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No fun

Et voilà, je suis présentement dans le train vers mon mois d’Aout, déjà bien entamé. C’était une saison plus remplie que prévue, la même chose que depuis toujours mais sans Mario Maso, quoi.
C’était donc la cinquième. Notez bien que je vais faire sauter la redirection automatique sur l’Over Blog, comme ça vous pourrez relire les vieux articles sans sauts de lignes intempestifs. Secondement (oui, parfaitement), je vais finir l’année sur une note négative. Hé ouais. Je suis fou. Pour mon dernier post, on va parler de Games and Wario. Ce drame vidéoludique.

Pas la peine d’être hystérique non plus, c’est juste un fantastique gâchis, une bonne promesse dans l’eau. Je le dis pour la cinquième fois, Nintendo n’est pas en si mauvaise forme; Je veux dire, la 3DS est en pleine vitesse, la Wii U aura peut être sa chance d’içi le même lapse de temps et peut être que des gens finiront par l’acheter. Je viens d’acheter plus de 100 balles de jeux 3DS et il serait temps que je reprenne Kid Icarus, même si ce jeu est agréable comme un toucher rectal qui serait en pleine rave-party. Sur Wii U, Pikmin 3 vient de sortir, j’y ai joué comme un fou furieux, il est vraiment bien. Puis il y a Games and Wario. Je sais pas si le premier mot est au singulier ou pas, j’ai peur de confondre avec la marque de retail ou le magazine qui me coute des milliards en abonnement.

NON MAUVAISE IDEE

NON MAUVAISE IDEE

Vous avez remarqué comme les jeux qui sortent cette année sont issus de séries restées sans suites depuis six ou sept ans, systématiquement ? Je n’étais pas à compter les jours depuis le dernier Paper Mario ou le dernier Wario Ware mais mon enthousiasme était fort fort fort. Je n’ai pas parlé de Paper Mario Sticker Star depuis sa sortie pour une raison bien précise : je n’en aurai sorti qu’un article vaguement déprimé et peu enthousiaste. Le jeu est relativement bon mais subissait des prises de décisions loufoques qui le privait du fun qui caractérisait ses aînés. Je n’irais pas dire que Paper Mario est devenue une « série casual » parce que ce serait une affirmation hors de tout bon sens mais c’est un jeu faussement simple, parfois simpliste, parfois loufoque, qui peut nous laisser dans l’incompréhension… et qui souffre d’une certaine répétitivité. Avec ces stickers, l’expérience n’est plus, l’argent seul est la dernière motivation. Pas de bol, on nous arrose littéralement de pognon à la fin de chaque niveau ! Niveaux fragmentés dans une foutue carte du monde ! Plus de personnages secondaires ! L’intrigue est passée de « joyeuse » à « enfantine » ! Adieu combats de catch, meurtres du train et voyages dans l’espace ! Bonjour ennui et énigmes foireuses ! Zetsuboushita !
Vous l’aurez compris, je suis déçu. Non pas parce que le jeu est mauvais (il a quand même ses moments de dinguerie et, ouf, les musiques sont toujours aussi excellentes, surtout devant un boss) mais c’est toujours une histoire d’attente et de constance.

Terrible interrogation qui s’offre alors à nous vers fin 2012. La rumeur se répand, les gens chuchotent, horrifiés « imagine, ils ont fait la même chose à Wario Ware… ce serait terrible » BEN PAS DE BOL MON COCHON.
Bon, je suis de mauvaise foi, on sent qu’il ne voulaient pas inscrire ce jeu dans le « canon » Wario Ware mais c’est un peu quand même avec les mêmes graphismes sporadiques, les mêmes personnages, la même équipe derrière, la même équipe dans le jeu, le même esprit bref si c’est tout pareil. Une seule modulation pourtant : on passe de « micro-jeux » à « mini-jeux ». Encore une série qui se simplifie ? Sacrebleu ! En fait, il a l’air clair que GW a été « planné » pour être lancé dans le line-up de la Wii U et que quelque chose a du se passer pour qu’il soit repoussé de huit mois. Quelqu’un est peut être tombé dans les escaliers. Quelqu’un a peut être gagné au loto et planté tous ses collègues. Peut être que quelqu’un est parti avec la caisse de Nintendo Europe, histoire de recréer les plus grandes anecdotes des associations otaques. Il s’est passé quelque chose et maintenant le jeu ressemble à ce type à Nanterre qui doit avoir 60 ans et qui passe la même L2 Lettres depuis dix piges : extrêmement trop tard.

