Category Archives: Télédérision

2013 // Noisepunk

 » – Tu lis les commentaires ? Il faut pas lire les commentaires. Ça va te rendre dingue. »
 » – Haha ! Comme si tu le savais pas déjà. »
 » – C’est pour ça qu’on t’aime, je suppose. »

JANVIER

On s’était donc quittés sur les Mayas, l’Apocalypse et un « meuh ». En fait c’est tombé sur Game. Si, vous savez, la chaîne de jeux qui existait encore en France il y a un an. Donc voilà, Game Over. Opération tempête du désert et liquidation, j’en ai profité pour choper une Wii U à peu de frais. Encore impossible de dire aujourd’hui si c’est un bon investissement. On commence donc les festivités avec NintendoLand, ses minijeux rigolos et sa Monita anxiogène. Elle n’a toujours pas été annoncée en futur perso de Smash Bros.
Sinon y’a les /v/idyagaemawards, des récompenses crétines aux catégories rigolotes. Retour du running-gag en fin d’année.

ABRACADABRA

ABRACADABRA

Une nouvelle série HBO, un peu à la bourre, c’est The Newsroom, saison 1. Des journalistes pour une fois à la télé en fiction, pas de bol, ça parle pas toujours de journalisme. C’est pas toujours parfait, c’est plein de défauts, c’est rempli de bons dialogues qui sauvent le tout. C’est voué à s’améliorer avec le temps donc pas de panique, je conseille, c’est vraiment pas mal.

Sinon, ça y est, j’ai enfin un smartphone, et malgré mes tentatives répétées de ne pas être un macfag, c’est un Iphone. Enfin la joie de Twitter dans le métro et de vivre un peu avec son temps. C’est surtout l’occasion parfaite de jouer à une foultitude de petits jeux, du genre Rayman Jungle RunCut The Rope, Game Dev Story, ce petit machin rigolo et nécessaire – c’est un jeu de gestion facile donc c’est pour moi – mais aussi le fantastique Super Hexagon pour donner la gerbe aux gens. Running gag du début d’année : jouer à Curiosity et dégommer des cubes comme si c’était une peine d’intérêt général.
Running gag pour toujours : jouer à Coin Doser comme s’il n’y avait pas de lendemain.

Comme d’hab, l’heure de lancer notre grand épisode de « rencontrer-des-stars-à-travers-le-temps », Assassin’s Creed 3 a un début chiant comme la mort et s’améliore un peu après. Son postgame a les meilleures idées, les choses sont bien faites, rendez vous l’année prochaine pour les pirates. On annonce un prochain Pokémon et personne ne fait de vannes de genres, c’est bien. Pour une raison qui m’échappe, on parle beaucoup de Taylor Swift. Je crois que 2013 l’a un peu enterrée, y’avait de la concurrence. Je reçois mon corpus, mon mémoire progresse de 2%. Il neige. Beaucoup. Doug Walker abandonne son abandon et annonce que, finalement, il reprend les Nostalgia Critic pour une fréquence et des limites plus libres. Django est le premier gros film de l’année et il est un peu chiant, je suis désolé. Tant qu’on est à parler de ça, Little Inferno lance cette grande lignée des jeux indés de l’année dont il est impossible de savoir si l’intention derrière est prétentieuse ou pas. Celui là est juste un poil futile mais brûler des trucs est rigolo cinq minutes. Première tentative du Débarquement, le Saturday Night Live à la française. Canal essaie de vendre les DVD pour 20 balles.

FEVRIER

Un Colliourenq gagne Koh-Lanta. Un COLLIOURENQ. Et il reste VIVANT. C’est génial. J’ai un voisin qui fait de la perceuse tous les samedis matins, cinq minutes, ce petit manège continue encore aujourd’hui. Bref. Premier stage dans une grande rédaction qui cite Beaumarchais et qui a vu naître le futurisme. C’est court, intense, super enrichissant. Mon papier le plus vu – un diaporama sur la PS4 – fait des milliers de fois de plus de vues que ce post. Je devais faire cette remarque. Gourmand comme une nouvelle saison de Top Chef, avec son Florent qui transpire le souague. Il arrivera deuxième, c’est pas si mal. Conseil album : Tame Impala. Il est sorti il y a deux mois mais c’est un super mélange entre John Lennon et plein d’autres trucs.

L’apéro du captain reçoit le Saint-Graal : Corbier. Toujours en forme et sollicité par tout le monde. Dans des sphères bien plus importantes, le processus du mariage gay bat toujours son plein, ça bloque à l’assemblée nationale et on a droit au feuilleton nocturne le plus passionnant de l’année : #directan. C’est très pince-sans-rire mais super divertissant. Avant de se faire interrompre la séance, quelques jeux : Forza Horizon est fun fun fun avec son gameplay tout simple, son esprit et sa super playlist, si seulement toute la saga pouvait être comme ça ! Spec Ops : The Line est un peu l’inverse – pas drôle du tout, au gameplay pas terrible mais au sous-texte dingue. Y’a des moments uniques dans ce jeu. En gros, il vous demande sérieusement pourquoi vous allez le terminer. /r/rance est le subreddit du mois, parce que.

Tumblr rigolo : Les Bolosses des belles Lettres. C’est une succes-story marrante qui part d’une bonne idée, certains posts me tuent de rire en cours. Maintenant, Michel et Quentin ont une petite pige hebdomadaire sur Canal. Pour la saint-Valentin, je vous propose un post d’amour courtois sur… le fap material. Oui, bon.

Je me paye une carte UGC, et je garde toujours un super souvenir d’Hapiness Therapy. Très peu de temps après, Jennifer Lawrence se casse la gueule en gagnant un Oscar, vlan ! C’est à voir, avec un Bradley Cooper aussi génial. On annonce la PS4, avec plein de cheveux blancs, de polygones, un futur line-up pas fantastique. Hey, Hiromu Arakawa sort un nouveau manga en france ! C’est Silver Spoon, ça n’a plus rien de fantastique mais c’est assez touchant. Ça met du temps à démarrer, attention.

REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR TWITTER : les faux comptes. Damien Croze fait son grand début dans le Twitter-Game et fait des dialogues un peu surréalistes avec le CM d’Alloresto.
Et vous, qu’en pensez-vous ?

MARS

Le mois du rififi sur les îles désertes. Après une quasi année de dommages collatéraux et des décennies de teasing, Tomb Raider tombe enfin (mon premier test pro, youpi) c’est super beau mais tout aussi con et facile. Exactement comme un Uncharted, j’imagine, mais je ne sais pas si Nathan Drake pouvait mourir d’autant de manières différentes. Ça ne coïncide pas précisément mais c’est aussi la reprise des problématiques de sexisme, puis de féminisme dans le jeu puis l’Internet en général. Enfin, surtout sur Twitter, puis sur le net en général. On y réfléchit deux secondes, on essaye de déblayer devant chez soi et on dit « hashtag le patriarcat » tout le temps.

Far Cry 3, enfin. Fascinant, qui te mets vraiment dans la peau de quelqu’un, où tu deviens un mauvais cul puis tu profite de ta vie de mauvais cul. Y’a que la fin qui coince un peu, c’est dommage, mais 2012 était une vraie année de beaux gosses pour Ubisoft. Les Misérables au cinéma. Je le met dans ce post car la vision de Russel Crowe qui hurle « I am Javert » me fait encore marrer. Ouhlala, quelques petites actus high-tech. Le grand Kim regarde des trucs, le harlem shake nous a tous déjà bien gavés à mort, The Pirate Bay déménage toutes les deux semaines, Aaron Swartz devient un martyr pour Anon et on découvre le visage d’Edward Snowden. Ce genre de choses, entre deux actus hardware/annonces de pompes qui parlent.

Tomoko prépare déjà son entrée en fanfare dans l'année

Tomoko prépare déjà son entrée en fanfare plus tard dans l’année

OUPS, SIM CITY est dans les bacs. Il sort dans un incroyable bordel de connexions obligatoires, de terrains trop petits, de drm, bref on pige vite les conditions dans lesquelles ont été fait les premiers tests laudatifs. Polygon se fait remarquer en mettant, sur plusieurs mois, quatre foutues notes différentes. J’aime bien Polygon pourtant, on les voit s’activer en fond dans les 90′ quotidiennes de The Verge, c’est marrant.

REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR TWITTER : Les Vines. Six secondes pour faire une vidéo en un trait, la concision et la créativité sont de mise pour réussir. Ça pousse les Internautes à cultiver le goût du risque pour la vanne parfaitement exécutée. Maintenant on peut mettre les séquences dans l’ordre qu’on veut, c’est devenu casual. A ce stade dans mon brouillon, j’ai marqué « tartes au caca », donc je suppose que ça me faisait rire, merci Ikéa, merci pour tout. The Hour est diffusée sur Arte. Un petit mix subtil entre L.A. Noire et The Newsroom, avec Ben Whishaw (cris de fangirls) et Dominic West (cris d’Amo et moi) et c’est vraiment bien. Un jour, je materai la deuxième saison.

Maintenant, le rétro korner. D’un coté, Super Amazing Wagon Adventure, jeu bien drôle et bien con où on rejoue le destin manifeste et où on va beaucoup à droite pour la conquête de l’ouest. C’est un euro, allez-y sans hésitez, ça pourrait se justifier à cinq. De l’autre, Bit Trip Runner 2 (avec la voix de Charles Martinet), sympa, pas trop dur, assez planant, exactement ce qu’on attend de lui même s’il lui arrive de confondre un peu son joueur. N’oubliez pas l’intégrale sur 3DS. Une nana à gros nichons dit « non mais allô quoi » avec un ton spécial et hop ça devient le meme forcé de l’année, le truc c’est qu’il devient national et ça devient un peu usant. Au moins, on oublie le harlem shake. Pour nous consoler, je vous propose de vous replonger sur mon hommage à Bernardo, le meilleur d’entre nous. Ohlala il neige encore. Mais vraiment. Je me suis retrouvé coincé sans TEC à 30 minutes à pieds de chez moi, je suis devenu un bonhomme de neige. Spoiler : c’est froid. Cloud Atlas au cinéma, avec Ben Wishaw (*cris de fangirls*) à voir svp, avec plein d’imageries différentes.

Le film où l'on apprend en fait que Soylent Green est fait des AKB48

Le film où l’on apprend en fait que Soylent Green est fait des AKB48

Déjà le Salon du Livre. Déjà la fin de Docteur House et wow, c’était vraiment pas fantastique. Quelque part je sais plus où, un tournage de Koh-Lanta commence pas bien et la sentence devient vraiment super irrévocable. C’est pas une histoire qui va aller en s’arrangeant, et ce post devient un peu malaisant.
Dehors, ça manifeste sévère et ça LACHE RINE. Fin d’une époque, fin des DLC sur Rock Band avec American Pie, snif snif, je me console en écoutant le premier album de Woodkid. Didon, le mariage gay est adopté aussi, c’est pas rien.

