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2012 // The Masochism Tango

« Sentez bonne odeur et prospérité. »

Je vais vous mettre en confiance : avec 6300 mots, ce post est le plus long du blog. La bonne nouvelle, c’est qu’il synthétise tout ce que j’ai pu écrire cette année, soit l’équivalent de quarante tomes du Trône de Fer. Hardi les gars, nous voilà partis pour le résumé d’une années de beaux gosses. Dièse beaux gosses.

 #JANVIER

 L’année commence on ne peut mieux : Katawa Shoujo sort le 4 en version complète. La fin d’une longue attente et l’aboutissement d’un projet amateur qui, malgré sa bizarrerie et sa niche évidente, sort un truc pas mal foutu et cohérent. Un bon running gag de l’année et un pan créatif intéressant, mine de rien. Moi, je sort de ma grotte pour amorcer mon petit gimmick de l’année : je découvre enfin les RPG Occidentaux, et j’ouvre Skyrim. Puis j’y reste quatre-vingt heures. Impossible de s’en décoller : ce sont des aventures prenantes et inédites, mine de rien. Du coup, 9gag fait péter les flèches dans les genoux et c’est un peu gavant mais rien de bien grave. Coté mémétique toujours, un rigolo fait des photos crpytopédo pour laredoute et ça lance une des grandes modes de l’année, le tumblr parodique et les loltoshops. Certain vont monétiser, d’autre ont de bien mauvaises intentions, mais le lol règne dans la majorité des cas.

 Zelda Skyward Sword est mon grand perdant de l’année. Un donjon et un boss de fait et puis c’est tout. C’est pas comme s’il était mauvais ou quoi que ce soit, il est juste un peu zélé dans son gameplay à mouvements. Les Unrelated, ça continue. Un petit groupe se forme. Il y aura des suites. Grâce à Radio01, je gagne The Binding Of Isaac. Ce jeu est fantastique, il ne coûte rien et je vous le conseille à tous, il a une rejouabilité démentielle… et il amorce deux grands trucs qui font le jeu en 2012 : une difficulté punitive et les permadeath. Au ciné, La Colline aux Coquelicots n’est pas fantastique. Peut être une des raisons qui font que Matthieu Kassovitz veut envoyer le cinéma se faire enculer. Trêve de trucs peu intéressants, j’ai découvert Yotsuba. C’est léger, pas profond pour un sou, très relaxant. Une popularité étrangement méritée, quoi. Bonheur intégral : Prêt A Manger ouvre ses premières enseignes en France, et je constitue la moitié de son chiffre d’affaires. Vous voulez du malaise? Bonne Nuit PunPun va vous en fourni avec pertes et fracas tout du long de l’année. Ne pas se fier à son auteur et à ses couvertures colorées. Cassedédi à Guy Delisle dont j’ai toujours aimé les bédés qui va bientôt sortir Chroniques de Jérusalem. Megaupload ferme et Kim Dotcom se fait coffrer. L’année des mégalos maboules du net.

#FEVRIER

Je découvre Sherlock avec deux bonnes saisons de retard. Ce n’est pas ça qui va raviver la flamme des séries anglaises dans le coeur de votre serviteur, mais ça a son charme et ses persos bien écrits, fatalement. Et hey, la reprise surprise de Red Dwarf n’est plus très éloignée. Nous l’avons attendu pendant dix huit mois, Catherine sort enfin sur nos étals. Bien traduit, bien propret avec sa BO de classiques « rockisés ». C’est loin d’être méga substantiel mais ce jeu est original comme jamais, mangez-en sans modération, un de mes chouchous de l’année. Assassin’s Creed : Revelations poursuit de manière un poil flemmarde le canon Assassin mais il permet d’évoluer dans un décor tout neuf, une dernière virgule avant la suite, en quelque sorte. Klout s’éveille et on se kloute tous dessus, épatés par tant d’égo et d’influence, mais la vraie implosion d’égo légitime est pour Jean Dujardin qui rafle tous les prix pour The Artist, dont l’Oscar du meilleur film. Quel poseur! Heureusement, Morsay lance sa contre-attaque avec La Vengeance, le véritable meilleur film français de l’année. Kocobe débarque et nous parle des poneys, sa grande passion. Soit. De toute manière, Adventure Time va bientôt les détrôner dans la case de « cartoon du moment ». Disparition de Christian Blachas – autant, Whitney Houston, Delarue et autres personnalités qui auront glissé sur une peau de banane cette année, je préfère rendre hommage au créatif qui nous a donné Culture Pub.

Le webcomic Black Adventures utilise tous les univers possibles et c’est tout à son honneur. Hourra, un coup de poker me fait intégrer la rédac virtuelle du Journal Du Japon, et mon baptême du feu est une interview + live report de Buono!. Inutile de préciser que c’est aussi naze que robotique et que ça ne relève pas le niveau d’une J-Pop qui à l’air complètement dictée par la kawaiitude de ses adeptes… euh, de ses émissaires. Bref. Ce n’est pas mon truc, mais je ne sais pas si je préfère les roucoulement de Lana Del Canard, qui se met tous les critiques dans la poche en miaulant un peu. Ca contraste bien avec les Pussy Riots qui font peut être, il est vrai, de la musique discutable mais qui auront quelques soucis à dénoncer du Poutine un peu trop ouvertement. 2012, tu vois.

#MARS

Bref je fais mon aller-retour annuel à Londres pour oublier tout ça. C’est génial, je vais même y trouver mon sujet de futur mémoire. Quelqu’un en profite pour stopper les Unrelated. C’est fini les réunions entre proto-journalistes où tout le monde connaît tout le monde. Quoique… les mondanités ne sont pas finies. Le jour de la St Patrick, Kitsuntsun, Kocobe, Alvin Stick, yllwngg, Pimii et moi même créons la Team Alcolol. Oui, c’est vain écrit comme ça mais ça illustre une grande ligne conductrice de cette année : la boisson. Pso fait enfin son apparition dans Mario Maso et assiste impuissant à la première mort de mon mac, tué par la gravité. Il y a des Buffy toute la journée sur Teva, nostalgie intense… mais pas de quoi lambiner devant la TV, la période des concours commence. Pendant ce temps, Mass Effect 3 se fait un peu dessus sur la fin (comme pas mal de jeux) mais modifie son canon avec un DLC parce que pourquoi pas hein, la droguidrogue.

D’ailleurs, j’en ai pas parlé sur la moindre ligne ici mais la comédie musicale Avenue Q était plus que drolatique, c’était carrément fun et bien traduit. « Internet c’est pour le cuuuul », tout ça. Bazar Merat pendant ce temps, je vais pas vous faire les vannes liées à Counter Strike, ce n’est pas la peine. La folie Hunger Games s’importe toujours plus concrètement en France avec l’apparition du premier film en salles. L’adaptation est impeccable, on ne peut pas leur enlever ça. Les fakes Burger Kings se prolifèrent, tout le monde tombe dans le même panneau à chaque fois. C’est carrément absurde et je n’ose plus croire les photos de celui de l’aéroport de Marseille. C’est le Salon du Livre, il est consacré au Japon, c’est plus que cool, what else? Je fais la connaissance de Yuyutopia, une artiste qui mérite fort des coups de pouce médiatiques. Heuuuu le jeu Scene It est vraiment bien, si vous le trouvez pour pas grand chose avec ses pads, prenez-le, faites vous plaisir. Mon post le plus lu et commenté aura été mon premier tour d’horizon sur comment devenir journaliste. Oui, bien sûr qu’il y a des inexactitudes, mais si ça vous intéresse… et mon dieu, découverte des vidéos de The Vinz Vincent. Ca n’a aucun foutu sens, c’est absurde, mais ça change complètement notre langage. Vazi que je te « huu je suis la reine d’angleterre », que je te « Cela est très très raciste, j’appelle le Sénat » et « oui car oui ». Tout ça est bizarre. Dièse bizarre. Final Fantasy XIII : 2 est long, pas toujours intéressant et pas toujours très fin mais il reste la résultante de doléances réellement prises en compte. Bien joué Square Enix!

#AVRIL

En fait, non, oubliez, le meilleur jeu 2012 est en fait un jeu 2010 : Fallout New Vegas est un kiff absolu. Peut être assez moche et pas toujours très clair dans son gameplay mais bon dieu ce qu’il est bien écrit et rebon dieu ce qu’il ouvre comme perspectives. Du caviar made in Obsidian. Merci pour ces bons moments. Dans un tout autre registre, il y a SSX. Reboot fun et potable, parfois un peu injuste mais traçant de bonnes idées dans son gameplay persistant en multijoueur. Sa BO est un plus. C’est au tour d’Alvin de faire le guest et il va nous confirmer que ce n’est pas le moment de vouloir intégrer la profession JV. Ce même Alvin qui me reproche de ne pas assez boire? Il n’a pas vu les Nocturnes Epita qui ferment à cause de trop gros incidents éthyliques. Aïe… heureusement pour les habitués, ce n’est que provisoire. Pendant ce temps, boom de divertissement à la télé. Top Chef va bientôt se terminer et on aura surtout retenu les one-liner sexo de ce bon vieux Norbert. Ceci est une ligne sur un Koh Lanta pas mémorable du tout. High as fuck devient notre grammaire du moment. Exemple : « Concombre, high as fuck, rédige un pavasse de six mille mots »

Une dichotomie étrange arrive sur les chaînes payantes : The Office revient juste pour s’en faire aller Steve Carell. C’est étonnant ce que cette série se bonifie avec le temps. WorkingGirls en est-il le penchant français? Hé bien, non, pas du tout, The Office est drôle, au moins. Pas besoin d’être extrême pour provoquer un rire. CAMPAGNOL. Le Konami Code fait parler de lui avec Bayrou.fr. Le coupable est sus-nommé, bravo gars. Dolan est le même le plus creepy, extrême et hilarant de l’année. Pls. Nouvelle édition du disquaire day pour les collectionneurs… et déjà l’heure du premier tour, avec Radio Londres qui est là pour nous ruiner le plaisir et spoiler le scrutin, rah la la.

Trials Evolution sort en dématérialisé. C’est aussi addictif que le précédent, en un peu plus… bucolique. Là, il y a un multijoueurs, un récupérateur de pistes et un niveau de quinze kilomètres de long. Quelle chance on a. Sinon, le premier épisode de Trapèze avait l’air pas mal du tout mais qu’est-ce que j’en sais, marmaille.

Pls internet, pls

#MAI

La France à peur. Le deuxième tour est proche. La rivalité entre Mélenchon et le petit journal est à son maximal (Mélenchon qui, je perds pas une occasion de le rappeler, m’a ouvertement dit que j’étais prétentieux, le monde doit savoir) et c’est à gauche toute quand même pour tout le monde. La Grèce se casse définitivement la gueule et Aube Dorée au Parlement n’en finit pas de nous faire flipper. Moi, je suis en partiels, c’est Quartier Libre. Une myriade de posts d’invités pour le coup : des crétins (son intro, la « ultimate blague » que j’aime bien – c’est con mais elle est drôle en plus -) des supercrétins (Analyse pragmatique du régime politique de Célestia ouais) et des cools, sur les maths, un webcomic cool, un pastiche Maso, ce genre de chose. Merci encore pour vos contributions. Ca m’a servi, j’ai validé ma licence haut la main.

