvoir se déhancher, mais étrangement, l’épitanime semble plus approprié pour ce genre de choses. Pas de Thalie, pas de jeux Brigadistes (mais un stand toujours présent, point de chute pour rencontrer des gens, – j’ai même du y engueuler quelqu’un, saugrenu) mais un stock bien cool de fanzines et de créatifs à encourager. Le fameux recueil RER-Tan était un achat amusant et astucieux (un euro la double page mais hé, encourager) – chez MonkeyHead et Obvious. A noter également, la présence de Kawasoft, asso qui va nous pondre (idéalement pour la Japan Expo suivant selon eux) la version Française de Katawa Shoujo. Ils vendaient un produit rigolo mais un peu scandaleux, faites un peu de recherche pour comprendre de quoi je parle, ça me laisse sans voix. Sinon, c’est la fiesta de badges, dessins, portraits, peluches… et de gens qui ne parlent qu’italiens et qui n’arrivent donc à rien vendre (??) – étrange. Bizarre.

En fait, la nouveauté, en ce qui me concerne, ce sont les showcase musicaux – je devais couvrir la présence de Prof. Sakamoto. Vous ne le connaissez peut être pas, et un futur article sur le JdJ sera probablement la seule occasion : il était très mal mis en valeur et ne reviendra probablement pas. En tout cas, il s’agit d’un mec un peu barré, habillé en super héros qui aurait une console sur la tête… qui joue les mélodies du jeu qu’il encastre sur son casque, avec son petit clavier qui émule des sons NES. Talentueux et rétro, franchement qualitatif.

Oh, j’oubliais. La Japan, c’est aussi des sacs. De jolis sacs. Pourquoi en acheter quand les éditeurs t’en filent d’aussi beaux et aussi variés? Tu peux bloquer tout une rame de RER B avec ton Ki-Oon de deux mêtres, et les sacs Tonkam ne sont pas de trop pour contenir la tonne de machins gratuits offerts avec Médaka Box 1 en avant première. « L’eau Médaka Box », et pas un, pas deux, mais QUINZE boîtes de mouchoirs. J’ai donc appris ce Vendredi 6 Juillet que j’avais une tête de branleur. Pas grave, merci aux habituels gens qui m’ont accompagnés lors de cette japan, à tous les journalistes que j’ai rencontré brièvement, et à tous les membres de la Team Alcolol qui a sérieusement montée en effectif ce week-end. Coucou!

Le précieux BUTIN

Bon. La cultissime série Evangelion pour une bouchée de pain, je vais enfin pouvoir découvrir cela. Un des derniers « Histoire de Sonic » avec sa belle couverture, trouvée chez Pix En Love, une figma Saber, le fameux Nolife Story, le recueil RER-Tan, un doujin Panty et Stocking – acheté en couple, normal – avec les quinze mouchoirs fournis par Tonkam, encore plus normal – le line-up Kurokawa et Kana, plus Prophety Blood Lad, Samidare et Pluto (gros retard de ma part sur les créations de ce jeune homme) et quelques posters de poseur avec des Horos dessus. Formidable.

Meilleure Japan de mon coté, largement la plus complète et exhaustive. J’ai pleinement apprécié ces quatre jours, j’espère que vous avez eu le même kiff… et c’est pas fini, maintenant, il y a plein de trucs à lire et à regarder… et n’oubliez pas d’aller boire un peu au Kawaii Café et de dire bonjour à Mael de ma (/notre part), il va peut être vous faire un blind-test et vous offrir des shots! C’est quelque part près de République est c’est un endroit fabuleux pour boire des shots et faire peur aux Parisiens qui ne boivent pas des alcools forts Japonais. En bref, bons intervenants, activités variés, conventions qui évolue et merde aux prix.

Ps : Merci à yllwngg pour son cadeau de onzième mois qui a trôné sur ma casquette pendant la convention, en compagnie d’autres badges. #bizarre

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Japan Expo 2011 ~ Sans sucres et sans calories

BUVEZ MON COCA ZERO IL EST FRAIS IL EST LEGER

NE SOYEZ PAS DISTRAITS PAR MES NENES, BUVEZ MON COCA ET JETEZ LA CANETTE N’IMPORTE OU

OH TIENS, BONJOUR TOM NOVEMBRE

P1000472.JPG Ceci n’est pas un haiku mais si il fallait résumer cette convention en un gros capstweet sur capslocktweeter, il faudrait s’y prendre comme ça. Quel petit malin ce mec! Il a passé une bonne convention et il commence son rapport en râlant!

 C’est un peu triste à dire mais je commence à devenir un routard de la Japex. La fameuse première fois commence à sérieusement s’éloigner, plus de surprises, les papillons de la jeunesse tombent comme des mouches et les insectes viennent vous bouffer… mais REJOUISSONS-NOUS, cette Japan Expo était franchement bien, peut être même la « deuxième » meilleure en ce qui me concerne après la petite folie de l’édition 2008. Vous savez, la JaPex à Villepinte, festival phare qui est en France ce que TF1 est à la télé et ce qu’est le
Carrefour de Montesson aux centre commerciaux : le premier en Europe. Résumons nous :

– En 2008, j’y allais tout fou une journée pour la première fois et je n’ose pas trop regarder le post que ça à donné

– En 2009 j’y suis mort de déshydratation mais j’y ai quand même passé un
bon moment

– En 2010, j’y suis mort socialement ce qui n’as pas empêché la convention d’être cool

Ne vous trompez pas, ce titre est complètement menteur et n’a pour vocation que de souligner ce trust des canettes pétillantes partout dans les poubelles de la convention… parce que je reste complètement épaté par la capacité des festivaliers à mettre leurs canettes de Coca Zéro n’importe où. Chaque rampe d’escalier, chaque machin oblong était squatté par une rangée de canettes façon Saloon. Cette initiative de jeu de chamboule-tout omniprésent dans la Japan est une très charmante idée mais ça n’effaçait pas ces nombreux moments où j’avais envie de faire une opération Tempête du Désert sur ce foutu hélico et ces foutu filles qui n’avaient paaaas grand chose à faire là, sinon garnir les poubelles de la convention. C’est un tout petit cri de rageux parce que ça m’embête de voir que les toilettes sont toujours aussi nickel chrome et qu’on peut s’y réfugier si on a besoin d’un peu de propre. En gros, beurk beurk beark.