AVRIL

Premier avril, top 5 des ratages des passages télé d’Alvin Stick, héros, joueur PC de l’année, membre Gold de The Silk Road.
« Ramenez la fille et on effacera la dette », etc. Plein de joueurs à travers le monde s’exécutent et comprennent que Booker DeWitt n’est pas un papa exemplaire. Et voilà, il sort enfin, Bioshock Infinite est vraiment bien bien bien bien bien. Sa séquence d’intro et sa conclusion sont impeccables, même si pour beaucoup, le stinger vient tout foutre par terre. Dans le doute, ne le matez pas, un générique de vingt minutes est là pour faire pare-feu. Fantastique voyage à Columbia et c’est tout ce qui compte, le mode 1991 est une tuerie. Game Of Thrones reprend enfin. Le premier épisode bat des records de téléchargement illégal et les exécutifs d’HBO se disent flattés. Dans deux mois, on va tous souffrir comme des bêtes. Je suis fasciné par le meme du knife game song, qui consiste à faire une petite chanson en risquant ses doigts. Tapez ça sur Youtube au lieu d’essayer en vrai. Bref, nous sommes tous de très mauvais humeur, ces débats sur le sexisme rendent les gens fous, ce même débat est souvent ravivé par des petits malins – qui ont parfois un auditoire sur papier – il y a des affiches des Croodz dans le métro pour une éternité (et elles étaient si laides, souvenez-vous) bref l’hiver est éternel et c’est fatiguant.

Encore une saison de The Office US. C’est toujours aussi drôle et ça le devient encore un peu plus avec James Spader et sa tête de dingue – je parle bien de la huitième saison. Plus qu’une et c’est fini. Deux parisiens restent éveillés toute la nuit pour rester chanceux. Ça sonne comme un fait divers du gorafi mais c’est le nouveau tube de Daft Punk qu’on entend tout le temps, partout. Mais vraiment tout le temps. En bien choisissant tes médias, tu peux l’entendre toute la journée, et les 15 mêmes secondes parce qu’on parle encore de leaks et de fakes. La fatigue s’intensifie. De toute manière, médiatiquement, c’est un mois super fatiguant – les concours chiants de journalisme sont imminents et il faut bien réviser en ayant le nez collé sur l’actu. Manif contre. Manif pour. Les contre sont pas polis dans le métro. Frigide Barjot partout, tout le temps. Ça continue de rine lacher. Christine Boutin all the way. Bataille des chiffre et autres marroniers à la con. Vraiment, pas simple tout ça. Pendant ce temps, Bakuman saute le requin et intègre un méchant à son histoire. C’est assez bizarre, méta et éphémère pour être signalé. Ah ! Tant qu’on parle d’animation, c’est la sortie définitive de l’AMV HELL 6. Un poil plus constant que sa « version argent » mais le fait que la musique « traditionnelle » devienne noyée dans un amas de sound clips et de skits d’une minute m’enchante pas des masses mais hé, c’est que mon avis.

Hey, déjà un nouvel album de Phoenix. Il est beau, sans bon le yaourt à la pêche et s’appelle Bankrupt!. Il est plein de mélodies archi synthétiques, chewingumesques, The Real Thing et Trying To Be Cool sont des tueries, bref, je crois que je comprends cette pochette, dans un sens. Quelque part dans l’ouest de la France, un grand hangar abrite le Stunfest. Il faudra vraiment que j’y aille un jour, mater des combats commentés sur une chaise longue doit être une expérience à part, et il faudra tenter de briller sur Smash Bros ou Pokémon Puzzle League. Ou Catherine, qui sait.

MAI

Un magazine de petits malins nommé Canard PC fait un dossier sur le masochisme dans le JV. C’est bien compréhensible après un gimmick aussi appuyé dans l’industrie circa 2012, et on y parle de roms de Mario hackées et de « Masocore« . La référence est confirmée par son auteur. High-five mental !
REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR TWITTER : Le Widetext. On parle avec des lettres qui prennent beaucoup de place et ça nous donne un air satanique. Les normalfags essayent d’imiter la chose en espaçant simplement des capitales maiiiiis ça ne marche pas. Bref, voilà, pour des raisons incompréhensibles, ça continue de nous faire rire. Indochine sort un album, sort un single sympa en la personne de College Boy, réalisé par Xavier Dolan (pls) et OH LA LA SCANDALE ILS CRUCIFIENT UN GOSSE. Le clip est supprimé de Youtube pendant deux bons jours. Je crois qu’ils ont jamais maté de Gaspar Noé.

Les censeurs de Youtube devraient plutôt mater It’s a hard life, le webcomic sur Pokémon qui prend le nuzzlocke au premier degré. En gros, les Pokémon y meurent pour de bon et personne ne sait pourquoi ils se battent quand même. C’est frais. Larmes viriles.

Quartier libre, troisième. Celui là est plus lent à démarrer. Je commence par une repompe d’un vieux concept, on s’entre-photographie nos écrans, l’hilarité est générale. Chacun ira de son petit bout de culture mais je dois avoué que j’ai été fasciné par le post d’Amo sur les méfaits des capotes parfumées. Le fait d’y avoir inséré plein de gifs de Joshiraku m’a… fait commencer Joshiraku. Diantre, cet anime est inclassable. Trop rapide à suivre, absolument impossible à adapter, son humour très pince-sans-rire est absolument délicieux, si on vire ces « phases en villes » qui font un peu retomber la sauce. Bref, c’est très très spécial et non, les amies ne se frottent pas les tétons entre elles, triste morale de cette histoire.

RÉVOLUTION DE L’HUMOUR SUR L’INTERNET : Ryan Gosling ne veut pas manger ses céréales. C’est pas bien Ryan. On pouvait également le voir sur Gangster Squad, où il parle plus que dans ses autres films réunis et multipliés par dix – avec un ton un peu débile absolument délicieux – ou dans The Place Beyond The Pines, mais deux heures de film lui survivent alors c’est pas cool. Bientôt, ce sera dans Only God Forgives, grand wazzuf d’une heure trente, sa courte durée ne l’as pas empêché d’être le film contre qui je me suis le plus retenu de dormir de l’année. C’est pas le manga Kids On The Slope qui va redresser la barre, on va sagement attendre de mater l’animé plutôt. C’est le bordel intégral à Marseille, la bouche de l’Enfer s’y ouvre. Encore un running gag très étrange de l’actualité. Mon ancien boss part fonder l’Opinion. Moi, moins ambitieux, fonde enfin un vrai Tumblr.
Lol, FAUVE.

Dernier bras de fer annuel entre l’Epitanime et l’Eurovision. Je ne me souviens plus beaucoup des deux. Qui était l’invité spécial ? Gen Urobushi. Les assos pas super satisfaites, la cave glauques, plein de choses sympas cependant. Un mauvais temps qui avorte tout reportage, beuh. Des gens ne dorment pas assez et fondent un culte étrange autour de l’alpagua. Ok. Grand bien leur fasse. Sinon, trois mois après la concurrence, Microsoft boucle la next-gen avec son X-Box Reveal. Ils se débarrassent de tout le bullshit pour l’E3 – réseaux sociaux, Netflix et Kinect, c’est fait, c’est expédié. La suite plus tard. J’en ai jamais parlé sur ce blog mais je jouais aussi à Sleeping Dogs. Ce jeu était désespérément moyen. Entre pas mal et moyen, mais quand même vraiment moyen.

JUIN

Nolife a six ans et les fête avec les formes en faisant son premier direct. Je sors 279è du quiz, ce qui est bien mais pas top. Encore une fois, mon amour des chiffres devait absolument vous sortir cette information.
REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR TWITTER : On se traite tous de fdps. Ca devient presque une ponctuation. Salut fdp comment ça va fdp hashtag le patriarcat fdp. L’élite de l’Internet, rappelons-le.

Enfin, EN-FIN, les Queens Of The Stone Age sortent un nouvel album, …Like Clockwork. Il est pas mal mais il manque cruellement de la dinguerie d’Era Vulgaris, si séduisante. C’est très carré mais un poil trop premier degré globalement, c’est dommage. Ça reste les QOSTA quoi. Voilà, le monde se prend les noces pourpres dans la gueule. C’était canonique depuis presque quinze ans et on le découvre quand même en vidéo en mangeant nos dents. Je me souviens parfaitement de cette séquence, de cette impression que quelque chose va bien foirer. Ils ferment les portes et il faut subir le reste. Dernier Level 27 le podcast gike ouuuuh, huez, l’internet, huez, c’est nul, ouuuuuh. C’est pas grave, on va rebondir.
C’est l’E3. Plein d’annonces de jeux, le premier à être concret sur la next-gen, Microsoft doit annuler sa politique sur les DRM. En tout cas, faire un peu semblant. Pas mal de trucs intéressants quand même, Final Fantasy XV, The Phantom Pain, un Mario Kart, un Smash Bros etc etc etc vivement tout ça. RÉVOLUTION DE MON HUMOUR SUR TWITTER : J’entoure les truc que je conchie de croix gammées. Personne ne s’est plaint donc je crois que ça passe.

En parlant de jeux, clin d’œil à Thomas Was Alone, mon petit jeu indé le plus chiant et vain de l’année. J’ai pas encore joué à Gone Home, donc mon award d’indie de chie est pour toi. Merci salut. Même pas foutu de tourner correctement sur mon Macbook avec ça. De l’autre coté du spectre, la folle histoire de Shep Shepard continue avec Mass Effect 2. Tellement mieux, malgré ses incroyables bugs de cinématiques, de textures et de collision. Miranda incarne l’uncanny valley.
Les habituels anniversaires du blog tombent en même temps : 5 ans de blog, déjà, putain. Je demande à mon entourage ce qu’il a appris pendant ce laps de temps. C’est aussi le 600è post : on fait un Let’s Play d’Amnesia qui non, ne fait pas peur. Je suis catégorique. J’ai vu le Viet-Nam. J’ai vu Kane & Lynch 2. Plus rien ne me fait peur.
Internet fait du gonzo en mode Enquête Exclusive : on se penche un peu sur le cas de certains Youtubeurs. Qui sont-ils, quels sont leurs réseaux, comment font-il pour gagner cinq fois plus sans passer par les neufs ans d’études que vont se taper votre serviteur ? Encore un dossier intéressant made in CPC, appuyé par la collaboration étroite d’@SI.
C’est reparti pour Respawn Live ! Salut, voilà mon air coquin avec Gautoz. On papote en direct de l’E3 et on passe tous un super après midi. Après la pause-dîner, il faut faire l’event des 6 ans de Synopslive, super réseau qui accueille toutes ces émissions. Avec Amo, on fait une chronique rigolote (et un peu longue, pardon) qui va rapidement devenir une idée à pousser. Une grosse annonce y est faite, rendez-vous en septembre.

On commence à en avoir marre de ces vils mécréants qui disent digital au lieu de numérique. Twitter gronde, Twitter grogne, mais pas avec les doigts svp fdp, ça ne veut rien dire. Soudainement sur 3DS (oui, cette console existe toujours et ça se passe même très bien pour elle) un lapin blanc un peu attention whore apparaît et veut absolument nous fourguer quatre autres jeux Streetpass. La drogue.
Encore un Mario Marathon aux États-Unis, le concept y est toujours aussi bien mais ils récoltent moins d’argent, pour la première fois.
RÉVOLUTIONDE L’HUMOUR SUR TWITTER : Le smiley ( ͡° ͜ʖ ͡°). Il vous regarde dormir.


