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L’origine et la réponse à tous nos problèmes

Hé non, pas de succès aux GBA mais vos votes m’auront permis le kiff ultime : RickRoller la Mairie de Paris. Et si j’ai pu mouiller mon slip le temps d’une grosse seconde, c’est grâce à vous. Danke shön, encore!

Je ne sais pas si ça s’est vu mais cette année fut passée à traîner dans quelques bars à nouer des contacts. D’ailleurs, je crois que je ne picole pas assez. Sisi, regardez, j’ai un petit carnet à citations sur mon compte (parce que c’est tout à fait normal) imaginons maintenant que je suis une affiche de film :

« Indépendant de corps et d’esprit » Ma belle tante
« Un connard qui joue à Rock Band… ET à Rocksmith » Ma cops
« Je ne peux rien faire pour toi » Ma psy
« Tu ne seras jamais encarté si tu bois pas plus » Alvin Stick

Ceci explique cela, et inversement. C’est vrai que ma tolérance à l’alcool est faible (je sombre un peu au deuxième cocktail, c’est une information qui peut servir pour les plus aventureux d’entre vous) mais je n’avais jamais jamais vraiment fait le rapport. Les journalistes picolent? Probablement une donnée de la capitale… ou, allez savoir, c’est peut être une vérité générale. Toujours est-il que ça reste une bonne façon de faire des rencontres et que ça a toujours été un moyen de festoyer à petites doses. La vraie question serait plutôt : est-ce qu’on peut être alcoolique et otaku?

On pourrait être de mauvaise foi et répondre un gros « oui » automatique au vu des nocturnes Epitanime de ce début d’année mais il faut nous souvenir que ces incidents ont toujours été causés par des éléments extérieurs et fortuits. Sur Twitter, je suis un JVTard Mécaphile qui aime bien la boisson mais c’est un chic type qui sait se modérer. Bref, je me perds un peu dans mon intro mais j’essaie d’arriver à un point où j’explique qu’il commence à exister une batterie de bars thématisés où on peux passer du bon temps. Un paragraphe sera l’équivalent d’une grosse pub, un deuxième sera plus modéré. Si j’ai le temps, on fera un petit bonus sur une enseigne que vous ne connaissez peut être pas. Aujourd’hui, deux exemples emblématiques qui se contrastent bien, en attendant de poser mes fesses au Motel.

La fatalité du réveil après une nuit au Kawai

Lançons le placement de produit tout de suite : le Kawaii Café a une actualité chargée, cette semaine. Vendredi et Samedi, il va fêter sa première année d’existence, l’occasion d’organiser une petite sauterie. Le jeudi d’après, Yllwngg et moi irons y organiser un otakuiz pour faire un peu la promo du Journal Du Japon. « C’est génial, non? » Ouais c’est carrément fantastique et il y aura des bisous à gagner. Des bisous baveux. Qui font un bruit de succion bien crade. Après, vous vous demandez quel peut bien être cet endroit sordide : un bar thématique à deux pas de l’arrêt Parmentier, tout près de République. A ce stade, je dois être en train de provoquer la mort du cool parce que la meilleure façon de nous détacher de cet endroit est surement de le surpeupler mais qu’importe, c’est un bar qui mérite qu’on en parle dès que l’occasion se présente. Le fait qu’un nouveau shot au melon soit nommé « Concombre Masqué » doit pas mal aider dans le processus.

