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No future

Envie d’un flashback? Si ne vous vous sentez pas trop 2013, il y a ces vignettes.

Encore? Encore. Sérieusement, encore. C’est quoi, le cinquième post du genre que je démarre? Vais-je encore me demander si je vais en écrire quinze autres dans la foulée? Cela fait presque une demi douzaine d’années que je me demande si je vais fêter un autre calendrier en l’écrivant sur Internet, je serais peut être encore là à twitter mon lit de mort dans un futur lointain. J’espère que vous avez passé une bonne année et que la prochaine sera globalement positive pour vous, malgré les pépins obligatoires et statistiques qui s’annonceront, sur Internet comme dans la vraie vie. Permettez moi de contextualiser l’année à venir sur un point de vue personnel. J’ai lu mon post de l’année précédente, tout à l’heure. J’ai constaté sans trop de surprises que j’ai été un poil prophétique à annoncer mes plans futurs et alternatifs, en plombant systématiquement mes vœux en tête de liste. Astuce de gameplay pour vous : n’annoncez pas votre hypothétique projet ne serait-ce que deux secondes en avance sur le web, une météorite va s’écraser sur le-dit projet! Ne vous inquiétez pas pour moi, rien de dommageable et dans l’idéal 2013 sera, pour votre serviteur, l’année de la professionnalisation. 2012 a été l’année des premières pas pro, gentiment pros, avec l’attitude, la carte de visite et le sourire de petit malin, la formation et l’accès à des rédactions virtuelles ou matérielles, culminant dans la Newsroom du Figaro, pour quelques instants émerveillés. Maintenant, l’objectif est de se retrousser les manches et de continuer à se faire un réseau – car oui, j’ai la chance de me trouver au bon endroit, et être soi même et copiner sans arrière penser autour d’un shot à votre pseudo et aussi un très bon moyen d’accumuler astuces et contacts. D’autant plus si vous êtes dans une branche similaire. En 2011, j’étais à poil, maintenant j’ai ma carte de visite, un début d’expérience et des entretiens réussis pour commencer des stages, c’est un début. Je vous souhaite la même chose – de percer au mieux dans les choses que vous aimez faire. Oui je me parle tout seul, on ne vit qu’une fois.

Mais pourquoi vous raconter ça? Pour entamer l’habituelle prédiction sur le rythme de post ici, bien sûr! Toujours deux paramètres bien évidents : l’envie et le temps. Le premier est toujours sinusoïdal – j’ai, parfois, de moins en moins la volonté de dégainer un sujet ou d’entamer une critique laborieuse et automatique. Ce serait cool de ma part de vous fournir des sujets plus légers, divers, même crétins, je sais que vous aimez ça du moment que je garde mon style (le journalisme comme le thé glacé ont été mes titres des plus discutés cette année, c’est dire les cotés du spectre) en espérant ne pas faire une boucle et aligner des pavasses sur des sujets dont tout le monde se fiche. En bref, j’espère qu’en 2013, vous serez inspirés. A faire des projets originaux, à trouver de l’inexploité, à conduire des choses créatives et inédites. Dans « nos milieux », ça nous excite toujours quand ça arrive à son terme – le Projet Asylum est l’un des moments de bravoure de l’année écoulée, et encore, c’est une suite! Je ne projette pas particulièrement de conduire quoi que ce soit en 2013 mais j’espère trouver de nouvelles idées pour remplir cette page que j’affectionne temps – et vous aussi j’espère, tankaf – et nous détourner un peu de ces gentils formats critiques qui prennent tellement de temps. Relancer le Velvet Video Burger? Ça me trotte toujours, prenez-le avec le conditionnel nécessaire. Toute idée est bonne à exploiter. Allez hop tradition, en 2012…

