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2014

C’est loin d’être le premier post du genre. Pour d’autres awards, pour d’autres notes d’intention, voici les précédentes vignettes. Ai-je évolué depuis toutes ces années ? Sacrée bonne question.

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CCA

Salut, c’est Concombre. Ça va ? J’ai 23 ans, je suis toujours étudiant, journaliste super-débutant, je bloggue beaucoup, mais nettement moins depuis quatre mois. 2013 était une année intense. Pour tous, pour moi, pour l’actu, plus que jamais, un vrai flux à gérer. Dans toutes les pratiques culturelles, en high-tech, dans l’actu généraliste. Aaron Swarz, Anon, la Corée du Nord, les Google Glass, la Syrie, le mariage gay, les Shebabs, Hollande qui ne fait rien contre La Finance, son ennemie jurée, et le FN qui aura eu une pertinence médiatique record. CA FAIT PEUR ! Pour oublier ça, on picole entre amis au Kawaii Café. Beaucoup de bons albums à se mettre sous la dent aussi, peu de pop, quelques trucs qui bougent. Des découvertes, formidâââbleuh ou pas. Des innovations. Un petit écran qui fait du surplace, la TNT qui fascine, quelques bonnes séries. Un française ou deux parmi tout ça. Des expos. Quelques scènes. Des concerts inratables. Beaucoup de mèmes et de faits sociétaux. Beaucoup de bons films, consacrés à la culture de l’imaginaire et aux bonnes idées visuelles. Et bien sûr, prétendre maîtriser tout ça.

C’était un peu fou cette année. J’ai l’impression que toutes les impaires sont comme ça, avec une période de jachère pour alterner. A tous points de vue, des blockbusters, des AAA, encore une actu JV chargée. C’est fini, on arrête de parler de crowdfunding, de communication et de la chute du retail, le mal est consommé. Place à une nouvelle génération – qui pue un peu « l’esthétique Smartglass » et les microtransactions – A ce niveau là, on aura surtout cette poussée de la notion « d’indépendant » qui se divise en deux parties – le prétentieux infamant et les autres. Notion somme toute subjective qui dépend surtout du fandom et des joueurs, amha. Gone Home aura été le machin le plus polarisant de l’année, alors que Depression Quest – qui s’approche davantage du serious game – a échappé à ce genre de jugement. Personnellement, sorti du rythm game, je suis un peu perdu. Le rayon jeu s’est un peu plus fourni avec des magazines de qualité. Quelques AAA attendus depuis toujours, concentrés en mars, puis GTA V qui défonce tout. Mon cœur a été emporté par la saga Persona. Bref, une dernière généralité : UN FORT BON CRU. Et ouais, je mets toujours le jeu en avant, parce qu’un jour l’idée que c’est la forme de pratique de l’imaginaire la plus poussée qui soit s’imposera à tous. Peut être.

Regardez ! Le casting de Persona 3 et 4 pose pour vous souhaiter une bonne nouvelle année.

S’il ne fallait retenir qu’un univers en 2013, ce sera celui là. Un mélange entre des idées à la Stephen King, Digimon et un excellent RPG japonais. La traversée de Columbia était un autre fabuleux moment de l’année, il est vrai, mais il n’a pas ce petit cachet niché qui scelle le truc.
Je sors d’une année difficile, remplie de défis en tous genres, parfois relevés, parfois non. Je fais mon possible pour être rigoureux sur mes prochaines tentatives (toujours les fameux concours) et ça veut dire moins de gros textes ici. D’ici septembre, si tout va bien, j’ai mon – potentiel premier – Master en poche. Je vous souhaite le meilleur dans votre parcours. A vous d’avoir la volonté, le travail derrière, la chance adéquate pour saisir vos opportunités. Vous avez écouté le podcast Boudoir Gambetta ? Une carrière réussie semble s’équilibrer entre la moule que vous dégagez et votre capacité à l’exploiter. En ce qui me concerne, je me suis engagé pour maîtriser plusieurs domaines à fond : culture pop, histoire littéraire, actualité, puis la japanime un peu moins. Une vraie foutue course de fond. Peut être moins de JV cette année ? Allons, ne soyons pas fatalistes. C’est la fête pour vous, ça signifie surtout des articles plus courts.
Voilà, ce blog est proche de la mort clinique, et je vais continuer ce rythme fantastiquement sporadique pour encore quelques temps indéfinis avant de passer à autre chose. N’hésitez pas à commenter, vous êtes timides depuis la rentrée, je vous lis toujours avec joie. N’hésitez pas à continuer à lire tout simplement, ça me fait toujours plaisir. Herm, ça faisait un peu pervers narcissique comme formulation.
Je ne me perds pas dans des généralités, vous voyez le topo. « A toi de jouer ! », disait l’autre chevelu multicolore.

Comme l’année dernière, du coup :

Dix petits moments cultes de JV en 2013 (parfois avec un peu de retard) : 

– Ce moment dans Spec Ops : The Line où tu comprends que OUPS TU AS GRAVE MERDE.
– L’animation de Teddie qui tape du pied quand il est pas content dans Persona 4 Golden
– Le boss final de Pokémon X. Thématisée fée, bien sûr. Le line-up, l’ambiance, l’excellente musique.
– Le seul et unique jump scare de Bioshock Infinite
Le niveau musical de Rayman Legends qui se révèle être une reprise mariachi de Eye Of The Tiger. Ultime.
– Ta meilleure copine d’Animal Crossing qui vient fêter ton anniversaire ! Et qui se barre quelques jours après ! Connasse !
– Ce monsieur de Papers, Please qui arrive à se gourer et présenter deux passeports différents. Bonjour, tu va parler aux gentils soldats !
– TREVOR EST UN HIPSTER. UN PROTO-HIPSTER. (GTA V)
– « La définition de la folie » et le regard de dingue de Vaas Montenegro (Far Cry 3)
– Être un demi-dieu à poil, faire des bonds de trois kilomètres d’immeubles en immeubles avec la marche de Radetsky en fond sonore (Saints Row 4)

ET DONC.

L’award « Niquez-Vous » de la sympathie langagière revient à « Chie », qui s’est soudainement substitué à « Merde ». Depuis quelques temps déjà, il est vrai, mais là ça c’est généralisé. D’où ça sort, déjà ? Nul ne le sait. Ça vient peut être de CPC. Saviez vous que Games And Wario y a reçu un 8/10 ? Hahaha ! Ce jeu de chie.

L’award Miss Usine 2013 revient à Naoto Shirogane, de Persona 4. Première dauphine : Nonon Jakuzure, de Kill La Kill. Mais voilà, un reverse trap, c’est imbattable.

L’award de l’awkwarderie sociale, décrétée grande cause nationale en 2013, est attribué à l’épisode 3 de WataMote, toujours dans nos cœurs. En manga, c’est deux fois plus douloureux.

L’award de l’imitation hilarante de l’accent canadien revient au « Câlisse c’était énorme s’braquage lô, on va s’rentrer et s’manger une bonne poutine« , toujours dans nos coeurs

L’award Laurence Haïm du meilleur compte parodique revient à @100000000e, qui est à mourir de rire et qui, mine de rien, a établit tout une petite grammaire de niche sur les internets et tout ce qui popularise les caps locke est automatiquement sympa.

L’award Haim du groupe chiant revient à Fauve, qui fait probablement des comptes parodiques à son sujet, bref, ils essayent vraiment très fort mais ça ne nous détourne pas que c’est un peu du fap tout ça

L’award Destination Finale revient à « Prendre un train en juillet 2013 »

L’award SUUS de la chronique sympa non vraiment c’est sincère revient à Crossed. Avez vous déjà vu Crossed ? Karim Debbache, ce saint homme, parle des films issus ou thématisés sur le jeu vidéo. C’est intelligent, didactique, il y a des Gilles heureux dans le fond. Maintenant qu’Usul se barre, il va porter JVC un peu à lui tout seul.

L’award du meilleur mangeage de spaghettis en gros plan, bouche ouverte et air perdu est attribué à l’incroyable performance d’Adèle Exarchopoulos dans La Vie d’Adèle. Bon, ok, elle était seule dans sa catégorie, mais je suis vraiment surpris qu’un tumblr « mange comme Adèle » n’ai jamais vu le jour

L’award du hashtag patriarcat est attribué à ce moment dans Kill La Kill où on voit de l’underboob et du sideboob. Vous l’avez remarqué ? C’est très subtil, par moments, il faut ouvrir l’œil et le bon.

L’award du déficit d’attention est remis à l’anime Joshiraku, pour l’ensemble de son œuvre

L’award du petit moment rigolo de ciné revient à ce passage du Dernier Pub avant la Fin du Monde où nos cinq héros marchent en rythme sur Alabama Song. Une petite pépite toute simple dans un film sympa mais qui manque cruellement des fantaisies de Scott Pilgrim.

L’award du lieu commun chiant du jeu vidéo est attribué à « c’est le flic qui l’a fait ». Oui, ben, ça datait déjà d’Heavy Rain et ça rend tout un poil prévisible maintenant.

L’award du flanquage-d’un-bon-scénario-par-terre est attribué au stinger de Bioshock Infinite, si on en croit un bon paquet de joueurs. Un stinger qui a tué le jeu, tué Aaron Schwarz, provoqué la seconde guerre mondiale et enraye totalement cette conclusion et cette introduction de oufs guedins. Vraiment, ce stinger n’était peut être pas une bonne idée.

L’award de la run de petit malin de The Stanley Parable consiste à faire strictement l’inverse de tout ce qu’on vous demande. C’est le réflexe qu’on a tous, mais on oublie de sauter sur la passerelle en contrebas quand on monte sur la plate-forme mouvante. Tout le reste est du caviar. (Si ça pouvait dire quelque chose ce serait un poil mieux)

L’award du meilleur appuyage sur un bouton d’ascenseur – celui là, vous le voyez venir – revient à l’incroyable méthode Booker DeWitt, poing fermé, grand coup sur le coté. Bravo, votre virilité n’est plus à prouver.

L’award de la façon la plus maboule de clamser, offerte par l’animation mais surtout par DanganRonpa revient à « être transformé en beurre à cause d’une extrême force centrifuge et être mangé avec des pancakes »

L’award de la personnalité politique sympa, genre ça aurait pu être Christine Boutin mais respectons le running gag svp est attribué à Nadine Morano, toujours plus Nadine Moranesque sur les écrans et les réseaux sociaux. Je crois que c’est le cinquième voire sixième award que je lui remet. Elle va survivre à ce blog, quoi, merde.

L’award Willie Pete de l’info foireuse mais bon pff on va la pusher quand même revient à « Burger King ouvre à Saint Lazare » (2012-2013)

L’award du perso mal écrit revient à Lara Croft. Merde quoi, il ne manquait pas grand chose pour que Tomb Raider soit un très bon jeu, mais avec le mastodonte de Ken Levine juste à coté, ça fait un peu tâche.

L’award du Petit Malin revient à Yann Barthès dont l’émission commence un peu à montrer ses faiblesses. Soit c’est moi qui grandit, soit autre chose, mais la balance entre l’infotainment et le donnage de leçon systématique commence à un peu se voir. Il y a plein de bons moments mais noyés dans beaucoup de conneries et de whining sur le journalisme, ce qui les empêche d’avoir du temps pour… en faire, on a parfois l’impression qu’ils se la jouent sérieux toute une émission pour le quota. Cette incroyable condescendance envers le jeu vidéo et le high tech en général n’aide pas vraiment.

L’award under the radar du truc dont j’aurais vraiment dû vous parler revient sans soucis à Papers, Please. Comment rendre la bureaucratie fascinante ? Un vrai jeu qui aura contribué à populariser cette idée que non, l’indé n’est pas nécessairement prétentieux, qu’il peut y avoir des idées et des concepts de fou. C’est court mais intense et addictif.

chielapin

Hé non, c’est l’année du cheval ! Tu t’es encore plantée Chie !