GW ne vaut absolument pas 40 euros. Il vaut la gratuité avec la console ou un petit téléchargement en démat pour une vingtaine de brouzoufs. Je ne sais pas ce qui se passe dans la caboche de Nintendo pour sortir des jeux si fantastiquement peu substantiels, surtout depuis Pilot Wings Resort qui a pas du demander beaucoup de boulot. Mon exemplaire du jeu a été envoyé à Tombouctou par Amazon, comme si tous les éléments me disaient de ne pas y prêter attention. Faut dire que les retours presse étaient des indicateurs – rien au dessus de 5 ou 6 sur dix. A part à un 8/10 un peu drogué de Canard PC. Huit sur dix, le type de note que Fire Emblem a, justement.

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Mais bref. Games and Wario est une compilation de douze mini jeux plus quatre jeux en multi. Deux de ces derniers sont intéressants. A peu près le même volume a cette propriété dans le volet solo.
On va rapidement les décrire. Il y a un jeu par personnage, il faut jouer au premier pour débloquer le second etc etc, il y a quelques niveaux de difficulté à chaque fois, quatre ou cinq, ils se terminent tous en quelques minutes.
Donc, dans Arrow, on lance des flèches sur des cibles mouvantes. Ca ressemble pas mal à un jeu de NintendoLand, en beaucoup plus lent et mou, on a pas spécialement envie d’y revenir. Ski est comme le F-Zero du pays de Monita : pencher la mablette pour négocier des virages dans une piste de…ski. Pas particulièrement intéressant quoi. Ambiance bizarre et disco pour coller au personnage mais c’est tout. Young Cricket revient directement de Smooth Moves pour un jeu étrange où on doit bondir de plateforme en plateforme dans un parcours vu de haut. Ca ne présente pas de difficulté particulière et c’est pas follement excitant.

Mona, fidèle à sa chaîne de petits boulots, est JRI dans ce jeu, ou détective privé, quelque chose du genre. Elle a cinq cibles qu’elle doit photographier dans un petit décor évolutif. C’est pas mal, ça exploite bien les finesses de mouvements de la mablette et ça ne manque pas d’humour. Une fois bouclé les cinq niveaux, on risque pas vraiment d’y revenir.
Dans Taxi, on se balade sur un petit espace en 3D pour empêcher des animaux-de-ferme-napping par des extraterrestres (une récurrence bizarre chez Nintendo) encore un machin de visée qui nous fait alterner avec la conduite. Un peu trop long, pas passionnant passionnant, méchamment moyen quoi…

Pirate est le dernier jeu, on doit se taper un espèce de jeu de rythme qui consiste surtout à pointer la mablette vers trois directions. Le doublage est plus sympa que le reste du truc qui est un poil usant. La déprime. Patchwork est un vague jeu de puzzle qui nous offre une centaine de stages à la Picross en un peu moins difficile. Oui, bon, pourquoi pas mais j’irais peut être pas sur une Wii U pour faire ça. Dans Design, le Dr. Crygor nous fait dessiner des cercles parfaits, des lignes, des triangles… assez sympa au début mais finalement austère, le jeu ne poussant pas cette logique de contraintes et d’estimations très loin. Il y a un mode deux jours assez anecdotique.

