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Never miss a beat

Samedi prochain, c’est Respawn Live à Paris ! Exactement comme l’année dernière. On va prendre autour de deux heures pour débriefer l’E3 qui a eu lieu il y a peu. Dispositif en direct – pour la vidéo, il faudra attendre un peu mais ce sera dans la boîte. Le casting est chouette : Un certain Gautoz que je n’ai pas encore l’honneur de connaître, Inks en maître de cérémonie, mais aussi son copain Faskil, celui des Morceaux Choisis que je linkais plus haut. Votre serviteur, mais aussi sa copine. Adrien Guilloteau, un copain du Figaro, mais aussi Chloé Woitier, aussi une copine du Figaro. Elle sera avec son propre copain, Boulapoire, de Gamekult. Il y aura aussi Alvin Stick, un copain, et Pipomantis qui est copain avec tout le monde et qui apparaît à chaque émission. Ouais c’est un milieu fantastiquement endogame, deal with it. Vous pourrez twitter et nous perturber, ça va être super marrant, ce sera suivi de la soirée spéciale des 6 ans de SynopsLive, Ça ne peut être qu’excellent au vu de la démentielle soirée de l’année dernière. Gloire à Synopslive. Jésus aime Synopslive et toi même tu sais.

Bon, on va quand même faire un petit retour sur ces trois jours de prospective du jeu vidéo. Ça va toujours aussi mal de ce coté là et cette force des choses affecte plusieurs pans de l’industrie : chez nous, la presse spécialisée subit tout autant et Canard PC se retrouve presque tout seul dans un rayon JV qui commence à ne plus faire sens. Heureusement, en sorties, nous allons entrer dans une bonne passe. De mon coté, je m’emmerdais ferme avec Sleeping Dogs, mais les joueurs PS3 peuvent enfin mettre la main sur l’excellent The Last Of Us. En attendant le mois de Septembre avec ses Rayman, GTA, Saints Row – tranquille – on a un mois pour rattrapper ou attendre les sorties Nintendo, estivales et fort nombreuses. Il m’a été difficile de lâcher Animal Crossing pour taper ça ou bosser, d’ailleurs. Je résume quand même, sait-on jamais : l’E3, l’Electronic Entertainment Expo, est un ensemble de showcases angelenos où le top des constructeurs et plus gros devs (Ubi, EA, Konami, Square Enix) présentent les jeux de demain, mais pas que ! 2013-2014 va être l’année de bouclage pour la huitième génération. Une lutte commerciale où tout le monde essaie d’abord de se dépêtrer de son propre bordel : la Wii U pédale dans la semoule comme jamais personne n’a pédalé dans la semoule tandis que Sony et Microsoft fomentent leurs nouvelles bécanes en luttant contre les différentes rumeurs et dépôts de brevets qu’on écume depuis Janvier. Enfin, ça, c’est pas pour tout le monde… quelques journalistes vont voir ça à Los Angeles, d’autre restent sur place mais tout l’Internet synchronise ses montres pour commenter ça sur Twitter. Toujours un grand moment. Gros replay en commentaire linéaire truffé de mots anglais. Vous ne connaissez rien au jeu ? Désolé, aujourd’hui, c’est vraiment pas pour vous.

Microsoft

Pour commencer. La stratégie effectuée par le géant Américain a été payante : dans la conférence pour dévoiler la XBox One le mois dernier, le constructeur s’est débarrassé du bullshit qui nous hérisse chaque année, d’autant plus si on est européen : services annexes à la Netflix, featurettes, emphase sur Kinect et autre blabla commercial chiant, tout ce qui parasite les éditons précédentes depuis circa 2009. Pour le coup, la conférence de l’E3 était bonne et ne se focalisait que sur les jeux et les annonces. La bécane, c’est 500 balles début Novembre. Prix massif mais identique à celui de la Xbox Originale, 100 de moins que la PS3 à sa place. Ça reste un sacré paquet de pognon pour une console qui accumule les mauvaises nouvelles ! On récapitule les couleuvres : connexion obligatoire – toutes les 24 heures au minimum, Kinect intégré et obligatoire, qui voit tout, garde tout, se bloque s’il y a trop de personnes et refuse de fonctionner si on l’obstrue (je ne distingue même plus le vrai du fantasme tant le reste est maboule) et occasion dégommée : pour prêter un jeu, il faut que l’autre soit dans vos amis depuis 30 jours, mais il devra repayer le jeu au prix d’origine. Donc très souvent plus cher que ce que vous aurez payé, rappellons-le. L’angoisse sur tous les fronts quoi. Je vais me lancer dans une liste et comme d’habitue, il est très tard : tous les trailers sous-nommés sont dipos sur Tutubes ou en rang d’oignons sur Nolife.

Du coup, il n’y avait presque plus de mauvaises nouvelles à annoncer et le showcase s’est lancé dans une grande succession de titres à venir, exclusifs ou pas. Après l’annonce localisée d’un nouveau modèle de 360 qui ne nous intéresse pas, petite info croustillante : deux jeux gratuits par mois façon PS+. Un petit geste chouette mais j’imagine, par pragmatisme, qu’on aura pas des jeux datés de moins de deux ans. Bref, idéal pour compléter des trous dans certains canons. Des jeux plus marquants que d’autres : Metal Gear Solid V qui se la joue Red Dead avec un open world westerne. Un bon eyecatch si, comme moi, vous êtes profanes à la série. Portage de World Of Tank (on s’en fout) puis de Minecraft édition Xbox One (c’est absurde et quand même méga faible pour tenir une véritable « caution indé ») Ryse, jeu de jupettes avec un trailer rempli de QTEs, pas bien bandant, très Ubisoft dans l’esprit. C’est beau mais c’est un miasme de mécanismes déjà vus et c’est pas particulièrement immersif. Reboot de Killer Instinct : absolument pas ma came. Sunset Overdrive ? Pas mal, dynamique, entraînant. Super jaquette. Pas la moindre once de gameplay par contre. A surveiller, l’air innocent. Et soudainement, une bagnole sur scène ! C’est Forza 5 ! Hé ben, heureusement que c’était pas Léa Passion Gynéco ! Expérience persistante, bla bla, ce sera surement une chouette simu. J’aimais beaucoup la direction prise par Horizon, mais encore une fois, je crois que j’ai découvert une série avec un intrus total.

Chouette !

Une exclu cette fois : Quantum Break. Pas de gameplay, mais c’est de Remedy (Alan Wake). De quoi attendre un truc pas révolutionnaire mais carré. En tout cas, le pitch a quelque chose pour lui. Juste après, c’est D4, overconfus, épisodique et en cell shading, ça me rappelle quelque chose didon. Spark, lui, offre un bac à sable à terraformer grace à Surface. Moui… un peu confus, mais vous avez sûrement plus d’imagination que moi et j’imagine que ça a du potentiel. PAUSE KILLER APP ! A l’instar de la PS4 qui permet de streamer ses parties, la Xbox One peut se coupler avec Twitch pour montrer son non-skill à ses amis. Ça promet pas mal de belles choses et ça montre l’impact dingue que le Let’s Play a aujourd’hui dans l’industrie.

