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	<title>L&#039;Usine à Problèmes</title>
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	<description>La pertinence est en option</description>
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		<title>Quand Harry rencontre San</title>
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		<pubDate>Sat, 26 May 2012 21:31:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lesgens</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pépites du web]]></category>
		<category><![CDATA[<3 zimmy <3]]></category>
		<category><![CDATA[best webcomic ever]]></category>
		<category><![CDATA[gunnerkrigg court]]></category>

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		<description><![CDATA[(Tous les fanarts présents dans cet article ont été récupéré sur ce topic, j&#8217;avoue avoir un peu la flemme de retrouver dans la centaine de pages le nom des deux artistes qui ont fait les fanarts ci-dessous&#8230; Désolé) Hé, salut, &#8230; <a class="more-link" href="http://usineaproblemes.fr/2012/05/quand-harry-rencontre-san/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY">(Tous les fanarts présents dans cet article ont été récupéré sur ce <a href="http://gunnerkrigg.proboards.com/index.cgi?board=general&amp;action=display&amp;thread=21&amp;page=1">topic</a>, j&#8217;avoue avoir un peu la flemme de retrouver dans la centaine de pages le nom des deux artistes qui ont fait les fanarts ci-dessous&#8230; Désolé)</p>
<p align="JUSTIFY">Hé, salut, c&#8217;est <a href="http://becausemaybe.over-blog.com">Meles Badger</a> qui t&#8217;écrit en quasi-direct de devant son ordinateur. J&#8217;espère que tu vas bien et que tu es bonne condition physique pour lire ce petit billet de quartier libre. Je n&#8217;ai aucune raison particulière de te demander ça mais c&#8217;est le genre de petite pensée qui fait plaisir non ? J&#8217;veux dire, trop de blogueur ne pense jamais au confort de son lecteur, c&#8217;est un peu triste finalement&#8230;</p>
<p align="JUSTIFY">Donc, nous arrivons peu à peu au bout de ce quartier libre et je me décide enfin à écrire un article, effort surhumain de ma part, il faut bien le reconnaître et qui condamne probablement mon blog à ne pas avoir un nouvel article avant deux ou trois mois. M&#8217;enfin, on se fout un peu totalement de ce mélange improbable d&#8217;égo- et de méta-blogging, n&#8217;est-ce pas ? Vous êtes plutôt là pour lire des articles de qualitay sur des sujets classieux écrits par des gens tout aussi talentueux.</p>
<p align="JUSTIFY">De mon côté donc, même si je me sens jamais vraiment à l&#8217;aise avec la rédaction de critiques, j&#8217;ai décidé de vous parler d&#8217;un des meilleurs webcomics de tous les temps.</p>
<p align="JUSTIFY">J&#8217;ai nommé <a href="http://becausemaybe.over-blog.com/article-this-is-stupid-100958563.html"><del>Homest</del></a>&#8230; <a href="http://gunnerkrigg.com">Gunnerkrigg Court</a>. (Suivre <a href="http://www.gunnerkrigg.com/archive_page.php?comicID=1">ce lien</a> pour aller direct à la première page)</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/GCpaper.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-2419" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/GCpaper.jpg" alt="" width="372" height="482" /></a></p>
<p align="JUSTIFY">Gunnerkrigg Court est un webcomics écrit et dessiné par Tom Sidell, un anglais et donc par définition un mec avec un accent super classe. Rien que ça, ça devrait vous convaincre d&#8217;aller zieuter son œuvre mais j&#8217;imagine qu&#8217;il en faut un peu plus pour vous convaincre.</p>
<p align="JUSTIFY">Soit.</p>
<p align="JUSTIFY">Dans Gunnerkrigg, nous suivons les aventures d&#8217;Antimony Carver, une jeune fille ayant la particularité d&#8217;avoir un nom un peu pourri quand même (je sais pas moi, ce serait un peu équivalent à appeler sa fille Térébenthine&#8230; OH WAI-) mais aussi d&#8217;étudier à Gunnerkrigg Court, une étrange école où science et raison règnent en maîtres. La magie et le mystère sont le domaine de la forêt qui fait face à l&#8217;école, elles sont d&#8217;ailleurs séparées l&#8217;une de l&#8217;autre par un pont considéré comme infranchissable. Antimony vit donc sa vie d&#8217;orpheline paisiblement (sa mère est morte, son père est absent/a disparu), découvre la vie à Gunnerkrigg, se fait des amis et se retrouve au milieu d&#8217;affaires difficiles entre la cour et la forêt. Voilà pour le synopsis, volontairement décousu mais vu que Gunnerkrigg repose beaucoup sur le principe de pleins de chapitres racontant des histoires plus ou moins indépendantes des autres tout en relatant un scénario plus global, difficile de faire mieux.</p>
<p align="JUSTIFY">D&#8217;ailleurs, on se rend vite compte de la façon dont ce webcomics est beaucoup pensé comme une série en fait puisqu&#8217;on y retrouve une structure narrative assez semblable sur certains points. Ainsi, les chapitres de l&#8217;histoire peuvent facilement se partager entre <em>loners</em>, chapitres <em>mythologiques</em> (vous savez, le genre d&#8217;épisode ayant principalement pour but d&#8217;expliciter les thèmes de l&#8217;univers) et épisodes qui font tout simplement avancer l&#8217;histoire en elle-même. (Oui bon ok, je m&#8217;y connais pas tant que ça en série donc je suis pas trop sûr de mes mots et je raconte peut-être des conneries mais je crois que vous avez saisi l&#8217;essentiel.)</p>
<p style="text-align: justify" align="JUSTIFY">Cette structure s&#8217;avère extrêmement efficace, puisque servie par une caractérisation des personnages tout simplement parfaite. Chaque personnage, principal ou secondaire, se voit développer de façon exquise et autant dire qu&#8217;il m&#8217;ait impossible de ne pas tous les apprécier tellement ils ont tous un petit quelque chose qui les rend unique. D&#8217;Antimony à Zimmy, en passant par Kat, Ms Jones, George et encore un tas d&#8217;autres personnages, aucun ne paraît ennuyeux, superficiel et voir chaque caractère se développer et se dévoiler à travers la progression de l&#8217;histoire est un véritable plaisir.</p>
<p align="JUSTIFY">A cela s&#8217;ajoute une dynamique dans leurs relations extrêmement bien pensée, les dialogues étant d&#8217;une efficacité redoutable dans la façon d&#8217;installer les personnages et les rapports qu&#8217;ils entretiennent.</p>
<p align="JUSTIFY">La relation entre Antimony et Kat est à ce titre extrêmement bien écrite, leur dynamique repose sur une amitié finalement extrêmement simple (les deux personnages se complètent dans leurs caractères, leurs forces et leurs faiblesses) mais c&#8217;est la somme de petits détails qui parsèment ce genre de récits secondaires qui rend ce rapport entre les deux personnages extrêmement plaisant à suivre. Les voir s&#8217;affronter à certains moments, tâtonner dans la recherche de compréhension de l&#8217;autre, le thème de l&#8217;amitié est vraiment bien exploité à travers ces deux personnages, surtout que Kat ne sert pas de simple faire-valoir à Antimony et se voit attribuer un fil narratif des plus intéressants.</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/GJZ.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2421" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/GJZ-247x300.jpg" alt="Zimmy (à droite), ma waifu à epic cernes" width="247" height="300" /></a></p>
<p align="JUSTIFY">Les personnages secondaires ne sont pas reste et ont tous droit à leur part de développement (que ce soit au détour d&#8217;une case ou par un chapitre qui leur est entièrement dédié). Une véritable complexité se crée dans Gunnerkrigg à travers les personnages, en fait, on en vient à avoir l&#8217;impression que tout coule de source et que l&#8217;auteur n&#8217;a fait que poser des personnages qui vivent désormais simplement leur vie. D&#8217;ailleurs, tous les évènements majeurs de l&#8217;histoire reposent sur une chaîne d’événements logiques qui prennent place dés le premier chapitre, ce qui fait d&#8217;ailleurs que même le méchant n&#8217;apparaît pas si mauvais que cela au fond (même si bon, il a quand même un sourire creepy et une certaine propension au sadisme).</p>
<p align="JUSTIFY">L&#8217;univers, parlons-en aussi, est presque un personnage à part entière tellement il porte en lui une richesse insoupçonné. Alors que l&#8217;on pense au début faire face à un simple succédané d&#8217;Harry Potter avec cette école aux mystères insondables et aux sombres couloirs (même si serait plutôt du Poudlard dopé à l&#8217;environnement industriel), on découvre bien vite un monde plus original que cela, fourmillant de petits détails amusants (les vaches et les chevaux robots), d&#8217;un background qui attise la curiosité (qu&#8217;est-ce qui rattache l&#8217;histoire de Gunnerkrigg Court à la forêt ?). D&#8217;une certaine manière, on a l&#8217;impression d&#8217;avoir la rencontre improbable de l&#8217;univers d&#8217;Harry Potter avec celui de Princesse Mononoké (il y a un fort développement du rapport difficile entre les hommes et la Nature), deux références que je pense voulu par l&#8217;auteur (puisque que pour Mononoké, il y a carrément un court chapitre qui fait explicitement référence au film).</p>
<p align="JUSTIFY">Au niveau graphique, soyons honnête, le début est assez&#8230; « vilain ». Je n&#8217;ai pas envie de dire moche parce que, perso, ce n&#8217;est pas si moche que ça&#8230; Mais disons qu&#8217;il y a un parti-pris artistique assez particulier au début (guh, le front d&#8217;Antimony sur certaines cases quoi, ce front&#8230;) mais le trait progresse au cours du temps pour atteindre un niveau des plus honnêtes au bout d&#8217;une dizaine de chapitres puis rentrer dans la catégorie « très bon » par la suite. Toutefois, en mettant de côté cette progression stylistique, la force du trait réside dans des images véritablement iconiques et fortes, y compris dans certain des premiers récits. Le découpage est à ce titre remarquable et il y a de quoi rester bluffer par la qualité de certaines cases (cette quasi-pleine page avec deux personnages secondaires dans les escaliers, d&#8217;une simplicité mais aussi d&#8217;une force à couper le souffle).</p>
<p align="JUSTIFY">Certes, Gunnerkrigg ne révolutionne pas grand chose, que ce soit au niveau de la narration comme de l&#8217;usage du medium internet (à ce niveau-là, mieux vaut se tourner vers Homestuck). N&#8217;en reste pas moins un récit puissant et efficace, porté par des personnages hauts en couleur et une totale maîtrise de la narration, et même le dessin un peu (beaucoup) moche du début laisse place à un trait vraiment maîtrisé par la suite. Vraiment, ce webcomics mérite bien plus que le succès d&#8217;estime dont il jouit dans le web anglophone.</p>
<p align="JUSTIFY">D&#8217;ailleurs, c&#8217;est peut-être là que se trouve le seul vrai défaut de cette œuvre : le webcomics est disponible uniquement en anglais. Pas de traduction française à l&#8217;horizon pour le moment, ce qui est bien dommage.</p>
<p style="text-align: justify" align="JUSTIFY">Je veux dire, ça fait tellement de personnes en moins qui ne pourront pas craquer devant le personnage de Zimmy quoi&#8230; &lt;3&lt;3&lt;3<em><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/GJZ.jpg"><br />
</a></em></p>
<p>PS : Je crois que cet article reste l&#8217;un des plus courts que j&#8217;ai jamais écrit. J&#8217;ai un peu l&#8217;impression d&#8217;avoir perdu le concours de celui qui écrit le plus gros texte en ces terres de Débauche.</p>
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		<title>Analyse politique de la société en Equestria</title>
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		<pubDate>Mon, 21 May 2012 03:25:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lesgens</dc:creator>
				<category><![CDATA[Kulture moderne]]></category>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<description><![CDATA[Alors, que les choses soient bien claires. Ceci est un TROLL dont le premier destinataire est le taulier de ce blog. Ce que vous allez lire, ou scroller avant de fermer la fenêtre dans un soupir aussi profond que justifié, &#8230; <a class="more-link" href="http://usineaproblemes.fr/2012/05/analyse-politique-de-la-societe-en-equestria/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">Alors, que les choses soient bien claires. Ceci est un TROLL dont le premier destinataire est le taulier de ce blog.</p>
<p style="text-align: justify">Ce que vous allez lire, ou scroller avant de fermer la fenêtre dans un soupir aussi profond que justifié, est une analyse sociopolitique d&#8217;Equestria, le pays imaginaire et peuplé de petits poneys dans la série presque éponyme, My Little Pony : Friendship is Magic, avec auteurs, illustrations, notes infrapaginales et bibliographie à l&#8217;appui.</p>
<p style="text-align: justify">Le caractère assez inédit et méthodologiquement sérieux, du moins je l&#8217;espère, du texte ci-dessous va peut-être même faire de ce blog un nouveau lieu de pèlerinage pour les bronies francophones. Sachez que cet honneur relève davantage de la disgrâce pour quelqu&#8217;un qui a ouvertement dénigré l&#8217;engouement envers cette merveilleuse série animée ; d&#8217;où le troll. Si, en plus, les statistiques de ce blog montaient vraiment avec ce billet, je considérerais alors mon entreprise comme une franche réussite.</p>
<p style="text-align: justify">Aussi, veuillez considérer comme tout relatif le sérieux de l&#8217;analyse, en deux parties, trois sous parties, que vous allez lire ci-après. J&#8217;ai quand même été mû par l&#8217;envie de bien faire les choses, mais également retenu d&#8217;y passer un mois entier plutôt que d&#8217;avancer, à tout hasard, mon mémoire, impérieuse prérogative, méritant davantage mon temps.</p>
<p style="text-align: justify">Amitiés sincères et hashtag bisous,</p>
<p style="text-align: justify"><a href="https://twitter.com/#!/Kocobe/" target="_blank">Kocobé</a></p>
<p style="text-align: center">——————————————————————————————</p>
<h2 style="text-align: center"><strong>Analyse socio-politique de la société en Equestria</strong></h2>
<p style="text-align: center">par Laurent Gobenin</p>
<p style="text-align: justify">Quiconque aura observé la société en Equestria pourra se rendre compte qu&#8217;il existe à la fois de grandes ressemblances et de notables différences avec la société des hommes et du monde que nous connaissons.</p>
<p style="text-align: justify">Parmi les analogies que l&#8217;on peut dénombrer, retenons principalement la caractéristique organique de la société. <a href="#ancre1">[1]</a> En effet, chaque poney a un rôle à jouer dans la société. Ce rôle lui confère une place et, parfois même, un statut. Soulignons par ailleurs que la somme des tâches qui incombent aux habitants d&#8217;Equestria est bien plus grande que dans notre monde, puisque nombre de phénomènes naturels, ne requérant pas l&#8217;intervention humaine chez nous, nécessitent l&#8217;intervention des poneys pour se dérouler correctement : cycle jour/nuit, cycle des saisons, etc. Une autre grande différence vient de la nature hétérogène du genre poney qui est composé de trois races distinctes. La société Equestrienne, si une volonté d&#8217;équité peut y être revendiquée, ne peut prétendre à une complète et parfaite égalité des individus entre eux.</p>
<p style="text-align: justify">Sur la base des maigres informations que nous avons obtenues et dans un premier temps, nous allons tenter de décrire la situation sociale et politique d&#8217;Equestria par l&#8217;analyse des rôles de chacun des individus. Nous verrons que ce rôle est intimement lié à la race de chaque poney dont les attributs leur permettront d&#8217;effectuer des tâches qu’eux seuls pourront accomplir et réciproquement. Nous tenterons ensuite d’analyser la gouvernance d&#8217;Equestria qui semble à première vue profondément héréditaire et centralisée. Nous verrons que ce pouvoir se base sur l&#8217;utilisation d&#8217;une domination coercitive naturelle et d&#8217;une domination charismatique forte de la part du pouvoir en place. <a href="#ancre2">[2]</a> Nous nous attarderons ensuite sur le mélange assez étonnant du pouvoir temporel et intemporel issu de la caractéristique quasi divine du pouvoir, et non pas, comme on a pu avoir dans nos monarchies européennes de droit divin, seulement représentative du divin.</p>
<p style="text-align: justify">Dans un second temps, nous essayerons de décrire les perspectives d&#8217;évolution de la situation de la société equestrienne en dégageant des tendances et des dynamiques sur plusieurs milliers d&#8217;années. On tentera ainsi de décrypter le système très analogue à l&#8217;ancien régime qui s&#8217;est établi durant la période qui a précédé le règne actuel. On verra par la suite que le pouvoir se centralisant a formé autour de la Princesse une société de cour, à l&#8217;instar de la cour versaillaise sous le règne de Louis XIV. Enfin, nous verrons que ce centralisme était certainement transitionnel et qu&#8217;une évolution lente mais réelle vers une séparation des pouvoirs et à une délégation au pouvoir local est belle et bien enclenchée.</p>
<h3 style="text-align: center"><strong><br />
Equestria : entre races et intemporalité</strong></h3>
<h4 style="text-align: center">Une société organique rationalisée autour de la race</h4>
<p style="text-align: justify">La société equestriene apporte une grande importance au caractère racial de chaque poney créant ainsi quatre castes et quatre statuts bien distinct.</p>
<p style="text-align: justify">Les earth ponies (ou poneys de trait) sont des poneys similaires aux spécimens que nous pouvons avoir dans notre monde, en mettant de côté les couleurs couvrant tout le spectre colorimétrique visible de leurs robes, de leurs yeux et de leurs crinières. Les earth ponies ont un rapport avec la nature plus fort que les autres types de poneys. Seul le pégase Fluttershy qui, par sa cutie mark symbolisant sa remarquable capacité de communication et d&#8217;empathie avec les animaux, représente une exception notable. Seuls capables de cultiver la terre, ils sont depuis très longtemps la caste nourricière d&#8217;Equestria. Ils sont également de constitution plus forte et sont les plus aptes aux travaux manuels.</p>
<p style="text-align: justify">Les pégases sont des poneys dotés d&#8217;ailes assez puissantes pour voler, mais également atteindre des vitesses impressionnantes pour des créatures de cette taille. Ils possèdent également la faculté étonnante de pouvoir tenir sur les nuages, là où les autres poneys passent irrémédiablement au travers (sauf dans les cas d&#8217;envoutement par une licorne d&#8217;un niveau magique avancé). <a href="#ancre3">[3]</a> Les pégases sont responsables du temps sur Equestria. Ils ont l&#8217;apanage de la gestion des nuages, de leur production, de l&#8217;élaboration des flocons de neige, de la synthèse d&#8217;arcs-en-ciel et doivent même acheminer l&#8217;eau du sol vers Cloudsdale, la principale cité des pégases, d&#8217;où sont dirigées toutes les opérations. De nombreux pégases sont également enrôlés dans la garde royale.</p>
<p style="text-align: justify">Les licornes sont des poneys possédant une corne au milieu du front qui leur permet de pratiquer la magie. Allant de la simple télékinésie à la téléportation et même, dans les cas les plus impressionnants, au voyage dans le temps, <a href="#ancre4">[4]</a> le champ des possibles est vaste pour cette race de poney. Les licornes ont ainsi de hauts postes dans le domaine de la recherche, mais aussi dans des corps de métiers variés, allant de l&#8217;artisanat à la gestion d&#8217;une bibliothèque. Ils forment également la grande majorité de la haute société d&#8217;Equestria principalement située à la capitale, Canterlot. La majeure partie de la garde royale est par ailleurs constituée de licornes.</p>
<p style="text-align: justify">Enfin, les alicornes (ou pégases ailés pour ceux qui réfutent cette appellation) sont moins une race de poney que de remarquables exceptions. Il n&#8217;y a que trois spécimens connus à ce jour : Princesse Celestia, principale autorité et souveraine diurne d&#8217;Equestria, Princesse Luna, souveraine nocturne et Princesse Cadance, la nièce de Celestia. Ils ont en commun une corne, une paire d&#8217;ailes, une plus grande stature que les autres poneys, une longévité exceptionnelle <a href="#ancre5">[5]</a> et, surtout, du sang royal dans les veines. En effet, si tous les poneys au sang royal ne sont pas des alicornes, toutes les alicornes connues à ce jour sont issues de la famille royale. Le neveu de Celestia, Prince Blueblood, est une licorne alors que Cadance, sa nièce est une alicorne. On peut donc émettre l&#8217;hypothèse qu&#8217;il n&#8217;existe pas d&#8217;alicornes males. Cela ne serait guère étonnant dans une organisation sociale, qui se révèlera au fur et à mesure des observations, extrêmement gynocratique. <a href="#ancre6">[6]</a> Le rôle de Celestia est le plus important puisqu&#8217;elle est responsable du lever et du coucher du soleil. On peut mesurer toute la puissance de Celestia qui effectue, à elle seule, ce devoir tous les matins quand on sait qu&#8217;une telle tâche nécessitait autrefois l&#8217;effort combiné de toutes les licornes du territoire. Le rôle de Luna est quant à lui similaire, mais pour la lune.</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/830px-Princess_Celestia_shine_glory-W_1.9029.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2409" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/830px-Princess_Celestia_shine_glory-W_1.9029.png" alt="" width="830" height="467" /></a><em>Celestia levant le soleil de manière ritualisée devant public</em></p>
<h4 style="text-align: center">Le pouvoir royal comme événement ponctuel</h4>
<p style="text-align: justify">Par leurs caractéristiques royales, les alicornes sont un bon exemple de la place que prend la race dans le statut des individus en Equestria. L&#8217;explication au fait que seule la famille royale comprenne des alicornes n&#8217;est pas connue, cependant, plusieurs hypothèses peuvent se dégager.</p>
<p style="text-align: justify">La première est la sélection génétique. En fonction de la descendance de la famille royale, il est possible que seuls les individus nés alicornes puissent espérer un jour exercer la fonction de souverain d&#8217;Equestria. Les textes historiques font état d&#8217;une période, il y a plus de mille ans, où il n&#8217;existait pas de pouvoir héréditaire (ou bien, s’il en existait un, il était très différent de la forme que nous connaissons aujourd&#8217;hui). Il y a donc eu un moment ponctuel dans l’histoire d’Equestria où le pouvoir royal est apparu. Il a pu s&#8217;agir d&#8217;une mutation génétique, invisible pendant des centaines d&#8217;années, et qui est survenue avec la naissance de Celestia et de Luna.</p>
<p style="text-align: justify">La seconde hypothèse serait que Celestia et Luna aient obtenu les pouvoirs qui sont les leurs aujourd&#8217;hui d&#8217;une autre manière. S&#8217;élevant ainsi, passant du statut de simple poney à celui d&#8217;alicorne souveraine, par le biais d&#8217;une force supérieure comme un artefact magique ou une créature mythologique, comme il en existe en Equestria. Cette hypothèse supposerait qu&#8217;une maîtrise totale sur le nombre d&#8217;alicornes au sein de la lignée est possible à la condition que la royauté ait encore le contrôle sur ce qui leur a accordé ce pouvoir. Cette hypothèse, qui est tout à fait viable avec la continuité génétique des alicornes, laisse également possible l&#8217;idée que ces dernières puissent ne pas être toutes issues de la même lignée.</p>
<h4 style="text-align: center">L&#8217;amalgame entre pouvoir temporel et pouvoir intemporel</h4>
<p style="text-align: justify">La représentation symbolique du pouvoir est cependant problématique en Equestria et ne peut pas être comparée directement avec le statut des rois dans les monarchies européennes. Le pouvoir royal est normalement issu du divin, le roi faisant ainsi office de représentant de dieu sur terre. Il y a donc une différentiation nette entre les deux corps du roi. Le corps mortel et le corps immortel. Le roi un jour mourrait, mais le roi dans sa représentation intemporelle ne mourrait pas et s&#8217;inscrivait dans une continuité. <a href="#ancre7">[7]</a></p>
<p style="text-align: center"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/Celestia_stylo.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-2408" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/Celestia_stylo.jpg" alt="" width="378" height="378" /></a><em>Illustration ancienne de la princesse Celestia prouvant son impressionnante longévité</em></p>
<p style="text-align: justify">En Equestria, il y a un amalgame entre les deux corps de la royauté. La caractéristique divine de Celestia est tellement forte qu&#8217;elle s&#8217;apparente elle-même à dieu et non pas simplement à son représentant sur terre. La longévité naturelle des alicornes brouille d’autant les pistes faisant de la princesse une continuité historique puisque son règne s’étend sur des milliers d’années sans que Celestia ne prenne une ride. Les impacts culturels sont ainsi inévitables. L’exemple le plus frappant est l’implantation profonde de Celestia dans les expressions populaires. Ainsi, comme ultime preuve d’un engagement solennel, les habitants d’Equestria s’exclameront &laquo;&nbsp;As Celestia is my witness&nbsp;&raquo;, là où dans notre monde nous dirions &laquo;&nbsp;As god is my witness&nbsp;&raquo;.</p>
<h3 style="text-align: center"><strong>Une lente évolution vers la décentralisation</strong></h3>
<h4 style="text-align: center">L&#8217;ère pre-celestienne : une forme d&#8217;organisation proche de l&#8217;ancien régime</h4>
<p style="text-align: justify">Les récits historiques font état d&#8217;une période, il y a des milliers d&#8217;années, d&#8217;une organisation bien différente de celle qui a cours aujourd’hui à Equestria. Les races étaient regroupées en clans et ne se mélangeaient pas comme aujourd&#8217;hui. Il s&#8217;agissait d&#8217;une société féodale, avec trois groupes distincts, aux frontières distinctes et aux rôles distincts. Le royaume d&#8217;Equestria en tant qu&#8217;entité étatique unifiée n&#8217;existait pas encore et chaque tribu avait un chef. Les earth ponies, dans les plaines, avaient un chancelier, les pégases, dans les cieux avaient un commandeur, les licornes dans les montagnes, avaient un roi. Les earth ponies étaient déjà les seuls capables de produire de la nourriture, mais dépendaient des pégases, peuple guerrier, qui prélevaient une part de leur production en échange d&#8217;un temps propice à la culture. Les licornes, peuple pieux, en prenaient également une part en échange du cycle des journées, tout aussi indispensable au bon déroulement de leur travail. <a href="#ancre8">[8]</a></p>
<p style="text-align: justify">Le lecteur attentif aura reconnu ici un système très proche de l&#8217;ancien régime. Les pégases sont analogues à la noblesse, les licornes au clergé et les earth ponies au tiers état. Les prélèvements sur les récoltes des licornes sont ainsi assimilables à la dîme cléricale et le prélèvement des pégases à l&#8217;impôt que doit l&#8217;agriculteur au seigneur.</p>
<p style="text-align: left">Les analogies ne s&#8217;arrêtent pas là. Lors de la grande vague de froid qui a touché la fin de cette période et provoqué de grandes dissensions entre les trois groupes, une grande réunion a mis autour de la table des négociations les chefs des trois peuples pour tenter de régler les dissensions. On peut tout à fait comparer cet événement aux états généraux convoqués par le roi de France sous l&#8217;ancien régime et où les trois ordres, noblesse, clergé et tiers état, étaient représentés.</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/830px-S02E11_-_Leader_Meeting.png"><img class="aligncenter  wp-image-2405" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/830px-S02E11_-_Leader_Meeting.png" alt="" width="513" height="300" /></a>The meeting of all meetings : analogie equestrienne de nos états généraux</p>
<p style="text-align: justify">Notons toutefois quelques différences entre cette ère et l&#8217;ancien régime. Cette organisation relève davantage d&#8217;une relation d&#8217;interdépendance fragile entre trois tribus fermement délimitées que de la coexistence de trois ordres au sein d&#8217;un même système comme nous avons pu connaitre sous l’ancien régime. Cette différence est certainement liée aux différences raciales entre les poneys, les forçant à coexister pour la survie en se servant de leurs caractéristiques particulières inhérentes à chaque race. De plus, les capacités bien délimitées de chacune des trois races ne permettent à aucun groupe d&#8217;avoir d&#8217;ascendant décisif sur les deux autres, ce qui n&#8217;était pas vraiment le cas dans l&#8217;ancien régime.</p>
