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2011 // Safety Dance

Comme d’habitude, le dernier post de l’année est celui qui résume les… 110 posts et quelques des douze mois précédents. Aucun sujet important. Que du lapidaire, de l’impression flash, l’année du blog en version laconique. Aucun lien. Gras only. Post final.

JANVIER///////////


Scott Pilgrim Versus The World est un film parfait pour nous autres, à n’en pas douter, mais la série de comics est encore plus géniale avec son histoire originale, ses personnages attachant et sa traduction plus qu’impeccable, l’un des plus beaux fil rouge de l’année. Bref, on décuve et on rattrape son retard en se prenant Bioshock et on plonge sous l’océan steampunk et l’idéologie objectiviste. Très très loin de cet esprit culturel, il y a DJ Hero 2 qui embête son monde avec ses succès aux chiffres improbables… dernier jeu d’Activision avant la mise en berne de la franchise Guitar Hero, aujourd’hui en pause. En pause, c’est ce qui caractérise le Velvet Video Burger qui fêtait alors sa première année! Découverte de l’univers Spice And Wolf : son héroïne est réellement sexy mais ça ne va pas plus loin, la faute à un rythme trop soporifique.

Tiens, j’ai également vu un autre film très décevant : Black Rock Shooter. C’était mignon mais cette grande métaphore sur l’amitié n’a pas servi à grand chose, elle promettait pas mal de bonnes choses avec ces prédispositions et ces codes graphiques sympas mais gros pschiiit dans les faits. Attention, un anime est dans les tuyaux! De l’autre coté du spectre, La Traversée du Temps est un film un poil plus posé et réaliste sur la relation avec autrui… et si il envoie l’argument semi-fantastique, lui le fait d’une manière cohérente et touchante!

Minecraft, concept de l’année, est définitivement sur les rails, son créateur empoche des millions et c’est bien mérité vu son investissement dans le jeu. Avant de m’y mettre et de décrocher rapidement, fascination extrême pour les tutoriaux Youtube dédiés. Sur Twitter, un concours débile d’abstinence se lance, le NoFap. Votre serviteur y participe, pète des durites en chemin, on l’y reprendra plus. Heureusement, pour calmer mes ardeurs, il y a le fabuleux Patrick MacGoohan qui gère ses affaires de Prisonnier comme il peut, se barre de l’île comme un chef mais personne n’a toujours rien compris. Dans la catégorie « je rencontre mes lecteurs », j’appelle Petrified Eyes! Tant qu’on parle musique, les Whites Stripes lâchent l’affaire, mais Rolling Blackouts, album angélique, est dans les bacs. Enfin, allons tous voir Arrietty au cinéma, tiquer sur les même détails mais kiffer malgré tout.

L’expression de l’année.

/FEVRIER///////////


Ca commence à chauffer en Égypte, le printemps arabe s’amorce… mais ici, bien au chaud, tout va bien. Les partiels sont passés, on déballe quelques bons jeux : Sonic Colours, plutôt mignon mais un poil décevant de par un certain sens de la répétitivité dans le level design… et il n’a pas de particularité, sans être réellement mauvais. Encore plus « controversé », il y a Final Fantasy XIII, ce fameux jeu en ligne droite qui « ne devient bon qu’après 20 heures » – si vous voulez mon avis, ça se tolère tout à fait. En attendant sa suite, un an plus tard….

*fap* Oups, perdu, troisième. De toute façon, y’avait pas d’enjeux. Hey, bonjour Kirox! Le J-Truc se lance dans le Let’s Play et je fais la rencontre de l’un de ses rédacteurs via des circonstances un peu honteuses. D’ailleurs, je dois l’avouer, je développe un fétiche extrêmement étrange pour Tout le monde veut prendre sa place, je me prends d’affection pour les champions qui durent, je perds du temps pour mater leurs performances, etc. Etrange, je vous dit.

« Ce mec, Hope, est présenté dès le début comme un lâche, fils à maman, socialement barré, émo, etc. Mais dès qu’un combat commence, il sort littéralement un boomerang de ses fesses et rejoint la rixte! COOL TA CONTINUITE »

« a part aman sa lui faiser de l’effet il bander » Quelque part sur internet, quelqu’un écrit des fanfics débiles sur Justin Bieber et nous on est là pour le lire et se désoler. Dans les plaisirs coupables, toujours, le Royal Rumble se déroule, c’est le triomphe du mauvais goût, dixit les commentateurs à propos du gagnant. Twitter, toujours : c’est le Kafuuday, le jour de l’optimisme béant. Dédé Manoukian danse avec les stars, je m’engueule sur Internet avec le claviériste de Freezepop, la Rom de Mario Maso me donne des boutons et Enter The Void est un objet étrange, un peu anxiogène et super branleur, passé son générique hypnotisant. Dommage pour un film de deux heures trente. Sur Nolife, on fait juter les Magnéton et au Nicaragua, on lance Survivor Redemption Island, quatrième tentative pour M. Mariano, il aura enfin sa victoire. Ca ferait bien rire ce cher Yathzee de Zero Punctuation, découverte critique de l’année, ses vidéos hebdomadaires dégrossissant un jeu vidéo en cinq minutes sont fascinantes et assez géniales et verbeuses dans leur genre. A voir!

En fin de mois, on accumule toutes les cérémonies du genre : les Césars où Sara Forestier chope le melon en direct, les Oscars qu’on ne voit pas parce qu’on dort lors de la diffusion en direct, puis on se rendort devant la rediffusion parce que c’est à mourir, mais les Gérards du Cinéma sont là pour rehausser le niveau avec une remise hilarante. Décidément, c’est le mois du fap! Culturellement parlant, il y a le live at Donnington d’ACDC pour faire un peu sérieux dans tout ça.

//MARS//////////


Ne soyons pas trop optimistes tout de même, ce n’est pas fini : l’heure n’est pas aux gateaux, Gameblog contre la blogosphère, ce n’est valorisant pour personne, au suivant. Top Chef, par exemple, c’est bien plus fun avec son Cyril Lignac qui descend son assiette comme personne.

Tremblement de terre en provenance du Japon : Pokémon Noir et Blanc débarque en Europe! Et oui, rappelons-le, cette cinquième génération est extrêmement encourageante dans son approche, ses petites tentatives de renouveau, son bon chara-design et ses quelques musiques étonnamment catchy qui sortent du lot. Bon, évidemment, il y a aussi le véritable tremblement de terre et le désastre nucléaire à Fukushima mais le traitement de l’information n’est pas très glorieux, ici.

Ne paniquez pas, chers amis, Nolife est sauvée. « On va enfin pouvoir faire de la merde! » Carglass non plus ne connaît pas la crise et continue de nous bombarder avec son armée de robots-changeurs-de-pare-brise, découverte d’Heavy Rain sur Youtube pour tenter de comprendre, un an plus tard, ce haro lancé à David Cage. La réponse n’est évidemment pas dans le jeu. True Grit au cinéma : des flingues, Jeff Bridges et une sacrée gamine. Coming Out est un album qui n’enchante pas grand chose et lololol Carré Viip. La qualité télévisuelle va trop loin dans l’auto-parodie, ça ne prends pas. En parlant de la haute, Ezio Auditore connaît tout le monde : de Michel Ange à Machiavel – mais passé son intro poussive, Assassin’s Creed Brotherhood est un jeu prenant, en plus d’être une bonne alternative au Monopoly. La 3DS sort, loupe la marche, n’envoie aucun jeu acceptable dans son line-up : la démarche de Nintendo est plus qu’étrange… et personnellement, j’attends toujours.

Salon du livre – n’oubliez pas qu’en 2012, le Japon est à l’honneur! Découverte très tardive de la saga Professeur Layton : ce n’est pas aussi fascinant que ça pouvait en avoir l’air, cette ambiance maronnasse et cette esthétique vieillotte ne joue pas vraiment en sa faveur. Je reçois Arez pour Mario Maso, lui podcaste, moi, je bois son Mars Liquide, ce n’est pas sale. The Go! Team fait un concert mémorable à Paris, merci aux Inrocks pour supporter ce genre de soirées de qualité. Enfin, diplomatie : après la Diurne Epitanime, tout Bulle Japon pionce à la maison.

///AVRIL////////


Pour le premier avril, je fais semblant de kiffer K-On, j’habille le blog aux couleurs de Michel Sardou (ca aura au moins fait rire une personne) et Youtube passe en mode 1911. Un nouveau challenger apparaît dans le microcosme parisien du jeu vidéo : Barre de Vie, honorable travail collectif, ouvre et lancera, peut être, des carrières. Au cinéma, Sucker Punch intrigue : étonnante collection de plans barrés à l’extrême, quelques tableaux presque fétichisés, un film rendu au ralenti et une bande son composée de reprises qui déchirent : à voir. Petit week-end dans le Calavados. Atchoum!

Au retour, c’est la Formpring Fever : Anonymous se déchaîne et je me retrouve à contribuer à la dinguerie générale en fournissant plus de mille réponses en trois mois. Ca, c’était avant qu’Anon nous montre son côté obscur… L’AMV ENFER est définitivement sur les rails, son montage commence – avec, un amas hallucinant de petites contrariétés techniques, vous n’avez pas idée. Bon, tout le monde en est dingue, mais je n’ai pas réussi à dépasser le premier épisode de Doctor Who. Je ne doute pas de la qualité de cette série mais une approche chronologique n’était peut être pas la bonne… et pour rester dans le registre qualitatif des séries, diffusion de Twin Peaks sur Arte.

Déferlement de qualité dans la Japanimation : d’une part, nous avons Bakuman, manga de plus en plus prenant – parce qu’il est dense, posé, relativement réaliste… et juste fantastiquement agréable à lire. De l’autre, nous avons Panty and Stocking with Gaterbelt, véritable pétage de câble orchestré par Gainax. Archi vulgaire – dans le spectre adulte du terme, mais à se pisser dessus. Une suite serait terriblement appréciée. Lectures un peu moins réjouissantes : The World God Only Knows n’apporte pas grand chose avec son amas de clichés – fut-ils assumés – et l’adaptation manga de Phoenix Wright ne valait pas la peine.

Traquenard Désinvolte, tortionnaire de l’année, débarque dans Mario Maso et se prends une Santos Y Major dans les dents, ça fait un bien fou. On peut aussi allumer son poste pour mater Pékin Express : si vous aimez voir un sosie de Dave pagayer dans le vide en hurlant « J’arrive, mon César! » pendant que son co-équipier se noie, c’est pour vous. Ubuesque.

////MAI///////


Oups, Ben Laden a lui aussi glissé sur une peau de banane, décidément. Ici, c’est la désinvolture à son meilleur, ça fait du montage, ça prépare les enjeux de fin d’année, ça twitte n’importe quoi en cours de grammaire… mais heureusement, Portal 2 est là pour tous nous sauver. Heureusement bien plus long et toujours aussi équilibré, ce jeu témoigne d’un humour noir toujours aussi efficace – du quick and dirty, presque sitôt oublié, dans l’espace, dans l’espace.

Il est sorti fin Janvier mais ce n’est que maintenant que je met la main sur You Don’t Know Jack – jeu de trivia américain, fabuleusement bien écrit, Game OF The Year immédiat si on raisonne en rapport qualité/prix/amibion. (Et la boucle sonore de la question 7 me fait grimper aux rideaux)

On se lance dans la jungle des IRL parisiennes entre grosses légumes (hi hi) – première Unrelated. Bienvenue dans le royaume des gens qui ont dix fois plus de followers! Ego, toujours, je n’ai strictement pas le temps de blogger et j’invite donc à mes lecteurs de le faire pour moi, ce qui m’aura donné trois textes sympas, je le referais sans aucun doute. Soirée Simon Pegg – le combo Shaun Of The Dead et Hot Fuzz me fait découvrir un gonze jusque là complètement inconnu, et me prouve que j’aurais du mater ça depuis bien plus longtemps. Réalisés par Edgar Wright, montage nerveux, one-liners du feu de Dieu, etc.

Découverte de The Office US et c’est une rare preuve qu’une série comique peut devenir encore plus drôle au fil du temps – et éviter de facto le vieillissement. Pas mal et casting all-stars!

Les possesseurs de PS3 peuvent ronger leur frein : le PSN est mort, vive le PSN. Bien sûr, en attendant, on peut aussi jouer à L.A. Noire : incomparable aux productions Rockstar récentes, le jeu est moins animiste, plus linéaire et dirigiste, trop facile et pas décontracté pour un sou… mais le travail d’écriture est réel et l’animation des visages, élément essentiel du gameplay, est épatante.

