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Sagadaÿtaÿ⁵ #11 : Blur

Si la vue ou l’évocation de Damon Albarn ne vous fait penser qu’à Gorillaz, vous êtes nés trop tôt, vous n’êtes pas assez curieux ou bien vous êtes juste capitonnés dans un Etat militaire et censeur parce que ce jeune homme a fait ses premières armes dans un mastodooooonte de Britpop nommé Blur. J’en parle un peu tardivement parce que le groupe est très fâché avec le concept de séparation officielle : avec sept galettes sorties depuis 21 ans et quelques lives mémorables à Hyde Park, ils viennent de sortir une ultime intégrale sobrement nommée « Blur 21 », une grosse box fort exhaustive contenant la disco, une tonne de faces B, de machins oubliés et de versions alternatives. Un fort bel objet qu’on m’a offert très généreusement, du coup, je picore ça à petites doses! Il paraît que Parklife est leur meilleur cru – troisième album – pourquoi pas, allons-y. Seize pistes dites donc! C’est parti pour une grande salade musicale, chaque morceau explorant divers trucs, mais n’oublions pas que c’est aussi une des sources du dance rock!

Hey, ça commence avec Girls & Boys, un tube bien connu. Une routine archi dansante, batterie disco, plein de claviers et de bruits criards derrière un riff de guitare relativement majeur mais dissonant, une simulation d’atterrissage et paf, efficacité maximale, tout dans les accents rythmiques, constante du quatuor. D’ailleurs, Blur, c’est parfois plus une succession de parties rapides et lentes que de couplets et de refrains – mais Tracy Jacks adopte les deux : ça sonne comme un petit compte alternant ballade et ponts très solennels. End Of Century n’est pas si différent, juste un poil plus court et reposé. Parklife est, osons le mot débile, rigolote. Une litanie parlée sans grande conviction, le titre répété venant de loin, une ambiance ska avec quelques cuivres et du piano – toujours derrière ce son signature de guitare, très clair, sec et aigu.

AYE AYE! Bank Holiday vient enfin rehausser un peu la dinguerie ambiante. C’est un peu le They’re Red Hot de Blur – une minute et demi archi rapide, tempo flash, rythmes piégeux et stop and go qui doit rendre ce machin particulièrement jouissif en live, parce qu’en l’état, c’est déjà bien punk et énergique. Badhead s’expose avec ses trompettes synthétiques, un rythme tout gentil et un clavier qui « tremole » comme s’il n’y avait pas de lendemain. Beaucoup d’arpèges, une ambiance de lover à jouer au coin du feu… très guitaristique et sympa. The Dept Collector ne cache même pas sa vocation polka, on change toute l’instru, pas de voix, un petit flutiau un poil médiéval, l’ensemble est cool et inhabituel. Oui, c’est toujours du Blur, pas du Jethro Tull! Puis un jour, quelqu’un a laisse un des membres toucher à un clavier au hasard, ça a donné l’intro très tubulaire de Far Out, mini chanson ne voulant pas nécessairement dire grand chose. To The End nous emmène dans des dimensions davantage axées Bossa Nova, petits coups de gratte en contre temps, batterie très lourde, une femme dit n’importe quoi en français en répondant à Albarn, on dirait une version moderne d’un Gainsbourg qui serait né à Londres – le foutraque de l’ensemble est déjà bien représentatif du Gorillaz à venir – pour repartir dans l’ambiance de foire, quelque part entre le pousse pièce et le tire à la carabine. C’est n’importe quoi mais c’est sympa et cohérent.

London Love et son synthé dégueu… et sa petite tournerie chromatique à la guitare, ses claps, son solo ne voulant absolument rien dire… mais le morceau devient de plus en plus cohérent au fil du temps, il est plus docile et carré sans pour autant perdre de sa saveur très aléatoire, surtout avec ce flux radio en fond sonore.

Je passe mon tour sur les deux morceaux suivants, comme d’hab, ils véhiculent la même chose que les machins précédents, ils ne sont pas inratables… mais Magic America a quelque chose de charmant avec son menu best off de pouets pouets et de coin coin, sans structure, sans réel souci rythmique mais avec l’ineffable « Laaaa La La La Laaaa », signature Damon Albarn. Encore une fois, dansant, ne véhiculant que du positif.

Jubilee reprends les fondamentaux de Blur pour les mixer avec Madness – idéal pour bouger ses fesses, un chant délirant, toujours des cuivres pour accentuer tout ça. This Is A Low est la véritable dernière chanson de l’album : c’est l’une des seuls à se comporter bien sagement avec sa progression classique, ses petits moments solos et ses syllabes exagérément longues.