<h4 style="text-align: center">Un pouvoir centralisé de transition</h4>
<p style="text-align: justify">À la suite de la réunification des trois tribus, on a donc pu observer la formation d&#8217;une société mixte ou cohabitent dans des proportions diverses les trois races de poney. Contrairement à la période précédemment citée, il n&#8217;y a plus de délimitation territoriale ni de délimitation des pouvoirs claire. Les ressources historiques autour de cette période de transition sont malheureusement lacunaires. Il semble cependant assez certain qu’à la suite des événements qui ont eu lieu dans la grotte où le &laquo;&nbsp;Fire of Friendship&nbsp;&raquo; a été invoqué (qui dispersa les Windigos, responsables de la vague de froid, marquant ainsi la création d&#8217;Equestria telle que nous la connaissons), les licornes réussirent certainement à prendre le dessus dans une forme domination sociale au moins sur les earth ponies.</p>
<p style="text-align: justify">Rien ne permet d&#8217;affirmer cela de manière certaine, mais une analyse démographique de Canterlot, lieu de pouvoir par excellence d&#8217;Equestria, laisse penser que les licornes ont formé par la suite, au moins pendant un millier d&#8217;années, certainement plus, les hautes classes de la société equestrienne. Ces classes s&#8217;apparentant à une forme de haute bourgeoisie citadine et rentière et qui ne semble se trouver qu&#8217;à Canterlot. Il ne s&#8217;agit donc que d&#8217;un microcosme culturel et social urbain, qui n’est cependant pas représentatif de la société equestrienne dans son ensemble.</p>
<p style="text-align: justify">Cependant, il semble intéressant de faire la corrélation entre l&#8217;apparition de Celestia à un moment donné de l&#8217;histoire d&#8217;Equestria et le rassemblement autour d&#8217;elle d&#8217;une élite composée des poneys influents. Il pourrait être intéressant d&#8217;analyser cela à l&#8217;aulne de la société de cour observée par Norbert Elias en prenant l&#8217;exemple de la cour de Louis XIV en France. <a href="#ancre9">[9]</a> Le souverain a rassemblé autour de lui les nobles de France et a appuyé sa domination sur eux en les faisant entrer dans un système complexe de règles, de rôles et d&#8217;étiquette qui ne leur laissait aucune chance de pouvoir s&#8217;émanciper. Toute tentative individuelle était observée, jugée et souvent sanctionnée. Le noble qui avait osé prendre plus d&#8217;importance que ne lui permettait son rôle au sein de cette société de cour était exclu. Ce système emprisonnait ainsi les nobles dans un engrenage, d&#8217;où ils ne pouvaient s&#8217;extirper sans en payer un prix très fort en terme d&#8217;influence auprès des autres représentants de cette société de cour.</p>
<p style="text-align: justify">En observant la façon dont les licornes se réunissent autour du pouvoir établi à Canterlot, on peut se poser la question de l&#8217;existence d&#8217;une telle cour et même de faire l&#8217;analogie avec Versailles sous le règne de Louis XIV. On peut également observer quelques événements caractéristiques de célébrations autour de Celestia comme la Canterlot Garden Party (même si elle n&#8217;y est pas être présente elle-même) et le Grand Galloping Gala, où la princesse accueille chacun des participants à leur arrivée au château. Ces célébrations réservées à l&#8217;élite de Canterlot sont soumises à des codes très stricts : invitations, codes vestimentaires, code autour des divertissements proposés, code autour du comportement à adopter, etc.</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/GP_Cantr.png"><img class="aligncenter size-large wp-image-2407" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/GP_Cantr-1024x562.png" alt="" width="640" height="351" /></a><em>La Garden Party à Canterlot fait partie des célébrations de la haute société equestrienne</em></p>
<p style="text-align: justify">Cependant, Celestia elle-même ne semble pas particulièrement adepte de ce genre de protocoles et n’hésite pas parfois à encourager la zizanie. <a href="#ancre10">[10]</a> Que peut-on en déduire ? Il est possible que Celestia s&#8217;adonne à un tel jeu de rôle par une volonté purement politique. Son pouvoir n&#8217;étant pas à démontrer, la princesse essaye peut-être d&#8217;empêcher toute domination des licornes, ayant un potentiel coercitif plus fort sur les autres poneys, d&#8217;asseoir une forme de domination sur les autres villes d&#8217;Equestria.</p>
<p style="text-align: justify">Ainsi, la procédure de centralisation du pouvoir en Equestria n&#8217;est peut-être destinée qu&#8217;à standardiser les relations de domination entre les trois races de poneys et éviter que les reliquats des tensions de l&#8217;ère pré-celestienne ne ressurgissent. Le fait qu&#8217;une alicorne soit au centre de ce processus n&#8217;est pas non plus étonnant, car il est impossible de faire rentrer la princesse dans un des trois groupes, la dédouanant de fait des suspicions de défendre les intérêts d&#8217;une race de poney en particulier.</p>
<h4 style="text-align: center">Vers une délégation au pouvoir local</h4>
<p style="text-align: justify">Le fait que Celestia ait choisi de ne pas garder le contrôle des Elements of Harmony, dont les pouvoirs coercitifs sont particulièrement forts puisque capables de bannir n&#8217;importe quelle alicorne dans la lune pendant 1 000 ans ou de sceller un dieu sous forme de statue de pierre, démontre une volonté de décentralisation du pouvoir. Seuls la réunification des deux licornes Twilight Sparkle et Rarity, des deux pégases Rainbow Dash et Fluttershy et des deux earth ponies Applejack et Pinkie Pie peuvent permettre l&#8217;utilisation de cette arme d&#8217;une grande puissance.</p>
<p style="text-align: justify">Il s&#8217;agit là d&#8217;une forme de délégation à une commission mixte empêchant une utilisation discrétionnaire par la princesse du pouvoir des Elements. Si on prend le contre-exemple français, État à forte tradition centralisatrice, l&#8217;utilisation de l&#8217;arme nucléaire fait partie du domaine réservé du président. Ainsi, la délégation de l&#8217;utilisation des Elements of Harmony à ces six individus, chacun reconnus pour des qualités distinctes, serait comparable en France à une délégation de l&#8217;utilisation l&#8217;arme nucléaire à une commission réunissant les hautes personnalités concernées de l&#8217;État, comme le premier ministre, le ministre de la Défense, le président du sénat, le président de l&#8217;Assemblée nationale, le président du Conseil constitutionnel ou le vice-président du Conseil d&#8217;État par exemple.</p>
<p style="text-align: justify">Toutefois, les Elements of Harmony sont conservés sous un sceau que seule la princesse peut briser, au sein du château, à Canterlot. <a href="#ancre11">[11]</a> Les six poneys désignés, quant à eux, résident tous dans la ville de Ponyville. L&#8217;utilisation de ces derniers ne peut donc être faite qu&#8217;à l&#8217;initiative de Celestia.</p>
<p style="text-align: justify">Enfin, notons que Ponyville possède un maire et un système de justice propre. Il n&#8217;est même pas exclu que Ponyville possède, malgré sa petite taille, un pouvoir législatif local propre. La notion de séparation des pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire) existe donc bel et bien, même si elle n&#8217;est qu&#8217;embryonnaire. On peut également remarquer une forme d&#8217;indépendance budgétaire des pouvoirs locaux, même si cela met l&#8217;administration de Ponyville dans une certaine situation de précarité. <a href="#ancre12">[12]</a></p>
<p style="text-align: center"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/t57W.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2404" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/t57W.png" alt="" width="417" height="350" /></a><em>De gauche à droite, le pouvoir judiciaire, exécutif et législatif à Ponyville.</em></p>
<p style="text-align: center">•<br />
•     •</p>
<p style="text-align: justify">Nous voyons donc qu&#8217;Equestria a subi pendant des milliers d&#8217;années de lents processus de transformation quant à son modèle social et politique. Toujours organiquement organisée autour de la race et des capacités de chacun, Equestria a doucement installé une forme de pouvoir patrimonial et centralisé. La longévité des tenants du pouvoir peut toutefois laisser entrevoir une volonté de décentralisation et une démarche de délégation à un pouvoir local et notamment aux autorités des villes aux alentours de Canterlot, qui peuvent ainsi faire davantage preuve d&#8217;autogestion. Cependant, ce processus semble très lent et semble intimement lié à la personne de Celestia. La question de la pérennité de cette évolution politique et sociale peut se poser en cas de passation de pouvoir à la tête du royaume.</p>
<p style="text-align: center">——————————————————————————————</p>
<p><a name="ancre1"></a></p>
<p>1 &#8211; Une notion de solidarité ou de société telle que décrite par Durkheim dans Émile Durkheim, De la division du travail social, Paris, PUF, 1978</p>
<p><a name="ancre2"></a></p>
<p style="text-align: justify">2 &#8211; Max Weber, Economy and Society, Berkeley, University of California Press, 1921</p>
<p><a name="ancre3"></a></p>
<p style="text-align: justify">3 &#8211; Voir l&#8217;épisode « Sonic Rainboom » (S01E16) où Twilight Sparkle enchante l&#8217;ensemble des earth ponies et des licornes du Main 6 pour qu&#8217;ils puissent visiter Cloudsdale.</p>
<p><a name="ancre4"></a></p>
<p style="text-align: justify">4 &#8211; Voir l&#8217;épisode « It&#8217;s about time » (S02E20) où Twilight Sparkle revient dans le temps pendant quelques secondes pour se prévenir elle-même d&#8217;un danger imminent.</p>
<p><a name="ancre5"></a></p>
<p style="text-align: justify">5 &#8211; Même si cette longévité n&#8217;a pas encore été observée sur Cadance, elle est fortement suspectée.</p>
<p><a name="ancre6"></a></p>
<p style="text-align: justify">6 &#8211; La démographie d&#8217;Equestria montre un nombre bien supérieur de poneys femelles. Les postes clés d&#8217;Equestria sont également occupés principalement par des femelles.</p>
<p><a name="ancre7"></a></p>
<p style="text-align: justify">7 &#8211; Ernst Kantorowicz, Les Deux corps du roi. Essai sur la théologie politique au Moyen Âge, Paris, Gallimard, 1989</p>
<p><a name="ancre8"></a></p>
<p style="text-align: justify">8 &#8211; Voir l&#8217;épisode « Hearth&#8217;s Warming Eve » (S02E11) où cette période est racontée sous la forme d&#8217;une pièce de théâtre.</p>
<p><a name="ancre9"></a></p>
<p style="text-align: justify">9 &#8211; ELIAS, Norbert, La Société de cour, Paris, Champs Flammarion, 1985 (rééd.)</p>
<p><a name="ancre10"></a></p>
<p style="text-align: justify">10 &#8211; Invitant son élève Twilight Sparkle et ses ciq amies dont les manières sont bien moins sophistiquées que les poneys issus des hautes sphères de Canterlot, Celestia espérait secrètement qu&#8217;elles dévergonderaient le gala.</p>
<p><a name="ancre11"></a></p>
<p style="text-align: justify">11 &#8211; Voir l&#8217;épisode « The Return of Harmony &#8211; Part 1 » (S02E01) où Celestia explique que les éléments sont conservés derrière une porte qu&#8217;elle seule peut ouvrir, à l&#8217;aide de sa corne.</p>
<p><a name="ancre12"></a></p>
<p style="text-align: justify">12 &#8211; Voir l&#8217;épisode « The Last Roundup » (S02E14) où Applejack part participer à des rodéos pour obtenir des prix afin de retaper la mairie de Ponyville qui est dans un piètre état.</p>
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		<title>Les mathématiques c’est fantastique</title>
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		<pubDate>Sat, 19 May 2012 17:32:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lesgens</dc:creator>
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		<description><![CDATA[(Par @AlexisYj) Au départ je voulais vous écrire un truc sur la dernière saison de Survivor, mais vu que dans sa globalité elle a été aussi chiante qu’un Koh Lanta (bon OK y a eu du serious biglol move, genre &#8230; <a class="more-link" href="http://usineaproblemes.fr/2012/05/les-mathematiques-cest-fantastique/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">(Par <a href="www.twitter.com/AlexisYj" target="_blank">@AlexisYj</a>)</p>
<p style="text-align: justify;">Au départ je voulais vous écrire un truc sur la dernière saison de Survivor, mais vu que dans sa globalité elle a été aussi chiante qu’un Koh Lanta (bon OK y a eu du serious biglol move, genre viens on va au tribal council à la place de l’autre tribe, ça c’est de la stratégie de haut niveau, digne d’un <a href="http://www.youtube.com/watch?v=OMmEdEMbXL8" target="_blank">Erik</a> <a href="http://funny115.com/v2/21.htm" target="_blank">Reichenbach</a>) je vais plutôt parler de maths.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors là vous vous dites peut-être que c’est pas vraiment le meilleur endroit pour parler sciences, encore que, mais attendez ! Vous savez sûrement que chez nos amis japonais, n’importe quel sujet peut se prêter au manga (sorte de Rule 34’ ; if it exists there is a manga of it). Des combats de toupies, un manga ; un club de musique, un manga ; de la GRS, un manga ; des boulangers, un manga ; un jeu de carte avec des poèmes, un manga.</p>
<p style="text-align: justify;">Du coup, alors que chez nous certains ont la phobie des maths, rejettent la faute à l&#8217;inconscient et en font un super reportage pour le passer dans le journal de 20h de la première chaîne publique ; Hisaka Mika, elle, en a dessiné un manga (enfin c’est tiré d’un roman de Yuki Hiroshi, mais on en parlera plus tard parce que je l’ai pas lu).</p>
<p style="text-align: justify;">Mathematical Girls (Sûgaku Girl en VO), c’est l’histoire d’un lycéen (qui n’est jamais nommé mais vu que c’est à la fois le héros et le narrateur on va pas lui en vouloir) qui rencontre une fille, Miruka, lui parlant en suites mathématiques. Alors comme c’est pas super pratique il trouve la solution et deviens plus ou moins amis avec elle. Vu qu’il aime bien les maths et qu’il est plutôt bon dans ce qu’il fait, il donne aussi des cours à une kohai, Tetra, qui elle est du genre bidon en math par contre, au début en tout cas.</p>
<div id="attachment_2374" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/D3E9B7AD-D336-41C7-9C2B-877B424FD24B.jpg"><img class=" wp-image-2374 " src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/D3E9B7AD-D336-41C7-9C2B-877B424FD24B.jpg" alt="" width="300" height="400" /></a><p class="wp-caption-text">Une photo de Math Girls sur ma liseuse histoire de faire un peu meta.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Le manga nous raconte donc les problèmes mathématiques que Miruka propose à notre héros ou bien les sessions de tutorat qu’il a avec Tetra. On passe de suites mathématiques aux définitions ou à de simple équations pour aller jusqu’à la trigonométrie. Le tout avec un niveau plutôt lycée que collège parce qu’on a pas de trucs genre CASOTOA (non ce n’est pas le début d’une réplique d’un ancien président, mais un super moyen mnémotechnique qu’on t’apprends au collège pour te souvenir que le Cosinus c’est le côté Adjacent sur l&#8217;hypoténuse, le Sinus le côté Opposé sur l’hypoténuse et la Tangente le côté Opposé sur le côté Adjacent) mais des identités avec des lettres grecques dedans.</p>
<div id="attachment_2373" class="wp-caption aligncenter" style="width: 394px"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/img000017.png"><img class=" wp-image-2373 " src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/img000017-705x1024.png" alt="" width="384" height="557" /></a><p class="wp-caption-text">Serious business, avec des lettres grecques and shit.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Pensez pas non plus que vous allez devenir une tête en math après avoir lu Math Girls, c’est pas le but de la chose, de toute façon la majorité sautera les passages trop matheux pour se concentrer sur la romance lycéenne.<br />
La romance, parlons-en, Tetra en pince évidemment pour son senpai alors qu’on voit bien qu’il y a une certaine tension entre lui et l&#8217;impénétrable Miruka. Mais comme Miruka parle que de maths c’est pas gagné pour notre héros. Bienvenu dans un triangle amoureux dont je vous laisse découvrir la (non-)fin.</p>
<div id="attachment_2372" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/img000020.png"><img class="size-medium wp-image-2372" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/img000020-300x216.png" alt="" width="300" height="216" /></a><p class="wp-caption-text">Jealousy chair kick!</p></div>
<p style="text-align: justify;">Pour en finir avec le manga, on passe un agréable moment, les chapitres composant les deux tomes n’ayant pas réellement de suite logique on découvre, ou redécouvre, à chacun d’eux un problème mathématique sous un autre angle. Si vous voulez vous remémorer, ou au contraire oublier vos cours de math du lycée, je vous invite à vous procurer Math Girls-</p>
<p><strong><a href="http://objection.mrdictionary.net/go.php?n=5763098" target="_blank">OBJECTION</a></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Alors ouais je vous entend déjà, mais détrompez-vous, si vous voulez lire Math Girls, le manga, en papier, dans une langue compréhensible (bon ça sera l’anglais hein, faut pas trop en demander), c’est (peut-être) possible avec Bento Books et <a href="http://www.kickstarter.com/projects/1080482277/math-girls-comic-0" target="_blank">Kickstarter</a> !</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 466px"><img src="http://imgs.xkcd.com/comics/kickstarter.png" alt="" width="456" height="332" /><p class="wp-caption-text">XKCD en parle, ça doit être bien alors</p></div>
<p style="text-align: justify;">Comme je suis sûr que certains connaissent pas encore Kickstarter, en gros c’est un site qui propose du financement collaboratif de projet (du crowdfunding comme ils disent). Chacun décide de donner $X pour le projet, il peut recevoir une contrepartie en échange de sa promesse (bah ouais, les gens font pas des dons comme ça) et si le total des dons dépasse le seuil, le projet se réalise !</p>
<p style="text-align: justify;">Appliqué au sujet qui nous intéresse, si vous avez décidé de donner $35 (pour le pledge à 25 et les 10 supplémentaires de frais de port internationaux) et que le projet atteint les $9,000 au final (ce qui est pas trop mal parti au moment où j’écris ces lignes), vous serez l’heureux propriétaire du premier tome de ce manga ! (Ouais ça reviens cher pour un manga on est d’accord, mais quand on aime les maths on ne compte pas.)</p>
<p style="text-align: justify;">Revenons maintenant aux racines. Comme indiqué précédemment, le manga est tiré d’une série de romans de Hiroshi Yuki. M. Yuki c’est un chic type, il écrit des livres sur le refactoring en Java, des introductions à la cryptographie ou aux wikis et même des quizz sur Perl. Il aime bien les maths aussi, si bien qu’en janvier 2004 il posta sur <a href="http://www.hyuki.com/index.html" target="_blank">son site</a> une petite histoire nous présentant Miruka qui montre au narrateur comment trouver les formules de l’angle double à partir de rotations vectorielles.<br />
Bizarrement le succès est au rendez-vous, alors M. Yuki va continuer à sortir ces petites histoires avec nos deux personnages, y introduisant plus tard Tetra.</p>
<p style="text-align: justify;">En 2007, toutes ces histoires sont combinées en un roman publié chez Softbank Creative. Et bim, best-seller ! Du coup on a le droit à des suites qui parlent du <a href="http://www.amazon.co.jp/exec/obidos/ASIN/4797345268/hyuki-22/ref=nosim" target="_blank">dernier théorème de Fermat</a> (en 2008), des <a href="http://www.amazon.co.jp/exec/obidos/ASIN/4797352965/hyuki-22/ref=nosim" target="_blank">théorèmes d&#8217;incomplétude de Gödel </a>(en 2009), des <a href="http://www.amazon.co.jp/exec/obidos/ASIN/479736100X/hyuki-22/ref=nosim" target="_blank">algorithme probabilistes</a> (en 2011) et de la théorie de Galois (qui devrait être publié ce mois-ci, et ça commence à faire beaucoup de mathématiciens français dans des romans japonais) avec à chaque nouveau roman, de nouvelles math girls.</p>
<div id="attachment_2381" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/146251811.jpg"><img class="size-full wp-image-2381" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/146251811.jpg" alt="" width="300" height="465" /></a><p class="wp-caption-text">Une somme de cœurs en couverture, comme c&#39;est choupinou.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Ça vous intéresse ? Alors bonne nouvelle (si vous lisez l’anglais, encore une fois), nos amis de Bento Books (toujours eux) proposent une version traduite du <a href="http://itunes.apple.com/us/app/math-girls/id447498945?ls=1&amp;mt=8" target="_blank">premier</a> <a href="http://www.amazon.com/gp/product/0983951314/" target="_blank">volume</a> et travaillent probablement sur la suite (ou en tout cas s’y remetront quand ils auront fini avec le manga).</p>
<p style="text-align: justify;">Pour résumer Mathematical girls est l’adaptation manga du premier volume de la série atypique de Hiroshi Yuki, les volumes 2 et 3 ayant eu, eux aussi, droit à une version manga en deux tomes mais par d’autres artistes. Si vous êtes encore au lycée, lisez-le ça peut vous être utile, sinon bah lisez-le aussi parce que c’est sympatoche et qu’au pire vous pouvez sauter les explications mathématiques si ça vous intéresse pas.</p>
<div id="attachment_2375" class="wp-caption aligncenter" style="width: 394px"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/img000023.png"><img class=" wp-image-2375 " src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/img000023-705x1024.png" alt="" width="384" height="557" /></a><p class="wp-caption-text">Awww &lt;3</p></div>
<p style="text-align: justify;">Allez hop, on va finir par une super blague de matheux ; alors c’est l’histoire de deux fonctions qui vont au resto : exponentielle et logarithme (faut dire que ça doit être fun de manger avec sa réciproque), arrive le moment de l’addition (ouais c’est pas maintenant qu’il faut rire même si parler d’addition dans un dîner entre fonctions mathématiques ça reste cocasse) et l’une des deux paye la totalité de la note. Mais qui est-ce ?<br />
Bah c’est l’exponentielle pardi, parce que le logarithme népérien.</p>
<p>*Ba Dum Tss*</p>
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		<title>FakerThanLight 0×01 (hommage à Mario Maso)</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 23:44:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lesgens</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mario Maso]]></category>
		<category><![CDATA[alvin stick]]></category>
		<category><![CDATA[Edith Piaf]]></category>
		<category><![CDATA[InkS]]></category>

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		<description><![CDATA[(Par Alvin et InkS) Allez venez ! Milord, Vous asseoir à ma table, Il fait si froid dehors, Ici, c&#8217;est confortable, - Y&#8217;a quelqu&#8217;un ? OHÉÉÉÉÉ ! On a vu de la lumière, on est entrés&#8230; Laissez-vous faire, Milord, Et prenez &#8230; <a class="more-link" href="http://usineaproblemes.fr/2012/05/fakerthanlight-0%c3%9701-hommage-a-mario-maso/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>(Par <a href="http://twitter.com/alvin_stick">Alvin</a> et <a href="http://twitter.com/InkSHD">InkS</a>)</p>
<blockquote><p>Allez venez ! Milord,<br />
Vous asseoir à ma table,<br />
Il fait si froid dehors,<br />
Ici, c&#8217;est confortable,</p></blockquote>
<p>- Y&#8217;a quelqu&#8217;un ? OHÉÉÉÉÉ ! On a vu de la lumière, on est entrés&#8230;</p>
<blockquote><p>Laissez-vous faire, Milord,<br />
Et prenez bien vos aises,<br />
Vos peines sur mon coeur,<br />
Et vos pieds sur une chaise,<br />
Je vous connais, Milord,</p></blockquote>
<p>- On peut s&#8217;assoir ici ? Ils sont branchés, les micros ?<br />
- Alvin, tu vois quelqu&#8217;un au fond de la pièce ?</p>
<blockquote><p>Allez venez ! Milord,<br />
Vous avez l&#8217;air d&#8217;un môme,<br />
Laissez-vous faire, Milord,<br />
Venez dans mon royaume,</p></blockquote>
<p>- Nan. Nan nan nan. Nada, y&#8217;a personne ici, il a juste laissé la porte ouverte.<br />
- &#8230;oh, c&#8217;est marrant ça ! T&#8217;as vu, InkS ? Y&#8217;a son PC avec un émulateur d&#8217;ouvert !</p>
<blockquote><p>Je soigne les remords,<br />
Je chante la romance,<br />
Je chante les milords,<br />
Qui n&#8217;ont pas eu de chance.</p></blockquote>
<p>- Bon bah, hein&#8230; c&#8217;est parti, on se lance !</p>
<p><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xquwny" width="640" height="359" frameborder="0"></iframe></p>
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		<title>The game</title>
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		<pubDate>Sun, 13 May 2012 21:24:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lesgens</dc:creator>
				<category><![CDATA[Otakeries]]></category>
		<category><![CDATA[Jedesuis]]></category>
		<category><![CDATA[Liar game]]></category>

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		<description><![CDATA[(Par @Jedesuis) Hey, vous vous rappelez de Kaiji ? Vous savez, ce type jouant sa vie sur des jeux « de hasard ». Et bien il n&#8217;est pas le seul à exploiter cette idée puisque, chez votre mangassier, vous pouvez aussi trouver Liar &#8230; <a class="more-link" href="http://usineaproblemes.fr/2012/05/the-game/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">(Par <a href="www.twitter.com/Jedesuis">@Jedesuis</a>)</p>
<p style="text-align: justify;">Hey, vous vous rappelez de <strong>Kaiji</strong> ? Vous savez, ce type jouant sa vie sur des jeux « de hasard ». Et bien il n&#8217;est pas le seul à exploiter cette idée puisque, chez votre mangassier, vous pouvez aussi trouver <strong>Liar game</strong>. La comparaison était obligatoire mais le traitement du thème est assez différent sur ce dernier, se focalisant moins sur la pression de son protagoniste et la narration. Regardons ça de plus près, voulez-vous ? Pardon ? Ah oui, enchanté, Jedesuis pour vous servir.</p>
<p style="text-align: justify;">Liar game nous raconte l&#8217;histoire de Nao Kanzaki, étudiante au caractère naïf et au père mourant (ce dont le manga se fout complètement). Cette fille reçoit un jour une lettre étrange, lui demandant d&#8217;extorquer 100 millions à un autre participant tout en évitant de se faire extorquer les 100 qui lui sont confiés. Elle se fait facilement avoir et décide donc d&#8217;appeler un ex-taulard à la rescousse pour éviter de s&#8217;endetter. Ainsi, ils se lancent dans la série d&#8217;épreuves où beaucoup de yens (environ beaucoup/120 d&#8217;euros) seront mis en jeu. Derrière ces jeux, les mystérieux membres masqués du LGT aux buts incertains mais certainement mauvais (Désigner un Liar king ? Arnaquer le plus de personnes possibles ? Tuer des bébés baleines ?) et aux moyens conséquents, comme toute compagnie maléfique qui se respecte. On retrouve ces hommes dans la présentation des différentes épreuves et en train de se popcorner devant les épreuves en question (tout est subtil chez ces gars, même leur mise en abyme).</p>
<p style="text-align: justify;">La trame globale est donc placée et ne vous attendez pas à de grosses surprises de ce côté-là. Si le but est plus ou moins de lutter contre ce véritable ennemi qu&#8217;est le LGT, cela ne se fait pas de manière très brutale et consiste plutôt à continuer de gagner les épreuves pour pouvoir leur faire « Bisque bisque rage ». De manière plus générale, le scénario en-dehors des jeux n&#8217;est pas le point fort de Jeu de menteurs. Vous reconnaîtrez assez vite un schéma commun dans le déroulement des épreuves et quelques procédés narratifs un peu trop évidents. Par exemple, devinez ce qui se passe quand on s&#8217;intéresse soudainement à un adversaire plutôt qu&#8217;aux héros et qu&#8217;on voit ce dernier effectuer un stratagème « inévitable » ? Vous donner la réponse s&#8217;apparenterait à du spoil mais vous avez l&#8217;idée.</p>
<p style="text-align: justify;">De même, si les personnages deviennent après quelques tomes plus sympathiques qu&#8217;on aurait cru, quand l&#8217;auteur veut les développer en leur rajoutant un peu de background, c&#8217;est assez maladroit et cliché. Ils auraient vraiment gagné à avoir leur passé sous-entendu plutôt que balancé par bloc mais cela n&#8217;arrive pas très souvent.</p>