Culture : OOOXX
Moral : OOOOX
Relationnel :OOOOX
Travail : OOOOX
Blog : OOOOX

Tout est presque à fond, ça monte chaque année, c’est plus que cool mais ça accentue un peu mon sens des extrêmes. D’ailleurs, en ce qui concerne le temps, c’est une autre histoire. Je suis maintenant en Master. Je commence des recherches universitaires et je dois passer ça le plus vite possible pour me préparer une sortie de secours M2 plus confortable. Concours en même temps, deuxième round, et révisions – ce qui veux dire Quartier Libre, probablement encore en Mai. Sinon, il faut définitivement que je me rentre dans le crâne que poster n’est pas une obligation et que tenir un rythme en est une autre encore plus facultative. Quoi qu’il en soit, je vais me souhaiter de franchir des étapes dans la vie pro, de continuer à grapiller les grades dans l’académique et, qui sait, réussir dans le pôle journaleux dont l’entrée demande moult compétences, force, style et moule, puis de se faire une streetcred, comme dirait l’autre barbu. Non, je rigole, on s’en fiche de ça. L’important est de rester soi même, hein. Quitte à être un peu autiste. C’est pas grave, si on est créatif et compétent derrière. LE MONDE A BESOIN D’ORIGINALITÉ, BON SANG. PAS DE COINCES DES FESSES QUI VEULENT VALIDER LES INTERVIEWS AUXQUELLES ILS ONT DÉJÀ RÉPONDU! OSONS! N’ayez pas peur de donner des retours, je vous sens de plus en plus frileux. Il ne faut pas.

De toute manière, faut croire que du temps j’en ai toujours pour avoir accumulé 13910 Gés supplémentaires dans l’année. Qu’il pleuve, qu’il vente, avec trois chroniques aux fesses plus une présentation orale, un séminaire à préparer, une pige à retranscrire, un écrit à faire ou strictement tout à la fois, je me suis toujours arrangé pour pondre le strict minimum partout et sauver les meubles, quitte à ignorer d’autres trucs. Soyez assurés que le paramètre alpha reste le premier. Le temps est relatif, dormir c’est mourir, voilà. Les priorités.

Pour revenir à ce blog, je ne vais pas vous faire l’habituel pamphlet sur la prise du temps nécessaire et sur ma motivation sinusoïdale, juste que, comme toujours, les baisses de rythme peuvent tomber. Si on a le temps d’être créatif pour rien sur le web, c’est qu’on a du temps pour nous et en substance, c’est pas bon. Encore une fois, j’aimerais accentuer un peu plus l’aspect musique dans ce bazar. Le jeu et le high tech semblent définitivement mes domaines préférés, il y a de quoi faire. Par exemple, on peut faire un texte rigolo avec les aventures western de John MacAfee. Cette année, le jeu aura été toujours plus méta. Je préfère parler des disques et du contenu. Dommage, 2012 aura été une mouture un peu plus faible, mais on a jamais autant évoqué tout ce qu’il y a en amont : la communication, la presse, les connivences sont les grandes problématiques écoulées. Pleins de gens veulent faire comprendre que l’industrie est solvable. Plein de journalistes sont là pour vous montrer qu’ils sont compétents, dans n’importe quel domaine. Blogger n’est pas une honte et ça peut être désintéressé. Vous trouverez le Tao de Concombre dans toutes les bonnes librairies.

Tenez, petite nouveauté pour cette année.
Voilà dix moments qui ont fait mon année en jeu vidéo en 2012 :

– Dévaler les pentes avec du Foster The People en fond sonore (SSX)
– Signer le registre avec son vrai nom dans le bal masqué qu’on infiltre, comme un vrai poseur (Dishonored)
– Être poursuivi par un cul géant (Catherine)
– Comprendre l’histoire de dingue derrière l’abri 11 (Fallout : New Vegas)
– Ce moment qui n’existe pas où j’ai réussi à jouer (Kid Icarus)
– Un combat de boss sur un dancefloor avec « Turn Up The Radio » d’Autograph en fond sonore (Alpha Protocol)
– Incarner des toilettes (Saints Row III)
– La mission finale pragmatique : s’assoir et mourir de vieillesse (Assassin’s Creed Revelations)
– Le Remix 10 que j’ai fait une vingtaine de fois (Beat The Beat)
– A peu près tout le truc (The Walking Dead)

Allez allez allez trêve de bavardages, voici le moment que vous attendiez tels les sagouins que vous êtes, voici la cinquième série des Concombre Awards! J’ai tenté de vous en faire un public mi Décembre mais le module sondage était improbablement peu intuitif, on reste sur des catégories et des gagnants à chaque fois définis d’avances. A chaque intitulé crétin correspond une vraie tendance qui a caractérisé cette année.

