Ultimate Blague

C’est deux canards, y sont dans une mare.

L’un vient à rencontrer l’autre et s’exclame :

« Coin Coin ! »

Et l’autre, bouche bée, estomaqué, que dire, foudroyé ! lui répond, une crampe à son estomac d’anatidé :

« C’est ce que j’allais dire ! »

CANARD

(Trop cool l’absence de retour à la ligne.)

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04/05 be with you

Oh oh oh, un nouveau post d’une personne inconnue… Mais qui est-ce donc ? Me voilà donc, je suis Hackatosh (oui je suis fan des elder scrolls ET ALORS?) . J’ai vu une porte entrebâillé, alors je suis rentré et… me voilà. Apparemment ce cher Concombre est dans sa période « RPG », puisque Fallout et Skyrim sont des jeux de rôles (bien que ce dernier soit très casual, et que Morrowind c’est mieux, et que voilà le troll est lancé).

On va donc parler de ce qui est un peu mon jeu vidéo préféré, et c’est pas rien !

L’envie m’est venu de parler de ce jeu parce qu’il est en rapport avec deux annonces récentes :la sortie de Star Wars TOR et l’annonce de Baldur’s Gate Enhanced Edition.

Et là vous vous dites (avec un petit haussement de sourcil) : Ouät ? Quel rapport ? (ou vous avez compris et dans ce cas là vous gagnez un internet).

 Commençons donc par la fin qui est en fait un peu le commencement logique de l’article : TOR.

Le MMORPG de Bioware est sorti il y a quelques temps et à fait un certain bide. Mais c’est surtout la fin d’une magnifique série de jeux solos.

Et on arrive au cœur du sujet. Vous l’avez compris, il s’agit de la série des KOTOR.

La série est basé sur un pari un peu audacieux : mélangé l’univers de Star Wars et le jeu de rôle. En réalité, on se rend vite compte qu’il s’agit d’une vraie bonne idée puisque l’univers fouillé de la saga de Lucas se prête parfaitement au Rpg.

C’est là que se situe le rapport avec Baldur’s Gate, KOTOR étant basé sur le système de jeu de D&D. On gère donc une escouade avec laquelle on combat, on fait des quêtes et ce faisant on engrange des xp et des argents. Cela permet de faire évoluer l’escouade au niveau de l’équipement et au niveau des niveaux (huhu). Chaque monté en niveau permet de choisir parmi des caractéristiques, des compétences, des dons et des pouvoirs qui dépendent de votre classe. Le système d’escouade avec plusieurs membres permet d’introduire une certaine complémentarité : les personnages sont montés pour s’aider les uns les autres, pour pallier au faiblesse des autres membres de l’escouade. Le système est complet et complexe, et rudement bien foutu.

Pour le combat, qui dit D&D dit dès (re-huhu). Chaque action, de l’attaque au crochetage, en passant par l’utilisation d’un simple pouvoir ou une option de persuasion est rythmé par des dès virtuels. Ils déterminent la réussite ou l’éventuel échec d’une action. Si le sort s’acharne, vous enchaînez les fails. Si la chance vous sourit … Bah c’est plus simple quoi.

Vous allez le maudire.

Mais l’intérêt du jeu ne situe pas au niveau du gameplay. Eh non Mesdames, Messieurs, il se situe au niveau du scénario et du background.

 Je passe sur le scénario de KOTOR 1 : je l’ai trouvé un peu… Je trouve pas le terme exact, mais disons que le méchant amnésique qui répare ses erreurs passé, on peut faire mieux.

On va plutôt s’intéresser au scénario du 2. Il me plaît particulièrement parce qu’il est sombre. Et on peut mettre l’emphase sur ce terme.