C’est un tout petit endroit d’une vingtaine de places en intérieur qui, comme les meilleurs endroits, possède ses propres mystères et sa propre mythologie : la fameuse Batcave et son mini-ascenseur coulissant (idéal pour chercher du vin à la cave), l’impressionnante collection de personnages sur le fronton de la cuisine (trouve-les tous et gagne le droit de nommer un cocktail selon Médoc) et… d’autres à venir, je suppose. Il y a peut être des cadavres d’otakus quelque part sous les tables, qui sait. Personnellement, j’ai découvert cet établissement grâce à Pipomantis (la moitié de Canard Console) qui s’est fait un plaisir d’y emmener notre petite bande. Le lieu fut très rapidement adopté et est devenu notre QG à tous! Le truc gagnant dans l’histoire? Une véritable identité, réellement otaku. L’endroit offre une inégalable tonalité rose, il y a des fan-arts et des posters de personnages accrochés partout (et même une Haruhi Suzumiya qui te pointe du doigt comme la grosse chagasse qu’elle est) pour raviver la flamme chez les plus passionnés d’entre vous – même les fans de Buono! auront la bénédiction de Momoko la psychopathe. Le Kawaii, c’est l’esprit de ta chambre d’adolescent poussé à son meilleur avec ces affichages scotchés partout… et on t’y paie à boire. La décoration est fantastique : je n’arrête pas d’être épaté par ces fameuses gamecubes évidées qui servent de LAMPES. C’est criminel mais ça relève du génie, alors pourquoi pas! T’as envie de jouer un peu à Smash Bros? Pas de problème, les manettes et l’écran blanc sont là, et le cas contraire tu n’as qu’à demander gentiment et on sort le matos. Si vous ne savez plus trop quoi dire à vos congénères, vous pourrez toujours perdre votre regard sur la télé qui, quand elle n’est pas calée sur un jeu Playstation, diffuse Nolife ou un flux permanent d’animes. (En parlant de Nolife, il n’est pas rare d’y rencontrer staff, stagiaires et pigistes, les trois ne sont pas incompatibles) … et le personnel sont des amours. Tu es avec tes amis et il est tard? La fermeture de deux heures du matin approche? Pas de problème! On organise un blind test rétro et les gagnants remportent des shots! Mais oui!

D’ailleurs, les boissons – substantifique moëlle d’un débit de boissons, tout de même – sont aussi cools que les murs du Kawaii. L’étalon, le demi de bière, coûte trois Euros 50, parfait. Les cocktails oscillent autour de sept ou huit euros (ce qui, pour un bar parisien, est cheap) et sont délicieux – et diaboliques. La plupart d’entre eux ont la particularité de cacher des alcools forts par des sucreries ou des goûts proche : on… se bourre la gueule rapidement sans vraiment se rendre compte – et les serveurs vont charger la part d’alcool dans votre vodka orange proportionnellement avec votre récurrence dans le bar. Attention donc, avec modération, tout ça. (D’ailleurs, la carte est imprimée sur des disques, eux mêmes dans des jaquettes de jeux personnalisés… ah, l’amour des détails, que c’est appréciable…) et même la bouffe est de bonne qualité, ouaip. Pour une pièce de deux, on peut se farcir des chips maisons, des petites verrines de bonbecs (des oursons au chocolat <3 ) et pour le prix d’un gros cocktail, on peut faire péter le bon vieux burger des familles, de la même qualité qu’un sandwich de type brasserie/resto semi-chic, pour bien moins cher. J’aime bien celui au poulet, faites en ce que vous voulez… jamais gouté le fish and chips. Jamais gouté les pancakes mais ça ne saurait tarder (mais à ce stade, la confiance est absolue) donc même dans le contenu c’est du tout bon. Sceau de qualité virtuel pour le Kawaii Café.

De l’autre coté, un autre bar bien tout aussi Gik a largement eu le temps d’essuyer les plâtres cet été et a terminer sa phase bêta pour entamer sa première saison. C’est le Dernier Bar Avant La Fin Du Monde. Attention! Il est très important de préciser que mes impressions décrites ici datent de cette bêta. Les choses ont peut être changé pour le mieux! Dans tous les cas, j’en parle pour que vous puissiez y aller sur place et vous faire un avis… mais, fatalement, j’aurais du mal à partager le même enthousiasme. Pourtant, le background est bien plus professionnel et tout est en faveur de ce bar : carrément en plein coeur de paris, et ce n’est pas une expression usitée (sortie de Châtelet à coté de la ligne 11 et hop – ce qui explique qu’on y croise encore plus le staff de Nolife dont la rédac est plus ou moins à équidistance) et bien plus d’espace à combler, le dernier Bar aurait pu être le rendez vous hebdomadaire de notre petite clique, et celui de biens d’autres gens. Problème : la bêta test de cet été nous a tous refroidi. Comment résumer en quelques lignes? C’est comme si les propriétaires du lieu ne savaient pas du tout ce qu’ils faisaient. Prix de cocktails punitif (autour de 12 Euros, ce n’est pas tolérable et le site n’indique pas de carte pour éventuellement actualiser) et parfois servis dans des… verres en plastique, le personnel n’est pas toujours archi méga aimable pour ne pas dire autre chose, trop, trop, trooooop bondé lors de cette période d’essai d’où une ambiance anarchique et un temps d’attente type Disneyland pour choper sa pinte – bref un véritable souci de gestion qui s’est ressenti sur tout l’aspect social du bazar. D’ailleurs, le reste est fort cool : une assez belle déco (avec un très beau mur maya) quelques thématiques bien poussées, la promesse d’une deuxième salle mystérieuse et des chiottes hilarantes qui permettent un peu d’interaction et de jeu. Oui, c’est en direct du Japon, c’est la ludification du pipi et ça nous permet de nous concentrer un peu pour ne pas faire ça à coté, c’est bien. Bon, c’est purement masculin… et l’endroit est investi par quelques factions de cosplay, il est strictement normal de croiser des gens à l’irréprochable statut SteamPunk. En bref, le postulat y était mais pas le contenu, peut être que ça va se régler avec le temps, peut être que ça en a déjà pris le chemin. Pour le moment, mon coeur revient à l’autre, bien plus roots et de bonne volonté. C’est mon coté low-fi qui parle.