Mémorable soirée d’Eurovision : rétrospectivement, je n’aurais jamais cru que j’aurais pu voter par SMS pour un truc pareil, encore moins pour la Moldavie. Je suis certain que vous êtes incapables de vous souvenir des gagnants! C’est officiel, DSK est un héros national, je lui lève mon verre. C’est parti pour une implosion d’égo : je suis sélectionné pour les Golden Blogs Awards de Total Manga, l’Epitanime démarre, la projection de l’AMV ENFER est rassurante au possible, tout le monde passe un bon moment, tout va bien dans le meilleur des mondes… et j’obtiens enfin une signature de Marcus, micro-fantasme qui courrait depuis une décennie. Pour l’asso Epita, c’est un peu le début des problèmes qui s’amorce… nous, on va voir Les Rois de la Suède en concert, accompagné du gratin qui entoure le duo. Mémorable, encore, toujours… puis c’est déjà l’heure des partiels. On peut se consoler en lisant Black Adventures, le comic délicieusement crétin basé sur Pokémon B/N, où mater Robot Chicken en mangeant des céréales Trésor ce qui est, j’en convient, très adulte. La série, elle, est tout aussi croustillante et c’est bien normal – c’est Seth Green qui s’en ocuppe.

/////JUIN//////


TERREUR : LE CONCOMBRE TUE. Le mariage princier aussi. Autant d’évènements qu’il n’est pas évident d’ignorer quand l’ère des marronniers commence – le moment est tout trouvé pour mater un doux navet : Very Bad Trip 2 est, supposément, bien plus cool si on a pas vu le premier, l’effet de surprise devenant alors inexistant. Enfin, Bradley Cooper en chemise ouverte et lunettes de Soleil. ~

Le quart d’heure de gloire arrive : l’AMV ENFER – Troll No More est finalisé, il accuse d’une bonne réception, gros soulagement pour ce qui représente le plus gros travail filé de cette année scolaire. A part une sombre histoire de spoiler, les gens aiment, y’aura-t-il une suite? Hé bien… nous verrons, c’est en chantier autre part. Fin de la success story pour le Visiteur du Futur qui a pu s’offrir une deuxième saison, plus décousue, moins constante mais toujours aussi drôle… et avec plus de moyens. Yayifications!

Hystérie collective : l’E3 démarre. Ubisoft présente du prometteur mais tape dans une présentation trop barrée, Nintendo continue de nous vendre du rêve sans rien montrer, Sony s’étale, Microsoft vit dans son monde, on a actuellement toujours pas plus de détails sur la fameuse Wii U. Les autres se lancent dans le concours du plus grand viol de la convention de Genêve avec une avalanche de teasers où les otages ne survivent pas.

Drame collectif, encore : la folie des petits poneys touche définitivement la toile. La série animée touche un public moins jeune que prévu avec sa belle animation et ses personnages rigolos mais, avouons-le… ça reste une série destinée aux moins de six ans, d’où le malaise. En revanche, c’est une belle source mémétique! Rattrapage, toujours : Batman, Arkham Asylum présenté comme jeu de l’année 2009, est effectivement très sympa et une excellente ouverture vers le monde de Gotham… dommage qu’il soit si raide et qu’il donne un peu mal au crâne.

C’est déjà les vacances, c’est parti pour jouer au globe-trotter : départ en grandes pompes à Londres pour tâter un peu du snobisme anglais et pour écouter la garde royale interpréter « Day Tripper », ce qui est symboliquement étrange. On rentre? Pas le temps de respirer, on retourne directement à coté, à Cork, en Irlande. Surréalisme total quand nous nous retrouvons en pleine nuit, devant la petite scène locale à siroter des bières devant le sketch le plus pourri de tout les temps. Au moins, on aura découvert l’orchestre d’hommes-orchestre. Ego, toujours, les chiffres symboliques tombent : 3 ans de blogging, 400è post en vidéo, et genre, Peter Falk casse sa pipe? C’est complètement inacceptable!

La presse vidéoludique commence à rejoindre cet état d’esprit (Yellow Media glisse sur une peau de banane) et justement, de l’autre coté de la Manche, Edge et Games continuent à coexister tout en offrant un très joli travail de maquette et d’esthétisme, tout en offrant deux approches aussi différentes que qualitatives. Gideon Gordon Graves est un connard, les Kaisers Chiefs sortent un nouvel album dont on peut choisir les pistes et Kaiji, cet impayable trublion, se fourre dans des périls toujours plus surréalistes sans jamais savoir s’arrêter. Anime qui noie le poisson dans des dimensions encore inexplorées mais qui capte terriblement l’attention.

//////JUILLET/////


Oh oui, L2 enfin validée. Pas trop tôt… et c’est déjà la Japan Expo? Bonne convention, toujours moult trucs à voir et à découvrir, l’aspect « jeux vidéo » y fleurit tant bien que mal et l’endroit est optimal pour, disons, se faire tripoter où donner des frites au fessier de son voisin. GBA : deuxième; hold up d’un joli trophée symbolique, grande joie après une compétition nourrie au sang et aux larmes.

Découverte de la très stakhanoviste chaîne Video Games Awesome : le boss, sa copine, deux péons derrière le canapé, tous prennent un jeu et font 15 heures de Let’s Play dessus, étrangement fascinant. Kirox revient et il n’est pas content : fin de Mario Maso, troisième mouture… et découverte d’un podcast très barré et bien plus facile à écouter/mater pendant les vacances puisque son enregistrement se termine souvent vers trois heures du matin : Captain Web est dans la place. La fièvre du podcast commence à atteindre le microcosme de l’Internet…

De mon coté, je sacrifie mes yeux et mes doigts pour Child Of Eden – belle tentative pour ressusciter l’esprit « Rez » avec un autre rail shooter très psychédélique. Court, très difficile, très joli, assez fascinant mais pas assez précis avec Kinect. Full Metal Alchemist voir son dernier manga publié, six ans après les débuts de Kurokawa, une bonne occasion pour se mettre à Brotherhood et se laisser porter par son excellente histoire… et constater que l’anime original veillit, hé oui, déjà.

Autre fin d’une autre époque : adaptation de la fin d’Harry Potter au cinéma (et en avant première 3D gratuite comme le dernier des parvenus, s’il vous plaît) et c’est évidemment décevant, mais comment bien adapté un livre pareil? Oups, une peau de banane glisse sur Amy Whinehouse. Faut le faire.

Globetrotteur – épisode 2, cette fois à travers la France : d’abord dans le Doubs, invité dans une ancienne saline, puis à Angers, une semaine à se faire démonter sur Mario Party, ce qui est assez scandaleux. Sinon, Onion Movie est un film rigolo parce qu’il fait des blagues doucement limite… et, soudainement, implosion des Ragecomics sur « notre » web, tout le monde adopte la joie des Pokerface.jpg et des «Not Bad ». Pourquoi pas, hé.

Un an après, retour à ce cher John Marston qui se réveille dans un monde zombifié et qui se voit obligé de sauver, encore une fois, le monde… en pyjama. Ouais, Undead Nightmare est une extension rigolote mais un peu trop courte. Black Butler continue son petit bonhomme de chemin et s’enfonce toujours plus loin dans la glauquerie. Ca lui va bien! Enfin, la publication française de Soul Eater publie ENFIN du canon frais et ça fait un bien fou… surtout quand ça coïncide au moment où le manga devient vraiment bien dessiné.

///////AOUT/////


Mince! Cars 2 était sensé ne pas être terrible, et il s’en sort en étant franchement pas mal. Attention, parce que coté critique, ça commence à moins faire illusion. Sa morale est étrange : même le plus péqueneaud et crétin des types peut séduire une belle nana. Ah bon? Tournage en lousedé d’une Sagadaytay avec Kirox : 4 à 3 sur You Don’t Know Jack, dans ta face!

Globe-trotter, troisième : c’est parti pour un tour du sud de l’Islande, dans des conditions passionnantes mais qui strictement rien à voir avec l’état d’esprit de cette page : je ne saurais pas comment rendre cette semaine à crapahuter dans la nature fascinante. Le pays, lui, l’était, assez inoubliable, même. On revient en France pour se la couler douce dans le sud, comme chaque année, hé oui.

Pendant ce temps! Ano Hana est un anime qui s’oublie vite, très vite, je n’ai pas trouvé d’impact émotionnel derrière, droppé au quatrième épisode. Genshiken lui, traite d’un sujet infiniment intéressant… mais il est terriblement laid et mal animé ; une expression s’impose, what the fuck? Enfin un peu de séries, avec Mad Men, plongée assez passionnante dans un univers qui ne fait pas du tout envie, surtout si vous êtes physiquement capable d’avoir du sable vous-savez-où.

Maria Holic Alive! Continue parfaitement l’esprit instauré dans sa première saison (à savoir beaucoup de pas grand chose mais avec un certain sens de la distraction luxueuse) et anime les derniers chapitres publiés par la maison d’édition Tokyopop qui vient aussi de glisser sur une peau de banane. « Pop », toujours, c’est une demi-douzaine de personnes qui glissent sur une autre peau de banane (grosse hécatombe bananière cette année) au festival Pukkelpop qui a du mal à ne pas voir mourir ses festivaliers/artistes… cette fois, c’est l’extrême mauvais temps qui est en cause. Lecture du début de la saga Hunger Games. Heu… c’est une saga pour ados et ça se voit. Vraiment. Beaucoup.

Ho oui, pour continuer dans la fière tradition estivalière, matage d’une nouvelle saison d’Higurashi. La dernière, puisque l’ensemble qui vient de sortir en OAV est en train de causer des vagues d’étranglement chez les fans. Comme toujours, l’été se termine musicalement avec le festival Rock En Seine avec sa programmation plus qu’agréable : Foo Fighters, My Chemical Romance, The Horrors, Arctic Monkeys, etc. Pour finir un mois extrêmement dense, on revient sur le fauteuil de gamer et on joue à Bastion, très bel objet dématérialisé qui allie parfaitement gameplay et narration. Top. Masterchef (l’émission) est de retour dans le business, Sébastien Demorand s’est transformé en lycéen choupi. Bon, sinon, le nouvel album des Red Hot est tout à fait correct, même sans Frusciante, voilà.

////////SEPTEMBRE///


REVOLUTION SUR L’INTERNET, je me barre d’Over Blog pour m’installer sur un joyeux domaine en .fr auto hébergé. C’est plus classe, mais tout est à refaire, c’est encore loin d’être fini, et ça ne le sera probablement jamais. Redline enthousiaste les foules, mais si, vous savez, ce film d’animation sur… une course, quelque chose du genre? C’est en to-do list.

Les gens hashtag #lesgens, expression totalement bad boy et trois point zéro pour désigner les petits emmerdeurs du quotidien, c’est cool. Go go go à Arcade Street, la nouvelle salle … d’Arcade Parisienne ouverte depuis… plus d’un an! Hey, deux étages de fun à bas prix, il y a même une bat-cave où on peut se dépenser sur DDR, c’est de toute beauté. Folie dépensière, c’est parti : achat d’Insanely Twisted Shadow Planet, l’autre jeu dématérialisé de l’année. Comme disait Nolife, il serait sorti il y a deux ans, tout le monde aurait cru voir la Vierge. Renouveau de la fiction Française? Inutile de lever ce trop précieux bouclier pour Platane mais oui, il y a quelque chose, un bon esprit, ils sont sur la bonne voie, c’est bien. C’était avec Eric Judor et ça défonçait pas mal de murs, dont le quatrième, régulièrement. Est-ce qu’on peut dire la même chose de The Civilisation Blaster? Naaaaah… au moins, les tomes sont archi-épais, ce qui est toujours agréable mais l’histoire se perd un peu en conjonctures, on ne sait pas trop ce que ça veut dire et où ça va, c’est un peu embêtant (hmm, sorcière sexy) – Nevermind a 20 ans. Je préfère me dire que c’était ça la bande son de ma naissance, au lieu, disons, de la Zouka Dance.

« Et là, Concombre en était déjà à 3625 mots. Il savait que personne n’allait atteindre cette ligne de texte. A quoi bon continuer? » Si ma vie était celle d’Alan Wake, je me serais bouché les oreilles depuis longtemps – une narration omniprésente n’est peut être nécessaire que si elle n’invoque pas tout ce qu’on est déjà en train de voir… pour le reste, bonne ambiance, combats pas terrible, bons DLC. A bas prix, ça le fait. En revanche, Drive : San Francisco est, lui, un excellent, excellent jeu. Impossible de lui trouver des défauts : fun, bien écrit, bien dosé, pas trop dur, bon multi… et ce n’était pas vraiment sensé être le cas. Bien joué, c’est une recommandation personnelle. R.E.M. Glisse sur une peau de banane… mais sur une note positive cette fois, tant mieux. Une compilation finale vient de paraître, je vous la recommande tout autant.

Christophe Hondelatte sort un album dans lequel on peut trouver le sublime « Docteur House ». Il évite la peau de banane de peu et ça me fait encore rigoler, honnêtement, j’ai une obsession malsaine avec ce morceau. Tiens, malsain – la transition est toute trouvée, le Violongay fait un comeback remarqué sur les planches grâce à sa super intervention chez Madame Coucoune. Mémorable. Enfin, nous étions sensés aller au festiblog mais on a préféré picoler à la place, hé oui.