L’award…
… de l’anime
WataMote*
… du manga L’Attaque des Titans
… du personnage Tomoko Kuroki
… de la série The Newsroom
… de l’épisode « Unintended Consequences (The Newsroom 2×04) »
… du single Some Nights
… du concert Phoenix, Rock En Seine
… de la convention JaPex
… du film Le Congrès
… du jeu vidéo Persona 4 Golden
… du site Reddit

* Vraiment pour ne pas mettre l’Attaque des Titans deux fois.

Et donc et donc et donc, une très bonne année à vous.

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Bordelpunk

Ce début d’année, complètement emporté par les perspectives pécuniaires qu’offraient mon premier stage (j’ai presque gagné 400 balles en deux mois !!!!) je me suis offert une folie et j’ai complètement annihilé cette rentrée d’argent en faisant ce que j’ai retardé depuis toujours : me payer une carte UGC. En solo, vous rentabilisez au troisième film par mois (simple quoi) et le rapport tombe un poil plus bas si vous prenez une duo et que vous vous y tenez en couple. Et même si, chaque mois, vous constatez avec tristesse ce retrait automatique, comme une sensation de prêt étudiant contracté, ce sentiment de puissance quand vous retirez une, voir deux places sans rien faire est fantastique. Mieux : ça pousse à la curiosité, on fait des découvertes en se disant « Bon, de toute, j’ai un engagement, autant le rentabiliser ». Un mode de pensée que je recommande, et si ça vous fait voir des merdes, tant pis, au moins vous saurez pourquoi c’était des merdes.

Jakazure Nonon, marraine de ce top, ma nouvelle waifu, parce queeeeee

Avec Smaug, Frozen et Wall Street, j‘aurais vu 44 films en 2013. Plein d’américains, quelques français, un argentin, un espagnol, un coréen, un américano-luxembourgo-israélo-polonais et même un suédois, ce qui prouve chez moi une ouverture d’esprit démentielle – y’a qu’à voir mes tops des années précédentes. Alors justement, encore une fois, je vais prendre les films qui m’auront particulièrement plu (je vais pas faire un top de tous les films car on va pas s’en sortir, même si c’est un panel qui parcourt tout le spectre qualitatif ; Et je vous les pitche. On fait ça ? On fait ça.

13) La Maison de la Radio
In bed with Radio France.
Un petit documentaire qui a discrètement circulé dans les salles vers avril. Aucune voix-off, aucun argument de ton, la caméra se balade de salles en salles dans l’immense immeuble place du président Kennedy. Des petites storylines, le stagiaire qui apprend à faire un speak, le CDI qui le refait cinquante fois, les deux nanas qui enregistrent une saga audio mais qui galèrent avec les effets sonores, l’orchestre en bas qui s’active, le live de nuit… ça me touche car la radio fait partie de mon projet pro mais n’importe quel profane pourra passer un bon moment devant. C’est même un poil trop court pour ses deux petites heures… bref, une grande fourmilière passionnante à observer.

12) The Bling Ring.
First World Problems (en prison), le film. Contrairement à beaucoup d’entre vous, j’aime bien Sofia Coppola. J’aime bien la BO de ses films, même si celle de The Bling Ring n’est pas particulièrement marquante, même si elle commence avec les Sleigh Bells et se termine avec Phoenix (mais quand on est la copine de Thomas Mars, c’est pas difficile) – et j’aime bien cette « culture du vide » qui habite The Bling Ring. Ses personnages abrutis, cette dimension loin de tout, cette histoire complètement loufoque d’ados qui dévalisent tout Beverly Hills (adaptée d’un article de Vanity Fair, de mémoire) de manière super froide et « panurgesque ». C’est surréalise, ça ne veut pas dire grand chose, c’est aussitôt oublié, c’est LOL dans le bon sens, j’ai bien aimé, c’est un peu inexplicable.

11) Casse-Tête Chinois
C’est toujours le bordel dans la vie de Xavier.
Jusqu’à voir l’affiche du film il y a trois semaines, je pensais encore que c’était un mythe, mais non. Le troisième volet de la trilogie-Erasmus est d’autant plus dingue quand on le mate à 23 ans, soit grosso modo l’âge de Xavier dans l’Auberge Espagnole. C’est un troisième film un peu gratuit, on s’en rend compte qu’on pourrait faire chaque décennie de sa vie comme ça mais c’est un film qui se regarde avec pas mal de bonheur. Quelques hommages, du fanservice, des fils rouges… On revient à une structure simple, on reste à New-York et on n’y décolle pas, on fout une vraie bonne BO derrière et c’est parti. Des histoires toutes simples qui veulent raconter l’histoire super compliquée d’un mec, de ses cinquante nanas et gosses. Il n’a pas réellement progressé dans sa vie, mais au moins, c’est un gros feel-good movie qui nous rappelle que, parfois, la vie nous fait caca dessus. Beaucoup d’humour, un esprit « grande pomme » que j’adore, une bonne BO (emphase) et yaddah yaddah. « Mais enfin Martine, c’est ma bite ça. »
Donc voilà, dans la catégorie « Tautou et Duris sortent ensemble », Casse-Tête Chinois était le meilleur film. J’avais un peu plus d’espérances pour l’Ecume des Jours.

*voix de crécelle*

10) Snowpiercer
Tchou tchou !
Ce film, adapté d’une BD française, est un melting-pot d’idées visuelles vraiment séduisantes. Pour faire simple, l’humanité est plongée dans une nouvelle ère glacière et les seuls survivants sont à bord d’un énorme train qui fait un immense cercle perpétuel à travers les restes. C’est déjà pas mal mais il faut ajouter l’élement-killer : les compartiments du train trahissent les strates sociales de ce groupe d’individus, plus on est au fond, plus on appartient à la plèbe. Les « queutards » du trains sont en quasi-servitude. Un groupe d’entre eux vont donc fomenter une révolte, le traverser et piger le terrible secret derrière tout ça. Bon, il y a ce postulat efficace MAIS AUSSI un tas d’idées sur la construction et les codes de cet univers. C’était tout ce qu’on demande, et même si la fin est cliché à mort et que l’ensemble respire les tropes déjà vus et prévisibles, ça envoie pas mal de choses dans les mirettes. C’est un film qu’on aime regarder pour sa « traversée » entre les wagons, où tout devient plus vain, facile, artificiel, épuré… et pour une Alison Pill avec une énième coiffure dingue. Tout ce qui devait être exploité l’a été, une hypothétique suite paraît pas nécessaire. 

9) Highjacking
Un rafiot se fait aborder par des pirates somaliens, son employeur est un peu trop pragmatique.
J’aime tout particulièrement ce genre de film très « étroit ». J’entends par là des espaces réduits, une caméra qui bouge peu, qui prend le risque – ou l’économie de moyens – de rester dans un espace très clos, limite claustropobe. Par exemple, j’aimais bien Phone Game, qui n’a peut être rien d’un grand film mais qui faisait son micro-effet à l’époque. Ici, on suit l’histoire d’un cuistot qui va être pris en otage pour longtemps, loooongtemps. Au bout d’un moment, le syndrome de Stockholm (*rires du public*) va commencer à apparaître, il va y avoir des déceptions, des fausses joies, etc etc jusqu’à une fin cynique +++. De l’autre coté du front, le patron du rafiot, un mec incroyablement froid et posé, qui négocie à distance avec les pirates, petit à petit, à pas de velours. Au final, presque tout le monde aura ce qu’il voudra mais, MAIS. C’est à voir, ça sort un peu de l’ordinaire, c’est vraiment pas mal et y’a le « pistolet de Chekhov » le plus chanmé de l’année.

8) Gravity
L’univers déteste Sandra Bullock.
L’histoire est simplissime : Bullock et Clooney sont dans l’espace, dérivent et tentent de rentrer sur Terre, c’est aussi con que ça. Le truc c’est qu’on parle de Cuaron, le meilleur chaînon de la saga Harry Potter, mais aussi l’auteur du démentiel Les Fils de l’Homme. Un mec qui aime les plans-séquence et ça tombe bien, Gravity commence avec un vrai oner d’un quart d’heure, qui va partout, qui gravite autour de cette station spatiale jusqu’à ce que les emmerdes commencent. C’est un vrai film-concept, fantastique sur le grand écran, sa valeur sera divisée sur une télé. Faut donc le mater tant qu’il est temps et en 3D svp. Ouaip, l’assombrissement n’est pas un vrai problème et le film a visiblement été conçu pour ça. Je le place si « haut » car malgré son «  » » »minimalisme » » » », c’est la première fois depuis longtemps que je me suis dit que je n’avais pas vu un truc comme ça. Clooney n’est pas un perso très intéressant (ce n’est pas un perso, c’est Clooney qui fait le malin), son attitude paternaliste est gentiment chiante – truc que je n’aurais jamais perçu un an avant -, Bullock qui aboie c’était un peu étrange mais s’eut été ridicule dans n’importe quel autre contexte. Il FAUT voir Gravity, parce que sensations inédites DANS L’ESPACE.

Comme un chef

Comme un chef

7) Quai d’Orsay
D̶o̶m̶i̶n̶i̶q̶u̶e̶ ̶d̶e̶ ̶V̶i̶l̶l̶e̶p̶i̶n̶ Alexandre Taillard de Vorms est un gars impossible à suivre.
Quai d’Orsay est un film drôle. Genre vraiment drôle. Ça m’a donné envie de lire la BD qui, j’en suis sûr, aborde les choses différemment (il me paraît évident que la copine du protagoniste ne peut pas suivre ce mec qui se transforme peu à peu selon cet environnement schtarbé). J’arrête de parler en crypté : on suit les tribulations d’un nouveau conseiller de pas-Villepin, à une époque qui ressemble trop fortement à son discours de l’ONU sur le véto français. Ce film est bien fichu, bien monté, bien articulé, Thierry Lermitte est impeccable, le premier rôle a une belle gueule parfaite – et tout le monde l’est tout autant. J’ose espérer – en seul Villepiniste de France, rappelons-le – qu’il était vraiment comme ça au quotidien. Des gags assez subtils, ce lieu commun « Brazil » du straight man qui plonge dans le terrier du lapin blanc qui marche à chaque fois. Vraiment, une excellente surprise.

6) Le Dernier Pub Avant la Fin du Monde
Cinq copains refont le barathon de leur jeunesse et le monde se désagrège autour d’eux.
Je me suis déjà fendu d’une critique complète. Le top cinq !

5) Hapiness Therapy
Jennifer Lawrence et Bradley Cooper ne sont pas bien dans leurs têtes.
Ce film a fait gagner un oscar-surprise à Jennifer Lawrence. Ayant vu le film autour des Oscars, je n’osais pas y croire et il est tombé. Jennifer Lawrence y joue cinquante fois mieux que dans Hunger Games, surtout dans Catching Fire, c’est fou. C’est pas du tout la même nana. Bradley Cooper est impeccable en mec complètement paumé, un peu psychotique. Dans les faits, c’est une petite histoire toute mignonne en Amérique pas-fascinante-pas-super-sexy mais c’est un film super constant, assez mignon, assez touchant (sans aborder des thématiques trop graves façon Le Monde De Charlie) je ne sais pas moi même pourquoi je le mets aussi haut, il m’a laissé un sacré bon souvenir. 

