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Je ferais tout par journalisme (mais je ne ferais pas ça)

« Pouvez vous nous expliquer en quoi les Etats-Unis sont le plus grand pays du monde? »

Nous sommes dans l’amphithéâtre d’une école de journalisme, près de New-York, NY – dont l’entrée n’est pas aussi ténue et nazie que les équivalents français, vu le niveau de la question qui vient d’être posée – et Will McAvoy, journaliste ayant à peu près tout fait et tout accompli dans sa vie, a un peu du mal à donner suite à ce giga parterre d’étudiants. Il réponds un peu à coté, évite le sujet. Pourtant, républicain convaincu et activiste, la réponse devrait être fournie clé en main. Quand il arrive enfin à ouvrir la bouche pour dire autre chose que ce que ses voisins viennent de sortir, il pète un câble et sort une tirade démentielle où il explique en quoi le pays a perdu de sa majesté d’antan, en insultant l’étudiante qui a posé cette question au passage. Les gens commencent à filmer, la scène dure à peu près cinq minutes (le temps d’une chronique lambda en radio, après quoi le monologue devient difficile à gérer) et les retombées vont être pénibles pour quelqu’un qui va remettre en cause le modèle d’infotainment sur lequel il a basé sa carrière. Will McAvoy a eu la révélation de sa vie parce qu’une nana, quelque part dans le public, tenait un petit carton « Ils (les USA) ne le sont pas – mais ils peuvent le redevenir ».

Cette scène, franchement bien foutue et parfaite en termes d’introduction, est la toute première chose qu’on voit en lançant The Newsroom, d’Aaron Sorkin. Le nom du réal derrière est important, comme dans la plupart des séries HBO d’ailleurs, c’est le (grand) homme derrière The West Wing, alias A La Maison Blanche. Ça alors, cette toute première scène ressemble très étrangement à la toute première scène de Studio 60, du même Aaron Sorkin. En tout cas, c’est un nom commun de la fiction ricaine, et il le mérite tout à fait. D’ailleurs, Alan Poul produit la plupart si ce n’est l’intégralité des épisodes. Tiens, un des scénaristes/réals de Six Feet Under. Sorkin, lui, est connu pour son écriture – pas en tant que macroécriture mais plutôt dans une acception « bons dialogues ». On reconnaît une « scène Sorkin » quand des personnages font une tirade en traversant un couloir ou dans un ascenseur. Quoi qu’il qu’il en soit, c’est un mec ayant une aura, un passé et dont le nom polarise fans et haters depuis plus de dix ans. Il faut coupler ça à la chaîne Home Box Office dont je recommande vraiment fort les séries (y’a pas mieux, disons le clairement) une chaîne du câble américain qui a connu un fabuleux essor qualitatif avec l’an 2000 en pivot. The Wire, SFU, Game Of Thrones, tout ça est produit et diffusé par cette chaîne. Elle possède une réputation vraiment justifiée de chaîne qui aime bien jouer un peu sur les limites et diffuser du sexe, de la drogue et du rock n roll à une heure de grande époque, dans un pays où dire un « Fuck » vous bipe et vous floute la bouche. L’un n’empêche pas l’autre, et HBO représente le fin du fin de la fiction sérielle ricaine. Pourquoi préciser tout ça? Les critiques très mixées des séries. C’est justifié et vous allez vite comprendre les tenants.

La cravate du souague

Jim est trop bon pour toute cette misogynie alors il pardonne

Revenons sur la substantifique moelle. The Newsroom est, comme son nom l’indique, une série dont le théâtre est l’antichambre du plateau télé d’une chaîne fictionnelle du câble américain. On retrouve justement ce coté très théâtre et statique d’un décor façon The Office. Une saison de dix épisodes et de prime fraîcheur, diffusée l’été dernier. Une chose est sûre, c’est qu’elle « ne fait pas HBO « justement – et c’est rare, mais là c’est dans le mauvais sens du terme. Les premiers signes ne trompent pas : le générique – avouons-le, tout pérave – est un peu effrayant. Dans toute une saison, pas la moindre scène 12+, pas de sexe explicite, implicite ou même rapporté. On parle vaguement d’un pétard à un moment et non pas un mais deux space cakes sont évoqués. C’est donc plus sain qu’un épisode de Totally Spies, c’est presque gênant. Enfin, le show met une grosse emphase sur les relations que les personnages peuvent avoir. C’est pourquoi j’aime bien promouvoir cette série autour de moi avec un « Grey’s Anatomy des journalistes », tout en sachant qu’on ne voit pas le moindre bout de chair et que les deux séries traitent leurs sujets respectifs de manière bien différentes.

C’est donc une chouette combinaisons de paramètres. Le réal, la chaîne qui diffuse, et le sujet m’ont fasciné pour des raisons évidentes – je suis à deux doigts de commencer mon premier stage dans une grande rédaction, mais si je namedroppe le nom précis une malédiction vaudou va faire imploser ma convention, disons que c’est un quotidien qui cite Beaumarchais – mais The Newsroom est une série que je conseille certes mais qui n’est pas exempt de défauts et pose un standard de qualité solide mais bizarrement hésitant pour une série HBO.

 Revenons sur le scénario. Ce monologue de base n’est qu’une manière de s’introduire dans cette rédaction : Will revient après quelques jours de repos forcé et constate qu’il va devoir changer l’intégralité de son équipe, donc de contenu éditorial. A partir de là, on suit la progression idéologique de News Night, ce late show tout aussi fictif, mais aussi celle de sa figure principale et de la chaîne en général. Plot twist à mi-chemin du pilote : nous sommes début 2010 et les ennuis vont bientôt débarquer pour Deepwater Horizon. Certains évènements marquant de l’actu vont in fine dicter la Newsroom, qui va être confrontée à tel ou tel conflit d’intérêts. Y’a-t-il une storyline de fond? Oui et non. Autant vous le dire, il n’y a pas de plot twist final et le tout reste assez épisodique – on hésite pas à envoyer les grosses ellipses pour le coup – on reste dans une logique plus ou moins thématique mais rassurez vous, Jeff Daniels ne fait pas de voix off pour nous dicter X ou Y maxime de quadra d’aujourd’hui.

High as fuck

On est donc plongés dans une ambiance à la CTU. Une salle de référence, des bureaux, beaucoup d’ordinateurs, plein de fourmis qui butinent H/24. Minimum de réalisme et d’immersion donc, je retrouve donc pas mal ce moment rituel où la rédaction papier s’agglutine autour de l’écran géant pour déterminer l’actu phare du jour – MAIS il y a cette tendance bizarre voire gênante de caser du drama amoureux à tout prix. Ce n’est pas une mauvaise chose, c’est même le moteur de la quasi totalité des séries mais en l’occurrence c’est tellement envoyé à la figure, hors propos, omniprésent. Parfois, ça embraie dans cette direction quand on ne le veut vraiment pas et on est là, planté par le plot, à se dire « Mais vaziiii lààààà ». Et encore, il pourrait y avoir un vaste réseau à la Grey’s. Non non, il n’y a qu’une intrigue amoureuse et demie de ce genre. Suggérée dès le pilote, pas génialement résolue à la fin. Un an et demi plus tard, rien n’a bougé. Le « plot tumor » dans toute sa splendeur. Vous savourez votre série edgy et ça vient s’incruster de temps en temps sans que ce soit voulu, c’est assez gênant. Bref, l’un des enjeux de la deuxième saison sera de doser un peu mieux tout ça. Je ne fais que supputer mais ça devait être absent de The West Wing, d’où un petit manque de nuances dans la palettes. Ce n’est pas comme si c’était foncièrement mauvais comme séquence, juste formidablement invasif. Heureusement, ça réserve quelques passages bien drolatiques sur la fin.

Heureusement qu’il y a plein d’autres trucs biens dans The Newsroom, à commencer par ses personnages. Enfin ouais n’exagérons rien, son personnage. Will McAvoy (Jeff Daniels, le mafieux ronchon* de Looper) – monstre d’égo – en termes de présence ou de manière purement freudienne – grosse manie des tirades et d’écorcher les noms. On a ici un mec complètement hors normes qui implose de charisme et d’idéaux, toujours. Républicain, aimant bien le rappeler, idéaliste et déçu de la tournure qu’à pris son environnement, il n’y a pas de réelle évolution pour lui mais rappelons que le tout commence in medias res. Il va passer la saison à se remettre en question, à gueuler et à se coltiner les menaces d’Internet. Oui, parfaitement. Un vrai bonhomme fascinant à suivre – et à la voix d’or.

Un tiers de seconde plus tard, il fait LA grimace

 D’ailleurs, la VF est sympatoche (avec le fameux doubleur de Robbin Williams dans le rôle titre) mais je ne saurais que trop conseiller le bazar en langue originale, comme souvent. Pour prendre un exemple simple, celle de Game Of Thrones est pas terrible du tout. Autour de lui, une batterie de nanas fortes : Maggie (une hystérique) Sloan (une hystérique) mais aussi son ex, Mackenzie (une hystérique) … hein, attendez. Oui, voilà, la gender politics de cette série est vraiment étrange. Y’a des double standards partout : ce moment où Sloan pète un boulon et plaque le pauvre Neal contre un mur sans aucune raison était très gênant. En termes de caractérisation, pas de chamboulement total. Y’a Maggie, la petite nouvelle un peu flippée interprétée par Alison Pill. Alison Pill oh oui ok elle avait une perruque rousse. Autour d’elle, un triangle amoureux s’installe. Dans le coin bleu, Don, le mauvais flic, le mec faussement méchant au grand coeur, vous voyez le genre. Dans le coin rouge, Jim, adorkable, ressemble beaucoup au Jim de The Office mais en bien plus docile. Deux bons persos qu’on aimerait suivre s’ils ne patinaient pas autant. Autour d’eux, une batterie de second rôles pas toujours intéressant. On se souvient du vieux boss excentrique (parce qu’il a un nœud papillon, clin d’oeil clin d’oeil) et d’un Dev Patel en producteur junior, geek et obsédé par le paranormal. Encore une fois, le manque évident – ou délibéré – de storylines va empêcher, parfois, ces gens de décoller. A l’image des mécaniques internes de la rédac, il y en a surtout pour Will et ses problèmes.