Big up à Avant-Premières, l’habituel mouton sacrifié de l’année dans le rang des émissions culturelles à la programmation absurde. J’obtiens un papier de l’administration des examens en trois heures chrono au lieu de l’équivalent en mois, c’est mon succès de l’année. A trois chiffres. Diablo 3 sort après autant d’ère d’attentes… fatalement, les gens sont déçus. Moi, j’espérais surtout une sortie console, mais je dois être un peu simplet. Nolife fête ses 5 ans et fait son super hoax à base de gens faussement bourrés qui font semblant d’embêter des gens, qui prennent faussement l’air terrifié, du coup on est tous faussement emballés et vraiment confus. D’ailleurs, c’est pas l’Eurovision et son habituelle dinguerie qui vont améliorer tout ça. Enfin, c’est Epitanime, qui se démêle bien de quelques petits soucis en amont avec une convention réussie, tournée autour de l’auteur du Sanglot des Cigales. Le cool n’est pas mort et il porte un chapeau.

Je mate UN ANIME ! FOLIE ! C’est Kaiji II. Ce machin est absurde mais tellement prenant. Il oscille entre le plaisir coupable et le roman épique. Je n’aurais jamais cru qu’un trou dans une machine puisse être aussi impénétrable. Regardez cette série, on ne voit pas ça ailleurs. Peut être dans la saga Saw, remarque. Enfin, Wrath Of The Lamb est une extension fort appréciée pour Isaac. Il double presque le contenu pour un mini-prix.

#JUIN

Vous savez, parfois, je deviens étrangement monomaniaque sur nos expressions à nous ou sur le patois d’internet. Mais là c’était vraiment le pic du midi pour deux expression bien précises : Les gens hashtag les gens et Hashtag Bizarre. Ce qui fait qu’on pouvait dire de manière tout à fait sensée des phrases telles que « Hashtag bizarre, tmtc ». C’est une époque lointaine, les heures les plus sombres de 2012. Heureusement, ça ne se voit pas puisque tout le monde a définitivement le nez rivé sur Tumblr, ça s’équilibre tout seul. D’ailleurs c’est ce mois-ci qu’un mec a fait un hélico télécommandé avec son chat mort, #lesgens.

Début de l’E3. Ubisoft casse la baraque, Nintendo reste un poil incompréhensible et opaque, Sony s’excuse timidement pour à peu près tout et Microsoft ne bouge pas d’un poil ses fers de lance. On y a vu plein de bonnes choses, en somme. C’est la fin du Golden Show. Ce n’est pas une grande grande surprise, vu le malaise véhiculé par certains sketches du duo, surtout sur scène.

HEEEEU! HAAAAA! HEUUUUUU! HIAAAARGH! Oui, Roland-Garros démarre et c’est plein de sueur, de raquettes et de terre battue. Sexy. Ouverture en alpha du Dernier Bar Avant La Fin Du Monde. Ca aurait pu être sympa mais pas avec un personnel pas toujours agréable, compétent ou même des foutus cocktails à douze Euros. Les Législatives s’amorcent. Protip façon Shortlist : si vous voulez draguer, proposez-vous pour dépouiller. Sur Steam sort le très intéressant Indie Game : The Movie. Il faut le mater avec un certain regard critique mais on y retrouve les fantastiques mimiques de Phil Fish : Fish fait la gueule dans sa piscine, Fish fait la gueule pendant la PAX, Fish fait la gueule sur un trampoline, etc. Ca aurait pu être bien plus drôle et mémétique, d’ailleurs. C’est à peu près le meilleur jeu Facebook de l’existence : You Don’t Know Jack sort en version gratuite, quotidienne et accessible à tous. C’est aussi nébuleux que le jeu original mais c’est impeccable pour les anglophones qui y trouveront un hilarant jeu de trivia. A peu près le moment le plus jouissif de l’année en ce qui me concerne : soirée Respawn Live In Paris + Synops 5 ans. Première émission avec votre serviteur, la deuxième où le staff déroule son anniversaire via quelques happenings absurdes (chercher les pizzas en live, les manger en répondant à un quiz, lire du Molière avec des jingles crétins en fond sonore, etc, la joie)

Une soirée exhilarante. D’ailleurs, Inks est l’avant dernier invité de Mario Maso, aucun rapport fils unique. Max Payne 3 est le Rockstar du printemps (celui de 2013 risque d’être méchamment GOTY/mémorable/désapprouvé par Nadine Morano) et reste un fantastique tapis roulant pour buter du méchant péon autour du monde. Difficile mais pas bien subtil et parfois un peu assommant, dommage. The Walking Dead version Telltale sort pour un premier épisode fascinant. On va être complètement pendus aux prochaines annonces, chaque épisode supplémentaire est une petite torture, mais c’est un véritable grand jeu épisodique qui transmet beaucoup de choses avec peu de moyens. Un jeu très /feel/ et aussi encourageant qu’inspirant. 2012, l’année où tout l’Internet se prend de passion pour une gamine de neuf ans, et c’est tout à fait normal.

Nouvelle édition du Mario Marathon. Bonne occasion pour donner à Child’s Play, même si c’est avec des pseudonymes douteux. Toujours une très belle initiative, passionnante à suivre. Découverte des Youtube Poops françaises. En gros, SUUS, JEEJ, SAUCISSE. Comprenne que pourra. Je commence le Trône de Fer et c’est évidemment fantastique, tant en série HBO qu’en livre interminable. Un véritable univers et des personnages qui puent la classe. Une excellente saga.

Enfin, ouverture de la bouche de l’enfer : on nous présente au Kawaii Café. Fabuleux bar, les proprios sont des amours, impeccable pour jouer à la console, faire des blind-test et boire des alcools forts masqués par moult sucreries. Aujourd’hui, votre serviteur à un shot à son nom, oui.

#JUILLET

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Mario Maso, c’est fini. J’invite le Pipomantis pour conclure tout ça, en essayant de zigzaguer entre les dauphins, le jonglage de deux objets et le scrolling automatique. Une bonne occasion de parler de Canard Console qui prend son envol après une période d’essai réussie (comprenez Barre De Vie), un peu de sang neuf dans une presse qui glisse doucement sur une peau de banane.

Qu’est-ce qui se passe à chaque début de Juillet? La Japan Expo, bien sûr. Que de souvenirs : on croise Satoru Iwata (hiiIIIIIIII), on fait des émissions qui seront peut être montées un jour, on joue à des jeux déjà sortis et on se tape les activités habituelles. Les joyeuseries d’été commencent, avec elles, une dépense outrancière. Dans ce rack de mangas, il y a le tome 20 de Soul Eater et son fameux plot twist. Glauque, bien amené, cohérent, mais méchamment spoilé par Pixiv quelques jours plus tôt. Après plus d’un an d’attente, c’est un peu con.

Frank Ocean sort l’un des meilleurs albums de l’année et se permet même le luxe de faire son outing deux jours avant, pas évident dans un milieu gay-friendly mais très hétérocentré. Les gens découvrent #lesgens, les gens découvrent Stip Tease. Ce n’est pas la première diffusion du show, loin de là, mais il faut croire que c’est la première fois qu’il est un tant soit peu accessible. Oui, nous ne sommes pas seuls. Ils sont là. Walking Dead Ep : 2, remake de Soylent Green. Beat The Beat permet de rallumer un peu sa Wii pour jouer à une copie carbone des opus précédents : c’est tout ce qu’on réclame. Wabadabadub is that true? Wow, yunno big guy. Si vous n’êtes pas tombés sur la parodie 34 de ce minijeu, vous êtes des saints. Bref se termine. L’épisode final n’a rien de particulier, l’avant-dernier est malin et montre quelques bollocks. C’était bien, mais c’était très éphémère : je vous ai probablement rappelé l’existence de cette série. Un coréen très souague de déhanche sur une musique insupportable, c’est Gangnam Style, c’est insupportable et c’est bientôt la vidéo la plus vue des Internets. Anxiogène. Sinon, y’a 60 secondes chrono à la télé. Super méga giga anxiogène. Y’a que La Parenthèse Inattendue pour relever le niveau, plus tard dans l’année.

Que le Grand Quiz Me Croque. On gagne, ouais. Le meilleur jeu radio JV de l’existence. Si vous avez un autre nom en tête, c’est forcément une pale imitation. Je regarde enfin Madoka Magicka. Cette série a quelque chose de fascinant : elle ne devient vraiment intéressant qu’à partir de son avant dernier épisode… et c’est absolument délibéré. Etrange, mais émouvant sur la fin. Début des Jeux Olympiques de Londres. Le logo est toujours aussi perturbant, un peu comme celui de Resident Evil 6. Je retiens la petite dent de Renaud Lavillénie (et son nom de famille de fous).

Sortie du livre Nolife Story et de ses litotes épatantes. La sortie de The Dark Knight aux Etats-Unis n’est pas très heureuse, bang bang. Quelle belle journée, je suis très gai, il n’y a pas d’homme plus heureux…

#AOUT

Avant de partir enfin en vacances, l’achat d’une 3DS se fait trop pressante, après quelques relances successives de l’Internet qui veut absolument en fourguer à prix cassés pour les lêves-tôt. Récapitulons un peu le line-up qui va avec : il y a d’abord Mii en Péril, cette engeance qui t’oblige à trimballer ton matos partout comme le dernier des drogués. C’est ultra efficace. Nintendo, pro du domaine social. Hé, c’est même largement meilleur que Petits Flirts entre Amis en tant que jeu. En même temps sort Thearthrthrthrythm Final Fantasy. Sympathique, pas bien compliqué, un brin répétitif mais un joli musée pour les fans de la saga. J’en ai pas tiré de grosses découvertes musicales, cependant. Puis il y a ce sacré Kid Icarus. Ah, là là. Nous allons entretenir une relation passive-agressive, tout les deux. Enfin bref, je suis incapable d’y jouer, donc d’y prendre du fun. Enfin, VVVVVV, Métroïd-like rétro et sympa, assez court même. Si vous êtes passés au travers, ça vaut le coup. Enfin, enfin, les jeux vidéo… une sombre histoire de calvaire charnel va déclencher un débat lamentable sur le web : on va parler féminisme. Enfin, ils, moi je suis sur mon hamac à lire le trône de fer… et quelques mangas aussi. Parmi ceux là, on trouve Samidare (non, vraiment, c’est pas bon, mon avis est très tranché, il n’y a rien qui va là) ou Prophecy (oui, il y a un truc, quelque chose, il faut aimer le dessin aussi)

Le Summer Of Arcade est un peu pérave. Dommage, après trois éditions pétries de jeux-phares… heureusement, Harmonix sauve l’univers une fois de plus avec Rock Band Blitz. Meilleur jeu du siècle, trois places avant Bioshock et Paper Mario 2 réunis. 25 pistes assez cool et une propension un peu gênante à trop se reposer sur les réseaux sociaux. Un vrai community manager, ce Rock Band Blitz. Moi, je fais la Sagadaytay 5 sur quelques albums que j’aime bien. C’était une douleur dans les fesses à écrire, plus jamais, de préférence. Le mois se termine sur des trucs de fous : l’habituel Rock En Seine envoie du bois avec sa programmation sans risque mais jouissive. On y trouve Green Day, qui cabotine comme jamais et qui crache son répertoire avec brio (juste avant de sortir cette trilogie douteuse) et Foster The People, dont l’unique album est une de mes obessions de l’année. Ca plus une trentaine d’autres groupes cools. Puis il y a Evangelion. Mon dieu, j’ai enfin découvert et maté cette série. Je suis toujours un peu enduit de transcendance. Sérieusement, c’est de la bonne came, évidemment, le fanatisme autour est un minimum justifié. Enfin, il y a Homestuck, ce fabuleux comic, indescriptible… et lui risque d’être un de mes grands gimmicks de 2013. Ca bute.