Et ouais, ce post va être très personnel. Epatant ça, comme n’importe quel billet de ce blog mais il fallait que ce soit rappelé, l’usage de la première personne du singulier étant snob à la vue de petits malins n’ayant pas compris l’objectif d’un blog! L’essentiel : c’était franchement bien. Le post outrancièrement détaillé? Par ici, cher lecteur…

Cette fois, je ne m’attendais pas à grand chose. Pas d’invité phare qui puisse me concerner, investissement rétroactivement associatif (comprenez : rédaction) pas d’argument d’autorité pour les achats ou même les gens à voir… et c’est quelques jours avant le début de la Japan que les choses se débloquent… au final ce fut la première fois que j’y allais trois jours différents, après y avoir dépensé une somme que je n’ai préféré pas calculer – et avoir passé de bons moments avec… surprise, Youe et Traquenard réunis au même endroit. Symbolique et sympa.

P1000479.JPGÉvidemment, j’y avais une très bonne raison d’y aller au moins le samedi en la remise des trophées des TM Golden Blogs. Gros souci de ce coté : Total Manga n’a pas eu droit à un stand, pas mal de pépins de leur coté couplé à une faible présence dans le périmètre des gagnants et jurés, la cérémonie a été annulée d’urgence. Bon, pas grave, je me suis empressé de rencontrer Ramza – l’homme derrière le concours. Malgré ces soucis de dernière minute, taper la discute et parler un peu des trucs à repenser dans ce genre de compétition (parce que oui, dès qu’on à reçu les premiers chiffres par mail on a commencé à se regarder dans le blanc des yeux comme des cowboys, surtout pour ma pomme qui était première dans les deux catégories) est toujours agréable et convivial, ça fait toujours beaucoup de bien de rencontrer les « gens du milieu » et j’ai donc pu récupérer mon trophée… de deuxième. Il est beau, grand et rend fertile celui qui se frotte dessus, merci beaucoup pour vos votes et votre régularité (on m’a bien dit que le flot pour le blog était constant et régulier, en gros, pas de craques) puisque j’ai obtenu exactement ce que je voulais et c’est grâce à vous. Danke shön! D’ailleurs, vous savez quoi? On peut se représenter d’une année sur l’autre! 

BIEN! Ma quatrième convention s’est, pour la première fois depuis quelque temps, déroulée sans accroc majeur. Prêt, chaud bouillant et sans « règles » donc (ce running gag est un peu traître) fièrement armé de l’habituelle et toujours très utile Hypercarte et apte à affronter les terribles trajets en RER B, trajets toujours directs pour peu qu’on ai un peu de chance ou un minimum de patience. Le saviez vous? Une convention va rester dans votre mémoire à long
terme selon la météo qu’il y faisait – le retour à la chaleur étouffante en début de semaine était un bon signe, ça allait être bien. Pas même d’occurrence dans l‘effroyable malédiction du Samedi matin de la Japan, ni orage, ni grève des conducteurs tacite ou forcée, que dalle! Tout ça s’est fait comme sur une patinoire de beurre et c’est avec du Pulp à fond dans les oreilles que je traverse la piste vide du hall vide des entrées tickets. Ca sera mon conseil éternel pour cette journée : arrivez à Midi. Minimum, si vous n’avez rien de prévu avant. Pass trois jours, deux ou trois après midi, BLAM! Pas de queue et on entre directement par le Comicon, toujours présent, plus fort et plus long. A partir de là, vous parlez à plein de gens mais quand ces eux qui vous abordent leurs phrases d’accroche reviennent souvent : 

 – Concombre! Je t’aime! Prends-moi! (Grande majorité ça, bien sûr)

– Tu n’as toujours pas coupé tes billets Epitanime? Manant!

– C’était pas la même chemise que tu portais hier?

– Tu n’as pas de badge presse? HAHAHAHA 

Gloups. C’était le grand running gag du week-end : il est visiblement assez simple d’obtenir un passe press avec un… blog. Je sais vraiment pas quoi penser de ça : il suffit de montrer un site, même peu fourni, même plus à jour depuis longtemps ou juste pas génialement écrit pour ne pas payer sa place et avoir droit à cet oasis de bonheur frais qu’est la salle presse… par contre ça à l’air extrêmement mal parti si vous tenez un Over Blog. En gros, c’est franchement pas au mérite et mon sens de justicier jaloux est sévèrement chatouillé! 

Okay donc l’entrée se faisait pour une fois dans le ComiCon, devant l’Hippo (les gens font la queue pour y manger! En pleine Japan! Folie furieuse!) et un bon coin pour repérer les excellents cosplays jeux vidéos (les héros d’Assassins Creed, Dead Space, tout ce qui requiert du matos) qui, faut l’avouer, en jettaient pas mal. Pas vraiment pris le temps de regarder ça dans les espaces et activités dédiées mais il faut vraiment croire que les choses tournent dans le bon sens : non seulement on ne voit presque plus de gens déguisés dans le RER, non seulement le niveau grimpe à l’intérieur de la convention. Pas vu un ninja en trois jours (juste une multitude de chapeaux verts et blancs) mais maté deux trois creepers et héros de Minecraft, en plus des habituels héros de Shonens. Pas mal de gens se fixent une identité visuelle bien précise et le fond à donf’, rencontré deux trois steampunks qui le faisaient bien, avec un souci du détail imparable. Pas vu de bébé Mario en couche culottes, ouf. Juste des gens pas beaux déguisés en héroïnes d’anime récent, ça fait peur mais ça ne peut pas faire de mal. Niveau « tendances clichés », Plumy résume tellement bien (et en dessin) le souci
de mentalité des Free Hugs, pourquoi font-ils ça? Derpy derp. 

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 Démentiel (et très volumineux, ça ne se voit pas) mais un peu moins de 300E à l’arrivée. Mesdames messieurs, la définition du fantasme en une photo

Toujours ce travail de fin limier qui consiste à traverser le hall principal et a fendre l’air et les stands cancéreux pour trouver les bonnes occases et les bons trucs sur lequel se frotter (litote gentille, encore) un peu mentalement – généralement, le bon est en périphérie des stands des maisons d’édition, notamment Square Enix qui triangulait la zone avec le stand éponyme, Dybex et Kurokawa. Ces derniers offraient des bons goodies, exposaient des figurines pas trop chères et avançaient le line-up de Juillet avec un petit peu d’avance, toujours agréable, surtout quand c’est accompagné d’un strap ou autre machin gratuit. Dybex accompagnait sa sortie d’intégrale Durarara par une distribution amusante de foulard jaunes, les initiés comprendront – par contre, il fallait se bouger pour en choper un, bien entendu. Figurines de qualité qu’on pouvait voir – mais pas toucher chez Goodsmile (franchement belles) et encore plus chez Tsume qui envoyait du lourd avec du « Work In Progress » dont une Maka qui représentait un vrai petit boulot d’orfèvre. (Le futur prix est en or aussi, fatalement) – on a pas retrouvé nos amis Italiens mais on pouvait se consoler sur quelques stands « imprévus au bataillon » qui s’avèrent finalement être très pertinents : 

