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You can (not) brag

Donc ! En prévision des cinq ans du blog, j’ai demandé à cinq personnes emblématiques de l’histoire de cette page de plancher sur la même question. « Qu’avez vous appris ces cinq dernières années ? » Forme libre, petit extrait sonore ou petit texte, au choix. Pas de directions suggérées, juste une introspection pour tout le monde. Allons-y pour les résultats, alors. Les fautes d’ortho sont d’origine. Je vous restitue les copies, notation libre.
Merci beaucoup pour votre participations les gars !

C’est le producteur principal de Radio01.net et de Radio Kawa à la rentrée. Il fabrique et diffuse ses émissions avec Stan, de Synopslive. Il est la porte ouverte vers ce joli monde de la webradio et des sagas mp3. Bref, la fenêtre de ce cercle sur le travail du son. Il m’a invité un jour et j’ai eu la chance de revenir de temps en temps, histoire de prouver qu’on avait le même projet pro. Il revient sur son parcours et sur l’évolution de son sujet fêtiche.

UaP1

Lui aussi travaille dans le jeu vidéo, mais dans un autre pan de l’industrie. Sans les faire directement, il nous gratifie de softs formidables comme les jeux Survivor ou les simulations de pétanque Obut. Bref, il est chef de produit chez cette boîte qui ne fait pas que des accessoires. Il m’a littéralement rendu dingue en designant Concombre Mario Maso. C’est l’un de mes tout premiers lecteurs, depuis, on se connaît bien mieux. Il parle des événements marquants de sa demi-décennie passée.

Expert en art de vivre coréen et en racisme, il pratique le premième degré (un mélange de premier et de second degré) permanent sur Internet, ce qui le rend aussi relou qu’attachant. Il est journaliste, mais en fait rédacteur, mais en fait je sais pas trop, bref il travaille et il gagne bien sa vie. Il la gagnerait encore plus s’il pouvait monétiser ses Vines. Il m’a présenté à quelqu’un et ça a lancé ma carrière, aussi dingue que cela puisse paraître. Il m’a montré la voie et n’a cesse de me repr- remettre sur le droit chemin. Il nous explique qu’on a pas toujours ce qu’on veut mais qu’avec un peu de motivation et d’alcool…

[J’ai pas de titre parce que je cherchais une citation sur le quinquennat et quasiment toutes celles qu’on me propose sont de Laurent Ruquier alors merci, hein. Ceci est donc mon titre]

Tout d’abord et pour commencer par une introduction liminaire afin de débuter, bon anniversaire, L’Usine à Problèmes. En vrai, on ne se connaît pas depuis si longtemps, mais cinq ans pour un blog, avec cette régularité de publication de paveys terriblement indigestes mais sympatoches dans leur ensemble, c’est une performance qu’on ne peut que saluer.

 Je me présente : YllwNgg aka l’Homme qui valait 3 milliards de Chinois. Pour une raison qui m’échappe un peu (une sombre histoire de mentoring ou je sais pas quoi), Concombre m’a demandé à moi et d’autres de dire qu’est-ce qu’on avait appris en 5 ans. Vaste programme. Conscient de la thématique éminemment jeux vidéo/culture pop jap/poney/Internet/lol du présent blog, je vais me permettre de dévier de la ligne éditoriale pour parler de ce que j’ai appris, pour ma part, en 5 ans. Nan parce que voyez-vous, faire une rétrospective japanim’/manga de la demi-décennie écoulée, je pourrais le faire. Mais ça m’intéresse pas de trop. Alors je vais parler de ma vie. Si vous vous en foutez, c’est pareil, j’m’en fous pas mal. C’est moi qui écris après tout. ALORS JE FAIS CE QUE JE VEUX !!!

 Ces 5 années écoulées, pour moi, ça a d’abord été la découverte, l’apprentissage et le début de la maîtrise du métier que j’exerce vainement actuellement : le journalisme total. Début de l’été 2008, j’ai le moral dans les chaussettes : après avoir entrepris un master en relations internationales BEAUCOUP TROP administratif, puis un mémoire de recherche sur l’Histoire du hip-hop US, je me retrouve un peu gros Jean comme devant, n’ayant pour moi que la découverte de la radio récente et la satisfaction de dire des bêtises informatives dans un micro. Sorti de là, mes grandes aspirations (résoudre le conflit Israélo-palestinien ou rejoindre la Zulu Nation) sont loin. Eté 2008, je tente quelques concours d’écoles de journalisme total, et échoue en Infocom à l’Université de Nantes.

Nantes, pour le bouseux qui veut faire du journalisme, c’est très très bien. Non pas grâce à la formation. Mais grâce à la multitude de médias locaux associatifs qui acceptent globalement n’importe qui d’un peu motivé. En plus de me découvrir une passion pour le journalisme total, je m’y suis fait pas mal de potes. Certains sont aujourd’hui très connus sur les Internets, mais on est pas là pour parler Klout ou quoi.

En somme, en 5 ans, l’idée du journalisme a germé puis mûri. Aujourd’hui, si tout n’est pas non plus rose, j’exerce un métier que j’aime et qui me fait vraiment pas suer quand je me lève le matin.

 En 5 ans, j’ai également pu approfondir ma connaissance de la vie. J’ai la chance de pouvoir compter sur une multitude de cercles de potes que j’ai pu constituer au gré de mon parcours chaotique (les nantais, les connards de journaleux, les gens de l’INTERNET – dont l’auteur de ce blog fait partie –, les bretons… OUI, LES BRETONS). J’ai dû affronter des situations un peu nazes desquelles j’estime être ressorti mieux préparer (chômage, pas de logement, ruptures) pour la suite. J’ai appris à contracter un prêt bancaire, à payer mes impôts, à remplir une putain de fiche Sécu. Je gagne peu à peu des levels d’adulthood. Je sais pas si c’est bien ou pas, mais c’est un fait.

 En 5 ans, j’ai pu participer à de multiples projets chouettes : Radio Prun’ et ses 10 ans, Canal 15 Vendée (RIP), Journal du Japon, Total Manga, TV5Monde, Zoo… Grâce à tout ça, j’ai pu interviewer des gens comme Roselyne Bachelot, HIFANA, Neil Gaiman ou Suda51 (quoi qu’en dise @Alvin_stick, j’aime bien ses jeux). J’ai même été invité à participer à une conférence, for fuck sake ! Ca fait gars qui se la touche, un peu (et c’est le cas, un peu aussi, ne nous leurrons pas), mais j’ai agréable, parfois, de se toucher un peu.

 En somme, en 5 ans, je suis passé du statut de petit con à celui de futur vieux con. Il me semble que c’est dans l’ordre logique des choses. J’ai vu, lu, écouté et joué à plus de choses pendant cette période que pendant les 22 années la précédent, je pense.

 5 ans, comme ça, alors que la vie commence, ça peut paraître énorme. Et de fait ça l’est (ces 5 années, comme je le dis, ont plus ou moins déterminées la personne que je suis aujourd’hui). Mais c’est finalement pas grand-chose. Tout le bouzin ne fait que commencer, avec ses lots de chiantise, de vie pépère et tout le toutim. Profitons donc de mnière très YOLO tant qu’on le peut encore.

Bon anniversaire, Usine à Problèmes. C’était très soin de m’avoir convié à m’épancher de manière flan ici.

Si l’Internet avait une mascotte, ce serait lui. Il a déjà eu droit à son hommage surprise – checkez le premier avril – et il pige comme il peut. Il a le démentiel don de toujours se plonger dans ce qu’il a conspué deux secondes avant. Il y a deux ans, j’avais plus de followers que lui, depuis, il a bien mieux compris que moi comment l’internet-game marchait. Si si, il est très fort. C’est à vous, monsieur Stick. Il va nous parler du chômage avec un ton de petit malin, attention, c’est perturbant. C’était le sixième, quelqu’un s’est désisté. Il ne s’en vante pas mais il m’a donné des coups de mains significatifs en scred là et là.

L’ autre jour, LaDebauche m’a demandé de lui écrire un truc pour les cinq ans de son blog, La Fabrique à Soucis je crois, ou un truc dans le genre, sur ce que j’ai appris ces cinq dernières années. Oh l’autre, il s’est passé vachement de trucs t’as vu. Imagine mec, en 2008, j’avais dix-huit piges, autant de quintaux auraient dit certains, un job à mi-temps de dingue qu’il était irresponsable de me filer à mon age et plus aucune envie de gratter à la fac parce que LOL YOLO.

On rigole mais c’est important le YOLO vous savez. On ne vit vraiment qu’une fois, je vous l’assure. On a pas trop le temps de se poser des questions parce qu’en vrai, on a le temps de rien. Tiens, vu qu’on est chez les otaques, je peux vous l’avouer, il y a fort longtemps, je m’étais abonné à la Collection Gold pour recevoir tous les mois de quoi constituer un bon backlog de mangasses d’animes à mater « en cas de chômage ». Un an à mendier des piges sans ASSEDIC plus tard, j’ai toujours vingt coffrets emballés dans leur blister dans l’étagère au-dessus du bureau qui ne manquent pas de me faire passer pour un gros nerd auprès des rares conquêtes que je ramène dans mon une pièce chauffage eau chaude ascenseur balcon mais sans moulures faut pas déconner non plus.