<p style="text-align: justify;">Et puis tiens, tant que j&#8217;ai le couteau en main, un autre défaut a du vous frapper si vous avez déjà ouvert un des premiers tomes ; c&#8217;est laid. Les personnages ne sont pas très beaux et on a des proportions parfois complètement surréalistes. Mais de ce côté, je peux vous rassurer tout de suite en vous disant que le dessin s&#8217;améliore progressivement au long du manga, et qu&#8217;il devient par la suite beaucoup plus agréable.                            <a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/liar_game_avant_après4.jpg"><img class="size-full wp-image-2323" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/liar_game_avant_après4.jpg" alt="" width="553" height="427" /></a><em>                                   Le même personnage à quelques tomes d&#8217;écart.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Cela mis de côté, nous pouvons maintenant regarder le cœur de l’œuvre ; les jeux. Première bonne nouvelle, le manga est très précis. On passe plusieurs chapitres pour l&#8217;explication de chaque jeu et on donne des exemples. De même, les stratégies employées sont très explicitées, schémas à l&#8217;appui, ce qui peut être très utile. C&#8217;est toujours rassurant de savoir qu&#8217;on ne risque pas de tomber sur un quelconque deus ex machina ou une résolution frustrante. Après, si j&#8217;étais légèrement mauvaise langue, je dirais qu&#8217;il donne parfois trop de précisions inutiles et si je l&#8217;étais franchement, j&#8217;en déduirai que c&#8217;est pour laisser des ouvertures à un auteur qui ne connaît pas la fin de ses arcs à leurs débuts. Mais je ne le suis pas et tout va donc pour le mieux.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme je le disais, être guidé est parfois nécessaire puisque les jeux sont de complexité et de longueur variables. Un jeu peut durer d&#8217;un demi tome à trois (pour le moment) et peut aussi bien être aussi simple qu&#8217;une roulette russe (à blanc) qu&#8217;aussi complexe que&#8230; et bien, c&#8217;est assez dur à résumer donc pensez à quelque chose de très complexe. Merci. Parfois, le but n&#8217;est pas de gagner mais repose plutôt sur une gestion très poussée de l&#8217;argent mis en jeu. Très poussée. Si vous ne faites pas confiance au manga pour les chiffres, vous pouvez préparer votre calculatrice puisque enchaîner les suppositions sur les mouvements adverses ou alliés peut être parfois très statistique. Le jeu peut s&#8217;organiser en équipe ou être individuel et les méthodes employées sont parfois à la limite des règles imposées. Oui, je pense beaucoup à un arc dans ce paragraphe mais ce que je veux vous dire est qu&#8217;il y a une vraie diversité dans les épreuves et que, évidemment mais parfois de manière très originale, <em>les jeux ne sont jamais dus (uniquement) au hasard</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Dit comme ça, on dirait que Liar game est un immense problème de maths mais vu le titre, vous vous doutez bien que ce n&#8217;est pas le cas. S&#8217;il y a bien un élément commun à toutes les épreuves, c&#8217;est l&#8217;aspect psychologique. Nous parlons de jeux où former une alliance peut doubler ses chances de victoire et où la trahir peut les quadrupler. Le but de convaincre les autres pour des intentions plus ou moins sympathiques est donc bien là, quand le jeu ne se base pas <em>quasi</em> uniquement sur cet aspect. Je ne sais pas si les termes de psychologie évoqués sont exactes mais le fait est qu&#8217;il y en a et qu&#8217;ils sonnent assez vrai pour qu&#8217;on se pose la question. Bon, pour être parfaitement honnête, il faudrait dire que les participants sont de manière générale assez facile à duper, ce qui pourrait rendre le côté psychologique un peu automatique. Mais dans la plupart des cas, il faudra bel et bien gagner la confiance des autres pour former une équipe. Eh mais, attendez une minute. Equipe ? Confiance ? Des valeurs <em>positives</em> ?                               <a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/liar_game_grille_pain1.jpg"><img class="size-full wp-image-2326" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/liar_game_grille_pain1.jpg" alt="" width="668" height="546" /></a><em>                                                      Promis, dernière image du premier tome.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Je vais ici commencer un compliment un peu tordu, suivez-moi bien. On a un peu l&#8217;impression, au début, que le manga nous dit de Nao : « Ah ah ! Regardez ! Elle est pleine d&#8217;espoir en l&#8217;humanité. Quelle conne ! » mais cela s&#8217;estompera de manière assez radicale par la suite. Ce que je veux dire, c&#8217;est que l&#8217;héroïne est foncièrement gentille et <em>elle s&#8217;en sort</em>. Son but est de sauver le maximum de personnes et <em>elle le fait</em>. Pour elle, le jeu est un gigantesque test de confiance et <em>elle continue</em>. Ce que ce spammage aléatoire d&#8217;écriture italique veut vous dire, c’est que le tout n&#8217;est pas pessimiste et tend même vers le contraire. Oui, oui, c&#8217;est une qualité pour moi. En ouvrant ce genre de lectures, on peut s&#8217;attendre à une vue assez sombre de la société, montrant tous les humains comme des ordures avides qui s&#8217;en sortent dans le jeu parce qu&#8217;ils sont des connards finis ou friqués (je m&#8217;efforce de ne pas citer Kaiji en exemple et j&#8217; échoue) mais ici les perdants sont sauvés et les méchants repentis. Et avant qu&#8217;on me le cite dans les commentaires, oui à l&#8217;exception du gars au fond qui bute des souris et des autres contre-exemples qui apparaissent dans des tomes pas encore parus en France.</p>
<p style="text-align: justify;">Que dire d&#8217;autre ? Je n&#8217;ai pas dit que le mangaka était <em>Shinobu Kaitani</em> parce que je suis un sale amateur et que je connais rien de son autre manga, One Outs. Je n&#8217;ai pas parlé du premier spin-off, <strong>Roots of A</strong>, qui n&#8217;en est pas complètement un puisqu&#8217;il ne consacre qu&#8217;un chapitre à notre héros, le reste étant différentes petites histoires assez sympa pour des scénarios d&#8217;un chapitre. Je n&#8217;ai pas non plus dit que l&#8217;édition française était assuré par <strong>Tonkam</strong> et en est actuellement à 11 tomes, mais nous en sommes au point où la parution ralentit fortement en prévision du rattrapage de celle japonaise. Ne prévoyez pas de relectures régulières du manga. Après, c&#8217;est vous qui voyez mais si vous aimez ce concept de jeux et les stratagèmes complexes mélangeant psychologie et statistiques, Liar game fait très bien le boulot tout en évitant de vous rappeler toutes les trente secondes que votre société est pourrie. Cela peut s&#8217;avérer une lecture très attachante, en parti grâce à la dose de suspense omniprésente qui va avec ce types d&#8217;histoire.<br />
<a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/liar_game_yokoya.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2327" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/liar_game_yokoya.jpg" alt="" width="671" height="647" /></a><br />
Oui.</p>
<p style="text-align: justify;">Oh, et aussi, je remercie Traquenard-sensei pour le conseil. Si vous voulez des infos sur la série live issue, c&#8217;est lui qu&#8217;il faudra harceler.</p>
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		<title>Ultimate Blague</title>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 01:13:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lesgens</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Beude]]></category>
		<category><![CDATA[Blague]]></category>
		<category><![CDATA[Canard]]></category>
		<category><![CDATA[Drôlerie]]></category>
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		<category><![CDATA[Farce]]></category>
		<category><![CDATA[Gag]]></category>
		<category><![CDATA[Galéjade]]></category>
		<category><![CDATA[Je n'ai jamais rien lu d'aussi hilarant de toute ma vie !]]></category>
		<category><![CDATA[Vanne]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est deux canards, y sont dans une mare. L&#8217;un vient à rencontrer l&#8217;autre et s&#8217;exclame : &#171;&#160;Coin Coin !&#160;&#187; Et l&#8217;autre, bouche bée, estomaqué, que dire, foudroyé ! lui répond, une crampe à son estomac d&#8217;anatidé : &#171;&#160;C&#8217;est ce que &#8230; <a class="more-link" href="http://usineaproblemes.fr/2012/05/ultimate-blague/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est deux canards, y sont dans une mare.</p>
<p>L&#8217;un vient à rencontrer l&#8217;autre et s&#8217;exclame :</p>
<p>&laquo;&nbsp;Coin Coin !&nbsp;&raquo;</p>
<p>Et l&#8217;autre, bouche bée, estomaqué, que dire, foudroyé ! lui répond, une crampe à son estomac d&#8217;anatidé :</p>
<p>&laquo;&nbsp;C&#8217;est ce que j&#8217;allais dire !&nbsp;&raquo;</p>
<p><img src="http://img11.hostingpics.net/pics/316342cacanard.png" alt="CANARD" /></p>
<p>(Trop cool l&#8217;absence de retour à la ligne.)</p>
]]></content:encoded>
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		<title>04/05 be with you</title>
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		<pubDate>Wed, 09 May 2012 15:16:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lesgens</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vidéo-lubrique]]></category>
		<category><![CDATA[hackatosh]]></category>
		<category><![CDATA[kotor]]></category>
		<category><![CDATA[star]]></category>
		<category><![CDATA[wars]]></category>

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		<description><![CDATA[Oh oh oh, un nouveau post d&#8217;une personne inconnue&#8230; Mais qui est-ce donc ? Me voilà donc, je suis Hackatosh (oui je suis fan des elder scrolls ET ALORS?) . J&#8217;ai vu une porte entrebâillé, alors je suis rentré et&#8230; me &#8230; <a class="more-link" href="http://usineaproblemes.fr/2012/05/0405-be-with-you/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">Oh oh oh, un nouveau post d&#8217;une personne inconnue&#8230; Mais qui est-ce donc ? Me voilà donc, je suis Hackatosh (oui je suis fan des elder scrolls ET ALORS?) . J&#8217;ai vu une porte entrebâillé, alors je suis rentré et&#8230; me voilà. Apparemment ce cher Concombre est dans sa période « RPG », puisque Fallout et Skyrim sont des jeux de rôles (bien que ce dernier soit très casual, et que Morrowind c&#8217;est mieux, et que voilà le troll est lancé).</p>
<p style="text-align: justify">On va donc parler de ce qui est un peu mon jeu vidéo préféré, et c&#8217;est pas rien !</p>
<p style="text-align: justify">L&#8217;envie m&#8217;est venu de parler de ce jeu parce qu&#8217;il est en rapport avec deux annonces récentes :la sortie de Star Wars TOR et l&#8217;annonce de Baldur&#8217;s Gate Enhanced Edition.</p>
<p style="text-align: justify">Et là vous vous dites (avec un petit haussement de sourcil) : Ouät ? Quel rapport ? (ou vous avez compris et dans ce cas là vous gagnez un internet).</p>
<p style="text-align: justify"> Commençons donc par la fin qui est en fait un peu le commencement logique de l&#8217;article : TOR.</p>
<p style="text-align: justify">Le MMORPG de Bioware est sorti il y a quelques temps et à fait un certain bide. Mais c&#8217;est surtout la fin d&#8217;une magnifique série de jeux solos.</p>
<p style="text-align: justify">Et on arrive au cœur du sujet. Vous l&#8217;avez compris, il s&#8217;agit de la série des KOTOR.</p>
<p style="text-align: justify">La série est basé sur un pari un peu audacieux : mélangé l&#8217;univers de Star Wars et le jeu de rôle. En réalité, on se rend vite compte qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une vraie bonne idée puisque l&#8217;univers fouillé de la saga de Lucas se prête parfaitement au Rpg.</p>
<p style="text-align: justify">C&#8217;est là que se situe le rapport avec Baldur&#8217;s Gate, KOTOR étant basé sur le système de jeu de D&amp;D. On gère donc une escouade avec laquelle on combat, on fait des quêtes et ce faisant on engrange des xp et des argents. Cela permet de faire évoluer l&#8217;escouade au niveau de l&#8217;équipement et au niveau des niveaux (huhu). Chaque monté en niveau permet de choisir parmi des caractéristiques, des compétences, des dons et des pouvoirs qui dépendent de votre classe. Le système d&#8217;escouade avec plusieurs membres permet d&#8217;introduire une certaine complémentarité : les personnages sont montés pour s&#8217;aider les uns les autres, pour pallier au faiblesse des autres membres de l&#8217;escouade. Le système est complet et complexe, et rudement bien foutu.</p>
<p style="text-align: justify">Pour le combat, qui dit D&amp;D dit dès (re-huhu). Chaque action, de l&#8217;attaque au crochetage, en passant par l&#8217;utilisation d&#8217;un simple pouvoir ou une option de persuasion est rythmé par des dès virtuels. Ils déterminent la réussite ou l&#8217;éventuel échec d&#8217;une action. Si le sort s&#8217;acharne, vous enchaînez les fails. Si la chance vous sourit … Bah c&#8217;est plus simple quoi.</p>
<p style="text-align: justify"><img src="http://www.crazymagie.fr/files/16/3446b.jpg" alt="" width="280" height="280" /></p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify"><em>Vous allez le maudire. </em></p>
<p style="text-align: justify">Mais l’intérêt du jeu ne situe pas au niveau du gameplay. Eh non Mesdames, Messieurs, il se situe au niveau du scénario et du background.</p>
<p style="text-align: justify"> Je passe sur le scénario de KOTOR 1 : je l&#8217;ai trouvé un peu&#8230; Je trouve pas le terme exact, mais disons que le méchant amnésique qui répare ses erreurs passé, on peut faire mieux.</p>
<p style="text-align: justify">On va plutôt s&#8217;intéresser au scénario du 2. Il me plaît particulièrement parce qu’il est <span style="text-decoration: underline">sombre</span>. Et on peut mettre l&#8217;emphase sur ce terme.</p>
<p style="text-align: justify">Petit résumé : 4000 environ avant les films de Lucas, la République est en déclin, affaiblie par les guerres récentes. L&#8217;ordre jedi a été massacré et ses derniers membres traqués. Il a quasiment disparu et plus personne ne croit en eux. Ils sont vus comme les responsables du bordel ambiant et le pécor moyen ne comprenant pas la différence entre jedi et sith&#8230;. Ça aide pas vraiment. Vous, vous êtes l&#8217;Exilée, un jedi exilé (You don&#8217;t say?) et vous revenez d&#8217;un  voyage aux confins de l&#8217;univers. Votre arrivé se fait dans la douceur puisque votre vaisseau est attaqué, votre équipage se fait massacré, vous êtes quasi-mort et vous atterrissez dans une station minière o<span style="font-family: Times New Roman, serif">ù</span><span style="font-family: Times New Roman, serif"> l&#8217;équipage s&#8217;est mutiné, puis les robots se sont mutinés puis tous le monde meurt. Dans la douceur je vous ai dit.</span> Et puis vous vous retrouvez poursuivi par les siths avec comme seul assistance une vieille femme, un jeune délinquant de la cité et un robot astromécanul. Vous êtes vites investi de la mission cruciale de retrouver les derniers maîtres jedis et de les rassembler. Le scénario fourmille de rebondissements, je n&#8217;en dit pas plus.</p>
<p style="text-align: justify"><img src="http://32.img.v4.skyrock.net/326/quigonjinn7/pics/907833972.jpg" alt="" width="320" height="240" /></p>
<p style="text-align: justify"><em>Il est beau, n&#8217;est-ce pas ?</em></p>
<p style="text-align: justify">L&#8217;intérêt du truc repose sûr les choix : vous pouvez jouez un pur salopard ou un véritable ange. Libre à vous de truicider les maîtres jedis, de racketter les pauvres ou de défendre la veuve et l&#8217;orphelin. Vos actions influent également sur vos relations avec les membres de votre escouade (tuer des bébés pandas fera augmenter votre affinité avec la vieille peau qui vous accompagne, par exemple). Malheureusement, cela donne un côté très manichéen avec cette ambivalence très marqué entre le côté « lumineux,poney, overdose d&#8217;arc-en-ciel » et le côté « je suis un sociopathe, je tue tout le monde », mais osef puisque ça permet de tuer à peu près tout les casse-couilles qui viennent nous voir pour faire ce pourquoi ils sont naturellement doués.</p>
<p style="text-align: justify"><img src="http://www.gamingnation.ca/ressources/kreia-sw-top.jpg" alt="" width="240" height="268" /></p>
<p style="text-align: justify"><em>S&#8217;attirer ses faveurs nécessite d&#8217;être un connard, mais qui s&#8217;en soucie ?</em></p>
<p style="text-align: justify">Bref, ça coûte 5 euros et c&#8217;est mon jeu vidéo préféré.</p>
<p style="text-align: justify"><img src="http://ecx.images-amazon.com/images/I/511D0MFSYPL._SL500_AA300_.jpg" alt="Star Wars : Knight of the Old Republic II - the Sith Lords" /></p>
<p style="text-align: justify"><em>La magnifique jaquette.</em></p>
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		<title>La parole aux muets</title>
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		<pubDate>Sun, 06 May 2012 16:17:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lesgens</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[absurde]]></category>
		<category><![CDATA[élection]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle]]></category>
		<category><![CDATA[Sarkozy]]></category>

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		<description><![CDATA[J’ai ouï dire qu’on avait gracieusement laissé les clés sous le paillasson ici, et comme j’aime bien m’inviter dans les lieux inconnus pour y débiter ma prose sans modération, je ne vais pas manquer cette occasion. Le souci, c’est que &#8230; <a class="more-link" href="http://usineaproblemes.fr/2012/05/la-parole-aux-muets/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">J’ai ouï dire qu’on avait gracieusement laissé les clés sous le paillasson ici, et comme j’aime bien m’inviter dans les lieux inconnus pour y débiter ma prose sans modération, je ne vais pas manquer cette occasion. Le souci, c’est que je ne suis pas très doué en matière d’illusion, et que donc l’illusion que j’ai quelque chose de passionnant à dire après cette belle introduction va s’estomper. Hop, ça y est, elle n’est plus.</p>
<p style="text-align: justify">Et nous voilà face à une situation aussi embarrassante pour vous que pour moi ; que vais-je bien pouvoir dire ? Pouvez-vous me garantir que vous irez au-delà de ces premières lignes après un début si déroutant ? La vie peut se révéler étonnamment capricieuse hein ? Si j’osais une métaphore quelque peu audacieuse, je dirais que vous êtes comme un Andalou devant son gaspacho qui ne sait si l’assaisonnement sera à sa convenance ou s’il devra avaler une mixture colorée certes, mais bien fade. C’est comme ça, la vie nous dévoile des promesses qui risquent toujours de manquer de sel.</p>
<p style="text-align: justify">Alors pour quelque peu « condimenter » cette mise en bouche liminaire plantons quelques éléments de contexte, que Raymond Queneau aurait sans doute apprécié à leur juste valeur. Nous somme le 6 mai 2012, je suis assis, une tasse de café vide à côté de moi. Je viens de me laisser porter par des considérations sur la nature de l’Etat dans ses acceptions libertaires et proudhoniennes, et j’ai envie de vous écrire un message d’amour. En ce moment des millions de gens vont se rendre – ou se sont déjà rendus – dans les bureaux de vote pour accomplir leur devoir citoyen afin de déloger une tique d’origine hongroise qui suce le peuple depuis l’Elysée. Ce peuple ignorant qui ne se doute pas le moins du monde qu’il risque d’obtenir une victoire à la Pyrrhus, car une fois le nabot soustrait aux ors de la République, nous gorgerons sans parcimonie nos cellules adipeuses afin de devenir des cochons socialistes gros et gras aux commandes de chars soviétiques avec options. Mais je vous aime, peuple de France.</p>
<p style="text-align: justify">Il est bientôt 18 heures à l’heure où j’écris, ce qui implique que dans deux heures nous saurons <em>officiellement</em> ce que nous savons déjà. Et pourtant, même si le suspense est aussi excitant que la poitrine de Marina Foïs est généreuse, je ne peux m’empêcher de me sentir comme la pucelle avant le bal. C’est comme ça, peut-être une survivance d’une quelconque époque où les hommes étaient d’éternels enfants ingénus et émerveillés par les vanités quotidiennes.</p>
<p style="text-align: justify">Je suis assez ému en fait, car à cet instant précis, je me rends compte que c’est la trame belle et bigarrée de l’Histoire que je suis en train d’étoffer par ma modeste contribution, et je suis sûr que vous lirez ce message avec la gorge nouée, comme pendant le dénouement d’une pièce tragique.</p>
<p style="text-align: justify">Je pense qu’il est plus sage que je m’arrête là, j’ai peur qu’en l’absence d’une bonne libation d’alcool je ne puisse réfréner mon puissant désir de disserter sur la sémantique générale et les apports merveilleux qu’a faits Korzybski à la gnoséologie, et je ne pense pas que cela vous passionne au plus haut point. Je suis un peu désolé pour ces péroraisons de nature « beckettiennes » mais que voulez-vous, là réside l’un des maux de la démocratie ; en donnant la parole à tout le monde, on prend le risque de transformer le fou en tribun. Cela me rappelle d’ailleurs une glorieuse époque de l’histoire de nos voisins germains, mais il n’est pas dans mon intention de narrer cet épisode ici.</p>
<p style="text-align: justify">Merci, et au revoir d’être venus.</p>
<p>Michel Houllié</p>
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		<title>Tout le monde sur le pont</title>
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		<pubDate>Thu, 03 May 2012 21:59:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Concombre Masqué</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le bouzin]]></category>
		<category><![CDATA[Epitanime]]></category>
		<category><![CDATA[quartier libre]]></category>
		<category><![CDATA[sama]]></category>

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		<description><![CDATA[Et voilà, nous sommes déjà en mai et j&#8217;entre dans ce moment fort gênant où chaque journée est un petit défi, une dissertation à rendre le lendemain, une recherche à faire, un truc à écrire ou à enregistrer autre part, &#8230; <a class="more-link" href="http://usineaproblemes.fr/2012/05/cincodimayo/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Et voilà, nous sommes déjà en mai et j&#8217;entre dans ce moment fort gênant où chaque journée est un petit défi, une dissertation à rendre le lendemain, une recherche à faire, un truc à écrire ou à enregistrer autre part, les fabuleux concours qui me pompent l&#8217;énergie vitale comme si j&#8217;étais en train de faire une prise de sang permanente, je n&#8217;évoque même pas les partiels parce que je suis sur le point de me faire plaindre! Bref, je suis occupé et je vais avoir moins le temps de poster ici. Cela fait déjà quelques&#8230; années que je poste sans avoir le temps mais c&#8217;est le moment où ça ne devient plus qu&#8217;une figure de rhétorique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>ET TU SAIS C&#8217;QUE CA VEUT DIRE? C&#8217;EST QUARTIER LIBRE! </strong>Ce concept, appliqué à l&#8217;extrême dans des sites journalistiques comme le feu (com)Post ou, dans une sphère plus proche, feu Soviet Voice, a été  appliqué pendant longtemps par des gens à qui on ne pouvait fondamentalement pas retirer un talent d&#8217;écriture, Raton-Laveur par exemple (c&#8217;est un peu une tarte à la crème mais ça a été une de mes premières fenêtres sur cette culture, CQFD) &#8211; et n&#8217;importe qui ayant un blog un minimum fourni peut désormais proposer à son lectorat d&#8217;y contribuer, une période bien précise dans l&#8217;année. Ça tombe bien! Ca me botte et ça concilie bien avec les révisions de fond. Déjà fait l&#8217;année dernière malgré Over Blog et son manque total d&#8217;ergonomie, Traquenard D, Galoo et Helia m&#8217;avaient fait trois cools textes qui sont encore pas mal lus aujourd&#8217;hui. Si vous avez envie de tenter de faire un bon texte, je vous invite chaleureusement à tenter votre chance, rien ne me ferait plus plaisir. Pas d&#8217;obligations ni de limites, la pire situation serait qu&#8217;aucun truc ne soit posté à plus de cinq jours d&#8217;intervalles, dans ce cas de figure, j&#8217;ai un radar quelque part dans le crâne qui me dit de le cogner à quelque chose de très dur et vous ne voulez pas voir ça. Ouais, j&#8217;adore le chantage. D&#8217;ailleurs, si ces mêmes auteurs me lisent, ou si des gens dont j&#8217;aime bien lire les posts àla Shmo ou Meles Badger passent par ici, ceci est un appel du pied. Deuxième édition donc, de <strong>maintenant au 25 mai </strong>et quelques mini-prérogatives de rien du tout que voilà.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter" title="Dans cette métaphore, je suis une jolie fille avec une petite queue" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/e8612e8d317705dd02e514eb34e16f43.jpg" alt="" width="475" height="524" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Viens écrire pour l&#8217;Usine A Problèmes ~~~</em></p>
<p style="text-align: justify;">Pas de support fixe, pas de longueur fixe, mais un minimum de standards derrière. Je me sens obligé de dire que le langage SMS n&#8217;est pas mon truc, que les règlements de compte n&#8217;ont pas leur place ici et que poster du porno ou n&#8217;importe quel autre machin volontairement offensant est interdit mais hé, je me sens obligé de le préciser.</p>
<p style="text-align: justify;">Pas de limite de contenu non plus, pensez à ce qui pourrait rentrer dans le cadre de ce blog, c&#8217;est à dire une palette de sujets qui s’étend de l&#8217;élégie de la &laquo;&nbsp;poitrine modeste&nbsp;&raquo; d&#8217;Akira Mutou, comme un reportage d&#8217;immersion totale dans le pays des rigodons, tout est possible, en Télévision, Internet, Musique, Littérature, Jeux Vidéos, Cinéma, Japanime, Figure de Style, Vidéo, etc. Vous ne devez juste pas évoquer Michel Sardou, Gaspar Noé, les blogueuses mode/girly/BD et le film LOL. Rien de bien fantastique quoi. Il n&#8217;y a pas de support fixe, se cantonner au style texte-image-texte-image est plaisant mais il y a toujours manière d&#8217;allier qualité et originalité.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comment faire? </strong>C&#8217;est bien plus simple et autonome sous WordPress! Il vous suffit de passer sous l&#8217;onglet &laquo;&nbsp;connexion&nbsp;&raquo; à votre droite (<a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-login.php" target="_blank">ou de passer par ce lien</a>) et de rentrer les identifiants suivants : <strong>Lesgens </strong>comme identifiant et <strong>enterthevoid </strong>comme mot de passe. C&#8217;est facile à retenir, c&#8217;est le seul film dont j&#8217;ai jamais réussi à réellement dire du mal. Celui ci et Lol, bien entendu, mais Lol, il vit sur sa planète, sur sa dimension intangible, laissons ce film se fapper tout seul dans son coin. Vous entrez dans la bête, dans l&#8217;antre du blog? Parfait, vous êtes désormais en mode &laquo;&nbsp;auteur&nbsp;&raquo; &#8211; vous pouvez publier et corriger n&#8217;importe quel travail de votre dû. Tout ça est très intuitif, vous ajoutez un post, vous y insérez des médias, je ne me fais pas de soucis quand à ça. N&#8217;hésitez pas à vous présenter en introduction et à faire de la pub pour votre propre crèmerie, si vous le souhaitez. Vous rédigez, vous pouvez faire un brouillon et revenir plus tard. J&#8217;ai un <strong>conseil majeur </strong>pour vous : avant chaque sauvegarde ou publication, <strong>sélectionnez et copiez votre texte. </strong>WordPress gère mal le multi-compte et un hasard malheureux peut vous faire retaper votre post sans crier gare, c&#8217;est exactement ce qui est en train de m&#8217;arriver en ce moment : en dénichant le lien précédent, je me suis déconnecté et tout le brouillon suivant n&#8217;a pas été pris en compte. Évitez vous cet intense moment de fail. Enfin, ne sous-estimez pas le pouvoir du texte justifié. &#8230; et pensez différemment. Osez &laquo;&nbsp;le top 10 des Vitamin Water, de la moins dégueulasse à la plus dégueulasse&nbsp;&raquo;. De mon coté, je continue à scribouiller sporadiquement.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est bon? Datez votre texte, mettez les bons mots-clés et la bonne catégorie, cliquez sur publier. Parfait, vous avez contribué non seulement à mon bien être, mais vous avez fait de cet Internet un monde meilleur. A cet instant, vous glissez sur une myriade d&#8217;arc-en-ciel enchantés. Au bout, ce mec que vous n&#8217;aimez pas. Vous sautez de cet arc-en-ciel pour lui atterrir à pieds joints dessus. C&#8217;est ça aussi, le quartier libre&#8230; enfin, <strong>les portes ouvertes, </strong>je suis infoutu de respecter ma propre terminologie.</p>