Uniclo avait sa propre boutique et proposait de fort belles fripes… et pas chères! Des T-Shirts assez uniques mais malheureusement un peu trop thématisés par série – dans le sens où un T-Shirt peu être beau même si il correspond à l’identité de tel ou tel anime… mais on peut se refroidir un peu avec le « ONE PIECE » géant en dessous du visuel – on assume pas forcément. Un stand vendait même des doujins. De fesses. Dans ma logique il fallait montrer une carte d’identité et tout le toutim mais non, c’est ouvert, libre et assumé : merci Sedeto pour la découverte, je suis un bon client pour certains auteurs. (Des doujins en plein quartier dangereux où un stand sur deux est HK/Excellent? J’ose pas vérifier ma carte) – c’est un ensemble entre travail préparatoire et découvertes sur le jour même. Renseignez vous, farfouillez… et ne négligez pas le coin fanzineux. Il y a toujours une bonne occasion, un bon plan, le petit machin qu’il vous faut. Ma chère et tendre a même trouvé de jolis bijoux, chers mais uniques – l’occasion de choper des cartes et de découvrir des boutiques parisiennes/sites pour en profiter le reste de l’année! Il ne faut pas oublier que c’est une bonne occasion pour faire des achats un peu confidentiels – on se laisse porter par l’esprit unique du lieu et du moment, on dépense beaucoup de thunes sur tel ou tel « gros » objet qui deviendra à vie le « repère temporel » pour cette convention. L’Horcruxe du moment, en gros. 

Ce fameux quartier cancéreux mérite toujours bien son nom pour ses fameuses peluches One Up, ses goodies pas géniaux et tout ces foutus Katanas et autres épées étranges, je suis content de savoir que personne ne s’est encore pris un coup de chaleur pour avoir envie de découper des gens. Je résume l’idée de ce pavasse : Hypercarte, mon amour
de vacances, je te complète bien avec un certain sens de la recherche et du bouche-à-oreille. Petite bouteille lancée à la mer : savez vous où trouver les deux tomes de FLCL? Emphase sur la « première version », vous savez, la couverture à dominance blanche…

Ok. Pour la troisième fois, le ComiCon était présent, la convention dans la convention, la configuration de plan de l’année dernière était conservait pour bien faire deux « quartiers » distincts… et c’est vrai, c’est un sentiment bien rendu et bien concret sur le terrain. Deux écoles différentes qui se côtoient et sont mise en charnière par les stands médias… c’est très cohérent – et bien pensé. Avant, les quelques machins géants Star Wars faisaient sortis de nulle part, maintenant ils ont leur place cohérente! Boutiques de comics, de livres, divers goodies et associations spécialisées… la convention était bien entendue plus ou moins axée sur les oeuvres récentes anglophones qu’on connaît bien – pour ne pas dire Doctor Who. Certains anglais sont venus à Villepinte pour vendre leur (bon) matos et la présence de S.Moffat, scénariste de son état, était un gros plus pour les nombreux fans de l’Extraterrestre scandaleusement omniprésent sur Twitter. Le gonze a même animé des conférence dont je ne doute pas un seul instant de l’interêt mais elles étaient en matinée, pas pour moi donc.
Qu’à cela ne tienne! Accompagnons les amis faire leurs dédicaces qu’ils ont tous réussi à obtenir, ces petits chanceux! (Rappelons innocemment qu’une dédicace à la Japan est souvent une affaire de moule)

 … mais quand t’es pas concerné comme moi, tu attends que les autres font la queue. Hey! Il se passe quelque chose à coté! Allons voir! Il y a peu de gens assis et plein de gens au micro qui se relayent pour poser des questions, il y a de quoi être d’humeur exclamative! Hey, mais c’est les gars de la Chanson du Dimanche! Pour ce que je suppose être leur nouvelle série sur Comédie… hooo… je vais pas prendre la parole pour leur demander pourquoi elle n’est pas drôle, quand même, ce serait dégueulasse et ce n’est qu’un avis personnel. Au moins, on a eu droit à quelques chansons bien connues du duo qu’il est toujours bon de rencontrer, même trois ans après la « hype » du phénomène.

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 Donnez donnez moiiiii, le pouvoir d’achaaaaahahahaaaaaaa ~

 L’autre conférence importante était tenue par Square Enix (encore encore encore, ils avaient complètement la mainmise sur ma journée du Vendredi) pour la présentation de Final Fantasy XIII-2. Vous le savez peut être, ce deuxième chiffre lui donne d’emblée une mauvaise réputation mais cette heure état intéressante, cette impression d’avoir un petit showcase avec deux trois autres trailers (dont le jeu Tomb Raider de l’E3 qui donne l’impression d’un véritable renouvellement de la saga, à voir) – cette démo live montrait donc que le gros de la formule était repris pour y ajouter quelques petits machins : des QTE en plein combat, la possibilité d’apprivoiser des monstres, des cartes qu’on nous promet plus « ouvertes » – bref pas de quoi s’emballer mais tout ça reste intéressant pour ceux qui se sentent concernés, et j’en fait partie, mine de rien.

D’ailleurs tout le meilleur de cette Japan Expo se concentre dans le jeu vidéo. Cette impression de « Mini E3 » était renforcée par un nombre respectable de jeux à essayer sur Wii et 3DS, et pas des jeux qui sortent immédiatement – enfin pu mettre la main sur Kid Icarus Uprising, Luigi’s Mansion 2 (qui promet pas une maniabilité top niveau mais attendons, ils connaissent leurs sujet) et pas mal d’autres trucs engageant. Il y avait une sorte de périmêtre extrêmement qualitatif, quelque part entre l’excellentissime musée Sonic – un carré d’exposition complètement historique avec possibilité de jouer aux opus importants de la série, une grosse sculpture de glace au milieu et la possibilité de jouer à Generations. Tiens… c’est Sonic 4 en 2D et Colours en 3D, pour la faire simple – graphismes et animation épatantes, par contre. En face, le truc dédié à l’anniversaire Zelda faisait un peu trop grand et vide mais l’esprit était le même, c’était amusant de voir une hôtesse s’emmerder toute la journée devant Crossbow Training que tout le monde snobbait, bien sûr. Pas loin, l’imposant stand Pokémon, complètement dominé par les starters gonflables et ce sacré Vipélierre qui nous snobbait tous. Ha, Vipélierre, un jour je ferais un autel à ta gloire, je t’ai même vu en peluche, j’aurais bien fait une partie de carte avec Moustillon, pendant que Gruikui nous servirait des sandwiches… des bons sandwiches. Pas chers. Pas à sept euros, comme dans la conv. (Hey, cet art de la transition!)