Oui, Ashley fait partie du crew, dans un espèce de schmup over lent où les tirs sont automatiques, seuls ses déplacements sont gérés. Et encore, c’est vers le h aut, vers le bas, faire des petits loopings… encore trop minimaliste pour être quelque chose de bien.
Vous le savez peut être, Gamer est l’atout du bouzin. Un vrai mode « Wario Ware », réellement asymétrique, puisqu’il faut jouer mais aussi faire gaffe à la mére de 9-Volts qui doit pas le choper en train de jouer au lit. Si on se planque, on perd des points d’énergie, mais on peut aussi perdre au jeu de base, comme n’importe quel Wario Ware. Il faut donc réellement être sur deux fronts à la fois. C’est marrant parce qu’ils ont été jusqu’au boutistes : l’attitude de la maman (qui sort de la télé, joue à la console derrière vous, vous regarde amoureusement respirer et faire semblant de dormir) est absolument délicieuse. Le truc c’est que les micro-jeux – en l’occurrence – sont très peu nombreux (probablement deux fois moins qu’un « volet » classique de Wario Ware) et qu’on a fait le tour du concept… en quatre ou cinq parties. Exactement comme tous les autres mini-jeux. LA MEGA DEPRIME.

Ce qui nous ramène à la frustration originale : les concepteurs soulignent souvent qu’ils ne feraient un nouveau Wario Ware que s’ils ont un nouveau type de gameplay à disposition. Ah bah justement ! Ils avaient une bonne idée. Ces gars en ont plein, d’habitude. Ils aurait pu trouver une contrainte, un truc à surveiller à chaque fois. Se planquer, certes, mais les deux écrans peuvent se répondre directement dans un micro jeu, utiliser les trouzemilles fonctions de la mablette (tactile, mouvement, micro et caméra quand même hein) et trouver plein de jeux asymétriques. Mais bref. Hashtag gâchis.
Bon, y’a aussi un jeu de Bowling archi-simple et l’habituel Pyoro mais c’est pas bien glorieux.

Le multi ? Pas mal, pas mal. On y trouve un remake d’Hidden In Plain Sight, un super concept. Vous êtes un PNJ noyés dans une masse de bots et vous devez passer par certains checkpoints pour valider la partie. Par contre, si le joueur qui « surveille » vous a repéré, c’est perdu. C’est tout con et beaucoup moins simple que le modèle sus-nommé.
 

Orbulon, fidèle à lui même dans les jeux plus cérébraux, dirige un remake de Pictionnary. Ici c’est l’honnêteté qui prime : on a le mot indice, on dessine, on passe au suivant si les autres ont sorti le bon mots. Il y a autant de mots à dessiner que de tweets émos écrits par Phil Fish sur l’internet, donc de quoi faire. Assez marrant, assez tendu dans la mesure ou passer explose vingt secondes de votre temps, ce qui est beaucoup sur deux minutes. On accumule les bonnes réponses pour tout le monde, on a un rang a deux balles et on peut revoir les chef-d’oeuvres. Un vague système sur le miiverse permet de soumettre ses propres mots-clé dans les mêmes conditions.

Enfin, un mini jeu rigolo qui rappelle terriblement le « monkey target » de Super Monkey Ball : on balance des « poulets » sur une cible, on chope des points, on se fait niquer par des évènements injustes, on rigolo, on recommence, on gagne et on perd des amis. C’est pas Mario Party mais ça ferait un bon jeu dans Mario Party. Tiens, Mario Party 10, sur Wii U et Online ? Oh pardon, j’étais en train de rêver tout haut. Je vois mal un jeu avec QUATRE MABLETTES.

Le dernier jeu en multi est un pseudo jeu de rythme absolument incompréhensibles. N’hésitez pas à m’envoyer un mail en m’expliquer pourquoi une séquence fonctionne ou pas. Mystère mystère.