Entamons maintenant une très rébarbative série de chiffres : Mario Party 9 est, malheureusement, aussi entreprenant que raté. On dirait cette vidéo où un mec tente de plonger sur une piscine gelée : dommage. Guitar Hero 5 ne coûte plus rien sur les internets et a une bonne playlist, mine de rien. Course à la fortune est aussi sympa qu’un Monopoly, mais est long comme un Monopoly. Et enfin, sans aucun rapport, 3615 Usul est une bonne websérie avec des acteurs sympa et savant mettre les formes. J’ai rencontré Dorian par hasard le mois d’avant, mince.

#SEPTEMBRE

HAAAAA CA Y EST TOUT LE MONDE DECOUVRE SLENDER ET SE FAIT DESSUS HAAAA non attendez, c’est pas si effrayant que ça. C’est un jeu fascinant, on aime y rejouer et il développe une mythologie mais ça ne fait pas si peur, voyons. C’est un grand flippé qui vous dit ça.

Par contre, The End Of Evangelion, suite (non) logique de l’anime, sa fin alternative, était bien flippante en soi, avec son Shinji plus inutile que jamais et son apocalypse fronto-vaginale. Un film à déconseiller aux épileptiques, mais still better than Enter The Void. Les cours sont encore loin, je passe au moins deux journées à mater les Digicritiques de JesuOtaku sur le site du Nostalgia Critic. Cette nana adore faire des vidéos de deux heures pour expliquer un simple point de vue pour une unique saison, nostalgie addictive. Masterchef, hé oui, toujours avec le cheum Demorand, cette fois bizarrement désarticulé façon Angela Anaconda. La France à encore peur. Le Grand Journal reprends comme chaque année – et comme chaque année on est un peu blasés ; ici le rire forcé de Daphné Burki qui nous vrille les tympans et pas mal d’autres trucs. Bazar autour du « film » L’Innocence… qui recréé un bon gros climat bien cradingue et qui créé un gimmick rigolo dans les médias : les premiers jours, tout le monde était infichu de donner le nom du-dit film, qui ressemble surtout à un mauvais vlog, fond vert et tout le tremblement. Deuxième tentative de bibi aux Golden Blogs Awards, je passe de non-shortlisté à sixième et je me fais bien vanner dans le processus. Il est en promo sur le XBLA, hop, c’est la découverte très tardive de Bully : Scholarship Edition. Un jeu tout simple mais relativement bien fichu qui propose un univers original et maîtrisé. Idéal pour caler entre deux actus.

FRIGO

Fin du monde en avance : sentant le sapin avec un paquet de mois d’avance, Harmonix solde une grosse partie de ses DLC de moitié, ce qui à l’effet logique de nous faire dépenser bien plus dans une frénésie acheteuse. Enfin, eeeenfin, Rocksmith sort en France et en Europe en général. Peut être laid comme un pou et pas très user friendly mais assez efficace quand il s’agit de toucher un public de gratteux qui ont quelques bases. La setlist est d’une qualité très surprenante, avec une bonne moitié de titres post-2010. Survivor Philippines se lance – vingt cinquième édition, oui – et c’est bien plus sympa que les Hunger Games… mais là aussi, la fin est spoilée d’avance. Dommage, car c’était un acheminement d’une qualité surprenante, elle aussi.

Poussé par la sortie du 3, je démarre Mass Effect! Shep Shepard, sauveur de la galaxie, savate les journalistes de l’espace avec brio, envoie les gens en cure de désintox et fait preuve de son infinie conciliation. On dirait un snobinard anglais… le jeu a assez mal vieilli, possède des mécaniques de gameplay fossilisés et a cette tendance gênante de mettre le même bâtiment partout dans la galaxie. Au moins, il y a les ballades en Mako.

Alors, Batman, c’est comment? Chiant, malheureusement. C’est bien le premier film depuis longtemps où je vois trop le temps passer. Pas mauvais, vraiment mal rythmé. Par contre, de l’autre coté du spectre, il y a Les Enfants Loups : Ame et Yuki. Une fable délicieuse d’un bout à l’autre, encore un beau film de ma morue au soda. Achat tardif de Mario Kart 7. Rien à dire, rien de particulier. Cette multiplicité de véhicule est déjà là dans Diddy Kong Racing ou même PenPen. Je fais un post à la con sur le thé glacé et il remporte son petit succès, bien sûr. Début des chroniques sur RSP.fm, pour faire peur aux Science-Pistes avec mes jeux bizarres. Ho… et le film Phoenix Wright n’est vraiment, vraiment pas bon. Evitez le, vous allez vous endormir devant.

#OCTOBRE

Fin d’un beau roman, fin d’une belle histoire : le Nostalgia Critic se permet un suicide diégétique avec To Boldly Flee, et c’est sans surprise qu’il annonce la fin de sa rubrique phare. La suite est prometteuse : plus de moyens, un vrai studio, une équipe motivée mais pour le moment, Demo Reel n’est pas super encourageant. C’est la reprise séries US. Les Simpsons entament un vingt-quatrième round, Dexter va devoir se démerder avec sa soeur, ce genre de choses. Grey’s Anatomy atomise son casting avec joie. C’est aussi la reprise pour l’Apero du captain, podcast high-tech trash et jouissif, pour ce qu’ils vont nommer « la saison de trop ».

Toujours dans la série « ça n’en finit pas », le tome 69 de Détective Conan vient de sortir. Hu hu hu, 69. Il faudrait que je remesure, on a peut-être dépassé les dix kilos de manga. Nuits cools, nuits branchées, si fun. Chante les nuits branchées, France 4 organise ses Nuits 4.0., fabuleuse occasion de compiler des courts métrage et de les thématiser. Idéal pour les découvertes et « rencontrer » des créatifs. Felix fait son saut de la foi, et tente à trois reprises de monter dans la stratosphère pour y revenir de la manière la plus expresse qui soit. La troisième sera la bonne et les images sont impressionnantes. REDBULL APPROUVE LA SCIENCE!

Parlons un peu littérature. Le fantastique Cinquante Nuances de Chie fait son boom en France, et moi, petite fleur, je n’ai rien d’intéressant à dire. Bien plus substantiel mais bien plus intéressant, To The Moon aura été un jeu très rapide, très éphémère (une fois de plus) mais installe son joueur dans une petite bulle douce-amère. Pas mémorable du tout mais très émouvant dans le contexte, une petite bizarrerie que je vous conseille allégrement. Haa… quel bonheur. L’ami Amo m’a offert Alpha Protocol et c’est une tuerie, c’est vrai. Son gameplay n’est pas si mauvais que ça d’ailleurs, il est juste très bancal, mais le système cause-à-effets est sincère et se répercute sur les actions les plus inattendues. Un outsider total qui a fait ses preuves et qui n’aura jamais de suite, beuh. Vraiment, il ne coute plus rien, jouez-y, vous y trouverez d’indéniables qualités d’écritures et d’embranchement. Suave? Pro? Agressif?

Sonic Adventure 2 était l’un de mes jeux préférés et je n’aurais peut être pas du télécharger sa énième réédition sur le Xbox Live : ce jeu s’est momifié en dix ans, j’ai l’impression d’avoir profané quelque chose. Je passe aussi mon mois à écouter Blur 21, l’intégrale du saint groupe de Damon Albarn.

Apparition progressive d’un nouveau paquet de chaînes gratuites sur la TNT. Parmi elles, Direct 8, et parmi ses programmes, Amazing Race. Adaptation courageuse s’il en est mais pas très réussie, plombée par des réflexes à la Pékin Express, un petit budget et des épisodes bien trop longs qui zappent le coté « course », justement. Je pensais être immunisé dans mes séries de rentrées hasardeuses à la fac? Hé bien, le Master commence avec des profs peu volontaires (ou juste mourants), hum. Passion rester en bibliothèque universitaire. Soul Eater Not! Sort enfin et méga-surprise : c’est pas mal! Peut être même meilleur que certains passages du manga original si on se met dans l’esprit et le public visé. Skyfall dans les salles et Javier Bardem en méchant pas-très-crypto-gay, sympa, j’ai retenu un James Bond qui, comme nous, prend le métro. Alloresto fait ses pubs avec Katsuni et je fais des avances à Alloresto. Le cycle de la fainéantise. Tremblez, carcasses, le Doritos Gate est là. On se retrouve dans un mois pour comprendre ce que c’est. Comparez avec la Scripted Reality.

#NOVEMBRE

Oui, donc, quel est le problème? Un souci latent s’est cristallisé via une sombre histoire de chips au Royaume Uni – la problématique entre communication et journalisme devient très voyante dans le milieu du jeu vidéo. Pas de bol, ça tombe en plein Paris Games Week qui génère deux écoles : celle qui propose un line-up à constituer soi même pour Noël contre celle des glaireux amateurs de bordel. A vous de faire la part des choses.

Un énorme smiley coeur pour Le Commandant qui sort enfin l’AMV ENFER 2 : PROJECT ASYLUM dans sa version complète. Très, très très belle surprise qui provoque un peu les américains sur leur terrain – le niveau est largement là, aidé par une impeccable rigueur technique. Une véritable tuerie. Le vrai petit truc créatif de l’année dans nos sphères. Ca fait déjà dix ans que j’ai ouvert mon premier manga, c’est le tome 1 de Yu Gi Oh. Pendant ce temps, d’autres font des jeux de carte pour enfants sur des motos. La glauquerie des débuts est loiiiiin. La TNT a maintenant évolué vers sa forme ultime : il y a toujours un reportage de chie façon « Enquête d’action » à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, et tout le monde se passe les mêmes patates chaudes. Si j’entends encore une fois Down The Road de C2C, c’est promis, je mange un bébé. L’UMP, pour ainsi dire, se lole dessus. Le PS avait été précurseur pas si longtemps avant mais on dirait qu’ils souhaitent tellement donner une mauvaise image du parti, ils y arrivent tellement bien, c’est un peu crade. Looper au ciné : postulat super intéressant un peu gâché par des plans moches, mais moches! Ne me donnez pas du gamin surdoué qui hurle, c’est narmesque. La France a encore peur : un gros bouleversement de société va bientôt s’amorcer, le mariage gay/pour tous est dans les tuyaux. Du coup on assiste à un ping pong de manifestations et l’apparition des Femen relance en périphérie un débat d’été assez désagréable (oui, ça se voit, je ne suis pas super conciliant avec tout ça)

Alt Minds, késsadire? Un jeu épisodique par les créateurs d’In Memoriam (Eric Viennot) qui se passe sur le web et les réseaux sociaux. Il a la particularité d’être en temps réel, mais il faut avouer qu’il est un peuuuu chiant, n’ayont pas peur des mots. Quoi qu’il en soit, c’est une démarche encourageant. Edition des Journée Mondiales du Jeu Vidéo – organisées par un pro de la com’. OUPS. Ca reste un événement non intéressé qui promeut le jeu, encore une fois, la part des choses. Je me suis pris Saints Row : The Third – oui, il est sympatique et foutraque, mais trop volontairement débile pour être pris au sérieux. Gameplay assez coulant et facile mais il manque d’identité à force de faire tout ce qu’il veut. Le saviez vous? Canard PC est un magazine avec un véritable humour et une vraie ligne éditoriale. C’est une promo gratuite, ils le mérite, surtout avec l’industrie papier qui se casse la gueule, en témoigne la énième chute du groupe MER7. Mer plus d’argent. Aïe.

walking-dead

« This is going to hurt ». Dernier épisode de The Walking Dead, le jeu. Inutile de vous préciser que ça ne se termine pas dans le rose et les arc en ciels, c’est même un épisode plus court que d’habitude, mais quelle aventure, les enfants. Mémorable comme jamais, on oubliera les ficelles un peu voyantes (faux choix sans effet sur le long terme). Concert de Florence + The Machine au Zénith. J’aime cette femme, j’ai son premier degré, j’aime ses instrus. Glop. Jeu encore, Curiosity est le meilleur équivalent possible au papier-bulle, promotionnel celui-là. Haha, Peter, tu l’as encore fait, quel beau gosse. Sortie de Callof Black Ops 2. Je vais vous résumer ça en m’appropriant un one-liner de mon bien-aimé Yathzee : « Chiant et stupide ». Surtout après Spec Ops qui mettait l’emphase sur la moralité dans le shooter – un jeu bien déprimant – et un Far Cry 3 qui donne un vrai propos à son contenu. On a tous le droit d’aimer, mais c’est un plaisir coupable, tout est cynique dans cette franchise. L’éditeur, les joueurs, le contenu, sa promotion. Rien qui va. Obama est réélu et fait le tweet le plus vu avec sa femme. Quelle morue ce Barrack.