C’est parti pour la ruée vers l’or de la 3DS : Animal Crossing : New Leaf est enfin dans nos crèmeries. La drooooogue. J’ai dû y passer dans les 120 heures de jeu et j’ai toujours pas remboursée l’intégralité de ma maison. Les médias, eux, jouent au Whooper Game. En quoi ça consiste ? Annoncer l’arrivée de Burger King en France en ayant des sources pourries. Ça rate à chaque fois, c’est génial.
Début d’une excellente saison d’anime. Les fangirls crient : Free ! est un anime qui abandonne enfin le moe aux lolis pour le mettre dans un club de piscine masculin – mais sans tétons s’il vous plaît. De ce que j’en ai vu, c’est carrément pas mal et ça ne se prend pas trop au sérieux, c’est donc très BIEN.

 JUILLET

Man Of Steel est le film le plus chiant de l’année en ce qui me concerne. Il dure trois siècles. Je l’ai vu juste après les Stagiaires, un film où les gens n’arrêtent pas de parler. Si on mixe ces deux trucs, on obtient Le Loup de Wall Street en toute fin d’année. Arghiargh.
Un mec ouvre un tumblr pour faire semblant d’être condamné par la maladie, ça se repère à des kilomètres et personne n’a rien compris sur le pourquoi du comment. C’est pas super respectueux pour les vrais malades.

C’est le retour de l’otakuiz, où mon comparse Yllwngg et moi même vous rédigeons des questions de bon flic et de mauvais flic, toujours dans le bon goût et la sophistication. Japan Expo. 4 jours complets, en 2014, il y en aura un de plus. Plein de boulot à faire, rencontrer des producteurs – celui de Paella Magique, ceux d’Aniplex, on a fait une super interview avec Fabien Vautrin sur la traduction et l’adaptation dans l’industrie du mangasse. Des miracles s’y produisent : Katawa Shoujo sort en édition physique, avec quelques goodies honnête et une traduction qui l’est tout autant (sauf la route de Rin, quelqu’un était fatigué, je crois). C’est la folie du streetpass, c’est la dernière édition du Comicon avant quelques temps, c’est la débauche.

The Walking Dead : 400 Days. Pas mal mais on sait toujours pas si ça aura une incidence dans la deuxième saison. Aujourd’hui, on sait toujours pas comment ça pourrait articuler les deux. Je comprends enfin que ce personnage que je retrouve souvent sur les imageboards s’appelle Tomoko Kuroki, que son univers s’appelle WataMote et qu’un anime est imminent. Je commence à lire le manga : malaise malaisant is malaisant, et encore, je ne suis pas totalement soumis aux « hontes au second degré ». Il n’empêche que c’est particulier, pas vraiment drôle, j’aime bien le style et le personnage par masochisme. C’est parti pour l’adaptation en anime : c’est beaucoup plus drôle, plus second degré, c’est rempli de moments cultes et les génériques sont supers. C’est parti pour notre running-gag de l’été et répéter « fellapuccino ?! » pendant trois mois.

Alors, que vaut le Pixar nouveau ? C’est dérivé de Monstres et Compagnie, ça peut être que bien. Enfin… mouais. C’était peut être un peu superflu. Non, mon vrai kif de l’année – et dans l’animation, de surcroît – c’est Le Congrès. Je vous recommande fort ce film, à l’aveugle. Je ne connaissait pas trop le visage de Robin Wright, j’ai, à ce jour, toujours loupé la première saison de House Of Cards, la première série made in Netflix.

Le saviez vous ? Games and Wario est une déception. C’est un poil plus que ça même, sa durée de vie d’une demi heure, son prix et son je-m’en-fout-isme ambiant ne l’aident pas beaucoup. De temps en temps, on pourra sortir le mode Pictionnary. Retour de The Newsroom, pour une deuxième saison vachement mieux foutue, sans les défauts de la première. C’est fantastique, mais… le dernier épisode pourrait montrer que c’était en fait un accident. More as the story devellops. C’est l’EVO, aussi, tiens. La finale de Smash Bros se fait avec un Fox, sans objets, sur Destination Finale. Le fun se meurt lentement.
REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR INTERNET : Eddy Malou congolexicomatise les lois du marché.

On s’envole pour Marrakech. Les gens veulent à tout prix nous donner des érections. On voit mille trucs sympas. On en profite pour commencer DanganRonpa, le survival game super-duper UPUPUPUPU. Au début j’avais quelques craintes, à la fin j’avais PLEIN de craintes, mais tout ce qui était au milieu était fort moelleux. Gênant : Soul Eater Not ! est plus grave que le canon original. Bientôt l’anime ! Highjacking est un film original et un peu claustro.

Ça sent le cramé

Pendant ce temps sur Youtube : « Morsay et Alain Soral partent à la chasse aux illuminatis ». Bon. Avant de repartir en vacances, un bon gros batch de jeux sur 3DS, qui n’a servi à rien la première moitié de l’année. Mario et Luigi, Luigi’s Mansion 2, Fire Emblem, bientôt d’autres à venir.

AOUT

Fez II fait « prout », Phil Fish en a vraiment trop marre des connards de l’Internet. Bon, si le 1 pouvait ne pas systématiquement corrompre ses sauvegardes, tout serait plus simple. Comme chaque année, on part se relaxant dans notre fief sudiste.
Habemus Doctor ! Peter Capaldi sera le prochain Docteur. Je crois que les fans de Doctor Who ont marre de ce qu’ils ont devant les yeux depuis circa deux ans.

Nous sommes le 6 Aout 2013. Je pique la PS Vita de ma cops et je lance Persona 4 Golden. Il faut beaucoup de temps pour que le gameplay commence – quatre ou cinq heures, de mémoire – mais l’intégralité du truc est formidable. L’histoire est bien, les thèmes abordés sont biens, les personnages sont biens, les musiques sont super bien, ça dure plus de 70 heures, il y a quinze fins différentes, tout l’univers et la saga sont séduisants, bref, fantastique coup de cœur de l’été et de l’année.
Notre télé est bloquée sur NRJ 12. Pendant trois semaines, c’est une torture, sauf le dimanche matin où il y a American Dad.

Abordons quelques trucs complètement cons. Robin Thicke, pour commencer. L’instru est bien mais les paroles n’étaient peut être pas nécessaires. Que vient foutre Pharell dans cette galère ? Oh, sinon, c’est le retour des boîtes de 20 nuggets et c’était totalement important.
Beaucoup de bromances, de reverses-traps et d’ours dans les fictions de cet été. Je mate notamment Kids On The Slope, cette fois en anime, c’est évidemment beaucoup mieux. Le pouvoir du jazz !

On prépare de quoi valider l’année un peu à la bourre, et il y a quelques bons jeux à la rentrée. Notamment Pikmin 3, qui commence un peu à justifier l’achat d’une Wii U. C’est vraiment beau, un peu court, fun comme autrefois, avec un fin qui, elle aussi, proute un peu. Sinon, Saints Row 4. C’est un peu moche. Il y a une bonne BO, c’est drôle de temps en temps, bon, peut mieux faire. Enfin, je n’ai pas aimé Hotline Miami. Un peu trop répétitif, pas assez consistant pour le fond. C’est mon avis.

Wok en Seine ! Toper Thomas Mars pendant Phoenix, Franz Ferdinand, Kendrick Lamar, Wwaves, Nine Inch Nails et plein d’autres trucs ‘achement bien. Avant la rentrée, il faut absolument essayer Papers, Please, un jeu indé fantastique et addictif qui réussit à rendre le travail de bureau passionnant. Essayez-le, c’est un must-have. Miley Cyrus danse le twerk, sur de la musique pop. Encore une fois, un mystère sur mon brouillon. Kick Ass 2 c’est un peu de la chie, quand même. Certains plans ne sont pas possibles.
Le monde se passionne pour Cookie Clicker, un jeu sur navigateur qui demande de…. cliquer.

 Meilleure nouvelle de la rentrée : Breaking Bad est sur le point de se terminer. Ça ne se termine pas très bien.

SEPTEMBRE

On vous avait parlé d’une annonce ? C’est Radio Kawa, une nouvelle entité généraliste qui vient s’articuler entre 01 et Synopslive, de manière indépendant. On y trouve Morceaux Choisis, Toile Secrète, Les Planètes, Ta Gueule… autant de domaines explorés avec talent. On ne peut pas laisser passer l’occase de faire notre propre show. Qu’est-ce que le netorare ? Pourquoi ? Comment ? Je me suis posé ces épineuses questions quelque part par là.

Le Dernier Pub Avant La Fin Du Monde, malgré un titre qui a failli nous donner des sueurs, est super cool. C’est original, c’est le nouveau Edgar Wright et ça conclut la « trilogie Cornetto ». Quelque part en Ile de France, un dingue se bat contre un type de RER bien précis. On a pas de nouvelles du Violongay, c’est peut être sa nouvelle incarnation.
Je découvre enfin Crossed, la super chronique transmédia de Karim Débbache. Intelligence et finesse sont les mamelles d’une vidéo réussie. Twiiiiist ! Faut pas r’garder. Premier numéro de Lui, hashtag le patriarcat.

Rayman Legends sort enfin, après neuf mois de retard. C’est une tuerie, à tous les niveaux. Injustice : il est pas simple d’apprécier le jeu à sa juste valeur quand on le compare à Origins, l’effet « de surprise » n’est plus là. Le jeu est tout de même fantastique, faut pas charrier, mais voilà, il se gadine comme jamais. Je me prends Diablo III sur consoles. Je dois y rejouer quatre fois pour les succès. Je m’exécute en maugréant, heureusement, il est super facile.

Y’a un petit jeu qui sort, il s’appelle GTA V, je sais pas si ça vous dit quelque chose ? C’est grand. Plein de détails partout. Des bonnes radios, un univers chouette, TREVOR. QUI TUE JOHNNY KLEBITZ COMME SI ON S’EN FOUTAIT. Bref. Ca me rappelle l’existence des Thee Oh Sees, un peu mon groupe de l’année. Plein plein plein de trucs à écouter. Le Japon est sélectionné pour les JO de 2020, nous sommes impatients. Et donc, Katawa Shoujo en fraçais okay okay fdp. Nouvel album de MGMT, astucieusement nommée MGMT. Les Arctics Monkeys rejoignent cette débauche de lettres avec AM. Le deuxième est bien meilleur, le premier est inaudible. Dexter se termine dans l’indifférence générale. La fin n’est pas bonne.

Nous disions donc : début du podcast LOLJAPON, animé par votre serviteur et sa moitié. Masculine. Vous voyez ce que je veux dire. On s’achète du matos, on fait un pilote et hop, c’est parti pour une heure, une fois par mois. On essaiera peut être de faire un direct d’ici la fin de la saison. On cogite, quoi. Le seuil de tolérance me fait mater de sacrées merdes, dont Strike Witches, que je supporte un épisode. L’application Line existe dans nos cœurs pour une après-midi. Une nouvelle saison de Masterchef au casting pas top commence, et on entend du papaoutai jusqu’à plus soif. Bref, Stromae c’est bien, bien produit, mais si j’entends Formidable encore une fois je fais un massacre.

OCTOBRE

Et donc, GTA Online, c’est pas mal, ça ne marche pas du tout, c’est l’Apocalypse des textures, il faudra y revenir un jour voir comment tout ça s’est amélioré. En fait, ce qui me fait peur, c’est le facteur humain, surtout pour un jeu comme GTA. PAUSE ÉMOTION : Beyond, Two Souls est le premier jeu leaké sur Youtube, qu’on peut finir sans toucher la manette. J’exagère, évidemment, mais c’est pas bien parti. J’aime bien le Cage quand même, je m’y occuperais un jour.

