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You can (not) brag

Donc ! En prévision des cinq ans du blog, j’ai demandé à cinq personnes emblématiques de l’histoire de cette page de plancher sur la même question. « Qu’avez vous appris ces cinq dernières années ? » Forme libre, petit extrait sonore ou petit texte, au choix. Pas de directions suggérées, juste une introspection pour tout le monde. Allons-y pour les résultats, alors. Les fautes d’ortho sont d’origine. Je vous restitue les copies, notation libre.
Merci beaucoup pour votre participations les gars !

C’est le producteur principal de Radio01.net et de Radio Kawa à la rentrée. Il fabrique et diffuse ses émissions avec Stan, de Synopslive. Il est la porte ouverte vers ce joli monde de la webradio et des sagas mp3. Bref, la fenêtre de ce cercle sur le travail du son. Il m’a invité un jour et j’ai eu la chance de revenir de temps en temps, histoire de prouver qu’on avait le même projet pro. Il revient sur son parcours et sur l’évolution de son sujet fêtiche.

UaP1

Lui aussi travaille dans le jeu vidéo, mais dans un autre pan de l’industrie. Sans les faire directement, il nous gratifie de softs formidables comme les jeux Survivor ou les simulations de pétanque Obut. Bref, il est chef de produit chez cette boîte qui ne fait pas que des accessoires. Il m’a littéralement rendu dingue en designant Concombre Mario Maso. C’est l’un de mes tout premiers lecteurs, depuis, on se connaît bien mieux. Il parle des événements marquants de sa demi-décennie passée.

Expert en art de vivre coréen et en racisme, il pratique le premième degré (un mélange de premier et de second degré) permanent sur Internet, ce qui le rend aussi relou qu’attachant. Il est journaliste, mais en fait rédacteur, mais en fait je sais pas trop, bref il travaille et il gagne bien sa vie. Il la gagnerait encore plus s’il pouvait monétiser ses Vines. Il m’a présenté à quelqu’un et ça a lancé ma carrière, aussi dingue que cela puisse paraître. Il m’a montré la voie et n’a cesse de me repr- remettre sur le droit chemin. Il nous explique qu’on a pas toujours ce qu’on veut mais qu’avec un peu de motivation et d’alcool…

[J’ai pas de titre parce que je cherchais une citation sur le quinquennat et quasiment toutes celles qu’on me propose sont de Laurent Ruquier alors merci, hein. Ceci est donc mon titre]

Tout d’abord et pour commencer par une introduction liminaire afin de débuter, bon anniversaire, L’Usine à Problèmes. En vrai, on ne se connaît pas depuis si longtemps, mais cinq ans pour un blog, avec cette régularité de publication de paveys terriblement indigestes mais sympatoches dans leur ensemble, c’est une performance qu’on ne peut que saluer.

 Je me présente : YllwNgg aka l’Homme qui valait 3 milliards de Chinois. Pour une raison qui m’échappe un peu (une sombre histoire de mentoring ou je sais pas quoi), Concombre m’a demandé à moi et d’autres de dire qu’est-ce qu’on avait appris en 5 ans. Vaste programme. Conscient de la thématique éminemment jeux vidéo/culture pop jap/poney/Internet/lol du présent blog, je vais me permettre de dévier de la ligne éditoriale pour parler de ce que j’ai appris, pour ma part, en 5 ans. Nan parce que voyez-vous, faire une rétrospective japanim’/manga de la demi-décennie écoulée, je pourrais le faire. Mais ça m’intéresse pas de trop. Alors je vais parler de ma vie. Si vous vous en foutez, c’est pareil, j’m’en fous pas mal. C’est moi qui écris après tout. ALORS JE FAIS CE QUE JE VEUX !!!

 Ces 5 années écoulées, pour moi, ça a d’abord été la découverte, l’apprentissage et le début de la maîtrise du métier que j’exerce vainement actuellement : le journalisme total. Début de l’été 2008, j’ai le moral dans les chaussettes : après avoir entrepris un master en relations internationales BEAUCOUP TROP administratif, puis un mémoire de recherche sur l’Histoire du hip-hop US, je me retrouve un peu gros Jean comme devant, n’ayant pour moi que la découverte de la radio récente et la satisfaction de dire des bêtises informatives dans un micro. Sorti de là, mes grandes aspirations (résoudre le conflit Israélo-palestinien ou rejoindre la Zulu Nation) sont loin. Eté 2008, je tente quelques concours d’écoles de journalisme total, et échoue en Infocom à l’Université de Nantes.

Nantes, pour le bouseux qui veut faire du journalisme, c’est très très bien. Non pas grâce à la formation. Mais grâce à la multitude de médias locaux associatifs qui acceptent globalement n’importe qui d’un peu motivé. En plus de me découvrir une passion pour le journalisme total, je m’y suis fait pas mal de potes. Certains sont aujourd’hui très connus sur les Internets, mais on est pas là pour parler Klout ou quoi.

En somme, en 5 ans, l’idée du journalisme a germé puis mûri. Aujourd’hui, si tout n’est pas non plus rose, j’exerce un métier que j’aime et qui me fait vraiment pas suer quand je me lève le matin.

 En 5 ans, j’ai également pu approfondir ma connaissance de la vie. J’ai la chance de pouvoir compter sur une multitude de cercles de potes que j’ai pu constituer au gré de mon parcours chaotique (les nantais, les connards de journaleux, les gens de l’INTERNET – dont l’auteur de ce blog fait partie –, les bretons… OUI, LES BRETONS). J’ai dû affronter des situations un peu nazes desquelles j’estime être ressorti mieux préparer (chômage, pas de logement, ruptures) pour la suite. J’ai appris à contracter un prêt bancaire, à payer mes impôts, à remplir une putain de fiche Sécu. Je gagne peu à peu des levels d’adulthood. Je sais pas si c’est bien ou pas, mais c’est un fait.

 En 5 ans, j’ai pu participer à de multiples projets chouettes : Radio Prun’ et ses 10 ans, Canal 15 Vendée (RIP), Journal du Japon, Total Manga, TV5Monde, Zoo… Grâce à tout ça, j’ai pu interviewer des gens comme Roselyne Bachelot, HIFANA, Neil Gaiman ou Suda51 (quoi qu’en dise @Alvin_stick, j’aime bien ses jeux). J’ai même été invité à participer à une conférence, for fuck sake ! Ca fait gars qui se la touche, un peu (et c’est le cas, un peu aussi, ne nous leurrons pas), mais j’ai agréable, parfois, de se toucher un peu.

 En somme, en 5 ans, je suis passé du statut de petit con à celui de futur vieux con. Il me semble que c’est dans l’ordre logique des choses. J’ai vu, lu, écouté et joué à plus de choses pendant cette période que pendant les 22 années la précédent, je pense.

 5 ans, comme ça, alors que la vie commence, ça peut paraître énorme. Et de fait ça l’est (ces 5 années, comme je le dis, ont plus ou moins déterminées la personne que je suis aujourd’hui). Mais c’est finalement pas grand-chose. Tout le bouzin ne fait que commencer, avec ses lots de chiantise, de vie pépère et tout le toutim. Profitons donc de mnière très YOLO tant qu’on le peut encore.

Bon anniversaire, Usine à Problèmes. C’était très soin de m’avoir convié à m’épancher de manière flan ici.

Si l’Internet avait une mascotte, ce serait lui. Il a déjà eu droit à son hommage surprise – checkez le premier avril – et il pige comme il peut. Il a le démentiel don de toujours se plonger dans ce qu’il a conspué deux secondes avant. Il y a deux ans, j’avais plus de followers que lui, depuis, il a bien mieux compris que moi comment l’internet-game marchait. Si si, il est très fort. C’est à vous, monsieur Stick. Il va nous parler du chômage avec un ton de petit malin, attention, c’est perturbant. C’était le sixième, quelqu’un s’est désisté. Il ne s’en vante pas mais il m’a donné des coups de mains significatifs en scred là et là.

L’ autre jour, LaDebauche m’a demandé de lui écrire un truc pour les cinq ans de son blog, La Fabrique à Soucis je crois, ou un truc dans le genre, sur ce que j’ai appris ces cinq dernières années. Oh l’autre, il s’est passé vachement de trucs t’as vu. Imagine mec, en 2008, j’avais dix-huit piges, autant de quintaux auraient dit certains, un job à mi-temps de dingue qu’il était irresponsable de me filer à mon age et plus aucune envie de gratter à la fac parce que LOL YOLO.

On rigole mais c’est important le YOLO vous savez. On ne vit vraiment qu’une fois, je vous l’assure. On a pas trop le temps de se poser des questions parce qu’en vrai, on a le temps de rien. Tiens, vu qu’on est chez les otaques, je peux vous l’avouer, il y a fort longtemps, je m’étais abonné à la Collection Gold pour recevoir tous les mois de quoi constituer un bon backlog de mangasses d’animes à mater « en cas de chômage ». Un an à mendier des piges sans ASSEDIC plus tard, j’ai toujours vingt coffrets emballés dans leur blister dans l’étagère au-dessus du bureau qui ne manquent pas de me faire passer pour un gros nerd auprès des rares conquêtes que je ramène dans mon une pièce chauffage eau chaude ascenseur balcon mais sans moulures faut pas déconner non plus.