CCA

L’award de la musique de chie revient à Call Me Ma- Universal et sa vitrine, TF1, pour l’ensemble de son œuvre (Les Prêtres, Les Stantors, Mickael Grégorio et les cœurs de l’armée rouge, etc)

L’award du très très raciste j’appelle le Sénat est attribué à Amazing Race dont les candidats les plus crétins sont Maliens. Cela est très très très raciste et repousse les limites du racisme.

L’award Nocturne Epita du meilleur cocktail du Kawaii Café va au Perfect Blue. Bleu. Sucré. Agréable. C’est un piège : à peu près 150% de Vodka. Il met KO en cinq minutes.

L’award du feel va pour ce moment dans Katawa Shoujo où Hisao court à l’aéroport ratrapper Lilly qui va s’envoler pour l’écosse et HNHNHNGGGGG

L’award du héros littéralement le plus pourri de l’existence va au talentueux, au mirifique Shinji Ikari pour sa prestation de toute beauté dans The End Of Evangelion. Le monde se meurt et lui reste une heure et demi à genoux sans rien faire. Ah ah, Shinji, tu es le pire d’entre nous.

L’award de la convention de Genève est attribué à Max Payne pour son bodycount de dictateur Africain

L’award du meilleur bug de Skyrim est ce livre démentiel qui te permet de monter de cinq niveaux dans les compétences de ton choix, on le met sur une étagère, on recommence l’opération, on levelle comme un malade

L’award Doritos va à Radio01.net parce que je considérais relativement bien les mettre en site de l’année mais le fait est que je commence à copiner pas mal avec ses tauliers et je suis sur le point d’y faire une chronique régulière donc voilà. Bientôt le test dans une chambre de luxe Londonienne.

L’award de l’effet sonore bien lourd qui bute revient de droit au décompte final avant les Hunger Games qui fait DOUM DOUM DOUM et qui cloue un peu quand on est dans une grande salle

L’award du patriarcat rampant et phallocrate est pour Mike Thorton, qui est suave, suave, suave, et qui se tape tout le monde en sauvant le monde avant de retourner compter son pognon. Un héros des temps modernes.

L’award du studio de beaux gosses est pour Ubi Soft qui, mine de rien, nous a bien servi cette année. Oubliez un peu ces rongeurs et dites vous que grâce à eux on a eu Far Cry, Assassin 3 et sa promo efficace, Rocksmith, le teaser de Watching Dogs, Trials Evolutions… un beau parcours jusque là. Je mets neuf.

L’award Jean François Copé revient à Nadine Morano, notre grande gagnante, comme chaque année. Personne n’a pensé à remplacer le sandwich par autre chose dans cette photo? Ca pourait faire une bonne idée de Tumblr.

L’award du meilleur passage de La Mengeance est très difficile à attribuer mais j’ai quand même un gros fétiche coupable pour ce passage où des néonazis obèses s’entraînent à lever le bras en rythme sur du The Cure. Le scène a une plu-value parce que l’ensemble reste très crypto-gay. Un bijou parmi une joaillerie, vraiment.

L’award du truc le plus imprenable et inaccessible qui soit va au trou du dernier plateau dans le pachinko géant de Kaiji II. Oui, c’est très précis, mais croyez moi quand je vous dis que devenir président sans savoir lire est plus facile à atteindre

L’award du meme anxiocreepy mais hilarant…

L’award du millionnaire dépressif revient de droit au fabuleux Phil Fish, le grand woobie de l’année, qui fait la gueule sur son fauteuil, sur son lit, à la PAX, au fond d’une piscine, sur une étoile, sur un oreiller. Sacré Phil va. Garde le moral.