<p style="text-align: justify;">Oh, je me réserve un ultime droit de regard sur vos créations mais je doute réellement devoir sévir. Il faudrait vraiment un texte écrit avec un appareil génital et c&#8217;est très peu pratique, ça fait taper plein de lettres en même temps, brr, c&#8217;est anxiogène. Bref, évitez nous et à moi cette situation complètement terrifiante. Voilà, il n&#8217;y a rien d&#8217;autre à dire, épatez moi chers petits faggots, faites en sorte que ces mille premiers mots &#8211; écrits dans la douleur &#8211; ne servent pas à rien. Misérabiliste, moi? JAMAIS.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/04e4cd05de9a1689cc5cf2531f97ded21.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-2277" title="Hic" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/04e4cd05de9a1689cc5cf2531f97ded21.jpg" alt="" width="494" height="513" /></a><em>Restons dans l&#8217;alcool avec un sujet fort à propos</em></p>
<p style="text-align: justify;">Dans un tout autre sujet, impossible d&#8217;évoquer le joli mois de Mai sans <strong>Epitanime.</strong> Cette convention, incontournable si vous êtes un tant soi peu fans de japoniaiseries, est un rendez vous classique dans l&#8217;agenda. Je dois tout de même vous avouer que j&#8217;ai un regard mixé face au &laquo;&nbsp;nom&nbsp;&raquo; Epitanime. D&#8217;une part, les expériences associatives ne représentent plus qu&#8217;une ligne &laquo;&nbsp;loisirs&nbsp;&raquo; dans mon CV et l&#8217;association elle même connaît depuis peu quelques &#8230; on va dire déboires avec ses récentes nocturnes. Ça alors, c&#8217;est marrant, si on enlève &laquo;&nbsp;dé&nbsp;&raquo; à &laquo;&nbsp;déboire&nbsp;&raquo;, ça donne exactement ce que font beaucoup trop de jeunes aux-dites soirées! Évacuations, comas éthyliques, dégradation générale du public, tout ça n&#8217;est pas très rutilant et je ne peux pas m&#8217;empêcher de mettre ces soucis logistiques en corrélation avec l&#8217;orthographe juste désastreuse de certaines news du site. On ne peut pas avoir des responsabilités et ne pas dépasser le niveau cinquième&#8230; je fais des raccourcis, je suis de mauvaise foi car il s&#8217;agit de différencier  &laquo;&nbsp;Événements&nbsp;&raquo; et LA Convention, annuelle et toujours pleine de bonnes choses.</p>
<p style="text-align: justify;">Rapide rappel du concept : deux jours, deux nuits, pas d&#8217;interruption. Les distractions de fond sont nombreuses! Faire son marché dans le hall dédié (et un taux super faible de HK! Complètement unique dans les conventions françaises, sans déconner!) aller s&#8217;amuser dans les salles jeux vidéos, dédiées au rythme ou au rétrogaming &#8211; aller tâter l&#8217;ambiance au karaoké ou aller voir du coté des associations, le choix est <em>large.</em> Il y a quelques petits remaniements d&#8217;espace cette année mais rien de bien bouleversant : la scène devrait juste être intérieure. L&#8217;attraction de cette année? L&#8217;auteur des visuals novels Hinamizawa, le village maudit et Umineko sera présent &#8211; les fanboys mouillent &#8211; et je ne suis moi-même pas du tout insensible au premier univers. Cela peut être fort fun, et je serais là en diurne avec mon minois et mes légendaires cernes de fin d&#8217;année, probablement avec mon carnet de notes en train de dénicher un bon sujet de reportage pour le Journal du Japon. Peut être accompagné d&#8217;un fier caméraman pour faire de la vidéo qui sent bon la qualitaÿ. Idée de sujet actuelle : tâter les goûts musicaux des otaques. Il m&#8217;est pourtant difficile de cacher que mon enthousiasme vis à vis des différents forums et communautés gravitant autour n&#8217;est plus d&#8217;actualité mais hey, <em>The Times they&#8217;re a-changing, </em>comme disait le grand chevelu. Comme je m&#8217;amuse à souvent le laisser entendre, c&#8217;est le Cannes des otaques : tapez donc &laquo;&nbsp;Epitanime&nbsp;&raquo; dans la barre de recherche pour avoir mes précédents comptes-rendus. Cette fois, je n&#8217;ai pas de side-project à présenter, c&#8217;est bien triste&#8230; vingtième édition, chaque année, nous devenons de moins en moins légitimes à regarder tout ça.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous ne rêvez pas, il n&#8217;y a strictement aucun lien hypertexte dans ce post. Il m&#8217;est impossible d&#8217;être exhaustif à cette heure là. Désolé!</p>
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		<title>C&#8217;est génial, non?</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Apr 2012 21:59:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Concombre Masqué</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le bouzin]]></category>
		<category><![CDATA[the avengers]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Monsieur n&#8217;est pas une tapette, monsieur est un super-méchant&#160;&#187; Boljemoï, j&#8217;aurais kiffé dire du mal de The Avengers, par pur plaisir snobinard. Manque de bol, c&#8217;est impossible, même avec la pire mauvaise foi qui soit. Inutile de crier au génie, &#8230; <a class="more-link" href="http://usineaproblemes.fr/2012/04/cest-genial-non/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Monsieur n&#8217;est pas une tapette, monsieur est un super-méchant&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Boljemoï, j&#8217;aurais kiffé dire du mal de <em>The Avengers, </em>par pur plaisir snobinard. Manque de bol, c&#8217;est impossible, même avec la pire mauvaise foi qui soit. Inutile de crier au génie, au film parfait, à la claque et à tout le tralala habituel en cas de grosse bobine formellement claquante à la Inception mais il est complètement indéniable que ce film fait, au minimum, passer un excellent moment. Ça, c&#8217;est le point de vue d&#8217;un pur néophyte&#8230; alors que dire du plaisir ressenti par un fan assidu de toute cette mythologie Marvel?</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/waha.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2264" title="waha" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/waha.png" alt="" width="600" height="329" /></a>Petit flashback. J&#8217;apprends l&#8217;existence de The Avengers il y a peut être deux mois, sans jamais avoir entendu cette suite de mots. Soudainement, Twitter s&#8217;emballe, ne parle que de ça (je suis le follower de pas mal de passionnés de comics) et, mine de rien, un film sort avec ce titre tout en se permettant une bonne réception critique. Impossible pour le béotien de deviner que sous &laquo;&nbsp;Avengers&nbsp;&raquo; se cache une alliance de super héros. Dans ma logique à moi, le seul exemple viable, c&#8217;est Teen Titans, avec son générique cool et son personnage vaguement émo en cape. Au delà de ça, je ne suis pas un grand client de la franchise Marvel &#8211; ou même de super héros en général&#8230; il faut admettre qu&#8217;il y a toujours un univers extrêmement bien construit et fouillé derrière l&#8217;avatar de base, mais rien à faire, c&#8217;est pas ma came. Je dois être l&#8217;un des rares gamins à ne pas avoir particulièrement aimé le dessin animé Batman du week-end, pourtant joyau nostalgique pour la majorité de la génération. Inutile de préciser ma méconnaissance assez globale des comics, assez abyssale!</p>
<p style="text-align: justify;">Jusque là, tout va bien, <em>Avengers </em>n&#8217;aurait pu être qu&#8217;un phénomène de mode frôlant le syndrome Haruhi &#8211; plus je le lis, moins j&#8217;ai envie de le voir &#8211; mais le facteur déclenchant dans cette situation, c&#8217;est le nom de <em>Joss Whedon</em> à la réalisation. Je ne saurais pas trop définir son style en tant que réal mais c&#8217;est LA tête pensante derrière <em>Buffy contre les Vampires</em>, délicieuse série qui <em>doit </em>vous dire quelque chose et vous évoquer soit un bon souvenir, soit une sorte de phénomène adolescent. Dans le cas contraire, renseignez-vous, c&#8217;est culte. Maintenant, attention, je vais multiplier les approximations, pardon aux spécialistes&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">&#8230; et sur grand écran, c&#8217;est bonnard. Vu en 2D et en Vo après moult péripéties. Parlons-en un peu, et <strong>je pars du principe que vous l&#8217;avez déjà vu.</strong><em> </em>Spoilers mineurs mais il n&#8217;y a pas grand chose à révéler dans ce film, je ne sais pas si c&#8217;est un bien ou un mal &#8211; en tout cas, terrain très peu miné.</p>
<p style="text-align: justify;">Un peu de méta. Le film est le récit d&#8217;une ligue de super justiciers qu&#8217;on ne connaît pas nécessairement : Hulk, Iron Man, Black Widow, Hawkeye, Thor et Cap&#8217;tain America. Ils ont tous eu un (ou deux) films à eux les quatre dernières années, et soudainement, cross-over ultime : ils sont tous là pour combattre une menace cosmique incarnée par un MacGuffin translucide mis en corrélation avec la mégalomanie d&#8217;Odin, frère de Thor, apanage interstellaire de la préciosité. Sérieusement, ce mec n&#8217;est pas d&#8217;une crédibilité totale en méchant, il ferait un bon chroniqueur TV, un bon rubricard dans la mode ou la musique Pop mais en menace mondiale, pas tant que ça. Interrogation en sortant du film : est-ce que l&#8217;intégralité du &laquo;&nbsp;paquet&nbsp;&raquo; héroïque précédent était-il <em>fait </em>pour amorcer une saga Avenger? La réponse serait &laquo;&nbsp;oui.&nbsp;&raquo; Si vous avez des précisions, je suis preneur, ça me semble un poil surhumain comme business plan, très Batman dans l&#8217;esprit.</p>
<p style="text-align: justify;">Le scénario? Pas compliqué pour un sou : une menace plane, un Yalta des super-héros est demandé, diverses collusions et conflits d’intérêt et boum boum baston pendant une demi heure sur une dernière &#8211; très longue &#8211; séquence où la grande pomme en prend la figure. Après, ce n&#8217;est pas tant le fond plutôt que la forme qui est intéressant puisque, il faut l&#8217;avouer, la narration du film est relativement intéressante et bien construite. Sans se focaliser sur qui que ce soit, passant d&#8217;un gonze à un autre (si vous voulez vous la péter en soirée mondaine, dites <em>hétérodiégétique, </em>ce n&#8217;est pas sale) le film pourrait terriblement bien s&#8217;envisager comme une série de quelques centaines d&#8217;heures. Deux heures vingt, c&#8217;était plutôt court, à l&#8217;inverse d&#8217;un, disons, Edgar Hoover.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/Mark-Ruffalo-The-Avengers-Bruce-Banner-600x329.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2267" title="Mark Rufalloooooooooo " src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/Mark-Ruffalo-The-Avengers-Bruce-Banner-600x329.jpg" alt="" width="600" height="329" /></a>Après l’intérêt du film réside évidement dans son compromis entre individualité des super-héros et cette manière qu&#8217;ils ont de faire équipe, dans cette collusion d&#8217;univers. J&#8217;imagine que c&#8217;est un véritable petit orgasme de fan mais je trouvais ça relativement étrange de constater que l&#8217;univers d&#8217;Iron Man &#8211; qui est donc sensé être le notre, avec un étalonnage tout ce qu&#8217;il y a de plus rationnel plus quelques petits génies &#8211; peut envoyer les portails et les aliens qui vont avec. Plus simplement, la gestion du <em>canon </em>est un poil confuse : si Avengers était un travail prévu, je n&#8217;ai pas trouvé de pistes disséminées dans les autres films&#8230; il y a bien l&#8217;apparition de ce cher Samuel Yo Ho Ho Jackson qui officie en coordinateur de la justice et de la vengeance, mais tout ça est un poil trouble et confus pour le néophyte. D&#8217;ailleurs, dans l&#8217;ensemble, le film n&#8217;est pas super noob-friendly. Ho, il est compréhensible mais il manque terriblement d&#8217;exposition, si la première scène est d&#8217;emblée un Loki qui &#8211; je vais me permettre un néologisme tout droit sorti d&#8217;Age Of Empire &#8211; <em>wololote </em>un de nos héros sans que ce soit clairement énoncé, y&#8217;a un petit doute sur les gentils et les méchants qui dure une quinzaine de minutes. C&#8217;est troublant, ces personnages qui ne portent pas une pancarte avec leur allégeance dessus. Je le répète, ce film est très intéressant pour ses interactions entre personnages et en tant qu’individus, parlons-en&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Captain America a un petit cachet adorable. Avec lui, on nous prends un minimum par la main, on nous explique son background et son passé. En tant qu&#8217;héros, il n&#8217;est pas si terrible, on le voit surtout mettre des gnons et se protéger derrière ce bouclier en bazillium trempé. Il n&#8217;est pas d&#8217;une intelligence remarquable, il le sait et il n&#8217;en fait pas tout un plat, c&#8217;est pas vraiment la star du film et ce dont je me souviens le plus concrètement de lui est le fait qu&#8217;il <em>tire un levier. </em>Ca ne l&#8217;empêche pas d&#8217;avoir un certain <em>charisme appeal. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em></em>Black Widow ne sert à rien. <em>A rien. </em>Aucune idée d&#8217;où elle peut sortir. Heureusement qu&#8217;elle a droit a une petite scène introductive rien qu&#8217;à elle : passé le rôle de super-factrice et la fine équipe réunie, c&#8217;est finie, elle sort du champ et devient un personnage de support. On ne sait rien sur elle, pas même si elle est habitée par un quelconque super-pouvoir, on décèle juste une tension sexuelle grosse comme le K2 avec Hawkeye, relation qui nous transforme tous en voyeurs puisqu&#8217;il semble que la moitié de la salle est là pour le popottum de miss Scarlett. Oeil-de-faucun-lol-ce-pseudo est incarné par un homme dont le nom peut facilement se confondre avec Claude François ou Philibert le puceau, protip. Déjà vu récemment dans Ghost Protocol, l&#8217;acteur incarne un personnage au visage compromis dès le début, récupéré rapidement sans séquelles ni conséquences, pourquoi pas. La aussi, personnage assez neutre, pas flamboyant pour un sou et d&#8217;une sobriété appréciable. Il s&#8217;en sort plutôt bien pour un mec qui a contribué à l&#8217;énucléation d&#8217;un Golden Boy.</p>
<p style="text-align: justify;">Après, il y a évidemment Tony Stark alias Iron Man, le gros poseur du film. Robert Downey Junior, le Münchhausen du cinéma, son T-Shirt Black Sabbath, sa petite triforce, son arrivée sur <em>Shoot To Thrill. </em>Tellement flamboyant qu&#8217;il se fait reprendre par Loki (scène bien maligne, d&#8217;ailleurs) machine de mort à one-liners et machine de guerre avec son armure. Ce personnage serait un candidat de real-tv, on dirait qu&#8217;il est <em>over the top</em>. Trop présent, trop &laquo;&nbsp;petit malin&nbsp;&raquo;, temps de caméra bien supérieur, personne ne se doute qu&#8217;on est là un peu pour lui alors fatalement, le tout petit quota d&#8217;enjeu dramatique tombe sur lui&#8230; pour ne durer qu&#8217;une minute ou deux. C&#8217;est dommage, mais un charisme fou émane de ce type, on lui donnerait le bon dieu sans confession. Le revers, c&#8217;est que comme n&#8217;importe quel homme charismatique, il est rapidement <em>gavant. </em>Pour avoir vu le premier Iron Man, il doit être sous piles Duracell dans <em>Avengers. </em></p>
<p style="text-align: justify;">Haaaa, le grand blondinet. Le timing est bon : Canal s&#8217;apprête à diffuser Thor et je ne suis pas tellement emballé par cet univers. Intégrer la menace du film via sa mythologie est un choix, établir une fiction sur des costumes pareils et un grand gloubiboulga d&#8217;aliens et de mythologie nordique en est une autre. Basiquement, je n&#8217;ai pas tellement envie de mater un film basé sur un personnage concon, bourrin, sans réelle profondeur. En l’occurrence, Thor se fait voler la vedette par son frère, sort une réplique rigolote et sauve le monde avec son Mjollnir. Il pourrait peut être faire un duo comique avec Captain America qu&#8217;on appellerait &laquo;&nbsp;Le Service Après Vente des décalages temporels&nbsp;&raquo;. Bon Dieu, je raconte vraiment n&#8217;importe quoi.</p>
<p style="text-align: justify;">Heureusement, y&#8217;a Hulk. Acteur inédit (si mon radar marche bien) ce personnage est, comme tout Docteur Jekyll, fascinant à regarder et à voir évoluer puisqu&#8217;il passe l&#8217;intégralité du film a être traité comme une bombe humaine. Tout le monde fait de son mieux pour faire semblant mais ça ne marche paaaaaas toujours, bref. A l&#8217;inverse de Thor, j&#8217;ai <em>voulu </em>en savoir plus sur le personnage, sur le trauma de base et sa manière de &laquo;&nbsp;gérer ses crises&nbsp;&raquo;. C&#8217;est la clé de toutes les situations bourrines, il sert de ressort comique dans des situations à la subtilité comparable au personnage vert, donc basse. En résumé, Avengers donne un énorme potentiel au Bruce et à son Johnny, toujours planqué derrière cet inoxydable calbute mauve (qu&#8217;il perd en regagnant son humanité, mais supposant qu&#8217;un truc de cette taille doit quelque peu glisser au réveil)</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.pixiv.net/member_illust.php?mode=medium&amp;illust_id=20087250"><img class="aligncenter  wp-image-2265" title="Cela est très très raciste" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/05/20087250_m.png" alt="" width="517" height="517" /></a><em>C&#8217;est kawaii tout plein (et un peu raciste) </em></p>
<p style="text-align: justify;">Je ne sais pas ce qu&#8217;il en est de la 3D mais il faut préciser que c&#8217;est visuellement impressionnant, le film pouvant se permettre quelques courtes &#8211; mais fabuleuses &#8211; petites séquences épatantes dans des espaces très clos. De la même manière, voir tout New York se faire atomiser comme une construction en Kapla est aussi jouissif que de tout faire péter dans Minecraft &#8211; de la même manière, le travail sonore est assez remarquable : ce n&#8217;est pas la BO qui est mémorable mais cet acheminement d&#8217;effets sonores, de bruitages divers. Sans agresser frontalement les sens, on ressort de la séance un peu chamboulé : ce n&#8217;est pas un film à regarder dans une salle intimiste et un écran de la taille d&#8217;un rideau! Ca envoie de l&#8217;effet spécial à tout va (de manière trop voyante à une ou deux reprises) en oubliant la dramaturgie au passage, toujours. Petit moment mignon dans cette collecte d&#8217;autographe, petit moment Matrix Revolutions une heure plus tard, tout est oublié immédiatement après. On pourrait reprocher au film d&#8217;être un peu en pilote automatique, de ne jamais prendre de gros risques&#8230; et de carrément être bourrin quand il envoie le bon gros plan séquence d&#8217;ensemble. C&#8217;est une question de compromis : il ne brille pas particulièrement mais il n&#8217;a pas de défaut majeur : c&#8217;est un film qui va bien vieillir et qui est soutenu par sa légèreté, son esprit <em>casual</em> &#8211; on sauve le monde mais on le fait la tête sur les épaules, sans en faire tout un plat. Pas d&#8217;une intelligence folle, jamais très subtil mais sans réel défaut. Bon compromis.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a Scarlett Johansson ET Gwyneth Paltrow dans le même film, je n&#8217;ai pas fini de les confondre. Je ne sais pas pourquoi, elles n&#8217;ont rien à voir. Ha et bon sang, ne vous levez pas dès le générique, on va pas vous tuer, il y a un stinger&#8230; et pour la véritable analyse d&#8217;un connaisseur, il va falloir aller chez ces derniers.</p>
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		<title>Sur mon cadavre</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Apr 2012 04:22:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Concombre Masqué</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vidéo-lubrique]]></category>
		<category><![CDATA[fallout new vegas]]></category>
		<category><![CDATA[robot pute]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Woooo! Avant de remettre ce classique de Dean Martin pour la quinzième fois de la journée, je me devais de préciser une chose : on me demande souvent si il y a une madame New Vegas. Bien sûr que non. &#8230; <a class="more-link" href="http://usineaproblemes.fr/2012/04/sur-mon-cadavre/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;<em>Woooo! Avant de remettre ce classique de Dean Martin pour la quinzième fois de la journée, je me devais de préciser une chose : on me demande souvent si il y a une madame New Vegas. Bien sûr que non. Ca n&#8217;a aucun sens.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/5932.png"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2252" title="Blague incompréhensible" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/5932-300x226.png" alt="" width="300" height="226" /></a>Je suis super embêté parce que ce post aurait été parfait en mode &laquo;&nbsp;jeu de rôle&nbsp;&raquo; mais j&#8217;ai déjà grillé cette carte pour Skyrim, début Février. Dommage, mais c&#8217;est pas grave, Yathzee <a href="http://www.escapistmagazine.com/videos/view/zero-punctuation/2435-Fallout-New-Vegas" target="_blank">s&#8217;est déjà prêté à cet exercice précis</a>&#8230; sur le même jeu! Le double objectif pour moi va donc d&#8217;être original pour ne pas vous faire perdre trop de temps et de ne pas faire de redites pour être un minimum honnête. Je dois faire quoi du coup, une comédie musicale? Personne n’échappera au bon vieux pavé critique!</p>
<p style="text-align: justify;">Oui, oui, Fallout : New Vegas est sorti il y a presque deux ans mais que voulez-vous, je ne réponds seulement maintenant à mon moi de début 2011, ce moi qui se promet de découvrir rapidement les sagas Fallout et Bioshock. C&#8217;est fait, et c&#8217;est seulement maintenant que je peux réellement conceptualiser le &laquo;&nbsp;jeu de rôle à l&#8217;américaine&nbsp;&raquo;. Évidemment, en si peu de lignes on pourrait penser que j&#8217;ai déjà réussi à étaler une énorme contradiction puisque j&#8217;ai déjà joué, évoqué et écrit sur Skyrim mais New Vegas va tellement plus loin dans cette approche &laquo;&nbsp;Dont vous êtes le héros&nbsp;&raquo;&#8230; et il partage avec Bioshock cette touche rétro tout en se situant dans le futur, et non, ce n&#8217;est pas paradoxal, il se trouve juste qu&#8217;en 2250 nous retournerons tous aux minitels, QU&#8217;EST-CE QUE J&#8217;Y PEUX.</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, c&#8217;est fait, j&#8217;ai joué à Fallout New Vegas et c&#8217;est, sans surprises, excellent. Je suis enfin un minimum familiarisé à cet univers post-apocalyptique, à ses radiations et son fameux &laquo;&nbsp;Vault Boy&nbsp;&raquo;, petit blondinet rigolard faisant à lui tout seul l&#8217;identité graphique du jeu. Car, oui, un peu de contexte : même pour un soft récent, c&#8217;est un jeu assez moche, il faut l&#8217;avouer. Les textures nous rappellent les meilleures heures de Tomb Raider 3 &#8211; toutes apposées sur un filtre brun façon Prof. Layton, brr &#8211; et tiens, quel hasard! Il est aussi buggé qu&#8217;une aventure de Lara Croft. Au moins, cette dernière ne freezait pas&#8230; et le taux de freeze augmente au fil des heures de jeu! Sur les trois dernières heures, j&#8217;ai été contraint à redémarrer ma console toutes les vingt minutes ce qui est juste intoléraaaaable as fuck et me donne envie de me rouler par terre pour faire comme dans ma prime jeunesse. Après tout, c&#8217;est Bethesda, ce sont des habitués du genre, on accepte leurs bugs comme on accepte tous les gens de 60 ans qui prennent des cours à la fac en contrôle continu.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/fallout-new-vegas-xbox-360-028.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2253" title="" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/fallout-new-vegas-xbox-360-028-1024x635.jpg" alt="" width="640" height="396" /></a><em>&laquo;&nbsp;Il n&#8217;y a jamais eu un homme comme mon Johnnyyyyyy&#8230;.&nbsp;&raquo; Radio New Vegas : cinq chansons et trois actus</em></p>
<p style="text-align: justify;">Que dire du coup? Le gameplay &#8211; et beaucoup de choses &#8211; ressemblent coup pour coup à Skyrim&#8230; excepté le cadre et le scénario, un simili Nevada (capitale : Carlson City, pas Vegas) rempli de foutues fourmis géante, un univers où la monnaie refuge serait devenue la capsule. Non, pas de Pétibulle. Sortez de votre enfance, un peu. Combattre des saloperies mutantes au lance-flamme est un bon moyen d&#8217;y arriver. Bref, cette sorte de super-extension à Fallout 3 est-elle à Skyrim ce que Red Dead Redemption est à GTA? Oui, en quelques sorte, puisque les deux jeux se reposent sur des mécaniques qui n&#8217;attendent qu&#8217;une infinie variation de synopsis. Je suis certain qu&#8217;une console &laquo;&nbsp;Bethesda&nbsp;&raquo; pourrait tout à fait se vendre, avec des jeux tels que &laquo;&nbsp;Grèce antique&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;Pirates&nbsp;&raquo; ou surtout &laquo;&nbsp;Space Opera&nbsp;&raquo; que je serais le premier à acheter parce que oui, je vis dans une dimension où Mass Effect manque de sex appeal.  &#8230; ce qui nous ramène à notre sujet, puisque c&#8217;est clairement ce qui a failli couter à ce jeu un drop prématuré : il m&#8217;a fallu quatre mois pour m&#8217;y mettre sérieusement&#8230; clair que rétrospectivement, le choix d&#8217;univers a été fait! Ce n&#8217;est pas comme si le scénario était naze ou quoi que ce soit : dans un postulat tout à fait indépendant aux autres Fallouts (donc dans un cadre relativement compréhensible ou, plus précisément, qui donne le choix d&#8217;être expliqué) on incarne un courrier amoché dans les fourrés, poil au nez. Ce petit boulot chez Fedex tourne très mal et on vous colle une balle entre les deux yeux&#8230; pas de soucis, vous vous réveillez à Goodsprings, petite bourgade du sud de New Vegas, où l&#8217;objectif va être de récupérer le fameux colis et de donner une bonne correction à ces sacripants qui plombes les cervelles au hasard. La particularité de l&#8217;aventure, c&#8217;est qu&#8217;elle sera constamment matinée par le fantasme de New Vegas, ville lumière qu&#8217;on aperçoit toujours à l&#8217;horizon, qui se rappelle constamment à notre souvenir. Au début du jeu, on est surtout lâché dans le désert, dans la plèbe et encore une fois, <em>on est complètement laissé à nous-même.</em> Plusieurs remarques :</p>
<p style="text-align: justify;">La toute première mission du jeu établit un très solide pan de gameplay qu&#8217;on retrouve bien moins construit dans Skyrim : l&#8217;établissement d&#8217;un personnage. Ne prenez pas ça comme un critère physique, au contraire, Fallout s&#8217;y fait démolir &#8211; mais bien sur l&#8217;avalanche de chiffres qui fait de vous quelqu&#8217;un qui évolue d&#8217;une manière et pas d&#8217;une autre. Comprenez des chiffres de base, uniques et dans un ensemble limité, comme dans les Sims : Force, Intelligence, Perception, Charisme, Chance&#8230;  puis s&#8217;ensuit une série de questions servant à déterminer une autre série de chiffres &#8211; allant cette fois de 1 à 100 &#8211; ceux-là sont, à contrario, sujet à évolution. Discours, armes à feu, explosifs, Troc, une tripotée de chiffres qu&#8217;on peut agrémenter à chaque gain de niveau &#8211; expérience cette fois acquise par monstres tués et par quêtes remplies. Pour être honnête, je préfère ce système &laquo;&nbsp;inversé&nbsp;&raquo;. Ces chiffres <em>font </em>votre personnage via une double fonction : concrète, comme déterminer vos points de vie, de dégâts, de précision, etc. MAIS! Surtout! C&#8217;est dans les dialogues que la magie s&#8217;opère : parler à quelqu&#8217;un, c&#8217;est souvent s&#8217;engager dans un arbre de possibilités où avoir tel chiffre dans telle compétence est une brèche, un raccourci dans une quête ou un objectif simple. Par exemple, j&#8217;ai mis la priorité sur le &laquo;&nbsp;Discours&nbsp;&raquo; ce qui m&#8217;a très souvent permis de me faufiler et de persuader magiquement les gens à faire tout et n&#8217;importe quoi &#8211; comprenez moi bien, passé 75, vous avez un Geass illimité. Le boss final est même retourné chez sa mère fissa, grand moment. Accomplir une quête, c&#8217;est d&#8217;abord découvrir le terrain et faire des aller-retours, mais aussi se plier à une contrainte. Vous devez chercher un gros diamant de l&#8217;autre coté d&#8217;une porte en acier. Cette porte, vous allez la survoler, la dynamiter, la crocheter ou la draguer?</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/fallout-new-vegas-xbox-360-009.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2254" title="J'aime bien exécuter les grands méchants de la même manière d'un jeu sur l'autre" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/fallout-new-vegas-xbox-360-009-1024x576.jpg" alt="" width="640" height="360" /></a>Cela s&#8217;applique à toutes les stats, même les armes à feu, explosifs, réparation&#8230; il y a toujours un contexte où ça peut être utile. Beaucoup de sciences? En avant pour ce mini-jeu de hacking qui propose une copie de MasterMind pour s&#8217;incruster dans des terminaux récalcitrants. Crochetage? Même punition qu&#8217;en Bordeciel, Etc. Ces &laquo;&nbsp;réussites&nbsp;&raquo; de dialogues évoquées précédemment ont toujours une justification, un contexte précis, et chaque &laquo;&nbsp;jet de dé&nbsp;&raquo; possède une réplique en cas de défaite, ce qui souligne un boulot d&#8217;écriture et de doublage phénoménal. En revanche, ne prenez pas ma phrase à l&#8217;envers, pour &laquo;&nbsp;réussir&nbsp;&raquo; un dialogue, il faut juste avoir le chiffre requis, il ne s&#8217;agit pas de tenter sa chance. Énorme emphase sur ce pan de gameplay et petit émerveillement sur la diversité des situations que cela peut apporter.</p>