Ratage sonore pour Crimson Dragon, du coup on peut imaginer tout ça à la bouche et faire roar vroum mut mut mut mut, c’est chouette. ALERTE EXCLU ! Dead Rising 3. Plus marron, un poil plus sérieux, il a du charme. Et là, le malaise. On commence à se rendre compte que quelque chose ne va pas. Souvenez vous : qu’est ce qui nous fait râler depuis trois ans, qui fait toujours l’ouverture du salon? Oups, Battlefield 4. Vous connaissez mon avis sur le genre et la question. Next ! Ha bah c’est Halo 5 ! Vous tombez sur une carte piège ! Coup de grâce sur TitanFall, titre assez convainquant avec du mecha porn de partout. Super fluide, grosse sensation de liberté extrême à la Just Cause. Fini ! C’était très bien. Une date, un prix, pas de guests crétins, de gigantisme outrancier – au delà de cette bagnole mais hé faut bien faire un peu le show – des jeux bien enchaînés et qui font envie (beaucoup de trucs intéressants du futur catalogue se trouvent chez les autres) et l’achat d’une XOne se fait avec quelques concessions à faire, couplé avec une niche de fidèles aux habitudes de jeu bien précises. Chance, c’est le cas. MAIS ! Mais.

Sony

Trois heures du matin. On est morts, partis pour deux heures de conf’, ils sont à la bourre (peut être le temps de tourner un petit sketche qu’on va pas tarder à voir…) et ça commence. Jack Tretton, heureux et expressif comme s’il était en train de faire une crise d’appendicite sur scène, déroule l’habituel prologue chiffres-fap-prospective. Rappel que la Vita existe, qu’un cool pack PS3/GTA V sort en septembre, qu’il y aura des portages dont The Walking Dead et FFX/X-2, articulation avec l’année dernière grace à The Last Of Us. Les annonces démarrent. Beyond sort en fin d’année et ça à l’air nébuleux à mort mais, croyez le ou non, je suis assez bon client des diverses Cageries. Vroum vroum avec Gran Turismo 6, pif paf avec Batman, tout va bien. On passe à la bête, dont le design était jusque là inconnu : bien plus menue que sa rivale, en italiques, pas bien grande. Choue, donc.
Un nouveau jeu, présenté par un trailer de synthèse. The Order 1886. Zombies + Victorien + Rétrofuturiste (mais pas Steampunk, la différence est subtile, je le rappelle) et il faudra attendre pas mal de temps pour voir ce que ça donne. S’en suit une pelletée de rappels de jeux annoncés lors de la conférence d’annonce en février dernier : Driveclub, Knack, Killzone. Le visage de vieux, avatar des polygones et des sentiments prônés par David Cage ? C’est le personnage de The Dark Sorcerer, dévoilé dans un sketche pas super drôle et plombé par la tronche de gobelin la plus ratée de l’histoire.

Petit couplet sur les indés qui pourront s’auto-éditer (paf ! Premier coup pour Microsoft) avec Transistor, par les gars de Bastion, même genre, ce sont les unités de temps et de lieu qui changent. Bon. Méga emphase sur Octodad et son thême super catchy. Ça a l’air aussi crétin que rigolo, donc super chouette. Petit coup de cœur généralisé, je pense.
Et là, attention, cris de fanboys à travers la France vers 4h30 du matin. Trailer de Final Fantasy Versus XIII. Noctis et ses foutues mèche, Nomura et son chara-design pas possible mais un jeu super beau, super dynamique, original et qui prend des directions originales : combat en temps réel qui fait très hack and slash. Quoi ? On dirait que Versus XIII va évoluer. Il évolue en Final Fantasy XV ! Ok euh pourquoi pas. Ce jeu va être attendu au tournant et le moindre défaut va se payer cher, vu cette attente lourde. Exclu PS4 ? Tout le monde se contredit, à priori pas. Exclu next gen, c’est bien plus probable. Bref, le bordel autour de ce titre se clarifie un peu. L’ambiance retombe quelque peu quand un mec fait semblant de jouer à Assassin 4 quand la vidéo rame et plante en live. Dommage. Watch Dogs est lui aussi annoncé sur PS4 – typiquement le genre de jeu qui va vous torturer l’esprit, est-ce que vous aller faire le « saut de génération » de votre coté avec tel ou tel soft ou rester sur 360/PS3 ? Puis Mad Max est confirmé avec un teaser sympa.

Puis c’est le taunt. Tretton a un demi sourire. Transposé à un être humain normal, il ressemble au Joker. C’est parti pour ce qui ne devrait pas être des megatons : la PS4 ne fait aucune restriction sur l’occasion et ne nécessite pas de connexion internet. La salle applaudit mais elle devient maboule quand le prix annoncé se révèle n’être que 400 balles, soit 20% de moins que le concurrent. Wow. Sony a aussi bien réussi son coup que foiré l’exacte même scène en 2006. C’est épique. On ne devrait pas s’exciter pour des featurettes qui relèvent du bon sens maiiiiis le coup est réussi. La forme est clairement dirigée contre Microsoft, le troll est grand et réussi. (Petite clause bien planquée en petits caractères : le live devient payant tout de même)

Bon, du coup, dans la guerre des consoles, m’est avis que seule la fidélité des joueurs peut aider la Xone à décoller. Le catalogue ne sera pas bien différent et la PS4 est plus puissante, quelque part entre le « assez » et le  « significativement ». En toute honnêteté, c’est surtout l’habitude et l’articulation des Gés qui pourraient me faire acheter la One au détriment de l’autre. Quoi qu’il en soit, au moins une des deux fait envie à chacun d’entre nous. C’est con quand même, Microsoft mais une bonne conférence, mais Sony a, pour une fois, fait autant. Le premier nivelait par le bas, donc c’est perdu. Damnaide !

Nintendo est presque hors-sujet dans cette histoire mais il reste encore EA et Ubi. Pour EA, se référer à mon Twittaire :

Les autres, là

EA a quand même tiré son épingle du jeu en offrant la présentation la plus originale et barrée, avec quelques jeux qui ont bien capté leur auditoire. Dubstep et intro sur le nouveau Plant Vs Zombie qui passe en mode Cochons de Guerre. Tower Defense en 3D, quoi, avec les mêmes graphismes bien lissés. Cabotinage à fond sur scène, la salle est chaude. Pas grand chose à dire jusqu’au Need For Speed habituel que je suis le seul à kiffer, c’est pas grave. Dragon Age blblblb plein de jeux de sports osfeflksdfs ect. Apparition de Lebron James. Ou un sportif de haut niveau de ce genre je sais plus c’était hystérique. Petite séance de Battlefield à 16, ça à l’air bien drôle mais je n’ai pas 15 PC et 15 amis à réunir régulièrement donc voilà. L’annonce de Mirror’s Edge me permet d’arrêter la mauvaise foi et de faire bander foult (moult + foutre) gamers. Tout va bien !