Petit résumé : 4000 environ avant les films de Lucas, la République est en déclin, affaiblie par les guerres récentes. L’ordre jedi a été massacré et ses derniers membres traqués. Il a quasiment disparu et plus personne ne croit en eux. Ils sont vus comme les responsables du bordel ambiant et le pécor moyen ne comprenant pas la différence entre jedi et sith…. Ça aide pas vraiment. Vous, vous êtes l’Exilée, un jedi exilé (You don’t say?) et vous revenez d’un  voyage aux confins de l’univers. Votre arrivé se fait dans la douceur puisque votre vaisseau est attaqué, votre équipage se fait massacré, vous êtes quasi-mort et vous atterrissez dans une station minière où l’équipage s’est mutiné, puis les robots se sont mutinés puis tous le monde meurt. Dans la douceur je vous ai dit. Et puis vous vous retrouvez poursuivi par les siths avec comme seul assistance une vieille femme, un jeune délinquant de la cité et un robot astromécanul. Vous êtes vites investi de la mission cruciale de retrouver les derniers maîtres jedis et de les rassembler. Le scénario fourmille de rebondissements, je n’en dit pas plus.

Il est beau, n’est-ce pas ?

L’intérêt du truc repose sûr les choix : vous pouvez jouez un pur salopard ou un véritable ange. Libre à vous de truicider les maîtres jedis, de racketter les pauvres ou de défendre la veuve et l’orphelin. Vos actions influent également sur vos relations avec les membres de votre escouade (tuer des bébés pandas fera augmenter votre affinité avec la vieille peau qui vous accompagne, par exemple). Malheureusement, cela donne un côté très manichéen avec cette ambivalence très marqué entre le côté « lumineux,poney, overdose d’arc-en-ciel » et le côté « je suis un sociopathe, je tue tout le monde », mais osef puisque ça permet de tuer à peu près tout les casse-couilles qui viennent nous voir pour faire ce pourquoi ils sont naturellement doués.

S’attirer ses faveurs nécessite d’être un connard, mais qui s’en soucie ?

Bref, ça coûte 5 euros et c’est mon jeu vidéo préféré.

Star Wars : Knight of the Old Republic II - the Sith Lords

La magnifique jaquette.

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La parole aux muets

J’ai ouï dire qu’on avait gracieusement laissé les clés sous le paillasson ici, et comme j’aime bien m’inviter dans les lieux inconnus pour y débiter ma prose sans modération, je ne vais pas manquer cette occasion. Le souci, c’est que je ne suis pas très doué en matière d’illusion, et que donc l’illusion que j’ai quelque chose de passionnant à dire après cette belle introduction va s’estomper. Hop, ça y est, elle n’est plus.

Et nous voilà face à une situation aussi embarrassante pour vous que pour moi ; que vais-je bien pouvoir dire ? Pouvez-vous me garantir que vous irez au-delà de ces premières lignes après un début si déroutant ? La vie peut se révéler étonnamment capricieuse hein ? Si j’osais une métaphore quelque peu audacieuse, je dirais que vous êtes comme un Andalou devant son gaspacho qui ne sait si l’assaisonnement sera à sa convenance ou s’il devra avaler une mixture colorée certes, mais bien fade. C’est comme ça, la vie nous dévoile des promesses qui risquent toujours de manquer de sel.

Alors pour quelque peu « condimenter » cette mise en bouche liminaire plantons quelques éléments de contexte, que Raymond Queneau aurait sans doute apprécié à leur juste valeur. Nous somme le 6 mai 2012, je suis assis, une tasse de café vide à côté de moi. Je viens de me laisser porter par des considérations sur la nature de l’Etat dans ses acceptions libertaires et proudhoniennes, et j’ai envie de vous écrire un message d’amour. En ce moment des millions de gens vont se rendre – ou se sont déjà rendus – dans les bureaux de vote pour accomplir leur devoir citoyen afin de déloger une tique d’origine hongroise qui suce le peuple depuis l’Elysée. Ce peuple ignorant qui ne se doute pas le moins du monde qu’il risque d’obtenir une victoire à la Pyrrhus, car une fois le nabot soustrait aux ors de la République, nous gorgerons sans parcimonie nos cellules adipeuses afin de devenir des cochons socialistes gros et gras aux commandes de chars soviétiques avec options. Mais je vous aime, peuple de France.