Pokédex 3D, Kid Icarus, deux jeux pour constater que la réalité augmentée, c’est joli mais ça m’excite toujours pas des masses, je doute franchement que vous soyez dans l’état d’esprit contraire, y’a pas de quoi. Plein d’autres choses intéressantes selon vos passions : des parties commentées avec beaucoup d’enthousiasme de StarCraft II, Neo Arcadia et ses tournois de Schmups/jeux de combat, excellent, dites leur bonjour la prochaine fois. Comme d’habitude et c’est toujours un plaisir (faut pas charrier, faut pas considérer ça comme un dû pour nous, nous devons être reconaissants) on y trouvait un Virtual Boy (on peut faire le catalogue entier de la console en plusieurs années) les habituelles bornes et veilleries agréables à tripoter quand on a rien d’autre à faire.

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 A Square Enix aussi on a aussi des « joueurs professionnels »  et eux non plus ne jouent pas avec des manettes chargées!

 Les médias, tiens? Samsung et Direct Star pouvaient tirer leur épigne du jeu puisqu’ils étaient plus ou moins directement concernés mais quid des sites spécialisés? Petit bonjour passé chez Press Start Button où Mario Maso est toujours publié. Le format est bien pensé : ils avaient
le Joueur du Grenier en dédicace, force est de constater qu’il mobilisait beauuuuucoup de monde – du coup, la file obtenue fait un bon public pour enregistrer un podcast en live avec, par
exemple… les auteurs de 88 Miles à l’heure! Pas mal de têtes connues, c’est épatant. Gameblog était là et j’ai pas de préjugès sur qui que ce soit chez eux, faut pas charrier, merde avec ces histoires de gateaux. En tout cas, ils vendaient des T-Shirts rigolos et derrière eux c’était les toujours excellents Pix N Love, la maison d’édition pour laquelle je vendrais mon corps pour une intégrale – parce que leurs bouquins sont instructifs mais chers. 

Comme d’hab, Nolife et leur staff étaient présents, un peu en retrait. Marcus mobilisait cinq fois plus de monde qu’à l’Epitanime et Seb Ruchet, mon dieu, ton Dieu, NOTRE DIEU imposait son charisme au stand, etc etc. J’y ai même vu Josaudio, je lui ai toujours pas dit que c’était nous les pauvres péquins qui lui ont demandé l’autorisation de diffuser ses tubes pour Concombre Radio.

La question qui revenait souvent étant « le séisme de Mars a-t-il eu un impact sur la convention? » c’est une question légitime bien qu’un peu batard mais elle a – d’une manière toute tous sauf sérieuse, je veux vraiment pas me moquer du malheur de ce pays – fait proliférer cette mode du « grand papier blanc, écrivons des tas de trucs dessus! » toujours marrant pour y trouver nombre de pépites, beaux dessins et messages un peu crétins. Plus sérieusement, il y avait beaucoup des initiatives prises pour donner pécunièrement d’une manière ou d’une autre. De toute façon, ça n’as pas négativement influencé la fréquentation de la convention puisque c’était l’année au plus gros chiffre!

Sinon, niveau associatif, les jeux Thalistes se sont bien passés, youpi, et la projection de l’AMV Enfer a fédéré beaucoup de monde et ça fait toujours plaisir. Je devais pas être là parce que j’avais rendez vous juste après mais un deux a été annoncé… et un forum a été créé pour ça. Je m’étendrais pas ici mais je suis évidemment très très peu emballé par ce projet, immédiatement. Le stand de la Brigade Sos était donc l’habituel point de chute pour y voir des show de dance et autres machins bref j’arrête de faire semblant, pas vu de jeux cette fois ci, juste un « festival » vide et fermé je sais plus par qui, c’est dire le truc. J’ai surtout retenu les jeux organisés par Sega… qui chronomêtraient votre temps de course! Marrant. Juste vu les habitués, serrés plein de mains et rencontré des lecteurs et ça fait toujours teeeeellement plaisir de mettre des visages sur des lecteurs réguliers, commentateurs ou non. Je serais jamais méchant avec vous, souvenez vous en, sinon je serais pas là à vous parler, j’aurais déjà évité la situation!

Enfin, dernier petit mot sur les projections. J’ai snobbé le stand AMV France et c’était idiot puisque ce simple oubli (le DEUXIEME CONSECUTIF!) m’a fait manquer ce qui devait être un pelletée d’excellentes vidéos. Toujours pas mis les pieds dans la live house, rentré trois secondes dans la salle de projection qui mettait un film anglais un peu obscur. Il paraît que le deuxième film FMA était très mauvais et c’est pas de bol puisque son organisation a été un gros mic-mac, gros combo embêtant quoi.

Petit coucou pour tout les gens que j’ai croisé et à ma copilote de prédilection pour… avoir glandé trois quart d’heure avec moi sur le hall d’entrée, derp.

MONT JOIE! ENORME LOOT! TOUJOURS PLUS GRAND, TOUJOURS PLUS VARIE!

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Le trophée de la mort! L’intégralité de ma bibliothèque manga qui chope donc un volume supplémentaire, beaucoup de lecture en perspective! Child Of Eden qui tombait du camion ce jour là, c’est un très généreux cadeau d’annif en avance… poster signé de FMA pour le Japon, des doujins (après les flambys, Crona en nonne, United Colours of petits fétiches bizarres) ET la preview de Civilisation Blast, qui a une très belle couverture. C’est toujours l’occasion d’y trouver un coup de coeur, je rappelle que Bakuman est ma meilleure découverte de l’an dernier. L’intégrale Durarara et son beau sac, un Pix N Love sur Rayman, l’habituel T Shirt Nekowear, un tas de goodies gratuits qui font plaisir et l’une de ces hilarantes petites affiches pour l’Amv Enfer, placardées jusqu’à l’entrée de la Conv.

DU BON. JE MET NEUF.



 Post 404 hi ha hi ha ho, la vanne correspondante et prévisible sur ce chiffre n’a pas été trouvée.

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Japan Expo 2010 ~ Dangerous

  Voilà, c’est posté, bande d’impatients! J’ai pu taper tout ça dans un vague moment d’ennui en pleine cambrousse, à deux pas de la Normandie. On y va? Mettez vous de la musique bien festive dans les oreilles et commençons l’habituel rapport de convention.