Ubisoft. Lundi à minuit. Mardi quoi. Le bouzin commence sur le guitariste d’Alice in Chains qui fait son show. Nous sommes trois en France à espérer une suite à Rocksmith. ET JE L’AI. Rocksmith 2014 avec une nouvelle playlist, la batterie gérée, un mode groupe. Superposition de niches à mort, je suis le seul à être concerné, c’est complètement pour moi, je suis super content. La suite réponds plus ou moins à l’habituel cahier des charges drogué d’Ubi mais souffre d’un terrible syndrome : beaucoup de teasers, beaucoup d’images sympas, rigolotes, aguichantes tout ce que vous voulez mais peu de gameplay. Rayman Legends. Ça ne change pas, ça fait toujours envie, et ce foutu retard apporte au moins pas mal de contenu. Vivement. The Mighty Quest for Free To Play m’inspire un meh total mais aura au moins fait rire avec un film rigolol à la TF2. Youpla boum, idem avec South Park qui sera finalement vendu en retail et on a toujours pas vu de séquence de jeu. C’est assez singulier. Habituelle apparition de Yves « Wall Strite » Guillemot pour The Crew, un énième jeu de bagnole qui à l’air cool-pas-plus-de-détails, mais par les gars de Driver SF. C’est pas une surprise, c’était une des fuites maîtrisées d’Ubi. Just Dance on s’en fout, les Lapins Crétins peuvent mourir dans du feu, surtout dans une série interactive, ça tire un « Holyshit » à Aisha Tyler. On passe à Black Flag qui à l’air cool et tout, qui fait exploser un bateau comme chaque année mais après le trois je me méfie grave. Un nouveau Trials, nommé Fusion, au logo furieusement Gilette, fait son apparition. Dernier jeu annoncé, The Division. Teaser mystico-reptilien et pandémique, ils ont prit le temps d’expliquer l’histoire et le contexte dans les formes. Longue séquence de gameplay qui rappelle beaucoup Watch Dogs dans la forme. Open world, même emphase sur le online et la coopération, les directions sont similaires. A voir mais on se souvient surtout de la bonne grosse bombe de l’année dernière. Quelques jeux, pas mal d’images, pas mal mais en deça du reste. C’EST LE MONDE A L’ENVERS MES AMIS. ET IL RESTE ENCORE NINTENDO !

Mardi, 16 heures, le Nintendo Direct spécial E3 démarre. Et oui, pas de conférence mais un Iwata toujours empalé sur un quelconque appareil ménager pour parler du futur de Big N. En bon possesseur de Wii U, je vais pas tarder à apprendre que c’est pas pour tout de suite. Le temps de jouer à Luigi, Fire Emblem, Wario et Pikmin, on sera peut être en 2014, date qui synchronise toutes les annonces de cette vidéo. Alors késsadire ?
Pokémon X et Y sortent le 12 Octobre. Comment je vais faire pour choisir la version « froide »? Le type fée est officialisé, un nouvel outil contre ces foutus dragons cheatés. Vivement. Un nouveau Super Mario 3D World Revelation Ultimate pff stop non je vais être vulgaire. C’est parti pour le batch de suites logiques : Mario Kart 8 sur Wii U va screwer la gravité (pas fantastique comme fer de lance mais bon) et il y aura un autre Wii Party. Un Mario Party Online ? HO CALMEZ VOS TÉTONS, C’EST NINTENDO ICI, FAUT PAS RÉCLAMER UN TRUC SINON ON L’AURA JAMAIS. Wii Fit U, un Art Academy sur Wii U pour faire les dessins sur mablette promis il y a deux ans… bon. The Wind Waker HD sort en octobre. The Wonderful 101 fait très Pikmin avec des méchas. Donkey Kong n’a toujours pas un univers sexy, les cheveux courts de Bayonetta 2 un peu plus. Il est toujours exclusif, à priori, je me méfie maintenant, bravo. Et là, LE CHAOS. Smash Bros sur 3DS et Wii U. Sur portable, look Cel-Shadé et contours pour rendre les choses plus visibles. L’entraîneuse Wii Fit sera annoncée plus tard, mais ce sont le villageois Animal Crossing et Megaman qui rejoignent la rixe. Folie furieuse.

CONCOMBRE VIENT VOUS DÉBAUCHER

CONCOMBRE VIENT VOUS DÉBAUCHER

Je n’ai pas fait de post aussi long depuis longtemps donc je vais abréger : il y a. Des masses de jeux. A venir. Cet E3 est particulièrement intéressant et qualitatif. Il est super paradoxal que Sony gagne ce succès critique et qu’Ubi soit à la ramasse malgré ces quelques présentations honnêtes. Nintendo se la joue safe et déroule son catalogue 2014, qu’on peut attendre avec plein de jeux à venir – la mauvaise passe s’éloigne sûrement. Nintendo, c’est un peu comme moi au poker : j’attends que les autres se bouffent mais c’est une garantie de ne pas être numéro 1. En bref, comparez Sony avec la conf 2006. C’était il y a sept ans et c’était l’exact contraire. En attendant, j’ai bon espoir que la Box s’aligne sur pas mal de trucs, il y a eu des précédents.
En fait, tout va mal, mais en l’espace de ces deux jours, tout allait foutrement pas si mal en fait.

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Frankie goes to Hollywood

Ha, l’E3. A prononcer « E Cube » pour paraître pro, à commenter dans un périodique pour vraiment l’être. En ce qui me concerne, c’est surtout se fondre dans la masse : c’est aussi faire partie de l’immense majorité de gens qui suivent cette évènement en direct depuis chez eux. C’est un étalonnage du public visé que je n’ai jamais pu comprendre : on ne sait pas vraiment si ces conférences tournées depuis Los Angeles sont faites pour l’industrie, les joueurs, la presse ou les trois. Pour quelques heureux élus encartés, c’est surtout un séjour sur place et l’occasion d’aller sniffer des rails de poudre de Pépito sur Venice Beach! Pour la masse, c’est un espèce d’évènement communautaire… où chacun est rivé devant son écran et commente le bouzin sur Twitter. Mais si, rappelez-vous, le concours de la meilleure vanne tombe est tombée entre le 3 et le 5 Juin, cette année.