Mais mais mais à chaque yang son ying et à chaque moment gênant son penchant de bravoure. Souvenez vous, Aaron Sorkin? Les dialogues, exactement. C’est le suc, l’essence, tout ce qui peut faire The Newsroom. Dans la vie, on cherche ses mots, on bégaye, on buggue de temps en temps. Dans cette série, on débine du texte à Mach 5, on sort références sur références sur faits, on fait même souvent les petits malins pendant cinq minutes avant même de commencer à sortir le dialogue qui fera avancer le scénario. Je vous jure, amusez vous à déceler ces « pré-dialogues », c’est étonnant. Heureusement qu’il y a cette caution verbeuse qui je ne justifie pas le fait que TOUT LE MONDE HURLE DANS CETTE FOUTUE RÉDACTION IL SUFFIT. Ce moment où quelqu’un hurle et où un second rôle se tourne là tête avec l’air étonné? Il est omniprésent, faites-en un jeu à boire. Heureusement, on se sent intelligent en matant cette série. Est-ce de la poudroizieux, est-ce la pertinence des dialogues? Je ne suis pas sûr, mais c’est précisément ce qui m’a fait enchaîner les épisodes : je voulais plus de Will. Plus d’égo, plus de tirades, plus de métaphores sans aucun sens sur Don Quichotte. Puis il y a ces nombreuses scènes phares : un cours de putasserie télévisuelle, un faux débat télévisé, une panne de courant qui déclenche l’hystérie solitaire – c’est nouveau – un épisode super intéressant où des personnages sont coincés dans un avion sans pouvoir bosser sans une actualité majeure (d’où émane un patriotisme étrange mais là c’est culturel, je ne peux juste pas comprendre en tant que Français) un mic mac pas possible autour de Fukushima, l’interview glauque du porte parole de Rick Santorum. Toutes ces scènes sont vraiment bien foutues, pensées, montées, interprétées. C’est pour ces moments que vous devez avoir envie de mater cette série. Elle a des défauts. Quelques uns. Elle fout du Coldplay en fin d’épisode comme si c’était émouvant ou actuel. Sa peinture du genre féminin est super discutable. Cette unique storyline sur le Tea Party est un peu douloureuse. Mais ça n’en fait pas une mauvaise série, bien au contraire, il faut juste éviter de se focaliser sur ces choses-là. The Newsroom a été un petit kiff et je serais au rendez-vous avec impatience. Plus de journalisme, de marques de journalismes, d’actualité qui écrit le plot de la série, davantage sur le long termes. Les enjeux sont réussis, l’exécution ne l’est pas toujours. C’est suffisant, mais ça pourrait être excellent. Ça ne l’est pas encore. Est-ce une critique planquée des networks américains? C’est pas clair. La morale est mixée, parce qu’elle baigne dans un esprit aussi naïf qu’idéaliste. Des FAITS, pliz.

Ne montrez pas ça à Mar_Lard

* Oui oui, je reste persuadé qu’il existe des mafieux qui respirent la joie de vivre et qui s’en vont péter des jambes en chantant

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2012 // The Masochism Tango

« Sentez bonne odeur et prospérité. »

Je vais vous mettre en confiance : avec 6300 mots, ce post est le plus long du blog. La bonne nouvelle, c’est qu’il synthétise tout ce que j’ai pu écrire cette année, soit l’équivalent de quarante tomes du Trône de Fer. Hardi les gars, nous voilà partis pour le résumé d’une années de beaux gosses. Dièse beaux gosses.

 #JANVIER

 L’année commence on ne peut mieux : Katawa Shoujo sort le 4 en version complète. La fin d’une longue attente et l’aboutissement d’un projet amateur qui, malgré sa bizarrerie et sa niche évidente, sort un truc pas mal foutu et cohérent. Un bon running gag de l’année et un pan créatif intéressant, mine de rien. Moi, je sort de ma grotte pour amorcer mon petit gimmick de l’année : je découvre enfin les RPG Occidentaux, et j’ouvre Skyrim. Puis j’y reste quatre-vingt heures. Impossible de s’en décoller : ce sont des aventures prenantes et inédites, mine de rien. Du coup, 9gag fait péter les flèches dans les genoux et c’est un peu gavant mais rien de bien grave. Coté mémétique toujours, un rigolo fait des photos crpytopédo pour laredoute et ça lance une des grandes modes de l’année, le tumblr parodique et les loltoshops. Certain vont monétiser, d’autre ont de bien mauvaises intentions, mais le lol règne dans la majorité des cas.

 Zelda Skyward Sword est mon grand perdant de l’année. Un donjon et un boss de fait et puis c’est tout. C’est pas comme s’il était mauvais ou quoi que ce soit, il est juste un peu zélé dans son gameplay à mouvements. Les Unrelated, ça continue. Un petit groupe se forme. Il y aura des suites. Grâce à Radio01, je gagne The Binding Of Isaac. Ce jeu est fantastique, il ne coûte rien et je vous le conseille à tous, il a une rejouabilité démentielle… et il amorce deux grands trucs qui font le jeu en 2012 : une difficulté punitive et les permadeath. Au ciné, La Colline aux Coquelicots n’est pas fantastique. Peut être une des raisons qui font que Matthieu Kassovitz veut envoyer le cinéma se faire enculer. Trêve de trucs peu intéressants, j’ai découvert Yotsuba. C’est léger, pas profond pour un sou, très relaxant. Une popularité étrangement méritée, quoi. Bonheur intégral : Prêt A Manger ouvre ses premières enseignes en France, et je constitue la moitié de son chiffre d’affaires. Vous voulez du malaise? Bonne Nuit PunPun va vous en fourni avec pertes et fracas tout du long de l’année. Ne pas se fier à son auteur et à ses couvertures colorées. Cassedédi à Guy Delisle dont j’ai toujours aimé les bédés qui va bientôt sortir Chroniques de Jérusalem. Megaupload ferme et Kim Dotcom se fait coffrer. L’année des mégalos maboules du net.

#FEVRIER

Je découvre Sherlock avec deux bonnes saisons de retard. Ce n’est pas ça qui va raviver la flamme des séries anglaises dans le coeur de votre serviteur, mais ça a son charme et ses persos bien écrits, fatalement. Et hey, la reprise surprise de Red Dwarf n’est plus très éloignée. Nous l’avons attendu pendant dix huit mois, Catherine sort enfin sur nos étals. Bien traduit, bien propret avec sa BO de classiques « rockisés ». C’est loin d’être méga substantiel mais ce jeu est original comme jamais, mangez-en sans modération, un de mes chouchous de l’année. Assassin’s Creed : Revelations poursuit de manière un poil flemmarde le canon Assassin mais il permet d’évoluer dans un décor tout neuf, une dernière virgule avant la suite, en quelque sorte. Klout s’éveille et on se kloute tous dessus, épatés par tant d’égo et d’influence, mais la vraie implosion d’égo légitime est pour Jean Dujardin qui rafle tous les prix pour The Artist, dont l’Oscar du meilleur film. Quel poseur! Heureusement, Morsay lance sa contre-attaque avec La Vengeance, le véritable meilleur film français de l’année. Kocobe débarque et nous parle des poneys, sa grande passion. Soit. De toute manière, Adventure Time va bientôt les détrôner dans la case de « cartoon du moment ». Disparition de Christian Blachas – autant, Whitney Houston, Delarue et autres personnalités qui auront glissé sur une peau de banane cette année, je préfère rendre hommage au créatif qui nous a donné Culture Pub.

Le webcomic Black Adventures utilise tous les univers possibles et c’est tout à son honneur. Hourra, un coup de poker me fait intégrer la rédac virtuelle du Journal Du Japon, et mon baptême du feu est une interview + live report de Buono!. Inutile de préciser que c’est aussi naze que robotique et que ça ne relève pas le niveau d’une J-Pop qui à l’air complètement dictée par la kawaiitude de ses adeptes… euh, de ses émissaires. Bref. Ce n’est pas mon truc, mais je ne sais pas si je préfère les roucoulement de Lana Del Canard, qui se met tous les critiques dans la poche en miaulant un peu. Ca contraste bien avec les Pussy Riots qui font peut être, il est vrai, de la musique discutable mais qui auront quelques soucis à dénoncer du Poutine un peu trop ouvertement. 2012, tu vois.

#MARS

Bref je fais mon aller-retour annuel à Londres pour oublier tout ça. C’est génial, je vais même y trouver mon sujet de futur mémoire. Quelqu’un en profite pour stopper les Unrelated. C’est fini les réunions entre proto-journalistes où tout le monde connaît tout le monde. Quoique… les mondanités ne sont pas finies. Le jour de la St Patrick, Kitsuntsun, Kocobe, Alvin Stick, yllwngg, Pimii et moi même créons la Team Alcolol. Oui, c’est vain écrit comme ça mais ça illustre une grande ligne conductrice de cette année : la boisson. Pso fait enfin son apparition dans Mario Maso et assiste impuissant à la première mort de mon mac, tué par la gravité. Il y a des Buffy toute la journée sur Teva, nostalgie intense… mais pas de quoi lambiner devant la TV, la période des concours commence. Pendant ce temps, Mass Effect 3 se fait un peu dessus sur la fin (comme pas mal de jeux) mais modifie son canon avec un DLC parce que pourquoi pas hein, la droguidrogue.

D’ailleurs, j’en ai pas parlé sur la moindre ligne ici mais la comédie musicale Avenue Q était plus que drolatique, c’était carrément fun et bien traduit. « Internet c’est pour le cuuuul », tout ça. Bazar Merat pendant ce temps, je vais pas vous faire les vannes liées à Counter Strike, ce n’est pas la peine. La folie Hunger Games s’importe toujours plus concrètement en France avec l’apparition du premier film en salles. L’adaptation est impeccable, on ne peut pas leur enlever ça. Les fakes Burger Kings se prolifèrent, tout le monde tombe dans le même panneau à chaque fois. C’est carrément absurde et je n’ose plus croire les photos de celui de l’aéroport de Marseille. C’est le Salon du Livre, il est consacré au Japon, c’est plus que cool, what else? Je fais la connaissance de Yuyutopia, une artiste qui mérite fort des coups de pouce médiatiques. Heuuuu le jeu Scene It est vraiment bien, si vous le trouvez pour pas grand chose avec ses pads, prenez-le, faites vous plaisir. Mon post le plus lu et commenté aura été mon premier tour d’horizon sur comment devenir journaliste. Oui, bien sûr qu’il y a des inexactitudes, mais si ça vous intéresse… et mon dieu, découverte des vidéos de The Vinz Vincent. Ca n’a aucun foutu sens, c’est absurde, mais ça change complètement notre langage. Vazi que je te « huu je suis la reine d’angleterre », que je te « Cela est très très raciste, j’appelle le Sénat » et « oui car oui ». Tout ça est bizarre. Dièse bizarre. Final Fantasy XIII : 2 est long, pas toujours intéressant et pas toujours très fin mais il reste la résultante de doléances réellement prises en compte. Bien joué Square Enix!