#DECEMBRE

Etrangement, je n’ai pas fait grand chose ce mois ci, c’est, paradoxalement, peut être le moins mémorable. Le fait est que j’ai surtout passé mon temps à bosser pour la fac et entamer sérieusement les hostilités pour rendre un mémoire sur le transmédiatique Steampunk en Juin prochain. La joie des rushs et des rendus, dont un projet de recherche qui, vous vous en doutez, est trois fois moins large que le présent post. LE SERIEUX! Après divers évènements promo dont une soirée quiz au Kawaii, le JDJ me permet de m’entretenir avec les auteurs de Pokémon Noir et Blanc. Sympathique. Encore un truc en solde : Spelunky parachève l’année des permadeath impossible, ici un aventurier qui doit descendre toujours plus bas et éviter mille dangers. Très comparable à Isaac mais en encore plus difficile. Les Video Games Awards récompensent les petites productions au détriment des jeux AAA. C’est encourageant dans le sens où on s’amène vers une logique de cultures parallèles. C’est sympa, non? Petit ratrappage de Breaking Bad. Une des nombreuses victimes des spoilers made in Inrockuptibles. Qu’importe, ça déchire quand même, un vrai bonheur dans la gestiion du drama et de la caractérisation à la pelle. C’est d’ailleurs comparable à la folle aventure de MacAffee qui avait déjà deux cadavres à son actif, une camée et un probable labo de meth dans la pampa. Vous voyez, c’est la même chose! L’année vidéoludique se termine sur ses meilleurs cartouches : Dishonored est un univers formidable, son gameplay est tip top, il est juste trop court. Et Paper Mario, Sticker Star? Le nouvel opus de ma saga fétiche est décevant pour s’être embarqué dans des lignes conductrices très étranges et injustifiées, il est simplifié tout en restant parfois difficile. Bon, les mécaniques y sont toujours et la bonne musique reste en standard, c’est déjà pas mal. Audrey Pulvar lâche l’affaire. Je vais pas me moquer, vous connaissez peut être mes déboires de stagiaire. Sur Twitter, la mode des faux comptes est toujours là, parfois pour insulter tout ce qui bouge, parfois pour faire le malin en ancien français.

La Fin Du Monde n’a pas eu lieu. Dans vos fesses les mayas. Amour pour la petite pastille Sexy Demain sur Canal, qui met en avant tout le talent créatif que la chaîne arrive à induire dans ce genre de format. Wreck It Ralph est un objet essentiel pour nous autres gamers, les références y sont aussi subtiles qu’ouvertes, et le film en lui même est très sympa. Cette année gênante où le Disney est meilleur que le Pixar. Claire Gallois est pas la première à écrire ou dire une connerie sur le jeu vidéo. Oh la la, la Wii U est déjà sortie, il faut l’uploader pendant des siècles avant de profiter de Zombi U, Mario ou NintendoLand. D’autres jeux notables finiront par débarquer le trimestre suivant. ET ENFIN. Découverte de The Hour. Avec The Newsroom qui est probablement une excellente série, l’année 2013 sera journalistique ou ne sera pas. La première est anglais et mêlange habilement L.A. Noire avec la seconde. Grace aux fêtes, je vais devenir encore plus Mac user et je vais twitter le moidre de mes passages aux waters. La foule est en délire. Je vous écrit tout ça dans un bel hôtel, à sortir du spa et à mobiliser tout le room service, je vais avoir une note longue comme le bras mais YOLO. Bonne année, soyez sages.

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Sometimes I wanna disappear

Ce post est entièrement dédié à la fille qui était devant moi pour Foster The People. Enfin… à son dos. Sur les épaules de son mec. Les gens ont du croire que je suivais un match de tennis imaginaire ou quelque chose du genre tant je faisais des aller-retours en crabe

Rock En Seine, dixième. Cela fait déjà quelques années que le festoche du Pont de Saint Cloud a définitivement chopé sa pérennité et s’est inscrit comme rendez-vous incontournable à chaque fin de mois d’Aout. Les mêmes problématiques sont toujours soulevées par la presse : la généraliste est contente, la spécialisée trouve la programmation un peu anachronique, les petits auteurs snobinards vomissent sur un peu tout mais y vont quand même. Et moi, et moi, et moi, toujours avec la certitude d’y croiser des coups de cœur récents. Cependant, ce souci de la programmation devient pertinente, surtout avec ce dixième anniversaire. Le festoche est parfaitement implémenté, son avenir ne posera aucun souci avant longtemps (un jeu concours promet, folichon, d’offrir dix autres années de Rock En Seine pour les gagnants) mais il est vrai que le domaine gagnerais à être jalonné par des plus grosses pointures ou, au choix, des formations plus récentes. Le fait est que tout le récent est encore « inconnu » et vice versa. Parfait pour l’éclectisme et la découverte mais la jubilation d’avoir un mastodonte sur scène n’est pas toujours là. Mon post sur les éditions 2009 / 2010 / 2011

Coïncidence, les frontliners de cette année illustrent parfaitement ces deux concepts. Placebo, Black Keys, Green Day. On a l’un, l’autre et les deux, parfait. D’ailleurs, rarissimes étaient les groupes qui n’avaient pas un album imminent à sortir ou un tout récent à promouvoir, non pas qu’il y ai de mal à ça… Les mauvaises langues font leur boulot et à part Placebo, tout droit sorti des placards labellés « 2003 », tout ce petit monde était relativement récent. Pas de Brian Ferry, pas de reformation, pas de vieille bande des années 80, sauf Social Distortion qu’on aime quand même! C’est une question de goûts et de jugement mais on s’amorce vers quelque chose, même si on est encore loin d’un Mainsquare ou d’un Pukkelpop. On a eu UN très gros groupe, l’idéal serait d’en avoir un par jour. Bref, je fais mon embourgeoisé.

Ha, Rock En Seine… le domaine de Saint Cloud est toujours un véritable plaisir à arpenter. Quand bien même on s’emmerderait entre deux concerts, on a toujours – oui, je n’ai pas refait la même bourde et j’étais, cette fois, accompagné et bien accompagné) – eu de quoi faire. On note toujours la présence de stands maboules (MADRANGE ©) mais pas mal de compagnies proposent des activités rafraîchissantes. Petit coup de coeur pour le stand SFR où on s’est fait battre au baby foot. Deux fois. Dont une contre des gens bourrés à la bière. Je ne vous félicite pas, M. Meuble. Ce même stand qui proposait une armée de guitares Fenders et de pédales d’effets fournies. Enthousiasme caractérisé. Les plus fous pouvaient essayer de prendre leur mal en patience et d’aller monter sur la Grande Roue, promesse d’un joli spectacle panoramique… et d’une vue imprenable sur la scène de la cascade. Sinon? Débauche de malbouffe : petit cœur pour le stand de burgers, à un peu moins de dix brouzoufs la formule avec frites, on rentre dans un tarif de restaurant. Hé oui, c’est le jeu – faire la queue une heure et payer le double du prix. Tout ça prend tout son sens quand on l’avale devant Noël Gallhager et son doigt d’honneur en céramique, posé devant la foule.

Que dire de méta avant d’aborder la musique… oui, je sais. Petite astuce définitivement rodée. Le meilleur coin pour se poser devant la grande scène est définitivement l’extrême droite en y arrivant, là ou se posent les photographes. Aucun problème même pour le dimanche soir où il faut se frayer un chemin parmi l’équivalent démographique de la ville de Sète! Approchez vous de la scènes, montez sur la butte, allez jusqu’au bout et arrivez devant la porte de l’espace Presse/Vip (Alias l’espace Lou Douillon, elle court elle court la rumeur – on aura juste croisé Jack Lang,il me suit partout) A partir de là, descendez la butte, suivez les barrières, il y a un espace mort où on peut se mettre et tout voir, pas comme la scène de la Cascade où il faut monter sur les pieds de son voisin. A partir de là, vous pourrez facilement aller où vous voudrez, même si c’est tout devant au milieu. Si ça a marché pour Green Day, ça marchera pour tout.

Enfin : Ça suffit maintenant avec les drapeaux bretons, les gars. L’année prochaine, je vais me ramener avec un drapeau des Hauts-De-Seine et nous feront un wall of death, on verra qui possède le pire problème identitaire des deux.

Vendredi 24 Aout 2012

Grimes : Je n’ai pas retenu grand chose car, comme tout le monde, j’étais obnubilé par le truc malingre qui faisait une espèce de danse mystique sur scène. Si ça ce se trouve, il faisait une crise, il souffrait atrocement et personne ne bougeait.

The Asteroid Galaxy Tour : Sur la grande scène, juste après Billy Talent, deux réminiscences de 2009. La critique n’aime pas ce gentil groupe danois mais j’apprécie beaucoup cette pop acidulée. On leur reproche un format trop « pubesque », ça ne les empêche pas d’envoyer pas mal d’énergie sur scène et de véhiculer une bonne humeur qui fait beaucoup de bien. La quasi intégralité de ce set était dédiée à leur nouvel album, Out Of Frequency, de Gold Rush à Heart Attack. Le bouzin n’a pas franchement évolué depuis Around The Bend mais c’est un bouzin tellement charmant, rétro (fatalement, avec un look pareil, tout droit sorti de Austin Powers) et… débauché de quelques cuivres en plus. Dommage, ils ont invoqué la pluie. Un bon moment, agréable, idéal pour commencer. Effectivement, après écoute de l’album, on ne va pas très loin… De bonnes formules donc, mais pas pour toujours. On ne va pas pogoter dessus mais les petits aller-retours de clavier de Susurban Space Invader donnent des frissons bienvenus.

Get Well Soon : La caution ambiance de la journée. La présence de l’orchestre National de l’Ile-De-France semble devenir un gimmick du festival, en l’occurrence c’était… plutôt inutile. Musique très calme, lente, posée, on la devine dès le titre, pas grand chose à en dire si ce n’est que c’était comparable à Archive l’année dernière, justement. Derrière, c’était superflu. Dommage.