L’award de l’obsession syntaxique 2012 de votre serviteur revient finalement au groupe des adverbes, présentement, tu vois.

L’award du jeu de l’année qui n’est pas sorti cette année va à Fallout : New Vegas parce qu’honnêtement, j’ai rarement eu un plus gros kif vidéoludique en terme d’écriture. Skyrim m’a épaté par son univers, mais celui là m’a un peu plus parlé avec son ambiance survivaliste.

L’award du jeu qui a déjà reçu « l’award du jeu qui n’existe pas » mais qui maintenant existe ce qui prouve que le premier était là pour une bonne raison finalement est pour Mario Party 9 hé hé hé heu argh

L’award du non, Non, NOOOOOOOOOOOOON revient aux smileys avec un nez qui reviennent, qui vous surveillent, accompagnés de la mention « Et vous qu’en pensez vous? » NOOOOOON

L’award du magazine sympa qui ne coûte pas une blinde comme Edge ou Games va à Canard PC, que je commence à découvrir et aimer sans pour autant être joueur PC. Manque plus qu’une belle maquette et hop, parfait.

ET ET ET, LE PLUS IMPORTANT, L’AWARD…

… de l’anime Evangelion
… du manga Bonne Nuit PunPun
… du personnage Tyrion Lannister
… de la série Game Of Thrones
… de l’épisode « Blackwater »
… du single Houdini
… de la prestation scénique Green Day, Rock En Seine
… de la convention Epitanime
… du film Les Enfants Loups, Ame Et Yuki
… du jeu vidéo Catherine
… du site Tumblr

Yadda yadda. Veuillez agréer des bisous.

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Voilà ce qui va se passer

Très bien. Très cher Internet, une fois n’est pas coutume, laisse-moi te parler frontalement de ma vie, sans périphrases ou métaphores filées bien planquées destinées aux heureux élus ayant la clé pour décrypter les-dites métaphores. Nan, profitons de cet instant où nous ne sommes pas encore totalement sobres pour être clairs – à partir de cet instant, les choses vont se compliquer. Je m’explique…

Pour faire simple, la rédaction de ce blog – où comment donner un avis argumenté sur des trucs plus ou moins importants entrecoupés de telles ou telles envolées lyriques/figures de styles/posts concepts/rayez la liste inutile est intimement liée à ma vie d’étudiant – par extension, d’étudiant en Faculté. J’ai ouvert la première page avant la Terminale et je m’y suis mis plus sérieusement en prépa mais le véritable blogging – intensif, régulier, au premier degré parfois valorisant, parfois gênant – correspond à ma phase « fac ». Hors, mon sixième semestre est sur le point de commencer et c’est après trois années à tenter deux matières différentes que je suis sûr le point de valider mon premier diplôme de Licence. Je ne voudrais pas mettre la charrue avant les orties de Mémé parce que je n’ai pas encore passé ma vague de partiels pour le cinquième mais l’idée est là : il est probable que cette période prenne fin. Je dirais même plus : préférable. Etre étudiant c’est sympa, c’est un petit statut dans lequel il est bon de se réfugier, les avantages y sont nombreux – on ne paye ses transports en commun moitié prix, on entre plus facilement dans les musées, on rigole bien entre deux travaux dirigées – etc. Tu sais quoi? Ce statut, je vais même l’avoir pendant encore quelques temps, j’ai toujours voulu faire des études longues et je les ferais parce qu’avoir un patron qui me hurle dessus à longueur de journée m’enverra rapidement en taule pour homicide – je dois faire un truc au pire qui me plaise vraiment, au mieux dans la haute. Je vais bientôt tenter le doublé en passant une série de concours pour intégrer des grandes écoles fantasmées depuis toujours – oh, j’ai un plan B, un plan C même – mais le Master en faculté semble la dernière option possible.