#AVRIL

En fait, non, oubliez, le meilleur jeu 2012 est en fait un jeu 2010 : Fallout New Vegas est un kiff absolu. Peut être assez moche et pas toujours très clair dans son gameplay mais bon dieu ce qu’il est bien écrit et rebon dieu ce qu’il ouvre comme perspectives. Du caviar made in Obsidian. Merci pour ces bons moments. Dans un tout autre registre, il y a SSX. Reboot fun et potable, parfois un peu injuste mais traçant de bonnes idées dans son gameplay persistant en multijoueur. Sa BO est un plus. C’est au tour d’Alvin de faire le guest et il va nous confirmer que ce n’est pas le moment de vouloir intégrer la profession JV. Ce même Alvin qui me reproche de ne pas assez boire? Il n’a pas vu les Nocturnes Epita qui ferment à cause de trop gros incidents éthyliques. Aïe… heureusement pour les habitués, ce n’est que provisoire. Pendant ce temps, boom de divertissement à la télé. Top Chef va bientôt se terminer et on aura surtout retenu les one-liner sexo de ce bon vieux Norbert. Ceci est une ligne sur un Koh Lanta pas mémorable du tout. High as fuck devient notre grammaire du moment. Exemple : « Concombre, high as fuck, rédige un pavasse de six mille mots »

Une dichotomie étrange arrive sur les chaînes payantes : The Office revient juste pour s’en faire aller Steve Carell. C’est étonnant ce que cette série se bonifie avec le temps. WorkingGirls en est-il le penchant français? Hé bien, non, pas du tout, The Office est drôle, au moins. Pas besoin d’être extrême pour provoquer un rire. CAMPAGNOL. Le Konami Code fait parler de lui avec Bayrou.fr. Le coupable est sus-nommé, bravo gars. Dolan est le même le plus creepy, extrême et hilarant de l’année. Pls. Nouvelle édition du disquaire day pour les collectionneurs… et déjà l’heure du premier tour, avec Radio Londres qui est là pour nous ruiner le plaisir et spoiler le scrutin, rah la la.

Trials Evolution sort en dématérialisé. C’est aussi addictif que le précédent, en un peu plus… bucolique. Là, il y a un multijoueurs, un récupérateur de pistes et un niveau de quinze kilomètres de long. Quelle chance on a. Sinon, le premier épisode de Trapèze avait l’air pas mal du tout mais qu’est-ce que j’en sais, marmaille.

Pls internet, pls

#MAI

La France à peur. Le deuxième tour est proche. La rivalité entre Mélenchon et le petit journal est à son maximal (Mélenchon qui, je perds pas une occasion de le rappeler, m’a ouvertement dit que j’étais prétentieux, le monde doit savoir) et c’est à gauche toute quand même pour tout le monde. La Grèce se casse définitivement la gueule et Aube Dorée au Parlement n’en finit pas de nous faire flipper. Moi, je suis en partiels, c’est Quartier Libre. Une myriade de posts d’invités pour le coup : des crétins (son intro, la « ultimate blague » que j’aime bien – c’est con mais elle est drôle en plus -) des supercrétins (Analyse pragmatique du régime politique de Célestia ouais) et des cools, sur les maths, un webcomic cool, un pastiche Maso, ce genre de chose. Merci encore pour vos contributions. Ca m’a servi, j’ai validé ma licence haut la main.

Big up à Avant-Premières, l’habituel mouton sacrifié de l’année dans le rang des émissions culturelles à la programmation absurde. J’obtiens un papier de l’administration des examens en trois heures chrono au lieu de l’équivalent en mois, c’est mon succès de l’année. A trois chiffres. Diablo 3 sort après autant d’ère d’attentes… fatalement, les gens sont déçus. Moi, j’espérais surtout une sortie console, mais je dois être un peu simplet. Nolife fête ses 5 ans et fait son super hoax à base de gens faussement bourrés qui font semblant d’embêter des gens, qui prennent faussement l’air terrifié, du coup on est tous faussement emballés et vraiment confus. D’ailleurs, c’est pas l’Eurovision et son habituelle dinguerie qui vont améliorer tout ça. Enfin, c’est Epitanime, qui se démêle bien de quelques petits soucis en amont avec une convention réussie, tournée autour de l’auteur du Sanglot des Cigales. Le cool n’est pas mort et il porte un chapeau.

Je mate UN ANIME ! FOLIE ! C’est Kaiji II. Ce machin est absurde mais tellement prenant. Il oscille entre le plaisir coupable et le roman épique. Je n’aurais jamais cru qu’un trou dans une machine puisse être aussi impénétrable. Regardez cette série, on ne voit pas ça ailleurs. Peut être dans la saga Saw, remarque. Enfin, Wrath Of The Lamb est une extension fort appréciée pour Isaac. Il double presque le contenu pour un mini-prix.

#JUIN

Vous savez, parfois, je deviens étrangement monomaniaque sur nos expressions à nous ou sur le patois d’internet. Mais là c’était vraiment le pic du midi pour deux expression bien précises : Les gens hashtag les gens et Hashtag Bizarre. Ce qui fait qu’on pouvait dire de manière tout à fait sensée des phrases telles que « Hashtag bizarre, tmtc ». C’est une époque lointaine, les heures les plus sombres de 2012. Heureusement, ça ne se voit pas puisque tout le monde a définitivement le nez rivé sur Tumblr, ça s’équilibre tout seul. D’ailleurs c’est ce mois-ci qu’un mec a fait un hélico télécommandé avec son chat mort, #lesgens.

Début de l’E3. Ubisoft casse la baraque, Nintendo reste un poil incompréhensible et opaque, Sony s’excuse timidement pour à peu près tout et Microsoft ne bouge pas d’un poil ses fers de lance. On y a vu plein de bonnes choses, en somme. C’est la fin du Golden Show. Ce n’est pas une grande grande surprise, vu le malaise véhiculé par certains sketches du duo, surtout sur scène.

HEEEEU! HAAAAA! HEUUUUUU! HIAAAARGH! Oui, Roland-Garros démarre et c’est plein de sueur, de raquettes et de terre battue. Sexy. Ouverture en alpha du Dernier Bar Avant La Fin Du Monde. Ca aurait pu être sympa mais pas avec un personnel pas toujours agréable, compétent ou même des foutus cocktails à douze Euros. Les Législatives s’amorcent. Protip façon Shortlist : si vous voulez draguer, proposez-vous pour dépouiller. Sur Steam sort le très intéressant Indie Game : The Movie. Il faut le mater avec un certain regard critique mais on y retrouve les fantastiques mimiques de Phil Fish : Fish fait la gueule dans sa piscine, Fish fait la gueule pendant la PAX, Fish fait la gueule sur un trampoline, etc. Ca aurait pu être bien plus drôle et mémétique, d’ailleurs. C’est à peu près le meilleur jeu Facebook de l’existence : You Don’t Know Jack sort en version gratuite, quotidienne et accessible à tous. C’est aussi nébuleux que le jeu original mais c’est impeccable pour les anglophones qui y trouveront un hilarant jeu de trivia. A peu près le moment le plus jouissif de l’année en ce qui me concerne : soirée Respawn Live In Paris + Synops 5 ans. Première émission avec votre serviteur, la deuxième où le staff déroule son anniversaire via quelques happenings absurdes (chercher les pizzas en live, les manger en répondant à un quiz, lire du Molière avec des jingles crétins en fond sonore, etc, la joie)

Une soirée exhilarante. D’ailleurs, Inks est l’avant dernier invité de Mario Maso, aucun rapport fils unique. Max Payne 3 est le Rockstar du printemps (celui de 2013 risque d’être méchamment GOTY/mémorable/désapprouvé par Nadine Morano) et reste un fantastique tapis roulant pour buter du méchant péon autour du monde. Difficile mais pas bien subtil et parfois un peu assommant, dommage. The Walking Dead version Telltale sort pour un premier épisode fascinant. On va être complètement pendus aux prochaines annonces, chaque épisode supplémentaire est une petite torture, mais c’est un véritable grand jeu épisodique qui transmet beaucoup de choses avec peu de moyens. Un jeu très /feel/ et aussi encourageant qu’inspirant. 2012, l’année où tout l’Internet se prend de passion pour une gamine de neuf ans, et c’est tout à fait normal.

Nouvelle édition du Mario Marathon. Bonne occasion pour donner à Child’s Play, même si c’est avec des pseudonymes douteux. Toujours une très belle initiative, passionnante à suivre. Découverte des Youtube Poops françaises. En gros, SUUS, JEEJ, SAUCISSE. Comprenne que pourra. Je commence le Trône de Fer et c’est évidemment fantastique, tant en série HBO qu’en livre interminable. Un véritable univers et des personnages qui puent la classe. Une excellente saga.

Enfin, ouverture de la bouche de l’enfer : on nous présente au Kawaii Café. Fabuleux bar, les proprios sont des amours, impeccable pour jouer à la console, faire des blind-test et boire des alcools forts masqués par moult sucreries. Aujourd’hui, votre serviteur à un shot à son nom, oui.

#JUILLET

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Mario Maso, c’est fini. J’invite le Pipomantis pour conclure tout ça, en essayant de zigzaguer entre les dauphins, le jonglage de deux objets et le scrolling automatique. Une bonne occasion de parler de Canard Console qui prend son envol après une période d’essai réussie (comprenez Barre De Vie), un peu de sang neuf dans une presse qui glisse doucement sur une peau de banane.

Qu’est-ce qui se passe à chaque début de Juillet? La Japan Expo, bien sûr. Que de souvenirs : on croise Satoru Iwata (hiiIIIIIIII), on fait des émissions qui seront peut être montées un jour, on joue à des jeux déjà sortis et on se tape les activités habituelles. Les joyeuseries d’été commencent, avec elles, une dépense outrancière. Dans ce rack de mangas, il y a le tome 20 de Soul Eater et son fameux plot twist. Glauque, bien amené, cohérent, mais méchamment spoilé par Pixiv quelques jours plus tôt. Après plus d’un an d’attente, c’est un peu con.

Frank Ocean sort l’un des meilleurs albums de l’année et se permet même le luxe de faire son outing deux jours avant, pas évident dans un milieu gay-friendly mais très hétérocentré. Les gens découvrent #lesgens, les gens découvrent Stip Tease. Ce n’est pas la première diffusion du show, loin de là, mais il faut croire que c’est la première fois qu’il est un tant soit peu accessible. Oui, nous ne sommes pas seuls. Ils sont là. Walking Dead Ep : 2, remake de Soylent Green. Beat The Beat permet de rallumer un peu sa Wii pour jouer à une copie carbone des opus précédents : c’est tout ce qu’on réclame. Wabadabadub is that true? Wow, yunno big guy. Si vous n’êtes pas tombés sur la parodie 34 de ce minijeu, vous êtes des saints. Bref se termine. L’épisode final n’a rien de particulier, l’avant-dernier est malin et montre quelques bollocks. C’était bien, mais c’était très éphémère : je vous ai probablement rappelé l’existence de cette série. Un coréen très souague de déhanche sur une musique insupportable, c’est Gangnam Style, c’est insupportable et c’est bientôt la vidéo la plus vue des Internets. Anxiogène. Sinon, y’a 60 secondes chrono à la télé. Super méga giga anxiogène. Y’a que La Parenthèse Inattendue pour relever le niveau, plus tard dans l’année.

Que le Grand Quiz Me Croque. On gagne, ouais. Le meilleur jeu radio JV de l’existence. Si vous avez un autre nom en tête, c’est forcément une pale imitation. Je regarde enfin Madoka Magicka. Cette série a quelque chose de fascinant : elle ne devient vraiment intéressant qu’à partir de son avant dernier épisode… et c’est absolument délibéré. Etrange, mais émouvant sur la fin. Début des Jeux Olympiques de Londres. Le logo est toujours aussi perturbant, un peu comme celui de Resident Evil 6. Je retiens la petite dent de Renaud Lavillénie (et son nom de famille de fous).