<p style="text-align: justify;">Héwi car dans Skyrim je m&#8217;étais coltiné un Argonien-Voleur-Légolas, autant accueillir ici des armes à feu est un intense soulagement&#8230; qui ne paye pas du tout au début. M&#8217;étant fait un perso de  petit malin faiblard, le début de mon aventure consistait surtout à me faire dévorer par des trucs faisant le dixième de ma taille et à recharger bis repetita une sauvegarde datant d&#8217;une demi-heure. Frustrant. Ce début de jeu, cette &laquo;&nbsp;learning curve&nbsp;&raquo; où le système de lock automatisé est quasi-indispensable est pénible et frustrant, il faut donc la surmonter&#8230; ce qui donnera à terme un personnage au gameplay bien défini : bourrin, beau-parleur, sournois, on nous donne l&#8217;occasion d&#8217;adopter toutes les palettes d&#8217;attitudes, pas toujours avec des conséquences. Tel évènement peut se faire d&#8217;une montagne de façon. Deux exemples : vous aidez des goules de Cheminades-likes à aller rejoindre la lune pour y rejoindre le grand tout. Après une chaîne de quêtes très laborieuse, vous vous apprêtez à appuyer sur le bouton de lancement&#8230; et à droit, il y a cette console que vous pouvez  trifouiller pour faire complètement rater le lancement. De la même manière, vous pouvez faire rencontrer deux amoureux éperdus&#8230; en omettant volontairement de dire que la nana va se prendre une ogive en chemin. Ce genre de chose. Tout à l&#8217;heure, je parlais des moyens, vous pouvez juste le faire avec le sourire ou avec un doigt d&#8217;honneur. Ca ne s&#8217;applique pas à l&#8217;extrême façon Alpha Protocol (supposément, hein) mais tout ça est lié à un système de faction un poil injuste qui fait qu&#8217;on se fait dépecer par la légion à chaque tournant de pampa. Gênant.</p>
<p style="text-align: justify;">Après, ce gameplay est connu, obéit aux lois du FPS mais s&#8217;inscrit réellement dans cette démarche de jeu de rôle, là où Bioshock fait semblant. Ce gameplay, il faut le comprendre, l&#8217;adopter, l&#8217;apprivoiser&#8230; j&#8217;étais dans le même panier que mon personnage puisqu&#8217;il m&#8217;a fallu tout comprendre sur le tas &#8211; ce n&#8217;est qu&#8217;après avoir fini le jeu que je me suis rendu compte que toutes les informations nécessaires étaient dans le menu. Super&#8230; il y a aussi ce fameux mode hardcore qui demande de Boire, Manger, Dormir régulièrement, plus une tripotées d&#8217;autres contraintes réalistes. Tant qu&#8217;à être RP jusqu&#8217;au bout&#8230; mais cette sensation de non-pédagogie totale est un peu fatiguante. Allez quoi, il doit y avoir un compromis entre exposer un gameplay et lâcher le joueur face à son destin! Même si ça doit prendre la moitié du scénario!</p>
<p style="text-align: justify;">Justement, la structure du jeu est assez rigolote. Le &laquo;&nbsp;fantasme New Vegas&nbsp;&raquo; agit bien et la montée vers le Nord est comme une montée de tension, un acheminement vers le combat final&#8230; le temps de découvrir des villes, y faire des trucs, rencontrer des gens &#8211; on se rends compte qu&#8217;on exploite uniquement la façade est du terrain, enfin on arrive en ville, en Banlieue et&#8230; poum! Fin du disque un, ce n&#8217;est pas fini. Ça, c&#8217;est assez malin. L&#8217;Arlésienne du jeu n&#8217;en est pas l&#8217;aboutissement, mais sa porte. Pas mal! Même si New Vegas se résume à deux places et trois casinos, on peut y faire un nombre assez ahurissants de trucs &#8211; dont fabriquer un robot-pute et LE TESTER &#8211; avant de définitivement s&#8217;engager dans une &laquo;&nbsp;faction&nbsp;&raquo; ou une allégeance qui donnera un point de vue à la bataille finale. Et là, c&#8217;est comme Sonic Heroes : il faudra le refaire trois fois, pénible. En plus, l&#8217;immense majorité des PNJ sont mortels et beaucoup de quêtes peuvent être bêtement perdues, ratées&#8230; ou tout simplement peu claires : les zones d&#8217;ombres sur les objectifs à faire ou les connivences entre plusieurs quêtes sont assez nombreuses et regrettables.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/fallout-new-vegas-xbox-360-078.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-2255" title="Les couloirs d'un casino, c'est top" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/fallout-new-vegas-xbox-360-078.jpg" alt="" width="640" height="360" /></a><em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=-pWj0_Nq6D4" target="_blank">This ain&#8217;t a sceeeeene</a>, it&#8217;s a god-damn <a href="http://www.youtube.com/watch?v=-epgXrjB_NE" target="_blank">raaaace</a>!</em></p>
<p style="text-align: justify;">Au delà de ça, New Vegas n&#8217;est qu&#8217;un checkpoint avant le retour au désert et ses milles trucs à découvrir. Petit florilège : un abri abandonné dont l&#8217;histoire fait froid dans le dos, une communauté ermite explosant à vue le moindre &laquo;&nbsp;barbare&nbsp;&raquo;, une ville de mutants enclavée dans la montagne, un casino où on pratique le cannibalisme, autant d&#8217;histoires, de gens, de trucs à découvrir et qui permettent une forte interaction. Moins long que Skyrim : moitié moins de terrain (ce qui reste franchement <em>très </em>honorable) et une vingtaine d&#8217;heures en moins pour les complétionnistes. Ca n&#8217;empêche pas New Vegas d&#8217;être tout aussi vivant : une fois, un gonze est venu m&#8217;aborder au sujet des fameuses &laquo;&nbsp;capsules étoilées&nbsp;&raquo;, ces pièces spéciales qui menaient tout droit à un trésor inconnu. J&#8217;aurais pu avoir le réflexe de le suivre, puis de le zigouiller pour lui piquer les siennes et m&#8217;éviter un très laborieux travail de recherche. Je n&#8217;y ai juste pas pensé, et ce n&#8217;était pas mon truc de m&#8217;attaquer aux civils&#8230; de toute manière, voler ouvertement le moindre chewing-gum provoque la haine de ton prochain et c&#8217;est pas facile de raisonner quelqu&#8217;un qui vous lancer un mini-nuke à la figure, même avec 100 de Discours. N&#8217;allez pas non plus croire que le Mojave est sujet à la redondance : les cadres sont relativement variés, tout comme les quêtes et certains trucs un peu dingues &#8211; le trait &laquo;&nbsp;<em>Wild Mojave&nbsp;&raquo; </em>est conseillé par la maison, mais chuuut &#8211; tout ça est fait avec brio, passion, intelligence, un véritable univers extrêmement immersif et rempli de surprises. Il a ses phases frustrantres, ces bugs pénibles et ces passages trop sombres et insupportables mais bon sang, je comprends enfin pourquoi on me l&#8217;a conseillé et pourquoi on ne m&#8217;en disait pas grand chose. Procurez vous-le, il ne coute plus rien, c&#8217;est une tuerie. Est-ce que je le préfère à Skyrim? Peut être pas mais on joue dans la cour des grands. <em>Tu joues dans la cour des grands, maintnaaaaaant. </em></p>
<p style="text-align: justify;">[DISCOURS 85] Maintenant Internet, sois sympa, va me chercher un Maxi Best Off Wrap au poulet, s&#8217;il te plaît. Comment ça, tu n&#8217;es pas d&#8217;accord? [MEDECINE 20] Mais va donc te faire empaler par le fondement!</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2011/08/sealn3.png" alt="" width="350" height="350" /></p>
<p style="text-align: justify;">&#8230; et oui, <a href="http://9gag.com/gag/3996183" target="_blank">la double coïncidence est troublante</a>.</p>
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		<title>Mario Maso 4&#215;09</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Apr 2012 21:07:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Concombre Masqué</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mario Maso]]></category>
		<category><![CDATA[alvin stick]]></category>

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		<description><![CDATA[Erm. C&#8217;est pas aujourd&#8217;hui que je vais briller. Si vous vous souvenez de &#171;&#160;grosse fatigue&#160;&#187; il y a trois ans, ou du bon gros épisode &#171;&#160;pétage de câble&#160;&#187; de l&#8217;an dernier, voilà l&#8217;habituel mouture un peu inutile. Comme je vous &#8230; <a class="more-link" href="http://usineaproblemes.fr/2012/04/mario-maso-4x09/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Erm.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est pas aujourd&#8217;hui que je vais briller. Si vous vous souvenez de &laquo;&nbsp;grosse fatigue&nbsp;&raquo; il y a trois ans, ou du bon gros épisode &laquo;&nbsp;pétage de câble&nbsp;&raquo; de l&#8217;an dernier, voilà l&#8217;habituel mouture un peu inutile. Comme je vous le conseille de le faire en intro, lancez le bazar et faites autre chose, la vidéo est un peu là pour la forme.</p>
<p style="text-align: justify;">Des dauphins et un scrolling, j&#8217;vous jure&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, toujours avec <a href="https://twitter.com/#!/alvin_stick" target="_blank">Alvin</a>, ses références pro ont changé entre temps. Derp derp derp&#8230; et matez les vidéos de <a href="http://www.youtube.com/user/TheVinzVincent" target="_blank">The Vinz Vincent</a>, emphase sur la saga &laquo;&nbsp;Polux Polis&nbsp;&raquo;. C&#8217;est complètent indescriptible et là il vient de sortir une vidéo de trente minutes, ça à l&#8217;air plein de promesses. Bref.</p>
<p><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xqbjtb" frameborder="0" width="560" height="420"></iframe><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/xqbjtb_mario-maso-4x09-hashtag-le-podcast_videogames" target="_blank">Mario Maso 4&#215;09 &laquo;&nbsp;Hashtag le podcast&nbsp;&raquo;</a> <em>par <a href="http://www.dailymotion.com/Benji3ieme" target="_blank">Benji3ieme</a></em></p>
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		<title>Tout le monde sait ça</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Apr 2012 02:32:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Concombre Masqué</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vidéo-lubrique]]></category>
		<category><![CDATA[box office]]></category>
		<category><![CDATA[scene it]]></category>

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		<description><![CDATA[ Aujourd&#8217;hui&#8230; je n&#8217;ai pas d&#8217;idée. Hashtag pas d&#8217;idée. C&#8217;est dramatique comme sensation. Je vais devoir faire péter un &#171;&#160;post réserviste&#160;&#187; qui n&#8217;aurait pris qu&#8217;une moitié d&#8217;un post normal. C&#8217;est bien triste. Je me suis d&#8217;abord dit que j&#8217;allais faire un &#8230; <a class="more-link" href="http://usineaproblemes.fr/2012/04/tout-le-monde-sait-ca/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"> Aujourd&#8217;hui&#8230; je n&#8217;ai pas d&#8217;idée. Hashtag pas d&#8217;idée. C&#8217;est dramatique comme sensation. Je vais devoir faire péter un &laquo;&nbsp;post réserviste&nbsp;&raquo; qui n&#8217;aurait pris qu&#8217;une moitié d&#8217;un post normal. C&#8217;est bien triste. Je me suis d&#8217;abord dit que j&#8217;allais faire un truc potentiellement rigolo avec les candidats à la présidentielle mais une fois fini, ce n&#8217;était pas rigolo du tout. En plus, j&#8217;ai du attendre une journée pour ne pas poster le prochain Mario Maso en plein Dimanche d&#8217;élections. Journée déprime les enfants.</p>
<p style="text-align: justify;">HEUREUSEMENT, ces quatre avatars 360 sont super contents! Moi aussi, du coup. Alors, quoi d&#8217;hystérique à la télévision ce soir?</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/si00x3002.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2233" title="si00x3002" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/si00x3002-1024x576.jpg" alt="" width="640" height="360" /></a>Je me suis fendu, il y a un peu moins d&#8217;un an, d&#8217;<a title="C’est la piquette" href="http://usineaproblemes.fr/2011/06/cestlapiquette/" target="_blank">une apologie</a> de You Don&#8217;t Know Jack &#8211; un excellent party game qui, avant tout, se basait sur sa qualité d&#8217;écriture. Je ne répéterais pas mon petit préambule sur le genre mais voilà un jeu français qu&#8217;il peut être sympa de posséder dans un contexte&#8230; festif, voilà. <strong>Scene It </strong>est un jeu qui anime les soirées entre deux bières et qui a l&#8217;avantage de casser moins d&#8217;amitiés que Mario Party. Le seul souci &#8211; et il n&#8217;est pas des moindres &#8211; c&#8217;est que le trouver n&#8217;est pas l&#8217;évidence même! Il ne coûte plus grand chose mais farfouiller les habituelles crèmeries de reventes sera un petit défi préliminaire : le jeu n&#8217;a d’intérêt qu&#8217;avec ses buzzers fournis &#8211; avec les piles, oui madame. Cela donne un petit cachet jeu télé au truc et cela permet de toujours pouvoir payer la retraite de vos parents en économisant une centaine d&#8217;euros en manettes. Pack intégral obligatoire mais celui là ne dépasse jamais la vingtaine d&#8217;euros&#8230; et l&#8217;ensemble date de fin 2008!</p>
<p style="text-align: justify;">&#8230; ce qui n&#8217;est pas si terrible, d&#8217;une part parce que cela reste un jeu (très relativement) intemporel et, d&#8217;autre part, parce qu&#8217;il revient de loin. Il n&#8217;est pas impossible que ce nom évoque pour vous un jeu de société sorti au début des années 2000&#8230; et c&#8217;est tout à fait vrai. Fourni avec un DVD, Scene It pouvait se targuer d&#8217;être l&#8217;un des premier jeux de plateaux se jouant en corrélation avec un écran &#8211; pourquoi? C&#8217;est un jeu basé sur la cinéphilie&#8230; cela permettait donc d&#8217;incorporer des extraits de films dans le gameplay, mais aussi d&#8217;afficher les questions sur la télé. Facteur aléatoire + technologique + extraits classieux, le combo gagnant qui a donné une multitude de variantes, pas toujours disponibles en France : Scene It Simpsons, Twilight, etc. Fédérateur et fun.</p>
<p style="text-align: justify;">Le concept se prêtait bien à une adaptation en jeu vidéo et ça n&#8217;a pas loupé : Scene It : Box Office (soyons précis, que diable) est en fait le maillon d&#8217;une série de deux ou trois opus utilisant les mêmes manettes colorées, mais il semblerait que seul celui-là soit traduit et adapté dans l&#8217;hexagone. Pourquoi prendre la peine de le signaler? Le renouvellement des questions peut être un problème&#8230; le jeu de société proposait deux alternatives : soit un mode &laquo;&nbsp;aléatoire&nbsp;&raquo; où chacun pouvait prendre le risque de tomber sur des redites, soit des parties &laquo;&nbsp;pré-programmées&nbsp;&raquo; contenant, par définition, les mêmes questions dans le même ordre. C&#8217;est à double tranchant puisque c&#8217;est la porte ouverte aux petits malins qui pourraient faire semblant de ne pas connaître le contenu d&#8217;une partie gagnée d&#8217;avance, vilénie. Là, pas question de ceci mais un (unique, bouh) DLC peut permettre de pimenter les parties&#8230; sous peine de tourner en rond encore plus vite puisqu&#8217;on ne peut pas &laquo;&nbsp;mélanger&nbsp;&raquo; l&#8217;extension et le jeu principal. Bref.</p>
<p style="text-align: justify;">La question est : comment mélanger jeu de société et trivia? Rien de plus simple, Scene It se base sur un modèle connu depuis la PS2 et ses ineffables séries de jeu à buzzers : c&#8217;est plus un outil qu&#8217;un véritable jeu, dans le sens où la notion de gameplay n&#8217;a rien à n&#8217;a faire ici. Que du texte, des choix à faire, des points à gagner et des gens à dégouter grâce à votre culture blindée du cinéma. Un joueur, deux, trois, quatre, le plaisir est proportionnel aux nombres de participants, un peu comme tout : les parties de Twister, le squash, etc. Inutile de vous baragouiner les règles du jeu pendant des heures : on buzze et on choisit une réponse où on passe à la deuxième étape directement, on gagne plus selon sa rapidité et on peut enclencher un mode diabolique où les mauvaises réponses sont négatives&#8230; ce qui empêche pas mal de choses, dont, par exemple, le fait de buzzer dès que possible pour prendre cinq secondes de réflexions face aux quatre réponses proposées. Fourberie, encore, toujours.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/si00x30591.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2236" title="" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/si00x30591-1024x553.jpg" alt="" width="640" height="345" /></a><em>STEVE MARTIN</em></p>
<p style="text-align: justify;">Les parties sont, il faut le dire, un poil plus formatées : le jeu aurait pu prendre le choix de recopier le plateau et de simuler des cases, des pions et tutti quantti mais l&#8217;ensemble est toujours divisé en trois étapes plus une manche finale, une sorte de super banco parce que oui, le monde est injuste. Partie courte, partie longue, ce critère détermine le nombre de mini-jeux par étapes. Dans chacune de celles ci, un extrait de film&#8230; c&#8217;est évidemment la grande constante entre les deux supports. Étrangement, on différencie les extraits &laquo;&nbsp;RIGOLOS&nbsp;&raquo; (en capitales, pour l&#8217;hystérie) et les sérieux qui tombent souvent en dernière manche, justement&#8230; ces extraits, de longueur variable mais jamais exagérative, brassent un panel de films de toutes nationalités : il n&#8217;est pas du tout impossible de voir un Fabrice Lucchini gesticuler partout et ça, c&#8217;est un gage de qualité indéniable. Un extrait : des questions. Périphériques, sur des petits détails ou du méta complètement inconnu de tous : un extrait déjà vu ne signifie pas du tout une même série de questions, bien au contraire, mais cela donne une dimension arbitraire assez délicieuse à ce type d&#8217;épreuve. Ca rompt un peu avec le rythme du reste mais c&#8217;est LE passage obligé, ce moment unique où tout le monde fait attention à la moindre plante verte dans l&#8217;espoir de glaner des points. Mince, c&#8217;est un peu comme passer des concours en fait&#8230; mais là, je joue à domicile et je suis invaincu. Ahah! <img src='http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' /> </p>
<p style="text-align: justify;">Deuxième effet kisscool : avoir découvert pas mal de choses via ce medium. Curieusement, je suis probablement loin d&#8217;être tombé sur tout les extraits disponibles et je dois avouer que le nom de Steve Martin me disait à peine quelque chose avant de tomber sur tout ça ; Depuis, j&#8217;ai maté &laquo;&nbsp;L&#8217;Homme au deux cerveaux&nbsp;&raquo; et je me suis fait dessus de rire devant ce truc qui fait très Austin Powers avant l&#8217;heure&#8230; et ça marche avec de nombreux exemples. De la même manière, les époques sont extrêmement variées, allant du film contextuellement très frais (2008 quoi) aux vieilleries comiques et inconnues des années 30 ou 40. Je ne sais plus, c&#8217;était bien avant l&#8217;ère des films intéressants avec des explosions, tout ça.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout va bien, le jeu n&#8217;est pas uniquement basé sur notre capacité d&#8217;attention, il y a aussi une légion de mini-jeux fonctionnant sous le même modèle : un emballement un peu crétin, des musiques génériques mais rigolotes et vous aurez des épreuves relativement variées &#8211; reconnaître un film selon un screenshot, avec ses intervenants supprimés de l&#8217;image, avec un extrait sonore, des questions de trivia&#8230; tout ça est direct, fédérateur, respirer est un acte à peine plus simple que la compréhension nécessaire pour jouer à tout ça pour peu qu&#8217;on exclut le système d&#8217;avatar et de choix de compte par joueur qui reste un chouïa laborieux (c&#8217;est l&#8217;un des tout premiers jeux après la refonte de l&#8217;interface 360 qui a injecté ces avatars.) Papy, Mamie, le chien et le foetus pourront tous jouer à ça quand tout le monde aura bien mangé le gigot dominical. Bien évidemment, c&#8217;est bien plus drôle entre copains et il n&#8217;y a rien de plus jouissif que de débloquer des succès après un certain nombre de bonnes réponses dans tels ou tels critères. Le contenu et le méta sont là.</p>
<p style="text-align: justify;">Après, on peut noter la présence d&#8217;épreuves &#8211; on va dire un poil plus &laquo;&nbsp;excitantes&nbsp;&raquo; &#8211; qui s&#8217;inscrivent plus ou moins dans styles qui peuvent nous plaire, nous les gros geeks. Je retiens tout particulièrement les &laquo;&nbsp;Pixels&nbsp;&raquo; qui essayent de nous faire trouver un film à partir d&#8217;une animation 8-Bits, ou les Dessins d&#8217;Enfants qui demandent de deviner un titre&#8230; à partir d&#8217;un dessin simplifié, duh. Ca donne un cachet original et réellement &laquo;&nbsp;exclusif&nbsp;&raquo; à la console mais ce sont les épreuves qui deviennent le plus redondantes car un tel travail d&#8217;animation n&#8217;a pas pu permettre une centaines de variantes différentes, hé non.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/si00x3072.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2234" title="si00x3072" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/si00x3072-1024x576.jpg" alt="" width="640" height="360" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Il n&#8217;est pas exempt de reproches : sa voix off est française mais elle excelle dans l&#8217;art de la non-vanne ; C&#8217;est rapidement pénible. On pourrait dire que l&#8217;intégralité du gameplay est très sage et ne permet pas de coup de pute particulier, les règles sont simplissimes et l&#8217;interaction avec autrui est limitée, voire nulle : on pourrait jouer à quatre chacun dans un cabinet fermé, ça ne changerait rien à l&#8217;affaire. On veut du putassier! Façon Wario Ware! Des jeux à boire!</p>
<p style="text-align: justify;">Ce n&#8217;est évidemment pas un jeu dont une utilisation intensive serait judicieuse, au même titre qu&#8217;y jouer seul n&#8217;est pas très malin. Il se picore, on est loin de la mentalité d&#8217;un univers persistant, c&#8217;est rien de le dire. Il existe pourtant un mode online permettant de faire des parties avec John Doe mais le jeu est déserté depuis les temps immémoriaux, il faut donc se mettre d&#8217;accord avec un autre possesseur du soft. Le DLC se joue en multi mais toujours de manière indépendante. Pour ce prix là, les questions ne retombent pas encore et quand bien même on revoit certains extraits, on est toujours certains de pouvoir en découvrir de nouveaux, comme je découvre toujours certains aspects du jeu de société qui anime mes soirées depuis une demi-douzaine d&#8217;années. Ce parti game est tout con, pas spécialement ambitieux ou d&#8217;une esthétique ahurissante mais il fait parfaitement son boulot de cale entre deux activités &#8211; et ça, c&#8217;est déjà lui porter préjudice, car Box Office fait les choses avec brio et talent &#8211; on lui pardonnera deux trois petites imprécisions et fautes de traduction dans les réponses, tout de même. C&#8217;est promis, c&#8217;est source de bons moments et avec un peu de chance, vous vous taperez le même fou rire quand vous verrez succinctement deux de vos amis danser le disco avant le lancement d&#8217;une épreuve.</p>
<p style="text-align: justify;">Ben oui, c&#8217;est déjà fini. <a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/si00x3072.jpg"><br />
</a></p>
<p style="text-align: justify;"> Mon dieu, Dimanche il faut aller voter, je ne voudrais pas vous influencer mais <a href="http://www.youtube.com/watch?v=i4UeTpq0aH4" target="_blank">n&#8217;oubliez pas le seul candidat sérieux du lot</a>, parce que OUI VRAIMENT, ça ne vous coûte rien. Rep a sa, bo loulou.</p>
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		<title>Critique 3000</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Apr 2012 21:56:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Concombre Masqué</dc:creator>
				<category><![CDATA[Télédérision]]></category>
		<category><![CDATA[attention sortie de piste]]></category>
		<category><![CDATA[bref]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous connaissez le Sonic Cycle? C&#8217;est vieux, usé, c&#8217;est old, j&#8217;ai bien mieux en magasin, j&#8217;ai nommé le shortcom cycle! Une constante cependant : le cycle est de durée proportionnelle à la durée d&#8217;un épisode. On peut éventuellement stipuler que &#8230; <a class="more-link" href="http://usineaproblemes.fr/2012/04/bref/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Vous connaissez le <em>Sonic Cycle? </em>C&#8217;est vieux, usé, c&#8217;est <em>old</em>, j&#8217;ai bien mieux en magasin, j&#8217;ai nommé le <em>shortcom </em>cycle! Une constante cependant : le cycle est de durée proportionnelle à la durée d&#8217;un épisode. On peut éventuellement stipuler que <em>Bref </em>ne va pas dépasser les grandes vacances.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/Image-4.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2227" title="L'internet à son meilleur" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/Image-4.png" alt="" width="637" height="349" /></a>Un peu de remise en contexte : ici sur notre bon vieux réseau télévisuel français, le Grand Journal est une émission quotidienne qui fait beaucoup parler d&#8217;elle depuis huit ans &#8211; malgré notre désamour pour cette émission, on se sent parfois obligés de nous faire du mal car &#8211; malheureusement &#8211; c&#8217;est un peu ce qu&#8217;il y a de plus qualitatif à cette heure et&#8230; disons, réfléchi et bien emballé. On ne peut juste pas s&#8217;empêcher de voir le salaire un peu dingue des intervenants qui manquent de pertinence, du présentateur qui s&#8217;accroche à son fauteuil, du S.A.V. qui n&#8217;est plus drôle depuis X années, und so weiter &#8211; on regarde quand même et de toute manière, Tania Bruna Rosso n&#8217;est plus là pour agresser les sens des plus otakes d&#8217;entre nous. Le truc, c&#8217;est qu&#8217;à chaque rentrée, le Grand Journal essaye de caser une &laquo;&nbsp;shortcom&nbsp;&raquo;, format court &#8211; d&#8217;où le nom, c&#8217;est une superposition anglishe &#8211; pour &laquo;&nbsp;pastiller&nbsp;&raquo; un peu son contenu. Il y a sept ans, c&#8217;était &laquo;&nbsp;La Minute Blonde&nbsp;&raquo;, l&#8217;année dernière, c&#8217;était &laquo;&nbsp;La Vie Secrète des Jeunes&nbsp;&raquo;&#8230; et ce n&#8217;était pas le nom de Riad Sattouf qui empêchait ça d&#8217;être fantastiquement naze! Heureusement que ça n&#8217;a duré que deux ou trois semaines parce que chaque épisode me donnait envie de me lancer dans un jeu de rôle : façon shériff et brigands, avec moi du bon coté du six-coups. Miracle cependant puisque le créneau occupé par cette saison est donc représenté par &laquo;&nbsp;Bref&nbsp;&raquo;, micro-série de fiction &#8211; lancée par quelques esprits malins qui ont su se faire accorder confiance par la chaîne. Ça reste une évènement médiatique très Français et je doute fortement que ça vous dise quelque chose si, par exemple, vous vivez aux USA ou Quebec&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Le fait est que ça génère, depuis Octobre dernier, un enthousiasme un poil imprévu : succès critique et chiffres à l&#8217;appui, la presse culturelle s&#8217;incline devant K. Kojandi &#8211; l&#8217;acteur principal &#8211; et le réal, B. Mushio, enfin, plus précisément, les deux rôles sont bicéphales&#8230; et l&#8217;ensemble devient mémétique dans le sens où les parodies, souvent nazes, pullulent sur Youtube et consorts. La vaste majorité des épisodes sont disponibles sur le <a href="http://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid3848-c-bref.html?tab=1-1&amp;page=2" target="_blank">site officiel</a>&#8230; car un Dvd sans réel bonus est disponible. D&#8217;ailleurs, on sent nettement que l&#8217;émission qui englobe la shortcom se repose dessus puisqu&#8217;à chaque fois qu&#8217;un épisode est sur le point d&#8217;être diffusé, Denisot se fait un plaisir de ne pas dire à quelle heure ; Qu&#8217;on puisse regarder le talk-show &laquo;&nbsp;en attendant&nbsp;&raquo;, malin! J&#8217;aimerais être plus sympa avec cette série, on voit qu&#8217;elle est issue de nouveaux talents mais je ne sais pas, je crois que tout le monde s&#8217;est extasié pour pas grand chose, comme si un fabuleux nivellement par le bas nous travaillait depuis des années et paf! Le moindre truc bien poppant sur l&#8217;antenne nous semble jubilatoire. &laquo;&nbsp;Bref&nbsp;&raquo;, c&#8217;est bien, mais, comme son nom l&#8217;indique, c&#8217;est très succin et c&#8217;est proportionnel à ce qu&#8217;il faudra à la série pour traverser tout le mignon schéma des Inrocks &#8211; mais si, vous savez &laquo;&nbsp;Hype, retour de bâtons&nbsp;&raquo;, etc&#8230; ben là ça se casse la gueule et ça se voit &#8211; plus personne n&#8217;en parle. C&#8217;est pratique même, on voit à peu près où ça commence à déconner : les quarante premiers épisodes constituent une saison tournée en roue libre, la deuxième est commandée par la chaîne et est actuellement diffusée à la pipette pour tenir jusqu&#8217;en fin d&#8217;année télévisuelle, fin juin donc. (Enfin, <em>fin d&#8217;année</em>, pour le nombre d&#8217;émissions où ils sont tous en vacances ou en déplacement)</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, grandeur et décadence de Bref.</p>