4) Inside Llewin Davis
Llewin Davis ne sait pas où dormir ce soir (et le chat s’est encore barré) LES COHEN BROS ONT ENCORE FRAPPE ! J’ai pas mal préféré ça à True Grit qui était déjà réussi dans son genre. On garde les mêmes lieux communs : un esprit très américain hobo, rural, un esprit un peu barré… ici, les tribulations d’un Folksinger de New York, un peu enfermé dans son monde, qui vivote de canapés en canapés dans un microcosme un peu étrange, de bars pourris en bars pourris… j’aime beaucoup ce film car il raconte l’histoire d’un mec obsédé par la réussite des autres. Lui vit au jour le jour, se lance dans des aventures improbables (je ne pourrais pas faire cet aller-retour Boston-NY comme ça) et revient au strict point de départ, après le conclusion du film et une sacrée « guest-star ». Rien de particulier, pas d’artifices, peut-être le moins tendu et « pétaradant » des frères, mais encore une fois un paquet de bons sentiments. J’étais fantastiquement nauséeux en début de séance, le film m’a guéri. D’habitude, je n’aime pas voir les gens chanter, ça n’a jamais posé problème ici. C’est même un élément de caractérisation – voir ce personnage faire de très mauvais choix dans la vie, par exemple abandonner des droits d’auteur pour avoir un peu d’argent pour manger ce soir, est assez rigolo. Vous allez passez le film à vous demander « Mais c’était Justin Timberlake ou pas ? »

3) Le Vent Se Lève
Jiro fait des avions.
Le prochain et « dernier » Miyazaki, selon Miyazaki. Surprise ! C’est un excellent film. Il est même un poil différent des dernières productions du maître puisque c’est probablement l’oeuvre la plus « adulte » du lot. Je dis ça car elle déroule l’histoire d’un adulte accompli, qui va avoir une histoire d’amour adulte – très japonaise, très années 40 mais une histoire d’amour tout de même – des gens vont se tenir la main sous la couette et nous allons tous fondre d’amour. Quelques cascades formelles : Hideaki Anno – monsieur Evangelion – peine à masquer son intonation de vieillard, ce qui passe pas trop sur un adolescent – et des effets sonores faits à la bouche. On voit des avions décoller en faisant « prout prout prout » et ça n’a pas fini de me faire rire parce que je suis quelqu’un de très mature. Des scènes d’apocalypse, le fameux tremblement de terre, toujours un subtil mélange entre réalité et fantasie, une bromance entre ingénieurs et un film divisé en deux parties. La première, un Aviator moins chiant où on suit le parcours du mec qui a sorti le Japon de sa torpeur avionnesque, puis on se focalise sur sa rencontre avec une petite pépé, un peu de background historique – pas le moindre argument de ton sur l’histoire japonaise, alors pas très heureuse. Jiro est un grand rêveur idéaliste qui n’aime pas trop le concept de bombes sur ses modèles, c’est tout. Très beau, très touchant, mature, si c’est la dernière, c’est parfait. Cassedédi à l’allemand au gros nez.

2) Cloud Atlas
Six storylines frappadingues qui se croisent. Pourquoi si haut ? Parce que ce film, dans une moindre mesure, c’est SnowPiercer mais en six fois. On ne comprend pas bien l’histoire de cette « cartographie des nuages », sinon que tout est lié etc etc. Six univers, six histoires, six identités visuelles, Ben Wishaw se supprime dans les cinq premières minutes (je suis en concurrence avec lui, c’est une longue histoire) et bra bra bra on y va pour un sacré bordel de références, de codes, d’intertextualité et de zapping interdimensionnel. Ca dure quinze heures, ça donne l’impression de durer quinze minutes, c’est à peu près quinze fois mieux que Speed Racer. Comme je l’ai déjà dit quinze fois dans ce post : c’est beau. C’est très bordélique. Il faut un peu remettre les choses dans l’ordre et à leur place pour comprendre, ça s’apprécie tout aussi bien individuellement, c’est profond sur plein de niveaux et c’est un parfait produit de la pop culture des dix dernières années. Tant et si bien que ça pourrait être mon film de l’année mais ! MAIS !

Attention, on va bien s’enjailler

1) Le Congrès
???.
Il faut aller le voir à l’aveugle. Robin Wright vit dans un vieil hangar, un homme vient lui proposer un contrat douteux et oh la la la la la la la la la la. Toutes ces questions posées sur notre rapport à la réalité, à l’animation, à plein de choses.

Avec, potentiellement, Le Loup de Wall Street qui pourrait s’incruster quelque part.
Des cacas, pour le plaisir : Les Profs est naze, limite offensant, Man Of Steel était chiant comme la mort et bourré d’approximations (mais on s’en fiche parce qu’on dort devant) Kick Ass 2 était un film de petits cons, mais dans le mauvais sens, Les Stagiaires était un poil irritant et La Vie d’Adèle a sûrement été primé pour de mauvaises raisons et est rempli de trucs qui ne devaient sûrement pas être drôles. Du genre gros plans sur spaghettis, des « petite pute ! » qui appellent au corpsing, des claquements sur les fesses et un mec qui, ça passe assez discrètement, dit un truc du genre « J’aime pas les réalisateurs qui sont chiants quand ils bossent ».

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No future

Envie d’un flashback? Si ne vous vous sentez pas trop 2013, il y a ces vignettes.

Encore? Encore. Sérieusement, encore. C’est quoi, le cinquième post du genre que je démarre? Vais-je encore me demander si je vais en écrire quinze autres dans la foulée? Cela fait presque une demi douzaine d’années que je me demande si je vais fêter un autre calendrier en l’écrivant sur Internet, je serais peut être encore là à twitter mon lit de mort dans un futur lointain. J’espère que vous avez passé une bonne année et que la prochaine sera globalement positive pour vous, malgré les pépins obligatoires et statistiques qui s’annonceront, sur Internet comme dans la vraie vie. Permettez moi de contextualiser l’année à venir sur un point de vue personnel. J’ai lu mon post de l’année précédente, tout à l’heure. J’ai constaté sans trop de surprises que j’ai été un poil prophétique à annoncer mes plans futurs et alternatifs, en plombant systématiquement mes vœux en tête de liste. Astuce de gameplay pour vous : n’annoncez pas votre hypothétique projet ne serait-ce que deux secondes en avance sur le web, une météorite va s’écraser sur le-dit projet! Ne vous inquiétez pas pour moi, rien de dommageable et dans l’idéal 2013 sera, pour votre serviteur, l’année de la professionnalisation. 2012 a été l’année des premières pas pro, gentiment pros, avec l’attitude, la carte de visite et le sourire de petit malin, la formation et l’accès à des rédactions virtuelles ou matérielles, culminant dans la Newsroom du Figaro, pour quelques instants émerveillés. Maintenant, l’objectif est de se retrousser les manches et de continuer à se faire un réseau – car oui, j’ai la chance de me trouver au bon endroit, et être soi même et copiner sans arrière penser autour d’un shot à votre pseudo et aussi un très bon moyen d’accumuler astuces et contacts. D’autant plus si vous êtes dans une branche similaire. En 2011, j’étais à poil, maintenant j’ai ma carte de visite, un début d’expérience et des entretiens réussis pour commencer des stages, c’est un début. Je vous souhaite la même chose – de percer au mieux dans les choses que vous aimez faire. Oui je me parle tout seul, on ne vit qu’une fois.

Mais pourquoi vous raconter ça? Pour entamer l’habituelle prédiction sur le rythme de post ici, bien sûr! Toujours deux paramètres bien évidents : l’envie et le temps. Le premier est toujours sinusoïdal – j’ai, parfois, de moins en moins la volonté de dégainer un sujet ou d’entamer une critique laborieuse et automatique. Ce serait cool de ma part de vous fournir des sujets plus légers, divers, même crétins, je sais que vous aimez ça du moment que je garde mon style (le journalisme comme le thé glacé ont été mes titres des plus discutés cette année, c’est dire les cotés du spectre) en espérant ne pas faire une boucle et aligner des pavasses sur des sujets dont tout le monde se fiche. En bref, j’espère qu’en 2013, vous serez inspirés. A faire des projets originaux, à trouver de l’inexploité, à conduire des choses créatives et inédites. Dans « nos milieux », ça nous excite toujours quand ça arrive à son terme – le Projet Asylum est l’un des moments de bravoure de l’année écoulée, et encore, c’est une suite! Je ne projette pas particulièrement de conduire quoi que ce soit en 2013 mais j’espère trouver de nouvelles idées pour remplir cette page que j’affectionne temps – et vous aussi j’espère, tankaf – et nous détourner un peu de ces gentils formats critiques qui prennent tellement de temps. Relancer le Velvet Video Burger? Ça me trotte toujours, prenez-le avec le conditionnel nécessaire. Toute idée est bonne à exploiter. Allez hop tradition, en 2012…

Culture : OOOXX
Moral : OOOOX
Relationnel :OOOOX
Travail : OOOOX
Blog : OOOOX

Tout est presque à fond, ça monte chaque année, c’est plus que cool mais ça accentue un peu mon sens des extrêmes. D’ailleurs, en ce qui concerne le temps, c’est une autre histoire. Je suis maintenant en Master. Je commence des recherches universitaires et je dois passer ça le plus vite possible pour me préparer une sortie de secours M2 plus confortable. Concours en même temps, deuxième round, et révisions – ce qui veux dire Quartier Libre, probablement encore en Mai. Sinon, il faut définitivement que je me rentre dans le crâne que poster n’est pas une obligation et que tenir un rythme en est une autre encore plus facultative. Quoi qu’il en soit, je vais me souhaiter de franchir des étapes dans la vie pro, de continuer à grapiller les grades dans l’académique et, qui sait, réussir dans le pôle journaleux dont l’entrée demande moult compétences, force, style et moule, puis de se faire une streetcred, comme dirait l’autre barbu. Non, je rigole, on s’en fiche de ça. L’important est de rester soi même, hein. Quitte à être un peu autiste. C’est pas grave, si on est créatif et compétent derrière. LE MONDE A BESOIN D’ORIGINALITÉ, BON SANG. PAS DE COINCES DES FESSES QUI VEULENT VALIDER LES INTERVIEWS AUXQUELLES ILS ONT DÉJÀ RÉPONDU! OSONS! N’ayez pas peur de donner des retours, je vous sens de plus en plus frileux. Il ne faut pas.

De toute manière, faut croire que du temps j’en ai toujours pour avoir accumulé 13910 Gés supplémentaires dans l’année. Qu’il pleuve, qu’il vente, avec trois chroniques aux fesses plus une présentation orale, un séminaire à préparer, une pige à retranscrire, un écrit à faire ou strictement tout à la fois, je me suis toujours arrangé pour pondre le strict minimum partout et sauver les meubles, quitte à ignorer d’autres trucs. Soyez assurés que le paramètre alpha reste le premier. Le temps est relatif, dormir c’est mourir, voilà. Les priorités.

Pour revenir à ce blog, je ne vais pas vous faire l’habituel pamphlet sur la prise du temps nécessaire et sur ma motivation sinusoïdale, juste que, comme toujours, les baisses de rythme peuvent tomber. Si on a le temps d’être créatif pour rien sur le web, c’est qu’on a du temps pour nous et en substance, c’est pas bon. Encore une fois, j’aimerais accentuer un peu plus l’aspect musique dans ce bazar. Le jeu et le high tech semblent définitivement mes domaines préférés, il y a de quoi faire. Par exemple, on peut faire un texte rigolo avec les aventures western de John MacAfee. Cette année, le jeu aura été toujours plus méta. Je préfère parler des disques et du contenu. Dommage, 2012 aura été une mouture un peu plus faible, mais on a jamais autant évoqué tout ce qu’il y a en amont : la communication, la presse, les connivences sont les grandes problématiques écoulées. Pleins de gens veulent faire comprendre que l’industrie est solvable. Plein de journalistes sont là pour vous montrer qu’ils sont compétents, dans n’importe quel domaine. Blogger n’est pas une honte et ça peut être désintéressé. Vous trouverez le Tao de Concombre dans toutes les bonnes librairies.