Sortie du livre Nolife Story et de ses litotes épatantes. La sortie de The Dark Knight aux Etats-Unis n’est pas très heureuse, bang bang. Quelle belle journée, je suis très gai, il n’y a pas d’homme plus heureux…

#AOUT

Avant de partir enfin en vacances, l’achat d’une 3DS se fait trop pressante, après quelques relances successives de l’Internet qui veut absolument en fourguer à prix cassés pour les lêves-tôt. Récapitulons un peu le line-up qui va avec : il y a d’abord Mii en Péril, cette engeance qui t’oblige à trimballer ton matos partout comme le dernier des drogués. C’est ultra efficace. Nintendo, pro du domaine social. Hé, c’est même largement meilleur que Petits Flirts entre Amis en tant que jeu. En même temps sort Thearthrthrthrythm Final Fantasy. Sympathique, pas bien compliqué, un brin répétitif mais un joli musée pour les fans de la saga. J’en ai pas tiré de grosses découvertes musicales, cependant. Puis il y a ce sacré Kid Icarus. Ah, là là. Nous allons entretenir une relation passive-agressive, tout les deux. Enfin bref, je suis incapable d’y jouer, donc d’y prendre du fun. Enfin, VVVVVV, Métroïd-like rétro et sympa, assez court même. Si vous êtes passés au travers, ça vaut le coup. Enfin, enfin, les jeux vidéo… une sombre histoire de calvaire charnel va déclencher un débat lamentable sur le web : on va parler féminisme. Enfin, ils, moi je suis sur mon hamac à lire le trône de fer… et quelques mangas aussi. Parmi ceux là, on trouve Samidare (non, vraiment, c’est pas bon, mon avis est très tranché, il n’y a rien qui va là) ou Prophecy (oui, il y a un truc, quelque chose, il faut aimer le dessin aussi)

Le Summer Of Arcade est un peu pérave. Dommage, après trois éditions pétries de jeux-phares… heureusement, Harmonix sauve l’univers une fois de plus avec Rock Band Blitz. Meilleur jeu du siècle, trois places avant Bioshock et Paper Mario 2 réunis. 25 pistes assez cool et une propension un peu gênante à trop se reposer sur les réseaux sociaux. Un vrai community manager, ce Rock Band Blitz. Moi, je fais la Sagadaytay 5 sur quelques albums que j’aime bien. C’était une douleur dans les fesses à écrire, plus jamais, de préférence. Le mois se termine sur des trucs de fous : l’habituel Rock En Seine envoie du bois avec sa programmation sans risque mais jouissive. On y trouve Green Day, qui cabotine comme jamais et qui crache son répertoire avec brio (juste avant de sortir cette trilogie douteuse) et Foster The People, dont l’unique album est une de mes obessions de l’année. Ca plus une trentaine d’autres groupes cools. Puis il y a Evangelion. Mon dieu, j’ai enfin découvert et maté cette série. Je suis toujours un peu enduit de transcendance. Sérieusement, c’est de la bonne came, évidemment, le fanatisme autour est un minimum justifié. Enfin, il y a Homestuck, ce fabuleux comic, indescriptible… et lui risque d’être un de mes grands gimmicks de 2013. Ca bute.

Entamons maintenant une très rébarbative série de chiffres : Mario Party 9 est, malheureusement, aussi entreprenant que raté. On dirait cette vidéo où un mec tente de plonger sur une piscine gelée : dommage. Guitar Hero 5 ne coûte plus rien sur les internets et a une bonne playlist, mine de rien. Course à la fortune est aussi sympa qu’un Monopoly, mais est long comme un Monopoly. Et enfin, sans aucun rapport, 3615 Usul est une bonne websérie avec des acteurs sympa et savant mettre les formes. J’ai rencontré Dorian par hasard le mois d’avant, mince.

#SEPTEMBRE

HAAAAA CA Y EST TOUT LE MONDE DECOUVRE SLENDER ET SE FAIT DESSUS HAAAA non attendez, c’est pas si effrayant que ça. C’est un jeu fascinant, on aime y rejouer et il développe une mythologie mais ça ne fait pas si peur, voyons. C’est un grand flippé qui vous dit ça.

Par contre, The End Of Evangelion, suite (non) logique de l’anime, sa fin alternative, était bien flippante en soi, avec son Shinji plus inutile que jamais et son apocalypse fronto-vaginale. Un film à déconseiller aux épileptiques, mais still better than Enter The Void. Les cours sont encore loin, je passe au moins deux journées à mater les Digicritiques de JesuOtaku sur le site du Nostalgia Critic. Cette nana adore faire des vidéos de deux heures pour expliquer un simple point de vue pour une unique saison, nostalgie addictive. Masterchef, hé oui, toujours avec le cheum Demorand, cette fois bizarrement désarticulé façon Angela Anaconda. La France à encore peur. Le Grand Journal reprends comme chaque année – et comme chaque année on est un peu blasés ; ici le rire forcé de Daphné Burki qui nous vrille les tympans et pas mal d’autres trucs. Bazar autour du « film » L’Innocence… qui recréé un bon gros climat bien cradingue et qui créé un gimmick rigolo dans les médias : les premiers jours, tout le monde était infichu de donner le nom du-dit film, qui ressemble surtout à un mauvais vlog, fond vert et tout le tremblement. Deuxième tentative de bibi aux Golden Blogs Awards, je passe de non-shortlisté à sixième et je me fais bien vanner dans le processus. Il est en promo sur le XBLA, hop, c’est la découverte très tardive de Bully : Scholarship Edition. Un jeu tout simple mais relativement bien fichu qui propose un univers original et maîtrisé. Idéal pour caler entre deux actus.

FRIGO

Fin du monde en avance : sentant le sapin avec un paquet de mois d’avance, Harmonix solde une grosse partie de ses DLC de moitié, ce qui à l’effet logique de nous faire dépenser bien plus dans une frénésie acheteuse. Enfin, eeeenfin, Rocksmith sort en France et en Europe en général. Peut être laid comme un pou et pas très user friendly mais assez efficace quand il s’agit de toucher un public de gratteux qui ont quelques bases. La setlist est d’une qualité très surprenante, avec une bonne moitié de titres post-2010. Survivor Philippines se lance – vingt cinquième édition, oui – et c’est bien plus sympa que les Hunger Games… mais là aussi, la fin est spoilée d’avance. Dommage, car c’était un acheminement d’une qualité surprenante, elle aussi.

Poussé par la sortie du 3, je démarre Mass Effect! Shep Shepard, sauveur de la galaxie, savate les journalistes de l’espace avec brio, envoie les gens en cure de désintox et fait preuve de son infinie conciliation. On dirait un snobinard anglais… le jeu a assez mal vieilli, possède des mécaniques de gameplay fossilisés et a cette tendance gênante de mettre le même bâtiment partout dans la galaxie. Au moins, il y a les ballades en Mako.

Alors, Batman, c’est comment? Chiant, malheureusement. C’est bien le premier film depuis longtemps où je vois trop le temps passer. Pas mauvais, vraiment mal rythmé. Par contre, de l’autre coté du spectre, il y a Les Enfants Loups : Ame et Yuki. Une fable délicieuse d’un bout à l’autre, encore un beau film de ma morue au soda. Achat tardif de Mario Kart 7. Rien à dire, rien de particulier. Cette multiplicité de véhicule est déjà là dans Diddy Kong Racing ou même PenPen. Je fais un post à la con sur le thé glacé et il remporte son petit succès, bien sûr. Début des chroniques sur RSP.fm, pour faire peur aux Science-Pistes avec mes jeux bizarres. Ho… et le film Phoenix Wright n’est vraiment, vraiment pas bon. Evitez le, vous allez vous endormir devant.

#OCTOBRE

Fin d’un beau roman, fin d’une belle histoire : le Nostalgia Critic se permet un suicide diégétique avec To Boldly Flee, et c’est sans surprise qu’il annonce la fin de sa rubrique phare. La suite est prometteuse : plus de moyens, un vrai studio, une équipe motivée mais pour le moment, Demo Reel n’est pas super encourageant. C’est la reprise séries US. Les Simpsons entament un vingt-quatrième round, Dexter va devoir se démerder avec sa soeur, ce genre de choses. Grey’s Anatomy atomise son casting avec joie. C’est aussi la reprise pour l’Apero du captain, podcast high-tech trash et jouissif, pour ce qu’ils vont nommer « la saison de trop ».

Toujours dans la série « ça n’en finit pas », le tome 69 de Détective Conan vient de sortir. Hu hu hu, 69. Il faudrait que je remesure, on a peut-être dépassé les dix kilos de manga. Nuits cools, nuits branchées, si fun. Chante les nuits branchées, France 4 organise ses Nuits 4.0., fabuleuse occasion de compiler des courts métrage et de les thématiser. Idéal pour les découvertes et « rencontrer » des créatifs. Felix fait son saut de la foi, et tente à trois reprises de monter dans la stratosphère pour y revenir de la manière la plus expresse qui soit. La troisième sera la bonne et les images sont impressionnantes. REDBULL APPROUVE LA SCIENCE!

Parlons un peu littérature. Le fantastique Cinquante Nuances de Chie fait son boom en France, et moi, petite fleur, je n’ai rien d’intéressant à dire. Bien plus substantiel mais bien plus intéressant, To The Moon aura été un jeu très rapide, très éphémère (une fois de plus) mais installe son joueur dans une petite bulle douce-amère. Pas mémorable du tout mais très émouvant dans le contexte, une petite bizarrerie que je vous conseille allégrement. Haa… quel bonheur. L’ami Amo m’a offert Alpha Protocol et c’est une tuerie, c’est vrai. Son gameplay n’est pas si mauvais que ça d’ailleurs, il est juste très bancal, mais le système cause-à-effets est sincère et se répercute sur les actions les plus inattendues. Un outsider total qui a fait ses preuves et qui n’aura jamais de suite, beuh. Vraiment, il ne coute plus rien, jouez-y, vous y trouverez d’indéniables qualités d’écritures et d’embranchement. Suave? Pro? Agressif?

Sonic Adventure 2 était l’un de mes jeux préférés et je n’aurais peut être pas du télécharger sa énième réédition sur le Xbox Live : ce jeu s’est momifié en dix ans, j’ai l’impression d’avoir profané quelque chose. Je passe aussi mon mois à écouter Blur 21, l’intégrale du saint groupe de Damon Albarn.

Apparition progressive d’un nouveau paquet de chaînes gratuites sur la TNT. Parmi elles, Direct 8, et parmi ses programmes, Amazing Race. Adaptation courageuse s’il en est mais pas très réussie, plombée par des réflexes à la Pékin Express, un petit budget et des épisodes bien trop longs qui zappent le coté « course », justement. Je pensais être immunisé dans mes séries de rentrées hasardeuses à la fac? Hé bien, le Master commence avec des profs peu volontaires (ou juste mourants), hum. Passion rester en bibliothèque universitaire. Soul Eater Not! Sort enfin et méga-surprise : c’est pas mal! Peut être même meilleur que certains passages du manga original si on se met dans l’esprit et le public visé. Skyfall dans les salles et Javier Bardem en méchant pas-très-crypto-gay, sympa, j’ai retenu un James Bond qui, comme nous, prend le métro. Alloresto fait ses pubs avec Katsuni et je fais des avances à Alloresto. Le cycle de la fainéantise. Tremblez, carcasses, le Doritos Gate est là. On se retrouve dans un mois pour comprendre ce que c’est. Comparez avec la Scripted Reality.