<p style="text-align: justify;">MAIS KESSADIRE? Tout ça fonctionne sur le même principe que les fameuses &laquo;&nbsp;Deux minutes du peuple&nbsp;&raquo; de Pérusse qui ont bercé nos réveils il y a déjà plus de dix ans de cela &#8211; un format ultra speed, lapidaire, pas une seconde de pause pour un maximum de dialogues&#8230; ou plutôt de monologue, car le personnage au nom inconnu &#8211; un peu le surmoi de Kyan Khojandi &#8211; est un adepte de la logorrhée introspective façon John Dorian. Ce mec c&#8217;est toi, c&#8217;est moi, c&#8217;est n&#8217;importe qui version trentenaire parisien un peu paumé. A chaque épisode, &laquo;&nbsp;Je&nbsp;&raquo; se retrouve dans une situation donnée et ironise le plus possible à vitesse flash, comme si on regardait un condensé de Sayonara Zetsubou Sensei. Rien de bien folichon, que des situations qu&#8217;on a tous vécu/sommes voués à vivre/etc : Avoir un plan fesses, aller au supermarché, faire un dépistage, terrains connus. Vous me direz : &laquo;&nbsp;Mais mon ami Concombre, qu&#8217;est-ce que ça change des aventures de Pic et Pik, d&#8217;Avez Vous Déjà Vu, de Faut-il? et autre innombrables machins qui fonctionnaient sur le même principe?&nbsp;&raquo; Et ben&#8230; pas grand chose? Disons qu&#8217;il y a un plus grand soin global, pleins de petits détails &laquo;&nbsp;qui font que&nbsp;&raquo;. D&#8217;abord, les auteurs semblent avoir leurs réseaux de petits groupes inconnus qui contribuent à une sono assez cool &#8211; parce que le collage son/image est parfois épatant et truffé de petites attentions, cf <em>Ascenseur </em>ou <em>Dépistage</em> (le petit moment de malaise face à l&#8217;aiguille, grand moment synesthésie) &#8211; d&#8217;autre part, c&#8217;est bien écrit ET drôle. Ces deux caractéristiques semblaient perdues à jamais dans ce contexte et je sais à quel point je fais vieux con précoce mais c&#8217;est un FAIT, rire devant une création originale française est un défi lancé à l&#8217;humanité.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/Image-5.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2228" title="Na na NA NA NA na" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/Image-5.png" alt="" width="636" height="357" /></a>Les quarante premiers épisodes suivent donc un train train de moments de bravoure entrecoupés de fillers corrects, des éléments narratifs sont dispersés là et là avec la grâce de l&#8217;éléphant &#8211; en l’occurrence, la rencontre avec une jolie nana et tout l&#8217;acheminement qu&#8217;il faudra pour aller en première base avec elle, ce qui fera justement un dernier épisode super feignant &#8211; mais ça reste globalement bon et sympa. Je parlais de petites attention, tout ça est parfois purement visuels : incrustations de petits effets, références cachées à tout va, don particulier pour insérer des messages subliminaux destinés aux gens qui &laquo;&nbsp;font des pauses&nbsp;&raquo;&#8230; autant de petits trucs qui ont du nécessité d&#8217;innombrables heures de travail, on peut pas le nier. Pis dire très sérieusement la phrase &laquo;&nbsp;Bonjour Madame je voudrais une cravate Dingo parce que je suis un vrai déglingo&nbsp;&raquo; sans se rater est une petit performance. On y trouve un joli casting de belles gueules, toutes très crédibles et convaincantes &#8211; on se reconnaît sans problème, l&#8217;objection &laquo;&nbsp;miroir&nbsp;&raquo; est accompli avec brio.</p>
<p style="text-align: justify;">Le truc c&#8217;est qu&#8217;on repère déjà le souci avec ce type de série : elle vit <em>trop </em>avec son temps. Même problématique avec n&#8217;importe quelle fiction &#8211; comment va-t-elle tenir sur la longueur? Probablement très mal. Les débuts de 24 ou Desperate Housewives ont l&#8217;air un peu ridicules aujourd&#8217;hui, mais c&#8217;était il y a dix et sept ans&#8230; dans deux ans, ça ne ressemblera plus à rien, et c&#8217;est dommage mais on ne peut rien y faire. De toute manière, ça avait aux tout débuts un caractère tellement <em>omniprésent </em>dans les médias, je suis certain que les cours de récré &#8211; tendance-ô-mêtre par excellence hein rappelons-le &#8211; ressassaient les meilleurs passages en boucle. C&#8217;est comme n&#8217;importe quel <em>Cyprien </em>ou que sais-je : c&#8217;est pas écrit avec génie mais ça y met les formes, donc ça marche, et tutti quantti. On pourra reprocher à Bref une approche pas toujours super mature (la moitié des épisodes se résument à <em>Bref, j&#8217;ai niqué untel</em>, sérieusement quoi, c&#8217;est un peu nympho comme série, j&#8217;ai pas fait ce reproche à quoi que ce soit depuis au moins trois ans) et de ne pas varier ses thèmes&#8230; en effet, tout ça représente une façon de vivre et penser très paumée, urbaine, loser-way-of-life avec plein de néologismes en anglais. D&#8217;ailleurs, qui dit que &laquo;&nbsp;Je&nbsp;&raquo; est l&#8217;avatar des trentenaires? &#8216;Serait un peu dingue de penser que tout le monde <em>veut </em>se représenter dans un mec pareil &#8211; et je n&#8217;en fait pas une affaire personnelle, je suis aussi feignasse que lui &#8211; mais ce que je veux dire, c&#8217;est que la série n&#8217;est pas moins onanistique que n&#8217;importe quel autre truc qui marche bien : beaucoup de gens se reconnaîtront dans un pan de &laquo;&nbsp;Bref&nbsp;&raquo;, mais pas mal d&#8217;autres seront largués. C&#8217;est une série qui transpire un peu le <em>klout</em>, le <em>swag </em>et les <em>followers, </em>vous voyez ce que je veux dire? Ce n&#8217;est pas comme si elle était précieuse mais juste un poil <em>ciblée. </em></p>
<p style="text-align: justify;">&#8230; et ça se confirme de plus en plus avec cette deuxième saison. Puisque celle là est écrite après une première vague critique, elle est <em>un poil plus </em>dirigée pour plaire et, au mieux, pour évoluer&#8230; mais j&#8217;ai du mal à être enthousiaste sur le bouzin, surtout au vu des trois derniers épisodes qui ont été diffusés ; Parce que là non les amis, NON, quand <em>Bref </em>te fait du moralisateur, j&#8217;ai envie de déterrer mon six coup qui prenait la poussière. Déjà que l&#8217;épisode &laquo;&nbsp;Bref, je suis Vieille&nbsp;&raquo; hurlait un message plus qu&#8217;évident &#8211; et en pourtant bon adepte de guimauve, ça n&#8217;a pas du tout marché chez moi &#8211; mais alors LA. &laquo;&nbsp;Chanson préférée&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Mon Père veut être jeune&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;Enfants blablas&nbsp;&raquo; nous sort trois fois de suite un malaise qui, justement, rendait le film &laquo;&nbsp;Jeux d&#8217;Enfants&nbsp;&raquo; ridicule (vous êtes bannis de ce blog si vous avez kiffé ce truc, même tarif pour LOL et Enter The Void) à savoir une énooooorme pelletée de guimauve moralisatrice. Stylisée. Le &laquo;&nbsp;spectre de l&#8217;enfance&nbsp;&raquo; qui se barre avec un bon gros bruit dramatique, non quoi, c&#8217;est pas possible, ça me rends cynique et je ne le suis pas tant que ça. Remarquez que ces trois mêmes épisodes sont plus longs, donc nettement moins rythmés, donc un poil plus tendus avant d&#8217;exploser dans la méga Morale 3000 qui explose à gros gouttes de malaise. Bon, ok, c&#8217;est un peu hystéro comme approche mais vous aurez peut être eu le même sentiment.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/Image-3.png"><img class="aligncenter" title="Fap fap fap" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/Image-3.png" alt="" width="639" height="357" /></a><em></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Là par exemple, on peut entendre la douce mélodie de &laquo;&nbsp;Two Girls One Cup&nbsp;&raquo;. Un gros bonus chocolaté quoi</em></p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est d&#8217;autant plus con puisque l&#8217;épisode précédent, &laquo;&nbsp;Années 90&#8243;, accuse d&#8217;un bon compromis : il se permet d&#8217;être plus long pour insérer une séquence bien drôle comme <em>Bref </em>sait les faire, tout le reste est drôle&#8230; mais cette thématique est tellement &laquo;&nbsp;faite pour plaire&nbsp;&raquo;, on se croirait sur 9gag! C&#8217;est idiot car la majorité des épisodes sont, jusque là, à se tordre comme tout les autres&#8230; mais gaffe aux déviations, les amis. Il n&#8217;y a cette fois pas de trame narrative et même, horreur, des pistes oubliées. Le fait que son frère sorte soudainement avec un autre mec était une piste mignonne et intéressante, en plus d&#8217;être un bon twist, pas de nouvelles depuis (mais ça doit être une carte bien gardé, on va leur faire confiance) &#8211; et cette tendance à la référence est devenue une norme&#8230; le fameux &laquo;&nbsp;Ya des gens qui m&#8217;énervent&nbsp;&raquo; n&#8217;existe que pour caser le plus de guest possible, comme si c&#8217;était pour rayer le plus possible de gens de la liste &laquo;&nbsp;ceux qui veulent absolument faire un passage&nbsp;&raquo; ça, c&#8217;est de la pure interprétation évidemment, on ne pourra pas les reprocher de taper uniquement chez Canal (Fred et Jamy! Amour!) mais le fait est là : ça sent bizarre et cette deuxième moitié de saison va devoir faire ses preuves. Je ne sais vraiment pas si la série est populaire est discutée comme elle pouvait l&#8217;être trois mois auparavant. Et pourtant&#8230; il y a toujours de bons épisodes, qu&#8217;il soient de purs listings ou des tranches de vie : &laquo;&nbsp;Eric Dampierre&nbsp;&raquo; est un fabuleux exemple, conciliant écriture, rythme, petit détails et guest-starring &#8211; même si là encore, joli &laquo;&nbsp;syndrome Internet franc-maçonnique&nbsp;&raquo; avec Davy. En plus, elle ose des thèmes plus variés et les figures de style, mais attention à faire la différence entre évolution et le fameux &laquo;&nbsp;<a href="http://tvtropes.org/pmwiki/pmwiki.php/Main/JumpingTheShark" target="_blank">saut de requin</a>.&nbsp;&raquo;  Gros warning, mais affectueux et tsundere. Oui, ce post est complètement trilingue. &laquo;&nbsp;Hé! On va faire une soirée Urophilie!&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Donc ouais, je fais un mini caca nerveux pour trois pauvres épisodes mais vous savez ce qu&#8217;on dit, au delà de deux, ce n&#8217;est plus vraiment une coïncidence. Alors trois d&#8217;affilée&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, j&#8217;ai pas d&#8217;âme. Et <em>A Votre Écoute Coute que Coute </em>ne m&#8217;a jamais arraché de sourire non plus. Damn. J&#8217;ai plus qu&#8217;à allumer la télé pour mater Zemour &amp; Naulleau.</p>
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		<title>Digitalisme</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Apr 2012 16:00:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Concombre Masqué</dc:creator>
				<category><![CDATA[Otakeries]]></category>
		<category><![CDATA[digimon]]></category>
		<category><![CDATA[lolpatamon]]></category>
		<category><![CDATA[pokemon]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est jeudi, c&#8217;est nostalgie. Allez, je me suis déjà enquillé 8000 mots pour diverses choses les quatre derniers jours, je peux bien en faire un ou deux derniers &#8211; mais pardonnez moi si je la joue un peu courte &#8211; &#8230; <a class="more-link" href="http://usineaproblemes.fr/2012/04/digitalisme/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">C&#8217;est jeudi, c&#8217;est nostalgie. Allez, je me suis déjà enquillé 8000 mots pour diverses choses les quatre derniers jours, je peux bien en faire un ou deux derniers &#8211; mais pardonnez moi si je la joue un peu courte &#8211; je dois me farcir trois heures de lecture automatique tout les jours et c&#8217;est pas l&#8217;évidence même &#8211; AUJOURD&#8217;HUI, messieurs les jurés, nous allons tenter de répondre à l&#8217;une des questions les plus importantes qui soient. Aujourd&#8217;hui est le jour définitif où nous allons savoir pourquoi Digimon c&#8217;était mieux que Pokémon!</p>
<p style="text-align: justify;">&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Je me demande si c&#8217;est une problématique bien raisonnable pour un gars de mon âge mais rappelons que des gens plus ou moins matures regardent toujours un dessin animé pour l&#8217;éveil avec des poneys magiques. Oui, c&#8217;est un frag facile destiné à honteusement détourner votre attention -  toujours est-il que la série est, visiblement, toujours nourrie au lance-pierre dans son canon par des saisons récentes que j&#8217;ai ni le temps, ni la véritable envie de regarder. Hé, ce n&#8217;est pas <em>l&#8217;intention </em>qui manque, loin de là, mais je pense pouvoir dire sans me tromper que le souvenir de cet anime, diffusé il y a déjà dix ans le Samedi Matin sur la Une, est une digimadeleine de Proustmon pour pas mal de gens de la même génération. Cependant, en parler avec une simple vue de l&#8217;esprit, un souvenir positif ne serait pas super intéressant : je vais enfin appliquer le running gag que j&#8217;entretiens depuis trois ans et des brouettes et expliquer pragmatiquement pourquoi les <strong>créatures digitales</strong> sont bien plus sympas que ces foutus <strong>monstres de poche</strong>. Ne sont-elles par <em>adorables? </em></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/sample_14d5ee5e6c5f4a1eb5ed032687c4df8d9a7449e2.png"><img class="aligncenter  wp-image-2215" title="sample_14d5ee5e6c5f4a1eb5ed032687c4df8d9a7449e2" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/sample_14d5ee5e6c5f4a1eb5ed032687c4df8d9a7449e2.png" alt="" width="640" height="491" /></a>Si, évidemment! Mais quand bien même tout ce que je peux entamer ici va sonner comme des axiomes et évidences, on ne met pas nécessairement le doigt sur ces choses là. Je <em>suppose &#8211; </em>je dis bien suppose &#8211; que cet anime a été fait dans une vague tentative de contrer le phénomène Pokémon qui décimait déjà tout sur son passage depuis déjà deux ans. Alors oui, l&#8217;anime est une porte ouverte à du merchandising à outrance, il y a aussi eu le jeu de cartes, les jeux vidéos (je suis sûr que ramasser des cacas roses est une constante mémorielle pour ceux d&#8217;entre vous qui avaient une Playstation) et tout le tremblement habituel, <em>certes</em> &#8211; mais je reste persuadé que cette manière de contrer les choses se faisait avec beaucoup de bonne volonté et de bonne foi : faire du pognon peut être, mais le faire sans prendre les enfants pour des cons. Cette critique croisée se fait donc sur de simples souvenirs sur les deux animes, matés religieusement. Un jour, je me remettrais à tout ça et peut être que je ferais une rencontre paume-front en me disant &laquo;&nbsp;Comment j&#8217;ai pu adorer un truc pareil?&nbsp;&raquo; &#8211; en attendant, j&#8217;ai toujours les VHS, <em>bitches. </em>Même ficelles pour parler à notre génération : des animaux rigolos, de la baston, même combat?</p>
<p style="text-align: justify;">Pour allier pratique et amour du néologisme, appelons les deux univers par Team P et Team D.</p>
<h3 style="text-align: justify;">SNORE SNORE SCENARIOS</h3>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est évidemment un bien grand mot pour la team P : dans un monde alternatif où le système éducatif est remplacé par une grande quête initiatique, tout les gamins de 10 ans sont invités à jouer les Kerouac et à partir sur la route chasser le pokémon et les badges, sorte de distinction académique. Inutile de se lancer sur un discours pragmatique sur les dingueries de ce système et de bitcher contre le métier de Maître Pokémon (beaucoup d’appelés, peu d&#8217;élus, il faut l&#8217;avouer) le scénario est incroyablement cyclique dans l&#8217;anime. C&#8217;est con tout de même, ce genre d&#8217;univers alternatif est une fabuleuse idée de jeu, mais l&#8217;adaptation en anime fonctionne selon un schéma qu&#8217;on connaît tous : une &laquo;&nbsp;&nbsp;&raquo;"intrigue&nbsp;&raquo;"&nbsp;&raquo; de fond qui se déroule à vitesse de bébé asthmatique pour privilégier des mécaniques feuilletonantes à l&#8217;extrême, j&#8217;y reviendrais. Quinze ans plus tard, Sasha n&#8217;est toujours pas arrivé à réaliser son rêve et pour cause, on sait pas ce que c&#8217;est!</p>
<p style="text-align: justify;">Du coté de la Team D, c&#8217;est un poil plus compliqué mais ça commence aussi dans un simili scénario de Stephen King : sept gamins sont en camp de vacances, aperçoivent une aurore boréale et sont aspirés par ce grand bug de la matrice dans un monde alternatif. Rencontre avec les bestioles &#8211; une par personne &#8211; et l&#8217;objectif premier et de rentrer chez soi. Voyage initiatique, deuxième, avec quelques variations toutefois. Le bouzin tourne rapidement en sauvetage du monde digital, puis du vrai&#8230; et ceci ne concerne que les premières saisons! L&#8217;enjeu évolue, trouve une conclusion&#8230; et la première saison aurait tout à fait pu aboutir sur une fin définitive. 50 épisodes et voilà! Dans le premier cas de figure, le scénario est mis au second plan, il n&#8217;est même pas tangible &#8211; mais dans la team D, il est posé d&#8217;office, évolue, est transformé, trouve quelques rebondissements et est reconduit dans d&#8217;autres saisons&#8230; qui prennent la chose d&#8217;une autre manière! Par exemple, dans la troisième saison, tout le canon précédent est considéré à notre échelle, comme un anime dans l&#8217;anime&#8230; sauf que les Digimons sont tout aussi réels. Je pose des formulations alambiquées sur des concepts simples mais la différence est évidente.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><em></em>COMBAT D&#8217;INFIRMES : Persos clichés contre persos crétins</h3>
<p style="text-align: left;">Ce ne pas comme si les personnages de Pokémon étaient de mauvais personnages, ce sont juste des plantes! J&#8217;étais complètement fasciné par le show, comme tout le monde, mais rétrospectivement il était déjà évident que tout le monde ne se caractérise que via un unique trait : Pierre est un gros queutard (c&#8217;est un homme à femme, mais il ferme toujours les yeux, c&#8217;est en fait un grand romantique) Ondine fait la tsundere mais incarne surtout le jeton-féminin, position remplacée chaque année, c&#8217;est un peu comme Doctor Who mais sans explication potable ; Sacha est le jeune fougueux sans passé ni libido, héros niais un peu type de l&#8217;époque. Ni réellement intelligent, ni fort, mais n&#8217;incarnant pas de &laquo;&nbsp;mauvaises valeurs&nbsp;&raquo;. Jusque là &#8211; pas de soucis&#8230; pas que sait-on d&#8217;autre sur lui? Si je vous dis &laquo;&nbsp;Sacha&nbsp;&raquo;, qu&#8217;est ce que vous viendra en tête? Une casquette? Sa mère? Bande de déviants! Son nom de famille &#8211; à priori Ketchum &#8211; est une quasi inconnue, personne n&#8217;a de background, de motivation autre que ce désir de réussite un poil bestial&#8230; etc. Tout les autres font figurations et sont &#8211; parfois littéralement &#8211; interchangeables. Oui, souvenez vous de l&#8217;infirmière Joëlle et de la fliquette dont le nom m&#8217;échappe&#8230; soi-disant une immense fratrie, mais oui bien c&#8217;est bien sûr!<a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/f6d4d45fa9c4b545961e72dd7efdf9cbf924cecc.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-2214" title="" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/f6d4d45fa9c4b545961e72dd7efdf9cbf924cecc.jpg" alt="" width="536" height="823" /></a><em></em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Douze ans plus tard, Izzy est toujours sur son PC</em></p>
<p style="text-align: justify;">De l&#8217;autre coté, les sept personnages du monde digital étaient&#8230; chiants et clichés. &#8230; et c&#8217;est bien parce qu&#8217;à priori, c&#8217;est exactement ce que sont les enfants de 9 à 12 ans, non? Il y avait cette même unicité de caractères : le leader, le poulidor, le geek, la pourrie-gâtée, etc. Tout le monde n&#8217;était pas <em>appréciable </em>de base, c&#8217;était délibéré. Les défauts des un et des autres étaient voyants, et l&#8217;une des directives de l&#8217;anime était de montrer comment surpasser ces divers écarts en mettant l&#8217;emphase sur des valeurs (avec ces jolis petits &laquo;&nbsp;symboles&nbsp;&raquo; qui font évoluer les créatures, vous aurez compris l&#8217;idée) certains s&#8217;engueulaient, se faisaient la tête et se bastonnaient parfois, des indices de romance étaient disséminés là et là (juste de sous-entendus, faut pas pousser à cet âge) et le pauvre petit TK a assumé son rôle de boulet jusqu&#8217;au bout. Ça se voyait, il y avait souvent ce schéma un épisode = un personnage mais ces derniers avaient de la personnalité, bon sang! Des profondeurs! Dans les deux premières saisons, on notait des thèmes un peu risqués comme l&#8217;adoption, les petits frères décédés, la jalousie&#8230; ce genre de chose qu&#8217;on retrouve dans la vraie vie &#8211; AVEC DES MONSTRES! C&#8217;est génial! Supériorité totale et absolue!</p>
<h3 style="text-align: justify;">Quid des bestioles?</h3>
<p style="text-align: justify;">Là aussi, le défonçage de portes ouvertes est imminent. Les Pokémons sont des animaux mutants choupis qui ne savent dire que leur nom. Les autres <em>parlent</em>. Ils ont donc des sentiments, une personnalité, ils sont <em>humanisés. </em>C&#8217;est tout, on pourrait s&#8217;arrêter là. Tous peuvent se battre et invoquer divers éléments pour mettre sur la tronche de l&#8217;autre mais la finalité n&#8217;est pas la même : c&#8217;est un sport dans le premier cas de figure, un mécanisme de défense dans le second. Ça implique une particularité : il existe de <em>méchants </em>Digimons. Très souvent androïdes, plus intelligents donc maboules et un poil sadiques et psychopathes, le deuxième anime impliquait toujours de se battre contre les forces du mal, cette bonne vieille expression valise qui n&#8217;échappait pas à un certain manichéisme mais c&#8217;est comme ça, c&#8217;était les <em>virus, </em>pour reprendre la terminologie du canon. On pourrait même y retrouver ce bon vieux Hobbes en interprétation mais je ne mange pas de ce pain là. Même ce système &laquo;&nbsp;d&#8217;évolution&nbsp;&raquo; a été repensé d&#8217;un univers sur l&#8217;autre &#8211; ça reste définitif chez un Pokémon et ça reste pour ça que le pauvre Pikachu refusait toute pierre foudre &#8211; il craignait la dépersonnalisation, le fait d&#8217;être renié quoi, ce n&#8217;est pas quelque chose qu&#8217;on peut vraiment conceptualiser quand on est un bout de chou. A notre échelle, on se dit juste &laquo;&nbsp;mais il ne sera plus jamais le même!&nbsp;&raquo;&#8230; et ça suffit amplement. De l&#8217;autre coté, ça peut faire du yoyo entre quarante stades d&#8217;évolution, ça donne de cools séquences en 3D (et insuffle des fétiches bizarres aux gamins) et ça permet de &laquo;&nbsp;profiter&nbsp;&raquo; de ses monstres favoris sans problème d&#8217;apparence définitive. Bon, la logique était toujours un peu étrange, faudra m&#8217;expliquer comme Palmon et sa voix de camionneur arrivait à une fée/nymphette végétale mais <em>cela ne nous regarde pas. </em>Ce que je veux dire en trois mots : c&#8217;était plus <em>malin. </em></p>
<p style="text-align: justify;">En reliant mes deux paragraphes précédents, on arrive à ceci : les Pokémons étaient des machines de guerre, les Digimons des espèces de copains sympas d&#8217;aventure. C&#8217;est évidemment plus fédérateur et un meilleur moteur d&#8217;intrigue! On peut les faire douter, les scléroser un peu, les faire reconquérir des angoisses/peurs/ failles diverses et <em>voilà</em>, vous avez le parfait petit dessin animé pour enfants.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Et la dramaturgie, dans tout ça?</h3>
<p style="text-align: justify;">Bam bam évoquons maintenant les enjeux. Quand je parle de dramaturgie, je ne parle pas de &laquo;&nbsp;drama&nbsp;&raquo; dans le sens classique du terme mais bien de tension, de petites quenelles lancées aux personnages. Dans Pokémon, il n&#8217;y avait pas de réelle menace &#8211; je doute que la team Rocket soit plus dangereuse qu&#8217;un verre d&#8217;eau &#8211; et ce n&#8217;était réservé qu&#8217;aux films qui, avec du recul, étaient absurdes. Cool mais <a href="http://thatguywiththeglasses.com/videolinks/nostalgia-critic/34-nostalgia-critic/163-pokemon-the-movie" target="_blank">absurdes</a>. Tiens, même la structure même d&#8217;un épisode de Pokémon était scandaleusement cyclique : la bestiole du jour et son scénario construit autour, une nana-du-jour pour Pierre, un la team Rocket vole vers d&#8217;autres cieux-du-jour, etc, comptez un épisode de badge une fois sur quinze, et voilà, vous avez l&#8217;intégralité de la série depuis quinze piges. Et Sasha n&#8217;a même pas grandi d&#8217;un millimètre là où les héros de Digimon étaient normaux et s&#8217;étalaient sur une narration de plusieurs années! Plus tard, certains sortaient ensemble et d&#8217;autres avaient même des métiers pourris! (Wut)</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/e7ad2f5a19e1f6e10fd7aac133e34ec21f30af5f.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-2218" title="" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/e7ad2f5a19e1f6e10fd7aac133e34ec21f30af5f.gif" alt="" width="486" height="395" /></a><em>Rooooh, implosion de sucre &lt;3</em></p>
<p style="text-align: justify;">Il est juste indéniable que Pokémon manquait de <em>drama. </em>Les héros vont droit vers l&#8217;objectif, aucun obstacle, on le fera éventuellement perdre à la fin pour montrer aux têtes blondes qu&#8217;on a pas toujours ce qu&#8217;on veut mais c&#8217;est tout. Non pas que ce soit un mal mais ça rends l&#8217;ensemble si&#8230; prévisible et chiant? Digimon, ça a toujours été une aventure, une petite épopée avec tout ce que ça implique. Hell, la notion de <em>mortalité </em>était clairement abordée, avec quelques artifices certes, mais ces chers scénaristes ne faisaient pas semblant de nous infliger quelques petites séquences tristes voire flippantes : le casting progressivement transformé en porte-clés? C&#8217;est <em>super efficace. </em>Étrangement, l&#8217;ultime tabou était exploité avec Pokémon où &#8211; si je n&#8217;invente pas tout ça &#8211; Sasha se prends un lustre sur le pif et&#8230; meurt. Avant d&#8217;être magiquement ressuscité, ce n&#8217;était que pour introduire le concept &laquo;&nbsp;Ectoplasma&nbsp;&raquo;. C&#8217;est vrai hein, pourquoi respecter des conventions si élémentaires et logiques? Ça paraissait juste absurde voire dada. Le monde digital comprenait son petit lot de sacrifices, de concessions et de passages à vide pour triompher de tout ces phénomènes surréalistes. Pas de piège, pas de surprises monstrueuses mais on tenait réellement à ces personnages et on vivait le truc avec eux. Concept totalement improbable sur Kanto et compagnie.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;univers alternatif est mieux construit, plus appréciable, mieux emballé et animé, écrit d&#8217;une manière relativement plus adolescente, grandissait avec son téléspectateur et ne le prenait pas pour une bille tout en distillant les bonnes ficelles de genre.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Là!</h3>