Onzième édition de ce méga festival français et troisième impact dans ma face. Ce gros week end étant toujours un moment rare dans l’année et agissant comme une sorte d’examen final avant les grandes vacances… le grand moment intense avant de passer à autre chose, un peu de Synthol et nous pourrons tous partir. Du coup à chaque fois l’important est que pour chacun, d’une année sur l’autre, la convention possède une identité, des souvenirs fixes différents. Curieux hasard, pour cette troisième fois, j’ai parcouru la japan avec des gens, une attitude et un vécu différent. Ma première en 2008 gardera toujours un petit statut à part pour moi, c’était la première fois, la découverte, je gardais strictement tout en tête… c’était le pied et assez intimiste, tout ça en une unique journée. L’année dernière c’était plus en mode « Internet » avec le très fin fleuron de la future association Thalie. Sympathique, un peu plus complet dans son exploration mais je m’étais un peu écroulé physiquement en plein milieu. Le temps de se revitaliser au pit stop, la Japan était déjà finie et c’était un peu amer pour moi.

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Cette année… c’était encore un peu plus différent. L’Etat d’esprit n’était toujours pas le même, j’étais plus entre deux, à sympathiser/copiner vaguement avec tout les organismes rencontrés cette année puis j’avais la vraie volonté de refaire une Japan un peu personnelle, du coté festivalier. Du coup j’ai probablement passé ma Japan la plus complète, à essayer le plus de trucs, à fouiner partout, discuter avec plein de gens et surtout constater pas mal de trucs et je peux même commencer à évaluer des évolutions/progressions entre les conventions. Japex deux zéro dix, késsadire?

La Japan, on ne la présente plus, ses débuts dans les locaux actuels de l’Epitanime, sa délocalisation dans ce qui est aujourd’hui le CNIT de la Défense (je vous l’avoue, ce serait TELLEMENT plus pratique pour moi aujourd’hui. La Japan à dix minutes de chez soi c’est un luxe innommable mais bonjour la saturation du RER A) l’année fantôme où la Japan s’est passée en République du Geinventistan puis son installation définitive au parc des Expositions jusqu’à aujourd’hui. De ce fait la distance induit ce qui est peut être une épreuve plus grande que le cambriolage préliminaire pour trouver tout l’argent nécessaire : les transports en communs et comprenez par la le RER B. Rien de bien gravissime mais vu que l’immense majorité des gens débarquent à la Gard du Nord et à Châtelet-les-Halles (dont on pourrait appeler un préposé à cette gare un Châtelet-les-Halleléliste) ça donne une assez grande distance à parcourir de façon statique et je vous jure que subir un transport en commun prends alors tout son sens. Bien sûr tout ça n’est qu’une problématique de retour puisqu’il n’y a jamais aucun problème à l’aller, les rames étant souvent directes à titre ponctuel… à condition d’arriver à la Japan en fin de matinée ou en début d’après midi! Bien sûr il y a toujours des fous furieux qui veulent y aller dès le matin et qui font la queue par soleil de plomb, voire pire, par temps d’orage. J’vous jure, il y a encore des tas de gens qui le font sans y être obligés! Autant la première fois il y avait une queue d’enfer mais j’ai pu la griller de façon bourgeoise, autant cette fois fut comme l’année dernière – arrivée vers 13 Heures, aucun souci, juste le temps de marcher vers le Hall. Ils ont repris ce bon vieux système de classification des queues avec petites traces de pneus colorés. Spéciale dédicace à la dame qui continue, inlassablement, de vendre ses machins 5 Euros après avoir fait culpabiliser le premier otaku débutant venu. Elle est increvable, dans le sens où on la voit partout, même à Lovin’ Japan, comme pour les groupes péruviens. Je suis épaté mais ça me rappelle toujours ce jour de 2008 où j’ai filé un euro et quelques juste pour pouvoir partir! Hé oui, je suis une radasse (mais j’ai bon fond, il n’y a pas de doutes là-dessus).

Regardons un peu à quoi ressemble la structure de la Japan, au coeur du gigantissime Hall des Expositions, plus habitué à faire passer des examens avec ses kilomêtres de rangées de chaises. En fait pour résumer tout le paragraphe suivant, tout en finesse…

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D’habitude le schéma est le suivant : on entre dans le grand rectangle par le bas et on arrive en face de la grande place en extérieur où on peut cracher ses poumons et ses Coupes Chanceuses. On déboule donc dans le grand quartier des éditeurs : c’est la jungle, il faut faire des attaques turbos pour pouvoir se déplacer ou mieux – faire comme dans Die Hard et suivre un pote autoritaire qui joue des coudes pour créer un chemin. A gauche, le quartier des goodies et du HK, à droit le coin nature chasse et tradition avec du Kendo et le bazar du genre. Tout au fond, biiiien tout au fond, la mystérieuse scène principale et ses quartiers mystérieux dont l’accés nécessite la traversée des dimensions (tout ça pour dire que je suis incapable de trouver la porte d’une salle de 3 kilomêtres carrés) et au fond, beaucoup d’espace autour des stands activités. A partir de là une grosse modification a eu lieu cette année – avant le hall transversal à gauche servait à fourguer le coin jeux vidéo et divers bonus/rings/tatamis. Cette fois… ils ont sortis tout un coin de hall sorti de nulle part en perpendiculaire pour déplacer tout ça. C’est idiot comme raisonnement mais au final je me sentais un peu perdu… car tout au bout de ce nouveau coin, de cette warpzone en gros se trouvaient les salles de dédicaces, de conférences et le ComiCon. La foule ne se polarise pas de la même façon, il y a toujours la même cohue autour des stands des éditeurs mais toujours le même vide très arrogant au fond du hall… et toujours au coin des jeux vidéos, qui cette fois était encore plus vide, pas de monde mais de contenu! A part l’ineffable stand Nintendo qu’on avait du mal à repérer sans les casquettes Pokémons qui avait sa propre salle de cinéma pour y passer le film Professeur Layton, tout les réflexes en termes de localisation jeux vidéos étaient changés et cette nouvelle dynamique… créait un peu trop d’espace. C’est idiot à dire de la part d’un mec qui râle toujours sur le manque de LebensRaüm mais tout le coté JV était assez mal mis en valeur. Je suis un vrai petit nostalgique de l’ancienne configuration, de ses bornes d’arcades et de ses virtuals Boys… qu’on a pas revu depuis, faute de les avoir trouvées.
Bouh!