Au risque de me répéter par rapport à l’année dernière, l’Electronic Entertainment Expo pourrait tout à faire être un évènement comme un autre parmi ces nombreux showcases qui se déroulent passivement, dans notre dos, qui ne concernent que la presse spécialisée. Sauf que – gamers que nous sommes – l’E3 c’est un peu Noël avant l’heure, une sorte d’étalage un peu ridiculement proportionné de ce qui devrait nous occupper dans les mois à venir. Il fut même une époque jadis où certains magazines offraient en cadeau, vers Juin, un DVD récapitulatif des meilleures vidéos et trailers pour l’année à venir. Ha… c’était il y a une dizaine d’années, déjà.

OÏ! Au delà de ce sentiment « nous sommes tous rassemblés virtuellement en serrant les poings et en grinçant des dents façon la-fin-du-monde-est-dans-trente-secondes » c’est surtout un sévère indicateur sur une multitude de paramètres : l’évolution et la santé de l’industrie (j’en sais rien, je suis pas pro) la longévité de la génération actuelle et ce qu’on peut commencer à penser de la prochaine, et surtout PLEIN DE BELLES IMAGES! Pas mal de jeux méta peuvent s’opérer lors de ce rendez-vous annuel : quels trucs présentés ne seront pas disponibles dans l’année? Lesquels seront abandonnés? Qu’est-ce qui paraîtra bon et qui sentira les pieds, à terme? Chaque conférence, pour peux qu’elle se concentre sur du gameplay et de réelles phases de jeux, ne montrent que ce qui peux un minimum permettre de créer une envie, voir un besoin : inutile de réellement se fier à ces séquences trop belles et trop parfaites. Cependant, il y a toujours au moins quelques jeux qui arrivent à nos mettre des étoiles dans les yeux et à nous faire économiser en comptant les jours… un phénomène récurrent se dégageait des dernières années : Microsoft vit sur planète Microsoft, Sony s’excuse pour l’année passée, les éditeurs tiers se font dessus et Nintendo rafle tout en ne proposant pas grand chose. Est-ce un sentiment reconductible? Comme dirait l’autre, je crois qu’on a un nouveau champion. Si vous voulez l’avis d’un gamer, c’est au paragraphe d’après. Armez vous de Youtube, je serais très pingre en liens… ou écoutez donc les commentaires de Radio01! Gardez quand même en tête que je parlerais que des conférences, ces présentations n’étant que l’introduction de l’évènement. Le reste du temps est dédié à un grand salon d’essai où les journalistes peuvent palucher des manettes en la présence des booth babes. Mmh…

Tiens, j’ai une sacrée bonne idée. Je vais taper dans le chronologique – les posts structurés sont pour les faibles – et commencer notre belle histoire de vidéoludisme sur cette pré-conférence Nintendo qui se tenait un jour avant – (toujours de nuit, à l’heure où les gens raisonnables sont en train de baver sur leur édredon) Big N ayant fait le choix plus qu’étrange de séparer ses présentations pour, disons, gagner du temps à mettre en avant du contenu lors de la vraie conférence? Hé bien, oui et non, blanc et noir, pif-paf-cochon d’inde, cette pré-conf était riche en contenu comme mes copies sont riches en syntaxe : pas nécessairement. Le fait est que nous avons tous assisté à un Satoru Iwata (cf ci dessus), visiblement empalé sur un ustensile ménager nous débiter une litanie un poil anxiogène devant un décor aussi minimaliste qu’inquiétant. Les détails sur la Wii U (nom apparemment défintif. Dommage) concernent sa manette : la fameuse petite tablette sera accompagnée d’une manette pro, clone inavoué d’une manette 360, et la « vraie' », tactile et tout le toutim, sera accompagné d’un tas de fonctionnalité qu’on retrouve aujourd’hui sur 3DS, la 3D en moins… les vibrations en plus! Jusque là, pas de révolution dans les boules de cristal et ce n’est pas le menu de la console qui va changer grand chose ; nous avons donc droit à un Hub, le « Miiverse » qui, comme son nom l’indique, n’abandonne pas le gimmick de ces petits avatars à tête ronde.

Vous savez, je deviens gâteux à force de ressasser le même concept mais j’ai l’impression que Nintendo loupe une marche dès le début. J’ai tendance à croire qu’il y a un bon compromis entre continuité et nouvelle génération – là, il n’y a pas réellement d’indépendance avec la Wii. Est-ce nécessaire de base? Oui, je le pense, même si l’internet sur console à fixé les fonctionnalités « primaires » entre les générations, un peu d’indépendance, ne serait-ce que graphique, devrait se poser d’une console sur l’autre – ce qui n’empêcherait pas la rétrocompatibilité. Le truc c’est que Nintendo était le dernier bastion d’une boîte qui proposait une machin et un « concept » différent à chaque fois – maintenant, ils ont définitivement rejoint le cercle, désormais intégral, des constructeurs qui basent leur nouvelle machine sur les grandes lignes de la précédente, sans même changer le nom. Bref, faisons fi du hardware, ce cher Iwata nous a promis du social et une connectivité immédiate avec les autres joueurs à échelle mondiale – une sorte de gamefaqs instantané, une fonctionnalité qui nous permettrais de communiquer instantanément avec n’importe qui, n’importe quand, sur n’importe quel jeu. J’ai peur que dans l’immédiat, ça donne surtout une rafale de pénis à toutes les sauces sur l’écran. De la même manière, la « manette » peut envoyer directement son rendu sur la télé, moui. Pas de succès, mouiiii. Petites featurettes, pas de prix, pas de date, tout ça est très perfectible et le design définitif de la bécane elle même reste une inconnue dans l’équation posée depuis 2011. Globalement, nous ne sommes pas tellement plus avancés et le pire était à venir…

Nous n’avions pas vraiment le temps d’être pessimistes puisque la conférence Microsoft nous a amusés, a défaut d’autre choses. Vous savez, les grandes lignes chez ce grand constructeur américain, c’est social – NFL – Kinect. Les présupposés ne bougent pas : nous habitons tous dans un salon surdimensionné, nous adorons simuler des coups de crosse devant la caméra et on télécharge régulièrement Friday Night Lights sur un service légal et payant. Le truc, c’est qu’en proposant des fonctionnalités qui, d’habitude, se font avec UNE TELEVISION (et c’est là que le sens commun implose) Microsoft a un peu oublié de présenter… des jeux.