Il est bientôt 18 heures à l’heure où j’écris, ce qui implique que dans deux heures nous saurons officiellement ce que nous savons déjà. Et pourtant, même si le suspense est aussi excitant que la poitrine de Marina Foïs est généreuse, je ne peux m’empêcher de me sentir comme la pucelle avant le bal. C’est comme ça, peut-être une survivance d’une quelconque époque où les hommes étaient d’éternels enfants ingénus et émerveillés par les vanités quotidiennes.

Je suis assez ému en fait, car à cet instant précis, je me rends compte que c’est la trame belle et bigarrée de l’Histoire que je suis en train d’étoffer par ma modeste contribution, et je suis sûr que vous lirez ce message avec la gorge nouée, comme pendant le dénouement d’une pièce tragique.

Je pense qu’il est plus sage que je m’arrête là, j’ai peur qu’en l’absence d’une bonne libation d’alcool je ne puisse réfréner mon puissant désir de disserter sur la sémantique générale et les apports merveilleux qu’a faits Korzybski à la gnoséologie, et je ne pense pas que cela vous passionne au plus haut point. Je suis un peu désolé pour ces péroraisons de nature « beckettiennes » mais que voulez-vous, là réside l’un des maux de la démocratie ; en donnant la parole à tout le monde, on prend le risque de transformer le fou en tribun. Cela me rappelle d’ailleurs une glorieuse époque de l’histoire de nos voisins germains, mais il n’est pas dans mon intention de narrer cet épisode ici.

Merci, et au revoir d’être venus.

Michel Houllié

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Tout le monde sur le pont

Et voilà, nous sommes déjà en mai et j’entre dans ce moment fort gênant où chaque journée est un petit défi, une dissertation à rendre le lendemain, une recherche à faire, un truc à écrire ou à enregistrer autre part, les fabuleux concours qui me pompent l’énergie vitale comme si j’étais en train de faire une prise de sang permanente, je n’évoque même pas les partiels parce que je suis sur le point de me faire plaindre! Bref, je suis occupé et je vais avoir moins le temps de poster ici. Cela fait déjà quelques… années que je poste sans avoir le temps mais c’est le moment où ça ne devient plus qu’une figure de rhétorique.

ET TU SAIS C’QUE CA VEUT DIRE? C’EST QUARTIER LIBRE! Ce concept, appliqué à l’extrême dans des sites journalistiques comme le feu (com)Post ou, dans une sphère plus proche, feu Soviet Voice, a été  appliqué pendant longtemps par des gens à qui on ne pouvait fondamentalement pas retirer un talent d’écriture, Raton-Laveur par exemple (c’est un peu une tarte à la crème mais ça a été une de mes premières fenêtres sur cette culture, CQFD) – et n’importe qui ayant un blog un minimum fourni peut désormais proposer à son lectorat d’y contribuer, une période bien précise dans l’année. Ça tombe bien! Ca me botte et ça concilie bien avec les révisions de fond. Déjà fait l’année dernière malgré Over Blog et son manque total d’ergonomie, Traquenard D, Galoo et Helia m’avaient fait trois cools textes qui sont encore pas mal lus aujourd’hui. Si vous avez envie de tenter de faire un bon texte, je vous invite chaleureusement à tenter votre chance, rien ne me ferait plus plaisir. Pas d’obligations ni de limites, la pire situation serait qu’aucun truc ne soit posté à plus de cinq jours d’intervalles, dans ce cas de figure, j’ai un radar quelque part dans le crâne qui me dit de le cogner à quelque chose de très dur et vous ne voulez pas voir ça. Ouais, j’adore le chantage. D’ailleurs, si ces mêmes auteurs me lisent, ou si des gens dont j’aime bien lire les posts àla Shmo ou Meles Badger passent par ici, ceci est un appel du pied. Deuxième édition donc, de maintenant au 25 mai et quelques mini-prérogatives de rien du tout que voilà.