/////////OCTOBRE//


Quoi, c’est DEJA la rentrée? Genre, que trois mois et demi de vacances? Bon, fini de rire, on ne peut plus mesure nos Klout. Je le rappelle, c’est cette nouvelle unité de valeur de l’influence, basée sur des rations mystérieux. D’ailleurs, tant qu’on est dans le concours de zguegues, une atroce guerre de podcasteurs éclate. C’est un crime sans victime mais certains y laissent des plumes : à commencer par Cortex, un crétin lambda qui n’a pas compris qu’insulter tout le monde devant une caméra n’était pas une bonne idée, surtout quand on affront la terrible ligue des gens qui se filment en gros plan sur plan large avec des gros titres en blanc derrière. Ha, vous ne devinerez jamais ce qui est arrivé à Steve Jobs. Hé oui…

Bon, consolons nous. D’une part, il y a d’autres hommes sur terre, dont ce qui semble être le beau gosse de l’année, Ryan Gosling, mastodonte monolithique dans Drive – film très étrange et baroque qui plait beaucoup à la presse snob. On peut le retrouver dans Les Marches du Pouvoir et Crazy Stupid Love. C’était un peu son année, quoi.

Ca y est, certains otaques nous prouvent qu’ils se traitent comme de la bouse : arouhi.fr entre dans la suite logique d’une vague de créations de tumblr-bêtisiers, sauf que celui est à l’image des créateurs : trop obscur pour être compréhensible, trop ciblé, trop règlement de comptes passif, donc inutile. Space Channel 5 part 2 débarque enfin sur le XBLA apprès des bazillions d’années d’attente, hnng. Haut, droite, haut, droite, chu chu chu. C’est la fête du slip, je suis invité dans l’émission mensuelle Respawn. L’occasion de se pencher un peu plus sur le très intense travail fourni par l’équipe Radio01.net – la question demeure : ces bonnes âmes arrivent-elles à avoir une vie en dehors du boulot? J’espère pour eux! On revient chez Canard PC qui obtient un supplément Consoles, ce qui permettra peut être à de bons rédacteurs de sortir du chômage, ce qui serait une double bonne action.

« Ja, ich bin melomane !» Et vous? De mon coté, je découvre les deux albums des Silversun Pickups et je dois avouer que c’est assez formidable si on aime la musique éthérée ou exagérément bruyante. Mirrai Nikki trouve sa conclusion… et nous, on cherche désespérément du sens dans tout ça mais dans l’ensemble, c’était fort et c’était bien.

ALLEZ VIENS. ON EST BIEN BIEN BIEN BIEN BIEN. REGARDE TOUT CE QU’ON PEUT FAIRE. C’EST GENIAL NON?

Bon, Coldplay sort un nouvel album, il est toujours aussi cohérent mais il y aura des gens pour crier au plagiat et à la musique neuneu, on s’en fout. Tintin sort enfin au cinéma et c’est une très très bonne surprise – qui justifie la 3D, pour la première fois. Ce film cultive quelque chose pour les effets de loupe, de lumière, de perspective, c’est un régal technique, l’adaptation est top, il y a même une blague zoophile sortie de nulle part, tout y est. C’est l’heure du Paris Games Week! Le quinzième événement où j’ai la chance de ne pas sortir le porte-monnaie est cool mais il ne concerne que des jeux qui sortent les deux semaines suivante ce qui est un peu hors de mon champ de compréhension. Des gens fêtent Halloween, moi j’ai la chance de mettre la main sur Sonic Generations une semaine en avance, de le finir en un jour et de le compléter en sept. Le Sonic Cycle est brisé, oui… mais il n’apporte rien de nouveau, évidemment. C’est une question de balancement… et ça n’en reste pas moins un bon jeu, et un bon Sonic!

//////////NOVEMBRE/


La fête des morts est un moment bien choisi pour jouer à The Binding of Isaac, jeu archi glauque fait pas la team Super Meat Boy. Son secret? Une construction faite autour d’une excellente replay value… mais y jouer seul dans le noir n’est peut être pas une excellente idée. Le Teaser de GTA V est dans les tuyaux et… pas plus d’infos à prévoir avant quelque temps.

Est-ce que les films Eden Of The East valent le coup? Honnêtement, non. Trop… c’est terrible à dire, peut être un peu injuste, mais trop chiants. Ils n’apportent rien à l’anime de base qui, lui, est à voir.
Kyan Khojandi est le nouveau maître de l’internet français : Bref est la nouvelle micro-série à la mode et elle le mérite, avec ses sujets universels et son montage archi-speed. C’est pas comme si la concurrence était rude… mais ça fait un bien fou.

Fin du parcours Forum Thalie pour moi, à ce stade, je n’allais plus servir à grand chose. Houkago Play est un « gag manga » sympathique relatant l’histoire d’un gamer se faisant maltraiter par une gameuse tsundere. Le parfait résumé de mon année, quoi… et tant qu’on est dans l’esprit « feel good », Kurokwa réédite les Yotsuba, à raison d’un tome par mois. Tout le monde aime cette série, et ça se comprends : tout sauf prise de tête, les aventures d’une gamine ayant littéralement une cervelle d’oiseau… c’est dans ce registre que les gens peuvent aimer K-On, je suppose.

Mode étrange : une vidéo japoniaisante sur nos RER franciliens provoque une vague de « personnifications » de nos transports en commun adorés : ce sont les RER-Tan. La créativité, c’est la vie! Ca se complête bien avec le Haikuday, tout aussi spontané et arbitraire.

Golden Blogs Awards, deuxième. Ce n’est pas la même chose, cette fois, c’est à la Mairie de Paris, vraie cérémonie avec tout le tremblement et sa batterie de bloggeuses mode, beuark. Mario Maso reprends (encore!) Time Out est un film avec un terrible potentiel pas génialement exploité, bizarre pour Andrew Niccol… Contagion, lui, est plus posé, mais manque un peu d’enjeu pour une bande qui zigouille un centième de la planète. Deux films intéressants en soi.

Rayman Origins sort enfin. Le nouveau messie de la plate-forme : terriblement beau, bien animé, d’une difficulté suprenante, il n’a pas de réel défaut. Sa durée de vie est même plus qu’acceptable, il ne manque que le jeu en ligne! Enfin, début de visionnage de Code Geass, plus grande illustration hi-tech de l’ascenseur social… une relecture du Paysan Parvenu, avec des méchas quoi.

///////////DECEMBRE~


Et enfin… mettons nous à Mawaru Penguindrum, unanimement qualifié comme l’un des meilleurs animes de l’année. Effectivement, son postulat est intriguant, dommage qu’il s’enferme immédiatement dans une sorte de routine moins sensée… à voir avec la suite! Colourful, lui, est un film à se tirer une balle, et pour cause, c’est son sujet principal. Encore une bande distribuée dans quatre salles à travers la France, la boucle est bouclée. Le Commandant fait son passage local, marque sa trace de putasserie et met en chantier l’AMV ENFER 2 (Nom Provisoire) – et, de mon coté, petit catch-up série. Dexter ne progresse pas d’un iota, Weeds traverse des phases de qualité comme des passages un peu honteux où la série devient une parodie d’elle même… mais le dernier épisode en date aurait pu faire une excellente conclusion. Tout le monde à le nez rivé sur 9gag et il est effectivement peu évident de s’en défaire…

Vous avez le swag? Toujours dans cette série de néologisme, celui-là est particulièrement malin, espérons qu’il ne devienne pas relou. Mission Impossible : Ghost Protocol au cinéma – particulièrement fun, avec plein de Simon Pegg dedans, formidable. VoxMakers s’ouvre avec pour ambition de devenir « le That Guy With The Glasses français » ; je suis personellement très sceptique mais je suis sûr qu’ils vont me prouver le contraire. Nos amis Poulpe et Davy laisse tomber On Va Loler Sur Vos Tombes pour le Golden Show et font des vannes à base de gens qui sautent par des fenêtres. C’est chou!

« J’espère que ce vote te donneras un million de raisons de sourire! »

Sophie Clarke remporte Survivor South Pacific, une fille intelligente, posée et mon cheval de course, de surcroît… dans une saison passionnante où Jésus à plus de visibilité que certains candidats. Un pronostic qui aboutit enfin, cool! Exposition GameStory au grand palais : attendre dans le froid vaut la peine puisqu’à l’intérieur, c’est une rétrospective intelligente et très portée sur l’interactivité – une expo fort honnête, dans tout les sens du terme. Noël approche, habituels Gérards de la Télévision avec des hommes nus, nus, nus, regardez! Nostalgie sur le XBLA : Beyond Good & Evil, joli jeu d’aventure créé par Michel Ancel, rien de révolutionnaire mais que du classique bien exploité… puis Sonic CD, objet un peu perdu dans l’histoire du rétro-gaming, avouns-le, les niveaux manquent pas mal de personnalité.

… puis l’habituelle moisson du sapin est là. Skyrim, Skylard Sword, Fallout New Vegas, Assassin’s Creed Revelations… terminons tout ça en allant voir Cabaret pour nous rappeller une bonne fois pour toutes qu’il serait temps d’arrêter de faire des blagues sur les nazis dans les vidéos commentées. Ha, et La Petite Amie de Minami est un one-shot choupi se terminant bizarrement très mal, d’où un certain malaise. Enfin, mon dernier conseil : ne reproduisez pas les vidéos d’Epic Meal Time.

Maintenant, les choses sérieuses commencent! Année du diplôme, année des concours, les grandes manoeuvres et les grandes décisions vont affluer. Soyez sages. Bon réveillon.

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Salles obscures et goûts mainstream

~ Attention. La remarque qui va suivre sent bon le mauvais esprit ~

Je regardais le calendrier du blog et je me rendais compte qu’à peu de choses près, j’étais pas loin de faire un space invader avec les jours de parution. Très nourri intellectuellement par cette réflexion, je me rendais immédiatement compte qu’il n’y avais que SEPT JOURS EN GRAS. Sept foutus jours. C’est TROP PEU. Sans arriver à mon petit ratio habituel, je me devais, en ce jour d’Halloween, arriver au moins à un joli 8. Ce chiffre est joli avec ses deux axes de symétrie, c’est une bonne alternative. Comment remédier ce problème d’ordre capital?

Je peux pas fêter Halloween en rédigeant ce post qui me trotte dans la tête depuis quelques temps et qui me ferait passer pour un fou dangereux où j’y expliquerais le concept de « grotesque » dans le manga. Par la même, je ne saurais pas consacrer tout un billet à une nouvelle vidéo passivement flippante du web… mais après Fabienne Dupond et le Violongay, considérez ce jeune homme comme étant « Mister Halloween 2011.

Enfin, je me suis dit que j’étais peu allé au cinéma cette année. Dans des conditions fort plaisantes, ça, c’est certain… mais peu de fois. C’est mal! C’est très mal! Paf, il se trouve que je ne suis allé voir que dix films depuis le premier Janvier 2011. Dommage, trois jours plus tôt, j’aurais peut être fichu Scott Pilgrim en tête de ce top 10!
Ce n’est pas sensé être éclectique, cela n’a rien d’une consigne, ce sont juste, factuellement, les dix films que j’ai vu. Go!

10) Very Bad Trip 2

Faut pas se laisser avoir : c’est pas parce que je le met tout en bas que c’est foncièrement le pire film, voire même « le moins bon ». J’ai ri devant, sans aucun doute, j’ai passé un bon moment et je me souviens pas avoir payé la place – tout bénef. Faut quand même ajouter que je n’ai pas vu – toujours pas à l’heure actuelle – le premier et mon point de vue envers ce film est probablement un peu biaisé : si on considère que cette suite reprends la formule de son supérieur hiérarchique en l’enrichissant d’une façon mollassonne, difficile de considérer ça comme un film incontournable. Ca peut paraître dingue mais de mon point de vue, une histoire où trois copains se réveillent après une cuite et doivent reconstituer les évènements de la nuit passée est une histoire inédite! C’est prévisible comme jamais mais plutôt drôle et bien porté par ce trio d’acteurs, ce clone de l’Angry Video Game Nerd, ce beau gosse à lunettes dont le nom m’échappe et le troisième. Enfin, ce film rappelle pourquoi le futanari est sensé être un kiff caché. Voilà. Drôle, pas transcendant, il fera dans un avenir proche une soirée distrayante sur Canal ou TF1.

9) Harry Potter et les Reliques de la Mort

A 21 piges tapantes, je fais partie des ultra-chanceux qui ont lu Harry Potter en grandissant. Les quatre premiers tomes en (superbe) cadeau dévorés entre la sixième et la cinquième, chaque film sorti était plus ou moins raccord avec ma propre vie. Je vais pas comparer mon existence à celle du personnage de Daniel Radcliffe (j’ai de bien meilleurs goûts en nanas non mais hein bon hé) (et mes amis d’enfance ne feront pas de gosses entre eux, z’êtes fous ou bien) mais chaque film est un énorme plaisir symbolique – toujours matés avec une personne différente, importante, huit âmes symboliques y sont passées. Je vais pas jusqu’à chorégraphier ma vie hein mais passons à la substantifique moëlle : ce film était décevant. Après, question logique : comment ne pas être déçu après une saga pareille? Vous étiez content après la fin de Lost? Après n’importe quelle saga, SF ou pas? C’est impossible. Là aussi, place délicieusement gratuite et avant première rigolote à Bercy mais foutue 3D. Elle ne servait à rien de rien. Le film en lui même était plutôt cool, fidèle au possible (très difficile avec un contenu aussi dense) mais le doublage VF est toujours un peu involontairement hilarant et les gens aplaudissaient pour un peu n’importe quoi. Hey les gens, on n’applaudit pas la mort d’Harry Potter. Il faut être un sacré cynique, damned.