On pourrait dire que je suis de mauvaise foi mais comprenez un peu mon point de vue : je ne suis pas particulièrement friand des FPS. Le gameplay est limité, le renouvellement inexistant et il est déprimant de penser qu’un jeu dont le scénario est systématiquement cynique as fuck se vend par millions dès la première semaine. Du coup, je passe mon tour sur les Call Of Gears Battlefield Honors. Merdum quoi. Halo, encore et toujours, stop, dites leur d’arrêter et de passer à autre chose. Le 4 n’est pas encore sorti et l’année dernière promettait une trilogie donc je vais m’engager tout de suite : si, quand Halo est dans les bacs, je ne travaille toujours pas dans une grande radio où un magazine culturel ; je reviens ici et je poste une sextape de moi et Traquenard. Hé oui, il n’est pas au courant. Le nouveau Splinter Cell n’était pas un modèle de cohérence avec son infiltration légère comme une chanson de Sardou et Harmonix n’a annoncé qu’un assez prévisible Dance Central 3. Il y avait quand même de belles promesses : Tomb Raider est toujours aussi beau et annonce une potentielle virée dans la direction artistique et pratique de la série. Mauvaise nouvelle : il est encore repoussé et le rapport attente/excitation ne sera pas éternel. Dans la même catégorie, le RPG South Park s’annonce rigolo car en parfaite adéquation avec l’esprit de la série. Un deuxième « Need For Speed : Most Wanted » est à prévoir… et c’est une bonne nouvelle car 1) L’original était bon et 2) un opus sur deux de cette série est correct, voir bon, et c’est cette place qu’il va occuper. Un peu de Kinect, de show hors sujet avec Usher et hop, nous obtenons une conférence un peu mou du genou, sans surprises mais sans grosse déception. Le verre redevient rapidement à moitié vide quand on se rend compte qu’on s’était formalisé à ne pas être déçu, donc à ne pas attendre grand chose.

LE MARASME S’INSTALLE! MAIS UBISOFT DEBARQUE EN DRAGSTER DE FEU ET FAIT FLAMBER LA SCENE! LA FOULE EST EN DELIRE! LE JEU VIDEO EST SAUVE! UNE ORGIE COMMENCE DANS LA SALLE LA LA LAAAA LA LA LA LA LA LAAAAAA JE PREVOIS UNE EMEUTE, JE PREVOIS UNE EMEUTE. C’est à Minuit, heure française, que démarre ce qui sera rapidement le pinacle de cette série de journées. Ca passe d’abord par une certaine attente : on ne peut pas reprocher au studio une certaine irrégularité dans ses sorties – peu de titres foncièrement mauvais et leur stock de cocaïne est toujours proportionnel à la dinguerie qui émane de leurs conférences. Une petite comédie musicale rapide pour installer le ton et on commence avec Far Cry 3, ce jeu déjà présenté l’année dernière – où le héros subissait une très très mauvaise journée sur une île peuplée de dingues. Nous avons retrouvé cette ambiance, le méchant au regard de braise et des séquences qui mixent les meilleurs moments de Twin Peaks et de Lost. La drogue dans toute sa splendeur et une certaine envie provoquée chez tout le monde. Il y a une réelle idée derrière cette idée d’espace clos où strictement tout veut te rendre la vie dure, il y a un coté Arkham Asylum – en bien, bien plus hardcore.

Nous sommes déjà contents mais on commence à prendre feu quand le nom de « Rayman Legends » apparaît. Suite très fidèle d’Origins (même gameplay, moteur semblable) cet opus – l’As de coeur de la Wii U – n’annonce pas un nouveau Rayman en 3D. On pourrait être triste mais cette démo promet pas mal de choses : une véritable interactivité entre la manette, son écran et la télé (ils savaient bien faire ça dans le 3, souvenez vous) un moteur un poil plus joli, quelques petites astuces de gameplay et une foutue séquence qui – façon Star Guitar des Chemical Brothers – mêle gameplay et musique. Regardez la fin, vous comprendrez… les futures séquences qui remplaceront les coffrapattes? Ce serait tip top moumoute. Essayons d’ignorer que les studios rapportent une baisse intégrale de la framerate à cause du partage des écrans et profitons du truc. Le monde est conquis, vive la France! Passé un Zombie U au nom pas terrible mais au teaser super bien fichu – je suis sûr que ce sera un peu naze mais qui suis-je pour faire des prédictions hein) il est déjà l’heure d’envoyer l’habituelle séquence de gameplay d’Assassin’s Creed. Troisième du nom, nouvel héros, nouvelle époque et nouveau lieu : Ubi envoie une très longue phase de gameplay crédible où Connor zigouille tout ce qui bouge dans des lieux enneigés qui rappellent la fin de Red Dead Redemption. Pas de changement maboule à prévoir dans le gameplay mais tout les repères du jeu sont bouleversés : à voir, tout ce qui précède vaut le coup.

Bien sûr, on trouve dans tout ça une ultra minorité de nouvelles licences… et la fin de la conférence approchant, on se fait la réflexion. Que se passe-t-il? Dix dernières minutes de gameplay. Un univers inconnu, une ville de type New Yorkaise archi-stylisée, une entrée en boîte et une mainmise sur les moyens de communication… tout ça est superbe, et soudainement, changement de focus et de personnage. Ce « Watch_dogs » inconnu au bataillon promet énormément de belles choses, et permet pas mal de problématiques inédites : un jeu sans personnage emblématique fixe? Un aspect communautaire? Serait-ce un scénario qui étale un « tapis roulant de personnages » sans attaches, tout en gardant un aspect cohérent? Héhé… là, l’essence même de l’E3 est là : beaucoup de hype et d’excitation. C’est génial, la foule est en délire, l’accent pourri des présentateurs est oublié.

Je prétendais pas à l’exhaustivité mais mon rendu de la conférence Sony ne va pas du tout renforcer ce sentiment : encore une présentation mi-figue mi-raisin… et ce n’est pas en commençant le show avec le très prophétique David Cage que la réception critique allait être au rendez vous! Le sentiment est mixé entre un Cage qui pense avoir inventé l’eau chaude, la chaleur et le concept même de boire et un jeu très mystérieux (Two Souls) qui intrigue avec son Ellen Page qui passait par là. Pas génialement réalisé mais intriguant, pas plus. S’ensuit un moment très gênant où Playstation All-Stars Battle Royale qui ne fait vraiment pas du tout semblant de copier coller Smash Bros. La suite n’est pas non plus faite pour plaire : FPS, redites des confs précédentes, jeux pour enfants utilisant le Playstation Move, un God Of War plutôt classe mais qui ne me concerne pas vraiment… En revanche, c’est encore un nouveau nom qui provoque un petit quelque chose. Le trailer de The Last Of Us, de Naughty Dog, donne envie : plein de petits détails qui se la pètent coté animation, un postulat à la I Am Alive sympa et un headshot final applaudi par l’assemblé. Étrange mais pas mal.