Tenez, petite nouveauté pour cette année.
Voilà dix moments qui ont fait mon année en jeu vidéo en 2012 :

– Dévaler les pentes avec du Foster The People en fond sonore (SSX)
– Signer le registre avec son vrai nom dans le bal masqué qu’on infiltre, comme un vrai poseur (Dishonored)
– Être poursuivi par un cul géant (Catherine)
– Comprendre l’histoire de dingue derrière l’abri 11 (Fallout : New Vegas)
– Ce moment qui n’existe pas où j’ai réussi à jouer (Kid Icarus)
– Un combat de boss sur un dancefloor avec « Turn Up The Radio » d’Autograph en fond sonore (Alpha Protocol)
– Incarner des toilettes (Saints Row III)
– La mission finale pragmatique : s’assoir et mourir de vieillesse (Assassin’s Creed Revelations)
– Le Remix 10 que j’ai fait une vingtaine de fois (Beat The Beat)
– A peu près tout le truc (The Walking Dead)

Allez allez allez trêve de bavardages, voici le moment que vous attendiez tels les sagouins que vous êtes, voici la cinquième série des Concombre Awards! J’ai tenté de vous en faire un public mi Décembre mais le module sondage était improbablement peu intuitif, on reste sur des catégories et des gagnants à chaque fois définis d’avances. A chaque intitulé crétin correspond une vraie tendance qui a caractérisé cette année.

CCA

L’award de la musique de chie revient à Call Me Ma- Universal et sa vitrine, TF1, pour l’ensemble de son œuvre (Les Prêtres, Les Stantors, Mickael Grégorio et les cœurs de l’armée rouge, etc)

L’award du très très raciste j’appelle le Sénat est attribué à Amazing Race dont les candidats les plus crétins sont Maliens. Cela est très très très raciste et repousse les limites du racisme.

L’award Nocturne Epita du meilleur cocktail du Kawaii Café va au Perfect Blue. Bleu. Sucré. Agréable. C’est un piège : à peu près 150% de Vodka. Il met KO en cinq minutes.

L’award du feel va pour ce moment dans Katawa Shoujo où Hisao court à l’aéroport ratrapper Lilly qui va s’envoler pour l’écosse et HNHNHNGGGGG

L’award du héros littéralement le plus pourri de l’existence va au talentueux, au mirifique Shinji Ikari pour sa prestation de toute beauté dans The End Of Evangelion. Le monde se meurt et lui reste une heure et demi à genoux sans rien faire. Ah ah, Shinji, tu es le pire d’entre nous.

L’award de la convention de Genève est attribué à Max Payne pour son bodycount de dictateur Africain

L’award du meilleur bug de Skyrim est ce livre démentiel qui te permet de monter de cinq niveaux dans les compétences de ton choix, on le met sur une étagère, on recommence l’opération, on levelle comme un malade

L’award Doritos va à Radio01.net parce que je considérais relativement bien les mettre en site de l’année mais le fait est que je commence à copiner pas mal avec ses tauliers et je suis sur le point d’y faire une chronique régulière donc voilà. Bientôt le test dans une chambre de luxe Londonienne.

L’award de l’effet sonore bien lourd qui bute revient de droit au décompte final avant les Hunger Games qui fait DOUM DOUM DOUM et qui cloue un peu quand on est dans une grande salle

L’award du patriarcat rampant et phallocrate est pour Mike Thorton, qui est suave, suave, suave, et qui se tape tout le monde en sauvant le monde avant de retourner compter son pognon. Un héros des temps modernes.

L’award du studio de beaux gosses est pour Ubi Soft qui, mine de rien, nous a bien servi cette année. Oubliez un peu ces rongeurs et dites vous que grâce à eux on a eu Far Cry, Assassin 3 et sa promo efficace, Rocksmith, le teaser de Watching Dogs, Trials Evolutions… un beau parcours jusque là. Je mets neuf.

L’award Jean François Copé revient à Nadine Morano, notre grande gagnante, comme chaque année. Personne n’a pensé à remplacer le sandwich par autre chose dans cette photo? Ca pourait faire une bonne idée de Tumblr.

L’award du meilleur passage de La Mengeance est très difficile à attribuer mais j’ai quand même un gros fétiche coupable pour ce passage où des néonazis obèses s’entraînent à lever le bras en rythme sur du The Cure. Le scène a une plu-value parce que l’ensemble reste très crypto-gay. Un bijou parmi une joaillerie, vraiment.

L’award du truc le plus imprenable et inaccessible qui soit va au trou du dernier plateau dans le pachinko géant de Kaiji II. Oui, c’est très précis, mais croyez moi quand je vous dis que devenir président sans savoir lire est plus facile à atteindre

L’award du meme anxiocreepy mais hilarant…

L’award du millionnaire dépressif revient de droit au fabuleux Phil Fish, le grand woobie de l’année, qui fait la gueule sur son fauteuil, sur son lit, à la PAX, au fond d’une piscine, sur une étoile, sur un oreiller. Sacré Phil va. Garde le moral.

L’award de l’obsession syntaxique 2012 de votre serviteur revient finalement au groupe des adverbes, présentement, tu vois.

L’award du jeu de l’année qui n’est pas sorti cette année va à Fallout : New Vegas parce qu’honnêtement, j’ai rarement eu un plus gros kif vidéoludique en terme d’écriture. Skyrim m’a épaté par son univers, mais celui là m’a un peu plus parlé avec son ambiance survivaliste.

L’award du jeu qui a déjà reçu « l’award du jeu qui n’existe pas » mais qui maintenant existe ce qui prouve que le premier était là pour une bonne raison finalement est pour Mario Party 9 hé hé hé heu argh

L’award du non, Non, NOOOOOOOOOOOOON revient aux smileys avec un nez qui reviennent, qui vous surveillent, accompagnés de la mention « Et vous qu’en pensez vous? » NOOOOOON

L’award du magazine sympa qui ne coûte pas une blinde comme Edge ou Games va à Canard PC, que je commence à découvrir et aimer sans pour autant être joueur PC. Manque plus qu’une belle maquette et hop, parfait.

ET ET ET, LE PLUS IMPORTANT, L’AWARD…

… de l’anime Evangelion
… du manga Bonne Nuit PunPun
… du personnage Tyrion Lannister
… de la série Game Of Thrones
… de l’épisode « Blackwater »
… du single Houdini
… de la prestation scénique Green Day, Rock En Seine
… de la convention Epitanime
… du film Les Enfants Loups, Ame Et Yuki
… du jeu vidéo Catherine
… du site Tumblr

Yadda yadda. Veuillez agréer des bisous.

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2012 // The Masochism Tango

« Sentez bonne odeur et prospérité. »

Je vais vous mettre en confiance : avec 6300 mots, ce post est le plus long du blog. La bonne nouvelle, c’est qu’il synthétise tout ce que j’ai pu écrire cette année, soit l’équivalent de quarante tomes du Trône de Fer. Hardi les gars, nous voilà partis pour le résumé d’une années de beaux gosses. Dièse beaux gosses.

 #JANVIER

 L’année commence on ne peut mieux : Katawa Shoujo sort le 4 en version complète. La fin d’une longue attente et l’aboutissement d’un projet amateur qui, malgré sa bizarrerie et sa niche évidente, sort un truc pas mal foutu et cohérent. Un bon running gag de l’année et un pan créatif intéressant, mine de rien. Moi, je sort de ma grotte pour amorcer mon petit gimmick de l’année : je découvre enfin les RPG Occidentaux, et j’ouvre Skyrim. Puis j’y reste quatre-vingt heures. Impossible de s’en décoller : ce sont des aventures prenantes et inédites, mine de rien. Du coup, 9gag fait péter les flèches dans les genoux et c’est un peu gavant mais rien de bien grave. Coté mémétique toujours, un rigolo fait des photos crpytopédo pour laredoute et ça lance une des grandes modes de l’année, le tumblr parodique et les loltoshops. Certain vont monétiser, d’autre ont de bien mauvaises intentions, mais le lol règne dans la majorité des cas.

 Zelda Skyward Sword est mon grand perdant de l’année. Un donjon et un boss de fait et puis c’est tout. C’est pas comme s’il était mauvais ou quoi que ce soit, il est juste un peu zélé dans son gameplay à mouvements. Les Unrelated, ça continue. Un petit groupe se forme. Il y aura des suites. Grâce à Radio01, je gagne The Binding Of Isaac. Ce jeu est fantastique, il ne coûte rien et je vous le conseille à tous, il a une rejouabilité démentielle… et il amorce deux grands trucs qui font le jeu en 2012 : une difficulté punitive et les permadeath. Au ciné, La Colline aux Coquelicots n’est pas fantastique. Peut être une des raisons qui font que Matthieu Kassovitz veut envoyer le cinéma se faire enculer. Trêve de trucs peu intéressants, j’ai découvert Yotsuba. C’est léger, pas profond pour un sou, très relaxant. Une popularité étrangement méritée, quoi. Bonheur intégral : Prêt A Manger ouvre ses premières enseignes en France, et je constitue la moitié de son chiffre d’affaires. Vous voulez du malaise? Bonne Nuit PunPun va vous en fourni avec pertes et fracas tout du long de l’année. Ne pas se fier à son auteur et à ses couvertures colorées. Cassedédi à Guy Delisle dont j’ai toujours aimé les bédés qui va bientôt sortir Chroniques de Jérusalem. Megaupload ferme et Kim Dotcom se fait coffrer. L’année des mégalos maboules du net.

#FEVRIER

Je découvre Sherlock avec deux bonnes saisons de retard. Ce n’est pas ça qui va raviver la flamme des séries anglaises dans le coeur de votre serviteur, mais ça a son charme et ses persos bien écrits, fatalement. Et hey, la reprise surprise de Red Dwarf n’est plus très éloignée. Nous l’avons attendu pendant dix huit mois, Catherine sort enfin sur nos étals. Bien traduit, bien propret avec sa BO de classiques « rockisés ». C’est loin d’être méga substantiel mais ce jeu est original comme jamais, mangez-en sans modération, un de mes chouchous de l’année. Assassin’s Creed : Revelations poursuit de manière un poil flemmarde le canon Assassin mais il permet d’évoluer dans un décor tout neuf, une dernière virgule avant la suite, en quelque sorte. Klout s’éveille et on se kloute tous dessus, épatés par tant d’égo et d’influence, mais la vraie implosion d’égo légitime est pour Jean Dujardin qui rafle tous les prix pour The Artist, dont l’Oscar du meilleur film. Quel poseur! Heureusement, Morsay lance sa contre-attaque avec La Vengeance, le véritable meilleur film français de l’année. Kocobe débarque et nous parle des poneys, sa grande passion. Soit. De toute manière, Adventure Time va bientôt les détrôner dans la case de « cartoon du moment ». Disparition de Christian Blachas – autant, Whitney Houston, Delarue et autres personnalités qui auront glissé sur une peau de banane cette année, je préfère rendre hommage au créatif qui nous a donné Culture Pub.

Le webcomic Black Adventures utilise tous les univers possibles et c’est tout à son honneur. Hourra, un coup de poker me fait intégrer la rédac virtuelle du Journal Du Japon, et mon baptême du feu est une interview + live report de Buono!. Inutile de préciser que c’est aussi naze que robotique et que ça ne relève pas le niveau d’une J-Pop qui à l’air complètement dictée par la kawaiitude de ses adeptes… euh, de ses émissaires. Bref. Ce n’est pas mon truc, mais je ne sais pas si je préfère les roucoulement de Lana Del Canard, qui se met tous les critiques dans la poche en miaulant un peu. Ca contraste bien avec les Pussy Riots qui font peut être, il est vrai, de la musique discutable mais qui auront quelques soucis à dénoncer du Poutine un peu trop ouvertement. 2012, tu vois.

#MARS

Bref je fais mon aller-retour annuel à Londres pour oublier tout ça. C’est génial, je vais même y trouver mon sujet de futur mémoire. Quelqu’un en profite pour stopper les Unrelated. C’est fini les réunions entre proto-journalistes où tout le monde connaît tout le monde. Quoique… les mondanités ne sont pas finies. Le jour de la St Patrick, Kitsuntsun, Kocobe, Alvin Stick, yllwngg, Pimii et moi même créons la Team Alcolol. Oui, c’est vain écrit comme ça mais ça illustre une grande ligne conductrice de cette année : la boisson. Pso fait enfin son apparition dans Mario Maso et assiste impuissant à la première mort de mon mac, tué par la gravité. Il y a des Buffy toute la journée sur Teva, nostalgie intense… mais pas de quoi lambiner devant la TV, la période des concours commence. Pendant ce temps, Mass Effect 3 se fait un peu dessus sur la fin (comme pas mal de jeux) mais modifie son canon avec un DLC parce que pourquoi pas hein, la droguidrogue.