Ça, c’est au chomdu, autant dire qu’avec un boulot bouffant environ un tiers de votre vie, même en arrêtant de dormir pour profiter du reste (#astuce), il faut quand même sacrément se sortir les doigts et arrêter de pioncer jusqu’à 14h même si ça aussi, c’est un peu YOLO. Au début c’est cool, on est vachement jeune, on est toujours le plus jeune et les gens écarquillent un peu les yeux, c’est le swag. Mais ça ne dure pas. Dare dare, l’âge arrive, vite, vite et vous ne serez plus aussi jeune et pimpant que les jeunes qui lorgnent sur votre place comme vous il n’y a pas si longtemps. Je crois que c’est un peu pour ça que j’exècre les youteubés.

Old pour old, j’ai appris à me poser devant un micro et à raconter des trucs dedans en me prenant beaucoup trop au sérieux. Ça ne sert objectivement pas à grand chose mais hé, qu’est ce que c’est le fun, je dirais même qu’on s’éclate bien, et puis on fait de belles rencontres aussi. Je pense honnêtement c’est sur ça que j’ai le plus bossé. Voir de nouveaux gens, essayer d’être friendly quand on t’a dit toute ta vie qu’il faut se méfier des gens car #lesgens, ils sont méchants. Ok, il reste du boulot car ce n’est pas facile quand on était pas très populaire à l’école, mais vous savez ce que c’est sinon vous ne seriez pas trop dans les parages, à moins que vous cherchiez à lire du sous jetenculetherese, excellent dealer de conseils lifestyle au passage.

Parce qu’on en revient au boulot car vous savez, c’est important mais pas trop non plus. Respectez-vous et essayez de vous faire respecter si possible. Mais par contre, on oublie pas que la vraie vie c’est avec les potes qu’on retrouve après le taf avec qui on prend des coups jusqu’à pas d’heure en daubant sur Top Chef même si ça implique de ne pas être vraiment fraîcheur alpine devant Nadège de la compta le lendemain. Je ne vous incite pas à boire mais je vous le recommande fortement tout de même, contrairement à ce que disent les parents, j’ai l’impression qu’on y survit au-dessous de vingt verres par semaine, ce qui laisse une petite marge.

Mais vous pouvez faire plein d’autres trucs cools vous savez, mais par contre, faites-les. On se bouge son cul, on prend des décisions, on arrête de chouiner ou alors on chouine en faisant des trucs. Il y a plein de choses chouettes à faire et à apprendre, sur Internet ou ailleurs, et en cinq ans, je crois que j’ai compris qu’on a tout a gagner à se sortir les doigts. Ca fait un peu mal au début et on y arrive pas tous les jours mais c’est ce qu’on a de mieux à faire. Parce qu’on rigole on rigole mais en vrai, YOLO, vraiment.

C’était la leçon de vie d’Alvin_Stick. A très vite sur l’Usine à Ennuis !

Enfin, c’est mon bro de l’Internet. Je me suis calqué sur son modèle, on s’est rencontrés and the rest is history. Inutile de le présenter, il a plus de temps de parole ici que n’importe qui d’autre et il n’est pas impossible que je l’ai plus vu cette année que ma propre soeur. Il va nous parler de… de… voyez plutôt.

Il y’a cinq ans ou en étais-je ? Sortie du bac, début d’études de droit, la fin de la vie de lycéen, début de celle d’étudiant, de la liberté que cela occasionne et début de l’entrée dans la vie adulte. Ca a été ensuite une sorte de grand chaos: études de droits échouées à cause d’un manque de travail et d’un état d’esprit non adapté (j’étais encore en mode petit branlos convaincu qu’en se contentant d’écouter en cours ça passerait), deux ans d’études d’histoire relativement négligeables et absolument pas motivantes à cause d’un projet professionnel flou et d’une vie alors plus concentrée sur la vie associative et Internet que sur des échéances aux enjeux pas clairs et que je sous-estimais alors clairement. S’en suit alors la décision de partir de ce système, pour plein de raisons dont une famille sur place qui commençait à foutre la pression et à me prendre de haut à cause de mon statut, et de m’installer à Nantes pour le grand plan. Ce qui consiste à préparer des concours d’entrée dans la fonction publique, chercher (péniblement) des jobs divers et variés, etc etc. Un an et demi je quitte Nantes pour Paris et nous y voilà, je suis à l’heure actuelle semble t-il un heureux chanceux puisque j’ai un toit et un travail.

Bref, ces cinq années ont surtout été cette transition difficile entre vie adolescente et vie adulte. Rendue encore plus difficile par cette hésitation permanente, cette incapacité à trouver un projet d’avenir et à m’y fixer.

Il y’avait toujours au loin cette envie d’être journaliste mais en même temps je ne faisais rien pour m’en diriger et je me contentais bien aisément de mon *blog* et de ses *nombreux visiteurs* et de la *gloire* que ça amenait. Et, malaise, c’est au moment de commencer à vraiment exercer ce métier (en stage chez Nolife ou bénévolement chez le JDJ) que je me rends compte que je ne l’aime pas vraiment, et que je ne me vois pas le continuer. L’exercer pour de vrai. Attention, cela ne veut pas dire que mes expériences ont été négative: j’ai des souvenirs vraiment excellents de mon stage, et même si je continue à être maladroitement atteint d’un starcrush pour toute la chaîne, je suis honoré d’avoir pu faire partie de l’aventure malgré les sacrifices que j’ai pu faire à l’époque. Mais en y étant je m’en suis rendu compte terriblement: je n’ai pas ma place dans ce milieu parce que je n’ai tout simplement pas envie d’en faire partie. Ce n’est pas une histoire d’ambiance, ce n’est pas une histoire de milieu soi disant corrompu (c’est pas giga vrai), ce n’est pas la faute du milieu lui-même. C’est juste que je sens que si j’en fais partie, je vais devenir fou et je vais perdre tout amour non seulement envers un de mes médias favoris mais en plus envers l’écriture elle-même.

J’ai lâché le Journal du Japon à peu près à la même période, quand je me suis rendu compte que passé l’adrénaline de la première rencontre avec un mec japonais super connu, bah je ne faisais finalement que me forcer à écrire des textes dans lesquels je ne me reconnaissais pas, que n’importe qui d’autre aurait pu faire à ma place. Et c’est là le plus important: dans un milieu surchargé de volontaires, si n’importe qui d’autre peut faire ce que je fais et que je n’y trouve aucun plaisir, alors autant laisser ma place: je ne la mérite pas.

Je suis à l’aise pour critiquer, analyser mais tout ça je veux le faire selon mes règles, selon mes humeurs. Par exemple, j’emmerde ceux qui trouvent que j’utilise un style beaucoup trop oral ou vulgaire. Qu’ils aillent lire des mecs qui font un style pas oral et me pètent pas les couilles. J’écris comme je le sens parce que pour moi l’écriture est un moyen de transmettre honnêtement mes sentiments, tout en permettant un léger recul que tu as pas à l’oral. C’est pour ça que je suis toujours très heureux d’écrire pour mon blog ou mes conneries perso.

J’adore aussi parler dans un micro. J’avoue que j’adore quand on me demande mon avis sur quelque chose ou quand je sais être écouté ou lu quand je donne mon avis, je ne le lirais pas. Et si ce que je recherchais dans le journalisme n’était pas le faire d’écrire et d’être payé pour ça, mais juste d’écrire avec la garantie d’être lu ? Et si ce qui m’avait attiré le plus dans l’idée d’aller bosser un mois chez Nolife c’était pas le fait d’apprendre un métier en profondeur ou de potentiellement rejoindre l’équipe à long terme mais juste l’idée de pouvoir écrire une critique de jeu assurée d’être vue par un bon paquet de gens ? Si ce que j’avais recherché si longtemps dans cette ambition pro n’était pas la carrière, mais l’exposition qu’elle amenait ?

Aujourd’hui je fais un métier que je m’imaginais jamais faire il y’a cinq: scanner des courriers, les intégrer, les trier. Le métier est répétitif mais la paie est bonne, l’ambiance au boulot est bonne et il est très permissif niveau horaires et possibilités de réguler sa journée de boulot, en plus de pouvoir revasser gratos sans se faire juger par qui que ce soit, et dieu que j’aime bien ça. J’y vais sans me forcer (contrairement à mon boulot de gardien de parking dont non seulement le métier était chiant, mais en plus payé au lance-pierres, dans une ambiance de boulot merdique avec un boss colérique et petit chef qui m’effrayait à chaque fois qu’il disait mon nom) et pour la première fois depuis toujours, c’est même une entreprise dans laquelle je peux envisager une carrière. Et qui, surtout, me permet de faire des choses à coté. Ce qui est le plus intéressant, et de loin.

Je ne recommanderais à personne de prendre les risques que j’ai pris: même si j’étais sous la pression de ma famille et même si j’avais alors la volonté d’essayer d’épater la galerie (famille, amis, copine), quitter mes études a été une décision quasi suicidaire. Sans les bonnes personnes ou les innombrables coups de pots que j’ai eu (un candidat qui s’est pas présenté au moment X, quelqu’un qui peut m’héberger et qui peut accepter de décaler le loyer quelques semaines quand on se retrouve à sec, un boulot qui tombe 3 semaines avant une deadline, un toit une semaine avant cette même deadline) ça aurait pu très très mal tourner et je n’ose imaginer ou j’en serais aujourd’hui. Si vous avez un projet déterminé, continuez à le poursuivre à tout prix. 