Viens écrire pour l’Usine A Problèmes ~~~

Pas de support fixe, pas de longueur fixe, mais un minimum de standards derrière. Je me sens obligé de dire que le langage SMS n’est pas mon truc, que les règlements de compte n’ont pas leur place ici et que poster du porno ou n’importe quel autre machin volontairement offensant est interdit mais hé, je me sens obligé de le préciser.

Pas de limite de contenu non plus, pensez à ce qui pourrait rentrer dans le cadre de ce blog, c’est à dire une palette de sujets qui s’étend de l’élégie de la « poitrine modeste » d’Akira Mutou, comme un reportage d’immersion totale dans le pays des rigodons, tout est possible, en Télévision, Internet, Musique, Littérature, Jeux Vidéos, Cinéma, Japanime, Figure de Style, Vidéo, etc. Vous ne devez juste pas évoquer Michel Sardou, Gaspar Noé, les blogueuses mode/girly/BD et le film LOL. Rien de bien fantastique quoi. Il n’y a pas de support fixe, se cantonner au style texte-image-texte-image est plaisant mais il y a toujours manière d’allier qualité et originalité.

Comment faire? C’est bien plus simple et autonome sous WordPress! Il vous suffit de passer sous l’onglet « connexion » à votre droite (ou de passer par ce lien) et de rentrer les identifiants suivants : Lesgens comme identifiant et enterthevoid comme mot de passe. C’est facile à retenir, c’est le seul film dont j’ai jamais réussi à réellement dire du mal. Celui ci et Lol, bien entendu, mais Lol, il vit sur sa planète, sur sa dimension intangible, laissons ce film se fapper tout seul dans son coin. Vous entrez dans la bête, dans l’antre du blog? Parfait, vous êtes désormais en mode « auteur » – vous pouvez publier et corriger n’importe quel travail de votre dû. Tout ça est très intuitif, vous ajoutez un post, vous y insérez des médias, je ne me fais pas de soucis quand à ça. N’hésitez pas à vous présenter en introduction et à faire de la pub pour votre propre crèmerie, si vous le souhaitez. Vous rédigez, vous pouvez faire un brouillon et revenir plus tard. J’ai un conseil majeur pour vous : avant chaque sauvegarde ou publication, sélectionnez et copiez votre texte. WordPress gère mal le multi-compte et un hasard malheureux peut vous faire retaper votre post sans crier gare, c’est exactement ce qui est en train de m’arriver en ce moment : en dénichant le lien précédent, je me suis déconnecté et tout le brouillon suivant n’a pas été pris en compte. Évitez vous cet intense moment de fail. Enfin, ne sous-estimez pas le pouvoir du texte justifié. … et pensez différemment. Osez « le top 10 des Vitamin Water, de la moins dégueulasse à la plus dégueulasse ». De mon coté, je continue à scribouiller sporadiquement.

C’est bon? Datez votre texte, mettez les bons mots-clés et la bonne catégorie, cliquez sur publier. Parfait, vous avez contribué non seulement à mon bien être, mais vous avez fait de cet Internet un monde meilleur. A cet instant, vous glissez sur une myriade d’arc-en-ciel enchantés. Au bout, ce mec que vous n’aimez pas. Vous sautez de cet arc-en-ciel pour lui atterrir à pieds joints dessus. C’est ça aussi, le quartier libre… enfin, les portes ouvertes, je suis infoutu de respecter ma propre terminologie.