Nintendo, acte 2, le lendemain. Tout porte à croire que cette dernière conférence va être enthousiasmante, Big N étant la compagnie qui relève le niveau depuis deux ans, à proposer plus de contenu. Les choses commençaient même pas mal : Pikmin 3 sur Wii U. Là encore, pas de révolution mais une continuité pleine de bonnes choses et de bon esprit. La suite… n’est pas si bon esprit. New Super Mario Bros U? Alleeeeeez. Tout le monde en a marre de ces redites plateformesques, et c’est un converti du genre qui vous le dit. Des séries ont acquis une légitimité : Mario Kart était, par exemple, attendu au tournant… mais le jeu « original » était plus un hommage qu’autre chose et le sérialiser de manière si voyante est tout sauf une marque d’inventivité. C’est un peu branleur, quoi. Tout ce qui touche autour de Mario commence à ne plus faire effet… c’est probablement générationnel et il serait intéresser d’avoir l’avis des plus jeunes. Différents gameplays montrent quelques jeux intéressants mais n’invoquant jamais des performances techniques qui crient « nouvelles génération » – au contraire, il n’est question que de jeux 2D ou minimalistes… beuh. Just Dance, où il faut danser avec son plateau dans les mains. Re-beuh. Nintendo Land, le hub à la Wii Sports de la Wii U. Beuh beuh beuh. Abnégation défintive quand Iwata, boucle de cette année, conclut la conférence par une interminable série de petites vidéos présentant quelques mini jeux, dont un te permet, ni plus ni moins, d’incarner un canard. C’est fini, tout le monde se tourne vers le match Djoko-Tsonga, et il l’a même pas gagné, seppuku pour tous : conférence la plus pauvre en contenu depuis bien longtemps. La Wii est abandonnée, on a toujours pas réellement vu la console suivante et il n’y a pas de killer estampillé Nintendo pour agrémenter un line-up. Le reste, les journalistes le décortiquent/l’ont décortiqué.

En bref : Watching Dogs, The Last Of Us, Rayman Legends, Need For Speed et Assassin’s Creed… et pas mal d’envie sur la Wii U, malgré un cruel manque de détails. Rien à dire sur la console portable… ou sur l’autre, là… moui. Allez, Paper Mario quand même, évidemment, mais on parle d’une année complète de retard.

Omelette du fromage, donc.

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But i thought you wanted whining

Encore un billet jeu vidéo? C’est à dire que j’aurais pu faire la review d’un manga assez intéressant mais qui – franchement – risquerait un peu de mettre en taule tant son contenu est fait pour plaire à un laaaaarge panel de fétiches, euh, je veux dire, de gens.

Si par un hasard un peu glauque il se trouve que vous venez sur cette page uniquement pour suivre mon compte Twitter (ce qui, je le répète, serait quand même assez glauque) vous aurez probablement remarqué en début de semaine plusieurs … crises de ce qui ressemble plus ou moins à de l’hystérie caps-lockienne, toujours accompagnée du mystérieux hashtag #E3. Tout va bien! C’est un syndrome collectif : nous sommes sur Terre une poignée de personnes à avoir ce même engouement collectif une fois par an. Que ce soit sur internet, assis dans une grande salle, sur la scène de cette même grande salle ou derrière un grand bureau et un tas de pognon, cette excitation passagère qui nous lie est due à l’E3, l’Electronic Entertainement Expo, sorte de grand salon annuel – si ce n’est LE plus grand salon annuel – du jeu vidéo, là où le rêve se vends et là où le concept de « pessimisme » prends forme. En gros, pour une fois, le jeu va être de parier pour savoir si il va en valoir la peine!

Image-1-copie-5.pngJ’utilise tellement de screens de Zero Punctuation que mon blog commence à perdre de sa personnalité hu hu beuh

Précisons : l’E3 est un salon qui, sur les années, disposait d’un engouement un peu sinusoïdal de la part de notre peuple si à cheval sur ses doudous virtuels. Le salon Angelenos est un rendez vous immuable dans les news du genre, le Cannes vidéoludique – snobisme inclus mais déplacé à partir de « j’ai un badge et un billet pour les States et pas vous, dans vos faces » MAIS il n’a pas toujours eu cet impact sur les joueurs/annonceurs. Rétrogradé en « petit machin discret et confidentiel » le temps d’un duo d’années récentes, la chose est redevenue un véritable salon événementiel et gigantesque (n’importe quel vidéo vous montrera ce fameux bâtiment grand comme le stade d’une course de Stock-cars) qui fait mousser n’importe quel type concerné de près ou de loin. C’est ce qu’on compris les développeurs dont le rôle est de faire naître chez nous la « hype ». Si le salon en lui même est une longue succession d’annonce et de borne d’essais pour les journalistes débauchés pour l’occasion, le monde entier aura les yeux rivés sur les fameuses « conférences » des grands éditeurs qui déballent gros trailers et grosses annonces. Le surréalisme de l’enjeu donne naissance à des moments surréalistes et certaines conférences sont connues pour leurs ratages!

Tout ça ne date pas d’hier. Il fut un temps où certains mensuels fournissaient, avec leur numéro de Juin, un DVD regroupant les meilleures vidéos de présentation. C’était sympa et c’est avec une nostalgie non dissimulée que je me remate de temps en temps ces premières images de The Wind Waker en me disant « Haaan qu’est-ce que c’est loin »…
Parce que oui les p’tits potes, tout ça est loin. Cela fait trois ou quatre ans que les conférences se résument à l’annonce d’une tripotées de suites, de jeux de shoots et de machins nous ayant
déçus sur tout les termes possibles, nous rendant un peu aveugle sur le bon qui passe parfois inaperçu. L’an dernier, nous avions laissé Nintendo casser la baraque… mais qu’est ce que cela a donné d’ici aujourd’hui? La 3DS… et d’autres annonces encore laissées en plan? Voilà comment je vois les choses. Surprise : c’est très hautement objectif!

Microsoft a ouvert le bal. Mes attentes étaient assez désabusées : j’avais peur de voir exactement tout ce qui s’est passé, j’étais donc à mi-chemin entre l’attitude blasée et l’auto-satisfaction. Oui, on peut toujours ramener ça à soi, d’autant plus que la frénésie Twiterrienne est toujours un concours rigolo de celui qui sortira la remarque qui équilibre le mieux humour et pertinence! 

Microsoft, donc. J’aimerais me débarrasser de cette image que la 360 tiens tellement à se donner : une ludothèque faite pour les étudiants américains qui jouent de temps en temps à trois FPS à succès avant d’enchaîner sur la rencontre sportive du jour sur ESPN. Vous voyez le genre? Deux mecs qui font une partie de Halo dans leur chambre d’étudiant, s’ouvre une canette et éteignent leur console avant de se faire un high-five bien viril. Le truc c’est que Microsoft tiens à ce cliché en le déclinant à une sauce connue, normal, l’immeuble d’en face roule sur l’or avec ça : prenez des gens en chemise Lacoste qui jouent tout sourire dans un appartement spacieux et éclairé. Comment ça? Ils gesticulent? Bien sûr, puisqu’ils jouent à KINECT. HAAAAAAAAAAA –