Et j’ai aussi appris que les succès étaient la plus grosse drogue vidéoludique de l’histoire, au point ou il m’apparaît inconcevable de pas acheter une Xbox One. Mais ça c’est une histoire pour un autre jour.

Bouhouhou tout ce pathos.

Alors oui, vous êtes tous représentés par des Tomoko. Tomoko pour toi, Tomoko pour toi, Tomoko pour TOUT LE MONDE
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5.55

Vlan ! Cinq piges de blog. Une demi-décennie. Il y a déjà trois ans, je blaguais que j’étais parti pour une décennie. Le titre de ce même post impliquait – subtilement – que j’allais arriver à ce stade. Et encore, ce n’est que la date semi-officielle puisque je suis déjà en retard d’un mois et des bananes pour faire ce post, mais aussi parce que la vraie date est en fait il y a sept ans. Je n’ai commencé à réellement poster des textes construits que vers Juin 2008, où j’étais certain de faire ça régulièrement. Là, je suis à un pivot du truc, sans réellement savoir si je vais rempiler régulièrement à la rentée. Un petit sacrifice d’égo et « d’assise Internet » qui rapporterais un fantastique gain de temps. Au lieu de faire un habituel bla-bla sauce bilan, je me suis donc posé une question, appuyée par la rondeur de ce beau chiffre.
« Qu’est-ce que j’ai appris en cinq ans ? »
C’est pas simple mais il y en a des choses. Disons que j’ai fait pas mal de découvertes. Je n’ai pas réellement évolué – en tout cas pas des masses – mais j’ai fait une kilotonnes de rencontres et de trucs fascinants. Il faut comprendre que cette page est, pour moi, toute ma période post-bac, et qu’elle va pratiquement mourir d’elle même dès que j’aurais un boulot. La réponse en version light, car être exhaustif ici et maintenant c’est pas simple, non non non.

Déjà le cinquième Excalibur d’anniversaire ohlala

Donc. L’été 2008, c’était à peu près comme hier, je sortais de la Prépa, équivalence magique en poche. Plein d’idées en tête mais sachant bien que je n’y arriverais jamais avant une licence au minimum, je me dirige vers le droit. Je fais ma première Japan Expo, découvre qu’il y a un truc derrière. La Fac commence et je vais devoir me prendre en main sur tous les plans. C’était sympa, j’étais relativement frais dans ma tête, mais écrire sur des sujets rigolos, même dans le vide, était quelque chose d’assez excitant. Nous sommes maintenant cinq ans plus tard. J’ai moins de cheveux, plus d’expérience, beaucoup plus d’assurance, j’ai écrit quinze milliards de signes sur Internet et je tape tout ça depuis le Maroc, mille-feuille à la main. Bref, la vie est cool, c’est les vacances et bientôt le shit va getting real. Un peu comme chaque année, finalement. Que s’est-il passé entre temps ? Je vous fait le best-of, ici et maintenant. La vaste majorités des machins évoqués ci-contres ont eu droit à un post dédié. Il va falloir les chercher car j’aime faire de la flemme sur les petites choses une constante.

En 2008 j’étais absolument profane des animes. Aucune idée qu’il pouvait y avoir une actualité et un fandom dédié. Je pensais que c’était une sorte de relicat du passé et que certaines productions subsistaient en France de temps en temps, la saison « Kaz » étant soit une exception, soit une ouverture discrète. Je lisais quelques mangas avec grand plaisir sans savoir que des adaptations étaient quasi-systématiques. Entrer à la fac était synonyme de glandouille sur le net devant un Guy Carcassonne encore vivant. Bientôt, j’apprends l’existence de La Mélancolie d’Haruhi Suzumiya, commence un peu voir, trouve ça formidablement moyen et découvre qu’il y a plein d’autres trucs. J’ai eu un gros coup de coeur pour Soul Eater dont l’univers me colle à la peau, très perfectible et la fin approche. Sinon, les meilleurs animes que j’ai vu sont probablement Haibane Renmei (mon seul 10 sur My Anime List, folie furieuse), Tokyo Magnitude 8.0, Sayonara Zetsubo Sensei et Baccano!. Mention honorable pour les idées barrées de Kaiji. Bon, on est d’accords, pas facile de battre Cowboy Bebop mais certains se défendent comme ils le peuvent. Ce n’est que le préambule d’une liste assez longues de séries vues, finies, abandonnées ou purement snobbées (K-On ! est un running gag qui tient toujours) et qui passionnent beaucoup de gens.
Surprise numéro 1 : la japanime est aussi une affaire d’adultes, et je ne parle pas de la masse impressionnante de pr0n qu’elle génère – non, que nenni, il y a de belles intrigues, des thèmes adultes, des machins complexes, pince-sans-rire ou violents. Parfois, c’est juste des mécha-loli à qui on a oublié de donner un pantalon et c’est embarrassant pour tout le monde. J’ai été assez otaque pendant cinq ans, j’ai même cofondé une asso et couvert pas mal de conventions, parfois avec une assez belle boule dans le ventre mais toujours avec plaisir, finalement. Ce n’est plus un milieu dans lequel je me passionnerais à outrance mais c’était une grosse bulle sympa et originale. C’est pas comme si j’avais rencontré plein de gens via ce médium ou sa périphérie : une vaste majorité de gens bien, énormément de gens bien intentionnés, une tout petite minorité de gens chiants. Une très belle moyenne et des gens souvent originaux. Maintenant, je regarde pas mal de trucs en dilettantes (et c’est un peu hypocrite de ma part parce qu’il y a plein de trucs bien cette saison et pas que des machins bien nets) donc un pan bien particulier qui a pris de grooooOsses proportions dans ma vie. Maintenant, je me suis calmé, je préfère jouer à Rock Band.

CE JEU !!§

Le jeu vidéo, c’est une autre histoire. Le saviez vous ? J’étais complétement Nitendautiste jusque là. Comme tous les autres, je vivais dans un joyeux monde de gameplays parfaits, de Mario Party, de Wario Ware, etc. Et paf, je finis par avoir envie de succès (la motivation la plus étrange de tout les temps) et de jouer à Banjo-Kazooie (ditto) et j’achète une 360. ET LA PATATRAC TONITRUANTE DÉCOUVERTE, la même qu’au dessus ! Il y a toute une actualité et elle est encore plus intense ! Dingue !!
Moui, plus sérieusement, j’ai appris à comprendre qu’il y avait plein de trucs pour moi de l’autre coté du JV, à l’époque où Nintendo savait ce qu’il faisait. J’ai réussi à ouvrir ma focale quoi, ça demandait un certain effort intellectuel à l’époque. J’en retiens des jeux comme Read Dead RedemptionRayman Origins, Alpha Protocol, Fallout New Vegas ou Catherine. Sans compter les milliers d’eurobrouzoufs – littéralement – dépensés dans Rock Band. Les choses ont bien changé, on est sur le point de passer à la génération d’après et elle aura pris son temps. Sega a perdu le jeu à force de perdre les siens. La 3DS a raté son démarrage comme jamais, elle est en pleine forme deux ans plus tard. La Wii U pourrait suivre le même chemin mais il va falloir beaucoup de jeux et d’abnégation. Sincèrement, je crois qu’en 2008 je me disais que GTA était un jeu un peu con et violent. Pardonnez moi, je l’étais un peu aussi, con. Faut dire qu’à l’époque, acheter un jeu était quelque chose de rare et puissant, aujourd’hui, c’est une routine !
C’est devenu quasi-industriel, parfois pour le boulot, encore plus rarement pour rattrapper le passé. En cinq ans, le jeu vidéo s’est un peu cassé la gueule. Le marché est en train de changer de modèle, Game a glissé sur une peau de banane, le journalisme JV est devenu – un vaste problème de connivence chez les autres – un vaste concours de celui qui va dénoncer le voisin en premier sur Internet. La presse est quasi-disparue en France. Internet a une fois de plus tout pété et la réponse émerge dans quelques pratiques alternatives qui se cherchent encore aujourd’hui. Le retail existe toujours mais Zozon.com reste la meilleure façon de se fournir. Oui, pour les consoles. Ne me parlez pas de master race. L’élitisme PC est peut être la seule constante du truc.

Souvenons nous, ce blog était à la base un blog télé ! Est-ce que les choses ont changé ? Noooon ! Quelques petites séries résistent toujours à l’envahisseur. Je peux même pas écrire de généralités sur les networks parce qu’House Of Cards, premier produit de l’écurie Netflix, à l’air de valoir son pesant de cacahouètes. La grande ère HBO reviendra pas mais elle nous fournit encore Girls, The Newsroom où Game Of Thrones. Ok, Six Feet Under, The Sopranos, The Wire et Oz appartiennent au passé mais la création taylay a encore de belles choses devant elle. Imagine, Monster par Del Toro ? Ca risque d’être quelque chose. En 2008, c’était le grand retour à la sitcom. Je porte pas beaucoup The Big Bang Theory dans mon cœur, préférez The Office. Enfin, toute « l’ère ABC de 2004-2005 » avec Grey’s Anatomy, House, Lost et Desperate Housewives est terminée, bien heureusement pour cette dernière.
En 2008, on sortait à peine de la call-tv, ce concept qui me fascinait. Aujourd’hui, pas bien loin sur la TNT, restent les émissions de type Discovery qui exploitent des concepts foufous. Je matais Survivor en live depuis déjà un an et j’allais découvrir The Amazing Race en vomissant de bonheur. Si vous voulez recréer ces conditions, matez la saison 6 ou 9 et tant pis pour le 4:3. La première a de meilleurs restes que le second (mais il paraît que la dernière saison est vraiment bien donc allez savoir)
Pendant ce temps, en France, on tend vers le concept de mini-jeux partout. Dans cinq autres années, on invente le Wario Ware télévisuel. Vivement quoi. Ici, commencer une phrase par « Bref » est devenu connoté.  Gros coup de coeur pour Nolife dont l’aventure est inspirante.