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		<title>Va ramasser tes dents</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Apr 2012 15:47:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Concombre Masqué</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vidéo-lubrique]]></category>
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		<description><![CDATA[Manger du chocolat c&#8217;est bien beau mais il va falloir perdre tout ce bide accumulé par ces sucreries &#8211; qui, rappelons-le, sont tellement meilleures industrielles et de marque allemande &#8211; en faisant un peu de surf, ce qui aura le &#8230; <a class="more-link" href="http://usineaproblemes.fr/2012/04/ssx2012/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Manger du chocolat c&#8217;est bien beau mais il va falloir perdre tout ce bide accumulé par ces sucreries &#8211; qui, rappelons-le, sont tellement meilleures industrielles et de marque allemande &#8211; en faisant un peu de surf, ce qui aura le double avantage de vous faire perdre tout ce que la bière aura déjà imprimé sur votre gros bedon. Malheureusement, c&#8217;est cher et on a vite fait de se péter des phalanges, ce qui serait sévèrement compromettant pour des activités ô combien importantes : picorer des nuggets, le fap, le pen-spinning, etc. Ne vous en faites pas! J&#8217;ai la solution pour pallier cet atroce manque de sensations fortes en la personne&#8230; en la présence&#8230; argh. En l&#8217;existence d&#8217;un jeu attendu depuis un cycle présidentiel.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/ssx-xbox-360-1307394853-018.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2208" title="Le popotin de Kaori" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/ssx-xbox-360-1307394853-018-1024x575.jpg" alt="" width="640" height="359" /></a>SSX est donc absent du fabuleux monde vidéoludique depuis 2007 &#8211; précisément, avec SSX Blur sorti exclusivement sur Wii &#8211; mais il est davantage probable que vous ne connaissiez la série que pour Tricky ou SSX 3, sortis quelque part autour de 2001 et 2003. Si je sais très peu de choses du deuxième, Tricky avait rapidement glané un statut culte puisqu&#8217;il était, soyons sérieux, un monstre de fun. Une dizaine de pistes, une physique sur Mars, des tricks (figures) maboules et de la bonne zic, voilà, tout le monde a retenu les samples de Run DMC et la moumoute d&#8217;Eddy. Cela fait donc dix ans qu&#8217;on attend un bon nouvel opus à cette franchise et un teaser, lâché l&#8217;année dernière, nous présente &laquo;&nbsp;Deadly Descents&nbsp;&raquo; &#8211; un jeu si sérieux qu&#8217;il évoquait les productions FPS qui réécrivent l&#8217;histoire et font déprimer le joueur! Quelques transformations plus tard, une identité repensée et une année de battement donnent un titre sobrement baptisé SSX (pour Surf, Snowboard et Motocrotte à quatre roues, je ne sais pas pourquoi la saga veut s&#8217;inscrire dans cette mythologie sans jamais avoir mis le doigt sur les deux autres) déjà sorti il y a un mois. Un jeu fortement attendu &#8211; donc attendu par votre serviteur qui viole ainsi son backlog pour parler d&#8217;un soft qu&#8217;il n&#8217;a même pas fini&#8230; soft qui divise un poil la critique. Je vais essayer de vous donner mon point de vue sur l&#8217;ensemble et autant vous dire que c&#8217;est globalement positif.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutes les bonnes ficelles sont présentes : SSX est un jeu de snowboard à la gravité toujours autant modifiée qui nous permet de faire des tricks, grinds et autres termes approuvés par les années 90 et la voix off qui, dans le même esprit, arrête pas de nous débiter du &laquo;&nbsp;CA DÉCHIRE&nbsp;&raquo; ou du &laquo;&nbsp;C’ÉTAIT DU LOURD&nbsp;&raquo;. Le souci c&#8217;est qu&#8217;il manque un petit quelque chose, un je-ne-sais-quoi qui ampute ce fameux &laquo;&nbsp;gêne fun&nbsp;&raquo; qu&#8217;on lui a connu la décennie précédente. Fun, il l&#8217;est, sans aucun doute, mais pas au point d&#8217;enchaîner les heures dessus : SSX se picore, se joue par sessions sur le long terme &#8211; son mode online, ses succès nazis et son mode de fonctionnement en général en font un jeu avec une excellente replay value. Seulement voilà : là où Tricky était un jeu progressif et mettant l&#8217;emphase sur les figures, SSX tout court est davantage un jeu clés en mains. Une bonne chose?</p>
<p style="text-align: justify;">Bon, il y a effectivement un scénario prétexte que je vais me faire un plaisir de résumer : un vil sapajou s&#8217;est tiré avec les fonds de la team (mon dieu, on dirait la Brigade SOS) et se permet en plus de narguer nos héros et dévalant les 9 &laquo;&nbsp;Descentes de la mort&nbsp;&raquo; &#8211; les fameuses <em>Deadly Descents </em>du trailer originel &#8211; il va donc vous falloir faire de même et participer à cette grande compétition ouf sa mère qui ne se concrétise que par le biais de jolies cinématiques et de présentations de personnages stylisées, façon comic books. En bref, l&#8217;intégralité du jeu tourne autour de neuf massifs &#8211; le Mont Blanc, les Rocheuses, l&#8217;Himalaya, la Sibérie etc etc jusqu&#8217;au mont Fuji pour les possesseurs de la version PS3. Chaque mont possède également son lot de descentes qu&#8217;il faudra débloquer une par une dans le mode World Tour &#8211; comprenez scénario. C&#8217;est en fait comme une grosse exposition du &laquo;&nbsp;vrai&nbsp;&raquo; jeu qui lui se fait de manière bien plus &laquo;&nbsp;bac à sable absolu&nbsp;&raquo; &#8211; après un cool tutorial où vous vous entraînez à huit kilomètres du sol, vous enchaînez les zones en réussissant des courses/concours de tricks contre une ou trois personnes. Il faudra, au minimum, être troisième si vous êtes quatre. Jusque là, pas de soucis mais les performances de vos adversaires peuvent être&#8230; bizarrement sporadiques, ils ont parfois tendances à être imbattables ou à scorer à vitesse Mach 4. Certaines courses en tête à tête peuvent être frustrantes et rapidement donner envie de faire autre chose (comme par exemple, jouer à Fallout, mourir en deux secondes à avoir envie de démarrer un troisième jeu)</p>
<p style="text-align: justify;">Heureusement, on finit toujours par débloquer la situation&#8230; ou attendre que le jeu nous propose gentiment de passer à la suite sans aucun conséquences. Faut dire que la difficulté n&#8217;est pas toujours bien dosée et que la physique et le gameplay du bousin demandent un petit temps de maîtrise pour les néophytes : bien sauter, faire des tricks en assénant des combinaisons de boutons qui ressemblent aux passages les plus farfelus d&#8217;Heavy Rain, faire tout ça en faisant pivoter votre personnage comme un dément, hop, il s&#8217;agit après d&#8217;enchaîner tout ça pour rentrer en mode &laquo;&nbsp;Tricky&nbsp;&raquo; puis &laquo;&nbsp;Super Tricky&nbsp;&raquo; pour réellement faire quelques points. Au bout d&#8217;un moment, on commence à piger comment ne pas s&#8217;arrêter une seule seconde dans son combo et on se retrouve dix ans en arrière, à jouer à Tony Hawk, sans le punk ricain. Ca commence à faire un train de pensées un poil compliqué mais puisqu&#8217;on parle musique, l&#8217;OST est franchement cool! Pas énormément de morceaux mais rares seront ceux qu&#8217;on ne peux aimer, quelque part entre la pop récente bien hype (Foster The People, The Naked &amp; The Famous) l&#8217;électro soft (Digitalism) et le wubwub (xellirkS, rembobinez la bande, je me sens pas assez hipster là)</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/ssx-xbox-360-1330448997-194.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2209" title="" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/ssx-xbox-360-1330448997-194-1024x576.jpg" alt="" width="640" height="360" /></a>Bref rien de compliqué dans le maniement de votre surfeur mais il faut savoir qu&#8217;il restera extrêmement&#8230; rapide. Il n&#8217;y a pas de réelle évolution dans le jeu, on peut ajouter des matos trouvé dans une boutique fabuleusement peu ergonomique mais ça reste très substantiel &#8211; les personnages sont de vrais petits Flubbers sur pattes et plus d&#8217;une fois on ralentira pour tenter de mieux négocier tel ou tel saut&#8230; qui a vite fait de nous mener droit au lit de mort &#8211; certaines pistes sont de vrais gruyères cosmiques, comme si les vallées flottaient dans l&#8217;espace. Heureusement, on peut faire un &laquo;&nbsp;rewind&nbsp;&raquo; et se sortir de là via un tribut logique : perte de points, retard conséquent &#8211; cela n&#8217;affecte ni le chrono ni les autres concurrents. Un compromis malin et goûtu, dirait Christian Constant. Les habitués de la saga n&#8217;auront pas de difficulté à s&#8217;y remettre, d&#8217;autant plus que certains pans de gameplay sont simplifiés à l&#8217;extrême : il serait par exemple très difficile de rater un grind tant on à l&#8217;air d&#8217;un monorail sur ces machins.</p>
<p style="text-align: justify;">La finalité de tout ça? Dévaler la piste ultime de chaque zone, la Descente de la mort, qui se caractérise toujours par un gameplay unique ou un screwage particulier de l&#8217;interface : arbres, rocs, manque d&#8217;oxygêne qui assombrit de plus en plus l&#8217;écran, froid extrême qui gêle la visibilité et déteriorie la santé, parcours dans le noir, etc. Un seul objectif : arriver en bas en vie. Il y a même ce moment extrêmement gênant où on doit survivre à une avalanche et la caméra se retrouve&#8230; face à vous. Ca, je suis désolé, mais c&#8217;est un raisonnement absurde voir un peu débile mais ce n&#8217;est que deux courses pas trop difficiles à surmonter, donc. Rmmhhmh.</p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir parcouru tout ça et débloqué tout ce joyeux petit monde qui, la plupart du temps, possède l&#8217;outil &#8211; parfois &#8211; indispensable pour descendre ces fameuses &laquo;&nbsp;pistes-boss&nbsp;&raquo;, on peut désormais aller en mode Exploration où les consignes n&#8217;existent plus vraiment, il suffit de tenter les meilleurs scores et de remporter médailles et badges &#8211; des métas succès qui, à terme, débloqueront les vrais. C&#8217;est là que l&#8217;interaction sociale du jeu prends tout son sens. Quand on exclut les deux vilaines baffes infligées par le jeu (code multi anti-occasion et absence de jeu multi local) on comprends le véritable effort fait par EA pour rendre le contenu dynamique, persistant. Le jeu principal fait gagner des points, ces derniers ne se dépensent pas qu&#8217;à la boutique &#8211; ils trouvent leur sens dans les &laquo;&nbsp;coûts de largage&nbsp;&raquo;, ces droits d&#8217;entrées aux compétitions fugaces et internationales du mode Rider Net. On met un pot, on tente la meilleure performance possible (Temps, Distance de Survie, Points) et on remporte plus ou moins selon la catégorie de score dans laquelle on rentre. Pas mal, mais le jeu fourmille de petites idées : chaque fantôme enregistré peut faire gagner passivement des points, pour peu qu&#8217;il batte des gens en route. Encore mieux : on peut acheter des &laquo;&nbsp;Géotags&nbsp;&raquo;, des items qu&#8217;on peut poser quelque part sur la piste, de préférence à l&#8217;endroit le plus farfelu et inaccessible possible, puisqu&#8217;il vous rapportera X points selon le temps qu&#8217;il lui faudra pour être ramassé. De la même manière, ramasser un géotag octroie une certaine valeur&#8230; et tout ça sera nécessaire puisque le coût de largage peut atteindre des sommes stratosphériques. ET C&#8217;EST LA QUE LE DEMON APPARAIT puisqu&#8217;on peut acheter des crédits&#8230; avec de l&#8217;argent bien réel. Ooooh ça c&#8217;est très bas. C&#8217;est également l&#8217;occasion de dévaler tout ça avec les gadgets non-imposés, ce qui permet de déployer votre wingsuit à envie et de jouer à l&#8217;écureuil volant, ce qui est véritablement jouissif, surtout quand c&#8217;est pour faire une chute de 150 mètres sans le moindre bobo.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, c&#8217;est techniquement très joli. Étrangement, pour un jeu qui ne tourne pas en 60 Images par seconde, c&#8217;est l&#8217;un des trucs les plus fluides et bien fichu que j&#8217;ai vu dernièrement, les pistes donnant une réelle sensation de diversité et de monde semi-ouvert. L&#8217;illusion de grandeur des mondes reste ce qu&#8217;elle est mais on se fait avoir facilement&#8230; et c&#8217;est bien. Bien animé, plutôt maniable, on a rarement du mal à faire ce qu&#8217;on a en tête et les pistes regorgent de gros raccourcis et d&#8217;endroits planqués. Ce jeu est donc très partagé, un poil contradictoire : d&#8217;excellentes idées en multi mais pas assez d&#8217;accent sur le fun procuré par les tricks et les courses en solo, bien trop hasardeuses. De la même manière, je n&#8217;ai toujours pas vu de course online en &laquo;&nbsp;direct&nbsp;&raquo; et je doute que ça arrive un jour, mais qui sait. Difficile de résumer l&#8217;ensemble mais les fans de la saga apprécieront, ça reste un bon jeu de snowboard qui sait prendre quelques risques maiiiiis pas toujours logique et complet dans son approche. Sur une note rigoureuse façon Gamekult, ça donnerais dans le six sur dix. Au pire, vous avez la démo, mais si vous voulez mon avis, j&#8217;aime ça. Un jeu bien pensé mais entouré de bullshit là et là (sérieusement, le faux taux de survie pré calculé, c&#8217;est un peu comme se la péter d&#8217;être intelligent en pleine JAPD, c&#8217;est <em>inutile</em>)</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/ssx-xbox-360-1311950244-038.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2210" title=" " src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/ssx-xbox-360-1311950244-038-1024x576.jpg" alt="" width="640" height="360" /></a><strong>MUT MUT, CECI EST UN ENCART PUTASSIER</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Prochain article : Digimon. Carrément. <strong><br />
</strong><br />
<strong>PLOUM PLOUM CECI EST UN AUTRE ENCART IMPORTANT</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le joli mois de Mai n&#8217;est pas si loin et quand bien même, pour une fois, il ne sera pas l&#8217;aboutissement d&#8217;un &laquo;&nbsp;gros projet Internet&nbsp;&raquo; &#8211; je passe toujours par la case &laquo;&nbsp;concours&nbsp;&raquo; qui s&#8217;éternise particulièrement ce mois ci&#8230; en plus des partiels. Les conditions optimales ne seront pas vraiment là pour poster dans ce rythme déjà très &laquo;&nbsp;sous-marin&nbsp;&raquo; et je vais donc en profiter pour repasser en mode <strong>Portes Ouvertes. </strong>C&#8217;est à dire ma propre version de ce que quelques blogs ont eu la chance d&#8217;organiser, dont moi l&#8217;année dernière, trois textes assez tops ont été fait par des lecteurs de qualité &#8211; en gros, je continue à poster, au mieux, avec le rythme de croisière qui me caractérise mais le blog sera également ouvert à qui voudra faire un texte/post de son choix, du moment que le contenu s&#8217;inscrit dans la logique du blog et que vous évitez les écueils qui, honnêtement, n&#8217;ont pas à être rappelés tant ils sont évidents. Cette fois, sorti d&#8217;Over Blog, les choses seront bien plus simples : il me suffit de créer un compte &laquo;&nbsp;invité&nbsp;&raquo; sous l&#8217;administration du blog, et vous pourrez gérer ça comme vous voudrez. L&#8217;avantage est double : vous pouvez vous exprimer et tenter de voir germer votre palette (je n&#8217;agirais que si le texte est grammaticalement plus mal fichu que les miens &#8211; ce qui est difficile &#8211; ou que s&#8217;il est nocif &#8211; ce qui reste assez inconcevable, j&#8217;ai confiance en vous) pendant que je révise et vous congratule de vos prestations. Le post 500 en sera sûrement l&#8217;issue, j&#8217;ai donc six grosses semaines pour trouver une<em> idée. </em>Bref : si vous voulez participer à l&#8217;Usine et faire le test d&#8217;un jeu/d&#8217;une série/l&#8217;apologie d&#8217;Haruhi ou du Kinder Bueno/Dinausorus, ce sera le moment. Cochez la première vingtaine de Mai dans vos cahiers de textes!</p>
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		<title>Mario Maso 4&#215;08</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Apr 2012 20:16:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Concombre Masqué</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mario Maso]]></category>
		<category><![CDATA[alvin stick]]></category>

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		<description><![CDATA[Hmm. Tiens, pour une fois, on va élever un poil le niveau avec un gonze du monde professionnel. Alvin (a.k.a @Alvin_Stick, il est en manque de followers, envoyez-lui vos meilleurs bots) est l&#8217;une des têtes pensantes de Tom&#8217;s Games. Il &#8230; <a class="more-link" href="http://usineaproblemes.fr/2012/04/mario-maso-4x08/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Hmm. Tiens, pour une fois, on va élever un poil le niveau avec un gonze du monde professionnel. Alvin (a.k.a <a href="https://twitter.com/#!/alvin_stick" target="_blank">@Alvin_Stick</a>, il est en manque de followers, envoyez-lui vos meilleurs bots) est l&#8217;une des têtes pensantes de <a href="http://www.tomsgames.fr/" target="_blank">Tom&#8217;s Games</a>. Il va définitivement vous ruiner vos envies de journalisme vidéo, si mon post de la semaine dernière ne vous a pas convaincu&#8230; et il ne s&#8217;arrête pas de parler, c&#8217;est assez rare, il n&#8217;y a pas une seconde de silence dans cet épisode. Heureusement, on aurait du mal à entendre ces martèlements de clavier pendant trois quarts d&#8217;heure! En vidéo, un autre niveau passé. La fin s&#8217;annonce, mais elle va pas être immédiate, l&#8217;épisode suivant est <em>statique as fuck. </em>En attendant, bonne vidéo!</p>
<p style="text-align: center;"><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xpwq2o?theme=spring&amp;foreground=%23C2E165&amp;highlight=%23809443&amp;background=%23232912" frameborder="0" width="560" height="420"></iframe></p>
<p style="text-align: center;">HA MAIS ATTENDEZ, DAILY FAIT DU CACA, COMME C&#8217;EST ETONNANT</p>
<p style="text-align: center;">HASHTAG ZUT<br />
<em></em></p>
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		<title>Unboxing d&#8217;une Dreamcôst</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Apr 2012 15:19:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Concombre Masqué</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le bouzin]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéo-lubrique]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers amis, en me levant ce matin, j&#8217;ai décidé que j&#8217;en avais un peu marre de ne pas dépasser les neuf mille visiteurs uniques par mois. Je veux dire, j&#8217;ai enfin retrouvé mes statistiques post-déménagement, mais il m&#8217;aura tout de &#8230; <a class="more-link" href="http://usineaproblemes.fr/2012/04/unboxing-dune-dreamcost/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Chers amis, en me levant ce matin, j&#8217;ai décidé que j&#8217;en avais un peu marre de ne pas dépasser les neuf mille visiteurs uniques par mois. Je veux dire, j&#8217;ai enfin retrouvé mes statistiques post-déménagement, mais il m&#8217;aura tout de même fallu sept mois pour cela et c&#8217;est très très difficile de ne pas recevoir autant d&#8217;ego sur un laps de temps si étendu. Voyez ça comme de l&#8217;abstinence, c&#8217;est un peu la même chose, après tout.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai donc fait jouer mes relations, j&#8217;ai souscris à des comptes Premiums un peu partout autour de moi, j&#8217;ai intégré l&#8217;équipe de Pruss Stort Batton et j&#8217;ai rejoint la rédaction de Gemablogue pour me faire un réseau en acier trempé. Après avoir servi des cafés à tout le monde, jackpot, j&#8217;ai enfin acquis une notoriété sans faille (en dix jours, c&#8217;est ça la puissance intellectuelle) et j&#8217;ai été chargé d&#8217;un reportage d&#8217;une importance capitale.</p>
<p style="text-align: justify;">Je vais, devant vos yeux ébahis, vous faire <strong>l&#8217;Unboxing live de la Dreamcôst, </strong>la nouvelle Console de Ségay, prévue quelque part autour du 21 Décembre 2012. Voyons ceci.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/DSC00189.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-2185" title="" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/DSC00189-1024x768.jpg" alt="" width="538" height="403" /></a>Alors déjà on peut constater une boîte de forme fortement carrée, dans des dimensions qui avoisinent les 50x20x40. Un bon petit paquet de centimètres cubes de BONHEUR. D&#8217;ailleurs, on constate plusieurs fautes de frappe : il est marqué &laquo;&nbsp;Dreamcast&nbsp;&raquo; là en bas, mais je ne sais pas, ça doit être une édition collector ou quelque chose du genre. Rappelons que la Dreamcôst sera disponible au prix mirifique de 499 Dollars, j&#8217;ai envie de dire, un coût de rêve, il y a peut-être un lien après tout. Constatons ensemble cette sublime spirale qui sert de logo &#8211; <a href="http://www.standardandpoors.com/" target="_blank">Ségay</a> s&#8217;est fortement inspiré du logo que porte <a href="http://geekhillzone.fr/" target="_blank">Pso</a> sur sa casquette en convention, c&#8217;est étrange &#8211; mais interrogeons-nous sur le choix de cette couleur. Bleu ciel, bleu relaxant, analogie à la cosmicité du produit. Bon, c&#8217;est un peu cabossé, mal nécessaire pour envoyer cet exemplaire en exclusivité vers la Cactus-Blockhaus où je rédige mes pavasses de journaliste. Ouvrons la bête!</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/DSC00190.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-2186" title="" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/DSC00190-1024x768.jpg" alt="" width="543" height="407" /></a>Regardez moi ce contenu de qualité! La boîte nous accueille à bras ouverts, à l&#8217;intérieur, c&#8217;est emballé n&#8217;importe comment, mais nous pouvons tout de même voir que les petits chinois employés par Ségay ont eu la décence de bien emballer les fils autour de la manette. Aucun tiroir, aucun emballage, un choix délibérément roots qu&#8217;on peut saluer. Un geste honorable pour la préservation de l&#8217;environnement! La concurrence est rude et on sent une nette inspiration de la compagnie envers les premiers prototypes de Wii U. En effet, les manettes de la Dreamcôst ont un petit écran intégré qui, on peut aisément le spéculer, afficheront la température ambiante ou le jour le plus optimal pour procréer, sans doute. Une interactivité épatante avec le joueur qui ne fait plus qu&#8217;un avec la console. Soulignons tout de même la présence de deux, oui, <em>deux </em>manettes offertes avec la console, tradition bien oubliée de nos jours, oh ouiii haaAAAA fap. Aimez-moi, souscrivez donc à L&#8217;Usine Premium pour avoir des petits t-shirts à mon effigie.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/DSC00191.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-2187" title="" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/DSC00191-1024x768.jpg" alt="" width="539" height="404" /></a>MAIS OUI! C&#8217;EST UNE EDITION GOLD! La console est complètement jaune, seule une console sur trois est tirée telle quelle! Quelle chance, mes amis. On constate tout de même une étrangeté stylistique : la souris, elle, est blanche, et de toute manière elle ne sert plus à rien puisque plus personne ne connecte directement sa console sur la prise téléphonique. Étrange, peut-être en vue d&#8217;un Add-On. La console est aussi carrée que son emballage, attention à ne pas tomber les yeux en avant sur un des coins! Notez bien ces petites aspérités de part et d&#8217;autre du lecteur de disque : la Dreamcôst est dotée d&#8217;un mode &laquo;&nbsp;no-vue&nbsp;&raquo;, pour les malvoyants, une réponse évidente à la poussée de la technologie 3D chez les concurrents! Quatre ports manette, une simplicité intelligente sur le maniement de la bête, la Dreamcôst est, à n&#8217;en pas douter, une future grande console du futur. La Dreamcôst, demain le monde!</p>
<p style="text-align: justify;">Merci Ségay! N&#8217;hésitez pas à m&#8217;envoyer tout vos jeux par la suite! #Bisous!</p>
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		<title>Tout va bien</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Mar 2012 22:20:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Concombre Masqué</dc:creator>
				<category><![CDATA[Télédérision]]></category>
		<category><![CDATA[fujoshis]]></category>
		<category><![CDATA[sherlock]]></category>

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		<description><![CDATA[Slurp slurp le bon tea, j&#8217;en bois à mon aise. Bon les enfants, niveau bonnes séries nous sommes définitivement en fin de cycle. Je ne doute pas qu&#8217;il existe encore plein de bonnes productions mais elles ne sont plus mises &#8230; <a class="more-link" href="http://usineaproblemes.fr/2012/03/tout-va-bien/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Slurp slurp le bon tea, j&#8217;en bois à mon aise.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/03/vlcsnap-2012-03-31-05h06m47s169.png"><img class="aligncenter  wp-image-2178" title="" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/03/vlcsnap-2012-03-31-05h06m47s169.png" alt="" width="640" height="191" /></a>Bon les enfants, niveau bonnes séries nous sommes définitivement en fin de cycle. Je ne doute pas qu&#8217;il existe encore plein de bonnes productions mais elles ne sont plus mises en avant comme cela était le cas il y a déjà quelques années, pas besoin d&#8217;entrer dans la sphère cynique pour constater que les bonnes choses sont désormais réservées à des chaînes cryptiques, elles-même réservées aux abonnés d&#8217;un opérateur bien connu. Comprenez : impossible d&#8217;échapper au format Experts/Rediffusions d&#8217;autres trucs/fin des séries d&#8217;antan. En effet, le &laquo;&nbsp;papy boom&nbsp;&raquo; sériel est bel et bien en train de clamser! Ce que je veux dire, c&#8217;est que ce quatuor si emblématique sorti de CBS pour la saison 2004/05 (A savoir Grey&#8217;s A, Lost, Desperate Housewives et House) est aujourd&#8217;hui complètement décimé &#8211; plus qu&#8217;une série est encore sur pattes. Ça peut sembler réducteur mais c&#8217;est bien ceux là qui ont le plus contribué à amorcé ce fameux cycle qui a alors trouvé son pic du midi.</p>