Enfin, Lot 105 est un dernier petit instrumental bien barré en deux parties. Ca sonne comme du déjà vu mais la fin est un véritable petit bordel vocal. Finalement, une course de lévriers en couverture semblait cohérente : la tronche que tire le chien de gauche résume bien l’idée. Un vrai petit cirque enragé, foutraque et cultivant cette absence de cohérence. Ce n’est pas plus mal, finalement, si c’est bien exécuté… souvenez vous du Blur de Leisure – à l’époque, on trouvait ça bien trop brouillon!

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Crac boum paf meh

Post programmé en avance, post du bonheur!

D’habitude je suis pas très jeu de bagnoles. Un problème de supports en tête de liste, puis une histoire de goûts mais dans cet univers les deux sont intimement liés. C’est un problème de manque de vécu et une habitude de gameplay simplifié – du coup à la première course un peu sérieuse sans champignons et carapaces rouges y’a tout de suite beaucoup plus de paramêtres à gérer, comme quand on a l’habitude d’une boîte de vitesse automatique… rester sur le goudron pour prendre de la vitesse, déraper dans les virages serrés au lien de se prendre des murs comme s’il n’y avait pas de lendemain, gérer le concept d’aspiration… autant de notions qu’on ne prends pas en compte quand on est un gros Nintendofag qui pue des aisselles. Au mieux l’aspect simulation/carrière rajoute un petit sex appeal quand il faut cumuler un certain nombre d’objectifs fixes, à la manière de Need For Speed – c’est un bon compromis. Puis tout récemment, y’a eu Blur et sa pub assez proche de la perfection. Hormis le concept de base et le doublage hilarant « La faïrme! » toute la visée de se foutre gentiment de la face de Mario Kart et consorts est relativement paradoxale puisque comme la réclame l’avoue à demi-mot (puisqu’après tout c’est un comparatif) les mécaniques de Blur s’appuient sur celle de Mario Kart… tout en transposant « l’esprit Nintendo » … à l’esprit Microsoft. Ca donne quoi? Ben c’est vachement bien. J’oserais même caler un « C’est bon » mais la vanne est déjà éculée…

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En fait à la base du truc il y a un gros dilemme : c’est grossomodo la première fois que je me paie un jeu 360 récent et cet achat venait d’une certaine envie de sensations, d’avoir enfin un jeu récent avec des graphismes récents et d’une bonne grosse soixantaine d’images par secondes (puis se faire une petite folie après les partiels est toujours quelque chose de gratifiant) mais, mais! Le dieu des petits détails ennuyeux surveille depuis son nuage supersonique et il nous a foutu deux jeux très similaires sortis en même temps, Blur et Split Second Velocity. Le deuxième, produit par Disney, en fout encore plus dans les dimensions « plein-la-gueule-esque » et peut même se targuer d’être un peu plus original dans son solo. D’un autre coté, Blur est bien plus fun en multijoueurs est dispose donc d’une plus-value sur le long terme. Coïcidence cosmique, les deux jeux ont le même gameplay, les mêmes visées… et même Marcus à récemment tranché, Blur est globalement plus fun. Il est évident qu’il ne faut prendre tout ce qu’il dit pour parole d’évangile mais force est de constater que j’ai misé sur le bon cheval. Cool!

Donc j’arrête de tourner autour du pot (les anglophones diraient que je bat autour du buisson! Ils sont barjos!) et j’enchaîne sur la simple phrase : Blur, qu’est ce que c’est? Ben, de la course de voiture… très très virile et très surréaliste. En amont, ce sont les mecs de Bizarre qui sont derrière ce titre, si des gens se souviennent des Metropolis Street Racer/Project Gotham Racing et de leurs systèmes de kudos… mais à ce postulat de base de voitures bien existants, de lieux bien existants et de réalité toute plausible il faut ajouter ces fameux bonus qui donnent toute la dimension Mario Kart au jeu. On prends sa bagnole, un effet de style très cinématographique fait démarrer la course et PLUS DE PITIE. C’EST LE CHAOS ET L’ANARCHIE. Tout le monde se rentre dedans et s’avoie amoureusement des orbes, surchages et autres ondes de choc. Y’a une grosse différence tout de même, a la différence de Mario Kart qui vous met un objet au « hasard » selon votre position, Blur affiche directement l’objet que vous allez choper. C’est la même différence entre un RPG classique aux combats aléatoires et à d’autres trucs type Paper Mario ou vous savez dans quoi vous allez mettre les pieds, vous avez le choix et tant mieux parce qu’on apprends à réfléchir rapidement sur sa situation et quel truc choper au bon moment. Les objets sont pas très inventifs mais se targuent d’arborer des petits logos classieux et des couleurs reconnaissables : la surcharge est une carapace rouge, les orbes de petits missiles bien chiant qui, une fois reçus, font dandiner l’arrière train de votre bécane… il y a l’indispensable bouclier, le turbo, l’éclair qui envoie des champs magnétiques devant les têtes de file, la mine, un truc qui repousse les voitures en périphérie… et un bonus pour réparer sa voiture. Votre bécane dispose d’une barre de santé plus ou moins conséquente selon le modèle et une destruction totale sera synonyme d’un temps TRES PRECIEUX perdu… car à l’inverse d’un Need For Speed qui fait cavaler les voitures derrière vous à vitesse très injuste ou un Mario Kart qui attribue des bonus cheatés aux perdants, il n’y a aucune moyen concret de ratrapper le peloton si vous êtes vraiment mauvais, tout le monde est mis sur un pied d’égalité. De ce fait après une certaine distance la course se décante en petits groupes de gens qui se mettent dessus… pendant que la ou les voitures devant filent à tout allure!