Bonjour ceci est la meilleure vidéo des Internets

Niveau musical ? Deux groupes que j’ai découvert en 2007/2008, The Go! Team et les Flaming Lips, restent parmi mes préférés encore aujourd’hui. Je suis devenu « ce genre de type » qui préfère acheter des vinyles parce qu’il a la chance d’avoir une platine. J’ai pris l’habitude de systématiquement aller à Rock En Seine chaque été, même si j’y vais en me disant « tout de même, la programmation est pas terrible »… parce qu’il y a toujours deux ou trois groupes qui sont une motivation du tonnerre. Dans un mois, c’est Franz Ferdinand, Phoenix et NiN. Aller à un concert cool et pas trop cher de temps en temps est devenu une sorte d’obligation bien saine. Je n’arpente plus les jeunes talents comme je le faisais autrefois et c’est un poil dommage, ces soirées au Trabendo me manquent pas mal. Sinon, un album toutes les deux semaines et un bon gros coup de cœur de temps en temps. Je dois bien remercier les jeux musicaux et certains Youtubeurs pour avoir découvert une foultitude de singles et de groupes.
J’ai vu Oasis splitter sous mes yeux et on me vanne toujours avec ça, quatre ans après. C’est bien ce single, sans surprises, que j’ai le plus écouté dans ce gros lapse de temps. Je nourris toujours l’espoir de bosser dans cette industrie, parce que commenter l’actualité en passant quelques disques sur Nova a l’air d’être le meilleur boulot au monde. D’ailleurs, en 2008, tous ces gens que j’adorais écouter mais qui ont disparu du radar : Bibi Tanga, Kenna, Cajun Dance Party, z’êtes passés où ? Y’a que les Friendly Fires et Vampire Weekend qui ont su tirer leur épingle du jeu, visiblement.

Pis bon, rester devant son Macbook c’est très sympa mais bouger c’est aussi très bien. En cinq ans, je suis allé sur autant de continents que d’UFR différents à la fac. Ou presque, quelque chose du genre, bref. J’ai suivi mon cursus un peu en traînant des pieds mais toujours en sachant que j’aime – la plupart du temps – ce que je fais. Les Lettres, c’est une question d’idéologie, d’époques et de goûts, parfois on a juste envie de s’en foutre. Aujourd’hui, je fais de la recherche et je boucle un mémoire, ça, c’est bien plus cool. Le deuxième cycle devrait se terminer sous peu et je vais reretenter les concours d’écoles de Journalisme. Peut être l’occasion de retourner en prépa.
Parfaitement, avec une majuscule ! C’est mon truc, un métier ingrat – décrié par les ignorants, parce qu’il y a peu de professions plus passionnantes et enrichissantes – difficile à intégrer. Pas de bol, ce qui m’intéresse c’est aussi le vrai, le généraliste. Il a fallu apprendre que la fac te laisse un peu te démerder et que c’est à toi de faire ton trou où tu veux. Qu’à cela ne tienne : premières rencontres, premières expériences, premiers stages, la machine se met en marche. Sans ce blog, les choses auraient été différentes, je n’aurais pas eu la petite motivation, l’incentive d’écrire partout sur divers sujets. Vraiment, la prochaine fois que vous écrivez une crasse sur un journaliste, réfléchissez bien. C’est un parcours qui se mérite et qui n’est pas toujours tendre – personne n’est là par hasard, alors dites vous bien qu’il y a peut être des paramètres que vous ne maîtrisez pas dans votre critique… en tout cas, études et boulot, concilier les deux est l’éternel casse-tête. A suivre, donc, et merci au Twitter et au JDJ d’avoir kickstarté tout ça !

Pis bon, le social, bien sûr. Pas besoin d’apprendre que les rencontres sont la clé de tout. L’appliquer, après, c’est autre chose ! J’ai fréquenté pas mal de sphères des internets ; des (bons) bloggeurs BD (pas girly) des otakes, des journalistes, des soiffards, des gars de l’industrie du JV ou de la musique, des lecteurs. Plein sont devenus des amis, une petite poignée sont devenus un peu plus. Arpenter des bars stratégiques est devenu une stratégie clé et un plaisir depuis une grosse année et demie. Rencontrer des gens, tisser son lien social et son réseau, le temps filtre naturellement tout ça. J’ai donc appris qu’il ne fallait pas toujours me brusquer, suivre mon instinct sur les gens sympas et ne pas être trop premier degré sur le web, même si c’est dur.
Puis j’ai pigé que mener des projets, même de niche, ça n’a rien de compliqué. Le Velvet Video Burger et l’AMV ENFER restent mes deux machins trademark, les deux ont été la suite logique d’une expérience qui tâtait le terrain. Même sans le crier sur les toits, le bon concept se suffisait à lui même. Alors avec un brin de communication maîtrisée !

Woof !

Woof !

Bon, je vais pas parler de trucs dont j’ai jamais parlé ici, genre de bouquins, je doute que mon fétiche sur Castaneda ou la littérature nord-Américaine vous fascine franchement.

Puis y’a Internet. En 2008, Youtube est encore un truc relativement récent. On ne maîtrise pas encore bien Twitter, Tumblr arrive, on écoute timidement de la musique légalement sur Internet et Tv Tropes s’apprête à ruiner nos vies. Bientôt, le gros du truc va se faire là. Tous les trucs. Aujourd’hui, l’Internet est citoyen, participatif, il nous offre le serious gaming, il finance à plusieurs, plus personne ne veut payer pour de la bonne information et de bons pure players surnagent au dessus d’un Melty aussi dégueu que bien référencé. Cinq ans, le temps d’un tapis roulant de mèmes. Le plus rigolo restera à jamais Trololo. Un an après, j’aime toujours les conneries à la Dolan. C’est bien Twitter qui est devenu le meilleur des terrains de jeux – et j’ai connu des sites qui m’ont aidé à étendre #leréseau, d’autres qui m’ont permis de mettre tout le reste à profit. Ben ouais, comme tout le monde, j’aime faire des podcasts. Des bons, de préférence. Proposer des choses, le partager, voir comme c’est gratifiant, idéalisme béat. Tout le monde y gagne, ça rentre dans cette période classique de pré professionnalisation qui nous atteint tous, le temps d’engranger des diplômes.

Bref, ça fait cinq ans que j’écris sur les Internets et c’est passé sacrément vite. Ça m’a apporté plein de choses. Souvent indirectement mais hé, c’est très bien comme ça. J’ai, basiquement, appris qu’il fallait se battre pour ce qu’on aime, qu’il ne faut pas s’en faire pour trop peu, que j’ai un fétiche étrange pour les cultures de niche et qu’il ne faut pas laisser passer les bonnes idées.
Merci à vous pour votre fidélité. Cœur avec les mains. Un autre encore plus gros pour ceux qui sont là depuis le début.
On se retrouve dans deux jours pour la deuxième moitié de ce post !

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Quadrature de l’égo

C’est de circonstance!

Vous prendrez bien un peu d’égo avant le post égo? Oui, parfaitement, le numéro 1 de Shortlist est disponible sur les intrawebs. Réalisé avec yllwngg (qui a un tout petit peu complètement tout fait) – nous avons sondé une quinzaine d’individus à la dernière Epitanime sur leurs goûts musicaux. Bien sûr, je partais du principe que j’allais coincer tout le monde… et c’est plus ou moins ce qui s’est passé, cf. les deux/trois dernières questions. Vous constaterez également que j’ai la capacité étonnante de changer de T-Shirt entre deux plans, c’est ça la vraie puissance du journalisme! Bref, ce format pourrait avoir vocation à être sérialisé, si vous avez des idées de thèmes pour… disons, la Japan Expo, soumettez-les ici, vous finirez cités en introduction, gloire et honneur. Merci également à tout ces intervenants pour ce premier round et oui, vous aurez constaté que je ne vais pas toujours chercher très loin – mais hey, tomber sur une Celty qui se fait mater le fondement en pleine interview, ça n’a pas de prix.