Ce qui veut dire… qui si tout se passe bien pour votre serviteur à ce niveau là – et c’est tout le mal que je me souhaite – ça va devenir sévèrement sporadique ici. Le risque plane depuis longtemps, depuis toujours je me lance en début d’année dans une grande prospective du manque de motivation – force est de constater que ça ne sert à rien, je suis drogué, même pour finir un post bâclé dont je ne serais pas fier – là, ça va rapidement devenir une question de moyens. Ce n’est pas nécessaire, ma boule de cristal n’est jamais fiable, je ne peux pas m’accorder comme ça une réussite future aux concours (ce serait un peu dingue et présomptueux, sans blagues) mais dans le meilleur des cas, passé l’euphorie et la deuxième salve d’examens (et oui, je dois aussi valider mon cursus!) il se posera la question du « et maintenant »? Il existe probablement un compromis, je serais peut être capable le cas échéant de continuer à grignoter sur mes heures de sommeil pour écrire tout ça (qui a besoin d’avoir l’air réveillé de nos jours, hein? Je vous le demande) mais la menace est claire, nette, précise : la fin du monde est proche, celle de ce blog peut dans le pire des cas commencer à s’envisager – ou se transformer assez radicalement, que ce soit dans son rythme où dans son contenu. Imaginez que l’Usine à Problèmes devienne un blog sérieux où je ne traiterais que des sujets d’actualité? Ce serait bien naze, hein? Ben oui, mais je peux encore me permettre de jouer/lire/écouter tout ce qui me passe sous la main… mais si j’arrive à intégrer une grande école, ça frôlerait la double vie. C’est sympa d’être Batman mais vous avez une poignée de maboules aux fesses et des crampes au réveil. Je le répète : qui peut envier un truc pareil?

Allez, j’arrête mon paragraphe super sérieux. Je sais que personne n’aime ça, on ne lit/écrit pas quelque chose dans ces circonstances pour être sérieux – mais comprenez bien qu’à ce stade de longévité, je peux me permettre quelques incartades. J’espère que vous avez passé une bonne année, que vous ayez pu fêter ça dignement. Mes trois précédents bilans étaient mixés voire plutôt négatifs sur l’année écoulée, je peux enfin me réjouir ; 2011, c’était enfin mon tour, cette année était totalement la mienne. Sans aller jusqu’à éructer des arc-en-ciel à longueur de journée et en enlevant des petits/gros/très gros évènements contraignants qui peuvent arriver à tous, cela donne…

Culture : OOOXX
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Et bah voilà enfin une bonne moyenne! J’ai voyagé comme le premier des parvenus, j’ai été invité à plein de trucs, j’en ai vu d’autres, les éléments étaient plus favorables, j’ai su les exploiter à mon avantage, j’ai un minimum trimé dans mon cursus et j’ai eu quelques succès sur internet, mon plus gros étant l’AMV ENFER qui, je vous le promet, trouve sa dernière évocation fappesque ici. Après il a fallu lâcher du lest et piger quelles étaient les vraies priorités, truc visiblement pigé à moitié puisque je suis en train de taper ça e  lieu et place d’un travail bien plus prioritaire, comme dans 90% des cas. La chose que je peux vous souhaiter, cette année, c’est de l’ouverture. Dans tout les registres; J’en suis le premier coupable, il est tellement difficile de voir ailleurs, de changer de repères, de s’acclimater et apprécier quelque chose de neuf! Il suffit pourtant de faire preuve d’une once de curiosité, de bagout, et avec un minimum de « période d’essai », c’est plié. Rien de plus difficile que d’amorcer la démarche, mais le plaisir de la découverte est là. C’est tout ce que nous devrions faire : découvrir de nouveaux jeux/albums/scènes/animes/livres/liens, tout ce que vous voulez, et continuer de farfouiller en périphérie…