Oh, je me réserve un ultime droit de regard sur vos créations mais je doute réellement devoir sévir. Il faudrait vraiment un texte écrit avec un appareil génital et c’est très peu pratique, ça fait taper plein de lettres en même temps, brr, c’est anxiogène. Bref, évitez nous et à moi cette situation complètement terrifiante. Voilà, il n’y a rien d’autre à dire, épatez moi chers petits faggots, faites en sorte que ces mille premiers mots – écrits dans la douleur – ne servent pas à rien. Misérabiliste, moi? JAMAIS.

Restons dans l’alcool avec un sujet fort à propos

Dans un tout autre sujet, impossible d’évoquer le joli mois de Mai sans Epitanime. Cette convention, incontournable si vous êtes un tant soi peu fans de japoniaiseries, est un rendez vous classique dans l’agenda. Je dois tout de même vous avouer que j’ai un regard mixé face au « nom » Epitanime. D’une part, les expériences associatives ne représentent plus qu’une ligne « loisirs » dans mon CV et l’association elle même connaît depuis peu quelques … on va dire déboires avec ses récentes nocturnes. Ça alors, c’est marrant, si on enlève « dé » à « déboire », ça donne exactement ce que font beaucoup trop de jeunes aux-dites soirées! Évacuations, comas éthyliques, dégradation générale du public, tout ça n’est pas très rutilant et je ne peux pas m’empêcher de mettre ces soucis logistiques en corrélation avec l’orthographe juste désastreuse de certaines news du site. On ne peut pas avoir des responsabilités et ne pas dépasser le niveau cinquième… je fais des raccourcis, je suis de mauvaise foi car il s’agit de différencier  « Événements » et LA Convention, annuelle et toujours pleine de bonnes choses.

Rapide rappel du concept : deux jours, deux nuits, pas d’interruption. Les distractions de fond sont nombreuses! Faire son marché dans le hall dédié (et un taux super faible de HK! Complètement unique dans les conventions françaises, sans déconner!) aller s’amuser dans les salles jeux vidéos, dédiées au rythme ou au rétrogaming – aller tâter l’ambiance au karaoké ou aller voir du coté des associations, le choix est large. Il y a quelques petits remaniements d’espace cette année mais rien de bien bouleversant : la scène devrait juste être intérieure. L’attraction de cette année? L’auteur des visuals novels Hinamizawa, le village maudit et Umineko sera présent – les fanboys mouillent – et je ne suis moi-même pas du tout insensible au premier univers. Cela peut être fort fun, et je serais là en diurne avec mon minois et mes légendaires cernes de fin d’année, probablement avec mon carnet de notes en train de dénicher un bon sujet de reportage pour le Journal du Japon. Peut être accompagné d’un fier caméraman pour faire de la vidéo qui sent bon la qualitaÿ. Idée de sujet actuelle : tâter les goûts musicaux des otaques. Il m’est pourtant difficile de cacher que mon enthousiasme vis à vis des différents forums et communautés gravitant autour n’est plus d’actualité mais hey, The Times they’re a-changing, comme disait le grand chevelu. Comme je m’amuse à souvent le laisser entendre, c’est le Cannes des otaques : tapez donc « Epitanime » dans la barre de recherche pour avoir mes précédents comptes-rendus. Cette fois, je n’ai pas de side-project à présenter, c’est bien triste… vingtième édition, chaque année, nous devenons de moins en moins légitimes à regarder tout ça.

Vous ne rêvez pas, il n’y a strictement aucun lien hypertexte dans ce post. Il m’est impossible d’être exhaustif à cette heure là. Désolé!

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C’est génial, non?

« Monsieur n’est pas une tapette, monsieur est un super-méchant »

Boljemoï, j’aurais kiffé dire du mal de The Avengers, par pur plaisir snobinard. Manque de bol, c’est impossible, même avec la pire mauvaise foi qui soit. Inutile de crier au génie, au film parfait, à la claque et à tout le tralala habituel en cas de grosse bobine formellement claquante à la Inception mais il est complètement indéniable que ce film fait, au minimum, passer un excellent moment. Ça, c’est le point de vue d’un pur néophyte… alors que dire du plaisir ressenti par un fan assidu de toute cette mythologie Marvel?