Si ce post était un sandwich à l’égo, voilà ce qui serait le petit pain de bas : le 23 Juin est la date du deuxième Respawn Live in Paris. C’est à dire comme tout les autres Respawn… mais en direct, et filmé! La fine équipe de Radio01 a donc mobilisé tout une batterie d’invités de haute volée pour discuter et débattre autour de l’E3. Fatalement, j’y serais, probablement pas en tant qu’intervenant direct mais vous retrouverez quelques connaissances autour de la table principale. D’ailleurs, je suis un peu comme les Rascals Flatts, je viens avec mon gang, j’ai même pu chaperonner une ou deux illustres personnalités que vous reconnaîtrez probablement – puisqu’il est probable que vous allez nous y voir nous fracasser des objets sur le crâne de l’autre. Mais si, vous savez, ça avait commencé avec une Santos Y Major… bref, matez donc ça, il y aura du bon peuple et du bon sujet à traiter, ce sera formidable. Je serais également présent à la petite Schtroumpf Party des 5 ans de Synopslive… et prochainement dans un Faster Than Light pour commenter la run d’un jeu de forte qualitaÿ, un indice pour vous : il y aura des singes et des boules.

OKAY DONC pffiou ce blog à quatre ans. QUATRE années – concrètement six d’existence mais quatre d’écriture sérieuse et régulière. Sérieusement, quatre? Je me vois écrire la moitié de ce fait d’armes comme si c’était hier. L’Usine à Problèmes est donc désormais un hobby que je considère pratiqué sur le long terme – mine de rien, un de mes blogs de référence a atteint dans les neufs années d’existence avant de plus ou moins abandonner pour cause de lecteurs trop nazis – et on s’approche plus ou moins de ce cap qui ne sera évidemment pas atteint de mon coté – et ça, je l’espère très sincèrement, car il y aura forcément un moment où je finirais par atteindre une sorte d’écriture automatique, sans subjectivité derrière. Le blues du blogging quoi. Toi, lecteur, tu lis ces lignes en atteignant des hauteurs de sourcils encore inexplorées et tu penses à l’égotrip mais tu ne sais pas vraiment ce que représente cette position mixée entre « écrire pour soi » et « écrire pour autrui sans le définir ». Y’a bien un moment où les deux courbes se croisent et c’est la lassitude. Je n’y suis honnêtement pas encore vraiment, c’est toujours avec plaisir que je fais ça mais je me rends compte que je remet en question la pérennité du blog tout les six mois!

Boah, allez, pas de prises de tête inutiles. Déjà, je suis extrêmement fier d’avoir atteint ce cap – ça c’est pour le tirage de nouille – et c’est toujours un plaisir de vous avoir en lecteurs. Plus on écrit sur le web, plus on adopte des raisonnements un peu étranges. Genre avoir « du crédit » ou « une légitimité ». Maintenant, parlons un peu de l’avenir, voulez-vous?

L’administration est une petite chose fragile et je n’ai aucune idée du point où peut en être mon dossier pour les cursus en Master. Vous vous en cognez légitimement mais ça veut dire qu’à l’instant T, je ne sais pas encore ce que je fais en Septembre! Je suis donc totalement en manque d’emploi du temps, donc d’heures disponibles pour faire tout ça. Ce que je veux dire c’est qu’il n’est pas impossible impossible que je passe en mode « partage définitif des priorités » et que la rentrée signifie un net coupage à l’eau du rythme de parution. D’ailleurs, je n’ai strictement aucune idée de Sagadaÿtaÿ cette année et il serait peut être un peu redondant de vous faire un cinquième Round à exposer du Dolan ou du Call Me Maybe. Le fait est que je me sens un peu survivor parce que la quasi-intégralité des blogs avec qui j’ai « commencé » par me faire un cercle… ne postent plus, ou très peu, et vous devez imaginer cette phrase avec ce petit smiley rigolard qui sue beaucoup. Il est un peu impossible de savoir si c’est une bonne ou une mauvaise chose – parce que je ne sais pas si la « relève » est vraiment là. Je ne dois pas regarder dans les bons coins car il m’arrive de tomber sur des machins si mal écrits et si… on va dire, sûr d’eux – qu’on se force parfois à se relire avant de cliquer sur « publier ». Et ça, c’est une bonne chose, mais comme j’aime le répéter partout : la médiocrité n’est pas un concours.

Quoi qu’il en soit, la suite sera toujours probablement dominée par le JV : pas mal de side-projects seront du même acabit et ça risque d’influencer ce site, qui restera mon portail vers tout le reste. En l’occurrence, une chronique régulière (on part sur une base mensuelle mais je compte bien prouver que je n’ai pas qu’un seul domaine de compétences) sur RSP, la Radio des étudiants de Science Po Paris. De la même manière, je vais probablement essayer de briguer une place sur Rue 89, le slot Jeu Vidéo étant complètement… inoccupé, cela ne devrait pas être trop difficile de se faire une place au soleil à ce niveau là. Niveau animes et japoniaiseries, on s’y remet tout doucement, mon prochain article est d’ailleurs calé quelque part par là. D’ailleurs, en Septembre, je voulais faire comme grand running-gag « le fameux dernier chapitre de Soul Eater 20 » – nous aurons la réponse début Juillet, mais il semblerait que mon pronostic principal soit bon mais… inversé. Bref.

On m’a pas mal demandé à Epita ce qu’il allait advenir du Velvet Video Burger. Après un an d’inactivité, clair que la question se pose, mais je répondrais exactement la même chose aux trois personnes qui m’ont exprimé des inquiétudes : je ne lâche pas le concept. Que ce soit très prochainement où avant la fin de l’année, je trouverais trop dommage de laisser tomber un truc qui a déjà donné quatre séries de vidéos plutôt cools (même si, on est d’accord, Zelda était un peu moins fun à suivre mais restait plus qu’agréable) et tout ce qu’il me faut, c’est une étincelle composée de motivation et d’un creux dans l’emploi du temps à trouver. C’est actuellement peu de choses et je vais faire mon possible pour mettre ça en œuvre, prenez ça comme vous le voulez.

Ah, damned, j’avais promis de mater Code Geass et Evangelion, il faut que je m’y mette fissa. Après, m’approchant – de manière un poil plus privée – des sphères un peu plus pro, je vais devoir adapter un peu mon contenu et avoir une approche un peu plus sérieuse sur certaines choses et certains sujets. Je vais probablement mettre un peu plus l’accent sur la musique et entrer dans une description sérieuse de certains courants, groupes ou scènes. Après tout, c’est vaguement ce que je vise à moyen terme, et garder une exhaustivité de sujets minimale est ce qui fait un bon blog, selon moi. Merde, il faut grandir, tout simplement, cela est bien triste.

L’année et la saison ne sont pas finies, il reste encore un mois et demi à trimer – vous y trouverez la fin de Mario Maso (j’ai volontairement repoussé les derniers épisodes pour avoir mes invités finaux – je ne veux pas les presser car ils incarnent un certain standing – oui, c’est un complexe d’infériorité un peu étrange) et de l’habituelle tartine de reviews de fin d’année – le tout mâtiné de quelques jeux vidéos (dont des dématérialisés) etc. Cela pourra conclure une année tranquille pépère, sans évènement particulier mais dans la continuité des choses. Je vais pas m’étendre, j’ai déjà dit tout ça il y a deux semaines.

Bref. Dans le top dix des référents, on trouve – dans l’ordre – Nanami, Twitter, Sama, la version Over-Blog (et sa redirection automatique), Néant Vert, Netvibes (?), What Did Youe Expect, Aggregamers et … Google.

Les articles les plus lus cette années sont : celui sur Katawa Shoujo, la page Amv Enfer, le bilan 2011, le post de Kocobe sur son analyse pragmatique de My Little Pony, le récent rapport d’Epitanime, le premier Mario Maso avec Alvin, mon whining préliminaire sur le métier de journaliste, le tome sur le manga matheux et la review de Colourful.

Parmi les mots clés les plus tapés pour arriver sur ce blog cette année, on trouve « scrubs », « rage comics français », « allez viens on est bien, « docteur zoidberg » « lio string », « olivier de carglass » et un millier de trucs lubriques, aléatoires et salaces.

Encore une année de passée à toute vitesse, j’espère avoir la possibilité et la motivation de continuer à écrire et à progresser pour encore longtemps. Quatre ans, c’est déjà une fantastique expérience sur la durée… je m’étendrais plus l’année prochaine, hypothétiquement, là, je dois aller picololer.

Au revoir les enfants!

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Triple arc-en-ciel

J’ai reçu un mail très sérieux de l’organisateur des TM Golden Blogs. Ce mail me donne une super occasion de vous rappeler que ce concours existe et qu’il met dans une petite arène quinze blogs, dont le mien, pour déterminer qui est le plus lu, qui a les lecteurs les plus fidèles… les trois premiers au vote unique recevront une petite babiole symbolique selon leur rang et un quatrième titre sera donné au blog mobilisant les votes les plus réguliers. Le fait est que ce mail contenait les résultats actuels… c’est un peu dingue évidemment mais les chiffres sont confidentiels, je suppose donc que c’est fait pour activer notre fibre compétitrice… et ça marche plutôt bien. Soyons clair : en ce moment, je ne pas suis en lice pour savoir si je vais tenter un hold-up mais bien combien de titres je chope éventuellement. Il faut prendre énormément de distance sur cette affirmation parce que le blockbuster l’AMV Enfer était, je suppose, un bon aspirateur à votes. C’est évidemment extrêmement serré et j’ai toujours plus besoin de vous pour conforter ça! J’aurais un peu de mal à porter le truc sur les réseaux sociaux (c’est un peu chaud à assumer, faut l’avouer) MAIS je peux d’une part, vous remercier pour vos premiers votes, d’autre part continuer à vous solliciter! « Pour le blog de votre choix »! On a tous une bonne raison de voter! Je me bat seul avec mes petits poings contre un gros site communautaire au design léché (qui me talonne tellement qu’il en devient dangereux) mais aussi contre un quarantenaire, contre un ami… soyez sympas, mobilisez vous et faites tourner! Pour l’amour des pavés, des persos ambigüs, des jeux de rythme et… du blog personnel. Du blog! Je vais pas faire semblant, ça me ferait bigrement plaisir.