Bonus! Picoler c’est très bien mais il faut prendre le volant après et tout ça finit rarement bien, il faut derechef éponger tout ça. La bouffe de bar c’est souvent sympathique mais c’est cher! Qui a envie de débourser dix balles pour un burger, aussi savoureux soit-il? Et quel espèce de maboule se ramènerait au Quigsley… pour déjeuner? Vous avez aimé mon dernier post sur le thé glacé, voilà un dernier paragraphe bullshit qui vous dictera quoi avaler; Vous partagerez peut être mon amour des sandwichs club, si simples à préparer et si faciles à engloutir entre trouzemille heures de récrés/cours/TD/CM/Conférences/Soutenances. Attention, sérieux : la France n’a pas le monopole du bon goût sandwichesque. Accrochez vous – c’est un phénomène purement Londonien, qui s’exporte très vaguement à New York, dans quelques pays anglophones et à Hong-Kong. Dans l’hexagone, nous sommes contraints et forcés de bouffer ces machins vomitifs préparés par des mains sales et vendus dans les étals Relay, que ce soit en gare routière ou sur un bord d’autoroute.

Rassure-toi ami lecteur, je suis là pour te sauver et te montrer qu’il existe un vrai sandouiche glacé et sophistiqué, subtil, goûtu, préparé avec deux fois plus de soin (et deux fois plus cher, fatalement). Tout ça, c’est la franchise Prêt A Manger. Croyez bien que ce paragraphe est davantage écrit pour extérioriser une furieuse envie de Wrap Poulet Jalapeno qu’une quelconque corruption. C’est une enseigne Londonienne qui s’exporte à peine en Ile de France. On y va, on s’y pose, c’est chaleureux, tous les employés sont souriants et agréable, l’idéologie locale repose sur le bio/commerce équitable/1fruit1légume etc etc… et c’est surtout très bon en bouche. Soupes, sandwiches club, wraps et une myriade magique de petites sucreries et de fruits à croquer. Un art de la mayonnaise, de la feuille de laitue, de la tranche de bacon qui va bien, ils proposent aussi quelques plats végétariens et similis-croque monsieur très chargés en moutarde à faire réchauffer sur place. C’est bon. C’est cher. C’est bon. Quelque part à la Défense. Là et là dans Paris, l’expérience semble positive et des enseignes commencent à s’ouvrir dans divers quartiers. C’est potentiellement, dans cinq ans, « le Starbucks d’aujourd’hui. » … et c’est un assez bon générateur de jobs d’étudiants, si vous avez un emploi du temps adéquat et un bon sourire Colgate. Pas idéal si vous n’aimez pas Faire X et Penser X. Quoi qu’il en soit, leurs préparations sont ‘achements bonnes et je vous enjoints à goûter ça un jour ou l’autre.

Sinon vous pouvez toujours commander votre bouffer sur Alloresto et converser avec le meilleur community manager du monde.

Vous retrouverez en profondeur ma « Typologie du sandwich » aux Editions Kessonanafoutre, 29 Euros, 498 pages

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