Petit flashback. J’apprends l’existence de The Avengers il y a peut être deux mois, sans jamais avoir entendu cette suite de mots. Soudainement, Twitter s’emballe, ne parle que de ça (je suis le follower de pas mal de passionnés de comics) et, mine de rien, un film sort avec ce titre tout en se permettant une bonne réception critique. Impossible pour le béotien de deviner que sous « Avengers » se cache une alliance de super héros. Dans ma logique à moi, le seul exemple viable, c’est Teen Titans, avec son générique cool et son personnage vaguement émo en cape. Au delà de ça, je ne suis pas un grand client de la franchise Marvel – ou même de super héros en général… il faut admettre qu’il y a toujours un univers extrêmement bien construit et fouillé derrière l’avatar de base, mais rien à faire, c’est pas ma came. Je dois être l’un des rares gamins à ne pas avoir particulièrement aimé le dessin animé Batman du week-end, pourtant joyau nostalgique pour la majorité de la génération. Inutile de préciser ma méconnaissance assez globale des comics, assez abyssale!

Jusque là, tout va bien, Avengers n’aurait pu être qu’un phénomène de mode frôlant le syndrome Haruhi – plus je le lis, moins j’ai envie de le voir – mais le facteur déclenchant dans cette situation, c’est le nom de Joss Whedon à la réalisation. Je ne saurais pas trop définir son style en tant que réal mais c’est LA tête pensante derrière Buffy contre les Vampires, délicieuse série qui doit vous dire quelque chose et vous évoquer soit un bon souvenir, soit une sorte de phénomène adolescent. Dans le cas contraire, renseignez-vous, c’est culte. Maintenant, attention, je vais multiplier les approximations, pardon aux spécialistes…

… et sur grand écran, c’est bonnard. Vu en 2D et en Vo après moult péripéties. Parlons-en un peu, et je pars du principe que vous l’avez déjà vu. Spoilers mineurs mais il n’y a pas grand chose à révéler dans ce film, je ne sais pas si c’est un bien ou un mal – en tout cas, terrain très peu miné.

Un peu de méta. Le film est le récit d’une ligue de super justiciers qu’on ne connaît pas nécessairement : Hulk, Iron Man, Black Widow, Hawkeye, Thor et Cap’tain America. Ils ont tous eu un (ou deux) films à eux les quatre dernières années, et soudainement, cross-over ultime : ils sont tous là pour combattre une menace cosmique incarnée par un MacGuffin translucide mis en corrélation avec la mégalomanie d’Odin, frère de Thor, apanage interstellaire de la préciosité. Sérieusement, ce mec n’est pas d’une crédibilité totale en méchant, il ferait un bon chroniqueur TV, un bon rubricard dans la mode ou la musique Pop mais en menace mondiale, pas tant que ça. Interrogation en sortant du film : est-ce que l’intégralité du « paquet » héroïque précédent était-il fait pour amorcer une saga Avenger? La réponse serait « oui. » Si vous avez des précisions, je suis preneur, ça me semble un poil surhumain comme business plan, très Batman dans l’esprit.

Le scénario? Pas compliqué pour un sou : une menace plane, un Yalta des super-héros est demandé, diverses collusions et conflits d’intérêt et boum boum baston pendant une demi heure sur une dernière – très longue – séquence où la grande pomme en prend la figure. Après, ce n’est pas tant le fond plutôt que la forme qui est intéressant puisque, il faut l’avouer, la narration du film est relativement intéressante et bien construite. Sans se focaliser sur qui que ce soit, passant d’un gonze à un autre (si vous voulez vous la péter en soirée mondaine, dites hétérodiégétique, ce n’est pas sale) le film pourrait terriblement bien s’envisager comme une série de quelques centaines d’heures. Deux heures vingt, c’était plutôt court, à l’inverse d’un, disons, Edgar Hoover.