D’ailleurs, j’en ai pas parlé sur la moindre ligne ici mais la comédie musicale Avenue Q était plus que drolatique, c’était carrément fun et bien traduit. « Internet c’est pour le cuuuul », tout ça. Bazar Merat pendant ce temps, je vais pas vous faire les vannes liées à Counter Strike, ce n’est pas la peine. La folie Hunger Games s’importe toujours plus concrètement en France avec l’apparition du premier film en salles. L’adaptation est impeccable, on ne peut pas leur enlever ça. Les fakes Burger Kings se prolifèrent, tout le monde tombe dans le même panneau à chaque fois. C’est carrément absurde et je n’ose plus croire les photos de celui de l’aéroport de Marseille. C’est le Salon du Livre, il est consacré au Japon, c’est plus que cool, what else? Je fais la connaissance de Yuyutopia, une artiste qui mérite fort des coups de pouce médiatiques. Heuuuu le jeu Scene It est vraiment bien, si vous le trouvez pour pas grand chose avec ses pads, prenez-le, faites vous plaisir. Mon post le plus lu et commenté aura été mon premier tour d’horizon sur comment devenir journaliste. Oui, bien sûr qu’il y a des inexactitudes, mais si ça vous intéresse… et mon dieu, découverte des vidéos de The Vinz Vincent. Ca n’a aucun foutu sens, c’est absurde, mais ça change complètement notre langage. Vazi que je te « huu je suis la reine d’angleterre », que je te « Cela est très très raciste, j’appelle le Sénat » et « oui car oui ». Tout ça est bizarre. Dièse bizarre. Final Fantasy XIII : 2 est long, pas toujours intéressant et pas toujours très fin mais il reste la résultante de doléances réellement prises en compte. Bien joué Square Enix!

#AVRIL

En fait, non, oubliez, le meilleur jeu 2012 est en fait un jeu 2010 : Fallout New Vegas est un kiff absolu. Peut être assez moche et pas toujours très clair dans son gameplay mais bon dieu ce qu’il est bien écrit et rebon dieu ce qu’il ouvre comme perspectives. Du caviar made in Obsidian. Merci pour ces bons moments. Dans un tout autre registre, il y a SSX. Reboot fun et potable, parfois un peu injuste mais traçant de bonnes idées dans son gameplay persistant en multijoueur. Sa BO est un plus. C’est au tour d’Alvin de faire le guest et il va nous confirmer que ce n’est pas le moment de vouloir intégrer la profession JV. Ce même Alvin qui me reproche de ne pas assez boire? Il n’a pas vu les Nocturnes Epita qui ferment à cause de trop gros incidents éthyliques. Aïe… heureusement pour les habitués, ce n’est que provisoire. Pendant ce temps, boom de divertissement à la télé. Top Chef va bientôt se terminer et on aura surtout retenu les one-liner sexo de ce bon vieux Norbert. Ceci est une ligne sur un Koh Lanta pas mémorable du tout. High as fuck devient notre grammaire du moment. Exemple : « Concombre, high as fuck, rédige un pavasse de six mille mots »

Une dichotomie étrange arrive sur les chaînes payantes : The Office revient juste pour s’en faire aller Steve Carell. C’est étonnant ce que cette série se bonifie avec le temps. WorkingGirls en est-il le penchant français? Hé bien, non, pas du tout, The Office est drôle, au moins. Pas besoin d’être extrême pour provoquer un rire. CAMPAGNOL. Le Konami Code fait parler de lui avec Bayrou.fr. Le coupable est sus-nommé, bravo gars. Dolan est le même le plus creepy, extrême et hilarant de l’année. Pls. Nouvelle édition du disquaire day pour les collectionneurs… et déjà l’heure du premier tour, avec Radio Londres qui est là pour nous ruiner le plaisir et spoiler le scrutin, rah la la.

Trials Evolution sort en dématérialisé. C’est aussi addictif que le précédent, en un peu plus… bucolique. Là, il y a un multijoueurs, un récupérateur de pistes et un niveau de quinze kilomètres de long. Quelle chance on a. Sinon, le premier épisode de Trapèze avait l’air pas mal du tout mais qu’est-ce que j’en sais, marmaille.

Pls internet, pls

#MAI

La France à peur. Le deuxième tour est proche. La rivalité entre Mélenchon et le petit journal est à son maximal (Mélenchon qui, je perds pas une occasion de le rappeler, m’a ouvertement dit que j’étais prétentieux, le monde doit savoir) et c’est à gauche toute quand même pour tout le monde. La Grèce se casse définitivement la gueule et Aube Dorée au Parlement n’en finit pas de nous faire flipper. Moi, je suis en partiels, c’est Quartier Libre. Une myriade de posts d’invités pour le coup : des crétins (son intro, la « ultimate blague » que j’aime bien – c’est con mais elle est drôle en plus -) des supercrétins (Analyse pragmatique du régime politique de Célestia ouais) et des cools, sur les maths, un webcomic cool, un pastiche Maso, ce genre de chose. Merci encore pour vos contributions. Ca m’a servi, j’ai validé ma licence haut la main.

Big up à Avant-Premières, l’habituel mouton sacrifié de l’année dans le rang des émissions culturelles à la programmation absurde. J’obtiens un papier de l’administration des examens en trois heures chrono au lieu de l’équivalent en mois, c’est mon succès de l’année. A trois chiffres. Diablo 3 sort après autant d’ère d’attentes… fatalement, les gens sont déçus. Moi, j’espérais surtout une sortie console, mais je dois être un peu simplet. Nolife fête ses 5 ans et fait son super hoax à base de gens faussement bourrés qui font semblant d’embêter des gens, qui prennent faussement l’air terrifié, du coup on est tous faussement emballés et vraiment confus. D’ailleurs, c’est pas l’Eurovision et son habituelle dinguerie qui vont améliorer tout ça. Enfin, c’est Epitanime, qui se démêle bien de quelques petits soucis en amont avec une convention réussie, tournée autour de l’auteur du Sanglot des Cigales. Le cool n’est pas mort et il porte un chapeau.

Je mate UN ANIME ! FOLIE ! C’est Kaiji II. Ce machin est absurde mais tellement prenant. Il oscille entre le plaisir coupable et le roman épique. Je n’aurais jamais cru qu’un trou dans une machine puisse être aussi impénétrable. Regardez cette série, on ne voit pas ça ailleurs. Peut être dans la saga Saw, remarque. Enfin, Wrath Of The Lamb est une extension fort appréciée pour Isaac. Il double presque le contenu pour un mini-prix.

#JUIN

Vous savez, parfois, je deviens étrangement monomaniaque sur nos expressions à nous ou sur le patois d’internet. Mais là c’était vraiment le pic du midi pour deux expression bien précises : Les gens hashtag les gens et Hashtag Bizarre. Ce qui fait qu’on pouvait dire de manière tout à fait sensée des phrases telles que « Hashtag bizarre, tmtc ». C’est une époque lointaine, les heures les plus sombres de 2012. Heureusement, ça ne se voit pas puisque tout le monde a définitivement le nez rivé sur Tumblr, ça s’équilibre tout seul. D’ailleurs c’est ce mois-ci qu’un mec a fait un hélico télécommandé avec son chat mort, #lesgens.

Début de l’E3. Ubisoft casse la baraque, Nintendo reste un poil incompréhensible et opaque, Sony s’excuse timidement pour à peu près tout et Microsoft ne bouge pas d’un poil ses fers de lance. On y a vu plein de bonnes choses, en somme. C’est la fin du Golden Show. Ce n’est pas une grande grande surprise, vu le malaise véhiculé par certains sketches du duo, surtout sur scène.

HEEEEU! HAAAAA! HEUUUUUU! HIAAAARGH! Oui, Roland-Garros démarre et c’est plein de sueur, de raquettes et de terre battue. Sexy. Ouverture en alpha du Dernier Bar Avant La Fin Du Monde. Ca aurait pu être sympa mais pas avec un personnel pas toujours agréable, compétent ou même des foutus cocktails à douze Euros. Les Législatives s’amorcent. Protip façon Shortlist : si vous voulez draguer, proposez-vous pour dépouiller. Sur Steam sort le très intéressant Indie Game : The Movie. Il faut le mater avec un certain regard critique mais on y retrouve les fantastiques mimiques de Phil Fish : Fish fait la gueule dans sa piscine, Fish fait la gueule pendant la PAX, Fish fait la gueule sur un trampoline, etc. Ca aurait pu être bien plus drôle et mémétique, d’ailleurs. C’est à peu près le meilleur jeu Facebook de l’existence : You Don’t Know Jack sort en version gratuite, quotidienne et accessible à tous. C’est aussi nébuleux que le jeu original mais c’est impeccable pour les anglophones qui y trouveront un hilarant jeu de trivia. A peu près le moment le plus jouissif de l’année en ce qui me concerne : soirée Respawn Live In Paris + Synops 5 ans. Première émission avec votre serviteur, la deuxième où le staff déroule son anniversaire via quelques happenings absurdes (chercher les pizzas en live, les manger en répondant à un quiz, lire du Molière avec des jingles crétins en fond sonore, etc, la joie)

Une soirée exhilarante. D’ailleurs, Inks est l’avant dernier invité de Mario Maso, aucun rapport fils unique. Max Payne 3 est le Rockstar du printemps (celui de 2013 risque d’être méchamment GOTY/mémorable/désapprouvé par Nadine Morano) et reste un fantastique tapis roulant pour buter du méchant péon autour du monde. Difficile mais pas bien subtil et parfois un peu assommant, dommage. The Walking Dead version Telltale sort pour un premier épisode fascinant. On va être complètement pendus aux prochaines annonces, chaque épisode supplémentaire est une petite torture, mais c’est un véritable grand jeu épisodique qui transmet beaucoup de choses avec peu de moyens. Un jeu très /feel/ et aussi encourageant qu’inspirant. 2012, l’année où tout l’Internet se prend de passion pour une gamine de neuf ans, et c’est tout à fait normal.

Nouvelle édition du Mario Marathon. Bonne occasion pour donner à Child’s Play, même si c’est avec des pseudonymes douteux. Toujours une très belle initiative, passionnante à suivre. Découverte des Youtube Poops françaises. En gros, SUUS, JEEJ, SAUCISSE. Comprenne que pourra. Je commence le Trône de Fer et c’est évidemment fantastique, tant en série HBO qu’en livre interminable. Un véritable univers et des personnages qui puent la classe. Une excellente saga.

Enfin, ouverture de la bouche de l’enfer : on nous présente au Kawaii Café. Fabuleux bar, les proprios sont des amours, impeccable pour jouer à la console, faire des blind-test et boire des alcools forts masqués par moult sucreries. Aujourd’hui, votre serviteur à un shot à son nom, oui.

#JUILLET

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Mario Maso, c’est fini. J’invite le Pipomantis pour conclure tout ça, en essayant de zigzaguer entre les dauphins, le jonglage de deux objets et le scrolling automatique. Une bonne occasion de parler de Canard Console qui prend son envol après une période d’essai réussie (comprenez Barre De Vie), un peu de sang neuf dans une presse qui glisse doucement sur une peau de banane.