L’année dernière, je pense m’être trop cantonné à certains genres, à certaines parcelles, à certaines communautés – et tout en cultivant ces liens, il est toujours idéal de trouver de nouvelles niches. Continuez à écrire, n’écrivez pas si vous voyez que ce n’est pas la peine, de faites pas comme moi et ne revenez pas sur les sites qui ne vous plaisent manifestement pas… (bon, ne blogguez pas n’importe comment non plus et ne cultivez pas de mauvais réflexes dès le départ mais j’ai peut être pas la légitimité à donner des leçons sur le sujet) parce qu’ici, le changement « éditorial » est peu probable – toujours du vaguement critique, de la lubie en chaîne et quelques morceaux de posts parodiques ou « originaux ». Je ne peut pas vraiment faire le fanfaron sur les chiffres puisqu’il a fallu les « récupérer » depuis le changement d’adresse, ce qui est à peu prêt fait, quatre mois après ce déménagement. Après, vous restez une base fidèle et solide entourée d’une grosse masse invisible et/ou de passage, poster ailleurs étant aussi facile pour moi que de me soulever les ongles et de me tremper le doigt dans du jus de citron. Je me console donc avec les les 12525 Gés amassés en 2011 (contre 15000 en 2010)

Ce qui est certain, c’est que 2011 était fortement axée sur le Jeu Vidéo, dans toutes ses formes – les galettes en elle-même, ses écrits, ses magazines, ses podcasts… toute la discussion en périphérie était aussi passionnantes que son matériau original et son évolution l’est tout en autant… comme la manière d’analyser ceux qui en parlent mais là on franchit des degrés trop compliqués dans la méta. L’année des mayas sera-t-elle dans cette continuité? Beaucoup de suites prometteuses, de jeux originaux à venir (Catherine, le 14 Février) mais, à priori, pas de nouveaux supports. L’animation se picore au gré des envies et des pulsions, quand à l’actu TV/Série… mmmf. Surveillez l’actualité de la première catégorie, j’ai peut être mes tickets pour faire quelque chose d’un peu nouveau sur le sujet.

 Ok, maintenant on peut passer au petit moment rituel et introductif de l’année : la quatrième remise des…

L’award du nom de famille qu’il n’est pas bon de porter quand on est un personnage d’un univers situé dans les années 50 est attribué à « Fontaine ». Ca vous donne automatiquement un rôle de méchant aux idées fixes (et ça vous fait finir troué par des mitraillettes à camembert ou par des clubs de golf – il y a des fins plus enviables)

L’award de l’anime aux enjeux surréalistes va tout naturellement à Kaiji, pour son personnage qui, à partir d’une dette, mise du pognon, puis encore plus de pognon, puis ses vêtements, puis son avenir, son oreille, son tympan, ses doigts, et se retrouve à faire le funambule entre deux gratte-ciels sur une poutre électrifiée. Bien joué gars, content de voir que tu as compris la leçon! … attendez, quoi?

L’award du spoiler terrifiant est attribué à « ce qu’il se passe à la fin du dernier chapitre du tome 20 de Soul Eater » la réponse quelque part autour de début Juin!

L’award du running gag improbable de la vraie vie est attribué à ce moment étrange où, quand je demande à quelqu’un ce qu’il fait dans la vie, il me réponds quelque chose qui pourrait se paraphraser par « Je suis dans le porno » – trois fois! Même à partir de deux, j’aurais considéré ça comme un fil rouge

L’award du running gag improbable de la japanimation est attribué à « Je pique la fraise sur la part de gâteau de cette fille et ça la fait pleurer »

L’award du running gag lexical est attribué au mot « improbable »

L’award du truc pas très swag revient  « sortir avec une lycéenne » (c’est encore moins swag si elle est chinoise, ou si elle est dans un lycée privé catholique)

L’award de la meilleure bad end est attribuée à celle que nous offre Desmond Miles à la fin de Assassin’s Creed Révélations. Le Scooby Gang était parti en vadrouille pour régler certains problèmes personnels et… oui, c’est une façon radicale de procéder, effectivement

L’award de la reprise qui était sensée être pourrie mais qui est fait super potable voire plus est attribué à The Feeling pour « Safety Dance », Hugh Jackman se dandine sur une plage et c’est bien cool

L’award de la reprise qui, sur le papier, était awesome et qui est toujours awesome dans les oreilles va a la version de « White Rabbit » d’Emilliana Torrini, entendue dans Sucker Punch

L’award du disque qui sort en mars et qui déçoit, sorti par un groupe ayant déjà reçu un award du disque sorti en mars et qui déçoit est attribué par Coming Out, des Fatal Picards. Ca vous surprendra peut être mais il déçoit.