<p style="text-align: justify;">A part nicher les bonnes dernières productions HBO sur le câble, que peut-on faire? Peut être ouvrir un peu la focale et élargir tout ça jusqu&#8217;en perfide albion, tout prés de chez nous. Vous verrez peut être là où je veux en venir : les anglais sont aussi très bons en la matière! Je pourrais mettre un point d&#8217;orgue sur leur talent d&#8217;écriture quand il s&#8217;agit de science-fiction &#8211; et je ne parlerais pas de Doctor Who mais il existe ici un point commun très simple &#8211; mais j&#8217;aimerais aujourd&#8217;hui parler d&#8217;une série de la BBC qui vaut son temps de visionnage et qui, au contraire de la série sus-citée qui partage le même scénariste, n&#8217;est pas si connue que ça! Heureusement que cela vous donne une occasion de mater France 4 qui à pris la bonne initiative de programmer quelques épisodes de temps en temps&#8230; aujourd&#8217;hui, causons <strong>Sherlock.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong>Si vous pensez que je vais évoquer le joli minois de Downey Junior ou la calvitie de Jude Lue c&#8217;est que vous êtes vraiment super inattentifs, on parle ici d&#8217;une série télé subissant un format téléfilm : à l&#8217;heure actuelle, deux saisons de trois épisodes. <em>Six épisodes. </em>Ça n&#8217;a pas énormément d&#8217;avantages mais j&#8217;y reviendrais &#8211; c&#8217;est donc anglais, c&#8217;est extrêmement récent (2010/2011) et c&#8217;est assez surprenant. Dans le spectre qualitatif Concombresque, ça se situerait quelque part entre &laquo;&nbsp;encourageant&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;réjouissant&nbsp;&raquo;. Dans le spectre Top Chef, ce serait davantage entre &laquo;&nbsp;malin&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;du terroir&nbsp;&raquo;. A vous de choisir vos sources.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/03/vlcsnap-2012-03-31-05h06m08s29.png"><img class="aligncenter  wp-image-2180" title="Classy as fuck" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/03/vlcsnap-2012-03-31-05h06m08s29.png" alt="" width="586" height="345" /></a>&#8230; et pour tout vous dire, je ne sais pas grand chose de la saga. N&#8217;ayant pas eu la curiosité d&#8217;ouvrir un des romans de Conan Doyle, pas eu la chance de tomber sur un des films, je suis complètement extérieur à ce canon. Quelle ne fut ma surprise que j&#8217;ai, dès les premiers plans du premier épisode, constaté que&#8230; Sherlock est une adaptation moderne &#8211; donc 2010 &#8211; de l&#8217;univers du détective! Exemple simple : ce cher Watson débarque toujours d&#8217;Afghanistan&#8230; mais bien évidemment, il s&#8217;agit cette fois du conflit de la dernière décennie! Une multitude de détails importants sont ainsi distillés dans cette narration : biographie des persos, évènements cruciaux des bouquins, psychologie des personnages, tout est radicalement pensé pour coller à une ambiance de notre temps même si, il faut bien l&#8217;avouer, Benedict Cumberbatch incarne un Sherlock fortement old-school. Évidemment, je n&#8217;attendais pas de lui une attitude steampunk avec masque à gaz et zeppelin à moteur mais il reste un personnage vraiment figé dans son époque et sa psychopathologie. Ce n&#8217;est pas comme si il ne savait pas se servir d&#8217;Internet ou quelque chose du genre mais le perso est fait pour être tellement mécanique, froid, robotique&#8230; n&#8217;oublions pas qu&#8217;avant d&#8217;être un grand génie, l&#8217;homme est surtout un beau sociopathe et ce caractère est rendu par une carte presque oubliée de nos jours : l&#8217;espèce d&#8217;ambivalence entre autisme et génie. Les plus cartésiens évoqueront Asperger : totalement incapable de saisir le second degré et de capter le mode de pensée d&#8217;autrui (quoique, c&#8217;est franchement discutable sur ce deuxième point) ce serait surtout une concentration surréaliste et un attachement démentiel aux détails qui pourraient nous faire penser à ça. Quoi qu&#8217;il en soit, on a ici une parfaite représentation d&#8217;un personnage qui pourrait nous péter entre les doigts à tout moment &#8211; et les fans de la saga savent d&#8217;avance ce qu&#8217;il en est &#8211; mais le choix de la série est, en amont, génial. Par exemple, je me demandais fortement si il allaient montré le coté cocaïnomane d&#8217;un personnage où le contexte ne rends plus la poudreuse si&#8230; légale! La réponse est non et, curieusement, ça me semble cohérent. Amusant de retrouver ce petit malaise du spectateur quand un policier explique à Watson que leur principale crainte et son hypothétique &laquo;&nbsp;ennui&nbsp;&raquo;. Hu.</p>
<p style="text-align: justify;">Watson, parlons-en. Il incarne de son coté, est une espèce de beau gosse en pleine crise de la trentaine, un tombeur malgré lui, le parfait sidekick et ressort comique dans toute sa splendeur. Ca ne fait pas de lui quelqu&#8217;un de niais mais il rentre dans ce costard mille fois taillé du mec devant toujours subir les lubies, contraintes et situations maboules imposées par les pérégrinations de sa moitié. (Ce n&#8217;est pas gay) un pseudo couple entre un autiste et un mec un peu paumé, c&#8217;est déjà vu mais ça fait fantasmer les fujoshis qui aiment bien &laquo;&nbsp;quand Watson se fait embêter par Sherlock&nbsp;&raquo;. Je m&#8217;imaginais ce dernier chatouiller le premier, je n&#8217;ai jamais vu ça, j&#8217;étais très déçu, damn you!</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, ce dernier a une libido un poil plus normale que son comparse d&#8217;infortune et il y aura quelques pistes de love story disséminées là et là. Comment ne pas résister à cette bouille sympathique? Je suis sûr que vous reconnaîtrez le héros de H2G2 ou Tim, personnage de la version britannique de The Office. En tout cas, les deux forment un duo &#8211; attention tarte à la crème ultime &#8211; &#8230; <em>complémentaire</em>. On ne sait pas trop comment, mais les deux se rencontrent plus ou moins par hasard, s&#8217;apprécient mutuellement, s&#8217;échangent des dialogues cryptiques et se touchent mutuellement sur leur puissance de déduction et leurs dons respectifs de télépathie. Pas gay, j&#8217;ai dit!</p>
<p style="text-align: justify;">Bien bien bien, mais que peut-on sortir de spécial de cet ensemble? Peut être rien de bien surprenant mais tout est traité de manière efficace et, allez osons-le, franchement intelligente. Mécanique sérielle oblige, chaque épisode se concentre sur un mic mac d’adaptations des intrigues originales (trois scénaristes dont Moffat tournent pour écrire les épisodes) se déroulant autour d&#8217;un très très vague scénario de fond. Vous connaissez bien la différence entre les deux et, de toute manière, toutes les bases sont posées dès le premier épisode : le vieil appartement de Baker Street (dont la &laquo;&nbsp;véritable&nbsp;&raquo; occurrence à Londres ne montre pas grand intérêt, dommage ça) sa femme de ménage un peu gâteuse/maman poule, le nom de Moriarty est lâché pour la première fois, etc. Ce qui caractérise les épisodes de Sherlock sont donc la durée peu habituelle qu&#8217;affichent les épisodes : une heure trente. On peut en tirer pas mal de choses. Oui, malheureusement, ça fait un peu téléfilm. Ce n&#8217;est ni un film d&#8217;action à gros budget, ni un épisode de série conventionnel, juste un travail de fiction tourné à Londres avec des moyens corrects, sans artifices particuliers ou emballages du même acabit (le générique est à la fois cool et cheap ce qui procure une sensation étrange, disons qu&#8217;il est correct, voire sympa) &#8230; mais reste la grosse connotation du mot, téléfilm. Téléfilm quoi. Comme Joséphine Ange Gardien ou Camping Paradis. Hargh, analogie, sors de ma tête.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/03/vlcsnap-2012-03-31-05h04m13s165.png"><img class="aligncenter  wp-image-2181" title="Ha un gros doigt crade" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/03/vlcsnap-2012-03-31-05h04m13s165.png" alt="" width="613" height="357" /></a>Là encore, les habitués de l&#8217;univers ne seront pas spécialement bousculés dans leurs doudous scénaristiques : les épisodes sont basés, la plupart du temps (mais parler de diversité est un concept compliqué avec si peu d&#8217;épisodes&#8230; et encore, je n&#8217;ai vu que la première saison) sur des intrigues de meurtres en série et, pour ajouter un peu de piment (d&#8217;espelette) à toutes ces tueries exsangues, il y a toujours une part de dinguerie ou de mystère dans l&#8217;esprit du serial killer. Un épisode se présente à peu de choses près comme un Columbo mais, pour le coup, nous ne savons pas réellement qui est le coupable et on peut rarement le deviner, ce n&#8217;est pas un épisode de Détective Conan. (Série où, de toute manière, avoir pile le bon raisonnement est déjà impossible) tout l’intérêt de la série débarque alors dans ces séquences ultra épiques où les sens de Sherlock s&#8217;éveillent, quand il rentre en mode &laquo;&nbsp;full déduction&nbsp;&raquo;. Petites astuces typographiques, plans serrés, champ contre champ, fantastique discours à vitesse flash : quand Holmes déduit un truc, il lui faut deux secondes pour déduire un discours de cinq minutes. Ces séquences sont aussi fascinantes qu&#8217;hypnotiques : bien plus présentes dans le premier épisode &#8211; syndrome du pilote qui se la pète un peu &#8211; on aimerais retrouver ces &laquo;&nbsp;indices&nbsp;&raquo;, ces petits mots qui volettent à l&#8217;écran, plus souvent. C&#8217;est une astuce esthétique et stylistique indéniable, surtout quand il s&#8217;agit d&#8217;un truc qu&#8217;on devine en même temps. Même chose, ces &laquo;&nbsp;phases déductives&nbsp;&raquo; font preuve d&#8217;un véritable travail d&#8217;image, mais aussi de son, tout les sens sont mobilisés pour traduire cet espèce de génie de la synesthésie. Inutile de croire que ces séquences font partie intégrante de la moitié du truc comme si c&#8217;était les séquences de procès d&#8217;un Ace Attorney, elles sont plutôt rares, mais ces instants &laquo;&nbsp;dans la tête du génie&nbsp;&raquo; sont d&#8217;une fraîcheur et d&#8217;une qualité d&#8217;écriture épatante.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8230; et justement, la qualité d&#8217;écriture est l&#8217;argument ultime de cette série. Moffat n&#8217;est peut être pas un nom saint pour vous mais on sent effectivement un esprit qui arrive à rapidement nous captiver, à dérouler les scènes sans jamais ennuyer&#8230; mon impression était un peu paniquée à l&#8217;issue du premier épisode ; Basiquement, je ne pouvais pas croire que cela faisait déjà une heure trente! C&#8217;était passé comme si le temps passait deux fois plus vite, sensation rare. Ce n&#8217;est pas une constante mais c&#8217;est un bon signe : dans une série qui n&#8217;a pas vraiment tout pour elle &#8211; peu de diversité des lieux, couleurs toujours très cracra et peu agréables, pas de musique inoubliable &#8211; une maîtrise narrative, un tel sens du rythme se salue bien bas. Je ne crie pas au génie, loin de là mais on atteint un rang très honorable sur l&#8217;échelle Alan Ball. Bon compromis entre exposition, background du duo, mini scènes du quotidien&#8230; oui, peut être que Sherlock &#8211; la série &#8211; manque un peu d&#8217;humour mais il faut se souvenir qu&#8217;elle se base sur un duo qui, lui, sera éternellement daté. La relecture ne fait pas tout mais on se laisse quand même entraîner dans ces épisodes qui, heureusement, convoquent des cadres différents. Par exemple, on a pas à dépasser le deuxième pour voir des ninjas, hé ouais. C&#8217;est paradoxal mais ces longs épisodes empêchent de facto la routine de s&#8217;installer. Pas le temps de vraiment devenir une série, en vocabulaire anime, on parlerait davantage d&#8217;OAVs!</p>
<p style="text-align: justify;">Puis impossible de ne pas parler de cet esprit <em>British. </em>C&#8217;est obvious as hell mais on a ici une pluie d&#8217;accents sophistiqués et de jurons retenus, c&#8217;est mignon tout plein&#8230; même les méchants sont complètement affables, trop sophistiqués pour se révéler menaçants. Non, vraiment, le haut de la fiction télé UK est probablement par là, où par les mêmes scénaristes (qui se sont également occupés de Jekyll, pour mémoire) &#8211; du coup, la prochaine fois que vous irez faire signer vos posters, n&#8217;oubliez pas que l&#8217;homme ronchon et fatigué que vous aurez devant vous est aussi l&#8217;auteur de ces bons épisodes et de cette bonne relecture. <em>Oh dear.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/03/vlcsnap-2012-03-31-05h05m43s33.png"><img class="aligncenter" title="Bromance bromance" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/03/vlcsnap-2012-03-31-05h05m43s33.png" alt="" width="536" height="303" /></a>Et à la fin, nos valeureux héros s&#8217;en vont vers la caméra, le sourire aux lêvres, plan fixe et crédits finaux. En fait, Sherlock c&#8217;est un peu comme une réalité alternative où Zodiaque était en fait une bonne saga de l&#8217;été.</p>
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		<title>Le complexe du scaphandrier</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Mar 2012 21:37:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Concombre Masqué</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le bouzin]]></category>
		<category><![CDATA[au secours]]></category>
		<category><![CDATA[how to]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Oh la la, idée de génie. Au lieu de me plaindre d&#8217;un truc pour la quinzième fois d&#8217;affilée, je vais clairement approfondir le sujet et faire un post plus ou moins détaillé. Bien évidemment, je ne prétends pas à l&#8217;exhaustivité &#8230; <a class="more-link" href="http://usineaproblemes.fr/2012/03/le-complexe-du-scaphandrier/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Oh la la, idée de génie. Au lieu de me plaindre d&#8217;un truc pour la quinzième fois d&#8217;affilée, je vais clairement approfondir le sujet et faire un post plus ou moins détaillé. Bien évidemment, je ne prétends pas à l&#8217;exhaustivité mais cela fait un certain temps que je recueille des données, sait-on jamais, je vais peut être réveiller des vocations ou motiver des lycéens. Ouais, j&#8217;adore me mettre en position christique, c&#8217;est comme ça, la modestie fait partie des mes talents innés.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>OYEZ OYEZ, PARLONS JOURNALISME.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce métier ingrat.</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis encore très loin d&#8217;y être et ça sentais le métier foireux depuis le collège. C&#8217;est terrible, parce que la profession est <em>tsundere. </em>Il va falloir en caguer des meubles pointus pour accéder à un métier à priori assez mal payé, instable, fantastiquement peu ouvert. Le problème est inhérent à n&#8217;importe quelle passion plus ou moins interdite : <em>je kiffe ça et je le sais depuis longtemps. </em>Inutile d&#8217;en faire une deuxième sexualité mais si il y a bien deux choses qu&#8217;un journaliste vous dira, ce serait 1) &laquo;&nbsp;Tu sais, en fait je suis timide&nbsp;&raquo; et 2) &laquo;&nbsp;J&#8217;ai toujours voulu faire ça&nbsp;&raquo;. A ce stade, impossible d&#8217;y arriver par hasard.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/03/sample-ed83d179fc8f2b0fb1dca3f622a42359.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-2168" title="Je photographie les arbres et c'est trop cool" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/03/sample-ed83d179fc8f2b0fb1dca3f622a42359.jpg" alt="" width="640" height="455" /></a><em>Ci dessus une racaille journaliste travaillant pour Arbres-en-fleurs Mag</em></p>
<p style="text-align: justify;">Permettez moi de poser quelques limites. Pour moi, il n&#8217;y a pas de journaliste sans carte de presse, ce fantastique sésame qui s&#8217;obtient selon des conditions bien précises : exercer la profession depuis un minimum de mois ET, basiquement, en vivre. Il faut donc prouver que plus de la moitié des revenus viennent de vos publications et&#8230; montrer un casier judiciaire récent mais ça ne devrais pas poser de problèmes. A partir de là, faut savoir ce qu&#8217;est un journaliste &#8211; confondre avec un présentateur ou un chroniqueur serait une erreur facile mais je ne vais pas vous prendre pour des débiles. Non, j&#8217;aimerais poser une limite sur une idée qui est en fait à la source de ce post :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le journalisme et les jeux vidéo sont ils compatibles? </strong>Heeeeurgh. Question fort touchy. Disons que pour rejoindre la secte, il faut d&#8217;abord s&#8217;y imprégner et s&#8217;y croire un minimum, quitte à faire péter le mot sur votre première carte pro. En revanche, je suis franchement persuadé que ces deux notions sont incompatibles &#8211; vous savez pourquoi? Je crois qu&#8217;on parle davantage d&#8217;un métier de <em>rédaction. </em>Il est évident que le jeu &#8211; médium culturel comme un autre, nous sommes bien d&#8217;accords &#8211; offre les mêmes opportunités : interviewer des gens, établir des relations, rédiger des pavasses et même fonder des périodiques pour ceux qui auraient passé un pacte faustien. Honnêtement, si j&#8217;ai un jour l&#8217;opportunité d&#8217;avoir un emploi régulier sur un magazine atteignant le niveau d&#8217;Edge en France, je n&#8217;aurais aucun scrupule à accepter. Mais&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">&#8230; il faut peut être tuer dans l’œuf des vocations un peu&#8230; adolescentes. Raisonnement un poil manichéen que voilà mais représentatif de ce que je constate : il y a la haute, les investis, travailleurs&#8230; et les autres qui pensent faire carrière en pondant quelques textes sur des sites spécialisés. Ce que je veux dire, c&#8217;est que tous ne distinguent pas <em>hobby </em>et boulot. Ce site est un <em>hobby. </em>Faire un test serait Press Start Button serait aussi un hobby. Nolife? On tourne davantage vers le boulot : plannings serrés, fatigue du gamer, dégout du jeu au final, ce serait dommage, non? Demandez à un pro : il vous dira que ça atomise la passion. Enfin, une dernière idée un peu péteuse mais néanmoins personnelle : <em>c&#8217;est pas super ambitieux.<br />
</em></p>
<p style="text-align: justify;">Ca n&#8217;empêche pas le concept de journalisme et celui de loisirs d&#8217;être compatibles : le métier peut englober un certain nombre d&#8217;acceptions, de spécialités ; Actualité, Politique, Sports, Loisirs&#8230; les grandes écoles vous demanderont une globalité de connaissances un poil effrayante mais cela prouve que du moment que vous vous vous intéressez à un domaine précis, vous êtes de facto capables de bosser en amont dessus, sous peine de faire preuve d&#8217;ouverture sur d&#8217;autres domaines. Le journalisme culturel reste un truc peu nécessairement très peu ouvert : il faut généralement s&#8217;inscrire dans un mix entre Hunger Games et Tout le Monde Veut Prendre Sa Place et détrôner à l&#8217;usure <em>le </em>méga spécialiste de votre papier qui bosse seul depuis vingt ans. Au pire, on peut toujours faire comme dans <em>Le Couperet </em>et mettre du polonium dans le café de votre cible. Hmm?</p>
<p style="text-align: justify;">Bon, c&#8217;est là que les problèmes commencent. Profession fermée? Inutile de vous faire un topo sur la diversité des médias aujourd&#8217;hui, de vous faire un speech sur le dématérialisé et sur le coté &laquo;&nbsp;échelon façon Sims&nbsp;&raquo; du bazar. Faire des études. Etre diplômé. Faire un stage, faire un bon boulot, intégrer une équipe. Mourir heureux et avoir la certitude de faire un métier <em>fondamentalement intéressant. </em>Parcours tous sauf calibré!</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>ET VOILA LE PROBLEME : </strong>le cercle d&#8217;initiés se réduit peut à peut et la demande réclame du jeune &laquo;&nbsp;opérationnel&nbsp;&raquo;. Ca veut dire quoi? Etre formé par une grande école. Ces dernières évitent le coté un poil trop théorique des filières Infocom, par exemple, notamment en imposant un stage entre la première et la deuxième année. En gros, les diplômés arrivent généralement vers leurs 23-24 ans et repartent deux ans plus tard, diplômés et parfaitement formés à leurs branches, réseau en plus.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>De l&#8217;importance du réseau </strong>: Dites vous qu&#8217;il y trois modes d&#8217;interactions sociales dans ce contexte.             1) Copiner.  2) Se faire un réseau. 3) Faire des gâteries à gauche à droite. Sont compatibles : 1 et 2, 1 et 3 dans les cas extrêmes, 1, 2 et 3 pour les plus libertins, mais certainement pas 2 et 3. Pourquoi <em>vouloir faire un métier de communication </em>si on ne s&#8217;inscrit pas de base dans une démarche où on va vers l&#8217;autre? On veut s&#8217;orienter dans un métier où, de base, on rencontre des gens pour en tirer quelque chose&#8230; il est donc important de savoir aller vers autrui et, parfois, se vendre un peu. Argh. Il y a deux poids deux mesures, mais on peut montrer ses compétences sans pour autant s&#8217;agenouiller.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>LE PROBLEME, EPISODE DEUX </strong>: Il y a donc une fabuleuse dichotomie entre les écoles &laquo;&nbsp;reconnues par la profession/l&#8217;état&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;les autres&nbsp;&raquo;. Il faut lire &laquo;&nbsp;les autres&nbsp;&raquo; de manière nonchalante, presque vacharde, imaginez une bulle qui coule dans une BD avec ces deux mots dedans. Non pas qu&#8217;elles offrent de mauvaises formations mais les &laquo;&nbsp;vraies&nbsp;&raquo;, en oppositions, sont des portes ouvertes quasi-automatiques&#8230; c&#8217;est statistique! Ces mêmes écoles sont également de parfaits lieux de rencontres avec des journalistes connus et reconnus! Pensez <em>réseaux! </em></p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est là que les emmerdent commencent. Supposé que vous en intégriez une, il faut y mettre le prix : le coût d&#8217;une formation peut atteindre les cinq chiffres. Deuxièmement, il y en a neuf, elles sont toutes très centralisées&#8230; et nous ne sommes pas tous Parisiens par définition. Enfin, et c&#8217;est limite le plus facile, <strong>il faut être de niveau Bac +3. </strong>Ce n&#8217;est qu&#8217;une malheureuse donnée : on y trouve autant de possesseurs de Masters que de scientifiques en Hypokhâgne &#8211; bien plus qu&#8217;on ne pourrait le penser, parfois la majorité! Être &laquo;&nbsp;formaté&nbsp;&raquo; n&#8217;est pas une donnée nécessaire non plus, être atypique et sérieux n&#8217;est pas interdit! &#8230; et enfin, il y a fantastiquement peu d&#8217;élus, énormément d&#8217;appelés &#8211; tout en sachant que la marge de manœuvre est interdite aux plus de 25 ans. En gros, cette année, coup de filet sur ceux nés avant mi 1986. Vous êtes dans mon cas et êtes nés mi-90? Vous avez encore trois rounds pour tenter votre chance. Okay, voilà donc les neufs voies possibles pour intégrer une grande école de journalisme.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/03/eaeb26502e3e5900644259f44d0c094c.jpg"><img class="aligncenter" title="Bon, en vrai, je dessinais des attributs génitaux masculins" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/03/eaeb26502e3e5900644259f44d0c094c.jpg" alt="" width="502" height="490" /></a><em>Moi en épreuve de culture générale</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Centre de Formation des Jouralistes (CFJ), école parisienne, inscriptions jusqu&#8217;en Mai, concours un mois plus tard. </strong>Sérieux à en mourir, cette formation nécessite une batterie fantastique d&#8217;examens. Comme dans toutes les écoles, il faut passer le cap de <em>l&#8217;admissibilité </em>puis celui de <em>l&#8217;admission</em>. C&#8217;est parfois l&#8217;écrit, puis l&#8217;oral, ce n&#8217;est en l&#8217;occurrence pas le cas. Les écrits : Maîtrise de la Langue Française, Rédaction d&#8217;un Synopsis d&#8217;Article, Actualité, Culture Générale, Créativité, Sujet d&#8217;Actualité. 6 épreuves.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous y êtes arrivés? Putain, respect&#8230; mais il faut encore passer par l&#8217;épreuve reine, la &laquo;&nbsp;journée marathon&nbsp;&raquo; &#8211; réaliser un reportage sur un sujet tiré au sort le matin même. Vous revenez à l&#8217;école le soir et rédigez ce qui <em>fera votre destin. </em>Ajoutez bien évidemment à cela un oral de motivation et d&#8217;anglais, hé, ce serait bien trop simple.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&#8217;institut pratique du journalisme </strong>fait preuve des mêmes modalités. C&#8217;est peut être de là que vient son nom, c&#8217;est super pratique, non? Passer les concours en parallèle avec le CFJ et&#8230; l&#8217;<strong>Ecole Superieure </strong>de <strong>Journalisme de Lille </strong>(exemple numéro 1 en dehors de la Capitale) permet non seulement d&#8217;avoir des tarifs dégressifs mais aussi d&#8217;avoir un centre d&#8217;examens proche de chez soi. Les épreuves font partie du même paquet collectif. <em>EN GROS, HEIN. </em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour le <strong>CELSEA, </strong>institut public, c&#8217;est un tout petit peu trop tard&#8230; les épreuves viennent de se dérouler, elles comprenaient : une synthèse d&#8217;articles, une épreuve de créativité, le fameux couple Culture Générale et Connaissance de l&#8217;Actualité (dont le niveau est un micro poil moins élevé qu&#8217;au CFJ) et une épreuve d&#8217;Anglais qui ne réclame pas vraiment un niveau minimal.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Science Po Paris </strong>a également ouvert un master pro. C&#8217;est également trop tard puisque les procédures se terminent fin Janvier, le concours se limite à une &laquo;&nbsp;bête&nbsp;&raquo; synthèse de dossier en quatre heures. Cette année, il était question de démographie et de propriété intellectuelle&#8230; mais pour faire partie de la trentaine d&#8217;élus, il faut aussi se souvenir que le dossier, probablement le truc le plus laborieux à monter de tout les temps, est épique : demi douzaines de textes à fournir, recommandations professionnelles, recommandations académiques, notes intégrales, mémoires et expérience pro à fournir, niveau d&#8217;anglais attesté B2 obligatoire : voilà voilà. Deuxième étape : passer l&#8217;oral qui, malgré son jeune âge, est déjà connu pour être nazi. Cela ne va pas dire que vous allez être évalué par J. Mengele mais bien que la proportion du coup de filet est égale : les deux se préparent de manière équivalente.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&#8217;IFP </strong>clôture ses téléchargements de dossiers demain. Il vous sera peut être difficile de réunir toute la paperasse nécessaire mais cette école, toujours parisienne, est un mix amusant entre la trinité et Science Po : il vous faudra attester d&#8217;un mois de stage &#8211; éventuellement entre l&#8217;inscription et la rentrée &#8211; en plus d&#8217;un autoportrait et des notes fournies. Épreuves façon tri-concours.</p>
<p style="text-align: justify;">Je connais si peu de choses sur les trois dernières, situées respectivement à Bordeaux, Marseille et Grenoble que je vais laisser cette fabuleuse synthèse de L&#8217;Etudiant faire le sale boulot. <a href="http://www.letudiant.fr/etudes/secteurs/journalisme_1.html" target="_blank">Han</a>!</p>
<p style="text-align: justify;">Au delà de ça, la préparation de ces concours reste un marathon formidablement exigent : si le niveau d&#8217;Anglais est normalement plus ou moins acquis à se stade, que la créativité est (et <em>doit</em>) être votre truc et que l&#8217;esprit de synthèse vous habite comme l&#8217;esprit des feuilles mortes habite Pocahontas, les épreuves d&#8217;Actualité et de Culture sont VOTRE PIRE ENNEMI. Il faut travailler cela en amont comme vous faites votre réseau pro : exploiter n&#8217;importe quelle faille, penser tentaculaire, that&#8217;s what she said. La méthode Puf est la meilleure : lire un quotidien chaque jour, le consigner, exploiter n&#8217;importe quelle piste, n&#8217;importe quel creux de connaissance. C&#8217;est épuisant, totalement incompatible avec toute autre forme d&#8217;étude ou activité professionnelle, je m&#8217;y met après ma première branlée sur le sujet mais <em>suck it up</em>, c&#8217;est juste nécessaire. La pluralité des sujets abordés dans ces questionnaires (et ce ne sont PAS des QCM, non mais) sont à l&#8217;image du niveau de précision qu&#8217;on va vous demander. Bref, il faut chercher partout, tout le temps, comprendre tout ce qu&#8217;on ne maîtrise pas, connaître ses chiffres, ses noms, ses faits, ses enjeux. Se transformer en champion de jeu télé&#8230; à vingt piges et quelques.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/03/c2b3832a1fb4177af230c79db480dbae1.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-2171" title="&lt;3" src="http://usineaproblemes.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/03/c2b3832a1fb4177af230c79db480dbae1.jpg" alt="" width="453" height="454" /></a><em>Mais au final, l&#8217;instinct de l&#8217;étudiant reprendra toujours le dessus.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Par exemple, je suis en plein processus, tout en pondant ceci (7-8 heures par semaine) et terminant ma Licence 3 (25 heures) et en exerçant mes petits débuts là et là pour quitter au mieux la catégorie <em>hobby </em>(5 autres heures) &#8230; il faut donc ajouter la préparation quotidienne (10 heures) Il n&#8217;y a pas de piège, c&#8217;est épuisant. Un peu impossible. Cela nécessitera probablement plusieurs tentatives, les Masters Adaptés, les prépas, en attendant, existent pour parfaire ses connaissances en attendant le prochain Round. Bon, ces Masters sont sélectifs aussi.</p>
<p style="text-align: justify;">Et n&#8217;oubliez pas qu&#8217;une fois que vous aurez vaincu tous ces obstacles, vous serez traités comme du caca pour un salaire de misère. Se sortir de la pige sera un obstacle. Je peux vous assurer qu&#8217;en étant à peine sur le tout début du processus et l&#8217;enfer est palpable, sa durée palpable&#8230; mais belle valorisation à la clé.  Le tribut à payer pour faire un métier cool et se faire insulter par Mélenchon est là. Gloire aux vaincus, que la Force soit avec vous.</p>
<p style="text-align: justify;">Maintenant, une question dans la catégorie &laquo;&nbsp;ego&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 500è post approche à grands pas. &#8230; on fait quoi?</p>
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