Ça, c’est au chomdu, autant dire qu’avec un boulot bouffant environ un tiers de votre vie, même en arrêtant de dormir pour profiter du reste (#astuce), il faut quand même sacrément se sortir les doigts et arrêter de pioncer jusqu’à 14h même si ça aussi, c’est un peu YOLO. Au début c’est cool, on est vachement jeune, on est toujours le plus jeune et les gens écarquillent un peu les yeux, c’est le swag. Mais ça ne dure pas. Dare dare, l’âge arrive, vite, vite et vous ne serez plus aussi jeune et pimpant que les jeunes qui lorgnent sur votre place comme vous il n’y a pas si longtemps. Je crois que c’est un peu pour ça que j’exècre les youteubés.

Old pour old, j’ai appris à me poser devant un micro et à raconter des trucs dedans en me prenant beaucoup trop au sérieux. Ça ne sert objectivement pas à grand chose mais hé, qu’est ce que c’est le fun, je dirais même qu’on s’éclate bien, et puis on fait de belles rencontres aussi. Je pense honnêtement c’est sur ça que j’ai le plus bossé. Voir de nouveaux gens, essayer d’être friendly quand on t’a dit toute ta vie qu’il faut se méfier des gens car #lesgens, ils sont méchants. Ok, il reste du boulot car ce n’est pas facile quand on était pas très populaire à l’école, mais vous savez ce que c’est sinon vous ne seriez pas trop dans les parages, à moins que vous cherchiez à lire du sous jetenculetherese, excellent dealer de conseils lifestyle au passage.

Parce qu’on en revient au boulot car vous savez, c’est important mais pas trop non plus. Respectez-vous et essayez de vous faire respecter si possible. Mais par contre, on oublie pas que la vraie vie c’est avec les potes qu’on retrouve après le taf avec qui on prend des coups jusqu’à pas d’heure en daubant sur Top Chef même si ça implique de ne pas être vraiment fraîcheur alpine devant Nadège de la compta le lendemain. Je ne vous incite pas à boire mais je vous le recommande fortement tout de même, contrairement à ce que disent les parents, j’ai l’impression qu’on y survit au-dessous de vingt verres par semaine, ce qui laisse une petite marge.

Mais vous pouvez faire plein d’autres trucs cools vous savez, mais par contre, faites-les. On se bouge son cul, on prend des décisions, on arrête de chouiner ou alors on chouine en faisant des trucs. Il y a plein de choses chouettes à faire et à apprendre, sur Internet ou ailleurs, et en cinq ans, je crois que j’ai compris qu’on a tout a gagner à se sortir les doigts. Ca fait un peu mal au début et on y arrive pas tous les jours mais c’est ce qu’on a de mieux à faire. Parce qu’on rigole on rigole mais en vrai, YOLO, vraiment.

C’était la leçon de vie d’Alvin_Stick. A très vite sur l’Usine à Ennuis !

Enfin, c’est mon bro de l’Internet. Je me suis calqué sur son modèle, on s’est rencontrés and the rest is history. Inutile de le présenter, il a plus de temps de parole ici que n’importe qui d’autre et il n’est pas impossible que je l’ai plus vu cette année que ma propre soeur. Il va nous parler de… de… voyez plutôt.

Il y’a cinq ans ou en étais-je ? Sortie du bac, début d’études de droit, la fin de la vie de lycéen, début de celle d’étudiant, de la liberté que cela occasionne et début de l’entrée dans la vie adulte. Ca a été ensuite une sorte de grand chaos: études de droits échouées à cause d’un manque de travail et d’un état d’esprit non adapté (j’étais encore en mode petit branlos convaincu qu’en se contentant d’écouter en cours ça passerait), deux ans d’études d’histoire relativement négligeables et absolument pas motivantes à cause d’un projet professionnel flou et d’une vie alors plus concentrée sur la vie associative et Internet que sur des échéances aux enjeux pas clairs et que je sous-estimais alors clairement. S’en suit alors la décision de partir de ce système, pour plein de raisons dont une famille sur place qui commençait à foutre la pression et à me prendre de haut à cause de mon statut, et de m’installer à Nantes pour le grand plan. Ce qui consiste à préparer des concours d’entrée dans la fonction publique, chercher (péniblement) des jobs divers et variés, etc etc. Un an et demi je quitte Nantes pour Paris et nous y voilà, je suis à l’heure actuelle semble t-il un heureux chanceux puisque j’ai un toit et un travail.

Bref, ces cinq années ont surtout été cette transition difficile entre vie adolescente et vie adulte. Rendue encore plus difficile par cette hésitation permanente, cette incapacité à trouver un projet d’avenir et à m’y fixer.

Il y’avait toujours au loin cette envie d’être journaliste mais en même temps je ne faisais rien pour m’en diriger et je me contentais bien aisément de mon *blog* et de ses *nombreux visiteurs* et de la *gloire* que ça amenait. Et, malaise, c’est au moment de commencer à vraiment exercer ce métier (en stage chez Nolife ou bénévolement chez le JDJ) que je me rends compte que je ne l’aime pas vraiment, et que je ne me vois pas le continuer. L’exercer pour de vrai. Attention, cela ne veut pas dire que mes expériences ont été négative: j’ai des souvenirs vraiment excellents de mon stage, et même si je continue à être maladroitement atteint d’un starcrush pour toute la chaîne, je suis honoré d’avoir pu faire partie de l’aventure malgré les sacrifices que j’ai pu faire à l’époque. Mais en y étant je m’en suis rendu compte terriblement: je n’ai pas ma place dans ce milieu parce que je n’ai tout simplement pas envie d’en faire partie. Ce n’est pas une histoire d’ambiance, ce n’est pas une histoire de milieu soi disant corrompu (c’est pas giga vrai), ce n’est pas la faute du milieu lui-même. C’est juste que je sens que si j’en fais partie, je vais devenir fou et je vais perdre tout amour non seulement envers un de mes médias favoris mais en plus envers l’écriture elle-même.

J’ai lâché le Journal du Japon à peu près à la même période, quand je me suis rendu compte que passé l’adrénaline de la première rencontre avec un mec japonais super connu, bah je ne faisais finalement que me forcer à écrire des textes dans lesquels je ne me reconnaissais pas, que n’importe qui d’autre aurait pu faire à ma place. Et c’est là le plus important: dans un milieu surchargé de volontaires, si n’importe qui d’autre peut faire ce que je fais et que je n’y trouve aucun plaisir, alors autant laisser ma place: je ne la mérite pas.

Je suis à l’aise pour critiquer, analyser mais tout ça je veux le faire selon mes règles, selon mes humeurs. Par exemple, j’emmerde ceux qui trouvent que j’utilise un style beaucoup trop oral ou vulgaire. Qu’ils aillent lire des mecs qui font un style pas oral et me pètent pas les couilles. J’écris comme je le sens parce que pour moi l’écriture est un moyen de transmettre honnêtement mes sentiments, tout en permettant un léger recul que tu as pas à l’oral. C’est pour ça que je suis toujours très heureux d’écrire pour mon blog ou mes conneries perso.

J’adore aussi parler dans un micro. J’avoue que j’adore quand on me demande mon avis sur quelque chose ou quand je sais être écouté ou lu quand je donne mon avis, je ne le lirais pas. Et si ce que je recherchais dans le journalisme n’était pas le faire d’écrire et d’être payé pour ça, mais juste d’écrire avec la garantie d’être lu ? Et si ce qui m’avait attiré le plus dans l’idée d’aller bosser un mois chez Nolife c’était pas le fait d’apprendre un métier en profondeur ou de potentiellement rejoindre l’équipe à long terme mais juste l’idée de pouvoir écrire une critique de jeu assurée d’être vue par un bon paquet de gens ? Si ce que j’avais recherché si longtemps dans cette ambition pro n’était pas la carrière, mais l’exposition qu’elle amenait ?

Aujourd’hui je fais un métier que je m’imaginais jamais faire il y’a cinq: scanner des courriers, les intégrer, les trier. Le métier est répétitif mais la paie est bonne, l’ambiance au boulot est bonne et il est très permissif niveau horaires et possibilités de réguler sa journée de boulot, en plus de pouvoir revasser gratos sans se faire juger par qui que ce soit, et dieu que j’aime bien ça. J’y vais sans me forcer (contrairement à mon boulot de gardien de parking dont non seulement le métier était chiant, mais en plus payé au lance-pierres, dans une ambiance de boulot merdique avec un boss colérique et petit chef qui m’effrayait à chaque fois qu’il disait mon nom) et pour la première fois depuis toujours, c’est même une entreprise dans laquelle je peux envisager une carrière. Et qui, surtout, me permet de faire des choses à coté. Ce qui est le plus intéressant, et de loin.