Cette Japan c’était aussi la deuxième convention de l’Association Forum Thalie. Après m’être beaucoup investi dans le round de l’Epitanime, je me suis volontairement écarté de l’organisation pour éliminer un peu le stress superflux pré-convention, je me suis juste contenté de financer et prêter deux trois trucs en plus de corriger deux trois machins dans tels ou tels quizz, rien de bien fulgurant. Ca m’a pas empêché de voir comment les choses se passaient et … malheureusement, la Japan n’est PAS une convention à activités. Ce n’est pas exlu mais ça ajoute pas mal de soucis : notre stand était très roots et on ne pouvait le distinguer des fanzines que par son contenu et via l’incroyable passage hanté qui trône en face. Oui, passage hanté, parfaitement! Tout ça n’a pas empêché les braves Thalistes d’animer leurs quizzs avec toutes leurs tripes, sans micros, sans enceintes… et pas toujours avec des spectateurs. Le problème global étant que pour les quelques moments ou je m’y suis posé, c’était plus un point de rendez vous qu’un lieu d’activités et les gens ont du avoir un peu peur… et je parle pas des gens qui gigotent près des tables! Beuh beuh beuh! Sodoculage d’insecte mis à part, le vrai problème c’est malheureusement le bruit, inévitable, sous toutes les formes. La progression est simple – on a le stand Thalie, derrière y’a Epitanime et son Karaoké, encore plus derrière c’est la salle activités avec les stars Tengumi et Bullejapon. Le monde n’est pas le même et ces petits canaillous ont des micros, nous non, d’où époumonement des présentateurs. Malaise total lors du jeu phare, la deuxième édition du Quiz Hardcore, où une nuée de Free Huggers décident de faire une flash mob, toujours au même putain d’endroit, devinez où, juste à coté. Eux font les malins mais plus personne n’entends que dalle! Là encore c’est une question de vécu et d’enseignements, on sait qu’il nous faut une bannière, un micro, des enceintes… de toute façons, pour cette fois c’était pas mon objectif principal, je suis juste allé dire bonjour à tout le monde, voir comment ça se passait et vivre ma convention tranquillement.

Objectif plutôt rempli puisque enfin, ENFIN! Je suis allé à la JaPex plus d’un jour. Et là miracle les enfants, vous connaissez le topo – du jeudi au dimanche depuis deux ans, les meilleurs stratéges choperont le Vendredi et le Dimanche sans prendre compte des rendez-vous/activités. J’ai réussi à y aller le Vendredi et le
Samedi… et que serait une Japan Expo sans un bon gros bazar des transports en commun? Un doux rêve sucré car ça n’existe visiblement pas! Souvenez vous, l’année dernière et le Vendredi soir une agression sur le RER B nous faisait carrément risquer nos vies sur le quai et effet kiskool immédiat le lendemain : grêve. PRATIQUE. Cette année quelqu’un à carrément pris des risques sur le quai puisqu’un accident voyageur grave olol nous a tous acculés Samedi soir, on est mêmes allés dans le sens contraire pour reprendre la bonne voix tout de suite après. J’étais grave pas chaud pour appliquer cette idée mais ça n’a probablement rien handicapé… et holala cher amis lecteurs, vous connaissez ma patience mais je vous avoue que les Transports en commun de Japan sont torture. Vendredi soir, retour trèèès lent. Des rames remplis de gens, c’est lourd et ça avance pas vite mais dix arrêts par quarante degrés entourés de kékés bruyants c’est pffiou chiant et limite dangereux. Coup de bol, le lendemain le gros kéké bruyant c’était moi! Je flippe dès que je contrôle pas le moindre élément mais là c’était carrément hardcore. Fuck pas de train qui arrive! Fuck toujours pas! Fuck on a perdu des gens! Fuckfuck il faut faire le jeu des chaises musicales sur tout une rame à Orly pour être assis dans le trajet (CA par contre c’est épique) et c’est paaaas évident d’entretenir une cohésion d’ensemble à 25. Bref je n’aime vraiment pas ne pas avoir la mainmise sur mon futur très proche en plus de flipper grave en étant toujours à Paris à partir d’une heure avancée mais tout s’est très bien fini, la preuve regardez je tapote tout ça. (Bon par contre non, désolé au mec de Saint Michel, je ne voulais pas de shit… limite un muffin j’aurais pas dis non)

Bizarrement, à Paris en début Juillet, il fait chaud, vraiment très très chaud mais j’ai raté un monstrueux météo fail – je ne m’en suis absolument pas aperçu dans mon sommeil mais Samedi matin il y a eu un orage assez monstrueux, j’ai eu pour seule preuve l’état du gazon central en arrivant l’après midi. J’ai une petite pensée pour les gus qui faisaient la queue à ce moment là… mais pour moi, la Japan reste toujours très ensoleillée, un peu TROP mais toujours dans ces teintes chaudes… tropicales… TORRRRIDES.

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Pour cette fois j’ai fait mon possible pour me tenir au courant des évènements ponctuels et des invités de cette édition. Un peu raté… j’ai pas été super foutu de me tenir au courant. Par exemple, le lendemain, j’apprends que j’ai raté Gosho Aoyama à qui j’aurais pu faire signer mes 62 tomes de Detective Conan (et ce
n’est pas une métaphore) bon y’avait toujours les Ouendan dont je retient la génial définition du Vengeur Slippé que je cite « Ils prennent des poses et nous donnent du courage » c’était probablement très épique mais un mec qui aurait jeté son sac à dos sur la scène en hurlant « Boooouh la playlist de notre adaptation sent trop la frite molle » ça aurait fait mauvais genre. Vous le voyez. Le … genre. Non personellement j’étais plus investi par la présense de Sir Iwadare et de sa team musicale. Cet homme a composé les musiques de troisième Phoenix Wright, c’est donc forcément quelqu’un de bien et c’était l’occasion pour moi de tester ce fameux système de dédicace. Aucun problème, il fallait pas tirer au sort comme pour Clamp l’an dernier, ça se pressait pas vraiment dans les chaumières et j’ai eu aucun mal à choper mon gooooldeeen tickeeeet. L’homme est vraiment sympathique, là aussi j’ai pu tous leur remercier pour l’enthousiasme que me procure le thême Allegro du contre interrogatoire et, youpi, Iwadare vous serre la main parce que c’est un homme adorable. J’ai donc un papier signé de 5 personnes, dont une nénétte qui passait par là. Doit pas y avoir une chanteuse dans Phoenix Wright… enfin je vais arrêter d’étaler mon ignorance là. Disons que ce système de dédicace est bien foutu, sous réserve que le nombre d’intéressés soient peu nombreux et c’était le cas.