 Je suis Team Froakie à donf, sortie de Pokémon X/Y. Un poil décevant malgré le tout nouveau « moteur graphique ». La team Flare est teubée comme jamais, les musiques sont excellentes, c’est une sorte de best-of de tout ce qu’à fait Pokémon jusqu’ici. 36 15 Usul continue de rivaliser d’intelligence avec son « Calisse c’était énôrme s’braquage lô ». La chronique va s’arrêter au sommet de sa gloire en tout début 2014.

REVOLUTION DE L’ANIMATION : Démarrage de HYPE LA HYPE, le nouvel anime de la Gainax qui est en fait de Trigger. Euh, je veux dire, de KILL LA KILL. On devinait la qualité du truc dès le premier teaser. C’est complètement outrancier, le malaise de la « mise de l’uniforme » est palpable, on sent que les animateurs font les petits cons. Attention, je sais pas si ça s’est vu, mais il nous jettent des seins et d’autres trucs à la figure de temps en temps. On est actuellement à mi-chemin, voir où ça se termine. Oui, pour le coup, on peut dire que ca a la structure d’un jeu vidéo.

Toujours dans les Philippines, Survivor fait un truc bizarre : mettre des gens contre leur famille et moitiés. Ca marche assez bien et ça couronne un petit malin qui réclamait le titre depuis longtemps. La Vie d’Adèle, chapitre 1 et 2 : des gros plans, des spaghettis, Exarchopoulos qui fait « euuuuuh » avec la bouche pendant trois heures, des claques sur les fesses et des « petite salope » en rafale, je sais paaaaaaas. Youpi, deuxième année de Master, on fait de la recherche. Où est mon temps perdu ? Au CNRS, à consulter de vieux papiers, ou en colloque. Youpi tralala !

The Stanley Parable, ce jeu loufoque où on remet en question la superiorité du narrateur et du storytelling. C’est foufou, plein d’idées et d’humour, s’eut peut être été un poil meilleur avec une trame de fond et un peu plus de jusqu’au bout-isme.
REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR TWITTER : Wow doge such meme such humour much drôlatique.
Assissination Classroom n’est pas un manga fantastique (« Madame Pouffe », hashtag le patriarcat) mais le docu Generation Quoi ? est aussi malin que gourmand et croquant. Big up à Infrarouges qui rejoint La Nouvelle Edition et Le Supplément aux panthéon de l’infotainment réussi.
Et Gravity, est-ce que c’est réussi ? Sans doute. C’est ouf geudin, mais sorti d’un écran de cinéma, je sais pas si ça tiendra le coup. En attendant, en 3D au cinéma, c’est inédit. L’univers déteste Sandra Bullock.
Des gens bizarres envoient des selfies au magazine Le Monde, moi, je lis Liar Game. Malheureusement, c’est trop moche pour posséder en manga mais c’est rempli d’idées. Dommage qu’il ai autant de mal à cacher ses articulations entre deux jeux… « oups, je me suis encore fait avoir !! »
Je vais toujours pas aux Utopiales : je promets d’y aller un jour et d’y donner ma propre présentation.

REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR TWITTER : Laurence Haïm tweet n’importe quoi. Persona 4 Arena est mon premier jeu de baston depuis plus de dix piges. C’est pas mal, l’univers derrière aide beaucoup. Je suis prêt pour Skullgirls, je suppose. Et enfin ? C’est la Paris Games Week, son lot habituel de scandales, de bordel, d’Activision qui fait n’importe quoi avec Call Of, mais aussi avec un coin indé, enfant et frenchie bien pensé. En parallèle, arrivée de JV, le nouveau (bon) mag de jeux.

NOVEMBRE

Rattrapant un retard scandaleux, je finis enfin animée de l’Attaque des Titans. Pas étonnant que ce soit le mangasse de l’année : super pointilleux, énormément de suspense, d’émotion et un univers travaillé. C’est par le réal de Death Note, ce n’est pas étonnant. Vivement la suite sur papier. Un lama prend le tramway et ça devient un autre meme forcé national. Courage !

Seuil de tolérance, toujours, Diabolik Lovers. HASTAG LE PATRIARCAT. Qui s’occuppe de ce truc ? Y’a-t-il vraiment un public féminin fait pour kiffer ça ? C’est super malsain, c’est pas la trop courte durée des épisodes qui vont sauver le truc. Peut être que ça devient génial à mi-chemin mais c’est un poil trop tard. Big Order est un autre produit culturel japonais pas tip top : complètement pompé sur le précédent manga du même auteur. En gros, Sakae Esuno a refait Mirai Nikki, avec du fanservice en plus. Bof.
Alleluia : un nouveau Phoenix Wright sort en démat, anglais only. Ca ne l’empêche pas d’être excellent et de se classer dans le trio de tête. Une constance dingue, d’excellents personnages, encore un trio, encore un gameplay best-of, il ne lui manque qu’un vrai moment de bravoure… mais y’a pas de moment en dessous et c’est le plus long des cinq ! La joie s’intensifie.

 Saviez vous que QOOQ est une entreprise cool, aux tablettes intelligentes et aprouvées par Oprah ? Non ? Maintenant, vous savez. Notre habituelle uchronie/scénario SF de Novembre est vraiment pas mal : c’est le Transperceneige. Plein de bonnes idées, plein de petits trucs visuels qui aident à surmonter la fin trop clichée. Ca donne envie de lire la BD, exactement comme Quai d’Orsay, bien rigolo comme il le faut. Oh, Janelle Monae sort un album tip top. (aucun rapport avec Huppert)

Encore des Golden Blogs Awards, cette fois je ne tente pas ma chance, mais Babor sauve l’honneur en gagnant la catégorie culture généraliste. Oui, vous avez bien lu, oui, c’est factuel. Bref. REVOLUTION DE L’HUMOUR DANS LES MEDIAS : qui a peur du grand méchant darknet ? Y’a soudainement un emballement médiatique autour du deepweb. J’aurais pu aider à y contribuer en début d’année. Je n’y ai juste pas pensé. Derp. Premier épisode de The Wolf Among Us, nouveau feuilleton made in TellTales, cette fois adapté de Fables, webcomic fantastique (en genre). C’est un peu chiant, un peu mou mais intéressant. Peut être pas de quoi acheter un season pass mais ça change de The Walking Dead. Les internautes les plus courageux se lance dans le NanoWrimo, qui consiste à écrire un roman de 50 000 mots en un mois. Croyez moi, ce n’est pas simple, il faut du temps et de la rigueur. C’est quand même un mémoire et demi en un seul mois quoi.

Miracle happens : on va au Mondial, finalement. Il fallait réunir des conditions dingues et comme d’habitude, on le fait ras-les-paquerettes. Je n’étais pas particulièrement inquiété, on fonctionne comme ça. Après, au Brésil, faut voir. En attendant, Dorcel promet une nuit de pr0n gratuit à tout le monde. REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR FACEBOOK : Les Bitstrips. Eurgh, non, oubliez ce que je viens de dire. Quelque part à Paris, l’opération Desert Bus singe un marathon américain, avec plein d’invités qui offrent leurs bouquins et leurs jeux presse. Si ça peut encourager ce genre d’initiatives en France, ce serait chouette. Deux autres films marquants : Inside Llewin Davis, le nouveau Cohen Bros, super touchant et un poil différent des autres production des frères. Je me demande si c’est pas leur premier film où on voit pas de flingue. Enfin, Hunger Games : Catching Fire continue l’adaptation stricte et tout ce que ça implique – c’est vraiment chouette de voir cette arène au cinéma. Pour le reste, voir le premier.
PERSONA 5 EST ANNONCE YOUHOU.

 Le Vent Se Lève. Le prochain Miyazaki est tip top. Adulte, intéressant, lié à l’histoire et aux goûts du maître. Avec la voix d’Anno et des bruitages faits à la bouche. Un petit jeu en promo sur le XBLA : Mark Of The Ninja est effectivement bien foutu, je l’ai complété vite fait, difficile d’y revenir.

DECEMBRE

BON ! Le seul vrai GOTY de l’année, Wii Fit U, est en démo pour 30 jours. Nintendo, dans sa grande mansuétude, laisse les possesseurs de Wii Balance Board essayer le jeu pour trentre jours. Faut pas rater ça ! 2014 sera l’année de la remise en forme ! Car oui ! Je suis même sûr que ce jeu est plus fun que Far Cry : Blood Dragon qui est assez moche, drôle par moments mais trop court pour son propre bien. Encore un magazine qui vient refournir le très délaissé rayon JV, c’est Games. Exactement comme son homologue UK. Je sais pas ce qu’il en est, la couverture est repoussante et j’en ai toujours pas trouvé. Un peu plus tard. Pour fermer la trilogie, Canard PC vient de fêter ses dix ans, fêloches. Presque deux ans que je le lis régulièrement… sans être joueur PC.

C’est fait, il y a enfin un vrai Burger King qui ouvre Gare Saint-Lazare, j’ai toujours moi même un peu de mal à y croire. Les gens font la queue et l’Internet se moque. Gravity Falls est effectivement un dessin animé sympa, plutôt malin pour du Disney Channel. Après, voilà, ce n’est rien d’autre qu’un dessin animé. HA BAH JUSTEMENT. Soul Eater Not! est bientôt adapté en anime, toujours par Bones. Le dernier tome de la trame principale sort à Noël au Japon. Not! pourrait être bien en anime, on va bien voir, j’ai la foi.

Super dessin d’aquanut (cliquez pour son Deviant Art)

Cérémonie des VGX. C’est embarrassant. Juste embarrassant. Geoff K, toujours là quand il ne faut pas. Ice Chiant à la télé. C’est chiant. Je me refait The Wind Waker grace au remake HD. L’occasion de se souvenir que oui, 2003, excellente année du JV, c’était il y a précisément deux lustres. Ca n’a pas mal veilli du tout. Début de la deuxième saison de The Walking Dead en jeu. Cette fois, on dirige Clémentine, et shit continue d’happenner. Je cultive un fétiche très étrange pour les images libres de droit.

C’est Noël. Je suis amoureux de Nonon Jakazure, qui rejoint Naoto Shirogane, Tomoko et d’autres au grand Panthéon 2013. On ne parle que de quenelles à la télé, c’est la déprime, ça devient une affaire d’état. Je joue enfin à Mario 3D World et la hype retombe soudainement. J’en suis qu’à mi-chemin, on va bien voir. The Last Of Us est le GOTY de toutes les rédactions du monde (quand c’est pas GTA V) et Gone Home fait  encore ricaner. Est-ce que c’est fondé ? La réponse un jour prochain. C’est prévu, je vais me taper Boku No Pico pour le « seuil de tolérance » de Février. Ben mon cochon.
Et le 30, Benjamin Curtis, moitié des School Of Seven Bells, meurt du cancer. Eurgh. :/

Et voilà. 7000 et quelques mots d’amour pour toi. Une très bonne nouvelle année.

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Vrais savent vraies choses

Bon, on y est presque. J’espère que vous allez avoir un mois d’aout sympa. Moi, je me suis préparé un backlog de ouf guedin, il y a plein d’animes à mater, de jeux très japoniaisants à découvrir. C’est même parfois transmédia sur la remarque précédente : Danganronpa est pas mal en anime mais ça donne franchement envie de jouer au jeu. Bref, un été studieux où je suis sensé pisser du mémoire et réviser pour septembre. BRAIFE ! Je me suis gardé House Of Cards sous le manteau pour voir ce que ça valait, et j’ai Kids On The Slope sur le feu. Pop culture à donf entre deux grillades et pizzas sur la plage.
J’espère que vous êtes dans le même cas de figure. Et j’interviens pour vous aider ! Si vous ne savez pas quoi mater cet été, j’ai un conseil simple : HBO.