Qu’est-ce qui se passe à chaque début de Juillet? La Japan Expo, bien sûr. Que de souvenirs : on croise Satoru Iwata (hiiIIIIIIII), on fait des émissions qui seront peut être montées un jour, on joue à des jeux déjà sortis et on se tape les activités habituelles. Les joyeuseries d’été commencent, avec elles, une dépense outrancière. Dans ce rack de mangas, il y a le tome 20 de Soul Eater et son fameux plot twist. Glauque, bien amené, cohérent, mais méchamment spoilé par Pixiv quelques jours plus tôt. Après plus d’un an d’attente, c’est un peu con.

Frank Ocean sort l’un des meilleurs albums de l’année et se permet même le luxe de faire son outing deux jours avant, pas évident dans un milieu gay-friendly mais très hétérocentré. Les gens découvrent #lesgens, les gens découvrent Stip Tease. Ce n’est pas la première diffusion du show, loin de là, mais il faut croire que c’est la première fois qu’il est un tant soit peu accessible. Oui, nous ne sommes pas seuls. Ils sont là. Walking Dead Ep : 2, remake de Soylent Green. Beat The Beat permet de rallumer un peu sa Wii pour jouer à une copie carbone des opus précédents : c’est tout ce qu’on réclame. Wabadabadub is that true? Wow, yunno big guy. Si vous n’êtes pas tombés sur la parodie 34 de ce minijeu, vous êtes des saints. Bref se termine. L’épisode final n’a rien de particulier, l’avant-dernier est malin et montre quelques bollocks. C’était bien, mais c’était très éphémère : je vous ai probablement rappelé l’existence de cette série. Un coréen très souague de déhanche sur une musique insupportable, c’est Gangnam Style, c’est insupportable et c’est bientôt la vidéo la plus vue des Internets. Anxiogène. Sinon, y’a 60 secondes chrono à la télé. Super méga giga anxiogène. Y’a que La Parenthèse Inattendue pour relever le niveau, plus tard dans l’année.

Que le Grand Quiz Me Croque. On gagne, ouais. Le meilleur jeu radio JV de l’existence. Si vous avez un autre nom en tête, c’est forcément une pale imitation. Je regarde enfin Madoka Magicka. Cette série a quelque chose de fascinant : elle ne devient vraiment intéressant qu’à partir de son avant dernier épisode… et c’est absolument délibéré. Etrange, mais émouvant sur la fin. Début des Jeux Olympiques de Londres. Le logo est toujours aussi perturbant, un peu comme celui de Resident Evil 6. Je retiens la petite dent de Renaud Lavillénie (et son nom de famille de fous).

Sortie du livre Nolife Story et de ses litotes épatantes. La sortie de The Dark Knight aux Etats-Unis n’est pas très heureuse, bang bang. Quelle belle journée, je suis très gai, il n’y a pas d’homme plus heureux…

#AOUT

Avant de partir enfin en vacances, l’achat d’une 3DS se fait trop pressante, après quelques relances successives de l’Internet qui veut absolument en fourguer à prix cassés pour les lêves-tôt. Récapitulons un peu le line-up qui va avec : il y a d’abord Mii en Péril, cette engeance qui t’oblige à trimballer ton matos partout comme le dernier des drogués. C’est ultra efficace. Nintendo, pro du domaine social. Hé, c’est même largement meilleur que Petits Flirts entre Amis en tant que jeu. En même temps sort Thearthrthrthrythm Final Fantasy. Sympathique, pas bien compliqué, un brin répétitif mais un joli musée pour les fans de la saga. J’en ai pas tiré de grosses découvertes musicales, cependant. Puis il y a ce sacré Kid Icarus. Ah, là là. Nous allons entretenir une relation passive-agressive, tout les deux. Enfin bref, je suis incapable d’y jouer, donc d’y prendre du fun. Enfin, VVVVVV, Métroïd-like rétro et sympa, assez court même. Si vous êtes passés au travers, ça vaut le coup. Enfin, enfin, les jeux vidéo… une sombre histoire de calvaire charnel va déclencher un débat lamentable sur le web : on va parler féminisme. Enfin, ils, moi je suis sur mon hamac à lire le trône de fer… et quelques mangas aussi. Parmi ceux là, on trouve Samidare (non, vraiment, c’est pas bon, mon avis est très tranché, il n’y a rien qui va là) ou Prophecy (oui, il y a un truc, quelque chose, il faut aimer le dessin aussi)

Le Summer Of Arcade est un peu pérave. Dommage, après trois éditions pétries de jeux-phares… heureusement, Harmonix sauve l’univers une fois de plus avec Rock Band Blitz. Meilleur jeu du siècle, trois places avant Bioshock et Paper Mario 2 réunis. 25 pistes assez cool et une propension un peu gênante à trop se reposer sur les réseaux sociaux. Un vrai community manager, ce Rock Band Blitz. Moi, je fais la Sagadaytay 5 sur quelques albums que j’aime bien. C’était une douleur dans les fesses à écrire, plus jamais, de préférence. Le mois se termine sur des trucs de fous : l’habituel Rock En Seine envoie du bois avec sa programmation sans risque mais jouissive. On y trouve Green Day, qui cabotine comme jamais et qui crache son répertoire avec brio (juste avant de sortir cette trilogie douteuse) et Foster The People, dont l’unique album est une de mes obessions de l’année. Ca plus une trentaine d’autres groupes cools. Puis il y a Evangelion. Mon dieu, j’ai enfin découvert et maté cette série. Je suis toujours un peu enduit de transcendance. Sérieusement, c’est de la bonne came, évidemment, le fanatisme autour est un minimum justifié. Enfin, il y a Homestuck, ce fabuleux comic, indescriptible… et lui risque d’être un de mes grands gimmicks de 2013. Ca bute.

Entamons maintenant une très rébarbative série de chiffres : Mario Party 9 est, malheureusement, aussi entreprenant que raté. On dirait cette vidéo où un mec tente de plonger sur une piscine gelée : dommage. Guitar Hero 5 ne coûte plus rien sur les internets et a une bonne playlist, mine de rien. Course à la fortune est aussi sympa qu’un Monopoly, mais est long comme un Monopoly. Et enfin, sans aucun rapport, 3615 Usul est une bonne websérie avec des acteurs sympa et savant mettre les formes. J’ai rencontré Dorian par hasard le mois d’avant, mince.

#SEPTEMBRE

HAAAAA CA Y EST TOUT LE MONDE DECOUVRE SLENDER ET SE FAIT DESSUS HAAAA non attendez, c’est pas si effrayant que ça. C’est un jeu fascinant, on aime y rejouer et il développe une mythologie mais ça ne fait pas si peur, voyons. C’est un grand flippé qui vous dit ça.

Par contre, The End Of Evangelion, suite (non) logique de l’anime, sa fin alternative, était bien flippante en soi, avec son Shinji plus inutile que jamais et son apocalypse fronto-vaginale. Un film à déconseiller aux épileptiques, mais still better than Enter The Void. Les cours sont encore loin, je passe au moins deux journées à mater les Digicritiques de JesuOtaku sur le site du Nostalgia Critic. Cette nana adore faire des vidéos de deux heures pour expliquer un simple point de vue pour une unique saison, nostalgie addictive. Masterchef, hé oui, toujours avec le cheum Demorand, cette fois bizarrement désarticulé façon Angela Anaconda. La France à encore peur. Le Grand Journal reprends comme chaque année – et comme chaque année on est un peu blasés ; ici le rire forcé de Daphné Burki qui nous vrille les tympans et pas mal d’autres trucs. Bazar autour du « film » L’Innocence… qui recréé un bon gros climat bien cradingue et qui créé un gimmick rigolo dans les médias : les premiers jours, tout le monde était infichu de donner le nom du-dit film, qui ressemble surtout à un mauvais vlog, fond vert et tout le tremblement. Deuxième tentative de bibi aux Golden Blogs Awards, je passe de non-shortlisté à sixième et je me fais bien vanner dans le processus. Il est en promo sur le XBLA, hop, c’est la découverte très tardive de Bully : Scholarship Edition. Un jeu tout simple mais relativement bien fichu qui propose un univers original et maîtrisé. Idéal pour caler entre deux actus.

FRIGO

Fin du monde en avance : sentant le sapin avec un paquet de mois d’avance, Harmonix solde une grosse partie de ses DLC de moitié, ce qui à l’effet logique de nous faire dépenser bien plus dans une frénésie acheteuse. Enfin, eeeenfin, Rocksmith sort en France et en Europe en général. Peut être laid comme un pou et pas très user friendly mais assez efficace quand il s’agit de toucher un public de gratteux qui ont quelques bases. La setlist est d’une qualité très surprenante, avec une bonne moitié de titres post-2010. Survivor Philippines se lance – vingt cinquième édition, oui – et c’est bien plus sympa que les Hunger Games… mais là aussi, la fin est spoilée d’avance. Dommage, car c’était un acheminement d’une qualité surprenante, elle aussi.

Poussé par la sortie du 3, je démarre Mass Effect! Shep Shepard, sauveur de la galaxie, savate les journalistes de l’espace avec brio, envoie les gens en cure de désintox et fait preuve de son infinie conciliation. On dirait un snobinard anglais… le jeu a assez mal vieilli, possède des mécaniques de gameplay fossilisés et a cette tendance gênante de mettre le même bâtiment partout dans la galaxie. Au moins, il y a les ballades en Mako.

Alors, Batman, c’est comment? Chiant, malheureusement. C’est bien le premier film depuis longtemps où je vois trop le temps passer. Pas mauvais, vraiment mal rythmé. Par contre, de l’autre coté du spectre, il y a Les Enfants Loups : Ame et Yuki. Une fable délicieuse d’un bout à l’autre, encore un beau film de ma morue au soda. Achat tardif de Mario Kart 7. Rien à dire, rien de particulier. Cette multiplicité de véhicule est déjà là dans Diddy Kong Racing ou même PenPen. Je fais un post à la con sur le thé glacé et il remporte son petit succès, bien sûr. Début des chroniques sur RSP.fm, pour faire peur aux Science-Pistes avec mes jeux bizarres. Ho… et le film Phoenix Wright n’est vraiment, vraiment pas bon. Evitez le, vous allez vous endormir devant.

#OCTOBRE

Fin d’un beau roman, fin d’une belle histoire : le Nostalgia Critic se permet un suicide diégétique avec To Boldly Flee, et c’est sans surprise qu’il annonce la fin de sa rubrique phare. La suite est prometteuse : plus de moyens, un vrai studio, une équipe motivée mais pour le moment, Demo Reel n’est pas super encourageant. C’est la reprise séries US. Les Simpsons entament un vingt-quatrième round, Dexter va devoir se démerder avec sa soeur, ce genre de choses. Grey’s Anatomy atomise son casting avec joie. C’est aussi la reprise pour l’Apero du captain, podcast high-tech trash et jouissif, pour ce qu’ils vont nommer « la saison de trop ».

Toujours dans la série « ça n’en finit pas », le tome 69 de Détective Conan vient de sortir. Hu hu hu, 69. Il faudrait que je remesure, on a peut-être dépassé les dix kilos de manga. Nuits cools, nuits branchées, si fun. Chante les nuits branchées, France 4 organise ses Nuits 4.0., fabuleuse occasion de compiler des courts métrage et de les thématiser. Idéal pour les découvertes et « rencontrer » des créatifs. Felix fait son saut de la foi, et tente à trois reprises de monter dans la stratosphère pour y revenir de la manière la plus expresse qui soit. La troisième sera la bonne et les images sont impressionnantes. REDBULL APPROUVE LA SCIENCE!

Parlons un peu littérature. Le fantastique Cinquante Nuances de Chie fait son boom en France, et moi, petite fleur, je n’ai rien d’intéressant à dire. Bien plus substantiel mais bien plus intéressant, To The Moon aura été un jeu très rapide, très éphémère (une fois de plus) mais installe son joueur dans une petite bulle douce-amère. Pas mémorable du tout mais très émouvant dans le contexte, une petite bizarrerie que je vous conseille allégrement. Haa… quel bonheur. L’ami Amo m’a offert Alpha Protocol et c’est une tuerie, c’est vrai. Son gameplay n’est pas si mauvais que ça d’ailleurs, il est juste très bancal, mais le système cause-à-effets est sincère et se répercute sur les actions les plus inattendues. Un outsider total qui a fait ses preuves et qui n’aura jamais de suite, beuh. Vraiment, il ne coute plus rien, jouez-y, vous y trouverez d’indéniables qualités d’écritures et d’embranchement. Suave? Pro? Agressif?