Dionysos : Je suis très heureux de vous annoncer que oui, c’est vrai : en live, c’est vraiment bien. Bien meilleur que sur un disque. A part l’obligatoire Song For A Jedi, cette heure aura bien évidemment été consacrée à Bird And Roll. CA ENVOIE. La comparaison avec la version studio n’est pas élogieuse, ce premier morceau était résolument rock, très puissant, qui faisait bouger… et Mathias ne se privait pas! Aller-retour en stage diving, grimpette sur les gradins techniques de l’autre coté de la scène, invitation des groupies (qui montrent leurs roploplos) la performance scénique du jour était française. Ambiance cabaret fripon et étalage d’histoires fantasques, prononcées avec un ton qui invite à la sueur et aux petits han han de jouissance. Mon nom est Tom Cloudman ~~~~ Le plus mauvais cascadeur du mooooonde ~~~   Beaucoup de charisme là dedans, ouaip. Excellente surprise et bon souvenir.

The Shins : New Slang et d’autres chansons beaucoup plus vives. Plus rapide et vivant que prévu. Après, je ne sais pas trop, c’était notre pause Kébab. Un Kébab savoureux au petit goût poivré subtil. Des frites pas trop molles. Je lui met sept sur dix.

Bloc Party : Il y a trois ans, Bloc Party venait plus ou moins de sortir Intimacy et nous nous étions bien emmerdés devant, à notre grande surprise. Ils sont de retour et c’était bien plus sympa – mais je doute que beaucoup de choses aient changé entre temps. Leurs nouveaux morceaux sont bien plus cassants, dissonants, un espèce de fantôme Fugazien planait quelque part, pour peu qu’on double les notes et la vitesse. C’était intéressant et Kélé est aussi un leader plein de charisme et de bonnes choses. Voilà, on passait par là, on ne pouvait pas se le refuser, rien de plus.

Sigur Ros : Drame. Sigur Ros, tout le monde le dit, « c’est vachement bien ». Et oui, c’est vachement bien, c’est véridique! Gros souci cependant ; On a rien entendu. Une espèce de bouillie sonore qui ne voulait plus dire grand chose et je me suis surpris à bailler après dix minutes. Très embêtant et ce n’est pas du tout rendre justice à ce très bon groupe islandais (ils ont tout pour eux!) mais là ça n’a pas marché.

Placebo : Hahaha ~ Sérieusement? Allez, je serais bon prince, j’ai quand même passé un bon moment – mieux que prévu, quoi. Heureusement que Brian Molko parle à la foule en français, discute un peu… mais ce n’est plus ma came. Cette version de Teenage Angst était bizarre, sinon c’est du rock bien angoissé et nerveux, sans grande âme derrière. On a tous reconnu quelques titres et voilà. Sympa, sans plus, et nous sommes beaucoup à être là pour le plus.

C2C : En passant devant, j’ai eu l’impression d’entendre de la chiptune. De la très bonne chiptune. Je serais curieux de savoir ce que c’était – on était très loin de ce foutu morceau qu’on entend partout et qui use vite.

Samedi 25 Aout 2012

Maximö Park : Hey, c’était bien! Un énième groupe de dance rock anglais qui sait faire des chansons rythmées avec des sets classiques… on sait tous ce que c’est, personellement, je ne m’en lasserai jamais. Ca commence avec le bien connu Girls Who Play Guitars et ça enchaîne sur quelques morceaux qui brassent la discographique, récemment agrémentée de The National Health (dont Write This Down, héhé, le flair) – Paul Smith saute partout et nous bronzons sur l’herbe. La vie est belle, quoi.

Caravan Palace, Deus, The Temper Trap : Il a du se passer quelque chose pendant ces deux heures et quelques mais je suis dans l’obligation de reconnaître que je ne me souviens de rien. On a vivoté pendant quelques minutes avec Caravane Palace en fond sonore, musique hybride et un peu fofolle, mais DEus était sensé être un point marquant de la journée mais je n’ai pas su en tirer quoi que ce soit. J’ai retenu que c’était belge mais mon petit cœur est toujours réservé à Ghinzu. Je ne sais même plus si j’étais devant le troisième. Bref, je ne sais rien. Ça doit être l’herbe. Fumée passivement.

Ennui.

Noel Gagallagher et le groupe derrière: Pff pas le moindre foutu mot sur le psychodrame d’il y a trois ans. Je ne sais pas comment il faut l’interpréter mais les deux tiers étaient tout de même des chansons d’Oasis – la fin de la Setlist faisait très message cryptique puisque le concert s’est bouclé sur Whatever suivi de Don’t Look Back In Anger. Mmh? Il n’empêche que c’était très sympa et… plutôt indissociable d’Oasis. Je suppose qu’on a eu notre concert avec un peu de retard, finalement. Le pauvre Noël semblait tout perdu, un peu bougon, pas super enclin à dialoguer avec son public, passant parfois un long moment à regarder du mauvais coté. Coucou, on est là. De bonnes chansons, pas mal d’acoustique, un doigt d’honneur posé sur une table à notre intention, voilà.

Eagles Of Death Metal : Bon dieu que c’était bon. Vous connaissez peut être Wanabee In LA, titre bien tranquille et trompeur – leur musique n’est peut être pas si extrême mais c’est du hard rock, la touche Josh Homme est présente. Le leader, libéré de son habituelle moustache, hurle des gros mots, dit qu’il nous aime et s’avale un doigt de scotch en live. Parfaitement glacé et sophistiqué. Une musique bien crade, saturée, le stoner rock n’empêche pas le porté de T-Shirt des Black Keys qu’ils ont l’air de bien aimer. Une reprise bien cool de Stuck In The Middle With You… une vraie bonne surprise, un grand moment de virilité et de romantisme.

The Black Keys : 22 heures, quelques gouttelettes qui ne feront pas long feu. Le duo (et quelques invités) est en terrain conquis : il ne leur faut pas déployer beaucoup d’énergie pour faire bouger la grande scène. Ils étaient un peu en pilote automatique et n’avaient pas à fournir grand chose, mais cette presta sans grande conviction était déjà beaucoup. Une heure passée trop vite de rock bluesy, de chansons de lover et de tourneries ultra efficaces qui se concluent sur les très attendus Lonely Boy et I Got Mine. On entend le refrain du premier jusqu’à la scène de l’Industrie, à peu près trente kilomètres plus loin. Un véritable bon moment, dommage que le duo soit un poil effacé (marrant, ils ont cette manie bizarre d’échanger de look…)

Mark Lanegan : Songwriter bien dark approuvé par Nirvana. Tout est dit. Plus que sympathique et une bonne surprise de début de nuit.

Dimanche 26 Aout 2012

Kimbra : Je ne connaissait pas cette jeune femme et il s’avère qu’elle donne la réplique à quelqu’un qui scande Somebody I Used To Know. Seule, rien à voir avec ce morceau tout droit sorti des ondes FM – esprit rock sans être grunge, beaucoup de vitalité, elle en devient sexy. Beaucoup d’inventivité et de bon esprit. A suivre donc… et il s’avère que ce n’était pas sa dernière apparition de la journée.

Stuck In The Sound : José et son habituel hoodie! Du rock parisien un peu dingo. Des tonalités très mineures et un esprit chafouin ont été les mamelles d’un concert rigolo. Pas grand chose de marquant (je trouve que Ouais a été le début d’une courbe descendant, bouh) mais que des tubes, pas de temps morts, beaucoup de blabla… belle prestation, avec un Marsupilami sur scène. C’est bien, ça nous détournais du drapeau pirate.

Passion Pit : Un poil gentil… je ne sais pas si j’apprécie le tournant que Gossamer offre au groupe de Michael Angelakos mais ça restait tranquille pépère en live. Énorme mélange des genres : pop, synthpop, électro, on se laisse porter. Je comprendrais tout à fait les gens qui adorent ce groupe, là, ça manquait un peu de peps, un je-ne-sais-quoi qui faisait défaut… et il faut prendre en compte cette difficulté de restituer l’infinité de subtilités des morceaux de Manners. Pas mal, quoi, un autre bon moment, encore.

Dandy Warhols : On m’avait prévenu toute la journée que ce n’était pas bon. C’était effectivement pas ça. Croyez-le ou non mais Bohemian Like You était le morceau le plus enthousiasmant du lot… et c’est pas du speed metal! Le chanteur avait l’air particulièrement… ravagé par quelque chose. Bref, ne nous attardons pas. Ronflzz

Social Distortion :Une heure à faire la Burger-queue plus tard, je ne connaissait toujours que deux choses de ce groupe – Story Of My Life et leur amour de Ring Of Fire. Je m’attendais à voir de jeunes quadras sur scène… j’ai eu une bande de vieux routiers! Tout leur répertoire sonne de leur même manière, en plus guitaristique, pêchu et identitaire. Jolie scène, d’ailleurs. Du rock bien old-school, efficace sans être mauvais, bien au contraire. Je me suis cru au milieu d’un épisode de Sons Of Anarchy et j’ai apprécié ça. Comme une ambiance de gentil biker : bourru, brutal mais avec un coeur gros comme ça. Ouais, en fait c’était plus une ambiance Little Kevin.

Foster The People : Splourtsh. Revivons ça en live. Ils démarrent sur Miss You et…

D’ailleurs la gentille personne qui a filmé ça est juste à ma droite, grosse coïncidence. Vous le savez, je suis dingue de ce groupe de pop et il s’avère que ça passe très bien en live. Le problème étant qu’il fallait se barrer au milieu du concert pour Green Day – et donc abandonner une version de Warrior, le duo du groupe avec… Kimbra! En plus, ces espèces de douchebags ont bien souligné que c’était leur dernier concert avant perpète mais, au moins, ils reviendront avec une deuxième galette. Pas de surprise, ils n’ont fait que dérouler Torches… mais l’ambiance était au rendez vous. Personnages gonflables géants, canon à confettis, le public a été honoré d’une guitare dans la figure. Mark Foster a un peu l’air d’un robot mais hé, on est occuppé quand il faut rendre tout ça à trois. Coeur géant avec les mains.

Green Day : Ha ha oh wow. Encore mieux. Une belle façon de fêter cet anniversaire. Deux heures de pur show : Billie Joe chante, cabotine, fait la gueule, se roule par terre… on a eu droit, en deux heures, à un joli panel de la disco – two de Kerplunk! à Uno! – qui ne sortira que dans deux semaines. Pas mal de petites séquences jubilatoires – reprises de Hey Jude, Shout!, Highway To Hell… ils se déguisent, mettent des chapeaux rigolos, se travestissent pour King For A Day… sur l’écran géant, les minettes chialent et les garçons se marrent… la foule récite Boulevard Of Broken Dreams (facile quand même) et BJ s’allonge et nous congratule d’un « Wow! We are Green Day… From Paris! » Effectivement, ambiance un peu trop « stade », ce temps perdu à faire faire des « héééé hooooo » toutes les cinq minutes a surement sacrifié un ou deux morceaux (et ouvert des vocations de relous sur le retour et dans le tramway) mais qu’importe, ce fut démentiel. Bonus fanservice et montrage de tétons. Oh oui, merci de nous avoir inondé de papier toilettes et de fusées en mousse… c’est ça que j’appelle un concert : de la musique et du spectacle avec un vrai dingue.