HBO n’est pas une série, c’est une chaîne de télé. Home Box Office pour les intimes. Le centre névralgique du câble américain. Beaucoup de sport et beaucoup de séries, ce qui nous intéresse présentement. En fait, HBO est une chaîne connue pour la qualité des séries qu’elle produit et diffuse. Le slogan est bien trouvé : « Ce n’est pas de la télé, c’est HBO ». Et oui, fin des années 90, ce sont eux qui ont lancé cette «  » »mode » » » des séries qualitatives, notion qui ne voulait pas vraiment dire grand chose à l’époque. Prenez cette dernière remarque avec la distance qui s’impose mais il s’avère que c’est un vrai label de qualité, ce depuis presque vingt ans. Y’en a plein, je les ai pas toutes vues, mais je peux en chroniquer quelques unes ! C’est aussi simple que ça : ça vaut toujours le coup. Cette écran introductif est toujours bon signe. La neige, le bruit d’allumage, le logo archaïque et le petit « haaaaa » : toujours un bon présage sur ce qui va suivre.
C’est une constante quasi-universelle : les séries sont toujours meilleures sur les networks payants. Pensez à Showtime de l’autre coté – même si Netflix est un acteur récent dans l’équation. Bref, j’ai déjà parlé de la plupart de ces séries mais hop ! Pour ceux qui auraient raté ça, voici MES CONSEILS. PAR ORDRE CHRONOLOGIQUE. J’ai encore plein de choses à mater mais j’ai toujours constaté l’excellence… et dites vous bien qu’actuellement, les chances qu’une intégrale à bas prix est sûrement à choper sur CDiscount et autres sont grandes !

La réaction des Fujoshis devant Oz

La réaction des Fujoshis devant Oz

OZ

Par Tom Fontana. Six saisons, huit épisodes à chaque fois (une double au milieu), une heure. Showrunner essentiel et première série popularisée par cette chaîne. C’est Fontana himself qui se fait faire le logo de la série dans le générique. Je le dis à qui veut l’entendre, c’est la deuxième meilleure série que j’ai vu en intégralité, pour le moment. Faut dire qu’elle aime se tirer dans les pattes. Pour beaucoup, Oz, c’est de l’ultraviolence et des viols en prison. CERTES mais il y a toute une série derrière ! Oz, c’est le surnom du pénitencier d’Oswald, où sont enfermés les pires effdépays des States. Ils évoluent dans Emerald City, une espère de cour de récré géante et ultra surveillée par Tim MacManus, grande bajasse sympathique mais un peu trop idéaliste. Oz c’est la vie de ces détenus qui tuent le temps, principalement en se tuant les uns les autres. Des perpètes, des condamnés, certains à mort. Pas de point de vue particulier : on passe de X à Y avec une facilité déconcertante. Il n’y a pas de focales mais des petites intrigues à plus ou moins long terme qui concerne chaque individu, toujours précédé d’un petit flash-back qui nous indique le crime en question.
C’est pas difficile : il y a cinq milliards de personnages. Le casting est une plaque tournante géante. Ce machin est un fantastique jeu de survivalisme involontaire : je ne dirais pas le nombre de persos qui passent l’intégralité de la série mais c’est assez éloquent. Parmi ces persos, des castes de homeboys, d’italiens, d’homos, d’aryens, des gueules pas possibles, des personnages fantastiques. Vous voyez le syndrome « putain de perso », genre Jaqen A’quar dans GoT ? Dans Oz, il y en a par dizaines.
Oz est une chronique réaliste mais terriblement, terriblement violente. Âmes sensibles s’abstenir, allergiques des pénis s’abstenir. Série connue pour son fantastique plan de Christopher Meloni en train de pisser dans un seau. La série a juste duré un peu trop longtemps pour laisser passer une ou deux storylines un peu derpantes – notamment dans la quatrième saison.
Je peux pas trop développer pour parler un peu du reste mais matez cette série. Elle est essentielle. Fantastiques qualités d’écriture, persos incroyables, postulat inédit. Comment une série ayant toujours le même décor, où on voit le soleil du jour pendant deux trois plans – dont un en rêve – peut être aussi passionnante ? Les prisonniers sont des salauds attachants (les plus grands bâtards de la fiction sont là), c’est une fiction fantastiquement cynique, bien construite, ça se marathonne sans problème, on pleure parfois, on lâche énormément d’exclamations, ça n’a pas d’équivalent. Je ne vais pas refaire mon post d’il y a cinq ans mais vraiment, du caviar.

Aujourd’hui, la moitié du casting joue dans des séries policières nazes.

Sex And The City

Par Darren Star. Six saisons d’une vingtaine d’épisode. Format comique, une demi heure. Passe régulièrement le vendredi soir sur M6, quelque part dans le cycle Scrubs-Earl-Sons Of Anarchy-Californication. Je sens une légère consternation dans la tête de mes amis quand j’essaie de leur parler de Sex And The City. C’est peut être pas une série démentielle mais j’ai toujours eu un petit faible pour les aventures sexuelles de Carrie, Samantha, Miranda et Charlotte, un groupe de copines qui « parlent et agissent comme quatre homos » (dixit je sais pas qui de je sais pas quelle autre série) et ben figurez vous que c’est la série dont on parle le plus dans les autres séries, finalement.
Sex And The City c’est New York, la grande pomme, ses bars branchés et ses lieux « in » du moment. Si les héroïnes vont quelque part, le lieu-dit est promis à être booké pendant quelques mois. C’est la série qui a décidé que le cosmo était un cocktail féminin. On pourrait facilement la renommer « Fist World Problems : Le Show » parce que son casting n’est pas forcément très très ancré dans la réalité et dans le tiers monde. En gros, quatre copines se baladent ensemble, vivent des aventures plus ou moins insignifiantes, font des conquêtes et parlent beaucoup de cul entre elles (sur ce dernier point je ne peux pas m’empêcher de me dire qu’on atteint un certain réalisme) et c’est à peu près tout. C’est une comédie pas trop sitcom, pas trop feuilletonnante, plutot marrante et assez vanilla. Surprenant pour une chaîne qui a la réputation – justifiée – d’être obsédée par le sexe et les substances illicites ! C’est ni fait ni à faire, c’est sympa, ça retombe toujours sur ses pattes et c’est plutôt bien fait. Le club de grivoiseries légères, en somme.

The Wire

LA série pour beaucoup. Cet article défini en capslock sous-entend bien sûr « meilleure ». Je ne sais pas, je ne l’ai pas finie, je suis un peu sceptique sur cet état de fait. C’est une excellente série qui atteint les sphères universitaire – elle a été l’objet d’un colloque à Nanterre, par exemple. Par David Simon. Cinq saison de douze épisodes. Le générique est une reprise différente à chaque fois, façon Weeds. The Wire est une série policière qui raconte les faits et gestes gangs versus flics à Baltimore. C’est pas Detroit, c’est pas Cleveland, mais Baltimore c’est quand même pas terrible. La drogue est un peu la monnaie locale et on suit les péripéties des deux camps qui font de leur mieux pour gagner leur pain. The Wire se distingue via pas mal de trucs.
D’abord parce que c’est une série très journalistique. Simon est une pointure locale dans le métier et ses scripts sont très réalistes, documentés, pétris de petits détails glanés là et là. Bref, c’est une retranscription exacte du ghetto local. Ensuite, elle ne fait jamais – sinon rarement – preuve de manichéisme. On suit les deux « camps », on les voit se montrer les crocs, ça pète un peu dans un enchaînement logique. Il y a beaucoup de personnages et tous sont bien écrits (bien qu’importés d’Oz à environ 20%)
Ensuite, elle adopte des mécanismes qui l’empêche de feuilletonner. Chaque saison a ses storylines bien précises et se passe dans un pan de la ville de Baltou, avec ses trous de Bal. Les ghettos, les ports, l’éducation, les médias, il y a toujours une emphase sur un aspect bien précis de cette société. C’est assez fascinant, c’est qualitatif, c’est documenté. En bref, c’est bien, mais j’ai pas fini. Next !

Six Feet Under

Y’a pas mieux. On prétend le contraire ? On vous ment. J’en parlais en 2009, c’est mon seul et unique « Cosmic Seal Of Quality », avant que le mot « cosmique » soit connoté sur l’Internet français. Par Alan Ball. Cinq saisons de douze ou treize épisodes.
SFU est l’histoire d’une famille de croque morts à Los Angeles. Des Fisher, plus précisément. Le pilote s’ouvre sur la mort accidentelle du patriarche et les autres vont – ironie – commencer le travail de deuil. A partir de là se lance une pelletée de storylines impliquant beaucoup d’histoires de fesses, d’humour noir et de one-liners qui font réfléchir. Une série assez lente, posée, qui prends le temps de poser des intrigues, des questions et des personnages. Comme beaucoup de séries HBO, elle préserve un gimmick aguicheur – chaque épisode s’ouvre sur la mort (parfois tragique, parfois funky, souvent inspirée de faits réels) d’un quidam, quidam qui aura donc une pertinence quelconque dans notre famille de névrosés. C’est une série trèèèèès bien écrite qui a peu de moments de faiblesse. Son final est, pour beaucoup, le plus réussi de l’histoire des séries. Rares sont les fictions qui t’impliquent autant dans la vie de personnages – le anyone could die est étonnamment assez peu appliqué MAIS la série a quelques cartouches en magasin. Terriblement réaliste, ancrée dans les vraies choses, ses personnages sont attachants comme jamais, très cérébrale, je l’aime d’un amour inconditionnel. Bref, je vais pas refaire mon post.
Oh, Amo va bientôt mater la dernière saison et il va bientôt (re-re-re)comprendre que parfois, même dans la fiction, la vie vous fait caca dessus. Matez Six Feet Under ! C’est de loin ma série préférée et elle vieillit, oui.

Game Of Thrones

Par Monsieur Martin, qui tue votre personnage favori à chaque fois que vous réclamez la date de sortie du sixième livre. Mon avis n’a pas particulièrement changé depuis l’année dernière. Entre temps, on a eu droit à la troisième saison et comme d’habitude, l’épisode 9 a fait quelques ravages. Nous nous sommes tapés un plot twist que les lecteurs des bouquins nous teasent depuis une dizaine d’années, depuis, nous sommes tous en deuil. 5 minutes douloureuses, qu’on devine une demi seconde avant et à quoi on espère pouvoir échapper. Mais non. « Ça se passe ». Pas glop. Il parait que le quatrième livre est un poil plus chiant. Bon, ben voilà, c’est toujours une excellente série et un excellent univers, qui m’ont initié à l’héroic fantasy, à priori pas mon truc. Rien d’autre à dire, sinon qu’une pub Sanex n’était peut être pas une très bonne idée pour le plan final de la saison. Je rentre d’Essaouira, le lieu de tournage d’Astapor. Sinon, ça va ?