Je dois avoir un petit truc irrationnel contre David Yates après la super-déception de L’ordre… avoir un réal par opus semblait une excellente idée et quand on se souviens de la rumeur Terry Gilliam, c’était comme Sonic jouable dans un Smash Bros. Sauf que…

8 ) The Tree Of Life

7) Drive

Il serait tout à fait compréhensible de se sentir un poil lésé après avoir vu le joli minois de Ryan Gosling dans cet univers un peu kitsh, composé de musique shoegazing et d’immenses titres en rose fluo. Sans s’attendre à un nouvel opus de Fast and Furious, l’affiche et le titre te font penser que tu vas assister à quelque chose de rythmé et prenant, façon Collateral (un peu invoqué au hasard mais vous voyez les genre) hé ben paf, ce n’est pas du tout ça. Drive est un film – attention mot poncif – intimiste. Vous connaissez peut être ce réalisateur, c’est un habitué des personnages très monolithiques, celui là est un poil plus nuancé. La séquence d’ouverture est top – des règles, un braquage, une petite virée nocturne et soudainement, on s’arrête. On cultive le silence. On flippe un peu, mais on sait que le « héros » va quand même pas se faire trouer la peau dès les cinq premières minutes… puis ça repart, doucement. Après, c’est tout une esthétique comparable à cette musique noyée dans les effets (ce qui n’est pas le cas du film, se référer à numéro 5) – le temps ralentit, on pose une petite histoire d’amour potentielle bientôt perturbée – on voit le truc progresser, lentiement, trèèèès lentement… et soudainement, c’est reparti. Un silence, bang bang, scène d’ultraviolence. Puis une autre. Et encore une dernière! Tu en ressors sans trop savoir quoi penser, tout et son contraire, un peu schizophrène, comme le script. Après, inutile de rejoindre les critiques pro un poil pompeuses qui sortent les arguments du genre « haletant » car on ne pourrait absolument pas dire ça du film dans sa globalité. C’est pas un mal, c’est juste un poil bizarre. Probablement visionné avec un état d’esprit améliorable, je ne sais pas. Il vaut le coup d’oeil, il peut probablement conduire à une déception mais il ne laisse pas indifférent. Attention, fin qui envoie le tapis roulant de clichés. Marrant, parce que Drive fait effectivement très *fashion week*, hahaha.

6) Scream 4

Parce que j’aime l’humour subtil.

Oui héhé. Pourquoi pas finalement? Complètement étranger à la saga de Wes Craven (je ne sais pas si les Scary Movie sont à considérer en temps qu’ouverture vers le genre du film d’horreur) je n’avais aucune traître idée de ce que voulaient dire ces trois films. Je m’imaginais des trucs très premier degré, nanards sans vouloir l’être, plaisirs coupables… et vlam, Scream 4 s’avère être un plaisir tout court. Hé ben tu parles d’une surprise!

Pas un instant j’aurais songé au caractère gentiment auto-dépréciatif des Scream. Mes plus « anciens » lecteurs sauront que j’aime bien faire péter le pop-corn devant des slash-movies façon Saw, histoire de voir quels sont les nouveaux pièges ridiculement tordus qui permettront de faire gicler un peu de ketchup dans la joie. Je ne sais pas si l’esprit était le même dans ses débuts mais Scream ne se prends pas du tout au sérieux – au contraire, on dirait Scary Movie en intelligent. Il est pas impossible que j’aie du caca dans les yeux mais ce film sait donner un réel plaisir et distraire, sans essayer de viser plus. Un mort? Un autre? Plein d’autres? Ouais, mais ce film fait pas peur un instant. Quand le mec sort « hé, je peux pas mourir, je suis homo » ou que le vieux flic se fait charcuter à deux jours de la retraite, c’est à se demander si les premiers films mettaient déjà en dérision des codes… qui n’existaient alors pas? Hommage rusé aux dialogues plutôt fins ou juste très auto-parodique pour surfer sur la vague? Si c’était le cas, on aurait peut être du mater ça avec des lunettes sur le pif!

5) Sucker Punch

J’en ai déjà parlé ici. Il serait tout à fait compréhensible de dire que Sucker Punch est un mauvais, voir un très mauvais film (je pense qu’il est objectivement un peu moyen) mais force est de constater qu’il est un poil fait pour nous et qu’il attire l’attention. Un film aussi maniéré, aussi minutieux sur les détails et une telle propension à la dingueries et aux « tableaux » ne peut être louable mais on a vite fait de se perdre dans les méandres de ce scénario très faussement compliqué où tout le monde perd un peu la boule. Si, en 2010, l’idée générale était « accepte un fait grave qu’on suggère depuis le début du film », on nous donne désormais toutes les clés et on profite de l’imagination débordante de cette bande de filles. Je rappelle que la bande sonore déchire comme jamais (que des reprises de pépites, mention spéciale pour ce White Rabbit) et, sans être aucunement familier aux réflexes de Monsieur Snyder, j’ai apprécié me laisser porter par ces univers fantaisistes et sortis de nulle part, sans rapport. Si il existe une notion de fanservice potable et pas trop grasse, elle doit s’apparenter à quelque chose comme ça. Il y a de l’esthétique steampunk dedans, grande « tendance » de cette année, pourquoi faire la gueule à ce film? Parce qu’il est un poil « simple »? Parce qu’au final, il est un peu « faux »? Peut être pas très fourni ou ne racontant pas grand chose? Je ne sais pas. C’était cool, peut être un peu coupable, mais cool.

4) Cars 2

Peut être un poil haut dans la liste mais le Pixar « nouveau » est, pour moi, une grande et sincère bonne surprise. Je m’étais un peu enfermé dans l’idée qu’ils avaient un peu baissé les bras avec les univers nouveaux, en attendant Brave et ce film « sur le cerveau humain ». Cette folie des suites n’était à priori pas engageant : je suis enthousiaste sur cette fameuse suite de Monstres et Cie, mais faire un autre Indestructibles? Urk urk. Toy Story 3 ne m’as pas arraché de larme et je me suis senti un peu monstre, c’est donc à reculons et en moonwalk que je suis allé voir la suite à, et de loin, l’histoire Pixar la moins réussie de son histoire. Miiiiince, ça s’avère être bien. Saloperie de préjugès!

En version française, s’il vous plaît. Rien contre Larry The Cable Guy mais la maison sait offrir de la qualité à ce niveau là, et y’a pas de chansons donc tout le monde pourra en profiter. Cette suite à le mérite de dire directement « ok les gars, on va faire quelque chose de différent et puis c’est tout » on faisant directement mourir Doc Hudson (bon, avec le doubleur décédé, ça semblait logique) … et en virant, plus ou moins, le héros du champ de vision. C’est un peu étrange car Martin est le « mec » ayant si peu de charisme, il arrive à tirer du film la conclusion « hé, j’ai beau être pas très beau et pas super intelligent, j’ai attiré dans mes filets une belle petite plante » euuuuuh… tu es certain de vouloir nous enseigner ça? Je suis très sceptique sur le sujet et il n’y a rien de personnel dans cette déclaration. Quoi qu’il en soit, la technique est au top, un Pixar sans humain et ce qui fait à mon sens la base du studio et on y trouve cet humour assez fin qui manquait dans les dernières productions (depuis Wall-E, plus concrètement) – je suis friand de cette intrigue qui parodie les films d’espionnages – là encore, la séquence d’ouverture est un grand délire où fourmille mille petites idées, mille détails qui prouvent qui Pixar continues d’en avoir dans le ventre… et ça, c’est cool.

3) Arrietty

Là encore, je vais faire redite. Cette re-re-re-relecture des Borrowers est douce comme une gâterie de boulangère – et je parle bien évidemment de pains au chocolat, viennoiseries et autres joyeusetés – elle s’apprécie de la stricte même façon à tout les âges. Évidemment, un adulte remarquera cette fameuse incohérence de la porte à fermeture variable, cette tante bipolaire aux intentions inconnues (« tueeeeer tout les chapardeuuuuurs graaaah ») et ce petit sadisme infligé à un enfant cardiaque mais Arrietty est un film réellement planant. Pas vu Redline, tiens, d’ailleurs, puisqu’on est dans le milieu. Les deux ont bien sûr rien à voir, Arrietty est un film très calme, très vert… et à l’issue un peu baddante, je dois l’avouer. Pas dramatique, très logique mais pas si attendue que ça. Pas grand chose mais une petite prise de risque (là aussi, question de point de vue) qui se loue, surtout après cette quarante-millième histoire de souci de communication entre deux peuples et ses deux émissaires. Faites vous plaisir et jetez-y un oeil, ça vient de sortir en galette!

2) True Grit

Ceci est ma confession : je n’ai toujours pas vu Le Discours d’un Roi. Vous l’aurez compris : je raisonne en films nommés aux Oscars et celui là était comparable à Drive… en plus attendu. Hé oui, c’est un remake, pas de surprise… mais avouez le, un far west des frères Coen avec Jeff Bridges et une Maka Albarn vengeresse et précoce? Bingo les enfants. Ne pas se méprendre sur le genre du film, c’est un petit road movie à l’histoire toute simple mais déroulant les choses de manière ultra efficace, puis en collant quelques scènes franchement étranges. Pas vraiment un film pour rire, rêver ou se sentir l’âme d’un pirate mais parfait pour retranscrire un genre, une ambiance, une époque… j’adore les films hommage de ce genre, ceux que Tarantino fait en brûlant-des-cinémas-par-le-feu! Moins de violence et plus de monologues un peu ratés ici, des personnages qu’on aime voir évoluer et une fin fataliste au possible – ce fut un bon film, assurément. Loin d’être excellent (et ça prouve que j’ai vraiment pas vu grand chose cette année) mais tout ce qui est chevaux, feux de camp et brigands dézingués au plomb est bon à prendre.

1) Les Aventures de Tintin

Ce post est, grosso modo, construit pour subtilement vous dire « allez voir Tintin. C’est de la bombe ». Je ne suis pas moins expert en la question qu’un autre : j’ai, comme tout le monde, lu la majorité des albums et kiffé ça, malgré ce héros désespérément plat, sans passé… et très alpha, pour quelqu’un qui ne présente pas une once de libido! Presque inenvisageable d’ailleurs dans un univers si… masculin, ce qui ne pardonne pas. En tout cas, j’ai aussi eu peur que vous en voyant les premiers trailers et nan. C’EST VRAIMENT VRAIMENT BIEN. Assez épatant, même : je dois dire que c’est le premier film que je suis content d’avoir vu en 3D. Apportant quelque chose, ne gâchant rien, c’est même une recommandation que je vous fait là, ça vaut bien deux minutes en cumulé à avoir mal aux mirettes. L’invention est minime, c’est du Crabe aux Pinces de Licornes, mâtiné de quelques transitions cohérentes… et quelques personnages phares font leur apparition impromptue. Techniquement, c’est incroyable. Le mot est fort, mais c’est le mot – c’était un peu ahurissant. Le film a même tendance à un peu se la péter avec ses effets de loupe, de réfraction, de reflets… et quand on voit ces transitions, ce registre épique et cette séquence énormissime dans Bagghar (alerte longue course-poursuite de folie où le moindre truc est un détail parmi trente chorégraphié) il y a de quoi donner sa chance au film. Yep, même pour les sceptiques – on oublie ce syndrome très étrange d’avoir un Tintin animé et qui parle dans un univers résolument british – les paroles, l’intonation, le vocabulaire, tout sent la Sheperd’s Pie dans la version originale et c’est pas plus mal. On pourrait râler contre ces deux trois trucs sortis de nulle part mais cette petite remarque zoophile m’a fait rire et le reste appartient au personnage. Une adaptation remplie de bonne volonté, à voir! C’est une obligation!

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60 minutes d’attente à partir de ce point

Haaaaa j’adore faire ce genre de post car c’est à ce moment précis que mes talents d’escroc sont révélés au grand jour, le post de convention JV. Exercice rarissime puisqu’il n’est pas archi évident de pondre un pavasse à partir de trois heures d’observations… et sans, de préférence, noyer le tout derrière des détails inutiles comme je peux le faire, parfois. Il y avait bien le Micromania Game Show, il a deux ans… un bon moment aidé par une logistique cohérente et un lieu sympa – j’ai un truc pour la Vilette, son hall et le Trabendo, cette scène/boîte si cool. Ca, c’était il y a déjà deux ans! Croyez le ou non, mais je faisais des posts encore plus gros! En 2010 il fallait faire avec l’arrivée d’un nouveau salon, le Paris Game Week, rentrant directement en concurrence avec le MGS… et le Salon du jeu Vidéo, dont on (je?) a pas entendu parler cette année – ce fut un évident succès matériel mais les Journaleux/Public éclairé n’en ont pas gardé une bonne impression et… attendez, je vais finir mon intro plus tard, j’ai un mal de bide fulgurant là.