Après l’intérêt du film réside évidement dans son compromis entre individualité des super-héros et cette manière qu’ils ont de faire équipe, dans cette collusion d’univers. J’imagine que c’est un véritable petit orgasme de fan mais je trouvais ça relativement étrange de constater que l’univers d’Iron Man – qui est donc sensé être le notre, avec un étalonnage tout ce qu’il y a de plus rationnel plus quelques petits génies – peut envoyer les portails et les aliens qui vont avec. Plus simplement, la gestion du canon est un poil confuse : si Avengers était un travail prévu, je n’ai pas trouvé de pistes disséminées dans les autres films… il y a bien l’apparition de ce cher Samuel Yo Ho Ho Jackson qui officie en coordinateur de la justice et de la vengeance, mais tout ça est un poil trouble et confus pour le néophyte. D’ailleurs, dans l’ensemble, le film n’est pas super noob-friendly. Ho, il est compréhensible mais il manque terriblement d’exposition, si la première scène est d’emblée un Loki qui – je vais me permettre un néologisme tout droit sorti d’Age Of Empire – wololote un de nos héros sans que ce soit clairement énoncé, y’a un petit doute sur les gentils et les méchants qui dure une quinzaine de minutes. C’est troublant, ces personnages qui ne portent pas une pancarte avec leur allégeance dessus. Je le répète, ce film est très intéressant pour ses interactions entre personnages et en tant qu’individus, parlons-en…

Captain America a un petit cachet adorable. Avec lui, on nous prends un minimum par la main, on nous explique son background et son passé. En tant qu’héros, il n’est pas si terrible, on le voit surtout mettre des gnons et se protéger derrière ce bouclier en bazillium trempé. Il n’est pas d’une intelligence remarquable, il le sait et il n’en fait pas tout un plat, c’est pas vraiment la star du film et ce dont je me souviens le plus concrètement de lui est le fait qu’il tire un levier. Ca ne l’empêche pas d’avoir un certain charisme appeal.

Black Widow ne sert à rien. A rien. Aucune idée d’où elle peut sortir. Heureusement qu’elle a droit a une petite scène introductive rien qu’à elle : passé le rôle de super-factrice et la fine équipe réunie, c’est finie, elle sort du champ et devient un personnage de support. On ne sait rien sur elle, pas même si elle est habitée par un quelconque super-pouvoir, on décèle juste une tension sexuelle grosse comme le K2 avec Hawkeye, relation qui nous transforme tous en voyeurs puisqu’il semble que la moitié de la salle est là pour le popottum de miss Scarlett. Oeil-de-faucun-lol-ce-pseudo est incarné par un homme dont le nom peut facilement se confondre avec Claude François ou Philibert le puceau, protip. Déjà vu récemment dans Ghost Protocol, l’acteur incarne un personnage au visage compromis dès le début, récupéré rapidement sans séquelles ni conséquences, pourquoi pas. La aussi, personnage assez neutre, pas flamboyant pour un sou et d’une sobriété appréciable. Il s’en sort plutôt bien pour un mec qui a contribué à l’énucléation d’un Golden Boy.

Après, il y a évidemment Tony Stark alias Iron Man, le gros poseur du film. Robert Downey Junior, le Münchhausen du cinéma, son T-Shirt Black Sabbath, sa petite triforce, son arrivée sur Shoot To Thrill. Tellement flamboyant qu’il se fait reprendre par Loki (scène bien maligne, d’ailleurs) machine de mort à one-liners et machine de guerre avec son armure. Ce personnage serait un candidat de real-tv, on dirait qu’il est over the top. Trop présent, trop « petit malin », temps de caméra bien supérieur, personne ne se doute qu’on est là un peu pour lui alors fatalement, le tout petit quota d’enjeu dramatique tombe sur lui… pour ne durer qu’une minute ou deux. C’est dommage, mais un charisme fou émane de ce type, on lui donnerait le bon dieu sans confession. Le revers, c’est que comme n’importe quel homme charismatique, il est rapidement gavant. Pour avoir vu le premier Iron Man, il doit être sous piles Duracell dans Avengers.