C’est la majeure comparaison avec le titre bien connu du plombier et… Blur n’en souffre pas du tout. Y’a pas la fantaisie des circuits et des personnages mais au niveau des objets, c’est aussi bien si ce n’est mieux globalement foutu. De la même manière, tout ce qui se balance derrière/devant à sa réciproque, chaque situation à son comportement plus ou moins raisonnable, tout les objets s’équilibrent extrêmement bien et chacun peut customiser un peu sa configuration via des modifications débloquées avec les heures de jeu pour affiner un peu son type de gameplay. Petite innovation cependant, on peut stocker jusqu’à trois objets, prendre n’importe lequel, et même en jeter un si on veut faire son bourgeois. Tout ça se fait assez instinctivement et ces manipulations enrayent pas la concentration portée sur la course en elle même… faut gérer ce qu’il se passe devant, derrière, et sur les cotés puisque presque tout les bonus offensifs sont évitables si vous utilisez les bonnes choses de la bonne façon.

Passé cette petite intelligence des bonus ce que j’aime dans Blur c’est cette relative simplification de la conduite. Bien sûr tout les critères un tant soit peus « primordiaux » de la vie réelle sont pris en compte (surprise : se prendre un mur fait ralentir) mais tout est fait pour que l’attention soit focalisée sur l’utilisation des bonus. Pour prendre un virage en épingle, on va pas ralentir comme en formule 1 pour négocier le tournant avec classe mais là on va ralentir un peu, braquer comme des porcs et se prendre le mur à toute berzingue dans le flanc. Ca enlève de la santé, ça ralentit la voiture… mais c’est le but. C’est même pas une notion de subtilité, juste la façon dont le jeu est conçu : il est très laxiste avec votre conduite. C’est pas une raison pour rouler dans les ravins, les fourrés et les mines mais le maniement est très gentil avec vous, on est pas dans le cadre d’une simulation nazie où TOUT est un paramètre, avec des Quick Time Event pour changer de vitesse. Non…

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 D’entrée de jeu (et après un très classieux « précédemment dans Blur » qui vous résume votre progression et votre dernière partie) le soft vous dirige entre deux modes bien évidents, en solo et en multi. Le solo, un poil plat par la plupart des journaleux, ne l’est pas tant que ça puisqu’il permet de se faire les dents avant d’entrer dans la grande arène du multijoueur. Le mode solo se décompose en plusieurs chapitres thématisés (courses de rue, sans objets, fan favorite…) où on doit effectuer un certain nombre d’objectifs avant d’affronter le boss et de lui piquer sa voiture… et sa modification, applicable sur n’importe quelle bécane. Ses objectifs sont à remplir en substance dans les trois uniques gameplays (course classique, destruction où vous n’avez que des orbes pour dézinguer tout ce qui bouge et contre la montre) répartis entre les circuits au Japon, en Russie, à Barcelone et aux USA. Chacune de ses courses rapportent des « feux » selon votre performance plus deux objectifs complémentaires, toujours les mêmes : avoir un certain nombre de « fans » et passer un slalom prédéfini pour gagner … des fans, parlons-en. Si les feux récompensent vos victoires et débloquent les chapitres suivants, les fans sont la véritable monnaie du jeu! C’est un chiffre que vous augmentez en faisant le kéké en pleine course : dérapages, aspirations, bonus bien utilisés, combos… et ce chiffre va vite doubler si vous remplissez les petits objectifs spontanés en pleine course, du genre « tiens voilà deux mines, tu dois toucher une personne par devant et une personne par derrière » il va falloir faire un choix entre la tenue de course et les fans gagnés, qui ne seront de toute façon validés que si vous finissez au minimum troisième… et c’est pas si évident! Ces fans font monter votre « niveau » et débloquent des nouvelles voitures etc etc. Heureusement le jeu est sympa et il vous laisse choisir entre trois modes de difficulté, cas tellement rare pour
être signalé! Même un manchot comme moi s’est totalement baladé dans le mode facile, je suis sûr que les blasés et les vétérans pourront se donner un peu plus de challenge, l’écart entre le mode facile et normal étant déjà très viril.