Sonic Adventure 2 était l’un de mes jeux préférés et je n’aurais peut être pas du télécharger sa énième réédition sur le Xbox Live : ce jeu s’est momifié en dix ans, j’ai l’impression d’avoir profané quelque chose. Je passe aussi mon mois à écouter Blur 21, l’intégrale du saint groupe de Damon Albarn.

Apparition progressive d’un nouveau paquet de chaînes gratuites sur la TNT. Parmi elles, Direct 8, et parmi ses programmes, Amazing Race. Adaptation courageuse s’il en est mais pas très réussie, plombée par des réflexes à la Pékin Express, un petit budget et des épisodes bien trop longs qui zappent le coté « course », justement. Je pensais être immunisé dans mes séries de rentrées hasardeuses à la fac? Hé bien, le Master commence avec des profs peu volontaires (ou juste mourants), hum. Passion rester en bibliothèque universitaire. Soul Eater Not! Sort enfin et méga-surprise : c’est pas mal! Peut être même meilleur que certains passages du manga original si on se met dans l’esprit et le public visé. Skyfall dans les salles et Javier Bardem en méchant pas-très-crypto-gay, sympa, j’ai retenu un James Bond qui, comme nous, prend le métro. Alloresto fait ses pubs avec Katsuni et je fais des avances à Alloresto. Le cycle de la fainéantise. Tremblez, carcasses, le Doritos Gate est là. On se retrouve dans un mois pour comprendre ce que c’est. Comparez avec la Scripted Reality.

#NOVEMBRE

Oui, donc, quel est le problème? Un souci latent s’est cristallisé via une sombre histoire de chips au Royaume Uni – la problématique entre communication et journalisme devient très voyante dans le milieu du jeu vidéo. Pas de bol, ça tombe en plein Paris Games Week qui génère deux écoles : celle qui propose un line-up à constituer soi même pour Noël contre celle des glaireux amateurs de bordel. A vous de faire la part des choses.

Un énorme smiley coeur pour Le Commandant qui sort enfin l’AMV ENFER 2 : PROJECT ASYLUM dans sa version complète. Très, très très belle surprise qui provoque un peu les américains sur leur terrain – le niveau est largement là, aidé par une impeccable rigueur technique. Une véritable tuerie. Le vrai petit truc créatif de l’année dans nos sphères. Ca fait déjà dix ans que j’ai ouvert mon premier manga, c’est le tome 1 de Yu Gi Oh. Pendant ce temps, d’autres font des jeux de carte pour enfants sur des motos. La glauquerie des débuts est loiiiiin. La TNT a maintenant évolué vers sa forme ultime : il y a toujours un reportage de chie façon « Enquête d’action » à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, et tout le monde se passe les mêmes patates chaudes. Si j’entends encore une fois Down The Road de C2C, c’est promis, je mange un bébé. L’UMP, pour ainsi dire, se lole dessus. Le PS avait été précurseur pas si longtemps avant mais on dirait qu’ils souhaitent tellement donner une mauvaise image du parti, ils y arrivent tellement bien, c’est un peu crade. Looper au ciné : postulat super intéressant un peu gâché par des plans moches, mais moches! Ne me donnez pas du gamin surdoué qui hurle, c’est narmesque. La France a encore peur : un gros bouleversement de société va bientôt s’amorcer, le mariage gay/pour tous est dans les tuyaux. Du coup on assiste à un ping pong de manifestations et l’apparition des Femen relance en périphérie un débat d’été assez désagréable (oui, ça se voit, je ne suis pas super conciliant avec tout ça)

Alt Minds, késsadire? Un jeu épisodique par les créateurs d’In Memoriam (Eric Viennot) qui se passe sur le web et les réseaux sociaux. Il a la particularité d’être en temps réel, mais il faut avouer qu’il est un peuuuu chiant, n’ayont pas peur des mots. Quoi qu’il en soit, c’est une démarche encourageant. Edition des Journée Mondiales du Jeu Vidéo – organisées par un pro de la com’. OUPS. Ca reste un événement non intéressé qui promeut le jeu, encore une fois, la part des choses. Je me suis pris Saints Row : The Third – oui, il est sympatique et foutraque, mais trop volontairement débile pour être pris au sérieux. Gameplay assez coulant et facile mais il manque d’identité à force de faire tout ce qu’il veut. Le saviez vous? Canard PC est un magazine avec un véritable humour et une vraie ligne éditoriale. C’est une promo gratuite, ils le mérite, surtout avec l’industrie papier qui se casse la gueule, en témoigne la énième chute du groupe MER7. Mer plus d’argent. Aïe.

walking-dead

« This is going to hurt ». Dernier épisode de The Walking Dead, le jeu. Inutile de vous préciser que ça ne se termine pas dans le rose et les arc en ciels, c’est même un épisode plus court que d’habitude, mais quelle aventure, les enfants. Mémorable comme jamais, on oubliera les ficelles un peu voyantes (faux choix sans effet sur le long terme). Concert de Florence + The Machine au Zénith. J’aime cette femme, j’ai son premier degré, j’aime ses instrus. Glop. Jeu encore, Curiosity est le meilleur équivalent possible au papier-bulle, promotionnel celui-là. Haha, Peter, tu l’as encore fait, quel beau gosse. Sortie de Callof Black Ops 2. Je vais vous résumer ça en m’appropriant un one-liner de mon bien-aimé Yathzee : « Chiant et stupide ». Surtout après Spec Ops qui mettait l’emphase sur la moralité dans le shooter – un jeu bien déprimant – et un Far Cry 3 qui donne un vrai propos à son contenu. On a tous le droit d’aimer, mais c’est un plaisir coupable, tout est cynique dans cette franchise. L’éditeur, les joueurs, le contenu, sa promotion. Rien qui va. Obama est réélu et fait le tweet le plus vu avec sa femme. Quelle morue ce Barrack.

#DECEMBRE

Etrangement, je n’ai pas fait grand chose ce mois ci, c’est, paradoxalement, peut être le moins mémorable. Le fait est que j’ai surtout passé mon temps à bosser pour la fac et entamer sérieusement les hostilités pour rendre un mémoire sur le transmédiatique Steampunk en Juin prochain. La joie des rushs et des rendus, dont un projet de recherche qui, vous vous en doutez, est trois fois moins large que le présent post. LE SERIEUX! Après divers évènements promo dont une soirée quiz au Kawaii, le JDJ me permet de m’entretenir avec les auteurs de Pokémon Noir et Blanc. Sympathique. Encore un truc en solde : Spelunky parachève l’année des permadeath impossible, ici un aventurier qui doit descendre toujours plus bas et éviter mille dangers. Très comparable à Isaac mais en encore plus difficile. Les Video Games Awards récompensent les petites productions au détriment des jeux AAA. C’est encourageant dans le sens où on s’amène vers une logique de cultures parallèles. C’est sympa, non? Petit ratrappage de Breaking Bad. Une des nombreuses victimes des spoilers made in Inrockuptibles. Qu’importe, ça déchire quand même, un vrai bonheur dans la gestiion du drama et de la caractérisation à la pelle. C’est d’ailleurs comparable à la folle aventure de MacAffee qui avait déjà deux cadavres à son actif, une camée et un probable labo de meth dans la pampa. Vous voyez, c’est la même chose! L’année vidéoludique se termine sur ses meilleurs cartouches : Dishonored est un univers formidable, son gameplay est tip top, il est juste trop court. Et Paper Mario, Sticker Star? Le nouvel opus de ma saga fétiche est décevant pour s’être embarqué dans des lignes conductrices très étranges et injustifiées, il est simplifié tout en restant parfois difficile. Bon, les mécaniques y sont toujours et la bonne musique reste en standard, c’est déjà pas mal. Audrey Pulvar lâche l’affaire. Je vais pas me moquer, vous connaissez peut être mes déboires de stagiaire. Sur Twitter, la mode des faux comptes est toujours là, parfois pour insulter tout ce qui bouge, parfois pour faire le malin en ancien français.

La Fin Du Monde n’a pas eu lieu. Dans vos fesses les mayas. Amour pour la petite pastille Sexy Demain sur Canal, qui met en avant tout le talent créatif que la chaîne arrive à induire dans ce genre de format. Wreck It Ralph est un objet essentiel pour nous autres gamers, les références y sont aussi subtiles qu’ouvertes, et le film en lui même est très sympa. Cette année gênante où le Disney est meilleur que le Pixar. Claire Gallois est pas la première à écrire ou dire une connerie sur le jeu vidéo. Oh la la, la Wii U est déjà sortie, il faut l’uploader pendant des siècles avant de profiter de Zombi U, Mario ou NintendoLand. D’autres jeux notables finiront par débarquer le trimestre suivant. ET ENFIN. Découverte de The Hour. Avec The Newsroom qui est probablement une excellente série, l’année 2013 sera journalistique ou ne sera pas. La première est anglais et mêlange habilement L.A. Noire avec la seconde. Grace aux fêtes, je vais devenir encore plus Mac user et je vais twitter le moidre de mes passages aux waters. La foule est en délire. Je vous écrit tout ça dans un bel hôtel, à sortir du spa et à mobiliser tout le room service, je vais avoir une note longue comme le bras mais YOLO. Bonne année, soyez sages.

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Voilà ce qui va se passer

Très bien. Très cher Internet, une fois n’est pas coutume, laisse-moi te parler frontalement de ma vie, sans périphrases ou métaphores filées bien planquées destinées aux heureux élus ayant la clé pour décrypter les-dites métaphores. Nan, profitons de cet instant où nous ne sommes pas encore totalement sobres pour être clairs – à partir de cet instant, les choses vont se compliquer. Je m’explique…

Pour faire simple, la rédaction de ce blog – où comment donner un avis argumenté sur des trucs plus ou moins importants entrecoupés de telles ou telles envolées lyriques/figures de styles/posts concepts/rayez la liste inutile est intimement liée à ma vie d’étudiant – par extension, d’étudiant en Faculté. J’ai ouvert la première page avant la Terminale et je m’y suis mis plus sérieusement en prépa mais le véritable blogging – intensif, régulier, au premier degré parfois valorisant, parfois gênant – correspond à ma phase « fac ». Hors, mon sixième semestre est sur le point de commencer et c’est après trois années à tenter deux matières différentes que je suis sûr le point de valider mon premier diplôme de Licence. Je ne voudrais pas mettre la charrue avant les orties de Mémé parce que je n’ai pas encore passé ma vague de partiels pour le cinquième mais l’idée est là : il est probable que cette période prenne fin. Je dirais même plus : préférable. Etre étudiant c’est sympa, c’est un petit statut dans lequel il est bon de se réfugier, les avantages y sont nombreux – on ne paye ses transports en commun moitié prix, on entre plus facilement dans les musées, on rigole bien entre deux travaux dirigées – etc. Tu sais quoi? Ce statut, je vais même l’avoir pendant encore quelques temps, j’ai toujours voulu faire des études longues et je les ferais parce qu’avoir un patron qui me hurle dessus à longueur de journée m’enverra rapidement en taule pour homicide – je dois faire un truc au pire qui me plaise vraiment, au mieux dans la haute. Je vais bientôt tenter le doublé en passant une série de concours pour intégrer des grandes écoles fantasmées depuis toujours – oh, j’ai un plan B, un plan C même – mais le Master en faculté semble la dernière option possible.