Mention spéciale aux arbres taillés pour faire des têtes effrayantes à la sortie du domaine, au mec déguisé en cavalier façon Angleterre Victorienne, aux Granitas atomiques et au tramway, cette canaille.

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Japan Expo 2012 ~ Une grande famille

Hashtag népotiiiiiiiisme.

Cinquième Japan pour ma part. Cinquième. Le poids des années commence à devenir bien lourd pour mes frêles épaules. Chaque année aura été une expérience tout a fait différente et indépendante, toujours relatée ici – les mots clés vous guideront vers les comptes-rendus précédents. Pour nous autres, trentaine d’amateurs qui attendent les comptes rendus des uns et des autres, on caractérise souvent les précédentes Japan par… le temps qu’il y faisait. Cherchez pas. Pour moi, ce fut une Japan franchement cool car fantastiquement remplie : j’y suis resté aussi longtemps qu’il me fut possible (se lever à sept heures début Juillet n’est pas une expérience que je recommande si vous ne bossez pas à cette période) – et parce que j’ai eu la chance de la faire coté presse. En espérant gravir petit à petit l’échelle alimentaire médiatique au fil des années – c’est l’opportunité de faire deux choses :

– Couvrir le plus d’évènements possibles, courir partout, tourner des émissions (dont un deuxième shortlist, avec plein de profils différents, des gamers, des lolis, des timides et des cosplays qui déchirent) et chercher des sujets, bref, faire du journalimse – mais ça, honnêtement, ce n’est pas très excitant pour tout le monde

– C’est surtout l’occasion d’envoyer des mégas SMS de branleurs de type « Hey, on se rejoint à la salle presse? » et de faire du briefing dans cette salle acclimatée – la chaleur n’était pas un problème cette année, l’agoraphobie était notre seul véritable ennemi – puis de se laisser vaquer quelques minutes et de croiser quelques têtes connues, j’ai eu par exemple la chance de rencontrer très rapidement Justine Le Pottier (« derrière toi connasse? ») et de subir un décrochage de mâchoire à la vue d’un Satoru Iwata nous passant devant, Alexleserveur, ma chère et tendre et votre serviteur. Aucune idée de ce que faisait le PDG de Nintendo à la Japan, sinon poser un peu du coté du stand Nintendo, avant de probablement être effrayé par la quantité d’objectifs se braquant sur son auguste figure de machine à bons jeux. (Enfin, ça, c’était avant.)

Bon je fais mon kek des plages mais après ce bête article qui n’a rien à voir avec le « coté pro » du bouzin, on va publier une vidéo et je vais m’occuper de 3, 4 ou 5 articles à faire sur le JDJ – je n’ai donc pas de réel problème de conscience mais la légitimité des badges reste encore un souci qui aura fait jaser cette année. Après le laxisme évident de l’édition 2011 – souvenez vous, j’ai passé un coup de gueule contre tout nom de blog que je voyais autour d’un cou – il y a encore pas mal de gens qui profitent de leurs sites, plus ou moins réussis, plus ou moins updatés, pour rentrer dans la Japan… sans en faire quoi que ce soit. D’une part ça donne une opération tempête du désert pour les accréditations (p’tain de notre coté il a fallu se battre et mon badge était pas à mon nom, drame), de l’autre – il n’y a même plus d’eau l’eau tiède dans l’espace presse. Des gens veulent juste voir le monde brûler. Non, sérieusement, arrêtez de pantoufler quoi, merde. Vous privez des sites bien meilleurs que les vôtres d’une accréditation légitime ET vous contribuez à un espèce étalonnage des médias, le web étant très largement discrédité par rapport au reste. Vraiment.

L’évolution de la Japan Expo est toujours en marche : treizième impact, certes, mais quatrième Comicon. L’organisation de l’espace se transforme toujours plus, ce qui n’était qu’un énorme rectangle est devenu un énorme rectangle avec des petites extensions, avant de se changer en DEUX énormes rectangles, reliés par une espèce de zone de transition où il devient impossible de circuler si on est pas armé d’un pogo-stick. Les zones d’affluences étaient bien définies : le Jeudi et le Samedi étaient les jours à éviter si vous vouliez respirer un peu mais l’un dans l’autre, le Jeudi est le seul jour où on peut entrer à tarif décent. Le cirque dans le B est toujours de mise, mais au delà d’un doigt d’honneur de la RATP (on va ralentir vos trains parce que vous faites chier trololo) il n’y a pas eu de véritable problème logistique. Faire la queue? Toujours pas un problème coté visiteur si vous venez vers midi, après, c’est une question de répartition des tâches et d’emploi du temps. Bref, cette année, la Japan est un grand V où le pire trajet possible est de la Live House jusqu’au ring de catch. Toujours plus loin vers le compromis entre contenu et espace, pas mal, pas mal. La convention grandit et reste bien managée sans être trop compacte. Le monde est un mal nécessaire…

SALUT! JE SUIS SABER! JE SUIS FAITE POUR ETRE KIFFEE PAR CONCOMBRE QUI VA RAPIDEMENT REGARDER FATE ZERO!

Japan Expo Brotherhood

L’invité de marque, cette année, c’était Naoki Urasawa. Conférences, dédicaces et tutti quanti, je n’ai pas couvert les évènements autour du créateur de Monster, Pluto et autres 20th Century Booooooooy ~ donc je ne saurais pas trop en parler. En revanche, le coté comicon de la scène principale a pu se targuer de faire défiler quelques têtes rassurantes. Alexandre Astier à assuré une « masterclass » (c’est un terme un peu impropre pour un insight et quelques questions, on a pas vraiment appris à créer une série) fort sympa. Pas franchement familier à l’univers de Kaamelott, le bonhomme a su conquérir ma sympathie envers un projet qui, visiblement, est bien moins à visée « humoristique » qu’à première vue… le personnage Astier est vraiment relaxant et c’était un plaisir de faire sa connaissance. Présentation de « Kaamelott Résistance »… et ce dernier a suggéré éventuellement pouvoir produire Poulpe et Davy qui venaient de se prendre un arrêt du Golden Show dans le genou. Ce qui leur faut, c’est un peu d’humour en plus et surtout rencontrer des gens… car tourner en circuit fermé et uniquement se reposer sur « les valeurs du moment » ; on a bien vu ce que ça donnait, sur la longueur. Le lendemain, c’était au tour de l’équipe du Visiteur du Futur de nous projeter les deux premiers épisodes de la saison 3 de la web série éponyme. Sympathique, avec quelques moyens en plus. Vous voyez où je veux en venir : Alexandre Astier et sa famille, François Descraques et sa famille, Alexandre Astier et François Descraques…sur la grande scène, la Japan s’est cloturée sur une conf’ du Joueur du Grenier et je n’ai aucun commentaire à faire.

Bon, qu’est-ce qu’on pouvait trouver dans les allées? Plus de Coca Zéro d’une part, donc des allées un peu plus propres… mais quelques jeux vidéo. Le grand absent de l’année est bien évidemment Sega pour des raisons de… banqueroute mais Nintendo a pu se tailler la part du lion avec un espace tournoi assez bien pensé – big N a mis le paquet en lâchant des prix mirobolants (Wii U, un an de jeux) au vainqueur de son principal tournoi. Beat the Beat était fortement mis en avant tout comme une batterie de jeux déjà présents l’année dernière (Luigi’s Mansion, Kid Icarus) – Square Enix avait le bon goût de proposer des TeaterRythm (orthographe approximative) à prix très gentiment réduit, en plus de nombreuses bornes d’essais qui présagent d’un gameplay gentil et cool, pouvant permettre un minimum de difficulté. Bon, inutile de détailler la présence des éditeurs tiers mais on peut tout de même noter la présence d’un certain nombre de showcases plus ou moins excitants. Tout d’abord, un très très gros pan gameplay de Resident Evil 6 (honnête, plutot linéaire, rien de spécial à dire) par Capcom, divers jeux de baston basées sur X licence Jap – puis un show de Marcus n’arrivant pas à faire marcher Star Wars Kinect, super. Pas d’annonce particulière, pas de nouveautés par rapport à l’E3, juste quelques bornes d’essais bien distillés dans un « coin JV » pour récupérer quelques otaques. Jusque là, tout va bien… mais en reculant un peu plus, on tombe sur ce compromis entre « Culture JV » et « Culture Anime » alias « Culture Internet. » En bref, le quatrième quartier de cette Japan Expo. Scène uniquement dédiée à StarCraft, coin Internet où trônent les divers podcasters de qualité (Freepod – bouh, le Captain était là et je m’en suis jamais rendu compte, Badgeek, PAS Radio 01 qui a encore plein d’émissions chez Badgeek, etc) et Press Start Button… j’ai attendu votre conf les gars, mais priorité à Astier, désolé!

Un jeune journaliste coréen très enthousiaste à l’idée de trouver l’amour dans les speed datings organisés par Geek Me More. Il y avait d’autres stands « wazzufs » à la Japan, comme Brother, boîte de télécopieurs, qui organisait… des karaokés.

ALLEZ VIENS DÉPENSER TON ARGENT

C’était pas vraiment difficile. Les éditeurs ont fait leur maximum, comme à leur habitude, pour nous proposer des kilotonnes de mangasses et accessoires à acheter, sous couvert d’offres promotionnelles, de goodies et d’avant-premières. Vous savez, on m’a souvent sorti le couplet du « supermarché géant » pendant ces quatre jours… et malgré quelques cancers évidents (j’y reviens plus tard) la Japan c’est aussi beaucoup de bonnes opportunités pour ramener quelques bonus! Voilà donc un panel non exhaustif des stands intéressants :

Kurokawa, comme d’habitude. Mon âme et mon premier-né pour Kurokawa. En plus de toujours stratégiser à fond les sorties intéressantes pour la Japan – comprenez, Soul Eater – on y trouve toujours de quoi faire, entre Yotsuba, FMA… et Ace Attorney pour les fans hardcore. Cependant, après la déconvenue de la première série (et le petit fail qualitatif nommé The Civilisation Blaster) je n’irais pas vraiment acheter ça trop rapidement. Kaze est venu avec ses gros sabots et ses rédacteurs drogués – je cite : « 2 premiers épisodes de Blue excorcist, des conférences avec SOS brigades » – c’est pas grave les gars, le sevrage n’est pas une fatalité – de son coté, Taifu et ses mangas pas géniaux (je parlerais de Samidare un jour ou un autre) avait au moins la très grande bonté d’âme de lâcher de jolis posters assez facilement. Rien à dire chez Kana – sinon, du plagiat éditorial sur le jeune homme m’ayant prêté son nom pour le week end, pas cool, mais toujours de fabuleuses séries… Glénat fait ses faux tatouages, Kuro ses maquillages de zombies, il y a de l’écho dans l’air. Tout les acteurs habituels sont là : vente de DVD à prix potables (ou moins potables, mais récents) et les habituels point incontournables en figurines (Good Smile, Tsume) étaient toujours présents, ce qui est sompa. Nico nico est toujours là et prends même pas mal d’ampleur, il est amusant de constater la prise d’importance qu’on certains médiums au fil des années. Par exemple, il y a deux ans, le cast du Visiteur du Futur n’était qu’en « simple dédicace chez…

… Nolife, habituel planqué de la convention (derrière d’affreux stands très cancéreux) qui nous honorait de son joli bouquin Nolife Story, écrit par Florent Gorges, que j’ai raté, faute de temps, argh. Toujours dispos, toujours proches de leurs téléspectateurs. Vous trouverez Amo dans un Extra Life récent, tiens.