#NOVEMBRE

Oui, donc, quel est le problème? Un souci latent s’est cristallisé via une sombre histoire de chips au Royaume Uni – la problématique entre communication et journalisme devient très voyante dans le milieu du jeu vidéo. Pas de bol, ça tombe en plein Paris Games Week qui génère deux écoles : celle qui propose un line-up à constituer soi même pour Noël contre celle des glaireux amateurs de bordel. A vous de faire la part des choses.

Un énorme smiley coeur pour Le Commandant qui sort enfin l’AMV ENFER 2 : PROJECT ASYLUM dans sa version complète. Très, très très belle surprise qui provoque un peu les américains sur leur terrain – le niveau est largement là, aidé par une impeccable rigueur technique. Une véritable tuerie. Le vrai petit truc créatif de l’année dans nos sphères. Ca fait déjà dix ans que j’ai ouvert mon premier manga, c’est le tome 1 de Yu Gi Oh. Pendant ce temps, d’autres font des jeux de carte pour enfants sur des motos. La glauquerie des débuts est loiiiiin. La TNT a maintenant évolué vers sa forme ultime : il y a toujours un reportage de chie façon « Enquête d’action » à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, et tout le monde se passe les mêmes patates chaudes. Si j’entends encore une fois Down The Road de C2C, c’est promis, je mange un bébé. L’UMP, pour ainsi dire, se lole dessus. Le PS avait été précurseur pas si longtemps avant mais on dirait qu’ils souhaitent tellement donner une mauvaise image du parti, ils y arrivent tellement bien, c’est un peu crade. Looper au ciné : postulat super intéressant un peu gâché par des plans moches, mais moches! Ne me donnez pas du gamin surdoué qui hurle, c’est narmesque. La France a encore peur : un gros bouleversement de société va bientôt s’amorcer, le mariage gay/pour tous est dans les tuyaux. Du coup on assiste à un ping pong de manifestations et l’apparition des Femen relance en périphérie un débat d’été assez désagréable (oui, ça se voit, je ne suis pas super conciliant avec tout ça)

Alt Minds, késsadire? Un jeu épisodique par les créateurs d’In Memoriam (Eric Viennot) qui se passe sur le web et les réseaux sociaux. Il a la particularité d’être en temps réel, mais il faut avouer qu’il est un peuuuu chiant, n’ayont pas peur des mots. Quoi qu’il en soit, c’est une démarche encourageant. Edition des Journée Mondiales du Jeu Vidéo – organisées par un pro de la com’. OUPS. Ca reste un événement non intéressé qui promeut le jeu, encore une fois, la part des choses. Je me suis pris Saints Row : The Third – oui, il est sympatique et foutraque, mais trop volontairement débile pour être pris au sérieux. Gameplay assez coulant et facile mais il manque d’identité à force de faire tout ce qu’il veut. Le saviez vous? Canard PC est un magazine avec un véritable humour et une vraie ligne éditoriale. C’est une promo gratuite, ils le mérite, surtout avec l’industrie papier qui se casse la gueule, en témoigne la énième chute du groupe MER7. Mer plus d’argent. Aïe.

walking-dead

« This is going to hurt ». Dernier épisode de The Walking Dead, le jeu. Inutile de vous préciser que ça ne se termine pas dans le rose et les arc en ciels, c’est même un épisode plus court que d’habitude, mais quelle aventure, les enfants. Mémorable comme jamais, on oubliera les ficelles un peu voyantes (faux choix sans effet sur le long terme). Concert de Florence + The Machine au Zénith. J’aime cette femme, j’ai son premier degré, j’aime ses instrus. Glop. Jeu encore, Curiosity est le meilleur équivalent possible au papier-bulle, promotionnel celui-là. Haha, Peter, tu l’as encore fait, quel beau gosse. Sortie de Callof Black Ops 2. Je vais vous résumer ça en m’appropriant un one-liner de mon bien-aimé Yathzee : « Chiant et stupide ». Surtout après Spec Ops qui mettait l’emphase sur la moralité dans le shooter – un jeu bien déprimant – et un Far Cry 3 qui donne un vrai propos à son contenu. On a tous le droit d’aimer, mais c’est un plaisir coupable, tout est cynique dans cette franchise. L’éditeur, les joueurs, le contenu, sa promotion. Rien qui va. Obama est réélu et fait le tweet le plus vu avec sa femme. Quelle morue ce Barrack.

#DECEMBRE

Etrangement, je n’ai pas fait grand chose ce mois ci, c’est, paradoxalement, peut être le moins mémorable. Le fait est que j’ai surtout passé mon temps à bosser pour la fac et entamer sérieusement les hostilités pour rendre un mémoire sur le transmédiatique Steampunk en Juin prochain. La joie des rushs et des rendus, dont un projet de recherche qui, vous vous en doutez, est trois fois moins large que le présent post. LE SERIEUX! Après divers évènements promo dont une soirée quiz au Kawaii, le JDJ me permet de m’entretenir avec les auteurs de Pokémon Noir et Blanc. Sympathique. Encore un truc en solde : Spelunky parachève l’année des permadeath impossible, ici un aventurier qui doit descendre toujours plus bas et éviter mille dangers. Très comparable à Isaac mais en encore plus difficile. Les Video Games Awards récompensent les petites productions au détriment des jeux AAA. C’est encourageant dans le sens où on s’amène vers une logique de cultures parallèles. C’est sympa, non? Petit ratrappage de Breaking Bad. Une des nombreuses victimes des spoilers made in Inrockuptibles. Qu’importe, ça déchire quand même, un vrai bonheur dans la gestiion du drama et de la caractérisation à la pelle. C’est d’ailleurs comparable à la folle aventure de MacAffee qui avait déjà deux cadavres à son actif, une camée et un probable labo de meth dans la pampa. Vous voyez, c’est la même chose! L’année vidéoludique se termine sur ses meilleurs cartouches : Dishonored est un univers formidable, son gameplay est tip top, il est juste trop court. Et Paper Mario, Sticker Star? Le nouvel opus de ma saga fétiche est décevant pour s’être embarqué dans des lignes conductrices très étranges et injustifiées, il est simplifié tout en restant parfois difficile. Bon, les mécaniques y sont toujours et la bonne musique reste en standard, c’est déjà pas mal. Audrey Pulvar lâche l’affaire. Je vais pas me moquer, vous connaissez peut être mes déboires de stagiaire. Sur Twitter, la mode des faux comptes est toujours là, parfois pour insulter tout ce qui bouge, parfois pour faire le malin en ancien français.

La Fin Du Monde n’a pas eu lieu. Dans vos fesses les mayas. Amour pour la petite pastille Sexy Demain sur Canal, qui met en avant tout le talent créatif que la chaîne arrive à induire dans ce genre de format. Wreck It Ralph est un objet essentiel pour nous autres gamers, les références y sont aussi subtiles qu’ouvertes, et le film en lui même est très sympa. Cette année gênante où le Disney est meilleur que le Pixar. Claire Gallois est pas la première à écrire ou dire une connerie sur le jeu vidéo. Oh la la, la Wii U est déjà sortie, il faut l’uploader pendant des siècles avant de profiter de Zombi U, Mario ou NintendoLand. D’autres jeux notables finiront par débarquer le trimestre suivant. ET ENFIN. Découverte de The Hour. Avec The Newsroom qui est probablement une excellente série, l’année 2013 sera journalistique ou ne sera pas. La première est anglais et mêlange habilement L.A. Noire avec la seconde. Grace aux fêtes, je vais devenir encore plus Mac user et je vais twitter le moidre de mes passages aux waters. La foule est en délire. Je vous écrit tout ça dans un bel hôtel, à sortir du spa et à mobiliser tout le room service, je vais avoir une note longue comme le bras mais YOLO. Bonne année, soyez sages.

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2112

Il est deux heures du matin, nous sommes le 21 Décembre et d’ici 24 heures, le calendrier Maya va s’arrêter… puis un autre va continuer. Je me demande si, à chaque visite impromptue de pompier pour vendre un calendrier moche/pédo/les deux, une prophétie vient s’abattre sur un monde alternatif. Avant de nous mettre à raisonner comme Bernard Werber, accumulons les signes qui me font douter de la finalité de cette journée :
– Aujourd’hui est le jour où Gangnam Style va faire son milliard de vues
– L’Amv Hell 6 vient de sortir. C’est perfectible. D’ailleurs, c’est exactement ce qu’il vont faire : l’améliorer. Vous savez quoi? On va prendre notre mal en patience et attendre la version définitive en Janvier. Rien ne vous empêche d’essayer d’envoyer vos participations – le Commandant à réussi à en mettre trois. L’une d’entre elles est la deuxième de la vidéo.
– Paper Mario Sticker Star reste bon esprit mais est pétri de décisions très étranges. Il envoient des petits cadeaux via le Club Nintendo, ça sonnerait presque comme une lettre d’excuse, mais je suis peut être un peu esprit chagrin sur ce coup. On en reparle dans quelques jours.
– Quelque part, un mec au Québec va enfin faire sa veillée. A l’heure où vous lisez ces lignes, il n’est absolument pas impossible qu’il se soit immolé façon OTS pour partir sur je ne sais quelle planète. C’est glauuuuque.

Vous savez, la fin du monde n’est pas une fatalité en soi, elle ne ruine plus des carrières. Les survivalistes s’y préparent depuis toujours, on trouve des traces de ce phénomènes dès l’Apocalypse – le livre, hein – et des traces là et là dans l’Ancien Testament. D’ailleurs, c’est visiblement pour ça que la nomenclature officielle mormonne est de stocker un an de bouffe chez soi. Véridique, les petits amis. Après, des petits malins ne comprennent pas toujours l’idéologie de « survie » et confondent un peu avec « gardons les plus forts » ce qui vire parfois en « prenons un fusil et nettoyons tout ». Laissons un peu ces maboules de coté pour parler de la seule activité survivaliste valable, la vraie, c’est d’ailleurs l’appellation plus ou moins officielle pour les gens en manque de sport extrême : le « lâché en pleine nature ».

Vous me voyez peut être venir. Il existe une émission si cool, si prenante, le genre de truc qu’on n’est pas forcément fier de regarder parce que ça n’a pas la streetcred d’une Thema Arte mais montée et faite avec tellement de passion qu’on peut les enchaîner sans problème. Maintenant, allumez votre télé et dirigez vous sur le câble. Il y aura toujours un reportage de type « La nouvelle délinquance dans le métro » ou « Fraudes : la france qui triche » dans un emballage nommé « Enquête d’enquête » ou « A la recherche d’action »; Ou autre visuel-prétexte pour se refiler ces conneries comme une patate chaude au sein du même groupe TV. Ça, c’est le coté industriel du journalisme TNT, gracieusement fourni par TF1 et M6, ces chaînes bien moins ennemies qu’elles ne le pensent. Non, ce qui nous intéresse, c’est Discovery et ses variantes.