Je ne recommanderais à personne de prendre les risques que j’ai pris: même si j’étais sous la pression de ma famille et même si j’avais alors la volonté d’essayer d’épater la galerie (famille, amis, copine), quitter mes études a été une décision quasi suicidaire. Sans les bonnes personnes ou les innombrables coups de pots que j’ai eu (un candidat qui s’est pas présenté au moment X, quelqu’un qui peut m’héberger et qui peut accepter de décaler le loyer quelques semaines quand on se retrouve à sec, un boulot qui tombe 3 semaines avant une deadline, un toit une semaine avant cette même deadline) ça aurait pu très très mal tourner et je n’ose imaginer ou j’en serais aujourd’hui. Si vous avez un projet déterminé, continuez à le poursuivre à tout prix. 

Et j’ai aussi appris que les succès étaient la plus grosse drogue vidéoludique de l’histoire, au point ou il m’apparaît inconcevable de pas acheter une Xbox One. Mais ça c’est une histoire pour un autre jour.

Bouhouhou tout ce pathos.

Alors oui, vous êtes tous représentés par des Tomoko. Tomoko pour toi, Tomoko pour toi, Tomoko pour TOUT LE MONDE
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5.55

Vlan ! Cinq piges de blog. Une demi-décennie. Il y a déjà trois ans, je blaguais que j’étais parti pour une décennie. Le titre de ce même post impliquait – subtilement – que j’allais arriver à ce stade. Et encore, ce n’est que la date semi-officielle puisque je suis déjà en retard d’un mois et des bananes pour faire ce post, mais aussi parce que la vraie date est en fait il y a sept ans. Je n’ai commencé à réellement poster des textes construits que vers Juin 2008, où j’étais certain de faire ça régulièrement. Là, je suis à un pivot du truc, sans réellement savoir si je vais rempiler régulièrement à la rentée. Un petit sacrifice d’égo et « d’assise Internet » qui rapporterais un fantastique gain de temps. Au lieu de faire un habituel bla-bla sauce bilan, je me suis donc posé une question, appuyée par la rondeur de ce beau chiffre.
« Qu’est-ce que j’ai appris en cinq ans ? »
C’est pas simple mais il y en a des choses. Disons que j’ai fait pas mal de découvertes. Je n’ai pas réellement évolué – en tout cas pas des masses – mais j’ai fait une kilotonnes de rencontres et de trucs fascinants. Il faut comprendre que cette page est, pour moi, toute ma période post-bac, et qu’elle va pratiquement mourir d’elle même dès que j’aurais un boulot. La réponse en version light, car être exhaustif ici et maintenant c’est pas simple, non non non.

Déjà le cinquième Excalibur d’anniversaire ohlala

Donc. L’été 2008, c’était à peu près comme hier, je sortais de la Prépa, équivalence magique en poche. Plein d’idées en tête mais sachant bien que je n’y arriverais jamais avant une licence au minimum, je me dirige vers le droit. Je fais ma première Japan Expo, découvre qu’il y a un truc derrière. La Fac commence et je vais devoir me prendre en main sur tous les plans. C’était sympa, j’étais relativement frais dans ma tête, mais écrire sur des sujets rigolos, même dans le vide, était quelque chose d’assez excitant. Nous sommes maintenant cinq ans plus tard. J’ai moins de cheveux, plus d’expérience, beaucoup plus d’assurance, j’ai écrit quinze milliards de signes sur Internet et je tape tout ça depuis le Maroc, mille-feuille à la main. Bref, la vie est cool, c’est les vacances et bientôt le shit va getting real. Un peu comme chaque année, finalement. Que s’est-il passé entre temps ? Je vous fait le best-of, ici et maintenant. La vaste majorités des machins évoqués ci-contres ont eu droit à un post dédié. Il va falloir les chercher car j’aime faire de la flemme sur les petites choses une constante.

En 2008 j’étais absolument profane des animes. Aucune idée qu’il pouvait y avoir une actualité et un fandom dédié. Je pensais que c’était une sorte de relicat du passé et que certaines productions subsistaient en France de temps en temps, la saison « Kaz » étant soit une exception, soit une ouverture discrète. Je lisais quelques mangas avec grand plaisir sans savoir que des adaptations étaient quasi-systématiques. Entrer à la fac était synonyme de glandouille sur le net devant un Guy Carcassonne encore vivant. Bientôt, j’apprends l’existence de La Mélancolie d’Haruhi Suzumiya, commence un peu voir, trouve ça formidablement moyen et découvre qu’il y a plein d’autres trucs. J’ai eu un gros coup de coeur pour Soul Eater dont l’univers me colle à la peau, très perfectible et la fin approche. Sinon, les meilleurs animes que j’ai vu sont probablement Haibane Renmei (mon seul 10 sur My Anime List, folie furieuse), Tokyo Magnitude 8.0, Sayonara Zetsubo Sensei et Baccano!. Mention honorable pour les idées barrées de Kaiji. Bon, on est d’accords, pas facile de battre Cowboy Bebop mais certains se défendent comme ils le peuvent. Ce n’est que le préambule d’une liste assez longues de séries vues, finies, abandonnées ou purement snobbées (K-On ! est un running gag qui tient toujours) et qui passionnent beaucoup de gens.
Surprise numéro 1 : la japanime est aussi une affaire d’adultes, et je ne parle pas de la masse impressionnante de pr0n qu’elle génère – non, que nenni, il y a de belles intrigues, des thèmes adultes, des machins complexes, pince-sans-rire ou violents. Parfois, c’est juste des mécha-loli à qui on a oublié de donner un pantalon et c’est embarrassant pour tout le monde. J’ai été assez otaque pendant cinq ans, j’ai même cofondé une asso et couvert pas mal de conventions, parfois avec une assez belle boule dans le ventre mais toujours avec plaisir, finalement. Ce n’est plus un milieu dans lequel je me passionnerais à outrance mais c’était une grosse bulle sympa et originale. C’est pas comme si j’avais rencontré plein de gens via ce médium ou sa périphérie : une vaste majorité de gens bien, énormément de gens bien intentionnés, une tout petite minorité de gens chiants. Une très belle moyenne et des gens souvent originaux. Maintenant, je regarde pas mal de trucs en dilettantes (et c’est un peu hypocrite de ma part parce qu’il y a plein de trucs bien cette saison et pas que des machins bien nets) donc un pan bien particulier qui a pris de grooooOsses proportions dans ma vie. Maintenant, je me suis calmé, je préfère jouer à Rock Band.

CE JEU !!§

Le jeu vidéo, c’est une autre histoire. Le saviez vous ? J’étais complétement Nitendautiste jusque là. Comme tous les autres, je vivais dans un joyeux monde de gameplays parfaits, de Mario Party, de Wario Ware, etc. Et paf, je finis par avoir envie de succès (la motivation la plus étrange de tout les temps) et de jouer à Banjo-Kazooie (ditto) et j’achète une 360. ET LA PATATRAC TONITRUANTE DÉCOUVERTE, la même qu’au dessus ! Il y a toute une actualité et elle est encore plus intense ! Dingue !!
Moui, plus sérieusement, j’ai appris à comprendre qu’il y avait plein de trucs pour moi de l’autre coté du JV, à l’époque où Nintendo savait ce qu’il faisait. J’ai réussi à ouvrir ma focale quoi, ça demandait un certain effort intellectuel à l’époque. J’en retiens des jeux comme Read Dead RedemptionRayman Origins, Alpha Protocol, Fallout New Vegas ou Catherine. Sans compter les milliers d’eurobrouzoufs – littéralement – dépensés dans Rock Band. Les choses ont bien changé, on est sur le point de passer à la génération d’après et elle aura pris son temps. Sega a perdu le jeu à force de perdre les siens. La 3DS a raté son démarrage comme jamais, elle est en pleine forme deux ans plus tard. La Wii U pourrait suivre le même chemin mais il va falloir beaucoup de jeux et d’abnégation. Sincèrement, je crois qu’en 2008 je me disais que GTA était un jeu un peu con et violent. Pardonnez moi, je l’étais un peu aussi, con. Faut dire qu’à l’époque, acheter un jeu était quelque chose de rare et puissant, aujourd’hui, c’est une routine !
C’est devenu quasi-industriel, parfois pour le boulot, encore plus rarement pour rattrapper le passé. En cinq ans, le jeu vidéo s’est un peu cassé la gueule. Le marché est en train de changer de modèle, Game a glissé sur une peau de banane, le journalisme JV est devenu – un vaste problème de connivence chez les autres – un vaste concours de celui qui va dénoncer le voisin en premier sur Internet. La presse est quasi-disparue en France. Internet a une fois de plus tout pété et la réponse émerge dans quelques pratiques alternatives qui se cherchent encore aujourd’hui. Le retail existe toujours mais Zozon.com reste la meilleure façon de se fournir. Oui, pour les consoles. Ne me parlez pas de master race. L’élitisme PC est peut être la seule constante du truc.