*mal de bide*

… OUI DONC tout ça pour dire que l’approche d’Halloween et, plus généralement, septembre/octobre devenait une sorte de triangulaire où un gagnant commencer à émerger, puis à s’imposer, et vaincre par KO, le tout en une fois. Force est de constater que j’aime bien perdre une journée à surnager dans ces environnements rempli de monde à vouloir se réfugier en Ermite dans le K2 pour la prochaine décennie – et le Paris Games Week 2011 semblait un bon plan. « Semblait » sonne comme si j’allais démonter le festoche à la petite cuillère mais je ne trouve pas de raison particulière! En fait, faut avouer que la réception et les échos que j’ai eu du bazar en question n’étaient pas terrible et pour une diversité inquiétante de raisons : d’une part, certains pros accrédités qui râlaient sur Twitter ont reçu l’opprobre des RP de l’évènement et ce d’une manière un poil exagérée, voire flippante. Je n’aurais pas aimé être à leur place. De deux, cette supposée omniprésence de nichons apparents. Je sais que ça ne sonne pas comme un désavantage mais l’utilisation des « booth babes », ces nanas-hôtesses un peu potiches qui divertissent le chaland ou offrent des consoles en plein E3 semblait être un gimmick trop omniprésent et sorti de nulle part. Enfin, le nom alternatif de l’évènement était « le-salon-du-jeu-qui-sort-en-Novembre,quelle-débauche ». Dommage… mais véridique. Les deux autres, je suis moins convaincu…

En tout cas, le salon, étalé sur 6 jours (non, vraiment?) peut maintenant se vanter d’avoir fait des chiffres de champion, 180 000 visiteurs annoncés. C’est même un brin surréaliste si on fait un produit en croix avec les chiffres de la Gamescon et sa superficie bien supérieure mais je ne conçoit pas un seul instant qu’on puisse nous mentir sur ses chiffres, soit. Pas de doutes, c’était un réel succès… mais je dois avouer qu’il n’était pas archi compliqué de s’y rendre sans payer son ticket. Les gros éditeurs distribuaient les invitations, les adhérents Fnac étaient gâtés et, comme d’habitude, il paraît qu’avoir un bête site suffit pour recevoir une accréditation de « journaliste ». Un peu « au secours » quoi. Je tilterais toujours sur les blogueurs (parfois bons, parfois moins) qui se vantent de ce statut un poil chimérique puisque le Journalisme spécialisé (mais pas dans le JV, je maintiens qu’on peut faire plus ambitieux quand même) est mon plan de carrière depuis pas mal de temps et c’est une dénomination qui se mérite, urgh. C’est un privilège qu’on doit chercher de loin… et pourquoi toute cette emphase? Les blogs un peu caca c’est une chose, les gamins de 13 ans qui se baladent avec un badge puisqu’ils représentent le site qu’ils viennent d’inventer en est une autre. Urgh et double urgh.

*re-mal de bide*

Ca ne fait rien, gardons le moral. Si vous n’êtes pas familier avec ce genre d’évènements, dites vous bien (pour faire dans la comparaison très simpliste) que c’est une sorte de mini-E3 bien plus porté vers le public, un grand hall où les éditeurs de jeux vidéos dégainent les bornes d’essai pour les jeux à venir… ou déjà sortis, pour une minorité d’entre eux. Le planning des jeux exposés est, concrètement, plutôt proche et orienté : inutile de dire que tout est fait pour créer l’envie juste avant Noël pour des jeux qui, dans une immense majorité, sortiront dans entre une et huit semaines… rapport amusant, plus le jeu est éloigné dans le temps, plus la queue où s’engager pour faire une mini session découverte était éprouvante. On en reparle – j’ai donc eu la chance de me procurer une invitation indirectement, en esquivant la proposition d’une camarade de fac qui ne savait plus quoi faire d’une place en trop. En gros, et encore une fois, j’ai eu de la chance et je suis entouré de gens généreux, cool. Le temps d’emprunter ce cher Tramway qui m’emmène toujours à des évènements si agréables, me voilà arrivé à la porte de Versailles, endroit incontournable qu’on retrouve de temps en temps pour le Salon de l’étudiant, du chocolat, de l’érotisme, la foire de Paris et nombre de trucs intéressants, oh oui.

Les deux halls mobilisés sont grands, assez grands même mais malheureusement – et ce n’était que l’après midi du dernier jour… une semaine de vacances scolaires – on a quand même eu droit à ce syndrome fabuleux qui consiste à devoir faire du crawl devant la foule et des gens pas lavés pour survivre et passer d’un point A à B – pas évident, surtout devant les grosses pointures du salon – très ouvertement Battlefield 3 et son copain de l’Appel du Devoir Civique. La prochaine fois, apportez votre tuba, protégez vous la tête, seule la Peur pourra vous sauver. Tour d’horizon, une bonne répartition et une bonne gestion de l’espace, dans l’ensemble. Comme dans n’importe quel Salon du genre, les éditeurs sont bien démarqués, c’est présenté comme une petite ville avec le quartier des « grosses pointures », ‘l’allée du journalisme total » où on trouve les stands de différents sites plus ou moins connus où Marcus dédicace, encore, toujours, ce mec est increvable (et c’est tant mieux) et autre « forum des achats Compulsifs » où la Fnac persiste à vouloir nous fourguer des exemplaires de Left 4 Dead à 70 Euros, ça semble être le gimmick absolu du genre. Enfin, le mystère cosmique du salon : un skatepark en plein milieu. Avec des gens. Qui font du skate. Dessus. En musique. J’ai pas compris. Personne n’a compris. Ca me fait prendre un syntaxe très lapidaire. Pourquoi, PGW, pourquoi, ça n’a rien à voir. On y trouvait également des coins nettement moins hors sujet : un petit coin rétro confortable avec de véritables vieilleries, bonne initiative, les habituels sponsors étaient de mise. DGT (décalez d’une touche vers la droite) était présent et l’ineffable Caca Colo Zoré (remettez les voyelles à leur place) était plus visible que Russel Hantz dans un épisode de Survivor puisqu’au delà des habituelles bouteilles géantes et nanas déguisées au couleur de la marque, on avait – encore – l’honneur de patauger dans les canettes vides. De vraies cette fois, pas des shots… mais ça ne change rien : les gens sont sales. Je ne vous félicite pas, les gens!

Tout l’intérêt du salon – et c’est le seul truc proposé, il faut bien l’exploiter un peu, on ne va pas là-bas uniquement pour se payer des sandwiches à des prix défiant tout sens commun – est l’essai de jeux prometteurs au demeurant pas encore disponibles. Il y avait bien des pans du salon qui vivaient dans le passé (ce coin Guitar Hero : Warriors Of Rock avec des gens qui ne font même pas du Dragonforce ohlalalala) mais l’essentiel du truc est d’affronter une file d’attente à qualité variable pour essayer un jeu. Le salon est organisé autour des files d’attentes : s’inscrire, affronter l’heure, les deux, trois, QUATRE heures pour une logistique de plus en plus organisée selon le produit. Le saint Graal étant bien sûr la Vita, une véritable petite épreuve où il faut affronter la poignée d’heures pour essayer, pour un lapse de temps bien précis, un jeu au hasard parmi une demi douzaine. Je ne l’ai pas fait par manque d’intérêt mais je trouve que ça ne manque pas de cojones de la part des joueurs qui pouvaient à tout moment se retrouver en face d’un jeu dont ils n’avaient rien à faire. Après, la plupart des véritables guerriers peuvent s’engager à tester de belles avant premières (Battlefield, Uncharted, tout ces jeux avec un 3 collé sur la droite façon tumeur inopérable) dans des petits salons privés planqués par des paravents promotionnels en carton. Tu fais la queue, tu accèdes au paradis des élus, et on te demandes très poliment de le quitter après une quinzaine de minutes. En gros, le Paris Games Week, c’est comme être Scrat à la fin de l’Age de Glace 2.

Des jeux prometteurs, il y en avait à la pelle. J’ai presque rien essayé mais je me suis conforté sur mes opinions/préjugès : Rayman Origins, par exemple, défonce. Démentiellement joli et bien animé, on va certainement lui reprocher d’être trop facile! Je commente pas Sonic Generations, je file me le prendre en finissant ce post. Super Mario 3D possède une… 3D (duh duh) pas si punitive que d’habitude et promet quelques bonnes choses mais le format carte-du-monde-niveaux-pas-thématisés est un poil redondant (mais là encore, Rayman…) Skylard Sword à l’air beau à en crever (mais, selon les retours de ma chère et tendre, très peu maniable) et… c’est basiquement tout. Le reste de m’intéressant pas frontalement, donc… pas même de booth babes, ça devait être un mythe ou alors la troupe devait déjà être autre part à faire du show burlesque. Disons qu’à part la Vita, tout ça sortait dans un univers proche et le planning de 2012 ne concernait – dans les grandes lignes – que du FPS, pas ma tasse de thé, ou café, ou quoi que ce soit. Pour le péquin qui se ballade un peu au hasard, il y avait quand même quelques évènements qui te font largement gagner ta journée : Sony organisait régulièrement des concours très sérious business avec musique serious business ou être au bon endroit au bon moment (le tout saupoudré d’une grosse moule, avouons le) te fait repartir avec une PS3. Tu gagnes contre 4 concurrents de suite sur Dance Central 2? Paf, le pack 360 + Kinect est pour toi. Ce genre ce choses qui font interagir le public, pas nécessairement en ayant l’impression de se jeter dans la fosse aux lions avides de goodies… et des goodies, y’en avait plein, des jolis, des inutiles, des distribués, des payants, et l’habituelle palme du truc-qu’on-remet-gratuitement-à-tout-le-monde-mais-pas-à-toi est attribué à… ces fabuleuses mains Rayman (et j’aurais bien piqué ces carrés de verre décorés aux couleurs du jeux, ils étaient superbes)

*mal de bide plus là. Mangeons des blinis*

Ha d’ailleurs! C’était un peu le salon du crack puisque cette fumée artificielle un peu omniprésente n’était pas toujours suuuuper agréable. C’est peut être une manière détourné de nous faire tout trouver cool et coloré mais bon hmm. Quelques grandes activités périphériques étaient quand même de mise : pas de dédicaces (à part Marcus, encore) n’étaient proposées à ma connaissance mais on pouvait assister à nombre de conférences à la qualité inconnue, bein ouais, c’était le matin, et le matin j’ai déjà des conférences obligatoires pour le contrôle continu, hé. En revanche on y trouvait quelques tournois animés par des gens enthousiastes, des grandes compétitions sur grand écran où les français déchiraient tout. LA FRAAAAAANCE. Idéal pour un public relativement jeune, souvent composés de jeunes ados accompagnés.

En gros, face à la « déception » générale (comprenez, de mon cercle d’amis du milieu) de l’année dernière et aux premiers retours pas terribles, ce fut un plutôt bon moment en temps que visiteur. Une organisation simple et agréable, un lieu plutôt bien exploité, des jeux pas terriblement éloignés dans le temps mais un évènement très animé et sympathique… qui sera obligatoirement reconduit vu ces fameux chiffres mirifiques. La prochaine fois, si il y en a une (de mon coté) on y retournera sérieusement, c’est promis. Ce qui est garanti, c’est mon enthousiasme sincère face à beaucoup de jeux d’ici Noël… haaa, ma vie universitaire est fichue.

OMONDIEU LA DREAMCAST 2 BIENTOT DIDON OMG OMG.

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WhoaaaaAAAAAAAA

« BONJOUR PARIS CA VAAAA? » Bien sûr que ça va mon p’tit père, d’ailleurs on est pas exactement dans la capitale mais à Saint Cloud. Bon, jouons le jeu, de toute façon confondre innocemment les deux est le gimmick favori de tout banlieusard qui se respecte! C’est là-bas, toujours pour la fin de la dernière semaine d’Aout que se déroulait la dixième édition du festival Rock-En-Seine, toujours supervisée par Jean-Paul « The Boss » Huchon toujours toujours toujours. Troisième festoche consécutif pour ma face et de bons espoirs en tête après deux jours plein de surprises en 2009 et un dimanche extrêmement fourni l’année dernière.