Les poncifs

Malheureusement, tout n’est pas rose au pays du soleil levant : le HK est encore bien présent, terriblement présent. La fameuse « allée du cancer » de l’entrée est toujours aussi cancéreuse – on note un retour très étonnant de la vente de sabres qui, malheureusement, marche très bien. Franchement, que peuvent avoir en tête tout ces gens qui achètent ces trucs? On en voit partout, dans la convention, sur le retour, un pauvre gars s’est même fait serrer par la police à Saint Lazare à cause de son bidule. Ça n’a aucun foutu seeeens putaiiiiin. Au delà des habituelles peluches/sacs/machins contrefaits, on peut aussi constater un phénomène ahurissant : constater la présence d’une peluche Totoro « Made In China » à VINGT MÈTRES de sa copie conforme, sur le stand officiel Ghibli (faisant d’ailleurs une apparition remarquée) … c’est absurde.

Les free-huggers. Bon Dieu, c’est un phénomène qui date… allez, de 2008. De ma première Japan, j’ai constaté à quel point eux même pouvait s’en foutre depuis. Plus le coffret Cowbow Bebop baisse, plus les Free Huggers deviennent gênés par eux-mêmes. Ils compensent en se regroupant en bande, bloquant les allées et en emmerdant les conférences officielles. Hmhmhmhmhm grincement de dents. Il y en a toujours qui ironisent sur le truc mais c’est tellement gênant de croiser un type avec son bout de carton et son sourire à gravité variable… ah aussi, attention aux scams. Maintenant, ils sont intra muros! On vous saute dessus, on veut vous vendre des cartes postales pour les jeunes handicapés sortant de prison? Rassemblez vos pensées, n’allez pas trop vite, donnez du « non automatique » ou jouez là à l’envers : faites comme moi, demandez leurs pour quoi ils travaillent ou un badge assesseur. Vous avez gagné, peut être qu’ils ne reviendront pas.

Ne nous formalisons pas

Allez, il y avait quand même plein de trucs à faire. Comme d’habitude, l’emploi du temps était fantastiquement chargé et permettait un joli panel d’occupations. Il y a toujours de bonnes associations pour proposer des jeux bien foutus (JESUS AIME BULLEJAPON ET TOI AUSSI) mais on peut aussi se diriger vers des machins, disons, plus « créatifs » – comme chaque année, AMV France organise un concours de vidéos et un vote du public. C’est toujours un déchaînement de créativité et de maestria technique, quelque chose que je recommande et qui peut se voir et se revoir sur leur site. Coté Comicon, pas grand chose… de beaux exposants, certes, mais rien de nouveau : posters, goodies, pas tant de comics que ça, la vague « Game Of Hunger Games » n’a pas réellement eu lieu, au delà de quelques jolis posters/T-Shirts. Ce serait faire de la redite par rapport à l’an dernier… allez, il y a quand même ce fameux ring de catch féminin, toujours marrant de voir des nanas baraquées se faire pilonner sous les acclamations du public. Pour les masos, des initiations au catch étaient proposées, à base de tour de terrains – pour ceux qui aiment se faire hurler dessus. Non, vraiment, il y avait de quoi faire, et les projections étaient la cerise sur le gâteau : Webséries (France Five) Films (Pokémon 93 : Voltorbe, la comédie musicale) et dramas, toujours.

Bien, bien. Pas d’assos? Oui, les clients habituels, encore une fois, sous entendu les organisations qui véhiculent des Vocaloïderies et les jeux de rythme. Orgames, donc, des tournois et bornes d’essai avec moult espace autour pour pouvoir se déhancher, mais étrangement, l’épitanime semble plus approprié pour ce genre de choses. Pas de Thalie, pas de jeux Brigadistes (mais un stand toujours présent, point de chute pour rencontrer des gens, – j’ai même du y engueuler quelqu’un, saugrenu) mais un stock bien cool de fanzines et de créatifs à encourager. Le fameux recueil RER-Tan était un achat amusant et astucieux (un euro la double page mais hé, encourager) – chez MonkeyHead et Obvious. A noter également, la présence de Kawasoft, asso qui va nous pondre (idéalement pour la Japan Expo suivant selon eux) la version Française de Katawa Shoujo. Ils vendaient un produit rigolo mais un peu scandaleux, faites un peu de recherche pour comprendre de quoi je parle, ça me laisse sans voix. Sinon, c’est la fiesta de badges, dessins, portraits, peluches… et de gens qui ne parlent qu’italiens et qui n’arrivent donc à rien vendre (??) – étrange. Bizarre.

En fait, la nouveauté, en ce qui me concerne, ce sont les showcase musicaux – je devais couvrir la présence de Prof. Sakamoto. Vous ne le connaissez peut être pas, et un futur article sur le JdJ sera probablement la seule occasion : il était très mal mis en valeur et ne reviendra probablement pas. En tout cas, il s’agit d’un mec un peu barré, habillé en super héros qui aurait une console sur la tête… qui joue les mélodies du jeu qu’il encastre sur son casque, avec son petit clavier qui émule des sons NES. Talentueux et rétro, franchement qualitatif.

Oh, j’oubliais. La Japan, c’est aussi des sacs. De jolis sacs. Pourquoi en acheter quand les éditeurs t’en filent d’aussi beaux et aussi variés? Tu peux bloquer tout une rame de RER B avec ton Ki-Oon de deux mêtres, et les sacs Tonkam ne sont pas de trop pour contenir la tonne de machins gratuits offerts avec Médaka Box 1 en avant première. « L’eau Médaka Box », et pas un, pas deux, mais QUINZE boîtes de mouchoirs. J’ai donc appris ce Vendredi 6 Juillet que j’avais une tête de branleur. Pas grave, merci aux habituels gens qui m’ont accompagnés lors de cette japan, à tous les journalistes que j’ai rencontré brièvement, et à tous les membres de la Team Alcolol qui a sérieusement montée en effectif ce week-end. Coucou!

Le précieux BUTIN

Bon. La cultissime série Evangelion pour une bouchée de pain, je vais enfin pouvoir découvrir cela. Un des derniers « Histoire de Sonic » avec sa belle couverture, trouvée chez Pix En Love, une figma Saber, le fameux Nolife Story, le recueil RER-Tan, un doujin Panty et Stocking – acheté en couple, normal – avec les quinze mouchoirs fournis par Tonkam, encore plus normal – le line-up Kurokawa et Kana, plus Prophety Blood Lad, Samidare et Pluto (gros retard de ma part sur les créations de ce jeune homme) et quelques posters de poseur avec des Horos dessus. Formidable.

Meilleure Japan de mon coté, largement la plus complète et exhaustive. J’ai pleinement apprécié ces quatre jours, j’espère que vous avez eu le même kiff… et c’est pas fini, maintenant, il y a plein de trucs à lire et à regarder… et n’oubliez pas d’aller boire un peu au Kawaii Café et de dire bonjour à Mael de ma (/notre part), il va peut être vous faire un blind-test et vous offrir des shots! C’est quelque part près de République est c’est un endroit fabuleux pour boire des shots et faire peur aux Parisiens qui ne boivent pas des alcools forts Japonais. En bref, bons intervenants, activités variés, conventions qui évolue et merde aux prix.

Ps : Merci à yllwngg pour son cadeau de onzième mois qui a trôné sur ma casquette pendant la convention, en compagnie d’autres badges. #bizarre

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Epitanime 12 ~ Autisme et dépendances

Ce post vous est offert par le Scumbag Métro

Ne vous méprenez pas, ce titre ne vous est pas destiné, c’est juste un mot que j’aurais prononcé des milliards de fois dans des contextes divers – je peux vous assurer qu’après un cagnard pareil, on commence à bégayer.

Chaque année, je m’efforce d’avoir un rôle un poil différent par rapport à cet évènement – joyeux festivalier (2009 – Le post nécessite un sévère ravalement de façade) – staff asso (2010) – et anxieux papa d’un gros projet (2011) – je me suis cette fois ramené avec deux bracelets pour sonder mon monde en vue d’une vidéo qu’un illustre gus est sur le point de boucler, le montage est en pleine finalisation. Ce n’est bien sûr qu’un argument valise puisque le fun en convention se trouve potentiellement un peu partout – les otaques, qui sont-ils, quels sont leurs réseaux?

Alors alors alors

DONC – La problématique pour tout le monde, staff et visiteurs, a été de faire avec les changement drastiques inhérents à cette édition. En amont, des décisions prises faisant preuve d’un bon compromis entre sens pratique et économies – dans les faits, c’était surtout l’édition crash-test d’une nouvelle logique d’organisation de l’espace, avec des hauts et des bas – plein de petits hauts, et un gros bas. Grosso modo, on peut supposer que le staff est paré pour nous fournir une future édition parfaite, d’autant plus que selon ce même staff, aucun souci d’organisation ne s’est posé, pas de débordement non plus. A ce stade, c’est déjà cool!

Le visiteur néophyte entrait donc dans une convention comme une autre – tout en sachant probablement qu’il est déjà dans le haut panier du genre – pour l’habitué que je commence à être, ça fait de sérieux bouleversements qu’il faut intégrer, et croyez-moi quand je vous dit que c’était pas l’évidence même car l’un des grands absents cette année était… le plan et le programme. Affiché nulle part ou a des points stratégiques – mais le stratège devait avoir un grain. C’est dommage mais l’un dans l’autre ça force un peu à découvrir de nouveaux horizons… ce qui fait qu’on se retrouve souvent dans un lieu inédit, à cherche ce qu’il se passe là – et c’est bien. Honnêtement, si vous restez sur le pas d’une pièce à ne pas savoir quoi faire, z’êtes un peu bizarres, les enfants. Il n’empêche que l’information est reine et que nous, petits sujets, étions un peu déboussolés. Dommage! Je suis sûr que pas mal de gens sont passés à coté de la fameuse « Batcave » et peut être qu’il y en avaient même qui ignoraient totalement l’existence de l’étage jeux vidéos. Ce qui serait dommageable.

Bref, party in the front, party in the back : la cour principale n’abritait désormais que les fanzines. Que est ici un barbarisme qui ne rend pas justice au coté « kermesse » – et ça peut avoir de bons coté – de l’otakisme qu’avait cette Epitanime : que de bonnes choses ont derechef été mises en avant, du contenu de qualité à acheter et à soutenir. Cela donnait un cachet unique avec toutes ces petites tentes qui offraient un spectacle rare : du bon contenu exposé, sans incartades. Jusque là, tout va bien mais cela va sans dire que la grande scène était l’oubliée du week-end… D’ailleurs, vous vous souvenez de l’époque où les grandes feuilles blanches de la descente étaient un moyen d’expression et pas une private joke géante, empêchant tout le reste façon tag moche? Moi non plus, ça passe super vite… la scène donc – était placardée dans l’habituel hall qui sert de supermarché annuel. Dans le noir le plus complet. Il fallait donc des cojones pour y aller, s’intéresser et rester devant, dans cette ambiance glauque qui ne devait pas rendre des émotions super réjouissantes la nuit. Là aussi, dommage, la scène est toujours sensée être le pivot de la convention, des activités phares et de l’habituel kara de X qui clôture le bouzin. Pas vu d’activités particulières, de défilés cosplays ou de jeux associatifs mais le petit event final sur Dance Central était très fun et si bon esprit. C’est con, il ne manquait que le lieu optimal mais hé, cela faisait partie du compromis.