Et voilà ! On a fait le tour. Beaucoup de choses décevantes, peu remplies, fades, incompréhensibles ou faisant les choses à moitié. On peut éventuellement le dégainer pour une soirée et le faire tourner en fond pour ses trois minijeux rigolos mais il est à des kilomêtres, des années-lumière du fun et des bonnes idées que le jeu multi avait sur Gamecube. Et il exploitait les jeux de la GBA ! Et il coûtait que trente euros ! Ouais, mais il avait des idées de gameplay fantastique. Le docteur. LE DOCTEUR QUOI ! Avant, on s’humiliait pour le fun, maintenant, on doit le faire pour avoir une profil pic dans le menu principal. Enfin, humiliation, quand même pas, je suis bien souague avec mes lunettes rouges.
En bref, laissez un copain con (exemple : MOI) l’acheter pour vous.

Allez, un très bon mois d’Aout à vous. Jouez à Katawa Shoujo, prenez le soleil, détendez-vous, pensez à ce que vous avez accompli dans l’année et à ce que vous allez faire la suivante. En rentrant, nous seront dans un monde avec Antoine de Caunes au quotidien. Un monde, j’espère, de stages, d’expérience, de concours – troisième round – et de validation des acquis pour boucler ce master parfois passionnant, parfois usant. Oups, j’ai dérivé sur ma petite personne.

Bref. Pas de Sagadaÿtaÿ pour moi cette année. Si, cependant, vous avez une idée, contactez moi, sait-on jamais.
Bon mois d’Aout les copains !

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Ce n’est pas une fatalité

C’est bientôt le festiblog, owi!

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 Le pattern est toujours le même : par écrit je fait très majoritairement la promotion des trucs que j’aime bien, par oral j’aime me défouler sur les trucs qui me grattent derrière l’oreille avec le petit ton pédant que vous connaissez bien. Aujourd’hui on va en faire une variation : on va promouvoir le cool par le un peu plus bof – j’ai un peu tendance à tourner en rond sur l’une de mes « cibles » privilégiées, les blogs bayday. Enfin, certains blogs, pas des pages cibles en particulier mais plutôt une nouvelle vague, une espèce de tendance qui corrobore le contenu et les plate-formes. Ca fait déjà un bail que j’avais pondu un post qui alignait mon point de vue sur les différences de gameplay entre ces classes mais c’était encore pas super qualitativement et de toute façon personne de visé lisait le bazar alors je me suis dit qu’il aurait pu être super marrant d’actualiser un peu tout ça… puis de mettre en valeur quelques blogs bayday du feu de Dieu dont vous vous devez de rencontrer les auteurs dans les festivals de ce genre.

 Avant toute chose, faut pas énormément généraliser non plus sur ce que je vais écrire. Des bédéistes, j’en connais quelques uns, ils m’ont fait des dédicaces de oufzorsarace et j’ai passé de bonnes soirées avec eux à bien rigoler auteur d’une chopine… non pas que je ciblais mes conquêtes mais c’était toujours dans une optique de découvrir du monde. Depuis, j’apprécie beaucoup moins le travail de certains, ça ne change pas le fait qu’en aucun cas je les juge personnellement! Loin de moi l’idée de prendre une posture inquisitrice ou de grand-tout Munchausen mais… vous vous reconnaîtrez peut être dans ces petits ou gros trucs qui m’énerve sur le blog dessiné. C’est mixé et variable, pas nécessairement justifié mais ce sont des trucs qui me font tapoter l’aile du nez (parce qu’on ne pas se gratter trois oreilles à la fois)