Discovery Channel est une groupe formidable puisqu’il concrétise tous les micro-fantasmes qu’on peut avoir en tant que téléspectateur. De fait, c’est le /d/ de la télévision – ouuuh, vanne aussi crade qu’élitiste – et on y trouve une microtonne de concepts qui sont de plus en plus pompés vers nos contrées. Vous savez, le genre de show qui, quelque soit son sujet, à strictement la même structure et la même démarche : une figure emblématique-présentateur-avatar, un format d’une demi heure entrecoupé d’au moins quinze pages de pubs et un amour immodéré de la steadycam. Il y a un point commun entre les émissions – le personnage principal plongé dans telle ou telle situation – et sa manière de toujours tout résoudre ou expliquer. Vous connaissez peut être « MythBusters », cette émission qui prend des expressions ou des faits cartoonesques au premier degré, voir s’ils sont vérifiables. Du genre « Ah tiens dans les dessins animés on voit souvent Daffy Duck mettre le doigt dans le fusil de Porky pour annuler son tir, faisons la même chose en vrai ». C’est dérivé des émissions scientifiques jeunesse comme FingerTips ou Art Attack en son temps, et ça fait partie d’un ensemble qui comporte, entre autres, The Biggest Loser, Cauchemar en Cuisine, Les Routiers de l’Extrême, Les Démolisseurs de l’extrême et tout le paquet Discovery qui regroupe le paquet grandiloquent « extrême », donc les émissions qui exploitent l’extrême de l’extrême. Hu. C’est rigolo, culte aux USA et fraîchement adapté sur France 5. Soyons honnêtes, les concepts toujours pas localisés en France sont rarissimes, et à ma grande surprise et à celle de toutes les blogueuses modes du coin, Project Runway (real tv éliminatoire sur la mode et le design, avec Heidi Klum, shön) ne l’est toujours pas. Et Man versus Wild non plus. LA véritable émission survivaliste du paysage audiovisuel.

Soyons réalistes : aussi risibles peuvent être ce genre d’émissions, on peut clairement faire le tri entre les bonnes et les mauvaises. Les premières se regardent comme les reportages sus-nommés, avec un esprit deuxième degré qui nous empêche pas de kiffer ce qu’on voit, tel les sagouins que nous sommes. Je me souviens notamment d’un sujet absurde où un coach sportif faisait maigrir des obèses. Très bien, pourquoi pas. Son sujet du jour lui à avoué, entre quelques mois de sessions de sport et de « training montage », son homosexualité, avant de lui avouer comment il avait subi des attouchements plus jeune. Sur le papier, c’est glauque, mais à l’écran c’était juste hilarant d’absurde et de cliché, si on exclut le message super super bizarre sur l’homosexualité que ça pouvait véhiculer. Comme un épisode de South Park, mais au premier degré, avec tout le monde investi à fond. C’est le coté un peu pourri de ce genre de sujets.

Le bon, c’est Man Versus Wild, « l’homme contre la nature ». Cette émission a pris fin en Mars après six ans de bons et loyaux services, elle est toujours diffusée en surdoublé sur NT1, je me suis dit que le jour était idéal pour lui rendre un petit hommage. Alors oui, je parlais de survivalisme un peu à tort, nul question d’apocalypse, il s’agit juste de se défendre contre les éléments et de se débrouiller en milieu hostile mais naturel. Cette émission, c’est avant tout une tronche. Le tout puissant BEAR GRYYYYYYLS. 38 ans. L’alpha-scout. Un vrai mauvais cul. A grimpé le mont Everest à 23 piges. Ancien soldat des forces spéciales, fils d’une figure anoblie du parti conservateur ; Oui, en plus il est britannique, ce garçon a tout pour lui.

Je ne peux que vous inciter à regarder une de ses émissions. Ça n’a rien à voir avec de la real-tv, on est dans de l’épisode qui se regarde sans aucun ordre. Le pitch? « Bear » se fait catapulter quelque part dans un endroit improbable, inhabité et hostile (l’Amazone, les grands canyons, l’Islande, etc) et doit rejoindre la civilisation le plus vite possible, mais avec assez de rushes pour faire une émission d’une demi heure quand même hein. Ils sont donc deux : lui et le caméraman. Ce monsieur est donc très connu pour boire son urine devant la caméra. C’est probablement une séquence d’un seul unique épisode – je n’ai pas le courage de faire une recherche Youtube qui serait très probablement fructueuse – mais malgré son CV berserk, on ne retiendra que ça de lui. Pour être amené à boire sa miction, il faut tout de même se faire larguer avec un équipement minimal… une gourde, un couteau, pas plus. Pour le reste, il se démerde toujours. Croyez moi que je vous dis que c’est immersif comme jamais puisqu’on sent que le mec s’amuse comme un petit fou à faire ses pièges à animaux. Je n’oublierais jamais la tête très choupi qu’il a sorti quand il a découvert une grotte en Islande, exactement comme un gamin à Noël. Le bonhomme doit se rendre d’un point A à un point B et va donner de sa personne pour s’adonner à un tas de manœuvres étonnante : se faire un bain chaud improvisé, faire du feu, des piêges à animaux… tout dépends du biodome dans lequel il se trouve, et chaque épisode est différent. Ça se regarde comme un run de Tomb Raider : c’est réalisé dans un esprit très « première personne » – ainsi, on a l’impression, nous aussi, d’effectuer toutes ces manœuvres hors du commun. C’est particulièrement impressionnant quand il parcourt des espaces verticaux, ses glissades dans les canyons américains sont mémorables! L’intérêt est de voir une variété de paysages exotiques dans des situations qu’on fera rarement – on a pas tous descendu l’Amazon en canyon! Cette caution est joussive et donne effectivement un p’tit coté jeu vidéo à l’ensemble, comme un run effectué en god mode. Car oui, notre Bear national s’en tire toujours, sans une égratignure. Pour résumer, Man Versus Wild est un Minecraft à échelle humaine. Notez bien qu’il existe des épisodes spéciaux avec des guest-star : Ben Stiller, Will Ferell et un Jake Gyllenhaal très flippé à l’idée de traverser un pont de singe ont tous participé le temps d’un épisode.

Spécial CommandantBien sûr, des critiques ont rapidement émergé pour dénoncer le manque de réalisme dans certaines situations, dans le sens où le sacro-saint « seul » n’était pas respecté. Hé bien, duh! Ne rompez pas la magie, les gars, l’objectif n’est pas de décortiquer comment, mais bien de voir un mec qui fait preuve d’une imagination débordante pour se tirer de l’apparent caca naturel dans lequel il s’est fourré. Maintenant, si vous tombez dans des sable mouvant ou que vous vous faites bouffer par un croco, vous saurez. Y’a pas vraiment d’autres formats dans lequel on peut voir un alpha male découper un zèbre mort pour se tailler une bavette. Sans NT1, Youtube sera votre meilleur ami.

Bref, il faut vivre, pas survivre. Bear Grylls, c’est un peu comme Steve Irwin, mais en vivant.
Ahem ahem.

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Malaise

Vous allez me trouver monomaniaque – et c’est parce que c’est le cas – mais je prends au moins un post dans l’année pour décrire à quel point cette émission si cool et intéressante comme Koh Lanta (je suis un gros fan de la première heure, comme Davy Mourier, en espérant faire moins de pathos) est de plus en plus déçevante. Cette dernière itération m’évoque plus une succession de détails fatigants qu’autre chose. Allez, on a qu’à les lister. C’est l’esprit Gérards de la Télévision qui m’habite aujourd’hui.

1) Le générique est pourri. C’est con, les deux dernières fois, avec ce petit effet 3D, ils tenaient un truc. Pour une majorité de gens ça pourrait sembler un peu vain mais c’est une petite pépite de montage et de photographie – à son meilleur, évidemment. Là, c’est un gros rétropédalage, un machin monté avec les pieds par un stagiaire. Un stagiaire community manager. Non, sérieusement, c’est un gros « narm », ça se veut épique mais c’est juste ridicule, ce schéma « plan d’action/gros plan », ce coté je montre un animal = je fous le cri d’une BDD pérave par dessus, etc etc. D’ailleurs, même sur le plan musical, je sais pas, il pourraient le sérialiser, le dériver. C’EST PAS COMPLIQUE, SMERDE. Taillez dans le budget-chemises-bleues de Denis et payez vous un compositeur.

2) Casting standardisé. Là, ça suffit. Surtout avec vingt têtes de pipe. Faire une émission plus longue, très bien, mais varier un peu ces satanés schémas de recrutement? La « mère courage », le « papy débrouillard », le « noir qui fait vivre sa famille dans le 93? » Je serais Namadia, je le prendrais mal d’être un quota. Il pourrait y avoir trois noirs, cinq, quinze, même aucun, ça paraîtrais bien plus naturel, décoincé et représentatif – la valeur qu’ils sortent à tout bout de champ. Damn, je pense à la fille qui était présente dans les deux derniers all-stars, qui n’avait rien de particulier mais qui débarquait dans un casting tout blanc. Tf1, ce qui tu fais est vraiment très très raciste, j’appelle le Sénat.

3) Lâcher de maboules. Ca devient un topos chez Koh Lanta : un dingue, ou, en l’occurrence une dingue. Sara, une fille qui a enrichi le quota d’yeux exorbités, de phrases cultes, de « Y’A PAS D’FATIGUE QUI SOIT RAAAH » hystériques, etc. C’est rigolo dans les faits mais je n’aimerais pas être elle quand on va se rendre compte qu’on se paie sa tête. D’ailleurs, avec son portrait, on comprend que ses pectoraux sont issus d’un complexe parental. OUPS. Morale étrange, mais de l’autre coté il y a Philippe, ce survivaliste fou, le didon de la farce. Il est peut être promis à une bonne durée de vie mais le montage ne lui fait pas honneur. Ce n’est pas sain.

4) … en plus ils sortent au bout du troisième épisode Non parce que quitte à rigoler, autant ne pas faire toute une montagne d’un personnage qui sort sur maladie au bout de six jours. CE N’EST PAS COHÉRENT!

5) Prénoms. Oui d’ailleurs ils ont toujours les mêmes prénoms les castés, y’a au moins cinq Catherine et douze Phillipe par saison, ils font un élevage ouuuuuuu?

6) Lol, l’île des bannis De qui se moque-t-on? On nous présente ce truc comme une incroyable nouveauté de gameplay et ça ne dure qu’un épisode. On n’en reparle plus. Ça n’a jamais eu aucune utilité, si ce n’est avoir mis une cible gratuite sur quatre personnes. C’est crétin parce que c’est une idée américaine, « Exile Island », où on envoyait un gonze à chaque round pour qu’il trouve un indice de plus en plus précis pour un sacré bon avantage. Là, encore une tempête dans un verre d’eau et probablement un étonnant gâchis de moyens – tout ce pognon pour une équipe de tournage aurait sûrement servi à plein d’autre choses plus utiles.