D’avance : non, vous n’aurez pas droit à une implosion d’égo en cas de bonne configuration, je continue de savoir ce qui est important dans la vie, hé. Je suis surtout très joueur.

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C’est dur d’être populaire!

Si vous trouviez que le paragraphe précédent était nombriliste… arrêtez vous là parce que c’est sur le point d’empirer. Le fait est que je suis un peu le cul entre deux chaises sur ce genre de post : c’est le moment satisfaisant cinq secondes mais un peu gênant le reste du temps de s’auto-congratuler un peu et de faire le bilan. Comme le sexe et les jeux de carte pour enfant : sur une table et grande honte éprouvée après! Oui, on arrive à cette période de l’année où se mêlent le sentiment un peu honteux d’encore perdre des heures nocturnes à appliquer cet hobby si chronophage (parce que sérieusement, je me demande à chaque point de repère comment je peux toujours consacrer autant d’important à ce bazar) et la fierté de continuer à tenir le coup… et donc à découvrir des trucs pour les faire partager. C’est une motivation minime mais bien existante : au delà de la critique un peu fadasse et gratuite, tomber sur une pépite et la faire tourner est un assez gros régal.

Je m’en suis toujours pas lassé. Nous sommes mi-Juin et c’est dans cette période de temps un peu imprécise que le blog connaît une véritable activité sérieuse et régulière. Si la date officielle tombe mi Juillet et que le blog va physiquement avoir sa demi décennie, on peut plus concrètement fêter les trois ans du blog. C’est galvanisant et flippant à la fois parce que je commence à réellement entrer sur une logique de long terme : je fais souvent la vanne du mec qui pourrait encore râler sur le net et critiquer tout ce qui bouge sur son lit de mort mais pour être honnête, on est dans cet esprit du « ca a toujours existé et ça continuera ad vitam » mais ça, les petits amis, j’aimerais… et c’est tout sauf garanti. Je met des précautions depuis des lustres mais il y aura bien un moment où le couperet tombera, d’autre part concilier écriture de ces gros textes mal structurés et vie sociale/scolaire (tout cet aspect extérieur qui, pour cette année, se passe inhabituellement comme sur des roulettes) à nourrir parce que je garde quand même de vue le plus important, heureusement.

Que tirer de ces trois années? Ce n’est plus vraiment une question de contenu mais de forme. Revenir un an en arrière est toujours assez tortueux pour l’égo et le bon sens syntaxique (de toute façon, revenir trois mots en arrière est suffisamment difficile en soi quand je fais la grêve de la relecture et en bon feignant, c’est franchement fréquent) – sauter des lignes, faire des phrases plus claires, éviter les soliloques remplis de vannes obscures et de métaphores aléatoires est peut être une priorité à viser. Bien sûr, tout ça n’as pas de but professionnel précis si ce n’est préparer le terrain mais autant faire les choses avec un peu plus de bonne volonté et offrir le plus léché possible! Faire un plan, donner un raisonnement et une suite d’idée claires sont mes bêtes noires et je suis désolé pour tout ces moments décontenançants où je perds parfois mon propre fil d’idées. Croyez bien que j’ai un petit objectif « d’aisance » de lecture en tête, que ces pavasses sont décourageants pour beaucoup de monde mais c’est comme ça, je ne trouve pas qu’on puisse légitimement parler de quelque chose avant une certaine quantité de mots requise.

D’ailleurs, le véritable problème n’est pas tant d’être productif mais bien sûr d’être intéressant. Un mail très significatif de Ninita, fidèle lectrice des débuts un peu honteux du blog, me faisait comprendre que je n’était pas toujours suffisamment intéressant en tant que tel pour le « niveau » imposé. C’est vrai, il y a parfois comme un laisser aller, être trop thématique dans mon approche, ne parler qu’à une petite bulle de connaissances en laissant les néophytes sur le carreau – en gros, mettre des liens un peu plus souvent – sont des mauvais réflexes que je m’applique un peu trop à matraquer. Après il faut savoir que je m’impose un rythme (et c’est complétement idiot pour pas dire autre chose) et qu’un sujet de post n’est pas toujours quelque chose qui tombe du ciel mais c’est typiquement le genre de truc qui se fait et se savoure devant le fait accompli, comme une bonne grosse copie de Philo, remplie vaillamment après quatre heures de boulot. Tiens, si vous révisez votre Bac, bonne chance… mais ne perdez pas trop de temps à lire mes conneries!

Trouver un sujet est parfois une vaste question parce qu’elle remet en question la lignée éditoriale du blog. La Japanime, les séries, l’internet et les jeux vidéos sont bien sûr des domaines assez vastes mais comment s’éloigner du bête descriptif en essayant de ne pas trop s’appuyer sur l’actualité? L’un des vrais enjeux dans ce genre de petite occupation est de trouver matière à scribouiller sur tout ce qui bouge et à le rendre plaisant à lire. Pas évident. Y’en a qui ont essayé. « Rendre compte des lubis du moment » a beau être une affirmation vague au possible, ça donne un bon historique des passions et des découvertes, de quoi pondre en fin d’année un autre bilan qui battras des records volumineux!

Se trouver une place est aussi un point important, nombre sont les connaissances tellement potentielles de qualité qui « débutent » et ont peur de continuer puisqu’évidemment, leurs premiers posts sont à blanc! Se trouver un cercle de lecteurs, une identité, des liens, un cercle tout court est quelque chose de très lent, qui se construit pas à pas… pas pour rien qu’on est tous remplis d’égo à en étouffer les voisins, voyez ça comme ça – un blog, c’est un peu comme une partie de Minecraft. C’est un geste purement créatif et autodidacte, un joli petit aquarium qu’on revient fournir de temps en temps… mais on ne vit que pour que le premier gus qui passait par là, qui s’arrête devant pour dire « Hmm c’est pas trop mal » Ca légitime directement un
sérieux total sur la chose et ça pousse à proposer la même chose en continu, si ce n’est mieux… et étendre son petit bout de terrain. Construire tout ça peut prendre un temps stratosphérique et c’est bien là qu’on voit si on fait ça pour soit, avant tout. Si on prends la sphère otaque, raton laveur est souvent considéré comme la « référence« . Le site commence à pas mal rôtir au désert et attirer les vautours mais il n’empêche qu’il a écrit encore et encore pendant plusieurs années, tant et si bien qu’il a fédéré une communauté qui a toujours beaucoup trop tendance à tourner en circuit fermé et à espérer que l’un d’eux « sauve la blogosphère ». On pourrait prendre cette logique de groupe pour plein de choses et à toutes les échelles, moi même j’en suis coupable puisque je vais très peu à la pêche aux bonnes adresses en restant un peu dans ma bulle… le truc c’est qu’elle est dorée et qu’on y trouve une fontaine illimitée de Nestea! Et de traps!

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Je pourrais faire une petite note d’intention sur la plate-forme et l’hébergement mais… à force de repousser l’échéance tout les six mois, ça ne fait que plus de boulot intermiable le jour J et je commence à abandonner l’idée. Trouver un vrai design n’est toujours pas exclu mais les petits changements cosmétiques et thématiques ici et là sont plutôt satisfaisants… même si j’aimerais franchement donner un coup de neuf à l’ensemble. Je vais croiser les doigts trés fort et attendre un miracle, ça a marché pour mon Bac, justement, en voilà un bon exemple pour vous qui bûchez!

Je continue à faire mon petit bonhomme de chemin et j’y prends toujours un plaisir coupable. J’aimerais juste pouvoir équilibrer un peu plus les choses : niveau animation, on meurt un peu de fin! Il me reste pas mal de grands classiques à découvrir mais j’ai une flemme démentielle à trouver les perles rares dans l’actualité. Pas grave, ça reviendra, 2010-2011 c’est l’année du jeu vidéo sur planète Concombre! Il y aura toujours de quoi se mettre sous la dent à ce niveau là, j’aimerais juste reprendre un peu la rubrique Télédérision qui se rarifie tellement… les centres d’intérêts changent au niveau des chroniques musicales, quand même bien plus gratifiantes. C’EST PAS TANIA BRUNA ROSSO QUI DIRAIT LE CONTRAIRE, HEING.
C’est un poil lénifiant mais je tiens à pondre quelques mots de temps en temps sur les coup de coeurs sonores, essentiels pour ceux qui vibreront de la même manière. J’ai failli péter une durite en live grace à Mario Maso grâce à l’obstination créative d’un lecteur et le show est encore sur pattes avec sa petite métaphore filée dans les crédits. Cette année, le Velvet Vidéo Burger continue son office et le side project était bien sûr l’AMV ENFER, truc que je ne pourrais pas sérieusement supplanter, à moins de vous offrir l’AMV ENFER ET MON REIN EN BONUS, disons, en Mai 2012, ce qui me donnera une bonne excuse pour décéder après les résultats des présidentielles. Parce que oui et là attention grosse annonce : je vais me présenter en 2012!