Souvenons nous, ce blog était à la base un blog télé ! Est-ce que les choses ont changé ? Noooon ! Quelques petites séries résistent toujours à l’envahisseur. Je peux même pas écrire de généralités sur les networks parce qu’House Of Cards, premier produit de l’écurie Netflix, à l’air de valoir son pesant de cacahouètes. La grande ère HBO reviendra pas mais elle nous fournit encore Girls, The Newsroom où Game Of Thrones. Ok, Six Feet Under, The Sopranos, The Wire et Oz appartiennent au passé mais la création taylay a encore de belles choses devant elle. Imagine, Monster par Del Toro ? Ca risque d’être quelque chose. En 2008, c’était le grand retour à la sitcom. Je porte pas beaucoup The Big Bang Theory dans mon cœur, préférez The Office. Enfin, toute « l’ère ABC de 2004-2005 » avec Grey’s Anatomy, House, Lost et Desperate Housewives est terminée, bien heureusement pour cette dernière.
En 2008, on sortait à peine de la call-tv, ce concept qui me fascinait. Aujourd’hui, pas bien loin sur la TNT, restent les émissions de type Discovery qui exploitent des concepts foufous. Je matais Survivor en live depuis déjà un an et j’allais découvrir The Amazing Race en vomissant de bonheur. Si vous voulez recréer ces conditions, matez la saison 6 ou 9 et tant pis pour le 4:3. La première a de meilleurs restes que le second (mais il paraît que la dernière saison est vraiment bien donc allez savoir)
Pendant ce temps, en France, on tend vers le concept de mini-jeux partout. Dans cinq autres années, on invente le Wario Ware télévisuel. Vivement quoi. Ici, commencer une phrase par « Bref » est devenu connoté.  Gros coup de coeur pour Nolife dont l’aventure est inspirante.

Bonjour ceci est la meilleure vidéo des Internets

Niveau musical ? Deux groupes que j’ai découvert en 2007/2008, The Go! Team et les Flaming Lips, restent parmi mes préférés encore aujourd’hui. Je suis devenu « ce genre de type » qui préfère acheter des vinyles parce qu’il a la chance d’avoir une platine. J’ai pris l’habitude de systématiquement aller à Rock En Seine chaque été, même si j’y vais en me disant « tout de même, la programmation est pas terrible »… parce qu’il y a toujours deux ou trois groupes qui sont une motivation du tonnerre. Dans un mois, c’est Franz Ferdinand, Phoenix et NiN. Aller à un concert cool et pas trop cher de temps en temps est devenu une sorte d’obligation bien saine. Je n’arpente plus les jeunes talents comme je le faisais autrefois et c’est un poil dommage, ces soirées au Trabendo me manquent pas mal. Sinon, un album toutes les deux semaines et un bon gros coup de cœur de temps en temps. Je dois bien remercier les jeux musicaux et certains Youtubeurs pour avoir découvert une foultitude de singles et de groupes.
J’ai vu Oasis splitter sous mes yeux et on me vanne toujours avec ça, quatre ans après. C’est bien ce single, sans surprises, que j’ai le plus écouté dans ce gros lapse de temps. Je nourris toujours l’espoir de bosser dans cette industrie, parce que commenter l’actualité en passant quelques disques sur Nova a l’air d’être le meilleur boulot au monde. D’ailleurs, en 2008, tous ces gens que j’adorais écouter mais qui ont disparu du radar : Bibi Tanga, Kenna, Cajun Dance Party, z’êtes passés où ? Y’a que les Friendly Fires et Vampire Weekend qui ont su tirer leur épingle du jeu, visiblement.

Pis bon, rester devant son Macbook c’est très sympa mais bouger c’est aussi très bien. En cinq ans, je suis allé sur autant de continents que d’UFR différents à la fac. Ou presque, quelque chose du genre, bref. J’ai suivi mon cursus un peu en traînant des pieds mais toujours en sachant que j’aime – la plupart du temps – ce que je fais. Les Lettres, c’est une question d’idéologie, d’époques et de goûts, parfois on a juste envie de s’en foutre. Aujourd’hui, je fais de la recherche et je boucle un mémoire, ça, c’est bien plus cool. Le deuxième cycle devrait se terminer sous peu et je vais reretenter les concours d’écoles de Journalisme. Peut être l’occasion de retourner en prépa.
Parfaitement, avec une majuscule ! C’est mon truc, un métier ingrat – décrié par les ignorants, parce qu’il y a peu de professions plus passionnantes et enrichissantes – difficile à intégrer. Pas de bol, ce qui m’intéresse c’est aussi le vrai, le généraliste. Il a fallu apprendre que la fac te laisse un peu te démerder et que c’est à toi de faire ton trou où tu veux. Qu’à cela ne tienne : premières rencontres, premières expériences, premiers stages, la machine se met en marche. Sans ce blog, les choses auraient été différentes, je n’aurais pas eu la petite motivation, l’incentive d’écrire partout sur divers sujets. Vraiment, la prochaine fois que vous écrivez une crasse sur un journaliste, réfléchissez bien. C’est un parcours qui se mérite et qui n’est pas toujours tendre – personne n’est là par hasard, alors dites vous bien qu’il y a peut être des paramètres que vous ne maîtrisez pas dans votre critique… en tout cas, études et boulot, concilier les deux est l’éternel casse-tête. A suivre, donc, et merci au Twitter et au JDJ d’avoir kickstarté tout ça !

Pis bon, le social, bien sûr. Pas besoin d’apprendre que les rencontres sont la clé de tout. L’appliquer, après, c’est autre chose ! J’ai fréquenté pas mal de sphères des internets ; des (bons) bloggeurs BD (pas girly) des otakes, des journalistes, des soiffards, des gars de l’industrie du JV ou de la musique, des lecteurs. Plein sont devenus des amis, une petite poignée sont devenus un peu plus. Arpenter des bars stratégiques est devenu une stratégie clé et un plaisir depuis une grosse année et demie. Rencontrer des gens, tisser son lien social et son réseau, le temps filtre naturellement tout ça. J’ai donc appris qu’il ne fallait pas toujours me brusquer, suivre mon instinct sur les gens sympas et ne pas être trop premier degré sur le web, même si c’est dur.
Puis j’ai pigé que mener des projets, même de niche, ça n’a rien de compliqué. Le Velvet Video Burger et l’AMV ENFER restent mes deux machins trademark, les deux ont été la suite logique d’une expérience qui tâtait le terrain. Même sans le crier sur les toits, le bon concept se suffisait à lui même. Alors avec un brin de communication maîtrisée !

Woof !

Woof !

Bon, je vais pas parler de trucs dont j’ai jamais parlé ici, genre de bouquins, je doute que mon fétiche sur Castaneda ou la littérature nord-Américaine vous fascine franchement.

Puis y’a Internet. En 2008, Youtube est encore un truc relativement récent. On ne maîtrise pas encore bien Twitter, Tumblr arrive, on écoute timidement de la musique légalement sur Internet et Tv Tropes s’apprête à ruiner nos vies. Bientôt, le gros du truc va se faire là. Tous les trucs. Aujourd’hui, l’Internet est citoyen, participatif, il nous offre le serious gaming, il finance à plusieurs, plus personne ne veut payer pour de la bonne information et de bons pure players surnagent au dessus d’un Melty aussi dégueu que bien référencé. Cinq ans, le temps d’un tapis roulant de mèmes. Le plus rigolo restera à jamais Trololo. Un an après, j’aime toujours les conneries à la Dolan. C’est bien Twitter qui est devenu le meilleur des terrains de jeux – et j’ai connu des sites qui m’ont aidé à étendre #leréseau, d’autres qui m’ont permis de mettre tout le reste à profit. Ben ouais, comme tout le monde, j’aime faire des podcasts. Des bons, de préférence. Proposer des choses, le partager, voir comme c’est gratifiant, idéalisme béat. Tout le monde y gagne, ça rentre dans cette période classique de pré professionnalisation qui nous atteint tous, le temps d’engranger des diplômes.

Bref, ça fait cinq ans que j’écris sur les Internets et c’est passé sacrément vite. Ça m’a apporté plein de choses. Souvent indirectement mais hé, c’est très bien comme ça. J’ai, basiquement, appris qu’il fallait se battre pour ce qu’on aime, qu’il ne faut pas s’en faire pour trop peu, que j’ai un fétiche étrange pour les cultures de niche et qu’il ne faut pas laisser passer les bonnes idées.
Merci à vous pour votre fidélité. Cœur avec les mains. Un autre encore plus gros pour ceux qui sont là depuis le début.
On se retrouve dans deux jours pour la deuxième moitié de ce post !

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Quadrature de l’égo

C’est de circonstance!

Vous prendrez bien un peu d’égo avant le post égo? Oui, parfaitement, le numéro 1 de Shortlist est disponible sur les intrawebs. Réalisé avec yllwngg (qui a un tout petit peu complètement tout fait) – nous avons sondé une quinzaine d’individus à la dernière Epitanime sur leurs goûts musicaux. Bien sûr, je partais du principe que j’allais coincer tout le monde… et c’est plus ou moins ce qui s’est passé, cf. les deux/trois dernières questions. Vous constaterez également que j’ai la capacité étonnante de changer de T-Shirt entre deux plans, c’est ça la vraie puissance du journalisme! Bref, ce format pourrait avoir vocation à être sérialisé, si vous avez des idées de thèmes pour… disons, la Japan Expo, soumettez-les ici, vous finirez cités en introduction, gloire et honneur. Merci également à tout ces intervenants pour ce premier round et oui, vous aurez constaté que je ne vais pas toujours chercher très loin – mais hey, tomber sur une Celty qui se fait mater le fondement en pleine interview, ça n’a pas de prix.