7) Prévisible C’est l’effet kisscool, le point précédent dessert complètement le bouzin dans son ensemble. On savait quels allaient être les premiers sortants, on sait quand une équipe va aller sur le billard – le montage est toujours tout sauf subtil, il met toujours l’emphase sur les disputes des futurs perdants, il n’y a jamais le moindre red herring – bref c’est assez mal branlé tout ça. Astuce : si vous voulez repérer le sortant d’un conseil, trouvez celui qui parle le plus. Ça ne rate jamais, c’est la même chose depuis dix ans. Une fille s’est encore faite sortir deux fois de suite. Ça n’a pas de sens.

Pendant ce temps…

8) Les bruitages un peu crétins qui ponctuent chaque bêtise sortie par un candidat. C’est un tout petit détail mais il est horripilant, les « boom » et divers bruits de flutiaux insérés par le monteur. Faites-en un jeu à boire, vous irez pisser de la vodka orange dans les vingt minutes. Au début, c’était un élément assez subtil mais là il n’y a plus aucune forme d’humour derrière, juste une espèce de grammaire qui ne sert qu’à souligner que les candidats sont un peu neuneus… et nous, on veut de l’insight, des gens intelligents, des stratèges, etc. Pas quatre gonzes qui bloquent complètement sur le soleil qui se lêve à l’ouest en Suisse ou à Marseille.

9) Denis l’embrouille. Alors lui quand il est briefé il arrive à ses fins de manière diabolique! En tant que candidat, il serait formidable. Notre aimé présentateur Denis Brogniart arrive toujours à mettre le bazar entre les aventuriers pendant un conseil… mais ces temps-ci, il fait mieux : il fout délibérément le boxon dans l’équipe de son choix en posant les bonnes questions avant une épreuve. « Alors Tartempion, il parait qu’Olibrius a piqué vos bananes? » Et voilà, la tribu s’engueule. Ils perdent, sans surprise. Ça équilibre un peu plus le jeu. Objectif réussi. Bravo Denis, on voit tes cornes… et ce plaisir devient quasi sadique puisqu’il fait toujours ça pour les perdants, dans une sorte de « briefing post épreuve » fait dans l’espoir que des gens se tapent dessus.

10) Voix off. Si on me donnait un Euro à chaque fois que Denis dit un présent de vérité générale, je serais riche. Super riche. Finie la vie like a hobo. J’achète un restaurant de malbouffe au poulet et je monte un empire de meth. Koh Lanta c’est un peu comme Alan Wake, vous entrez dans une pièce, vous ramassez quelque chose et là sans crier gare badamoum « Mais c’est alors que Tartempion entra dans une pièce pour ramasser un truc! » Partout, tout le temps, pas besoin de narration pour raconter une histoire. Aussi, c’est rarement pour raconter des trucs intelligents.

11) Denis et les réseaux sociaux.

Bien sûr que c’est drôle. C’est même vraiment drôle. Le souci étant que ce soit plus drôle et plein d’esprit que le show en lui même! Regardez Denis, il twitte n’importe quoi, on dirait un ado qui découvre l’internet : il n’a aucune idée que sur le web, on juge tous les gens sur leur ortho. Denis Brogniard, présentateur préféré des Français, champion de l’exotisme et de la formule un, écrit les pires conneries sur Twitter et nous donne régulièrement des informations d’une qualité rare, du genre « les participants doivent se nettoyer le cucul avec du sable ». Bon, même ça, on s’en doutait un peu.

12) Les gifs de l’émission sont plus sympas que l’émission. Ouais. Parce que voir la maboule du petit 3) faire des pompes en boucle, ça n’a pas de prix.

13) Les récompenses pourries. Denis n’est pas qu’un monstre de sadisme, c’est aussi un mec d’une condescendance rare. Il fait tout subir à ses cobayes et qu’est-ce qu’il donne comme récompense? Pas le feu, non… trois allumettes. Comme ça on peut faire des dilemmes à la Saw et ça permet une porte vers du drama si ils se plantent. C’est ridicule et le manège continue longtemps : un bête hamburger, une mousse au chocolat… allez quoi. Ils méritent des belles sorties, des distractions, y’a toujours moyen de faire de jolies séquences où d’y insérer du gameplay. Mais pas trois allumettes quoi.

14) PAUSE EMOTION! La séquence téléphonique qui arrive toujours en début de saison. Les candidats n’ont pas vu leur famille depuis dix bons jours et si ils gagnent, ils ont tous une minute de communication avec leurs proches. Ils se passent la patate chaude, pleurent, disent n’importe quoi et l’ambiance devient chewing gumesque. Il y a des fondus horribles avec des images génériques de leurs interlocuteurs. C’est laid, ça dure à peu près trois jours. Je n’ai pas vu ma copine depuis deux semaines et je ne me scarifie pas, hein.

Y’a pas d’humour dans Koh Lanta.

Coach et Russel font les cons.

15) La voix de Camille. « Mais j’te faisait cent pour cent confiaaaaance! » Tu te tais ou JE te tais!

16) Portraits, spoilers passifs Partout, tout le temps. Ils sont trop nombreux, ils arrivent à les caser dans des endroits improbables, genre dans un jeu concours. Genre des photos de candidats avec des barbes de trente jours. OUUUPPPPS. C’est la même chanson à chaque fois, un mec est safe si son portrait n’a pas été diffusé. Lâchez cette histoire de portraits, les gars. Ce n’est pas une question de personnalité mais de caractérisation. Dièse pas la même chose.

17) Les cris de guerre. Ce petit moment « Fort Boyaux » est à peu près le truc le plus gênant de la télévision depuis… le cri de guerre précédent. Qui était déjà super gênant.

18) Rouge, jaune Allez les gars, ça ne va pas vous tuer de changer les couleurs des équipes. Il y a plein de belles autres couleurs dans l’arc en ciel. Prenez le bleu. C’est très beau, le bleu. Ça marche bien avec le violet, ou le noir. Allez, la ménagère va pas exploser si vous prenez un si petit risque. C’est si peu de choses, ce n’est pas particulièrement « ancré » dans l’identité de l’émission tant c’est un détail. En gros, pourquoi des concepts à d’autres versions pour ne pas changer le moindre kopek et s’enfermer dans un si gros conservatisme?

19) Une plage, de l’eau Et pourquoi pas la Chine? Un pays africain? Une réserve présidentielle? Celle du Kenya est très bien. Le Guatemala a un très beau parc naturel avec des constructions d’outre temps, c’est joli. C’est vert. Ça n’exclut pas des épreuves aquatiques et ça change de toutes ces localisations interchangeables sans identité. Vous me direz que ce n’est pas nécessaire, une identité. Alors pourquoi coller ça sous le logo HEIN HEIN HEIN? RÉPONDEZ. PLUS VITE QUE CA. NON, JE NE SUIS PAS FOU FLBFLBFL.

20) Actor studio Oui alors je parlais d’identité mais il faudrait dire à la production que le faux indien qui est sensé incarner la faune, la flore et l’exotisme de la région est toujours le même, avec ses tatouages et son didgeridoo-flêchette. Le mec est une sorte d’avatar de toutes les civilisations à lui tout seul, c’est l’indien-générique avant le générique. C’est un peu ridicule et ça ruine la notion d’exotisme, justement, parce qu’on ne les retrouve que dans ce prégénérique interminable. Rep a sa bo Denis.

21) DEUXIÈME PAUSE MUSICALE. Le petit piano larmoyant là. Oui oui, celui là précisément, ces trois mêmes petits accord en quarte, quelque chose du genre. C’est chiant. C’est un peu nous prendre pour des veaux, une manière de nous dire « Cher téléspectateur, c’est le moment d’être ému ». Ça marche pas et ça fait l’effet inverse, le tout devient un peu ridicule et pénible. Voir la « séquence-téléphone ».

22) Le médecin de l’émission. Oh, je suis sûr que c’est quelqu’un de tout à fait respectable dans la vie, quelqu’un de pro, d’intègre et tout, mais il faudrait songer à le caster en tant que candidat. Non parce qu’on le voit chaque année. Chaaaaque année. Au moins, il pourrait survivre avec les autres et il deviendrait un asset super important à la survie. Parce que là, il y a toujours un candidat pour se faire des bobos et ça invoque cette règle stupide qui fait revenir le dernier éliminé en cas de sortie médicale. C’est absuuuurde!
(Edit : OUPS)

23) C’est interminable. Deux heures trente. Du coup, il y a du remplissage. Ce même remplissage est tout aussi systématique. Hourra, on a trouvé du riz. On a trouvé de l’eau. On a trouvé les cannes à sucre de la production. On s’en fout. C’est terrible. Soit ça, soit des engueulades, pas toujours belles à voir. On s’endort un peu, heureusement qu’il y a les épreuves pour pimenter tout ça. Epreuves? Ah oui mais…

24) Cheap. Alors ça il ne le lâcheront jamais, ces bambous qui servent d’obstacles pour faire des jeux. Toujours les mêmes, aucune variation, pas d’inventivité… et quitte à piquer des jeux aux ricains, il y a plein d’idées exploitables qui ne couteraient rien. Ils suffirait de s’axer sur des trucs plus adresse/réflexion dans la phase individuelle de jeu. Trois cartons, ça fait un joli jeu de mémory, hop, économie.

Heureusement, tout ça se termine dans le nazisme et l’absence de pantalon

25) Teasers bullshit. Ca, c’est très simple à reproduire, regardez, je vais prédire le teaser du prochain épisode. « Des tensions! Les organismes vont s’affaiblir! De la stratégie! Des épreuves insurmontables! Désormais, c’est chacun pour soi! » Et voilà. C’est universel, ça passe si on fait pas attention, universel comme une prédiction chinoise.

BONUS IN AMERICA) Outre Atlantique, Survivor fait largement mieux avec une saison dont le gagnant est spoilé d’avance. Si, si. Même la S26 est spoilée dans ses moindres détails. Ça va être un peu dingue. Allez allez.

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On va manger des chips

« Le Paris Games Week c’est le salon pour faire sa liste de Noël »

Cette citation est du premier concerné par ce salon et il est vraiment impossible de le contredire. C’est une question de point de vue : on peut adopter celui du gamer qui suit ou pas l’actualité, du pro qui déplore le manque de fraîcheur de l’ensemble ou de l’agoraphobe qui ne passera pas une bonne journée. Dans l’absolu, c’est on ne peux plus vrai, c’est un endroit idéal pour se faire un avis et se constituer un line up à acheter ou à offrir prochainement.