 – Déjà commençons par mon type préféré, le « instant rimshot » : dans l’autre post j’établissais une sorte d’injustice entre le travail des bédéistes et des autres. J’avoue c’est un peu de mauvaise foi puisqu’on fait tous ça pour le fun ou en vue de faire la même chose professionnellement (sauf pour ceux qui éditent en faisant en plus du khakha, voir plus bas) mais foutrecul y’en a certains qui sont bien trop populaires pour les bouses qu’ils publient. Moi même j’ai pas de leçon à donner, je suis incapable de dessiner, purement et simplement et des gens ont réussi plus figuratif que moi et encore ils tenaient leur crayon par l’oreille droite mais wow parfois tu as l’impression qu’il suffit d’ouvrir un blog, d’y faire un perso aux bras mous qui nous narre la dernière anecdote passionnante de sa vie tout aussi passionnante et PAF! Il se fait un compte facebook et a une centaine de fans immédiatement. C’est pas énorme, je vous l’avoue mais c’est TROP. Je surkiffais le post de Kek avec le syndrome de la prof qui tiens un blog crétin bourré de prof, c’est un peu le même type mais en plus jeune… D’une manière générale, l’auteur derrière est pas brillant et les fans le sont encore moins (enfin c’est une impression qui se dégage dans leurs commentaires, en tout cas) – et vous connaissez probablement les poncifs du genre : la nana marginale qui s’habille en gothic lolita et qui vit dans son monde baroque juché de candélabres et de dents pointues (doublé d’un fantastique manque de goût vestimentaire IRL mais ça doit être une histoire de compression du cerveau) – la nana punkette qui s’oppose à tout mais pas à l’air décérébré (et je pense pas à Cha que j’aime bien. Même si elle dessine pas les nez, c’est perturbant) – la nana marginalo-punkette qui arrive même pas à s’exprimer puisque son gribouilli paint illisible, imprimé PUIS photographié ne veut rien dire etc etc. Et toujours une tonne de gens pour trouver ça « trop bien ». J’implose de jalousie – j’estime pas écrire le meilleur site de la toile mais elles, elles, sont méga surestimées. Non y’a jamais de mec derrière ce genre de blog, vérifiez, ça n’existe juste pas. 

 Ça c’est pour les inconnus mais les « grands pontes » ne font pas nécessairement dans le passionnant non plus : quand j’entre dans un Album, j’ai toujours la même phrase de vieux con « Haaaan lui il a fait un album avec son blog, je vais lui envoyer le sida par mail » parce que ouais, parfois c’est un tout petit peu injustice. Des gens sortent du matériel top qualité et le méritent pour faire connaître le genre mais parfois wouf malaise. Z’allez me prendre pour un mec à la misogynie mal placée mais là aussi c’est une question de blog girly – admettons que le blog soit l’art du quotidien – d’accord, mais comment faire du vide avec du vide? En faisant un ceeeeercle de transmutaaaatiooooon? (Phrase à lire en faisant des vagues avec ses bras) parce que les Bénélopes Pagieux et consort, franchement, sérieux, hein? Ouais. Pas possible. Ca ne mérite pas d’être édité. C’est comme les reprises 2010 de Michel Sardou : ce n’est pas légitime. Et même les grands auteurs au masculin sortent des adaptation papier douteuses! Avec tout le respect que j’ai pour Lewis Trondheim, un achat d’un de ses Petits Riens m’a laissé méga perplexe, j’avais sous estimé la puissance du titre. D’accord, on peut rendre n’importe quoi rigolo mais même chose, ce n’est jamais drôle, ni profond, juste méga anecdotique. Des tas de scénarios rendent un rien très drôle mais là c’est juste pas le cas, /kickban. Encore et toujours, c’est une question de mérite qui prédomine, là c’est juste le beau dessin et l’aura qui valent… mmf. Bon le jour où je vois un bouquin de la catégorie de paragraphe précédent, là je ferais un grand rituel vaudou. Quelqu’un a hurlé « Malikiii » dans le fond, pff cette mavaise foi.