Si ce post était un sandwich à l’égo, voilà ce qui serait le petit pain de bas : le 23 Juin est la date du deuxième Respawn Live in Paris. C’est à dire comme tout les autres Respawn… mais en direct, et filmé! La fine équipe de Radio01 a donc mobilisé tout une batterie d’invités de haute volée pour discuter et débattre autour de l’E3. Fatalement, j’y serais, probablement pas en tant qu’intervenant direct mais vous retrouverez quelques connaissances autour de la table principale. D’ailleurs, je suis un peu comme les Rascals Flatts, je viens avec mon gang, j’ai même pu chaperonner une ou deux illustres personnalités que vous reconnaîtrez probablement – puisqu’il est probable que vous allez nous y voir nous fracasser des objets sur le crâne de l’autre. Mais si, vous savez, ça avait commencé avec une Santos Y Major… bref, matez donc ça, il y aura du bon peuple et du bon sujet à traiter, ce sera formidable. Je serais également présent à la petite Schtroumpf Party des 5 ans de Synopslive… et prochainement dans un Faster Than Light pour commenter la run d’un jeu de forte qualitaÿ, un indice pour vous : il y aura des singes et des boules.

OKAY DONC pffiou ce blog à quatre ans. QUATRE années – concrètement six d’existence mais quatre d’écriture sérieuse et régulière. Sérieusement, quatre? Je me vois écrire la moitié de ce fait d’armes comme si c’était hier. L’Usine à Problèmes est donc désormais un hobby que je considère pratiqué sur le long terme – mine de rien, un de mes blogs de référence a atteint dans les neufs années d’existence avant de plus ou moins abandonner pour cause de lecteurs trop nazis – et on s’approche plus ou moins de ce cap qui ne sera évidemment pas atteint de mon coté – et ça, je l’espère très sincèrement, car il y aura forcément un moment où je finirais par atteindre une sorte d’écriture automatique, sans subjectivité derrière. Le blues du blogging quoi. Toi, lecteur, tu lis ces lignes en atteignant des hauteurs de sourcils encore inexplorées et tu penses à l’égotrip mais tu ne sais pas vraiment ce que représente cette position mixée entre « écrire pour soi » et « écrire pour autrui sans le définir ». Y’a bien un moment où les deux courbes se croisent et c’est la lassitude. Je n’y suis honnêtement pas encore vraiment, c’est toujours avec plaisir que je fais ça mais je me rends compte que je remet en question la pérennité du blog tout les six mois!

Boah, allez, pas de prises de tête inutiles. Déjà, je suis extrêmement fier d’avoir atteint ce cap – ça c’est pour le tirage de nouille – et c’est toujours un plaisir de vous avoir en lecteurs. Plus on écrit sur le web, plus on adopte des raisonnements un peu étranges. Genre avoir « du crédit » ou « une légitimité ». Maintenant, parlons un peu de l’avenir, voulez-vous?

L’administration est une petite chose fragile et je n’ai aucune idée du point où peut en être mon dossier pour les cursus en Master. Vous vous en cognez légitimement mais ça veut dire qu’à l’instant T, je ne sais pas encore ce que je fais en Septembre! Je suis donc totalement en manque d’emploi du temps, donc d’heures disponibles pour faire tout ça. Ce que je veux dire c’est qu’il n’est pas impossible impossible que je passe en mode « partage définitif des priorités » et que la rentrée signifie un net coupage à l’eau du rythme de parution. D’ailleurs, je n’ai strictement aucune idée de Sagadaÿtaÿ cette année et il serait peut être un peu redondant de vous faire un cinquième Round à exposer du Dolan ou du Call Me Maybe. Le fait est que je me sens un peu survivor parce que la quasi-intégralité des blogs avec qui j’ai « commencé » par me faire un cercle… ne postent plus, ou très peu, et vous devez imaginer cette phrase avec ce petit smiley rigolard qui sue beaucoup. Il est un peu impossible de savoir si c’est une bonne ou une mauvaise chose – parce que je ne sais pas si la « relève » est vraiment là. Je ne dois pas regarder dans les bons coins car il m’arrive de tomber sur des machins si mal écrits et si… on va dire, sûr d’eux – qu’on se force parfois à se relire avant de cliquer sur « publier ». Et ça, c’est une bonne chose, mais comme j’aime le répéter partout : la médiocrité n’est pas un concours.

Quoi qu’il en soit, la suite sera toujours probablement dominée par le JV : pas mal de side-projects seront du même acabit et ça risque d’influencer ce site, qui restera mon portail vers tout le reste. En l’occurrence, une chronique régulière (on part sur une base mensuelle mais je compte bien prouver que je n’ai pas qu’un seul domaine de compétences) sur RSP, la Radio des étudiants de Science Po Paris. De la même manière, je vais probablement essayer de briguer une place sur Rue 89, le slot Jeu Vidéo étant complètement… inoccupé, cela ne devrait pas être trop difficile de se faire une place au soleil à ce niveau là. Niveau animes et japoniaiseries, on s’y remet tout doucement, mon prochain article est d’ailleurs calé quelque part par là. D’ailleurs, en Septembre, je voulais faire comme grand running-gag « le fameux dernier chapitre de Soul Eater 20 » – nous aurons la réponse début Juillet, mais il semblerait que mon pronostic principal soit bon mais… inversé. Bref.

On m’a pas mal demandé à Epita ce qu’il allait advenir du Velvet Video Burger. Après un an d’inactivité, clair que la question se pose, mais je répondrais exactement la même chose aux trois personnes qui m’ont exprimé des inquiétudes : je ne lâche pas le concept. Que ce soit très prochainement où avant la fin de l’année, je trouverais trop dommage de laisser tomber un truc qui a déjà donné quatre séries de vidéos plutôt cools (même si, on est d’accord, Zelda était un peu moins fun à suivre mais restait plus qu’agréable) et tout ce qu’il me faut, c’est une étincelle composée de motivation et d’un creux dans l’emploi du temps à trouver. C’est actuellement peu de choses et je vais faire mon possible pour mettre ça en œuvre, prenez ça comme vous le voulez.

Ah, damned, j’avais promis de mater Code Geass et Evangelion, il faut que je m’y mette fissa. Après, m’approchant – de manière un poil plus privée – des sphères un peu plus pro, je vais devoir adapter un peu mon contenu et avoir une approche un peu plus sérieuse sur certaines choses et certains sujets. Je vais probablement mettre un peu plus l’accent sur la musique et entrer dans une description sérieuse de certains courants, groupes ou scènes. Après tout, c’est vaguement ce que je vise à moyen terme, et garder une exhaustivité de sujets minimale est ce qui fait un bon blog, selon moi. Merde, il faut grandir, tout simplement, cela est bien triste.

L’année et la saison ne sont pas finies, il reste encore un mois et demi à trimer – vous y trouverez la fin de Mario Maso (j’ai volontairement repoussé les derniers épisodes pour avoir mes invités finaux – je ne veux pas les presser car ils incarnent un certain standing – oui, c’est un complexe d’infériorité un peu étrange) et de l’habituelle tartine de reviews de fin d’année – le tout mâtiné de quelques jeux vidéos (dont des dématérialisés) etc. Cela pourra conclure une année tranquille pépère, sans évènement particulier mais dans la continuité des choses. Je vais pas m’étendre, j’ai déjà dit tout ça il y a deux semaines.

Bref. Dans le top dix des référents, on trouve – dans l’ordre – Nanami, Twitter, Sama, la version Over-Blog (et sa redirection automatique), Néant Vert, Netvibes (?), What Did Youe Expect, Aggregamers et … Google.

Les articles les plus lus cette années sont : celui sur Katawa Shoujo, la page Amv Enfer, le bilan 2011, le post de Kocobe sur son analyse pragmatique de My Little Pony, le récent rapport d’Epitanime, le premier Mario Maso avec Alvin, mon whining préliminaire sur le métier de journaliste, le tome sur le manga matheux et la review de Colourful.

Parmi les mots clés les plus tapés pour arriver sur ce blog cette année, on trouve « scrubs », « rage comics français », « allez viens on est bien, « docteur zoidberg » « lio string », « olivier de carglass » et un millier de trucs lubriques, aléatoires et salaces.

Encore une année de passée à toute vitesse, j’espère avoir la possibilité et la motivation de continuer à écrire et à progresser pour encore longtemps. Quatre ans, c’est déjà une fantastique expérience sur la durée… je m’étendrais plus l’année prochaine, hypothétiquement, là, je dois aller picololer.

Au revoir les enfants!