Le paragraphe des trucs coréens

D’ailleurs, je parlais de « supermarché » – le deuxième effet kisscool de ces coupes se faisait bien ressentir sur ce point là : aussi curieux que cela puisse paraître, l’Epita est aussi un très bon moment pour dépenser son argent de poche (ou ses allocations, ou son tiers provisionnel, bref) parce que c’est le bon endroit pour dénicher des Goodies cools et honnêtes, qualitativement parlant. Là il y avait bien l’habituelle bardée de mangas et de coffrets emballés, de T-Shirts Nekowear cools mais rien de plus, on sentait bien un vide, un manque par rapport aux éditions précédentes. Pire, il était comblé par la présence d’une boîte un peu foireuse, je n’ai pas trop compris cette histoire, probablement quelque chose de sale. Évidemment, on peut toujours faire des échanges, et ça passe par le dépôt-vente, planqué comme jamais – il faut vraiment tomber dessus par hasard – et se sustenter en plein effort n’est toujours pas un problème! Une canette : un jeton gratuit, ce fut la gloire et la félicité mais je n’ai pas poussé ma chance de cocu jusqu’à faire une cocu tout court : le maid/butler café ne m’a pas vraiment tenté, je ne sais pas pourquoi, je me sens très frileux face à tout ça, comme si j’assistais à une énorme entreprise de corruption, mais dans une version avec des gens consentants qui servent de la bouffe hors de prix en disant « maître » au client. Ça à l’air dangereux de faire ça, surtout avec la perversion qui se dégage de certains personnages connus (le fameux « gros coréen » qui effraie l’intégralité de la gent féminine) Bref, vision d’horreur, des philosophes grecs ont pris cher pour moins que ça.

Bonne surprise pour le coin JV

LA bonne surprise de la convention était, sans aucun doute, dans le deuxième étage du nouveau bâtiment. Le fait d’avoir poussé l’organisation dans ses derniers retranchements a permis une découverte d’exception : ce coin était parfaitement exploitable et maîtrisé. Un petit standounet Pix And Love qui permettait de compléter sa collection (toujours) et un étalage de bornes qu’on doit toujours à la générosité de l’association MO5 : toutes les générations sont représentées, il n’est plus question de réellement attendre avant de jouer à quoi que ce soit et des activités de qualité étaient présentes : que ce soit l’habituel Bomberman à dix ou des nouveautés (une multitude de tournois sur des supports… pas toujours prévisibles, dont Rayman Origins, CHAPEAU quoi) il y avait toujours de quoi faire, indépendamment du reste de la convention. Cela ne paraissait même pas excentré, ça s’intégrait bien au reste – que deux petits étages à faire et hop, tu pouvais jouer au Rythm Paradise sur Wii, encore inédit en France.

Bon, je me suis amusé à cherche l’habituel Visual Boy, que quelqu’un a du manger depuis la dernière japan. Ho, allez, il manquait peut être quelques jeux à plusieurs façon Buzz and co mais c’est vraiment pinailler. De l’autre coté de la convention, la salle des jeux de rythme était toujours là, blindée de ses aficionados du DDR. De la même manière, tout ça fut un bon aspirateur à badauds pour les activités asso, placées en extension de ce secteur : BulleJapon (je suis toujours persuadé qu’ils resteront ad vitam le modèle à suivre et c’est bien légitime) au centre, les autres un peu plus loin, dont la Brigade SOS planquée là, au fond, derrière le « Coin Pedobear » (comprenez le coin « dessine moi un mouton » ) Je ne saurais pas trop quoi dire en toute objectivités sur les activités asso, donc gloire à BulleJapon et malheur au vaincus, tout simplement. Je suppose que pas grand chose n’a changé sur ce plan là. Je vous le dit : c’est une question de timing. La diurne n’a rien à voir avec les nocturnes – si, l’année dernière, je m’étais au moins déplacé pour la première soirée, je n’ai rien vu de tout ça, et je suppose que le Kara était encore quelque chose d’unique et, je dirais même, électrique. Pas la peine d’accumuler les envolées lyriques pour décrire cette sensation étrange de fin du monde quand vous retournez chez vous/à votre hôtel pour dormir de six à douze heures du matin…. sauf que là, il paraît que c’était carrément une ambiance à la Dead Rising, comme quoi, les choses sont bien faites.

Jésus parmi le peuple

Héééé oui, il y avait un invité-phare cette année. Il ne vous dira peut être rien, mais Ryukishi07, véritable nom inconnu de Wikipédia – était présent. Pour le dire le plus clairement possible, c’est l’auteur de deux très très gros visual novel qui influencent beaucoup la culture otaque française et mondiale : Le Sanglot des Cigales et Umineko… – deux univers que j’ai déjà passé au crible ici, inutile de les décrire… et quand bien même je n’irais pas dire que tout ça est marqué d’une grande littérarité et que les illustrations des VN ne sont pas à s’immoler d’admiration, ce sont des univers à la mythologie bien précise, des histoires compliquées et ayant donné un anime par univers, parfois sur plusieurs saisons! Cette homme et donc à l’origine de pas mal de choses et c’est un réel plaisir de voir cette fameuse petite plume de la famille Ushiromiya sur le goudron de la rue séparant les deux immeubles. Une belle touche. Interviews, conférences, dédicaces, le (jeune) homme s’est montré très disponible et proche de son public, en plus de manifester un réel enthousiasme.

C’est super, ça! Évidemment, Pierre Bancov était également de la partie pour appuyer cette présence et vendre le dernier volet du premier visual novel (Le Village Maudit, donc) pour compléter nos collections. Notre boulot est désormais fait de ce coté là (et avec quarante euros gratuits dans le processus, HEIN. :D) – d’ailleurs, le karma n’a absolument rien rendu à ce pauvre monsieur 07 : encore un pauvre invité japonais qui se fait détrousser tout son matériel à Paris… et une forte propension à se faire coincer dans le métro ne l’ont pas aider à arriver à l’heure pour les deux conférences prévues. Deux bonnes conférences dans une ambiance parfaitement bon enfant, respectant les spoilers (le VN Higurashi vient à peine de se finir) et permettant même des questions du public, même si je dois vous avouer qu’au moment où un Deity Link à deux places de moi demande « Oui alors heu avez vous fait une référence à un personnage de Touhou truc » j’ai vraiment senti ma virginité revenir en taxi au Kremlin-Bicêtre et me remonter par les narines. Passé ce genre de moment à la nerderie superlative, ce fut d’excellents instants d’échanges, de partages et d’anecdotes croustillantes… que je n’ai vu que le Dimanche – dommage, mon univers-phare était traité la veille – parce que je devais aller fissa assister à un TRUC. Pour le coup, cette vingtième édition était réellement construite autour d’une personnalité, et je suis certain que beaucoup de gens ont pu se faire plaisir comme j’ai eu la chance de pouvoir rencontrer Marcus un peu plus en détail l’année dernière. Un bon point, tout le monde était gagnant sur ce coup.

Bon, c’est pas tout ça mais mon rôle a moi était de faire un mini reportage et de vous poser une batterie de questions sur vos goûts musicaux, le résultat sera disponible sous peu pour le JdJ. Teasing : je tombe sur une Celty (bien faite, respectant son personnage jusqu’au bout) et interviewer un de ses personnage favori à quelque chose d’unique. Bon, tout ça n’a aucune finalité à être développé ici, je vais vous demander de suivre ça sur mon Touittaire. Faire le guignol devant la caméra en plein cagnard avait quelque chose d’épique. Le résultat, prochainement…

Artificial heart

Ah voui voui voui. L’année dernière, c’est ma pomme qui présentait fièrement l’AMV ENFER, TROLL NO MORE. Depuis, Thalie le diffuse à toutes les sauces et à toutes les conventions, et sans jamais me demander, trop lol! Il y a sûrement des lassés mais qu’ils se rassurent! La suite arrive. Hé ouais, Le Commandant a réussir à diffuser plusieurs fois le prototype de sa version bêta et merdalors, c’est bon. Le scepticisme dont je faisait preuve vis à vis du truc n’a vraiment plus lieu d’être puisque tout ça vise bien plus haut que ce qu’on avait pu faire l’an dernier. Je ne critiquerais globalement ça que l’année prochaine mais vous n’imaginez pas à quel point il est kiffant de découvrir le truc en live… sentiment dont j’étais le seul péquin à ne pas avoir droit, l’année dernière, fatalement. Chacun son tour, et la première diffusion s’est encore fait dans une salle pleine (d’avertis, et ça en faisait déjà quelques uns) – si je devais spoiler quelques avis au hasard, je mettrais l’emphase sur une qualité technique irréprochable, une plus grande part de français (MAIS des pistes qui tuent en anglais, question d’équilibre) et une très très grosse tranche de sketches bien glauques. Vous verrez tout ça un jour prochain, la deadline définitive n’est pas… définie. Sur Asylum, toujours.

Les activités annexes… oui, ce n’est malheureusement pas un truc auquel j’ai pu assister mais il exister des tas de petits évènements internes qui sont autant d’AMV ENFER pour chacun : le concours de Visual Novel était un bon exemple de fil rouge – oui, comme à Intervilles – qui déchaînait les foules et appelait à la créativité. Vous savez quoi? Je n’ai aucune idée d’aucun titre présenté là-bas mais supposons que c’était très bien. Quid des cosplays? Toujours d’excellente facture, avec « La Yotsuba de 20 ans », « La Celty », la team « Captain America », le « Monsieur 12 de Mirrai Nikki », l’habituel couple Crona/Medusa, etc. De la qualité à s’en mettre plein les bronches.

Haaaa et il y a les gens. Les habitués, les nouveaux, les grotakus pervers qui ne sont la que pour essayer de serrer – les serrages de main à la chaîne et ceux qu’on peut corrompre – doucement hein, sans leur mettre des tenues de soubrette – par exemple, j’appelle messieurs Kocobe et Alvin à la barre : ce fut un plaisir de vous introduire à la géopolitique otaque, les enfants! Quand je pense que ma toute première épita a commencé par une visite guidée de Raton, je sens en moi comme une émotion qui me donne envie de mettre la main sur le cœur et de regarder devant avec assurance. Bref, montrer à quelqu’un qu’on peut tout à fait atterir sur une autre planète le temps d’une journée a quelque chose de bien sympa. Sinon, comme d’habitude, remercier les gens croisés, les assos, Yllwngg, Nashi, son gros nez, le #coindemure, la #consanguinite, l’alcool pendant la grossesse, Kirox, l’Ermite Moderne, le peignoir de l’Ermite Moderne, ma maman sans qui rien de toute ça ne serait possible, etc.

Pour le reste, se référer aux autres articles sur Sama. Loot minime et décevant : le dernier tome du Sanglot des Cigales (je met pas « sang » en rouge, c’est juste sale) un beau T-Shirt Mawaru Penguindrum créé par la Brigade SOS et un mug qui ne m’appartiens pas, c’est top. J’ai désormais 4 bracelets sur les deux bras, en trois matières différentes, pour autant d’évènements différents. Une bonne convention qui, malgré deux trois reproches légitimes (mais qui semblaient impossible à esquiver) gardera une identité bien à elle. Tant mieux pour un chiffre rond!

Certaines photos sont fournies par Kitsuntsun. Le soleil de ma vie, Cooofiiidis.

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