Autre point de chute du genre et des dédicaces : le stand Nolife. Bon le Seb Ruchet avait bien plus de monde à voir cette fois donc j’allais pas lui avouer que je comptais pas renouveller mon abonnement pour cet été mais le stand était bien plus occupé à animer le chez Marcus Live habituel, le podcast Ecrans… et la dédicace
du casting du Visiteur du Futur! Raph, je te voiiiiis. Passé en un claquement de doigts le Vendredi et retourné le samedi pour y acheter des stickers. QUI COLLENT. Au même prix qu’un mois d’abonnement hein. Vous voyez, je suis vraiment un type formidable.

Bon coté mangas c’était la grosse folie dépensière avec les nouveautés outrecuidantes (c’est gratuit! C’est offert) et tout le KKK était présent. Kana, ShaKKa, KuroKawa et Ki-Oon que je découvrais… mais bon faut pas s’étonner si tout les pseudos de nouveaux inscrits sur les forums sont faits que de K et de A…! Chez Kana, justement, c’était mise en valeure totale de Black Butler. Petit salon privé, affichettes, tome 4 en rafale… la hype se confirme et c’est très bien – le manga est délicieux. Par contre le stand appliquait un système de ventre super bizarre, tu « commandes » tes mangas sur le coté en donnant ton prénom et tu fais la queue. Bizarre. Pas nécessairement mal pensé mais bizarre… parce que tout les autres nous font « confiance »! De plus tout les autres exposants sont pas justes sympas mais carrément adorables. Déjà la super nénette qui a accepté de supplier pour avoir de la monnaie mais huhuhu. De toute façon c’était la razzia sur ce stand, avec les deux premiers tomes de Phoenix Wrigth (OUI. PARFAITEMENT. JOUISSANCE) et les mises à jour des autres séries. Encore une fois le stand offrait des petits cadeaux à choisir tout les deux mangas alors quand on groupe ses achats… merci Kitsune! Chez Shakka c’était Mirrai Nikki 7 et, pam patatrac, la sortie de « Mosaïc », tome spécial consacré sur la foldingue borgne. Et vazi que le vendeur te vends son bout de pain comme un pro et qu’il te pousse au chantage avec des BADGES. LES BADGES SONT TES AMIS. ILS BRILLENT. TU AIMES LES BADGES. Ben j’ai résisté héroïquement parce qu’au final j’avais pile poil à l’euro près tout ce qu’il me fallait pour acheter ce que j’avais en tête cette journée. ET TOC! Mais bien joué à toi, homme de bonne communication.

Bon je pourrais parler du stand Glénat (Boulet en dédicace comme souvent mais cette fois j’y étais pas! Je serais bien aller lui demander si il y a un derby avec Maliki…) mais il était vraiment, vraiment déguelasse. Bien bien crade. Bon à coté y’avait un vrai vaisseau pirate avec des vrais pirates somaliens dessus mais non, eurgh.

Bien planqués, les Japan Expo Awards tout symboliquent mais qui confirment à peu près tout ce qui a été passé en revue ici, Black Butler meilleur shonen (devant Mirrai Nikki? C’est assez serré) Soul Eater meilleur DVD…) et c’était bien sympa de découvrir deux trois autres pans de cultures… totalement absents du salon mais hé, zutto.

Pas bien loin c’était le fameux Comicon. D’habitude à la Japan le coin Nerd c’est un peu à l’opposé total de l’entrée avec ses Stroms Troopers et ses Stargates mais là je pense avoir rien vu de tout ça, juste quelques stands… Wakfu et Doofus? Avec plein de PC? Les gens viennent à la Japan pour jouer à Doofus? Font comme ils veulent mais ça fait cher la connexion… et honnêtement j’ai pas vu grand chose de ce coté là. Des HitGirl cosplayées (que j’avais envie de baffer en disant « Ton. Personnage. Est. Malsain. » et deux trois machins Watchmens vaguements matés près des habituels stands traditionnels/agences de voyages/art du manga mais le plus intéressant était bien sûr le coin jeu vidéo, isolé comme tout. C’était limite tristoune de cavaler toute cette distance pour retrouver ces bonnes vieilles bornes de Puyo Puyo Pop et autres arcaderies. Alors Sonic 4 était en essai et j’ai trouvé ça assez… peu maniable. Ce foutu système de « sélection » de cible à chaque saut ruine pas mal de trucs et mine un gameplay sensé être super intuitif MAIS j’ai trouvé ça plus fluide et rapide que prévu. Le résultat est pas méga engageant… mais ça m’empêchera pas de me précipiter dessus. Hé oui, la vie est bizarrement faite, mon raisonnement aussi… sinon à l’honneur c’était du Metal Gear Solid et plein de RPG dont je ne connais rien. C’est une honte! Je sais pas si c’état l’absence d’Ubisoft et de son lapin volant mais je trouvais l’ensemble JV assez pauvre, comme dit tout à l’heure. Ce coté excentré ne leur réussissais pas du tout, on ne savais plus trop où donner de la tête, ils ont carrément foutu des bagnoles de sport en plein milieu pour combler un peu d’espace, je n’ai pas vraiment compris la démarche… bref un peu déçu à ce niveau là, car faire le tour était une activité très rapide et il n’y avait pas grand chose de très intéressant à essayer. C’est évident que la visée principale du festival n’est pas là maaais… c’est un bon axe pour se diversifier un peu. Allez les gars! Remettez les virtuals Boys, c’était rigolo!

Les Cosplays? Ben pour une fois, j’en ai vu très peu. Même au hasard des couloirs, presque pas de Cloud et de Séphirot et leurs épées phalliques. La grande tendance c’était le Ciel Phantomive… en robe rose, déguisement donc quasi unisexe (sic) et très représenté pour ce round là. Pas de Sebastian pourtant! J’ai noté une forte présence de L (tiens…) et là encore des Maka Albarn assez mal foutues. Pas maté le cosplay World Summit, pas trop ma tasse de thé et pas le temps pas le temps pas le temps.

Ca fait beaucoup de points assez positifs pour cette Japan et j’étais assez épaté par… les goodies! Qui faisaient presque mieux semblants de cacher leur HK! Y’en avait probablement autant mais on les voyait moins. Disons que j’avais beaucoup moins l’impression de voir les mêmes bêtises, les champignons 1 Up et tout le tremblement. Non, là c’était des vraies figurines, des vraies peluches… avec d’autres séries représentées. On a tous fait TRES confiance au même stand donc on va espérer qu’ils étaient honnêtes hein! J’ai acheté mes premières figurines et je suis content. D’autant plus que dans le coin il était assez simple de se retrouver en plein milieu d’une distribution gratuite de bonbons, c’est toujours agréable! Surtout en contraste avec les bouteilles d’eau à 100 Balles, plus discrètes cette fois. Bizarrement. Encore une fois, merci aux éditeurs pour tout leurs petits cadeaux, mêmes ceux qu’ils te donnent quand tu remplis pas les conditions pour les avoir. Globalement, tout les exposants sérieux sont TRES agréables.