Haaaa, le grand blondinet. Le timing est bon : Canal s’apprête à diffuser Thor et je ne suis pas tellement emballé par cet univers. Intégrer la menace du film via sa mythologie est un choix, établir une fiction sur des costumes pareils et un grand gloubiboulga d’aliens et de mythologie nordique en est une autre. Basiquement, je n’ai pas tellement envie de mater un film basé sur un personnage concon, bourrin, sans réelle profondeur. En l’occurrence, Thor se fait voler la vedette par son frère, sort une réplique rigolote et sauve le monde avec son Mjollnir. Il pourrait peut être faire un duo comique avec Captain America qu’on appellerait « Le Service Après Vente des décalages temporels ». Bon Dieu, je raconte vraiment n’importe quoi.

Heureusement, y’a Hulk. Acteur inédit (si mon radar marche bien) ce personnage est, comme tout Docteur Jekyll, fascinant à regarder et à voir évoluer puisqu’il passe l’intégralité du film a être traité comme une bombe humaine. Tout le monde fait de son mieux pour faire semblant mais ça ne marche paaaaaas toujours, bref. A l’inverse de Thor, j’ai voulu en savoir plus sur le personnage, sur le trauma de base et sa manière de « gérer ses crises ». C’est la clé de toutes les situations bourrines, il sert de ressort comique dans des situations à la subtilité comparable au personnage vert, donc basse. En résumé, Avengers donne un énorme potentiel au Bruce et à son Johnny, toujours planqué derrière cet inoxydable calbute mauve (qu’il perd en regagnant son humanité, mais supposant qu’un truc de cette taille doit quelque peu glisser au réveil)

C’est kawaii tout plein (et un peu raciste)

Je ne sais pas ce qu’il en est de la 3D mais il faut préciser que c’est visuellement impressionnant, le film pouvant se permettre quelques courtes – mais fabuleuses – petites séquences épatantes dans des espaces très clos. De la même manière, voir tout New York se faire atomiser comme une construction en Kapla est aussi jouissif que de tout faire péter dans Minecraft – de la même manière, le travail sonore est assez remarquable : ce n’est pas la BO qui est mémorable mais cet acheminement d’effets sonores, de bruitages divers. Sans agresser frontalement les sens, on ressort de la séance un peu chamboulé : ce n’est pas un film à regarder dans une salle intimiste et un écran de la taille d’un rideau! Ca envoie de l’effet spécial à tout va (de manière trop voyante à une ou deux reprises) en oubliant la dramaturgie au passage, toujours. Petit moment mignon dans cette collecte d’autographe, petit moment Matrix Revolutions une heure plus tard, tout est oublié immédiatement après. On pourrait reprocher au film d’être un peu en pilote automatique, de ne jamais prendre de gros risques… et de carrément être bourrin quand il envoie le bon gros plan séquence d’ensemble. C’est une question de compromis : il ne brille pas particulièrement mais il n’a pas de défaut majeur : c’est un film qui va bien vieillir et qui est soutenu par sa légèreté, son esprit casual – on sauve le monde mais on le fait la tête sur les épaules, sans en faire tout un plat. Pas d’une intelligence folle, jamais très subtil mais sans réel défaut. Bon compromis.

Il y a Scarlett Johansson ET Gwyneth Paltrow dans le même film, je n’ai pas fini de les confondre. Je ne sais pas pourquoi, elles n’ont rien à voir. Ha et bon sang, ne vous levez pas dès le générique, on va pas vous tuer, il y a un stinger… et pour la véritable analyse d’un connaisseur, il va falloir aller chez ces derniers.

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