http://h3.abload.de/img/futuramas02e08001kinecweyi.gif Kinect était malheureusement le support intégral de cette conférence. Il faut leur dire, sérieusement : ça réunit trop de conditions. En amont, des gens sur Formspring réussisent à avouer qu’ils n’ont pas de vie en dehors d’internet alors imaginez les en train de trouver la console, beaucoup d’espace, deux amis et mille balles en plus pour une batterie de jeux qui équivalent plus ou moins au line-up de la 3DS? S’en suivent de longues et gênantes minutes où toute l’industrie veut te faire croire que c’est « une nouvelle façon de jouer » etc etc. Que ce soient des jeux uniquement basés sur le gimmick (Kinect Adventures S2 – hum) ou une featurette dans tel ou tel jeu – faire « Pan pan » avec les doigts pour zigouiller un mec en vrai est quelque chose de rigolo mais qui fait sonner les cloches de l’imprécision, attention aux civils – il y a même eu ce moment où Tim Shaeffer débarque… si, vous savez, le même type de moment où on a cru qu’on allait avoir droit à du Rayman en plein Video Games Live : hé non! Un jeu Sesame Street où, pour bien nous montrer la technologie totale derrière Kinect, on met en avant un gosse qui n’est pas le gosse du (faux) père du gosse (respiration) et hop les deux se mettent à gigoter devant la séquence de Shrödinger, enregistrée ou pas, personne ne le saura jamais. En tout cas, ça fait des gifs rigolos. 

Mais Crosoft semble viser de part et d’autre de ce qui « nous » concerne : faire joujou avec Elmo, visiter Disneyland Paris depuis son fauteuil sont de charmantes attentions mais je ne me résume pas à une consommation de masse de FPS gris/marrons! PITIE! L’annonce d’Halo 4 (puis d’un 5, d’un 6) est une torture pour le bon sens et ce n’était que la conclusion d’une longue série de jeux ne proposant guère plus : Call Of Duty, Modern Warfare 3 et son trailer nautique – il y a deux degrés de suites dans ce titre – Mass Effect 3 – Gears Of Wars 3 – Troies, le jeu 3 – Ghost Recon (Attention! Là, je généralise) ne m’ont pas franchement émoustillé. Pas plus que le Star Wars qui ne m’excite pas puisque… Star Wars ne m’a jamais fait cet effet.

Un illustre Peter M. nous a vendu sa came Fable pour la enième fois en nous montrant un… rail shooter qui faisait très utilitaire à la Zelda Crossbow Training – osef passif donc – MAIS il y a eu de belles choses, comme ce Tomb Raider qui affichait un soin tout particulier aux effets d’eau, de lumière, de flammes, assez prometteur. Harmonix n’a choqué personne en lançant les pistes essentielles sur Dance Central 2 mais on avait rapidement fait le tour des jeux. La folie Kinect était déjà de mise avec ces démos qu’on avait déjà vu l’an dernier – cette fameuse reconnaissance vocale qui ne nous concerne pas. En gros, les gens l’ayant déjà et les futurs acheteurs étaient mis sur le même pied d’égalité…
Pas de mensonge, pas de fausses promesses mais sérieusement, tout ça ne vaut pas vraiment la peine! Pas un mot sur le X-Box Live (c’est dommage) et surtout, pas un mot sur une éventuelle génération suivante – Egoistement, ça me va très bien puisque j’ai acheté la bécane récemment. Tout va bien! Sinon, Minecraft sur 360 (succès ET accès multijoueur pour moi, regain d’interêt) et les joueurs sur scène n’ont pas de pile mais ça c’est de l’ordre du détail rigolo.

Ubisoft est une compagnie qui a gagné mes faveurs depuis longtemps : des jeux tombent du camion de Montreuil à chaque Noël et c’est ce nom qui nous a apporté Rayman, le produit français qui surclasse le fromage. (SI.) (VRAIMENT §)

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C’était leur tour Lundi soir. L’année dernière ils se sont un peu affichés par un sens du spectacle un poil déplacé et ces petits malins ont récidivé en plus fort, plus farineux! Mister Cafféine (c’est son nom de scène, mais le Mister Cocaïne était évidemment plus de rigueur vu le running gag évident de la conférence) a donc débarqué en pogo-stick mental sur scène pour étaler ses « dick jokes » et autres remarques étranges témoignant d’un très très fort enthousiasme. La marque française fêtait ses 25 ans et Ubi a eu une bonne idée : introduire ses jeux par des petites pastilles montrant ce qu’auraient été ces jeux dans le contexte. Ces mêmes pastilles étant introduites par le lancement le plus omgwtf de tout les temps, l’ensemble avait belle gueule : il y avait du show. Bref, Rayman Origins était l’atout de la conférence et sans déboîter mes attentes à la truelle, ça à l’air super joli, super mignon et très bien animé. Ce jeu est passé du téléchargement direct par épisode façon Sonic 4 (insérer bruitage de vomissements) à celui de jeu complet emballé et j’étais exactement dans le même état… à voir si il offre plus que ce gameplay très linéaire à la Little Big Planet. En tout cas, ça faisait vraiment envie.

Far Cry 3 a un peu fait peur à tout le monde avec son personnage drogué jusqu’aux omoplates – un vrai teaser très bien foutu, très cinématographique où le héros subit la pire dizaine de minutes de sa vie. Je ne connais rien à la série mais force est de constater que c’était épatant.

Un sosie de Jeff Bridges nous a fait la démo du jeu Lapins Crétins sur Kinect ~

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA TUER TUEEEEER TUUUUUEEEEEER ~

Le festival de la farine s’est donc poursuivi avec ce clone d’Inglorious Basterds (hein?) la pelletée de suites et de jeux dont on a pas vu une once de gameplay, je pense à Your Shape Evolved, mais c’est pas avec ma cinquantaine de kilos que je vais me sentir concerné, et pas besoin d’accessoire pour faire des abdos. (Là aussi je suis inutilement blasé, Eye Toy Kinetic était franchement marrant mais c’était une autre époque)

Au delà du festival d’accents français, le cocorico se sentait bien dans cette adaptation du film Tintin qui sent bien le « bof » à plein nez mais qui n’empêchera personne de dormir. Un peu l’inverse de l’autre Blockbuster de la conférence : Assassin’s Creed Brotherhood, qui non seulement envoyait un teaser démentiel mais enchaînait avec une séquence de gameplay qui avait l’air honnête, même si, entre nous, on ne balance pas une grenade en pleine rue aussi impunément. Bien sûr, quand je dis honnête, c’est au niveau du « allons nous aussi griller des bateaux au lance flammes à ce moment précis? » parce qu’il ne faut pas trop rêver, les vidéos se la pêtent pour une raison bien précise. Les amateurs de Trackmania auront vu les grosses légumes de la boîte rachetée par Ubi – tout ça à l’air rassurant. Plein de bonnes choses, du gameplay, des bons jeux et des présentateurs drogués : c’est la fête du slip chez Ubisoft.