Faire un post sur un festival est une démarche qui peut sembler un peu étrange, surtout pour celui là qui, malgré ses airs de block-buster de fin d’été, fait toujours un peu palot comparé au mastodonte Pukkelpop, toujours deux semaines avant en Belgique… et je m’excuse d’avance pour n’importe quel autre music geek qui lira ses lignes puisqu’à sa place, je ne serait pas d’accord non plus. C’est toujours un petit plaisir coupable de lire les articles « spécialisés » des différents papelards tirer à boulets rouges sur des groupes toujours différents… ou de les encenser avec des périphrases à la mord-moi le noeud. C’est pas facile le journalisme musical! Je tenais donc à m’excuser en avance pour tout flagrant délit de gout de maÿrde que vous trouverez dans ce post. En faire un compte-rendu tenait plus ou moins du mini-ordre moral puisque, joie et bonheur sur Terre, on m’a offert un pass trois jours! Merci encore donc, encore une bonne occasion de cosplayer un sapin de Noël avec un bracelet supplémentaire. Toujours plus d’intro inutile pour vous : spéciale dédicace à ce salaud qui m’accompagne toujours et avec qui je pensais faire ce troisième round qui m’a planté la veille du top départ : tu ne l’emporteras pas au paradis, cow-boy. Ne faites pas comme moi, prévoyez plus d’un camarade/copain/copines (mais ne faites pas venir vos deux copines en même temps, malheureux!) pour vous éviter une situation un peu gênante où vous perdez tout les bonus du festival social. C’est une évidence mais elle a le mérite d’être rappelée puisque je ne suis pas moi même foutu de l’appliquer!

Obligatoire « point malédiction » de l’année – les routards des festivals musicaux savent bien que fin Aout est une période où il faut sévèrement se protéger la tête pour espérer passer des concerts sans souci – jusqu’à maintenant, le seul problème étant l’annulation imprévue (Amy Whinehouse, Oasis) des artistes, voire l’annulation forcée (souvenez du chanteur d’Où Est Le Swimming Pool qui a purement et simplement annulé son existence) on pouvait bêtement penser que les artistes étaient les seuls menacés, relayant les festivaliers au titre de dommages collatéraux. Très gros manque de bol, le mauvais temps extrême au Pukkelpop a fait rejouer la pub des dominos avec des arbres et plusieurs personnes y ont laissé leur peau. On y peut évidemment rien mais c’est nul et assez flippant. C’est pas plus utile de le constater platement comme ça mais c’est flippant. Heureusement pour nous autres, la seule menace météorologique était une pluie fine que se contrait avec un simple parapluie et un bon sens du timing. Un peu de chance dans le temps pourri, surtout après le set perturbé d’Arcade Fire l’année dernière!

Des nouveautés sur le domaine de Saint Cloud? Hé bien, une quatrième scène, sobrement intitulée « scène pression live » (comprenez Scène Kronenbourg – l’omniprésence de la bière dans le festoche passe du running-gag au quart du festival, bien) ce qui implique une vingtaine de prestations en plus, ce qui allège le planning et les superpositions gênantes entre la Cascade et l’Indutrie, scènes trop rapprochées où il n’y aura donc jamais deux trucs en même temps) et devenue une gageure pour tout ce qui est estampillé « découverte » dans la programmation du festival. OUI, l’ouverture d’esprit, c’est essentiel. OUI, j’en manque sur le coup mais cette année, le festival manquait de grosse pointure, d’argument d’autorité, de gros nom qui tâche! Ce n’est pas un défaut en soi si un programme se veut éclectique et je ne suis pas à la place des gens qui démarchent tout le monde mais tout ça était un peu noyé dans les noms inconnus et les petits machins français. Loin de moi l’idée de fustiger les petites pointes, ce serait archi-déplacé mais le festoche a perdu deux trois poils de standing qu’il commençait à imposer. On espère tous encore plus de mastodontes pour la suite! Trouvez donc un meilleur compromis entre « gens à propulser » et « gens qui propulsent les ventes! » S’il vous plaît!

J’arrête le whine un peu hypocrite ici et je m’attarde sur mon propre programme, un peu pantouflard avec uniquement les soirées en vue, 18 heures-Minuit quotidien, programme parfait pour pas trop s’épuiser en aller-retours – le domaine est grand, dix minutes de traversée entre la grande scène à la sortie – la contrebande de bouchons sévit toujours, il faut les cacher au préalable dans ses fesses ce qui n’est pas très cool (sérieusement, de quoi peuvent ils avoir peur) et en avant pour le désormais habituel monceau de souvenirs sympas, entre bouffe délicieusement frite et couchers de soleil avec gros song. (toujoursg)

Vendredi 26 Aout – Un bus, un tramway et un RER plus tard, la remise du bracelet se fait sous le son archi planant de Grouplove – formation américaine et inconnue difficile à juger sur un quart d’heure néanmoins très apprécié. Prenons-le par la négative : ce n’est pas très électrique, ni inutilement punchy, juste sonore cool, « sympa », même si ça se fonds dans la masse. Avec un peu de bonne volonté, je serais arrivé pour CSS, vous savez, le machin brésilien électro tout aussi sympa. C’est ça le dilemme, dépasser le « sympa ». Quelque part entre le « sympa » et le « génial », il y a le « bath » qu’on atteignait pas encore et qui n’arrivait pas non plus avec The Kills et l’apparition remarquée de celle que je nomme affectueusement « la grosse Alisson ». Les fans hurlent, le show commence en duo avec un joli dandy gratteux et là il y a comme une impression très embêtante qui démarre dans mon crâne, cette impression qu’un duo sur scène où dans les bacs et en 2011 fait toujours plus ou moins la même musique… ou, curieusement, ont les mêmes idées. Vous savez probablement où je veux en venir, une zique très « roots » très basse, souvent lente, lourde et très rarement joyeuse, comprenez un peu molassone. Difficile de pogoter sur ça, ça invite plutot à la réflexion transcendantale et ça a peut être un peu plus sa place dans « Confucius-En-Seine » mais je digreeeesse. Pas de morceaux qui se distinguent les uns des autres, une heure de show un peu égoïste et mécanique (mais c’est un syndrome qu’on retrouvera aussi pas mal, malheureusement) mais assez planant. C’est pas comme si on s’amusait mais on en profite et on peut s’imbiber de ces riffs new-wave qui sentent bon la danse « je chasse les nuages ».

C’est pas tout de se gaver de bière, des pétards passivement fumés un peu partout et des jambon-beurre à taille variable (encore un syndrome local! C’est un champ de guerre ce festival! Pukkelpop à coté c’est… bref) mais il faut bien s’occuper entre deux sets et voir ce qu’il se passe en mode « découverte » à la scène de la Cascade. Ca sent bon l’électronique lent et barré, ça s’appelle General Elektriks et c’est français. J’aimerais pouvoir en dire tout le bien possible et ignorer un peu la presse qui n’a, en majorité, pas du tout aimé le truc mais elle a bien tort parce ce que c’était très cool. Un sosie de Vincent Desagnat est aux platines et il a à sa disposition une mini-armée de clones multi-instrumentistes qui sautent partout. Un peu d’énergie quoi, c’est positif, surtout avec une telle palette de machins qui font du bruit en rythme. Je vais paraphraser un certain monsieur Youn mais c’est un bon exemple de « frunpk » – un mélange d’électro, de funk et de formule rythmiques qu’on connait bien. C’est certainement plus sympa en live qu’en disque; le format scène permettant d’allonger les phases instrumentales et c’est là que le grand Dieu Kif fait son apparition : c’est propice aux impros. Du xylophone, des synthés qui font de jolis « pouet pouet » et une bonne énergie. Le rock est loin, très loin mais qu’importe, c’était beaucoup de plaisir pris devant ce genre de lignes. C’est avec pas mal de regrets que je les quitte pour la tête d’affiche de la journée… et du festival.

Fin de la malédiction : les Foo Fighters sont venus, sobres, toujours ensemble, il a plu trois gouttes et fin de l’histoire… mais quelle histoire les enfants. La presse et les journaleux n’aiment pas non plus. Les fans de Courtney Love font partie du même club, mais en même temps, personne n’aime les fans de Courtney Love. Je rappelle le contexte : les FF sont issus de la séparation forcée de Nirvana (dans les épisodes précédents : Kurt Cobain annule lui aussi sa vie) – Dave Grohl, le batteur, monte un album en y jouant la quasi intégralité des pistes, se monte une petite équipe et propage la magie avec une demi-douzaine d’album, dernière mouture toute récente. Revenons à notre amie la presse qui trouve les Foos un peu … datés, en stationnement pendant que le reste évolue. Osef la presse, avatarisée par deux connards derrière qui ont passé leur vie à commenter le bazar et à dire à quel point c’était inutile et veillot, ben fallait voir ailleurs messieurs merci salut!  ils sont peut être dans une capsule mais elle est cool, énergique, peut être un peu HURLEE mais plus que sympa. C’est d’abord un leader charismatique : Dave Grohl parle à la foule, dit des conneries, imite un français ou baragouine l’anglais haut perché comme on le ferait « dans le milieu » pour se marrer.  Un vrai showman qui sait interagir avec son public, perdre cinq minutes à faire le guignol avec un riff, quitte à se foutre des gens qui font un rappel inutilement long une demi heure plus tard. Une reprise de « Young Man Blues » des Who qui tuait, excusez du peu, enrobée d’une quinzaine de tubes du groupe – pour à peu près le même nombre d’hurlements subis par nos vierges tympans. C’est pas grave, c’est toujours un plaisir de se faire hurler dessus par un mec aussi rigolo et volontaire. Il présente son staff (ovation pour Taylor Hawkins, pour une fois que le batteur est populaire) et annonce souvent ses prochaines cartes, lues et écoutées avec délectation – du rock très gentil et innocent mais brut, clair, cool. My Hero, Monkey Wrench, Times Like These, Breakout, tout défile dont une singerie de Chuck Berry, les refrains les plus connus sont souvent « donnés » à la fosse et, petit plaisir coupable, quand Dave Grohl crache sur la scène c’est toujours en gros plan sur grand écran. Deux heures étalées au possible de show et le traditionnel final retentit avec Everlong, il faut déjà se barrer où se raccrocher aux branches. Si tout ça ne vous dit rien, payez vous le best-off, il peut servir.

Samedi 27 Aout – Même heure, même festoche – pit stop obligatoire à la boutique pour se prendre le désormais traditionnel portfolio – autant d’affichettes que de groupes en plus (un artiste, un groupe, c’est génial et très décoratif) et divers goodies estampillés de ce mec en banane-lunettes qui domine l’identité graphique de cette année. Hey, vous ne savez pas quoi faire, rien ne vous plaît musicalement? Le festival propose moult activités qui n’ont rien à voir! Venez faire le gogole avec Sam, le capitaine de soirée! Jouez à Time’s Up dans le coin enfant! Avec des enfants! C’est tout à fait normal! J’ai même eu l’occasion de militer trois secondes contre la peine de mort, en regardant le stand et en pensant « rooooooh c’est pas bien »* – on peut même essayer de retrouver ce cher Nataka qui bosse au stand de bouffe sino-japonaise, et abandonner en voyant le monde devant le-dit stand. Ce démentiel éventail d’activités peut éventuellement s’accompagner d’une dose de concerts et c’est ce que je fais en allant voir Interpol. Ha, pardonnez moi, avant Interpol, parlons rapidement des BB Brunes. Le grand Dieu Kif a prouvé une fois de plus son existence en faisant pleuvoir pour l’exacte durée du set des prévenus. Avant, après, pas un pèt- mais de la pluie pour eux. INTERPOL DONC, grand membre du groupe Facebook « Ceux dont je ne connais que deux ou trois titres, comme pas mal de gens » et qui, à travers ces trois titres, illustrent des gimmicks toujours très éthérés, toujours plus loin dans la musique qui te fait bouger la tête sur un axe nord-sud. C’est pas très surprenant, je ne me souviens pas grand chose de cette prestation. C’était sympathique mais vite oublié, un peu comme les jambon-beurre… c’est pas cette fois que je me fascinerait davantage pour eux. En même temps, il y a des groupes aux noms à coucher dehors (« Le corps mince de Françoise » en français dans le texte) et, après un peu de Keren Ann, c’est le duel de la soirée et deux écoles bien différentes – Sexy Sushi contre les Arctic Monkeys. Les premiers balancent sur les autres, montrent leur cul et invitent des personnalités improbables sur scène… ça aurait probablement été un meilleur choix de suivre leurs frasques mais je voulais absolument voir les anglais qui ont déboulé sur scène et très propre sur eux, Alex Turner arborant un look lui aussi très… banane.

Musicalement, c’est top. Rapide, précis, du rock anglais jusqu’au bout des seins avec du matériel d’avant-guerre, comme le veut la tradition. Le truc c’est qu’ils n’avaient pas l’air très concernés par leur affaire : concert un peu succin, rappel un poil prétentieux et peu de personnalisation entre les morceaux, on les sentait un peu en mode automatique et c’est bien dommage. On a pas toujours les deux et c’était une bonne occase avortée – il n’empêche que musicalement c’est toujours aussi efficace et dansant, tout ce que j’aime. Il parait que pendant ce temps, sur la scène de la Mousse, les Wombats font du rock rigolo, ça évoque les Fatals Picard en mieux mais je suis juste lessivé alors en avant pour le round suivant.