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500

Hey, c’est moi. Pardon d’avance, mais ce mois de Juin va être une exposition d’égo non-stop : tout tombe en même temps! Le présent post, l’anniversaire du blog, l’habituel rapport d’Epitanime (peu de temps après ceci) un Mario Maso à chiffre rond et j’en passe. Avant toute chose, merci beaucoup pour vos participations pour ce deuxième quartier libre et de ces huit posts assez variés qui ont, malgré tout, contribués à élever un petit standard de qualité que j’essaie d’établir ici. Oui, même l’Ultimate Blague, car quand bien même cet Anon a sans doute joué avec mon coté névrotique-des-posts-courts, j’ai un fétiche pour le mot « galéjade ». Bref, bien joué et ne vous inquiétez pas si ils sont pas/peu commentés, je sais de mon coté qu’ils ont été lus. Je pose ceci, Inks fermera le quartier libre après moi et on revient à la normale.

Quoi qu’il en soit, vous avez écrit les posts 492 à 499 et voici LE chiffre rond ultime, je ne pense pas une seule seconde atteindre le prochain pallier « vue de l’esprit » – le millier, quoi – qui impliquerais à ce rythme cinq autres années de blogging, ce qui nécessiterait beaucoup d’abnégation, de sacrifices, de temps perdu et de modestie que je n’ai plus forcément (car oui attention scoop, plus ça va, plus tu te sens légitime d’avoir des lecteurs et il y a un moment où la courbe paraît trop basse pour ce qu’on fait, c’est comme ça) mais bref, voici quatre points qui définissent cette page web qui me tient à coeur.

Aujourd’hui, je fais péter les « Concombrettes ». Que des personnages emblématiques qui ont tous la particularité de faire planer le doute sur leurs chromosomes

Pour le 300è, j’avais envoyé l’Amv Hell à problèmes, déclencheur d’une série de vidéos qu’on ne présente plus (et là aussi, on en reparle très bientôt) et pour le 400è, je me suis permis de faire un test vidéo de L.A. Noire, en parlant de visu à la caméra, truc que je n’ose pas vraiment regarder depuis. Pas d’idée particulière cette (dernière) fois : vous avez échappé à un film Xtra Normal racontant la genèse du blog. La mauvaise nouvelle, c’est que vous allez y avoir droit à l’écrit, mais la bonne c’est que je vais me lâcher en anecdotes inutiles, donc croustillantes. Allez, c’est parti pour l’insight ultime et une grosse séance de rattrapages pour ceux qui me suivraient depuis peu.

LE META

Le processus de non-écriture ne va pas vous surprendre : par exemple, il est trois heures du matin et je passe, dans 36 heures, le concours qui va formaliser mon année scolaire suivante, concours que je vise depuis le bac. En gros, je fais toujours ça dans les moments les plus improbables et, de préférence, à une heure où les gens normaux dorment, ce qui explique pourquoi on me voit régulièrement whiner sur Twitter parce que je termine mes travaux en pleine nuit. De la même manière, j’écris extrêmement rarement un post en plusieurs fois et un billet de 2000-2500 mots peut demander jusqu’à quatre ou cinq heures d’écriture/relecture au total. On ne voit pas vraiment le temps passer mais, la plupart du temps, j’expédie mon train de pensée pour « rentrer dans les frais » ; Si ça ne se voit pas, tant mieux! Je me souviens déjà avoir pondu des pavasses en cours, en amphi, en Travaux Dirigés, en vacances, à l’étranger mais je dois avouer que le lieu d’inspiration alpha est – et je suis sûr que c’est le cas de beaucoup de gens – mon lit.

Trouver un sujet est quelque chose d’assez mécanique dans ce contexte : parfois, on a une liste de trucs en tête pour tout un mois, parfois on ne sait pas du tout le sujet de son propre post suivant. C’est là que je vais vous dévoiler mon coté névrotique : je ne supporte vraiment pas poster moins de neuf billets par mois. Vous même avez respecté cette habitude d’espacement tout les trois/quatre jours, mais il arrive de regarder un truc avec 50% d’intention du « en dire un truc sur le blog ». Je sais, c’est un peu glauque, mais tout est potentiellement une source de pavasse. Cela fait bien sûr beaucoup de temps que je me formalise sur des critiques toutes bêtes en paragraphe-images-and-again mais tout sujet d’actualité bien geek, post thématique ou figure de style peut popper au gré des idées et des possibilités. Je vous assure qu’il y a pas mal de trucs que je n’ai jamais osé développer, de peur de sévèrement me faire juger le groin! Du coup, ça va et ça vient au gré des évènements et des découvertes, le syndrome de la copie blanche marche aussi ici : avec du recul, il y avait toujours un truc à dire sur n’importe quoi, au pire, on peut toujours pêcher un souvenir d’enfance et l’emballer avec quelques petites mignardises textuelles. C’est ça le truc, le partage, se dire qu’au moins un autre type sera d’accord avec vous et regardera votre texte d’un air nonchalant mais impliqué. Je reste fondamentalement persuadé que le texte est le support roi, que les bloggeuses BD sont toutes un peu attention whore, que Gaspard Noé est un suppôt de Satan et que dans dix ans, je serais toujours là à dire « Je ne comprends pas l’engouement autour de K-On »

Le persona Je me suis toujours demandé si les gens faisaient une différence entre « identité web » et vraie personne de chair et de libido otaque – je me suis toujours considéré comme identique dans les deux cas. Enfin, dans la vraie vie, je ne parle pas en interminables paragraphes justifiés (j’ai même tendance à bégayer là, c’est la fatigue) mais j’aime bien garder ce ton d’éternel ado sarcastique. Toi même tu sais. Donc- à la question « est-ce qu’il y a un personnage derrière », même pas! Pas mal d’amis rencontrés sur le ouaibe m’appellent toujours par mon pseudo, et oui, le « Concombre » qui tombe naturellement dans une conversation, c’est perturbant pour le quidam qui passe par là. J’aurais peut être dù prendre un pseudo un peu moins référentiel et neuneu, zob alors! Après, je ne vais pas vous faire tout un paragraphe sur l’aspect rigolo de se construire une identité, des références, des repères automatiques, ce sont des problématiques évidentes.

Chronologie

Et ouiii, à ce stade, le blog commence à avoir sa petite histoire, sur deux supports différents. Vous aurez constaté une interminable list de posts classés par mois (ils ne sont pas tous « reformatés », j’en suis à il y a deux ans pour le moment) et tout ça correspond à plusieurs époques sur deux supports différents.

Les préliminaires (Juillet 2006 – Avril 2008) Oui, alors ce n’est évidemment pas la période la plus glorieuse de ce blog car j’écrivais – et encore – aussi bien qu’un mec de 15/16 ans pouvait le faire, et l’ouverture de ce blog étant motivée par les chroniques internet quotidienne façon Blog Télérama, je m’étais mis en tête de poster au moins une fois par jour, ce qui donnait des micro-billets un peu honteux et cela à un rythme que je n’ai évidemment pas tenu longtemps. Les fondements du truc actuel étaient là, sans certaines de mes marottes (rétrospectivement, ce n’est que de la TV et des trouvailles internet ponctuelles) ne sont pas encore présentes. De la old shame, en quelque sorte. D’ailleurs, le blog n’a ni nom réel ni bannière! Après de longs mois de pause, je m’ennuie un peu en fin d’année de prépa et je décide de m’y remettre. C’était il y a quatre ans et ça dure encore!

Les débuts hésitants avec plein de découvertes (Mai 2008 – Aout 2009) C’est en commençant à peine à arrêter de poster dans le vide que je continue mes pitreries en basant mes pérégrinations sur … une micro-communeauté de blogs-BD. Souvenez vous, l’émulation des débuts avec Ilpalazzo ! Ca dure quelques mois, les mêmes habitués commentent mes bêtises, je montre mon incapacité à faire des bannières (vous ne voulez pas savoir, elles étaient bien trop kitsh pour le sens commun) et yadda yadda. Cependant, ma toute première Japan Expo, en Juillet 2008, me montre tout un pan de culture que je ne soupçonnait pas alors – et la veille de cette dernière, le même Ilpa me montre trois sites Web : Néant Vert, Editotaku et Quartier Libre. Je découvre avec des étoiles dans les yeux ces écrits spécialisés alliant véritable humour et niveau d’écriture en me disant que moi aussi, finalement, j’aimerais passer mes heures perdues à faire ça. En octobre, c’est la création de Mario Maso, une série qui trouvera son petit public, et c’est vers Mars 2009 que s’opère chez moi de premiers émois otaques : être coincé dans un amphi de Droit avec Pimii me permet de découvrir qu’il y a toute une culture anime… et c’est après une tentative très mitigée de me mettre à Haruhi Suzumiya (bof) que je matte Bienvenue à la NHK, en Mars. Premier coup de cœur (et sacré coup de poing dans la gueule) qui formatera une grosse partie de mes goûts pour l’année à venir. Potentielle poussée d’otakisme : une intégration rapide au Forum Thalie me permet de passer une première Epitanime mémorable et de comprendre tout l’aspect politique de ce genre de cercle, bref, le panard, ce qui palliait bien avec une année personnellement pas géniale. C’est il y a précisément trois ans que je mate un shonen commençant par Soul et se terminant par Eater que je tombe en amour devant ce casting charismatique, bref, j’ai même mon oeuvre de référence à vénérer, je suis le parfait petit otaque en puissance.