Le contenu. J’aime bien diviser la sphère bayday en trois catégorie de popularité : les grosses légumes, les assez influents et ce parterre parfois un peu gênant (y’a bien les autres mais on les connaît même pas, hé, du coup) et là on est dans une problématique qui concerne surtout le milieu. Ce n’est pas… toujours drôle. Ni intéressant. Juste un coup de crayon qui sait plaire et qui attire des stalkers (sur certain blogs y’a des maboules qui draguent subtilement les auteurs derrière c’est parfois assez pathétique) et parfois y’a un tout petit petit minuscule problème de vulgarité. Alors oui, vision d’artiste tout ça, je suis artiste je suis différent aimez moi, regardez je vais faire une fresque avec mes règles pour montrer au peuple mon coté sordide, comprenez, le cliché sur pattes vit dans son monde, est à la marge de tout, n’aime rien mais aime bien montrer sa bite à la face du monde. Surprise les gars, vous nous mettez mal à l’aise avec votre manque de pudeur. C’est parfois pris en compte mais wow, je suis tombé sur des strips hallucinants de racontage de vie. Raconter sa vie, c’est un peu le but du jeu d’un blog et tout le monde le fait mais subtilement. Là c’est juste… trop privé. Trop, trop, trop, TROP FOUTU DE PRIVE. De la pudeur les gens, de la PUDEUR. Certains ont l’air tellement libidineux qu’on peut même pas croire qu’ils aient vu le loup et d’autres accusent du syndrome Knock Knock : aligner des trucs tellement hallucinants de vie privée qu’on sait plus sur quel degré le prendre. Bien sûr qu’un blog peut être cathartique! Dans la limite du raisonnable et de la fréquence quoi! Après, il faut avoir des amis pour en parler hein! Je ne comprendrais jamais, jamais la fierté qu’ont certains internautes à passer ou à carrément s’avouer psychotiques, autistes etc. Meuh non. Vous manquez juste terriblement d’attention. Tenez, deux euros!

 « Mes lecteurs sont des zombies » : Je suis parfois juste étonné de l’influence que peut avoir un bloggeur bédé. Ce n’est pas totalement exclusif au genre mais… les meilleurs exemples viennent probablement de là. Certaines célébrités font faire des trucs hallucinant à leur lectorat et il y a toujours une histoire d’argent dans le lot, je pense notamment à ceux qui font des carnets de croquis et qui les vendent au plus offrant. Dans le concept, ben ouais pourquoi pas… mais des acheteurs qui montent dans des sommes à twois poutain de chiffwes. Sans que le premier soit un 1 ou un 2. Tenez, j’ai déjà érigé un bûché en kapla pour rendre justice : un-dessin-ne-vaut-pas-un-tiers-de-smic. Les-bloggeurs-ne-sont-pas-Jésus. Laurel-n’est-pas-morte-pour-vos-péchés. Répétez après moi : je ne m’investirais pas financièrement pour un gus dont j’aime lire les conneries sur Internet.

Puis il y a Maliki. Bon alors vous connaissez mon parcours, j’ai eu une année juriste et on nous a gavé avec le souci d’identité et le point de vue légal sur la transsexualité mais là c’est juste une histoire de personnage à gros nichons avec un mec derrière et des chats partout avec des ficelles mangffwwiiiiishhhhffffffffff ****
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Rock and roll angel bring that hard rock Halleluyah haaaaaa haaaaa

—– **** ffffffffet c’est pourquoi des milliers de canards en meurent chaque jour. Vous n’avez rien contre les canards, non?

 MAIS HEUREUSEMENT!

 Ce n’est que moi qui ne sait pas se focaliser sur autre chose que les mêmes réflexes chiant. C’est que moi qui revient toujours sur les mêmes idioties de pages pour le plaisir de râler dessus. Croyez-y mes frères, il existe une vague de blog bédé intouchable, qui pourrait même exploiter plus ou moins les poncifs que je viens
d’énumérer, mais que eux le font avec une infinie sagesse et intelligence, concept qui manque cruellement aux autres. C’est eux qui vous procure ces tendres moments de bonheur où vous les découvrez hilare pour parcourir leur historique en une nuit avant un avalage total de blog. Ceux là sont les incroyables Gad, Boulet, Kek et Monsieur le Chien. Entre autres mais c’est déjà un joli panel qui envoie du bois. 