Seulement voilà; Cette affaire est un chouilla sclérosée par le fameux DoritosGate qui a occupé l’actualité en début de semaine. Je préfère ne pas en faire un éditorial parce que ce genre d’histoire est une succession de paramètres et de points de vue qu’on a pas forcément. Je trouve pas ça super sain de s’alarmer et de dénoncer le voisin au premier truc suspect venu mais je peux comprendre aussi certains instincts qu’on a tous eu – souvenez vous il y a dix ans, quand Game One rencontrait des soucis de connivences avec Infogrammes (c’est l’exemple le plus emblématique de notre génération) – ce sont des problématiques de communication et, parfois, de bêtement gagner son pain… que je ne maîtrise pas encore. Pour moi, ça reste plus une private joke qu’autre chose.

Non, le vrai problème c’est évidemment le filtrage presse qui ne s’est pas aussi bien passé que prévu. Comprenez-moi : en tant que visiteur régulier, j’ai quand même tenté de me faire accréditer avec ce bête site (et pas avec un truc un média bien plus légitime comme le JDJ ou RSP.fm) refus poli – surtout avec mon post précédent qui n’étais pas méga enthousiaste -, tout va bien, c’est normal. Si l’accès se « nazifie », tout se passe pour le mieux. Problème : lors de la soirée presse, les journaleux font écho d’une moyenne d’âge très basse et de gamins n’ayant pas grand chose à faire là; d’où mon interrogation. Idem pour les « bloggeurs ». Je ne peux pas trop cracher sur le terme pour des raisons évidentes mais croyez bien que je suis tout aussi scandalisé par la mentalité de ces gamins qui pensent que tout leur est dû… surtout si c’est pour faire un site moche rempli de « J’ai été invité à cette soirée » et « on m’a envoyé ce jeu/manga mais je sais pas pourquoi loool » – vous savez bien que la légitimité est un concept que j’affectionne et c’est bien triste de voir que la notion de « blog » est entachée par, comme dirait un ami journaliste, ces « branle-bourses ». Frontières entre hobby et métier, celle entre communication et journalisme, celle entre travail et communication, on a pas fini d’élucider le mystère et je reste dubitatif. Hier soir, quelques-uns ont essayé. (… et ce sont des amis, donc on a l’exemple pratique en plus)

(Ceci était la sacralisation n*42035 de Concombre sur la carte de presse)

Quoi qu’il en soit, j’aime bien venir au Paris Games Week et tester quelques trucs. Ce sont effectivement des séjours qui déterminent certains de mes achats et j’aime prendre le Tramway et jouer à Picross sur le chemin. C’est la troisième édition qui succède à ce créneau dans l’année préalablement occupée par le Micromania Game Show – dont le dernier mot fait écho à ce qu’est sensé incarner ce type d’évènement : un showcase. Les soucis qu’on reproche au PGW sont souvent les mêmes, et malheureusement à raison : organisation trop bordélique, programmation « musicale » inexistante (dans le sens où il font semblant alors qu’il n’y a peut être pas lieu du tout d’en avoir une, Pso déplorait le manque d’invité clé) et toujours ce syndrome étrange de l’omniprésence de jeux sortis il y a deux jours ou dans les deux semaines. Il est clair que le salon est davantage un teaser qu’un étalage d’exclusivités et il est toujours fun de constater que le public est, évidemment, axé autour de nos amis les ados de quinze piges (et je ne lâche pas le mot « boutonneux »* parce qu’on l’a tous été un jour) et honnêtement, comment se moquer des gens qui font la queue plus de quatre heures pour jouer au nouveau Call Of, cette franchise qui sent le cynisme depuis la stratosphère? Hein?

Allez, l’heure est venue de livrer une batterie d’impressions sur les quelques trucs qui pourraient tous nous intéresser. Il y avait tout de même une exclu, et pas des moindres! Le coin Wii U (sortie dans quatre semaines) était le coin idéal pour polariser les foules et se faire une impression définitive sur le line-up. Géré avec une organisation astucieuse – choper un créneau, faire une queue dérisoire et tester tout ce qu’on peut tester dans un lapse de trente minutes avant que la sécu fasse gentiment évacuer – ce quartier était clairement le centre d’intérêt du bouzin.

Sur la Wii U

Commençons avec Nintendoland. Re-situons la chose, ce jeu est en quelques sorte le Wii Sports de la Wii U, dans le sens où c’est le jeu sensé montrer toutes les fonctionnalités de la console via divers mini-jeux et featurettes. Ces mini jeux sont presque tous axés multi, sauf celui axé sur l’univers Donkey Kong (impossible de me souvenir des différents noms mais ils ont tous l’identité d’une grande saga de Big N), une sorte de tricky bille assez addictif. L’objectif est simple : un parcours vertical, un véhicule fort fragile et à nous de faire pencher la mablette pour mener à bien vers cet objectif. Bientôt, il faut tourner les joystick, actionner des boutons et faire plusieurs choses en même temps. Ce n’est pas grand chose mais ça réveille mes bas-instincts d’adorateur de jeux d’adresse, façon évite-les-trous-avec-ta-bille. On espère que le parcours fasse trois kilomètres de hauteurs, que la logique du « toujours plus loin » puisse s’appliquer. Sinon, ce fameux Pac Man sorti de Luigi’s Mansion est tout ce qu’il y a de plus bien pensé : bien dosé entre les chasseurs et le fantôme, un système pour faire revivre ses copains, tout ça, demande une bonne interaction avec tout le monde. Le minigame Animal Crossing est pareil dans cette logique d’opposition avantages/nombre de joueurs mais permet de voir en live la tête de la personne qui est sur le second écran, probablement pour savourer sa frustration ou quelque chose du genre. Inutile de tous les égrener, ils sont tous rigolos mais je ne pars pas du principe que j’aurais toujours quatre amis sous la main d’où cette emphase sur le jeu solo. Bon, ça ne justifiera peut être pas seul l’achat de la console mais si le contexte vous est favorable ce sera très certainement un jeu de base qui procurera un peu de fun.

ZombiU est peut être laid comme un pou mais son gameplay comporte quelques passages rigolos et interactifs : à la manière de Dark Souls, certains passages (crocheter une porte, mater l’inventaire etc) n’arrêtent en rien le jeu. Pendant que vous vivez votre vie sur la tablette, rien ne dit qu’un zombie ne va pas venir vous béqueter en scred’. Va-t-on quand même échapper au syndrome Red Steel, qui se basait sur les mêmes mécaniques de jeu et de gimmicks? Rien n’est dit et le mot cours que le jeu sera moins cher après peu de temps, en gros, l’optimisme n’est pas là sur les ventes. A vous de faire le tri. Pikmin 3 ne présente pas de différences fondamentales avec le premier, ses graphismes enchanteurs ne sont pas si « supérieurs » mais c’est indéniablement plus fluide, fouillé, mieux animé et globalement plus joli. La démo timée présente permet de se familiariser avec les fameux petits Pikmins « roc » qui cassent les portes en verre et certains ennemis. Probablement une valeur sûre de la console. En voyant son petit fils y jouer, un papy s’est exclamé « Ah bah voilà un jeu sans massacres et tout ça ». Micro allégorie.

Rayman Legends sera une tuerie. Confiance aveugle et absolue à ce soft. D’une part parce qu’Origins nous a conforté dans ce qui ne devrait pas devenir une série de jeux (on espère que c’est un simple truchement de générations, pour le dire comme ça) et parce que cette démo rassure même si axée multi : le joueur au pad contrôle Murphy et aide les autres à progresser : tirer des plates formes, couper des cordes, tourner des pièges, etc. Rassurez vous, le jeu est sensé être jouable seul quand même mais le fun résidera dans cette interaction entre les supports. La problématique sera de voir si ces gimmicks tiennent sur la longueur, mais, encore une fois, confiance. Le niveau « synesthésie » du trailer de l’E3 était jouable mais en profiter avec la cacophonie ambiante n’était pas évident. En tout cas, en dix minutes de jeu, nous avons largement terminé cette démo et l’enthousiasme est là – c’est d’ailleurs concrètement ce qui devrait être la plus grosse exclu jouable du salon. Deux petites lignes pour dire que la console en elle même est toute petite et que l’écran de la mablette est inutilement petit avec plein de plastique autour. Pas moyen d’avoir accès aux menus de la console ou aux diverses fonctionnalités online. On constate également que les menus conservent l’identité et les valeurs de la Wii, l’objectif n’est donc pas de nous brusquer. Tout ça donne envie et j’espère que vous pardonnerez mon impasse sur New-néo-Super-Mario-Bros-U-fit. Le disparu de la convention était probablement Paper Mario Sticker Star, qu’on oublie pas.

Le reste

Bon, il y avait quand même pas mal d’autres choses mais de là a dire que ça avait un intérêt prononcé, je ne suis pas certain. Quelques stands de goodies anglophones (Games Legends proposait ce fameux Portal Gun grandeur nature, amour) des micro-stands de sites JV (et Marcus, toujours présent à l’appel) un énorme quartier dédié à l’E-Sport (comprendre Lol et quelques autres trucs) et une ribambelle de stands éditeurs, la vaste majorité présentant des softs sortis dans le mois d’Octobre. Par exemple, on peut dénoter la grande trinité du charisme (Dishonored – Need For Speed et sa Nemesis Forza Horizon – Assassin’s Creed 3) et une floppée d’autres jeux. Une démo de Super Playstation Battle Royal Brawl ne nous a pas spécialement convaincus, c’est sympathique mais les différences avec son « maître à penser » ne sont pas flagrantes. Quelques personnages fond-de-tiroir, de jolis terrais qui évoquent de bons souvenirs, le tout est fluide mais pas intuitif niveau scores. C’est un bon palliatif pour les allergiques à Nintendo, rien de plus. Le jeu de kart Little Big Planet conserve l’esthétique naïve de la série et Sony fait de la communication risquée (photo originale de Kitsuntsun qui a involontairement fait le tour du monde des médias, bien ouej)

Joue à Call Of ! NETTOIE TON LYCÉE

Comparons avec les titres excitants de l’E3 (la Gamescom serait plus pertinente mais Bibi était en vacances) – pas de Tomb Raider (une vidéo, pas plus), pas de Last Of Us, pas de WatchDogs, tout ça est bien trop tardif pour la visée du salon. Sinon, trop de queue à faire pour les autres softs et on a très concrètement fait tout ce qu’on souhaitait voir en une seule journée.

Que dire que dire… beaucoup de bruit, beaucoup de goodies distribués pour les volontaires, beaucoup de bruit tout court et beaucoup de Gangnam Style, de Just Dance à fond les ballons, de sécurité parano, de sécurité cordiale et aidante, d’adolescents survoltés, de gamins hystériques, un tarif un poil supérieur à ce qu’il devrait être si on est pas étudiant, un coin enfant, beaucoup de Coca Cola Zero, pas de booth babes en vue (que des jeunes sympas et souriants) des paninis au poulets mal cuits, plein de streetpass, ce genre de petites choses. Pas d’avis particulier sur Halo 4, Far Cry 3, Fifa 13 ou Angry Birds.

Bon, rien de tout ça n’est écrit avec une conviction démentielle, je vais juste retourner devant Alpha Protocol et y jouer des heures, y consacrer un autre mémoire et kickstarter Obsidian pour une suite.

* Bam bam ceci est une prétérition

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