Septembre 2009 – Aout 2010, l’année extrême Nouveau round de feuilleton d’été plus tard et un titre définitif trouvé, cette deuxième saison « sérieuse » est presque entièrement consacré à l’ouverture de l’association forum Thalie, dont les préparatifs occupent une première moitié studieuse, à fignoler moult détails pour les premières conventions de cette nouvelle asso (OUI, loi 1901) – mais c’est surtout l’année ou je me trouve enfin une « ligne éditoriale cohérente » et où je commence le petit schéma critique que vous me connaissez bien… surtout aidé par la création de « Sceaux de Qualité », merci Damien! Petit side-project cependant : le Velvet Video Burger, ce concept de Let’s Play en ligne où chacun reprends la sauvegarde du précédent et commente en live son morceau choisi : je vous recommande particulièrement les deux zappings, qui résument les meilleurs passages du projet, le tout monté avec brio par Youe. Au dela de ça, c’est chronique sur chronique, on atteint le pic du midi des posts trop longs (c’est dans ces moments que je prenait pour habitude de ne pas m’étendre en dessous des 3000 mots) et l’année se termine dans le sang, les larmes, la bagarre! Vraiment, une chouette période, rempli de plein de petits projets concluants (dont l’AMV HELL à problèmes, il y a 200 posts de cela) qui montrent que oui, avec un peu de hasard et de conviction, on peut fédérer et faire des trucs créatifs et sympas. Comme on dit chez 10 minutes à perdre : ET CA C’EST COOL! 

La continuité des choses (Septembre 2010 – Aout 2011) Je pense très sincèrement que c’est la meilleure année du blog en termes de contenu, dans le sens où j’étais le plus inspiré. Niveau qualité, ce n’est vraiment pas à moi de juger. On s’installe donc dans les réflexes habituels qui se seront établis d’années en années, sans réel prises de risques (le blogging, cette aventure!) et sans réellement m’intégrer dans aucune autre communauté ou cercle que ce soit. Bref, je vis ma vie d’étudiant glandu obsédé par sa nouvelle XBOX et j’essaie de donner le meilleur de moi même en texte. Pas de fait d’armes particulier, à part un peu d’égo en plus (dont les Golden Blogs Awards l’année dernière, ça fait toujours plaisir) parce qu’à part la Fac, Rock Band et Formspring, je me concentre un peu plus sur les études. A ce stade, l’Usine à problèmes devient plus un blog jeux vidéos qu’autre chose. Au moins, le premier AMV ENFER est un autre side-project qui nous tient en haleine toute l’année, projeté en convention puis relâché dans les intranets il y a un an. La suite ne va pas tarder…

JOURNALISME ! (Septembre 2011 – Là tout de suite) Et c’est après avoir déménagé d’Over Blog dans la douleur (sérieusement, faites-le le plus tôt possible si ça vous traverse aussi l’esprit) que je suis lancé dans une quatrième « vraie » saison de posts de la manière la plus mécanique qui soit : si j’aime, chaque année, en faire un peu plus, le truc est évidemment un peu retombé ces derniers temps car je commence presque à avoir un sens des priorités : effectivement, cette année aura été pour moi l’occasion de commencer à se faire un début de réseau qui s’amorce très gentillement vers le professionnel. Doucement, hein, on en est encore très loin mais ça ne m’a toujours pas empêché de continuer ce rythme de croisière. En revanche, force est de constater que les japoniaiseries n’occupent plus du tout mon temps – en anime surtout, je garde toujours régulière la lecture de quelques mangasses mais les découvertes se font franchement plus rares. Bref, j’espère que tout ça finira par porter ses fruits. En ce qui concerne le futur du blog, comme d’habitude, ce n’est pas prévisible… et j’y revient dans une dizaine de jours.

Les running-gags

500 posts, c’est long à faire mais il y a quelques astuces de remplissage… hé oui, je me suis trouvé un certain nombre de posts que je fais régulièrement ou selon un schéma que je ne changerais pour rien au monde. Ca comprend…

  • Les bilans de fin d’année. La date, un style musical qui doit basiquement résumer les douze derniers mois et un énooooorme résumé qui, via quelques mots-clés développés au minimum, permettent de retracer mes grands kiffs des douze derniers mois. J’aime particulièrement faire ces posts puisqu’ils ont une fonction d’archivage, ça permet de se souvenir ce qu’on a apprécié à tel ou tel moment.
  • Les Concombre Awards sont toujours le post juste après, le premier de l’année de facto. Basés sur le modèle des Gérards, ils me permettent de faire des intitulés crétins et de récompenser des trucs de manière totalement objective, oui. C’est tout aussi marrant à rédiger.
  • En Aout, je prends quand même la précaution de ne PAS blogger pour avoir l’esprit totalement libre comme l’air, jouer de la guitare au coin du feu et visiter les pampas du monde moderne, tu vois. Du coup, chaque fois depuis 2008, je fais une Sagadaÿtaÿ, une série de mini-posts rédigés à l’avance qui égrènent, la plupart du temps, « l’actualité mémétique » – à savoir les bidules du web qu’on aime répéter ad vitam dans la vraie vie, ou dans les médias (auquel cas on arrête parce que c’est comme nous priver d’un doudou)
  • Mario Maso est donc une série que je compte franchement arrêter en Juillet car le concept ne se renouvelle plus, mais il s’agit de faire une vidéo sur des roms de Super Mario World et de criser dessus, ce qui a été très efficace, en plus de découvrir une quinzaine d’invités et de personnalité du ouaib. C’est génial, non?
  • Les Joyeuseries Musicales (section Kulture Moderne) sont l’occasion de parler un peu musique – exercice un peu vain parce qu’on ne peut pas fondamentalement décrire ce qu’on entend – et d’étaler quelques extraits et coups de coeur perso, au cas où vous feriez des découvertes. C’est le but!
  • Les rapports de conventions/évènements, sérialisés ou pas, sont toujours l’occasion de faire un gros pavé sur les tenants et les aboutissants de tel festival réjouissant, l’occasion d’être un peu sur une autre planète pendant quelques jours – dont Japan Expo, Epitanime ou Rock En Seine.

#Lesgens

Après, l’une des plus grandes joies dans ce genre de contexte c’est bien sûr la tour d’ivoire sur laquelle on peut trôner et, si le coeur nous en dit, faire quelques rencontres. Je suis un peu autiste sur l’internet (je ne commente quasiment jamais quoi que ce soit) mais j’ai pu rencontrer une très grosse majorité de mes lecteurs, et même copiner avec la majorité de cette majorité. Damn, pas de haters ou de gens relous, c’est toujours une grande satisfaction personnelle. En gros, comme disait Kocobe, je dispose d’une « base solide » qu’on peut même classer en cercles! De manière indépendante, avec Traquenard, Youe ou  Petrif’, ce genre de choses… ou le « panier otaque » ou « mafia gameuse » où chacun pourra se reconnaître. Je serais un peu moins généreux avec les otaques aujurd’hui – il me serait impossible de faire une généralisation sérieuse mais disons que le pan, la petite fenêtre que j’ai sur le sujet tend tellement à se dévaloriser toute seule qu’il m’est difficile d’en faire la promotion mais je suppose que c’est un peu pareil avec n’importe quel « cercle ». Je dévelloperais ça quelque part en Juillet – Bref, j’aime garder cette indépendance tout en restant à 50% otaqueries, 40% gamers et un joyeux gloubi boulga dans ce qui reste. Pour le reste, il y a les soirées picolerie entre Twittos à Paris. N’étant plus vraiment attaché voire carrément plus du tout à Thalie (trop de transformations, la génération actuelle ne sent pas très bon), vous me verrez plutot faire le zouave chez Radio01.net parler de jeux vidéos et peut être, un jour, dans un médium totalement pro. Pour le reste, il s’agit surtout de rencontres au hasard… Tiens, si vous êtes un lurker affirmé, si vous vous signaliez maintenant, exceptionellement? Ca me rendrais tout chose… parce qu’après tout ce temps et malgré les retours statistiques certains, je me demande toujours « pour qui » j’écris tout ça.

Et ouaip, j’ai un article préféré, tout simplement parce qu’il me fait encore rire, et oui, je ris de mes propres conneries.

Merci de votre fidélité, c’était le dernier post à chiffre rond, et oui, ce n’était pas d’une modestie éclatante, mais vous savez quoi? Je peux me le permettre et j’en suis conscient, muhuhu.

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Les roues du blogging

De toute façon, pas la peine de faire semblant : si vous êtes précisément en train de lire ce post le jour de sa parution, c’est qu’il y a un petit problème, vous avez loupé le coche quelque part, vous bossez encore ou vous manquiez de ressources. Ca peut arriver, mais je vous préfère en correspondance entre Tombouctou et Tataouine-les-Bananiers… plutôt que de vous voir participer à une énième chaîne de commentaires où tout le monde s’escrime à donner le pire de soi même. Hooooonte à toi, Internet. Présentement, je suis chez moi depuis cinq jours et j’ai l’impression de croupir sur place. Parfaitement, comme dans ce navet-trilogie là, il faut rester croupir. Ne faites pas comme moi, ne restez pas là à écrire des articles de fin de saison en plein nuit et aller cueillir les roses de la vie, bandes d’hippys! Tout le monde s’en fiche des posts écrit en Juillet! Si vous pensiez le contraire, débarrassez-vous de cette idée et faites comme moi, ironisez dessus.