Dimanche 28 Aout – Vite vite vite y’a My Chemical Romance sur la grande scène. Le temps d’apprendre que courir partout sur le périphérique n’est pas la meilleure des idées, I’m Not Okay (I Promise) est déjà sur le point d’être fini… et le concert se termine sur The Black Parade. Entre les deux, c’est du récent et donc de la découverte et quand bien même j’aime régulièrement me payer la tête du single sus-cité (celui qui fait très mi-temps du Superbowl, en version émo) et je dois avouer que c’est franchement cool. D’une, ils sont d’une indéniable bonne volonté (deux concerts épuisants les jours précédents) et de deux, le leader-chanteur et quelqu’un de très sympa même si il tourne très souvent le dos entre deux morceaux. My Chemical Romance, c’est du punk très coloré à la Green Day des débuts… mais avec l’attitude Green Day de la fin. Pensez-en ce que vous voulez mais c’est très (faussement) joyeux, toujours passionné et damn, tellement FORT…! Mais qui oserais abandonner un concert pour aller chercher des bouchons d’oreilles si difficiles à assumer? « Protégez votre audition qu’ils disaient, pff, j’ai vu les Foo Fighters l’avant-veille moi, monsieur. » – tout ça pour dire qu’ils peuvent aussi baisser le son mais c’était très mélodique, très majeur, souvent hurlé, aussi… mais un mec qui hurle aura toujours plus simplement mon affection qu’une fille qui susurre ou qui fait du « wawawuwou » façon Nina Simone sans l’être, donc voilà, chacun son style, et le punk rock émo et bah c’est gratifiant, de temps en temps.

Aller-retour sur mousse-land avec les Horrors, petite découverte 2009 qui ont subi une sorte de rétrogradation pour leur deuxième apparition lors de ce festival… c’est l’autre coté de la musique émo, avec cette fois l’attitude et la dégaine (ils n’ont pas changé leur photo sur le programme et elle est toujours aussi ratée) et, pour une fois, je trouve ça nettement plus sympa en album. Ca vient de sortir, c’est tout aussi *insérer épithète pompeux* et bla bla bla mais plus sérieusement, encore quelque chose qui « s’écoute » avant de se « vivre ». Bien, mais peux mieux faire, encore.

ET SOUDAINEMENT, DEFTONES. Un sosie de Greg Grunberg monte sur la scène, prends le micro et fait des bwaaaaaah en sautillant partout, dont sur le public. Lui ne se fait pas raccompagner par la sécurité comme les pécors qui tentent le crowd surfing et sa capacité à chanter impeccablement tout en faisant de l’acro-branche est épatante… pour le reste, je n’ai pas tout compris. Le nu-métal n’a jamais été mon truc (et rien qu’avec cette phrase, pas mal de spécialistes vont s’étouffer d’effroi au vu de mon imprécision) parce que je cherche avant tout un bon texte allié à une musique planante ce qui n’est évidemment pas le cahier des charges local. Sympa, sans plus, cool quand tu manges ton kebab-frites tranquillement, dans cet espace toujours très pratique à la gauche de la scène, tout devant avec les journalistes et photographes. Bon, sinon? Hé bien, pause Nneka et l’énergie du single Heartbeat, seul machin connu au bataillon, n’était pas là puisque la dame à surtout fait de la soul très engagée, on nous a donc servi du ba ba bu woub woub woub et nous de faire ronfl zzz. Enfin, Archive et son orchestre symphonique, assez fascinant, très différent du reste du festival avec un mélange des gens à la Linkin Park… mais en bien plus long, instrumental et en un poil plus varié! De quoi être hypnotisé mais toujours pas de GROS SONG. On me signale dans l’oreille que Lykke Li c’était très sympa mais je n’ai fait que passer devant, un véritable petit aveu de faiblesse.

La morale de cette histoire? Dave Grohl est un bonhomme formidable.

* : J’ai gagné mon ticket pour l’enfer en faisant semblant de ne pas m’intéresser à une cause pareille. Pardon à tout les condamnés à mort qui me lisent

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Japan Expo 2011 ~ Sans sucres et sans calories

BUVEZ MON COCA ZERO IL EST FRAIS IL EST LEGER

NE SOYEZ PAS DISTRAITS PAR MES NENES, BUVEZ MON COCA ET JETEZ LA CANETTE N’IMPORTE OU

OH TIENS, BONJOUR TOM NOVEMBRE

P1000472.JPG Ceci n’est pas un haiku mais si il fallait résumer cette convention en un gros capstweet sur capslocktweeter, il faudrait s’y prendre comme ça. Quel petit malin ce mec! Il a passé une bonne convention et il commence son rapport en râlant!

 C’est un peu triste à dire mais je commence à devenir un routard de la Japex. La fameuse première fois commence à sérieusement s’éloigner, plus de surprises, les papillons de la jeunesse tombent comme des mouches et les insectes viennent vous bouffer… mais REJOUISSONS-NOUS, cette Japan Expo était franchement bien, peut être même la « deuxième » meilleure en ce qui me concerne après la petite folie de l’édition 2008. Vous savez, la JaPex à Villepinte, festival phare qui est en France ce que TF1 est à la télé et ce qu’est le
Carrefour de Montesson aux centre commerciaux : le premier en Europe. Résumons nous :

– En 2008, j’y allais tout fou une journée pour la première fois et je n’ose pas trop regarder le post que ça à donné

– En 2009 j’y suis mort de déshydratation mais j’y ai quand même passé un
bon moment

– En 2010, j’y suis mort socialement ce qui n’as pas empêché la convention d’être cool

Ne vous trompez pas, ce titre est complètement menteur et n’a pour vocation que de souligner ce trust des canettes pétillantes partout dans les poubelles de la convention… parce que je reste complètement épaté par la capacité des festivaliers à mettre leurs canettes de Coca Zéro n’importe où. Chaque rampe d’escalier, chaque machin oblong était squatté par une rangée de canettes façon Saloon. Cette initiative de jeu de chamboule-tout omniprésent dans la Japan est une très charmante idée mais ça n’effaçait pas ces nombreux moments où j’avais envie de faire une opération Tempête du Désert sur ce foutu hélico et ces foutu filles qui n’avaient paaaas grand chose à faire là, sinon garnir les poubelles de la convention. C’est un tout petit cri de rageux parce que ça m’embête de voir que les toilettes sont toujours aussi nickel chrome et qu’on peut s’y réfugier si on a besoin d’un peu de propre. En gros, beurk beurk beark.

Et ouais, ce post va être très personnel. Epatant ça, comme n’importe quel billet de ce blog mais il fallait que ce soit rappelé, l’usage de la première personne du singulier étant snob à la vue de petits malins n’ayant pas compris l’objectif d’un blog! L’essentiel : c’était franchement bien. Le post outrancièrement détaillé? Par ici, cher lecteur…

Cette fois, je ne m’attendais pas à grand chose. Pas d’invité phare qui puisse me concerner, investissement rétroactivement associatif (comprenez : rédaction) pas d’argument d’autorité pour les achats ou même les gens à voir… et c’est quelques jours avant le début de la Japan que les choses se débloquent… au final ce fut la première fois que j’y allais trois jours différents, après y avoir dépensé une somme que je n’ai préféré pas calculer – et avoir passé de bons moments avec… surprise, Youe et Traquenard réunis au même endroit. Symbolique et sympa.

P1000479.JPGÉvidemment, j’y avais une très bonne raison d’y aller au moins le samedi en la remise des trophées des TM Golden Blogs. Gros souci de ce coté : Total Manga n’a pas eu droit à un stand, pas mal de pépins de leur coté couplé à une faible présence dans le périmètre des gagnants et jurés, la cérémonie a été annulée d’urgence. Bon, pas grave, je me suis empressé de rencontrer Ramza – l’homme derrière le concours. Malgré ces soucis de dernière minute, taper la discute et parler un peu des trucs à repenser dans ce genre de compétition (parce que oui, dès qu’on à reçu les premiers chiffres par mail on a commencé à se regarder dans le blanc des yeux comme des cowboys, surtout pour ma pomme qui était première dans les deux catégories) est toujours agréable et convivial, ça fait toujours beaucoup de bien de rencontrer les « gens du milieu » et j’ai donc pu récupérer mon trophée… de deuxième. Il est beau, grand et rend fertile celui qui se frotte dessus, merci beaucoup pour vos votes et votre régularité (on m’a bien dit que le flot pour le blog était constant et régulier, en gros, pas de craques) puisque j’ai obtenu exactement ce que je voulais et c’est grâce à vous. Danke shön! D’ailleurs, vous savez quoi? On peut se représenter d’une année sur l’autre! 

BIEN! Ma quatrième convention s’est, pour la première fois depuis quelque temps, déroulée sans accroc majeur. Prêt, chaud bouillant et sans « règles » donc (ce running gag est un peu traître) fièrement armé de l’habituelle et toujours très utile Hypercarte et apte à affronter les terribles trajets en RER B, trajets toujours directs pour peu qu’on ai un peu de chance ou un minimum de patience. Le saviez vous? Une convention va rester dans votre mémoire à long
terme selon la météo qu’il y faisait – le retour à la chaleur étouffante en début de semaine était un bon signe, ça allait être bien. Pas même d’occurrence dans l‘effroyable malédiction du Samedi matin de la Japan, ni orage, ni grève des conducteurs tacite ou forcée, que dalle! Tout ça s’est fait comme sur une patinoire de beurre et c’est avec du Pulp à fond dans les oreilles que je traverse la piste vide du hall vide des entrées tickets. Ca sera mon conseil éternel pour cette journée : arrivez à Midi. Minimum, si vous n’avez rien de prévu avant. Pass trois jours, deux ou trois après midi, BLAM! Pas de queue et on entre directement par le Comicon, toujours présent, plus fort et plus long. A partir de là, vous parlez à plein de gens mais quand ces eux qui vous abordent leurs phrases d’accroche reviennent souvent : 

 – Concombre! Je t’aime! Prends-moi! (Grande majorité ça, bien sûr)

– Tu n’as toujours pas coupé tes billets Epitanime? Manant!

– C’était pas la même chemise que tu portais hier?

– Tu n’as pas de badge presse? HAHAHAHA 

Gloups. C’était le grand running gag du week-end : il est visiblement assez simple d’obtenir un passe press avec un… blog. Je sais vraiment pas quoi penser de ça : il suffit de montrer un site, même peu fourni, même plus à jour depuis longtemps ou juste pas génialement écrit pour ne pas payer sa place et avoir droit à cet oasis de bonheur frais qu’est la salle presse… par contre ça à l’air extrêmement mal parti si vous tenez un Over Blog. En gros, c’est franchement pas au mérite et mon sens de justicier jaloux est sévèrement chatouillé! 

Okay donc l’entrée se faisait pour une fois dans le ComiCon, devant l’Hippo (les gens font la queue pour y manger! En pleine Japan! Folie furieuse!) et un bon coin pour repérer les excellents cosplays jeux vidéos (les héros d’Assassins Creed, Dead Space, tout ce qui requiert du matos) qui, faut l’avouer, en jettaient pas mal. Pas vraiment pris le temps de regarder ça dans les espaces et activités dédiées mais il faut vraiment croire que les choses tournent dans le bon sens : non seulement on ne voit presque plus de gens déguisés dans le RER, non seulement le niveau grimpe à l’intérieur de la convention. Pas vu un ninja en trois jours (juste une multitude de chapeaux verts et blancs) mais maté deux trois creepers et héros de Minecraft, en plus des habituels héros de Shonens. Pas mal de gens se fixent une identité visuelle bien précise et le fond à donf’, rencontré deux trois steampunks qui le faisaient bien, avec un souci du détail imparable. Pas vu de bébé Mario en couche culottes, ouf. Juste des gens pas beaux déguisés en héroïnes d’anime récent, ça fait peur mais ça ne peut pas faire de mal. Niveau « tendances clichés », Plumy résume tellement bien (et en dessin) le souci
de mentalité des Free Hugs, pourquoi font-ils ça? Derpy derp. 