The Newsroom

Par monsieur Alan Sorkin, deuxième saison en cours, troisième épisode diffusé cette nuit. Je parlais de la première saison en janvier dernier. Que devient le Grey’s Anatomy des journalistes ? C’est un poil mieux mais ça ne bouge pas. Les persos sont un peu moins hystériques, cette storyline amoureuse qui nous énerve tous n’est toujours pas bouclée MAIS trouve des ramifications intéressantes qui introduit deux ou trois persos en plus. Il semblerait que la saison ait une structure globale qui, je l’espère, ne réserve pas un plot twist prévisible (un journaliste de guerre peut pas mourir de beaucoup de façons différentes, pour le dire simplement)
C’est toujours aussi bien écrit tout en étant mal écrit, dans le sens ou ces nombreux moments chewing-gum sont toujours là. Une réplique tire-larme, une chanson pas terrible, hop, le mauvais goût annule toutes les qualités de l’épisode qui vient de se terminer. J’exagère un peu, bien sûr, mais il faut supporter un truc de temps en temps pour bien profiter de cette série. Ce premier épisode était drôle, bien construit, il s’engage sur des storylines intéressantes… puis il y a Neal, petit geek de rédaction obsédé par les anonymous, autant dire que, pour des raisons mystérieuses, j’aime bien ce petit gars. Ce dernier s’engage d’ailleurs dans un petit truc un peu délirant qui s’appelle… Occuppy Wall Street. Bref, ça se passe fin 2011 et je recommande toujours autant – c’est même un poil mieux ! Ils parlent de réseaux sociaux ! Fou !

Phil Fish a bien kiffé le red wedding

Phil Fish a bien kiffé le red wedding

Pas vues mais damn il va falloir s’y mettre un jour quand même

Deux séries. Carnivale, pour son générique fantastique, son ambiance et son mystèèèèère. Je sais pas trop de quoi je parle mais ça à l’air d’être quelque chose. The Sopranos, évidemment, parce que James Gandolfini vient de casser sa pipe et parce qu’on connaît tous la séquence finale. Concrètement c’est une série sur une famille mafieuse et le reste j’en sais rien. Il paraît que c’est vraiment très bien et je fais confiance au common saying.

Je connais pas mais c’est toujours en cours alors pourquoi pas finalement

Curb your enthousiasm, alias Larry et Son Nombril. Comédie. Flou total. BoardWalk Empire, Steve Buscemi, ses yeux globuleux et le Brian Jonestown Massacre en générique nous ramènent à l’époque de la probihition. Steve Buscemi dans le rôle titre. Treme, par David Simon, deuxième round. Cette fois, on va à la Nouvelle Orléans après la catastrophe. Pis, enfin le tout récent Girls. Je pense qu’on peut affirmer que c’est l’antithèse de Queer As Folks. J’imagine.

Voilà ! On se retrouve dans vingt ans.

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5.55

Vlan ! Cinq piges de blog. Une demi-décennie. Il y a déjà trois ans, je blaguais que j’étais parti pour une décennie. Le titre de ce même post impliquait – subtilement – que j’allais arriver à ce stade. Et encore, ce n’est que la date semi-officielle puisque je suis déjà en retard d’un mois et des bananes pour faire ce post, mais aussi parce que la vraie date est en fait il y a sept ans. Je n’ai commencé à réellement poster des textes construits que vers Juin 2008, où j’étais certain de faire ça régulièrement. Là, je suis à un pivot du truc, sans réellement savoir si je vais rempiler régulièrement à la rentée. Un petit sacrifice d’égo et « d’assise Internet » qui rapporterais un fantastique gain de temps. Au lieu de faire un habituel bla-bla sauce bilan, je me suis donc posé une question, appuyée par la rondeur de ce beau chiffre.
« Qu’est-ce que j’ai appris en cinq ans ? »
C’est pas simple mais il y en a des choses. Disons que j’ai fait pas mal de découvertes. Je n’ai pas réellement évolué – en tout cas pas des masses – mais j’ai fait une kilotonnes de rencontres et de trucs fascinants. Il faut comprendre que cette page est, pour moi, toute ma période post-bac, et qu’elle va pratiquement mourir d’elle même dès que j’aurais un boulot. La réponse en version light, car être exhaustif ici et maintenant c’est pas simple, non non non.

Déjà le cinquième Excalibur d’anniversaire ohlala

Donc. L’été 2008, c’était à peu près comme hier, je sortais de la Prépa, équivalence magique en poche. Plein d’idées en tête mais sachant bien que je n’y arriverais jamais avant une licence au minimum, je me dirige vers le droit. Je fais ma première Japan Expo, découvre qu’il y a un truc derrière. La Fac commence et je vais devoir me prendre en main sur tous les plans. C’était sympa, j’étais relativement frais dans ma tête, mais écrire sur des sujets rigolos, même dans le vide, était quelque chose d’assez excitant. Nous sommes maintenant cinq ans plus tard. J’ai moins de cheveux, plus d’expérience, beaucoup plus d’assurance, j’ai écrit quinze milliards de signes sur Internet et je tape tout ça depuis le Maroc, mille-feuille à la main. Bref, la vie est cool, c’est les vacances et bientôt le shit va getting real. Un peu comme chaque année, finalement. Que s’est-il passé entre temps ? Je vous fait le best-of, ici et maintenant. La vaste majorités des machins évoqués ci-contres ont eu droit à un post dédié. Il va falloir les chercher car j’aime faire de la flemme sur les petites choses une constante.

En 2008 j’étais absolument profane des animes. Aucune idée qu’il pouvait y avoir une actualité et un fandom dédié. Je pensais que c’était une sorte de relicat du passé et que certaines productions subsistaient en France de temps en temps, la saison « Kaz » étant soit une exception, soit une ouverture discrète. Je lisais quelques mangas avec grand plaisir sans savoir que des adaptations étaient quasi-systématiques. Entrer à la fac était synonyme de glandouille sur le net devant un Guy Carcassonne encore vivant. Bientôt, j’apprends l’existence de La Mélancolie d’Haruhi Suzumiya, commence un peu voir, trouve ça formidablement moyen et découvre qu’il y a plein d’autres trucs. J’ai eu un gros coup de coeur pour Soul Eater dont l’univers me colle à la peau, très perfectible et la fin approche. Sinon, les meilleurs animes que j’ai vu sont probablement Haibane Renmei (mon seul 10 sur My Anime List, folie furieuse), Tokyo Magnitude 8.0, Sayonara Zetsubo Sensei et Baccano!. Mention honorable pour les idées barrées de Kaiji. Bon, on est d’accords, pas facile de battre Cowboy Bebop mais certains se défendent comme ils le peuvent. Ce n’est que le préambule d’une liste assez longues de séries vues, finies, abandonnées ou purement snobbées (K-On ! est un running gag qui tient toujours) et qui passionnent beaucoup de gens.
Surprise numéro 1 : la japanime est aussi une affaire d’adultes, et je ne parle pas de la masse impressionnante de pr0n qu’elle génère – non, que nenni, il y a de belles intrigues, des thèmes adultes, des machins complexes, pince-sans-rire ou violents. Parfois, c’est juste des mécha-loli à qui on a oublié de donner un pantalon et c’est embarrassant pour tout le monde. J’ai été assez otaque pendant cinq ans, j’ai même cofondé une asso et couvert pas mal de conventions, parfois avec une assez belle boule dans le ventre mais toujours avec plaisir, finalement. Ce n’est plus un milieu dans lequel je me passionnerais à outrance mais c’était une grosse bulle sympa et originale. C’est pas comme si j’avais rencontré plein de gens via ce médium ou sa périphérie : une vaste majorité de gens bien, énormément de gens bien intentionnés, une tout petite minorité de gens chiants. Une très belle moyenne et des gens souvent originaux. Maintenant, je regarde pas mal de trucs en dilettantes (et c’est un peu hypocrite de ma part parce qu’il y a plein de trucs bien cette saison et pas que des machins bien nets) donc un pan bien particulier qui a pris de grooooOsses proportions dans ma vie. Maintenant, je me suis calmé, je préfère jouer à Rock Band.

CE JEU !!§

Le jeu vidéo, c’est une autre histoire. Le saviez vous ? J’étais complétement Nitendautiste jusque là. Comme tous les autres, je vivais dans un joyeux monde de gameplays parfaits, de Mario Party, de Wario Ware, etc. Et paf, je finis par avoir envie de succès (la motivation la plus étrange de tout les temps) et de jouer à Banjo-Kazooie (ditto) et j’achète une 360. ET LA PATATRAC TONITRUANTE DÉCOUVERTE, la même qu’au dessus ! Il y a toute une actualité et elle est encore plus intense ! Dingue !!
Moui, plus sérieusement, j’ai appris à comprendre qu’il y avait plein de trucs pour moi de l’autre coté du JV, à l’époque où Nintendo savait ce qu’il faisait. J’ai réussi à ouvrir ma focale quoi, ça demandait un certain effort intellectuel à l’époque. J’en retiens des jeux comme Read Dead RedemptionRayman Origins, Alpha Protocol, Fallout New Vegas ou Catherine. Sans compter les milliers d’eurobrouzoufs – littéralement – dépensés dans Rock Band. Les choses ont bien changé, on est sur le point de passer à la génération d’après et elle aura pris son temps. Sega a perdu le jeu à force de perdre les siens. La 3DS a raté son démarrage comme jamais, elle est en pleine forme deux ans plus tard. La Wii U pourrait suivre le même chemin mais il va falloir beaucoup de jeux et d’abnégation. Sincèrement, je crois qu’en 2008 je me disais que GTA était un jeu un peu con et violent. Pardonnez moi, je l’étais un peu aussi, con. Faut dire qu’à l’époque, acheter un jeu était quelque chose de rare et puissant, aujourd’hui, c’est une routine !
C’est devenu quasi-industriel, parfois pour le boulot, encore plus rarement pour rattrapper le passé. En cinq ans, le jeu vidéo s’est un peu cassé la gueule. Le marché est en train de changer de modèle, Game a glissé sur une peau de banane, le journalisme JV est devenu – un vaste problème de connivence chez les autres – un vaste concours de celui qui va dénoncer le voisin en premier sur Internet. La presse est quasi-disparue en France. Internet a une fois de plus tout pété et la réponse émerge dans quelques pratiques alternatives qui se cherchent encore aujourd’hui. Le retail existe toujours mais Zozon.com reste la meilleure façon de se fournir. Oui, pour les consoles. Ne me parlez pas de master race. L’élitisme PC est peut être la seule constante du truc.

Souvenons nous, ce blog était à la base un blog télé ! Est-ce que les choses ont changé ? Noooon ! Quelques petites séries résistent toujours à l’envahisseur. Je peux même pas écrire de généralités sur les networks parce qu’House Of Cards, premier produit de l’écurie Netflix, à l’air de valoir son pesant de cacahouètes. La grande ère HBO reviendra pas mais elle nous fournit encore Girls, The Newsroom où Game Of Thrones. Ok, Six Feet Under, The Sopranos, The Wire et Oz appartiennent au passé mais la création taylay a encore de belles choses devant elle. Imagine, Monster par Del Toro ? Ca risque d’être quelque chose. En 2008, c’était le grand retour à la sitcom. Je porte pas beaucoup The Big Bang Theory dans mon cœur, préférez The Office. Enfin, toute « l’ère ABC de 2004-2005 » avec Grey’s Anatomy, House, Lost et Desperate Housewives est terminée, bien heureusement pour cette dernière.
En 2008, on sortait à peine de la call-tv, ce concept qui me fascinait. Aujourd’hui, pas bien loin sur la TNT, restent les émissions de type Discovery qui exploitent des concepts foufous. Je matais Survivor en live depuis déjà un an et j’allais découvrir The Amazing Race en vomissant de bonheur. Si vous voulez recréer ces conditions, matez la saison 6 ou 9 et tant pis pour le 4:3. La première a de meilleurs restes que le second (mais il paraît que la dernière saison est vraiment bien donc allez savoir)
Pendant ce temps, en France, on tend vers le concept de mini-jeux partout. Dans cinq autres années, on invente le Wario Ware télévisuel. Vivement quoi. Ici, commencer une phrase par « Bref » est devenu connoté.  Gros coup de coeur pour Nolife dont l’aventure est inspirante.