Bien sûr c’est pas la visée du jeu qui se targuait d’être axé multijoueurs avant même sa sortie, on a tous connu le jeu via une démo XBOX live qui permettait de mettre le doigt dans le système de progression, clasqué sur le solo mais en un poil plus excitant. En multi, vous recommencez à zéro, tout le monde à les mêmes voitures de catégorie donnée et il va falloir engranger des fans pour monter de niveau (de 1 à 50, chaque niveau ayant son joli petit logo) et débloquer de nouvelles montures et des petits détails de course qui peuvent changer la vie. Oui, c’est un peu la routine mais le challenge est facilité par une multitude assez dingue de défis qui se débloquent au fil des niveaux, souvent des actions chiffrés qui, une fois remplis, vous rapportent une bonne pelletée de stalkers invisibles supplémentaires. Au début, c’est l’utilisation des bonus, puis après on récompense le comportement offensif… puis les figures de style (à la « fais une course sans turbo ») puis les défis journaliers, comme les quêtes quotidiennes de World Of Warcraft… largement de quoi faire et donner un enjeu supplémentaire aux courses multi. Car les joueurs qui jouent pour être premiers vont galérer – c’est une place difficile à obtenir, qui se mérite et qui se conserve difficilement. Le jeu récompense davantage le podium que la victoire pure tant elle est difficile à obtenir et pour cause : les course en ligne peuvent se faire jusqu’à vingt. Les 30 premières secondes d’une courses sont toujours extrêmement musclées et vous allez retrouver ce bon vieux sentiment injuste de Mario Kart : celui d’être pris pour cible encore… et encore… jusqu’à perdre 15 places en deux centièmes. Parfois à la dernière seconde du dernier tour, c’est pas exclu! Au delà des courses normales, y’a les courses par équipe et le mode « destruction » – franchement mois fréquenté – et les kékés poseurs pourront tenter l’improbable mode « course pure » où il n’y a pas d’objets. Ces modes de jeux un peu moins conventionnels sont rarement fréquentés mais les gameplays classiques ont un petit succès, il y aura toujours plusieurs centaines de personnes en ligne. Je pourrais pas faire de prédictions sur l’avenir proche du jeu mais si Bizarre nous sort un ou deux DLC, aucune raisons que les gens commencent à déserter ces serveurs qui sont tellement plus flexibles et rapides que ceux de Mario Kart… et le niveau y est assez élevé. Le jeu est FAIT pour qu’on se rentre dedans alors personne ne se prive vraiment hein!

J’en parle mais c’est une évidence hein : la différence de graphismes est pharaonesque – c’est pas aussi beau que Split Second mais le rendu est là, ça bouge dans tout les sens et les sensations de vitesses sont assez prenantes. « Blur » – c’est le flou, un effet très bien foutu quand il s’agit de mettre le turbo, dans tout les sens du terme. De plus le jeu cultive une identité très « néons flashys » pas dégueux si vous avez aimé des softs comme Jet Set Radio. La plupart des courses se font de nuit mais on retrouve deux trois ambiances de jour, comme si circuit très casse-gueule autour des lettres de la colline d’Hollywood où cette plage près du pont de San Francisco. C’est fluide, foutrement bien animé et encore j’ai pas vu la version PS3. Aucun ralentissement, même en ligne avec mon débit de roumain, pas de problème notable sauf un ou deux crash rarissimes (la 360 plante beaucoup pour une … console!) pendant les temps de chargement.

Un petit bonheur, vraiment, que je ne saurais que trop vous conseiller si vous aimez le gameplay Mario Kart… car il faut pas prendre ça comme si c’était un Need For Speed ou un Gran Turismo. Juste un concurrent très bien foutu!

blur-xbox-360-094.jpg Ah et petit paragraphe tant que j’y suis parce que ça ne mérite pas son propre post : Green Rock Band c’est bien. Mais vraiment, vraiment très sympa. Je l’avais acheté en faisant totalement confiance aux choix d’Harmonix et j’ai pas été déçu… alors bien sûr le souci de « personnalisation de la firme » y est beaucoup moins poussé, y’a que trois salles disponibles, mais pris comme une super extension de playlist ça marche
impeccablement. Les styles y sont bien sûr moins variés que dans Green Day mais on sent quand même pas mal de différences entre le punk de Dookie, le rock un peu plus réfléchi de American Idiot et le coté un peu plus acidulé de 21 century breakdown (avec au milieu cinq ou six tubes de Nimrod, Warning et Amnesia) alors si vous aimez le genre et la firme mais que vous n’êtes pas sûr d’aimer la discographie du groupe qu’on ne connaît que via deux trois tubes matraqués en 2005, je peux vous assurer que c’est de la bonne.

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