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 Démentiel (et très volumineux, ça ne se voit pas) mais un peu moins de 300E à l’arrivée. Mesdames messieurs, la définition du fantasme en une photo

Toujours ce travail de fin limier qui consiste à traverser le hall principal et a fendre l’air et les stands cancéreux pour trouver les bonnes occases et les bons trucs sur lequel se frotter (litote gentille, encore) un peu mentalement – généralement, le bon est en périphérie des stands des maisons d’édition, notamment Square Enix qui triangulait la zone avec le stand éponyme, Dybex et Kurokawa. Ces derniers offraient des bons goodies, exposaient des figurines pas trop chères et avançaient le line-up de Juillet avec un petit peu d’avance, toujours agréable, surtout quand c’est accompagné d’un strap ou autre machin gratuit. Dybex accompagnait sa sortie d’intégrale Durarara par une distribution amusante de foulard jaunes, les initiés comprendront – par contre, il fallait se bouger pour en choper un, bien entendu. Figurines de qualité qu’on pouvait voir – mais pas toucher chez Goodsmile (franchement belles) et encore plus chez Tsume qui envoyait du lourd avec du « Work In Progress » dont une Maka qui représentait un vrai petit boulot d’orfèvre. (Le futur prix est en or aussi, fatalement) – on a pas retrouvé nos amis Italiens mais on pouvait se consoler sur quelques stands « imprévus au bataillon » qui s’avèrent finalement être très pertinents : 

Uniclo avait sa propre boutique et proposait de fort belles fripes… et pas chères! Des T-Shirts assez uniques mais malheureusement un peu trop thématisés par série – dans le sens où un T-Shirt peu être beau même si il correspond à l’identité de tel ou tel anime… mais on peut se refroidir un peu avec le « ONE PIECE » géant en dessous du visuel – on assume pas forcément. Un stand vendait même des doujins. De fesses. Dans ma logique il fallait montrer une carte d’identité et tout le toutim mais non, c’est ouvert, libre et assumé : merci Sedeto pour la découverte, je suis un bon client pour certains auteurs. (Des doujins en plein quartier dangereux où un stand sur deux est HK/Excellent? J’ose pas vérifier ma carte) – c’est un ensemble entre travail préparatoire et découvertes sur le jour même. Renseignez vous, farfouillez… et ne négligez pas le coin fanzineux. Il y a toujours une bonne occasion, un bon plan, le petit machin qu’il vous faut. Ma chère et tendre a même trouvé de jolis bijoux, chers mais uniques – l’occasion de choper des cartes et de découvrir des boutiques parisiennes/sites pour en profiter le reste de l’année! Il ne faut pas oublier que c’est une bonne occasion pour faire des achats un peu confidentiels – on se laisse porter par l’esprit unique du lieu et du moment, on dépense beaucoup de thunes sur tel ou tel « gros » objet qui deviendra à vie le « repère temporel » pour cette convention. L’Horcruxe du moment, en gros. 

Ce fameux quartier cancéreux mérite toujours bien son nom pour ses fameuses peluches One Up, ses goodies pas géniaux et tout ces foutus Katanas et autres épées étranges, je suis content de savoir que personne ne s’est encore pris un coup de chaleur pour avoir envie de découper des gens. Je résume l’idée de ce pavasse : Hypercarte, mon amour
de vacances, je te complète bien avec un certain sens de la recherche et du bouche-à-oreille. Petite bouteille lancée à la mer : savez vous où trouver les deux tomes de FLCL? Emphase sur la « première version », vous savez, la couverture à dominance blanche…

Ok. Pour la troisième fois, le ComiCon était présent, la convention dans la convention, la configuration de plan de l’année dernière était conservait pour bien faire deux « quartiers » distincts… et c’est vrai, c’est un sentiment bien rendu et bien concret sur le terrain. Deux écoles différentes qui se côtoient et sont mise en charnière par les stands médias… c’est très cohérent – et bien pensé. Avant, les quelques machins géants Star Wars faisaient sortis de nulle part, maintenant ils ont leur place cohérente! Boutiques de comics, de livres, divers goodies et associations spécialisées… la convention était bien entendue plus ou moins axée sur les oeuvres récentes anglophones qu’on connaît bien – pour ne pas dire Doctor Who. Certains anglais sont venus à Villepinte pour vendre leur (bon) matos et la présence de S.Moffat, scénariste de son état, était un gros plus pour les nombreux fans de l’Extraterrestre scandaleusement omniprésent sur Twitter. Le gonze a même animé des conférence dont je ne doute pas un seul instant de l’interêt mais elles étaient en matinée, pas pour moi donc.
Qu’à cela ne tienne! Accompagnons les amis faire leurs dédicaces qu’ils ont tous réussi à obtenir, ces petits chanceux! (Rappelons innocemment qu’une dédicace à la Japan est souvent une affaire de moule)

 … mais quand t’es pas concerné comme moi, tu attends que les autres font la queue. Hey! Il se passe quelque chose à coté! Allons voir! Il y a peu de gens assis et plein de gens au micro qui se relayent pour poser des questions, il y a de quoi être d’humeur exclamative! Hey, mais c’est les gars de la Chanson du Dimanche! Pour ce que je suppose être leur nouvelle série sur Comédie… hooo… je vais pas prendre la parole pour leur demander pourquoi elle n’est pas drôle, quand même, ce serait dégueulasse et ce n’est qu’un avis personnel. Au moins, on a eu droit à quelques chansons bien connues du duo qu’il est toujours bon de rencontrer, même trois ans après la « hype » du phénomène.

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 Donnez donnez moiiiii, le pouvoir d’achaaaaahahahaaaaaaa ~

 L’autre conférence importante était tenue par Square Enix (encore encore encore, ils avaient complètement la mainmise sur ma journée du Vendredi) pour la présentation de Final Fantasy XIII-2. Vous le savez peut être, ce deuxième chiffre lui donne d’emblée une mauvaise réputation mais cette heure état intéressante, cette impression d’avoir un petit showcase avec deux trois autres trailers (dont le jeu Tomb Raider de l’E3 qui donne l’impression d’un véritable renouvellement de la saga, à voir) – cette démo live montrait donc que le gros de la formule était repris pour y ajouter quelques petits machins : des QTE en plein combat, la possibilité d’apprivoiser des monstres, des cartes qu’on nous promet plus « ouvertes » – bref pas de quoi s’emballer mais tout ça reste intéressant pour ceux qui se sentent concernés, et j’en fait partie, mine de rien.

D’ailleurs tout le meilleur de cette Japan Expo se concentre dans le jeu vidéo. Cette impression de « Mini E3 » était renforcée par un nombre respectable de jeux à essayer sur Wii et 3DS, et pas des jeux qui sortent immédiatement – enfin pu mettre la main sur Kid Icarus Uprising, Luigi’s Mansion 2 (qui promet pas une maniabilité top niveau mais attendons, ils connaissent leurs sujet) et pas mal d’autres trucs engageant. Il y avait une sorte de périmêtre extrêmement qualitatif, quelque part entre l’excellentissime musée Sonic – un carré d’exposition complètement historique avec possibilité de jouer aux opus importants de la série, une grosse sculpture de glace au milieu et la possibilité de jouer à Generations. Tiens… c’est Sonic 4 en 2D et Colours en 3D, pour la faire simple – graphismes et animation épatantes, par contre. En face, le truc dédié à l’anniversaire Zelda faisait un peu trop grand et vide mais l’esprit était le même, c’était amusant de voir une hôtesse s’emmerder toute la journée devant Crossbow Training que tout le monde snobbait, bien sûr. Pas loin, l’imposant stand Pokémon, complètement dominé par les starters gonflables et ce sacré Vipélierre qui nous snobbait tous. Ha, Vipélierre, un jour je ferais un autel à ta gloire, je t’ai même vu en peluche, j’aurais bien fait une partie de carte avec Moustillon, pendant que Gruikui nous servirait des sandwiches… des bons sandwiches. Pas chers. Pas à sept euros, comme dans la conv. (Hey, cet art de la transition!)

Pokédex 3D, Kid Icarus, deux jeux pour constater que la réalité augmentée, c’est joli mais ça m’excite toujours pas des masses, je doute franchement que vous soyez dans l’état d’esprit contraire, y’a pas de quoi. Plein d’autres choses intéressantes selon vos passions : des parties commentées avec beaucoup d’enthousiasme de StarCraft II, Neo Arcadia et ses tournois de Schmups/jeux de combat, excellent, dites leur bonjour la prochaine fois. Comme d’habitude et c’est toujours un plaisir (faut pas charrier, faut pas considérer ça comme un dû pour nous, nous devons être reconaissants) on y trouvait un Virtual Boy (on peut faire le catalogue entier de la console en plusieurs années) les habituelles bornes et veilleries agréables à tripoter quand on a rien d’autre à faire.

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 A Square Enix aussi on a aussi des « joueurs professionnels »  et eux non plus ne jouent pas avec des manettes chargées!

 Les médias, tiens? Samsung et Direct Star pouvaient tirer leur épigne du jeu puisqu’ils étaient plus ou moins directement concernés mais quid des sites spécialisés? Petit bonjour passé chez Press Start Button où Mario Maso est toujours publié. Le format est bien pensé : ils avaient
le Joueur du Grenier en dédicace, force est de constater qu’il mobilisait beauuuuucoup de monde – du coup, la file obtenue fait un bon public pour enregistrer un podcast en live avec, par
exemple… les auteurs de 88 Miles à l’heure! Pas mal de têtes connues, c’est épatant. Gameblog était là et j’ai pas de préjugès sur qui que ce soit chez eux, faut pas charrier, merde avec ces histoires de gateaux. En tout cas, ils vendaient des T-Shirts rigolos et derrière eux c’était les toujours excellents Pix N Love, la maison d’édition pour laquelle je vendrais mon corps pour une intégrale – parce que leurs bouquins sont instructifs mais chers. 

Comme d’hab, Nolife et leur staff étaient présents, un peu en retrait. Marcus mobilisait cinq fois plus de monde qu’à l’Epitanime et Seb Ruchet, mon dieu, ton Dieu, NOTRE DIEU imposait son charisme au stand, etc etc. J’y ai même vu Josaudio, je lui ai toujours pas dit que c’était nous les pauvres péquins qui lui ont demandé l’autorisation de diffuser ses tubes pour Concombre Radio.

La question qui revenait souvent étant « le séisme de Mars a-t-il eu un impact sur la convention? » c’est une question légitime bien qu’un peu batard mais elle a – d’une manière toute tous sauf sérieuse, je veux vraiment pas me moquer du malheur de ce pays – fait proliférer cette mode du « grand papier blanc, écrivons des tas de trucs dessus! » toujours marrant pour y trouver nombre de pépites, beaux dessins et messages un peu crétins. Plus sérieusement, il y avait beaucoup des initiatives prises pour donner pécunièrement d’une manière ou d’une autre. De toute façon, ça n’as pas négativement influencé la fréquentation de la convention puisque c’était l’année au plus gros chiffre!

Sinon, niveau associatif, les jeux Thalistes se sont bien passés, youpi, et la projection de l’AMV Enfer a fédéré beaucoup de monde et ça fait toujours plaisir. Je devais pas être là parce que j’avais rendez vous juste après mais un deux a été annoncé… et un forum a été créé pour ça. Je m’étendrais pas ici mais je suis évidemment très très peu emballé par ce projet, immédiatement. Le stand de la Brigade Sos était donc l’habituel point de chute pour y voir des show de dance et autres machins bref j’arrête de faire semblant, pas vu de jeux cette fois ci, juste un « festival » vide et fermé je sais plus par qui, c’est dire le truc. J’ai surtout retenu les jeux organisés par Sega… qui chronomêtraient votre temps de course! Marrant. Juste vu les habitués, serrés plein de mains et rencontré des lecteurs et ça fait toujours teeeeellement plaisir de mettre des visages sur des lecteurs réguliers, commentateurs ou non. Je serais jamais méchant avec vous, souvenez vous en, sinon je serais pas là à vous parler, j’aurais déjà évité la situation!

Enfin, dernier petit mot sur les projections. J’ai snobbé le stand AMV France et c’était idiot puisque ce simple oubli (le DEUXIEME CONSECUTIF!) m’a fait manquer ce qui devait être un pelletée d’excellentes vidéos. Toujours pas mis les pieds dans la live house, rentré trois secondes dans la salle de projection qui mettait un film anglais un peu obscur. Il paraît que le deuxième film FMA était très mauvais et c’est pas de bol puisque son organisation a été un gros mic-mac, gros combo embêtant quoi.

Petit coucou pour tout les gens que j’ai croisé et à ma copilote de prédilection pour… avoir glandé trois quart d’heure avec moi sur le hall d’entrée, derp.

MONT JOIE! ENORME LOOT! TOUJOURS PLUS GRAND, TOUJOURS PLUS VARIE!

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Le trophée de la mort! L’intégralité de ma bibliothèque manga qui chope donc un volume supplémentaire, beaucoup de lecture en perspective! Child Of Eden qui tombait du camion ce jour là, c’est un très généreux cadeau d’annif en avance… poster signé de FMA pour le Japon, des doujins (après les flambys, Crona en nonne, United Colours of petits fétiches bizarres) ET la preview de Civilisation Blast, qui a une très belle couverture. C’est toujours l’occasion d’y trouver un coup de coeur, je rappelle que Bakuman est ma meilleure découverte de l’an dernier. L’intégrale Durarara et son beau sac, un Pix N Love sur Rayman, l’habituel T Shirt Nekowear, un tas de goodies gratuits qui font plaisir et l’une de ces hilarantes petites affiches pour l’Amv Enfer, placardées jusqu’à l’entrée de la Conv.

DU BON. JE MET NEUF.



 Post 404 hi ha hi ha ho, la vanne correspondante et prévisible sur ce chiffre n’a pas été trouvée.

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