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 Uncharted 3. C’est beau. Rien à dire

 Aaron Priceman avait déjà sa page sur Know Your Meme que la conférence Sony commencait avec un quart d’heure de retard… je regardait cette présentation d’un oeil distrait et solidaire : je ne suis pas directement concerné et entre 2h30 et 4 heures du matin, nous nous sommes tous sentis un peu partir… Jack Tretton, boss de rayon States, a directement commencé la présentation sur ses excuses pour l’état du Network. Ceci étant fait, les petits chiffres d’usage qui Sony aime bien déballer : la playstation Vita à un prix, c’est 250 Brouzouf sans la 3D – mais ça c’est Kaz Irai qui a craché le morceau. Vita est le nom définitif de la bestiole portable de Sony dont le principal argument de vente semblait être l’écran tactile, gameplay alternatif pour certains jeux dont Uncharted : Golden Abyss, le Wario Ware Touched de Sony… et c’est même pas une vanne, il semblait y avoir une pression à faire pour tout, pas intuitif de jongler entre les deux types de gameplay. Enfin, ça reste une option. Ruin, Modnations Racers, Little Big Planet, Street Fighter et Wipeout sont les autres titres à prévoir pour ce qui à l’air d’être un line-up alléchant. Malheureusement, je ne suis pas journaliste et ce texte n’est formellement qu’un hobby donc – je m’en fous et je ne dévelloperais pas!

Deuxième axe de monsieur Sony : le Playsation Move, qui nous a montré qu’en plus d’avoir une garde-robe douteuse, les gens de chez Sony sont cardiaques! Kobe Bryant est venu cachetonner pour nous dire a quel point le jeu de basket Osef 2012 était réaliste, on veut bien le croire, mais Sony envoyait quand même du contenu avec le très beau Uncharted X (tu sauras trouver le chiffre manquant) avec son héros invincible mais c’était un peu l’année du God Mode. Bioshock Infinite a fait plaisir a tout le monde et c’est bien légitime : méga léché, beau, aérien, les épithètes que vous voulez pour ce trailer, il créait le besoin et là était l’essentiel. Bref bref bref, en comptant les titres Move, pas mal de variété, des titres, un peu de nouveauté, Sony envoyait le bois si on oublie cette sombre histoire d’Internet qui lui veut du mal.

C’est bien évidemment Nintendo que j’attendait personellement au tournant. Je l’attendais avec mes potes à la sortie du bahut pour lui faire les poches mais hé, c’est parce que je l’aime fort d’amour. D’une part il me brosse dans le sens du poil avec ses annonce (ENFIN Mario Party 9, Paper Mario, Mario Kart, mon dieu y’aurait-il une constante?) mais comme d’habitude ils ont fait les DEUX trucs qu’ils matraquent depuis toujours, sans jamais vraiment se planter : ne créer aucune franchise et nous hypnotiser avec leur nouveaux matériels.

Si on squizze cet hommage musical à la série Zelda et les habituels petites auto-toucheries de Nintendo sur les ventes de la Wii, il reste quand même pas mal de trucs, livrés par messieurs Miyamoto et Fils-Aimé, inconditionnels de l’évènement. Mettons les choses au clair : que ce soit le nom de la console qui va avec ou pas, le Wii-U n’est qu’un périphérique, le reste n’est pas assez chaud pour être proprement présenté à la presse… mais rien que le nom me bloque. Wii-U, 3DS, on dirait qu’ils ne veulent pas de « nouvelle génération » à proprement parler mais plutot faire une sorte de transition qui arrive par la fenêtre en la brisant, laisse sa carte et repart en volant. Vous voyez la contradiction? Allez, envoyez la grosse boîte au super matos et à l’impeccable système online, on t’attends Nintendo, tu peux le faire! Revient aux cartouches ou aux disquettes molles si ça t’éclate!

Comment souvent, big N a annoncé ses gros titres et fait plaisir à tout le monde mais cette fois, personne ne savait trop comment ni pourquoi. Sans aller dans le confus, il fallait peut être prendre une autre approche, nous aborder d’une autre manière et clarifier certains points. Tout ça devient complexe : la Wii U en tant que tablette est compatible avec la Wii. La console devrait être rétrocompatible également. Les premiers screens nous prouvent qu’elle en a un minimum dans le ventre et elle fout la Gamecube droit de le cadre « rétro ». Je garde ma définition de deux générations en arrière et c’est ce qu’on touche du doigt. (Ca, c’est un peu effrayant) Le bouzin est également compatible avec la 3DS, les deux sont faits pour communiquer, Four Swords (le bonus du remake d’A Link To The Past hein, n’allons pas trop vite) est offert dans le store Dsi et Skylard Sword est toujours prévu sur Wii. Hey, j’ai entamé quelque chose de sympa! Faisons des remarques déstructurées!

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– La conférence alliait donc concision et confusion mais il est clair que la 3DS ne reste toujours pas un deal intéressant, dans ma manière de voir les choses en tout cas. Oui, même Paper Mario n’as pas l’air de faire autre chose que de se reposer sur son nom et je suis citoyen d’un pays connu pour ne pas adorer les logiques claniques

– Un nouveau Smash Bros sur Wii U? Bloody fucking hell, la encore pas de surprise mais préparez vous à de longs mois passionants d’investigations pour trouver l’identité des persos. Hé, vous vous souvenez de ce temps il y a trois ans où on découvrait Brawl? Et qu’on y touchait plus après? Ca me rends super triste!

– Le chara design de Skylard Sword est très très laid. Pas autant que ceux de Twilight Princess mais il faut définitivement un coup de truelle bien placé à ce niveau là pour obtenir quelque chose de potable

– FUCK YEAAAAH DE LA HDééééé POURQUOI CELA EST IL SENSE ETRE UN SOULAGEMENT

AAAARGH

– Mon Dieu, il y a plus d’innocents exécutés dans les trailers des autres conférences que dans une saison de 24, mais il y a ENCORE PLUS de bons jeux issus d’éditeurs tiers prévus sur Wii U. Des gens font largement confiance à ça et c’est … rassurant?

Big N a pris des noms et botté des culs. D’une manière un peu loufoque et purement basée sur les préliminaires mais ils ont l’air de savoir ce qu’ils font – même si leur politique marketing de la 3DS m’échappe totalement avec leurs plannings maboules, il y a à boire et à manger.

J’oublie des conférences? Yay, un nouveau Need For Speed, et double yay pour le SSX. Sinon, tout est dit. Microsoft est comme un gus qui va au toilettes mais qui accuse d’un syndrome de « double-jet » et en met partout, Nintendo vends du rêve et Sony est très pro dans sa démarche. Pendant ce temps, Ubi sniffe ses cheveux et prépare de bonnes choses.


Je suis expédié à Londres pour le week-end. Amusez vous bien avec Duke Nukem Forever même si, -attention, moment boule de cristal – je suis sûr qu’il est décevant et que cette attente surréaliste ne va pas du tout être comblée. Hé!

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