Bonjour ceci est la meilleure vidéo des Internets

Niveau musical ? Deux groupes que j’ai découvert en 2007/2008, The Go! Team et les Flaming Lips, restent parmi mes préférés encore aujourd’hui. Je suis devenu « ce genre de type » qui préfère acheter des vinyles parce qu’il a la chance d’avoir une platine. J’ai pris l’habitude de systématiquement aller à Rock En Seine chaque été, même si j’y vais en me disant « tout de même, la programmation est pas terrible »… parce qu’il y a toujours deux ou trois groupes qui sont une motivation du tonnerre. Dans un mois, c’est Franz Ferdinand, Phoenix et NiN. Aller à un concert cool et pas trop cher de temps en temps est devenu une sorte d’obligation bien saine. Je n’arpente plus les jeunes talents comme je le faisais autrefois et c’est un poil dommage, ces soirées au Trabendo me manquent pas mal. Sinon, un album toutes les deux semaines et un bon gros coup de cœur de temps en temps. Je dois bien remercier les jeux musicaux et certains Youtubeurs pour avoir découvert une foultitude de singles et de groupes.
J’ai vu Oasis splitter sous mes yeux et on me vanne toujours avec ça, quatre ans après. C’est bien ce single, sans surprises, que j’ai le plus écouté dans ce gros lapse de temps. Je nourris toujours l’espoir de bosser dans cette industrie, parce que commenter l’actualité en passant quelques disques sur Nova a l’air d’être le meilleur boulot au monde. D’ailleurs, en 2008, tous ces gens que j’adorais écouter mais qui ont disparu du radar : Bibi Tanga, Kenna, Cajun Dance Party, z’êtes passés où ? Y’a que les Friendly Fires et Vampire Weekend qui ont su tirer leur épingle du jeu, visiblement.

Pis bon, rester devant son Macbook c’est très sympa mais bouger c’est aussi très bien. En cinq ans, je suis allé sur autant de continents que d’UFR différents à la fac. Ou presque, quelque chose du genre, bref. J’ai suivi mon cursus un peu en traînant des pieds mais toujours en sachant que j’aime – la plupart du temps – ce que je fais. Les Lettres, c’est une question d’idéologie, d’époques et de goûts, parfois on a juste envie de s’en foutre. Aujourd’hui, je fais de la recherche et je boucle un mémoire, ça, c’est bien plus cool. Le deuxième cycle devrait se terminer sous peu et je vais reretenter les concours d’écoles de Journalisme. Peut être l’occasion de retourner en prépa.
Parfaitement, avec une majuscule ! C’est mon truc, un métier ingrat – décrié par les ignorants, parce qu’il y a peu de professions plus passionnantes et enrichissantes – difficile à intégrer. Pas de bol, ce qui m’intéresse c’est aussi le vrai, le généraliste. Il a fallu apprendre que la fac te laisse un peu te démerder et que c’est à toi de faire ton trou où tu veux. Qu’à cela ne tienne : premières rencontres, premières expériences, premiers stages, la machine se met en marche. Sans ce blog, les choses auraient été différentes, je n’aurais pas eu la petite motivation, l’incentive d’écrire partout sur divers sujets. Vraiment, la prochaine fois que vous écrivez une crasse sur un journaliste, réfléchissez bien. C’est un parcours qui se mérite et qui n’est pas toujours tendre – personne n’est là par hasard, alors dites vous bien qu’il y a peut être des paramètres que vous ne maîtrisez pas dans votre critique… en tout cas, études et boulot, concilier les deux est l’éternel casse-tête. A suivre, donc, et merci au Twitter et au JDJ d’avoir kickstarté tout ça !

Pis bon, le social, bien sûr. Pas besoin d’apprendre que les rencontres sont la clé de tout. L’appliquer, après, c’est autre chose ! J’ai fréquenté pas mal de sphères des internets ; des (bons) bloggeurs BD (pas girly) des otakes, des journalistes, des soiffards, des gars de l’industrie du JV ou de la musique, des lecteurs. Plein sont devenus des amis, une petite poignée sont devenus un peu plus. Arpenter des bars stratégiques est devenu une stratégie clé et un plaisir depuis une grosse année et demie. Rencontrer des gens, tisser son lien social et son réseau, le temps filtre naturellement tout ça. J’ai donc appris qu’il ne fallait pas toujours me brusquer, suivre mon instinct sur les gens sympas et ne pas être trop premier degré sur le web, même si c’est dur.
Puis j’ai pigé que mener des projets, même de niche, ça n’a rien de compliqué. Le Velvet Video Burger et l’AMV ENFER restent mes deux machins trademark, les deux ont été la suite logique d’une expérience qui tâtait le terrain. Même sans le crier sur les toits, le bon concept se suffisait à lui même. Alors avec un brin de communication maîtrisée !

Woof !

Woof !

Bon, je vais pas parler de trucs dont j’ai jamais parlé ici, genre de bouquins, je doute que mon fétiche sur Castaneda ou la littérature nord-Américaine vous fascine franchement.

Puis y’a Internet. En 2008, Youtube est encore un truc relativement récent. On ne maîtrise pas encore bien Twitter, Tumblr arrive, on écoute timidement de la musique légalement sur Internet et Tv Tropes s’apprête à ruiner nos vies. Bientôt, le gros du truc va se faire là. Tous les trucs. Aujourd’hui, l’Internet est citoyen, participatif, il nous offre le serious gaming, il finance à plusieurs, plus personne ne veut payer pour de la bonne information et de bons pure players surnagent au dessus d’un Melty aussi dégueu que bien référencé. Cinq ans, le temps d’un tapis roulant de mèmes. Le plus rigolo restera à jamais Trololo. Un an après, j’aime toujours les conneries à la Dolan. C’est bien Twitter qui est devenu le meilleur des terrains de jeux – et j’ai connu des sites qui m’ont aidé à étendre #leréseau, d’autres qui m’ont permis de mettre tout le reste à profit. Ben ouais, comme tout le monde, j’aime faire des podcasts. Des bons, de préférence. Proposer des choses, le partager, voir comme c’est gratifiant, idéalisme béat. Tout le monde y gagne, ça rentre dans cette période classique de pré professionnalisation qui nous atteint tous, le temps d’engranger des diplômes.

Bref, ça fait cinq ans que j’écris sur les Internets et c’est passé sacrément vite. Ça m’a apporté plein de choses. Souvent indirectement mais hé, c’est très bien comme ça. J’ai, basiquement, appris qu’il fallait se battre pour ce qu’on aime, qu’il ne faut pas s’en faire pour trop peu, que j’ai un fétiche étrange pour les cultures de niche et qu’il ne faut pas laisser passer les bonnes idées.
Merci à vous pour votre fidélité. Cœur avec les mains. Un autre encore plus gros pour ceux qui sont là depuis le début.
On se retrouve dans deux jours pour la deuxième moitié de ce post !

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Gérard du monomaniaque

Bernard de la Villardière est le plus grand homme que la Terre aura jamais porté.
Peut-être même plus grand et beau que Michel Rocard ou Peter Falk.
Quelque part entre le Christ et Michel Sardou. Un juste milieu, humble et rock’n’roll.
Pour des raisons de commodités, nous allons l’appeler Bernardo. Señor Bernardo el Journalisme Total.
Parlons un peu de Bernardo parmi le peuple.

Bernardo est l’un de mes modèles. J’en ai quelques uns, mais en tant que journaliste au tout début début de ma carrière, j’aime à penser qu’il faut me fixer un maître à penser, un modèle de vie. Je pense que ce monsieur incarne la réussite, le charisme et le souague. Oui, parfaitement, le souague. Bernardo ne fait que des pas assurés. Il marche, derrière lui, tout implose. Nous ne sommes que de misérables vermisseaux dans son sillon. J’oserais dire que, pour moi, c’est un peu un gaycrush. Oui, sur Internet, nous avons tous des personnalités que, malgré notre sexualité à priori opposée, nous ne quitterions pas pour la salle de bains s’ils étaient dans notre lit. Ryan Gosling est un peu dans ce cas pour moi. Monomaniaque, mystérieux, on dirait un Moaï vivant – pourtant, sa tête dégage une folle quantité de choses et sa petite voix de redneck-mormon (preuve est que c’est possible) est toujours plus délicieuse, surtout remixé pour chanter Call Me Maybe. Dans Drive, c’est le mystère. Dans Gangster Squad, la nonchalance. Tout implose avec Clooney dans les Marches du Pouvoir – trop de charisme.

Bernardo, c’est un peu la même chose, mais lui est une sorte de fétiche vivant, surtout pour les journalistes. Amusons nous à comprendre ce qui fait de Bernardo un übermensch.
Le saviez vous? Le vrai patronyme de Bernardo est Bernard Berger de la Villardiere. B.B. – rien qu’avec ses initiales, on sent du lourd, du charisme, de la qualité. Après être né d’une relation sexuelle qui, j’en suis sûr, était explosive et périlleuse, Bernardo naît quelque part dans les années 50. Il a sûrement fait plein de choses palpitantes dans son enfance jusqu’au Bac, puis il enchaîne les diplômes : licence de droit, maîtrise en sciences politiques, le tout à Paris X Nanterre, comme votre serviteur et Nicolas Sarkozy. L’usine à élites. Po po po, il intègre le CELSA, vainc son concours d’entrée ultra compliqué et se lance dans une belle carrière de journaliste. Aujourd’hui, il est au firmament. Comme n’importe quelle journaliste, il accumule les expériences en périphérie et en Presse Quotidienne Régionale avant de se voir intégré à des entreprises plus prestigieuses ! France Info, LCI, Bernardo se spécialise dans l’actualité de pointe et devient un grand ponte de l’analyse et de l’investigation. La gloire lui est déjà promise mais le voilà qui intègre M6 en 98 pour présenter Zone Interdite pendant une demi douzaine d’années. Vous voyez le pattern? Bernardo a trouvé son créneau définitif : il va raconter la vie palpitante des gens, de préférence avec quelques explosions sur le chemin. Il s’engage dans de nombreuses associations caritatives, en créé quelques unes et devient même membre du conseil d’administration du Centre de Formation des Journalistes ! En 2005, ça y est, il créé Enquête Exclusive et ravit nos dimanches soirs depuis près de huit ans. Ha, Bernardo, tu n’imagines pas le nombre de pizzas que j’ai pu engloutir devant tes incroyables sujets.