David est toujours bloqué sur l’article du premier Avril

QUOI QU’IL EN SOIT, c’est la même punition à chaque fois, Aout est un mois sacré et pour rien au monde je ne prendrais le temps de blogguer sur cette période. Je pars visiter les contrées Islandaises avant de revenir dans mon habituel lieu de villégiature tout en bas de l’hexagone passer du bon temps loin des fou furieux de la toile (ho, comme ce post dénonce, on le sent faire vibrer les branches et soulever les jupes) – je tente vainement de bronzer ce qui, par un subtil lien de cause à effet, fait que je ne suis pas là à blogger. PAS D’INQUIETUDES! Pour la quatrième fois, je vous… vais vous concocter une petite saga d’été pour une fois un peu différente. Une énième chronique sur les mémes auraient été d’une part celle de trop, d’autre part impossible à remplir et bien sujette aux remplissages. On va pas se mentir, les mèmes cette année c’était pas jéjé, poil au nez. Formule habituelle, un jour sur deux c’est le mini-post qui tombe mais cette fois, le bazar mémétique sera coupé avec… une petite compétition entre moi et un illustre camarade du web. Vous verrez bien, c’est entre moi, lui et Cookie Masterson.
Maintenant, votre attention. Parmi vous, il y a des gens qui tombent ici pour la première fois et qui se disent « qu’est ce que c’est que cet ego-blogging et ho mon dieu il lit dans mes pensées » – je sais, je suis comme ça. Il y a aussi des gens qui reviennent de temps en temps, tout les deux ou trois mois. Zappons tout ce petit monde, je m’adresse aux quelques réguliers qui me « connaissent » bien ou qui me connaissent tout court – vous savez pertinemment que cette année va être difficile sur beaucoup de niveaux. En me relisant il y a un ou deux ans, je sais que je dis la même chose mais les études progressent et c’est l’année de la licence qui s’annonce enfin! Je ne sais pas encore laquelle, mais dans tout les cas c’est emploi du temps automatiquement doublé. Littéralement doublé. Si la motivation n’est plus là, si le temps fait défaut, il faudra dealer avec, moi le premier. C’est là que les choses deviennent sérieuses : année du diplôme… mais aussi celle du préparation des concours, je vise une ou deux grandes écoles difficile d’accès et le no-lifisme volontaire (argh) va accompagner une attitude pas nécessairement agréable ou avenante… parce qu’il faut y croire, partir perdant pour ce genre de chose n’aide pas beaucoup. En gros : méthode Coué et risque de monter des échelons dans l’échelle de l’e-peen et de l’irritabilité. Vous êtes prévenus –

Tout ça est très triste mais pas encore là. En attendant d’être dos au mur, j’ai paradoxalement les fesses bien tournées vers l’avenir puisque je ne sais pas trop ce qui va ponctuer la saison à venir… si quelqu’un a des compétences en migrations vers WordPress pour exporter proprement un gros chiffre d’articles et un GROS chiffre de commentaire, qu’il lève la main, on va pouvoir faire des affaires. D’une, il faut que j’arrête de faire semblant de vouloir migrer (ce blog est passé en contenu érotique par Over-Blog quoi, sérieusement) et que je m’y attelle concrètement. C’est non seulement un effet de mode de prendre le boat-people pour échouer sur WordPress mais c’est également un acte tout ce qu’il y a de plus justifié, ça permettrait un vrai design, une véritable adresse qui ne sonne pas mégalomaniaque, une véritable identité etc etc… hey, je suis plutôt fier de ça en l’état actuel des choses mais « driller toujours plus haut », dirait le poête, quelque chose du genre. Je suis peut être le cinquième gus a réclamer un avis mais si tu as une idée plus ou moins réalisable pour balancer tout ça sur une plate-forme moins Over Blog, lêve les bras, lêve les bras, yo.

Pour la rentrée, soyons méthodiques et virons d’office ce qu’il n’y aura pas. Non, pas de tournoi. Non, pas de podcast, c’est actuellement tout sauf valorisant. Pas de vidéo blogging non plus ha ha, je serais intransigeant sur le sujet! Mario Maso, quatrième édition? Haussement d’épaules, pourquoi pas, je n’entamerais pas une démarche très volontaire sur le sujet… après tout, si une rom est tombée du ciel la première fois, je peux toujours espérer plus grand miracle. Cette troisième édition n’était pas – en terme de skills de roxxor – qualitativement fantastique mais je sais que vous avez bien aimé suivre la fantastique histoire de Soul, Maka et du BANC. (Les plus fins auront compris le sens de cette métaphore filée, il y a même un gus qui a trouvé que le déplacement des vignettes avait un sens, wow pour les attentifs hardcore) donc à voir selon la position des astres.
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Un autre AMV ENFER peut être? Si vous vous posez la question, ce n’est pas ici qu’on commence à essuyer les plâtres mais sur Asylum, un forum à la gloire du Commandant. Je maintiens la nécessité absolue de laisser un gros temps de latence entre deux de ce genre de projets mais ça à l’air d’être enthousiaste de l’autre coté alors n’hésitez pas à y faire un tour. C’est pas tout de suite que je vais m’impliquer mais vous avez l’adresse!

Bon, voilà le topo. Nous commencerons par deux trois animes récents et/ou populaires, saupoudrés d’un duo de « deuxième saison » – hé oui, ça existe aussi dans les animes! Nous nous pencherons sur le meilleure anime pour enfant de tout les temps et il est évident que je parle de Digimon, si vous pensiez à Beyblade c’est que vous devez vraiment prendre ce mur, là, et faire du djembé avec votre tête. Digimon, c’est le bien. Mon culte pour ce shonen aux ados charismatiques sera toujours aussi inconditionnel et on croisera les doigts pour une actualité réjouissante de ce coté. Je regarderais, fidèle à la tradition, un nouveau morceau de la mythologie Hinamizawa et si le temps et l’envie sont là, deux blockbusters intouchables : Code Geass et Evangelion… mais on ne peut profaner que le sacré, n’est ce pas? La grande série au goût du jour : Mad Men! Il va falloir surmonter ce pilote gentiment lent pour se plonger dans cette saga vintage aux vertus insoupçonnées. Peut être Games Of Thrones MAIS aucune mention à Glee ne sera faite à partir de ce point. Toujours pas l’année des sitcoms? Probablement pas et Doctor Who manque toujours un peu de sex appeal (désolé…)

Musicalement, review totalement journalistique de Rock En Seine 2011 obligatoire, même si je dois la faire la bouche en sang (mes dents de sagesse ont reçu un avis d’expulsion) – normal, il y a les Foo Fighters, les Arctics Monkeys et une poignée d’autre groupes « qu’on verrais bien dans ce genre de contexte, tu vois ».) – et je vais pouvoir déclarer mon amour aux magasines étrangers… mais aussi faire le point sur les webcomics! Important également, nous définirons ce qu’est une « fanbase », un « doujin », le « canon » et tout ces mots qui décrivent la périphérie d’une oeuvre… faite par les monomaniaques de cette oeuvre. D’ailleurs, si vous l’aviez compris en lisant cette phrase, c’est qu’on partage quelque chose : je me remet à Genshiken et ça risque de laisser une ou deux traces.

L’actualité risque pas d’être chargée en jeux vidéos… là dedans comme pour le reste, c’est l’inverse total de l’année dernière au même point : il n’y a pas de grosse sortie très attendue à l’horizon… je ne vais pas vous faire un top 10 des Mario Party les plus chiants à faire en mode solo! Les démons de la 3DS sont silencieux, ils n’ont toujours pas de jeux pour appâter le chaland, même avec une console à 20 euros. Je viens à peine de parler d’Arkham City… et remplir un post entier sur Child Of Eden va tourner en exercice d’improvisation. Là aussi, il va falloir cueuillir l’actualité au jour le jour parce que les bons jeux, à la rentrée, je les vois pas. 
Allez, trêve de sarcasmes et de teasing, je vous libère mais n’hésitez pas à revenir et à ramener des copains. Ramenez de l’alcool mais pas trop non plus, ça rends un peu con! (C’est pas les gars de l’hilarant podcast du Captain Web qui me contradiront, tapez ça sur Youtube et savourez, développement plus tard) passez un bon mois d’Août.  Cette année était l’une des plus enrichissantes en ce qui me concerne, j’espère que vous pouvez vous en vanter également.

Aaaah… déjà tout ce temps passé depuis le premier jour avec cette belle bannière en noir et blanc. Une autre saison de blogging bouclée! Damn, dans le fond, c’est réjouissant mais un peu déprimant… allez, bonnes vacances, petits flibustiers.

RPM2-043.pngEt si vous êtes intéressés par l’identité du doujin dont j’ai spammé le contenu ici et là toute l’année, tapez « Rendezvous Picth Maneuver » dans votre butineur. C’est si joli et à mourir de romantisme, c’est adorable

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