Ce qui veut dire… qui si tout se passe bien pour votre serviteur à ce niveau là – et c’est tout le mal que je me souhaite – ça va devenir sévèrement sporadique ici. Le risque plane depuis longtemps, depuis toujours je me lance en début d’année dans une grande prospective du manque de motivation – force est de constater que ça ne sert à rien, je suis drogué, même pour finir un post bâclé dont je ne serais pas fier – là, ça va rapidement devenir une question de moyens. Ce n’est pas nécessaire, ma boule de cristal n’est jamais fiable, je ne peux pas m’accorder comme ça une réussite future aux concours (ce serait un peu dingue et présomptueux, sans blagues) mais dans le meilleur des cas, passé l’euphorie et la deuxième salve d’examens (et oui, je dois aussi valider mon cursus!) il se posera la question du « et maintenant »? Il existe probablement un compromis, je serais peut être capable le cas échéant de continuer à grignoter sur mes heures de sommeil pour écrire tout ça (qui a besoin d’avoir l’air réveillé de nos jours, hein? Je vous le demande) mais la menace est claire, nette, précise : la fin du monde est proche, celle de ce blog peut dans le pire des cas commencer à s’envisager – ou se transformer assez radicalement, que ce soit dans son rythme où dans son contenu. Imaginez que l’Usine à Problèmes devienne un blog sérieux où je ne traiterais que des sujets d’actualité? Ce serait bien naze, hein? Ben oui, mais je peux encore me permettre de jouer/lire/écouter tout ce qui me passe sous la main… mais si j’arrive à intégrer une grande école, ça frôlerait la double vie. C’est sympa d’être Batman mais vous avez une poignée de maboules aux fesses et des crampes au réveil. Je le répète : qui peut envier un truc pareil?

Allez, j’arrête mon paragraphe super sérieux. Je sais que personne n’aime ça, on ne lit/écrit pas quelque chose dans ces circonstances pour être sérieux – mais comprenez bien qu’à ce stade de longévité, je peux me permettre quelques incartades. J’espère que vous avez passé une bonne année, que vous ayez pu fêter ça dignement. Mes trois précédents bilans étaient mixés voire plutôt négatifs sur l’année écoulée, je peux enfin me réjouir ; 2011, c’était enfin mon tour, cette année était totalement la mienne. Sans aller jusqu’à éructer des arc-en-ciel à longueur de journée et en enlevant des petits/gros/très gros évènements contraignants qui peuvent arriver à tous, cela donne…

Culture : OOOXX
Moral : OOOOX
Relationnel :OOOXX
Travail : OOOXX
Blog : OOOOX

Et bah voilà enfin une bonne moyenne! J’ai voyagé comme le premier des parvenus, j’ai été invité à plein de trucs, j’en ai vu d’autres, les éléments étaient plus favorables, j’ai su les exploiter à mon avantage, j’ai un minimum trimé dans mon cursus et j’ai eu quelques succès sur internet, mon plus gros étant l’AMV ENFER qui, je vous le promet, trouve sa dernière évocation fappesque ici. Après il a fallu lâcher du lest et piger quelles étaient les vraies priorités, truc visiblement pigé à moitié puisque je suis en train de taper ça e  lieu et place d’un travail bien plus prioritaire, comme dans 90% des cas. La chose que je peux vous souhaiter, cette année, c’est de l’ouverture. Dans tout les registres; J’en suis le premier coupable, il est tellement difficile de voir ailleurs, de changer de repères, de s’acclimater et apprécier quelque chose de neuf! Il suffit pourtant de faire preuve d’une once de curiosité, de bagout, et avec un minimum de « période d’essai », c’est plié. Rien de plus difficile que d’amorcer la démarche, mais le plaisir de la découverte est là. C’est tout ce que nous devrions faire : découvrir de nouveaux jeux/albums/scènes/animes/livres/liens, tout ce que vous voulez, et continuer de farfouiller en périphérie…

L’année dernière, je pense m’être trop cantonné à certains genres, à certaines parcelles, à certaines communautés – et tout en cultivant ces liens, il est toujours idéal de trouver de nouvelles niches. Continuez à écrire, n’écrivez pas si vous voyez que ce n’est pas la peine, de faites pas comme moi et ne revenez pas sur les sites qui ne vous plaisent manifestement pas… (bon, ne blogguez pas n’importe comment non plus et ne cultivez pas de mauvais réflexes dès le départ mais j’ai peut être pas la légitimité à donner des leçons sur le sujet) parce qu’ici, le changement « éditorial » est peu probable – toujours du vaguement critique, de la lubie en chaîne et quelques morceaux de posts parodiques ou « originaux ». Je ne peut pas vraiment faire le fanfaron sur les chiffres puisqu’il a fallu les « récupérer » depuis le changement d’adresse, ce qui est à peu prêt fait, quatre mois après ce déménagement. Après, vous restez une base fidèle et solide entourée d’une grosse masse invisible et/ou de passage, poster ailleurs étant aussi facile pour moi que de me soulever les ongles et de me tremper le doigt dans du jus de citron. Je me console donc avec les les 12525 Gés amassés en 2011 (contre 15000 en 2010)

Ce qui est certain, c’est que 2011 était fortement axée sur le Jeu Vidéo, dans toutes ses formes – les galettes en elle-même, ses écrits, ses magazines, ses podcasts… toute la discussion en périphérie était aussi passionnantes que son matériau original et son évolution l’est tout en autant… comme la manière d’analyser ceux qui en parlent mais là on franchit des degrés trop compliqués dans la méta. L’année des mayas sera-t-elle dans cette continuité? Beaucoup de suites prometteuses, de jeux originaux à venir (Catherine, le 14 Février) mais, à priori, pas de nouveaux supports. L’animation se picore au gré des envies et des pulsions, quand à l’actu TV/Série… mmmf. Surveillez l’actualité de la première catégorie, j’ai peut être mes tickets pour faire quelque chose d’un peu nouveau sur le sujet.

 Ok, maintenant on peut passer au petit moment rituel et introductif de l’année : la quatrième remise des…

L’award du nom de famille qu’il n’est pas bon de porter quand on est un personnage d’un univers situé dans les années 50 est attribué à « Fontaine ». Ca vous donne automatiquement un rôle de méchant aux idées fixes (et ça vous fait finir troué par des mitraillettes à camembert ou par des clubs de golf – il y a des fins plus enviables)

L’award de l’anime aux enjeux surréalistes va tout naturellement à Kaiji, pour son personnage qui, à partir d’une dette, mise du pognon, puis encore plus de pognon, puis ses vêtements, puis son avenir, son oreille, son tympan, ses doigts, et se retrouve à faire le funambule entre deux gratte-ciels sur une poutre électrifiée. Bien joué gars, content de voir que tu as compris la leçon! … attendez, quoi?

L’award du spoiler terrifiant est attribué à « ce qu’il se passe à la fin du dernier chapitre du tome 20 de Soul Eater » la réponse quelque part autour de début Juin!

L’award du running gag improbable de la vraie vie est attribué à ce moment étrange où, quand je demande à quelqu’un ce qu’il fait dans la vie, il me réponds quelque chose qui pourrait se paraphraser par « Je suis dans le porno » – trois fois! Même à partir de deux, j’aurais considéré ça comme un fil rouge

L’award du running gag improbable de la japanimation est attribué à « Je pique la fraise sur la part de gâteau de cette fille et ça la fait pleurer »

L’award du running gag lexical est attribué au mot « improbable »

L’award du truc pas très swag revient  « sortir avec une lycéenne » (c’est encore moins swag si elle est chinoise, ou si elle est dans un lycée privé catholique)

L’award de la meilleure bad end est attribuée à celle que nous offre Desmond Miles à la fin de Assassin’s Creed Révélations. Le Scooby Gang était parti en vadrouille pour régler certains problèmes personnels et… oui, c’est une façon radicale de procéder, effectivement

L’award de la reprise qui était sensée être pourrie mais qui est fait super potable voire plus est attribué à The Feeling pour « Safety Dance », Hugh Jackman se dandine sur une plage et c’est bien cool

L’award de la reprise qui, sur le papier, était awesome et qui est toujours awesome dans les oreilles va a la version de « White Rabbit » d’Emilliana Torrini, entendue dans Sucker Punch

L’award du disque qui sort en mars et qui déçoit, sorti par un groupe ayant déjà reçu un award du disque sorti en mars et qui déçoit est attribué par Coming Out, des Fatal Picards. Ca vous surprendra peut être mais il déçoit.

L’award de l’intensité revient à cette question de l’épisode 31 de You Don’t Know Jack. En approchant de la question sept, non seulement on assiste à son jingle rigolo (et son racisme fantastique envers les huit) et on à le droit au meilleur fond sonore du jeu, mais on tombe sur cette question :

… pour l’anecdote, bien y répondre débloque un succès

L’award du générique fantastique qui allie image et son revient à la géniale séquence d’ouverture de Scott Pilgrim, qui met une animation super cool et personnalisée derrière les noms des acteurs, le tout derrière un morceau qui veut pas dire grand chose mais qui fait un bien fou. J’ai aussi pensé à Enter The Void mais je voudrais pas encourager passivement le réal derrière

L’award du truc sur lequel j’ai pas osé faire un post va à « Tokyo Akazukin », un manga avec de bons persos, un bon dessin et deux trois bons trucs mais qui a probablement directement été fait pour Gurochan et @bonjour_loli

L’award DSK est attribué à Aaron Staaton qui n’incarne que des rôles d’hommes vivants dans les années 50/60, ayant tous une compulsion à tromper avec des allemandes

L’award du nazisme revient à Child of Eden pour sa difficulté, pour son facteur frustrant potentiel, pour son amour des épileptiques et surtout pour ses succès, tous impossibles

L’award du produit qu’il est bon de consommer en poudre ou dans un bol en regardant un film où il y a Hugh Grant va pour les CEREALES TRESOR §

L’award du meilleur wazzuf revient à ce russe qui s’est suicidé en s’ouvrant le crâne à la scie électrique et qui a tenté de mettre son crâne sur une assiette pour faire une « surprise » à sa femme, son geste étant bien sûr interrompu quelque part dans le processus. Ca nous prouve bien que l’alcool est mauvais pour la santé

L’award de l’humour glacé et sophistiqué revient à Portal 2 sans problèmes, pour Weathley (dans n’importe quelle langue) et son amas de passages épiques et, mine de rien, tous très originaux (ce n’est pas Cookie Masterson et son amour pour les bruits de pet qui pourraient rafler cet award)

L’award de la réaction complètement mesurée à l’annonce de la mort de Steve Jobs revient de droit à Laurel, pour son dessin… étrange…

L’award du jeu aux meilleurs one-liner est très logiquement remis à Driver : San Francisco. Ce jeu se déroule dans un monde étrange où tout le monde sort à tout bout de champs LA réplique qui tue, toujours drôle et intelligente. « De la part de John Tanner! Bisous »

L’award du pas-doué est attribué à ces touristes français que j’ai photographié en Islande. Vous savez, là bas il existe une consignes pour les gens qui veulent singer into the Wild : « faites attention quand vous traversez un gué. » Puis nous croisons cette voiture

L’award #lesgens est attribué à @nadine__morano – c’est un peu schizophrène mais je me dois de nourrir ce running gag, encore est toujours… et Twitter nous apporte un peu plus de ces petits riens, ces petites pensées qui me font me dire « oh oui, vivement les prochaines images de Nadine se désapant au Campus d’Ete des Jeunesses Pop' »

… de l’anime Panty & Stocking With Gaterbelt
… du manga Bakuman
… du personnage Wallace Wells
… de la série The Office (US)
… du single Buy Nothing Day
… de la prestation scénique The Go! Team, à la flêche d’Or
… de la convention Japan Expo
… du film Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne
… du jeu vidéo Rayman Origins
… du site The Escapist

Ho, si vous voulez remontez le temps, vous pouvez cliquer sur ces vignettes. N’allez pas trop loin, ça pique…

      

Allez, bonne année cher lecteurs, et en avant vers l’aventure! C’est un peu ça… toi-même tu sais.

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