L’award de l’intensité revient à cette question de l’épisode 31 de You Don’t Know Jack. En approchant de la question sept, non seulement on assiste à son jingle rigolo (et son racisme fantastique envers les huit) et on à le droit au meilleur fond sonore du jeu, mais on tombe sur cette question :

… pour l’anecdote, bien y répondre débloque un succès

L’award du générique fantastique qui allie image et son revient à la géniale séquence d’ouverture de Scott Pilgrim, qui met une animation super cool et personnalisée derrière les noms des acteurs, le tout derrière un morceau qui veut pas dire grand chose mais qui fait un bien fou. J’ai aussi pensé à Enter The Void mais je voudrais pas encourager passivement le réal derrière

L’award du truc sur lequel j’ai pas osé faire un post va à « Tokyo Akazukin », un manga avec de bons persos, un bon dessin et deux trois bons trucs mais qui a probablement directement été fait pour Gurochan et @bonjour_loli

L’award DSK est attribué à Aaron Staaton qui n’incarne que des rôles d’hommes vivants dans les années 50/60, ayant tous une compulsion à tromper avec des allemandes

L’award du nazisme revient à Child of Eden pour sa difficulté, pour son facteur frustrant potentiel, pour son amour des épileptiques et surtout pour ses succès, tous impossibles

L’award du produit qu’il est bon de consommer en poudre ou dans un bol en regardant un film où il y a Hugh Grant va pour les CEREALES TRESOR §

L’award du meilleur wazzuf revient à ce russe qui s’est suicidé en s’ouvrant le crâne à la scie électrique et qui a tenté de mettre son crâne sur une assiette pour faire une « surprise » à sa femme, son geste étant bien sûr interrompu quelque part dans le processus. Ca nous prouve bien que l’alcool est mauvais pour la santé

L’award de l’humour glacé et sophistiqué revient à Portal 2 sans problèmes, pour Weathley (dans n’importe quelle langue) et son amas de passages épiques et, mine de rien, tous très originaux (ce n’est pas Cookie Masterson et son amour pour les bruits de pet qui pourraient rafler cet award)

L’award de la réaction complètement mesurée à l’annonce de la mort de Steve Jobs revient de droit à Laurel, pour son dessin… étrange…

L’award du jeu aux meilleurs one-liner est très logiquement remis à Driver : San Francisco. Ce jeu se déroule dans un monde étrange où tout le monde sort à tout bout de champs LA réplique qui tue, toujours drôle et intelligente. « De la part de John Tanner! Bisous »

L’award du pas-doué est attribué à ces touristes français que j’ai photographié en Islande. Vous savez, là bas il existe une consignes pour les gens qui veulent singer into the Wild : « faites attention quand vous traversez un gué. » Puis nous croisons cette voiture

L’award #lesgens est attribué à @nadine__morano – c’est un peu schizophrène mais je me dois de nourrir ce running gag, encore est toujours… et Twitter nous apporte un peu plus de ces petits riens, ces petites pensées qui me font me dire « oh oui, vivement les prochaines images de Nadine se désapant au Campus d’Ete des Jeunesses Pop' »

… de l’anime Panty & Stocking With Gaterbelt
… du manga Bakuman
… du personnage Wallace Wells
… de la série The Office (US)
… du single Buy Nothing Day
… de la prestation scénique The Go! Team, à la flêche d’Or
… de la convention Japan Expo
… du film Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne
… du jeu vidéo Rayman Origins
… du site The Escapist

Ho, si vous voulez remontez le temps, vous pouvez cliquer sur ces vignettes. N’allez pas trop loin, ça pique…

      

Allez, bonne année cher lecteurs, et en avant vers l’aventure! C’est un peu ça… toi-même tu sais.

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