P1000342.JPG Au niveau des autres activités? Ben des tapis de DDR messianiques qui mobilisent les foules. J’ai été très triste de pas retrouver Orgames pour enfin faire ce foutu tournoi Rock Band Style et conjurer le sort, enfin… et pour se consoler y’avait les deux salles activités, qui prennent de plus en plus d’importance chaque année. Vu pendant trente bonnes secondes le concours d’AMV, je ne m’épancherais pas mais du coté des jeux purs ils ont carrément squizzé les murs des salles et les grands pontes ont un public de plus en plus gros. Devant les scènes et les écrans géants, il y a vraiment BEAUCOUP de monde. Ah, peut être, à l’avenir… mais toujours ces foutus free huggers qui font du bruit à coté… allez jouer sur les rails tiens! … Woups.

Enfin, le dernier point que je voulais approfondir c’était les Fanzines. Outre la brigade SOS que je suis allé saluer pour ses membres que j’aime bien (même si je commence à un peu trop faire le kéké mais c’est pas grave, ça se contrôle) et participer à deux tombolas, sans aucun succès, bouh! Mais passez y, ils y offrent plein de trucs, on a vu défiler plein de trucs dont le roman, le premier tome et Narcissu, le visual novel assez chiant qui vient d’être traduit. Bon j’ai acheté le fanzine quand même, pour voir ce qu’il en est et pour soutenir leur boulot. Yep! Moi, et Haruhi, déesse de la sécheresse intime. Manga Pal était de retour et même si le choix était restreint, avoir des vrais bons doujins à disposition est une vraie jouissance rare. Des doujins Umineko quand même hein, ça ne se refuse pas! Toujours dans les fanzines, bah on reconnaissait un peu tout le project Awesome qui doit être décédé entre temps. Dommage, vraiment… et en cherchant les petites pépites rares, je suis tombé sur des cartes postales de qualité. Merci à Arty qui m’a offert un peu de son temps pour retrouver ce fameux stand! Et et et et… bonus : il y avait un stand Nico Nico Douga, le youtube japonais, avec du stream en live. On pouvait passer sur le grand Internet et se faire immédiatement bâcher par 4chan qui surveillait ça de près. Ca va, je m’en suis bien sorti, me contentant d’un passage rapide sans rien de spécial (et il fallait comprendre l’allemand donc bon) mais l’idée est très très fun, ça remonte un niveau déjà bien péchu.

Et ces gens … tout ces gens… au début je me vexais quand on retenais pas mon pseudo mais je vous le dis tout de suite : c’est normal. Moi même j’étais un peu de l’autre coté là, je reconaissais pas des gens rencontrés deux heures plus tôt. Merci aux trois quatre fans rencontrés au hasard (je suis pas contre les photos, d’ailleurs…) et j’ai pu rencontrer toute la fanbase et le staff de Press Start Button! Dont un auteur d’une critique éclair de Mario Maso sur LePost! Puis j’ai retrouvé la team de la Noname Trad qui vient de boucler la traduction d’Onani Master Kurosawa qui avaient, pour le coup, fait des petites affichettes spéciales pour le stand Thalistes. Dommage qu’on les avaient pas vu ailleurs ces affichettes car elles étaient vachement bien (et y’a des lignes à moi dessus! Je me sens tout flatté!)

Vous aurez reconnu ici et là toutes les références à l’année passée. Mais la méga jouissance c’était d’avoir une partie du staff du Velvet Video Burger qui a pu se retrouver, sans que ce soit prévu (et j’aurais du, d’ailleurs) ma pomme, La Vengeuse, Nashi, Kitsune et Arty, Amo… mais aussi Tsuchi, Otak… puis un mec pose sa main sur mon épaule et me dit « Salut Concombre je suis Traquenard Desinvolte » … OMGWTFBBQ. C’est là que je savais que je passais une bonne convention parce que j’avais rencontré tout le casting (sauf… TOI, OUI, TOI AVEC TES LUNETTES) jusqu’à présent en deux convention. Sur ce coup là, je suis trèèèèès content, vraiment. Merci les gars! Et vous vous doutez bien que j’ai profité de la présence de Traquenard pour faire… des choses. Des choses finales en l’occurence, vous devriez pas être déçus. Ho et saviez vous que le Commandant fait des beaux dessins? Non, ce n’est pas un message caché. D’ailleurs Vengeur aime beaucoup les bananes mais ça je m’en doutais un peu. (J’ai rencontré des gens maboules aussi. Spave, tu es fou mais tu débordes de charisme! Une chansondumarin pour toi.) Je devrais préciser que pas mal de trucs à moi ont été tripotés ce week end. Dont mes tétons. Parfaitement. Brrr.

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 La photo méga matérialiste de loot! Déjà y’a les trois doujins achetés sur Mandarakes qui ne sont pas présents parce que je les tiens et je les lit au moment de la photo (et non, il sont pas encore arrivés au moment du cliché, beuh) mais c’est que du bonheur personnel avec cette manie que j’entretiens sur ce shonen bien précis, vous savez. Shonen qu’on retrouve avec des cartes postales de fanzineux et cette figurine de Kid et des frangines. (Des frangines à cravates qui se transforment en flingues que Kid tient à l’envers avec les petits doigts, on est à douze sur dix sur l’échelle de freud) et dans ce fabuleux T-Shirt personnalisé de l’asso. Avec le fanzine SOS Brigade on retrouve la tonne de mangas et cadeaux offerts avec… plus une peluche de Tamama, l’alien le plus bipolaire de l’animation. Ajoutez à celà un Apollo Justice et le film Cowboy Bebop trouvés à peanuts sur Internet, plus le roman NHK de Nashi, les dédicaces et les autocollants collants de Nolife, que demande le peuple? D’autres JapEx de qualité. J’ai assurément réussi la mienne, et même si y’a eu des dramas Thalistes (dont j’étais à peine au courant… bizarrement) dans lequels je ne me sens aucunement concerné je sais que j’ai passé une bonne convention, ce sera difficile de faire mieux. Sur ce… désolé pour tout ce temps perdu, on se voit bientôt pour cloturer toutes les sagas de l’année avant le bazar estival.

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