Omg, si vous y avez cru une seconde c’est que vous êtes vraiment stones, arrêtez ça tout de suite. Je disais donc que cette troisième année s’inscrivait bien dans la continuité des deux précédentes, vous me direz avec logique qu’il est difficile de casser les habitudes de son propre terrain mais c’est toujours agréable de se trouver une petite police perso, de se trouver un bon avatar, de se fixer un template bien précis pour une période bien précise, en gros, de faire des plans et de s’y tenir. Ouais, même pour un truc aussi futile qu’un blog! Je parlais de « place » à creuser tout à l’heure et j’aime toujours autant cet aspect – mais alors, de très loin, genre Pékin/Moscou – « collectif » qu’à ce blog qui rassemble toujours les quelques habitués plus les nouveaux curieux qui tombent ici au fur et à mesure. Je suis patient, je pêche le lecteur au fur et à mesure et les chiffres sacrés augmentent de moitié chaque année. A ce rythme, je peux espérer commencer à faire de la bédé avec des stickmens dans pas si longtemps! Bientôt la E-Gloire et les E-Casions! Petit souci par contre, je n’ai pas de thème valable pour une quatrième Sagadaÿtaÿ. Help!

Qui ne saute pas ne veut pas des! CHIFFRES!

Je pourrais refaire un topo sur les posts les plus lus mais les mêmes maboules continuent de s’obstiner à passer par les mêmes vieilleries. Ca doit être une sorte de rébellion passive contre le bouton « favori » – la popularité de cet article momifié est complètement sortie de nulle part… sinon, vous avez aimé faire votre petit check-up quotidien dans la page dédiée de l’AMV ENFER.

Un peu de géographie : en un an, l’Usine est lue dans 113 pays différents, il y a même deux lecteurs chinois qui ont du devenir ennemis de la nation depuis qu’ils ont posé les yeux sur ce post où je prone la real tv américaine, vous savez, celui là, parmi cette trentaine. Vous venez, dans l’ordre : de Paris, Toulouse, Nantes, Lyon, Caen, Bordeau, Strasbourg, Lille… jusqu’à ces noms de villes qu’on peut assembler pour imiter des affiches de catch, par exemple  » Gex Contres Tulles ». D’énormes bises aux petits gars de Port-De-Bouc (comprenez : Martigues) qui se battent quand même bien (391 place OHLALA) et médaille en chocolat de consolation pour le lecteur de Jouy.

Dans les mots clés, il faut attendre « en plein nofap » (10è) pour sortir des trente variations possibles du titre du blog mais on trouve rapidement un sublime « implosion de ouiche » (16è) – vous vous êtes pas mal demandé ce qu’était un « code edgic » et je continue de surkiffer le gimmick des « règles torrentielles ».

Au quotidien, vous êtes entre 200 et 450 internautes différents à venir faire coucou où à retourner sur le vrai site que vous cherchiez, pour une moyenne de 1000 à 2500 pages vues par jour, mais ça c’est un chiffre de poseur puisque l’AMV Enfer a transpercé les statistiques avec sa drille. C’était pas la seule, c’est un peu ça, la vie de crétin du web.

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 Merci à Sedeto pour cette retouche, les fans auront compris l’astuce. En attendant, mmmh ~

Trois ans, donc. C’est toujours aussi prenant, j’aimerais continuer aussi ouvertement par la suite mais le programme de la rentrée sera obligatoirement deux fois plus chargé – deux fois moins de temps à consacrer à cette page, donc. Comme d’habitude, ne nous soucions pas de l’avenir pour ces choses là, c’est toujours un grand kiff et j’espère que ça continue à vous plaire.

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✭✭

Bonsoir les petits internautes! Vous allez bien? Ah ben moi je pourrais soulever des montagnes, ou des bichons (c’est des petites biches) parce que le post qui suit va être court, sans aucun contenu et purement rempli de petites fleurs que je vais me lancer à moi même et rattraper avec la bouche hop hop showoff. Le pire dans cette histoire c’est que j’ai failli le louper, normalement ça devrait être un truc que je dois attendre avec une impatience démesurée, faire le gosse le 20 Décembre qui pense « omg omg bientôt » avant de déballer sa Nintendo 64 en prenant des têtes dangereuses mais j’ai failli ne pas y penser. J’étais là à ceuillir les roses de la vie, à commencer à écrire un post en disant qu’Onani Master Kurosawa était surestimé (et vous pouvez d’ores et déjà préparer vos objets à lancer) puis pouf révélation, je cherche les archives honteuses du blog et effectivement, c’était il y a un an.


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Et si il y a un an je célébrais l’année du blog, je pense pas trop prendre de risque en disant que je peux fêter les deux ans du blog aujourd’hui. Bien joué ma pomme, bien joué à vous d’être toujours là, je suis surpris que cette histoire aie durée aussi longtemps. Je peux peut être d’ores et déjà me projeter dans un avenir lointain où je pourrais dire strictement n’importe quoi en rajoutant « vous pouvez pas test les mecs, j’ai quinze ans de blog » et les gens feront « Hooo! Il a quinze ans de blog, il doit avoir forcément raison, je ne savais pas que les bananes étaient des légumes »

Ca m’embête tellement de pas avoir de date fixe pour ce genre de truc. Vous le savez, l’anniversaire du blog est super ambigu – il va bientôt avoir physiquement quatre ans. Pourquoi ce décalage? La première année (ou pour ainsi dire le premier mois) je poste, pratiquement tout les jours, des trucs que je ne regarderais que sous la menace où la promesses des honneurs militaires. S’en suit une période sympathique de vide où je m’occupe un peu plus de mon année de Terminale. Vers Mars-Avril 2008, c’est reparti avec un peu plus de sérieux… et là paf, je prends en compte cette page comme ayant un minimum d’importance dans mon quotidien et je fais des posts non-stop. Et ça dure depuis plus de deux ans. Entre cette date physique et cette reprise qui signe cette « renaissance » (avec tout le toutim guillemetesques puisqu’invoquer le concept de mort est pas super pertinent sur un mort-né) on trouve le juste milieu, le deuxième mercredi de Juin.

 Good job donc. Je pensais pas arriver jusque là et c’est passé tellement vite… L’année dernière, je me faisais la même réflexion et je me doutais probablement pas de la refaire un an plus tard, vous voyez le principe. C’est une saison qui s’achève et une autre qui commence, alors que s’est il passé durant l’année écoulée? De l’évolution, des grandes nouveautés? On peut espérer quoi pour la suite?

Déjà, et je souligne l’importance de la chose, le blog s’est trouvé un nom. L’Usine à Problèmes ça peut paraître un peu crétin et maladroit mais est-ce que vous vous êtes posés la question de l’origine du truc? Très probablement, la réponse est double : c’est d’abord un concept et un lieu dans un BD que vous connaissez avec … un personnage… vert, oblong et masqué, mais c’est aussi un fait. Ce blog c’est ma petite usine à problèmes, elle me rapporte quelques emmerdes en substances. Oh, pas de quoi faire l’émo, les choses sont équilibrées avec le potentiel positif que peut avoir ce petit journal sophistiqué mais je dois vous avouer que ce blog est au coeur d’un polygone amoureux dont je ne soupçonne probablement pas la portée et plus tard ça fera une super anecdote, j’en suis sûr. D’autre part il m’a servi à rencontrer pas mal de monde, à voir si j’étais un peu foutu d’aligner trois mots, à bien entendu pouvoir me fapper devant des chiffres (je vous rappelle que j’ai des gènes nazis) et à entretenir une plume. Je vais vous faire une révélation, depuis le collège mon petit fantasme c’est le journalisme, alors me retrouver en train de faire le con sur une radio musicale ou fonder un magasine spécialisé, ce serait une grande satisfaction. Je ne parle pas du fait que dans 15 ans vous me retrouverez en couverture du Times avec en sous titre « le sauveur du monde » mais comme ça vous êtes prévenus. Entretenir ce blog et écrire régulièrement fait probablement une bonne préparation à ce genre de métier et je suis toujours aussi content à me trouver lourdingue et chiant à lire dans tout ce qui date de X temps. Au pire, je finirais auteur comme Hank Moody et je snifferais de l’Angel Dust sur les plastrons des prostituées de luxe! Mémorable.

Bon là je commence à écrire vraiment n’importe quoi donc revenons sur la progression du blog sur l’année qui vient de s’écouler. Parlons un peu du rythme, du contenu. J’ai pas changé grand chose à ce niveau là et je maintien ce coté tout-les-trois-quatre-jours, pour des trucs poussés, de branleurs, voire un peu des deux. A la limite dès fois je repousse tout les jours le prochain post et au bout d’un moment je commence à me dire « Putain faut que je m’y mette, ils vont faire la gueule » – notez tout le concept du ils. Alors je m’y met. Là encore si je reviens en arrière je me rends compte à quel point le volume des posts à changé – en rentrant des vacances avec ce post sur les Fatals Picards, j’ai direct laché la purée et foutu une moyenne de post qui approche les 2000/3000 mots. (Et là je vous jure que mon ventre vient de faire « ouin ». Mon VENTRE ») C’est pratiquement le double voire triple de tout ce qui est antérieur, je me suis presque fixé une limite cérébrale qui se traduirait par « un bon post est un post qui prends de la place » ben oui et non, voire non et non. Si de mon coté avoir passé l’année à poster des énormes pavasses à quelque chose de gratifiant, un petit coté « youpi
j’ai fait toute une littérature » il faut bien admettre les effets secondaires – ça met un temps fou à écrire. Pour un gros post test ou un fourre tout vaguement analytique, ça peut aller jusque dans les trois-quatre heures de rédaction. Vous me connaissez, je suis une énorme feignasse, tout ça peut tripler puisque je fais plein de trucs entre deux lignes, tout faire d’une traite relève de l’exploit. Poster un gros pavé empêche aussi de bosser sur de vrais trucs, comme lire des tragédies grecques ou sortir voir un bon film/concert. J’espère que vous prenez du pied à lire mes conneries parce que de mon coté ça demande un certain investissement. Si on devrait fixer un chiffre, ça approcherait des 20% de mon quotidien et ça compresse le reste!