 Prenez Boulet par exemple, la mégastar Parisienne du genre. On peut en dire tout ce qu’on veut, ce succès est franchement mérité, je suis content de posséder ces « Notes » que j’aime bien relire (et les bouquins sentent bons. Si si) et le support blog est hilarant. Au delà du dessin impeccable il y a cette vraie sublimation du quotidien : il pense au petits trucs qui nous viendraient tous en tête mais il le retranscrit tellement bien, avec cet art de l’exemple, de l’exécution, du gag… et ce vocabulaire verbeux que j’aime bien. Le BouletCorp est aussi un blog de longue durée et la quantité de trucs à y lire est impressionnante… enfin pas la peine de faire l’éloge d’un truc dont vous connaissez tout hein. Kek n’est pas très différent… lui n’a pas autant étudié le coup de crayon mais qu’est-ce qu’on s’en fout! J’étais à fond dans le personnage dans cette sombre époque qu’était mon bac, fan absolu de ces jeux chiants et de cette affinité années 80 qui… n’est plus si loin içi, finalement. Le truc était toujours drôle, les mini-jeux sympas et bien foutus et les side-projetcs valaient le coup d’oeil : je me suis relu Les Années Collège et j’ai ri un bon coup. Ahlala.

Gad et son héros Ultimex valent aussi le coup d’oeil, hahahoho. C’est super violent? Pas grave, c’est jouissif! C’est vulgaire? Non, c’est sophistiqué. Et drôle de sucroit, vraiment drole. Là aussi le dessin est super minimaliste mais je kiffe Steve et son immémoriale banane. Niveau humour absurde on en a pour son non-argent et il m’a fait la meilleure dédicace du monde. Que du bonheur complété par la découverte récente de monsieur le chien, appuyé par un lobiste otaque proche. Bon, c’est vrai qu’il est un peu poujadiste et uuuuuun peu moche mais nom de zguegue qu’est-ce qu’il est fort ce mec. MEME QUAND IL FAIT DU DRAMA C’EST AVEC TALENT ET INTELLIGENCE. Je suis très fortement fan et le dessin et génial aussi. Niveau intelligence de dialogue je trouve pas mieux et y’a ce coté tellement aléatoire, dans le sens génial du terme. Ses planches sont juste trop courtes, je voudrais pouvoir descendre mon trackpad un peu plus souvent pour retrouver ces personnages débiles et ce coté complètement cynique assumé (mais ce gars a tellement bon fond, ça se voit depuis l’espace.) je suis extrêmement jaloux de son imagination fertile (comment faire un pense bête après un cancer des testicules? Hé ben) et de cet humour qui appartient à l’élite du MONDE. Faut dire que le personnage est fascinant : aimant ses gosses et sa femme une fois sur deux, mec à la fois génial et coincé dans un costume plébéin, fétichiste des pieds, créateur d’une nation phallique imaginaire… et ouais, y’a même les runnings gags qui confirment la qualité du truc. Monsieur le Chien, je vous admire fort fort fort. God save you et votre rataflüp descendance.

On se rendras compte de la morale-surprise du post : les blogs bédés, c’est tellement mieux quand c’est un mec qui le fait. Muhuhuhuhuhu 

 Post Scriptum : ajout d’un module Twitter pour parfaire totalement le coté hypo-paradoxal du post. Besoin d’un petit avis là dessus : ça rends pas la page trop chiante à charger pour vous? J’aimerais savoir ce que vous en pensez parce que j’aimerais rajouter un dernier petit module qui n’a rien d’indispensable.

Pps : « Un blog de prof bourrés de profs. » C’est tellement superbe, je le laisse tel quel. Faut moufter les gens si vous voyez des énormités pareilles, plus j’ai honte sur le moment plus je relis après!

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