Le deuxième effet pavasse-kiskool c’est bien sûr une lassitude compréhensible des lecteurs. L’article Bilan 2009 est le plus long du blog et c’est peut être le moins intéressant puisqu’en substance je ne vous apprenait rien. On m’a pas mal reproché de tourner autour du pot ou de faire du TL ; DR, ok pourquoi pas. C’est tellement lié au…

… contenu qui a un peu plus trouvé ses marques durant l’année passée. Autant en 08/09 je me trouvais un peu plus spontané, prêt à écrire un peu n’importe quoi du moment que j’ai une figure de style en tête (et à deux doigts de raconter ma vie, dangereux) là j’ai plus poussé la piste de la critique un peu plus carrée. La grosse faute aux Sceaux de Qualités qui ont débarqué en Septembre, depuis je fais beaucoup, beeeeaucoup, beaucoup plus de thématique. Je sais pas si c’est bénéfique ou pas, cet aspect « Aujourd’hui, je vais parler de… » je suis sûr qu’il a deux poids deux mesures. Ca va être un peu l’objectif éditorial, essayer d’être un peu plus spontané sans virer dans le personnel. Autre domaine : le monde du manga et de l’animation qui est venu faire une incursion pas du tout désagréable et qui représente la moitié du blog, même si j’ai l’impression de tourner en boucle sur la demi-douzaine de même sujets.

A propos, je sais pas trop comment j’ai fait pour tenir un rythme régulier car je vous jure que les cas d’idées de post en avance sont rarissimes. Crainte latente mais pas super justifiée parce que hé, je suis toujours là! En revanche les posts originaux sont un peu moins nombreux puisque le blog accuse désormais de pas
mal de gimmicks :

 – Les Mario Maso. Hé oui, je pouvais pas vous laisser avec Masochistic Mission et sa fin frustrante, le concept était plaisant pour tout le monde et j’ai repris avec les Kaizo. Profitez en, plus que trois épisodes, après je sais vraiment pas si je referais la chose avec une autre rom.

 – Les joyeuseries musicales. Ce que j’ai dans les oreilles dans l’humeur du moment, un extrait pour piger l’esprit du morceau et deux trois impressions et autant de violations de lois. Ca à l’air de plaire et c’est tant mieux puisque ça cultive un petit coté archiviste que j’aime bien.

 – Les rapports de convention. Toujours dans ce coté bien mégalo, cette année c’était la poussée du personnage, du « pseudo » Concombre, pour ça il faut aller faire le zouave dans les quatre coins de Paris et faire du journalisme total, toujours avec une promesse de bons moments passés avec des gens de qualité. Là aussi, pas passionnant à lire quand on habite à Tataouine-les-Bananiers mais hé, that’s the name of the game.

Niveau ortho et style, alors là j’ai vraiment aucun recul, j’ai besoin de votre avis pour savoir si je fais des phrases qui brûlent pas trop les yeux. Je me relis pas souvent – c’est criminel – et je fais un peu trop confiance au phrasé sur le fil. Parfois quand je me relis je trouve de ces phrases et fautes cosmiques… et je les laisse pour la postérité. Peut être un certain nombre d’expressions qui reviennent souvent, je parle même pas de mes catchphrases que j’entends plus souvent de la bouche des autres (même si j’ai l’impression de lire le mot débauche partout)

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 D’autres évènements ou posts importants? Le concept de l’année c’est probablement le Velvet Video Burger, fantasme qui me trottait dans la tête depuis un certain temps. Ca marche bien, la deuxième saison a son petit succès et je suis sûr que les premières emmerdes techniques vont pas tarder à arriver (ce que je considère comme étant un bon signe parce que je suis tordu) mais il va falloir un jour ou l’autre ce sortir de ce hype de la vidéo commentée. Honnêtement, quand je me présente et qu’on me dit « Ha, le mec qui fait Mario Maso/le VVB » je fais un peu « Ouiettasoeur » bon non je le fais pas mais je le pense un peu, ce serait con de se catégoriser tout seul.

 Le gros problème c’est le design. Ce FOUTU design. EVIDEMMENT que j’aimerais changer de plate-forme mais l’idée de perdre le « vécu », recommencer à zéro sans pouvoir tout exporter ce serait comme perdre un bagage, perdre une légitimité, être un « noob ». C’est con comme idée mais ça reste en tête. Faudrais que j’update (au minimum) et que je change le design (au maximum) des liens et que je change un peu le design global parce que je commence à être un poil lassé de ce fond en rideaux-de-chez-la-tante-Berthe. J’essaie de trifouille le CCS mais ça marche jamais! Je prie donc pour l’option exportable prochaine et là je vous jure que zou, je me trouve deux ou trois camarades pour aider et hop en voiture Simone vers de nouvelles contrées plus esthétiques. En attendant, toujours des bannières de moins en moins kitshs et ces petits gifs que j’aime bien faire.

 Bon maintenant on va parler CHIFFRES. Ah, vous attendez que ça, bande de petits coquins. Ben depuis que je me suis inscrit sur analytics j’ai accés à un tas de fun facts que voici :

– Entre 150/250 visiteurs par jour, 500/1000 pages vues par jour, le maxi pic du midi étant y’a trois jours avec 1150 pages vues. Grossomodo ça monte toujours lentement, ça fait son petit bonhomme de chemin quoi, les gens ont pas trop l’air de se lasser. Je me suis pas encore trop prostitué même si les récentes inscriptions
à Press Start Button et Aggregator Sama aident, je suppose. Pour les utilisateurs d’Over Blog, le hi-score de Blog Rank est de 80 et je vous jure que c’est bien chaud à faire péter! Au niveau global de visites et pages vues, il faut prendre les chiffres de l’année dernière et les tripler.

Si je ramène les paramètres de comptage depuis le debut de l’année, je peux en déduire quoi?

– Les lecteurs viennent d’abord de Paris… puis Lyon, Toulouse et Lille, jusqu’à Caen en dixième, le bon vieux panel des villes célèbres. Après c’est la Belgique, la Suisse, le ô Canadaaaa, les USA… puis le Japon, jusqu’aux bots Indonésien qui se sont perdus jusqu’ici.

– Les 5 sites qui ramènent le plus de lecteurs sont : Google, Néant Vert, NetVibes, What Did Youe Expect et Press Start Button. Merci, sympa!

– Les 5 mots clés les plus tapés : mario maso – concombre masqué – velvet vidéo burger – tour d’horizon des concepts à la con – crona makenshi gorgon. Le quatrième me laisse MEGA dubitatif sur son classement aussi haut puisque c’est rien d’autre que le titre d’un post fourre tout télé. Bizarre…

Quels ont été les posts les plus consultés? La tendance est peut être un peu faussée via une forte progression assez récentes mais si évidemment vous surkiffez parcourir les pages de Mario Maso, les 5 articles les plus lus ont été : « Ca varie » qui accuse d’un fétiche complètement incompréhensible, probablement un coup des fans de Francis le Blaireau Farceur « KK-ON » que les internautes n’ARRIVENT PAS à oublier, le rapport de l’Epitanime 2010, le Bilan 2008 (????) et un Mario Maso, surprise surprise. Je vais probablement
pas chercher à comprendre.

– Dans la catégorie « intéressante sur le papier » vous êtes 61% à utiliser Firerox, puis 13% avec Explorer. Dans les chiffres on peut descendre à trois maboules qui lisent le blog avec la PS3. Ces hommes ou femmes ont un sens pratique qui m’échappe…

Dans la catégorie « Ouin » demain aurait du être le deuxième anniversaire de Concombre Radio… beuh… mais je suis sûr qu’un grand élan kharmique se manifestera bientôt à ce niveau là.

 Pour l’avenir? Ben la routine, avec pas grand chose de prévu. Il me faudrais un thême original pour la troisième Sagadaÿtaÿ et le 300è post approche sérieusement, ce serait cool de faire un truc participatif un peu. De la même manière, j’aimerais remercier les « habitués » du blog, et les lurkeurs fidèles dont je soupçonnes l’existence. D’ailleurs vous répondrez comment à la question « Qu’est ce qui vous fait rester // Qu’est ce que vous aimez ici? Vous avez découvert un truc sympa via le blog? » Je sais pas comment vous faites pour être encore là, mais vous y êtes. Impossible de savoir de quoi l’avenir est fait, mais jusque là je pense qu’on a bien rigolé. Joyeux anniversaire…

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