Le style en toutes circonstances

Parlons de l’homme. Adoptons une démarche Arthurienne, verticale et de haut en bas. A cinquante ans passés, c’est un bel éphèbe qui arbore un brushing impeccable. Ni le vent, la neige ou les explosions ne sauraient perturber ce petit monticule de cheveux stratégiquement répartis. Le front large, dégagé, il a le regard de Patrick Mc Goohan qui déjoue les plans du vil Numéro 2. Le regard est sérieux, pesant ; Bernardo voit mais ne juge pas. Au mieux, il concède et tend la main vers nous, péons, sujets d’un reportage potentiel.
Chemise et veste, le dresscode est simple et a déjà fait ses preuves. Toujours les deux. L’un est ouvert sur l’autre, points bonus sur la veste est portée par dessus l’épaule, façon Coach dans Survivor. Petit pantalon bien serré, pompes formelles et chaussettes invisibles, la collection Printemps-Bernard 2013 est sobre et distinguée. Bien sûr, l’habit ne fait pas le moine et les fringues ne seraient pas grand chose sans l’allure et l’assurance dégagées par ce bonhomme. Dans Enquête Exclusive, il en a fait son image de marque : il introduit toujours ses sujets en parlant à la caméra, et en marchant. Il pourrait sauter d’un hélicoptère, faire une course de dragster en départ arrêté et mener un combat au sabre qu’il serait toujours capable de faire son speak avec le plus incroyable des flegmes. Moi, dans la vie, j’aime les pince-sans-rire, mais j’aime encore plus les flegmatiques.

Maintenant, parlons un peu d’Enquête Exclusive. Tout le monde le sait : le CSA, les téléspectateurs, les équipes, même Yann Barthès s’en est amusé devant le principal intéressé – ce n’est pas vraiment de la télé de haut vol. On dirait un film d’Europa Corp : on tombera toujours dans les putes, la drogue, les putes, la violence et quelques putes. On dirait que ce format veut absolument nous empêcher de vivre en nous faisant craindre tout ce qui constitue notre quotidien : les autoroutes, les transports en commun, les supermarchés, les PARKINGS. Les lieux communs sont la violence, les fraudes, ce genre de choses. Tout est sensé rendre le sujet anxiogêne : caméra à l’épaule, caméra cachée, les deux tiers de l’écran flouté, ces mécanismes pas toujours compréhensibles. Pis y’a la « Enquête Touch ». Toujours, le sujet glisse lentement mais sûrement mais… les putes ou la drogue. Enquête Exclusive sur les voleurs de poules à Triffouilli les Oies? PUTES ET DROGUES. Ça, c’est dans 75% des cas… parce que dans les autres, on aborde frontalement ces sujets. Le pinacle du truc étant ce reportage sur la drogue dans la capitale où la caméra suivait un couple de camés en train de se faire un shoot de crack dans les toilettes publiques. Parfois, c’est un peu plus folklorique, comme cet exemple récent où on nous expliquait en détail comment se faisait un mariage gitan, avec une vague histoire de vérification vaginale et de traces sur une serviette sacrée. Un sacré bordel. Folklorique, quoi.
Donc Enquête Exclusive est fantastiquement putassier. Je le sais, tu le sais, ils le savent. Ça alors : c’est même ce qui marche ! Quand ça se voit trop, ils tournent un ou deux reportages « émerveillement » avec des animaux, hop, notre cœur d’enfant est mobilisé et on oublie un peu toutes ces substances illicites. Non, lâche cet eucalyptus !

Bernardo préside aussi le grand conseil des méchants des James Bond

Vraiment, c’est de la bad TV. A mater avec des oréos, des chipsters, ce genre de choses. C’est carrément putassier, on peut le dire. Je le répète, ils le savent et il faudrait être aveugle pour ne pas s’en rendre compte. Nous, on mate, par fascination morbide, par syndrome de l’accident routier. Ça marche ! Mais l’émission ne serait rien sans son avatar. C’est là que ça devient génial. Le cœur de l’émission, lui, est souvent interchangeable. Il est même extrêmement probable qu’on le retrouve rapidement sous un autre emballage sous W9, etc. Le groupe TF1 fait aussi ça : on recycle le sujet (monté) et on le colle derrière « enquête d’action » ou autre titre sympa. Il suffit de tourner une intro ou une conclusion personnalisée pour rendre ça « actuel ». C’EST LA QUE BERNARDO INTERVIENT. Déjà, truc absolument démentiel ; il ne se mettra jamais en danger. Il est au dessus de ça. Si les reporters du sujet se mettront dans les pires situations (investiguer dans les cartels, etc) Bernardo se contentera d’aller dans le 16è arrondissement interroger un spécialiste en blouse blanche. Le souague.
La chaîne commence même à piger qu’il y a un espèce de « culte » de Bernardo. Le gars est tellement « over the top » qu’on hésite plus vraiment à sauter le requin et introduire un sujet ski/jeunes/alcool/délinquance par Señor Journalisme en train de dévaler les pentes. Derrière Guns Of Brixton. Avec un clone du moniteur des Bronzés font du ski. PENDANT UN QUART D’HEURE. C’est n’importe quoi, le sujet, très premier degré, est parasité par les sessions de Bernardo. Et on kiffe. Parce que c’est Bernardo, et parce que c’est, justement, surréaliste. Fap fap fap keystrokes keystrokes. On peut suivre les aventures de Bernardo sur deux tumblrs souverains.

Astuce. Votre sujet se déroule à Miami ? Vous êtes Bernardo, vous avez donc le droit d’aller en Floride tourner quelques rushes, marcher dans la rue et énoncer votre sujet. Putain, génial ! Et ça marche partout. Points bonus si vous faites un truc fabuleux juste avant, genre sauter en parachute ou faire de la boxe avec la faune locale. C’est ça, le style Bernardo : marcher, regarder droit devant, et ne pas se retourner pour les EXPLOSIONS. BAOOOUM. Mais Bernardo est proche des gens. Quand il consulte des spécialistes, il écoute, il fait « oui » de la tête, parfois il s’adonne à quelques expériences ou fait don de soi – Bernardo parmi les requins, Bernardo maîtrise un cobra, etc. Une sorte d’aventurier des temps modernes… mais toujours de manière indépendante avec le sujet.

Il n’y a pas si longtemps, Bernardo a été invité dans le cadre de l’émission de Baffie où des gens célèbres de la télé vont à un dîner filmé. Exactement comme le truc avec Ardisson quoi, mais passons. Baffie, taquin, préviens ses convives : « Regardez, Bernard il est tout coincé mais après deux ou trois verres et il va se rouler sur la table et raconter des blagues de cul ! » … et c’est exactement ce qui est arrivé. Il nous explique, sérieux impérial inclus, qu’il est « un concept à lui tout seul ». Ben oui. Bernardo incarne le YOLO. On dit souvent que cette place est réservée à Nicolas Cage, vous avez devant vous son équivalent français, tout simplement. Interrogé sur sa maniaquerie des filles de joie, il répond « Toutes les putes sont des miss. Moi qui ai fait le tour du monde, ce sont toutes des miss à l’intérieur ». Le poids des mots, le choc des photos. En plus d’être modeste, Bernard est un casanova doublé d’un philosophe. Il s’empresse de raconter deux blagounettes bien gauloises. Les autres ne rigolent pas beaucoup. Ils ne comprennent pas, ils ne savent pas qu’ils sont sur un autre plan d’existence, voilà tout. Les blagues de Bernardo sont Cosmiques, voilà tout. Cette soirée, il a fait semblant de prouver qu’il n’était pas le Christ, mais bel un bien un homme parmi les hommes.

Bernardo est notre sauveur à tous, et en plus, il le sait.
Alors tout va bien.

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La classe américaine

En passant avant les hostilités : je suis en train d’optimiser un peu le blog, dans le sens où j’ai enfin réduit le poids des bannières, qui faisaient toutes un demi Mo en .png. C’est comme ça, je suis pas toujours un apôtre du bon sens. J’essaie de mettre un peu à jour la page « Best Off » pour y indexer les articles les plus consultés (c’est chouette parce que ce sont tous ceux qui ont demandé le plus de boulot) et la « Première Visite », qui est, à mon grand bonheur, très souvent consultée depuis que j’en ai enfin fait quelque chose.

Voilà un nouvel épisode de notre grand feuilleton « Les Américains sont meilleurs que nous quand il s’agit de divertir » ! Aujourd’hui, nous nous attaquons à une institution, un fondamental qui fêtera bientôt sa quarantième année. Les chances sont grandes que vous ayez récemment entendu parler du Saturday Night Live. Si vous êtes un casual des médias ricains, vous l’avez lu plein de fois sans trop savoir ce que c’est. Si vous êtes bien branché « esprit Internet », vous le connaissez déjà un peu par des moyens détournés. Enfin, si vous avez Canal, vous aurez vu Le Débarquement, récente adaptation française par Dujardin et compagnie. Ok, on va expliquer ce que c’est et on va faire la comparaison. Avant toute chose et pour teaser un peu, c’est loin d’être le premier concept Américain que Canal essaie d’adapter et ce n’est même pas la première fois que le SNL passe par cette case dans l’hexagone : les soirées des Nuls étaient dans le même esprit (avec le même succès critique) et un Samedi Soir en Live a déjà vu le jour, mais pas pour longtemps, cette adaptation tombant dans cette période un peu malheureuse de 2002-2004 où chaque nouveauté durait deux ou trois émissions. Prochain pilou! Entre les deux, en 1993, Hazanavicius avait tenté sa propre formule avec quelques uns de ses copains. Ça semble avoir le même destin que le présent Débarquement.

Le Saturday Night Live est une émission phare de NBC, la chaîne qui a un joli phaon coloré en guide de logo, au cas où vous vous seriez demandé ce que c’était. Aux USA, on en parle pas beaucoup au boulot, dans la vie ou sur les autres chaînes car le SNL est devenu un élément du quotidien, dans le sens où il est ancré dans les médias depuis toujours et son annulation n’est absolument pas prévue. Le SNL est présent aux states comme les impôts, Wall Mart ou le Superbowl. Voyez ça comme des Guignols qui seraient restés drôles avec le triple de durée de vie. On le commente pas parce qu’on sait que ça reste bien. Il n’empêche que son contenu est très discuté sur Internet, notamment sur TV Tropes où il occupe un genre à lui tout seul. Le SNL est donc une émission hebdomadaire – le Samedi et en live, d’où le titre, enregistrée à New York dans le fameux 30 Rock, immeuble qui inspire la cool série comique du même nom. D’ailleurs, Tina Fey ne joue pas que Liz Lemon dans ladite série, c’est aussi une intervenante régulière du SNL. Ce show possède depuis toujours, et avec quelques roulements, une batterie d’auteurs réguliers. Pourquoi? Ce n’est pas vraiment une série mais un show de sketches possédant toujours deux pauses musicales. Ces sketches (qu’on appelle aussi « skit », on va dire de manière simplifiée que le skit est au one-man show ce que le minijeu et au jeu, notez que ce mot a débordé pour désigner les extraits des Amv Hell) sont joués devant un public qui aura réservé sa place depuis trois ans, souvent pour se foutre un peu de l’actualité politique ou culturelle États-unienne. Vous saurez facilement définir ce que ce terme englobe, par exemple, l’avant dernier mobilisait, pour Noël, un skit rigolo parodiant Charlie Brown.

Il s’agit là d’un humour assez caustique et incisif mais c’est localement vu comme un humour à cycles. Selon les américains, le SNL devient trop caustique, s’assagit, se politise un peu, tout ça par paquet de demi-douzaine d’années. Évidemment, c’est diffusé depuis plusieurs décennie et les fans peuvent déterminer les heures du gloires du show, heures qui sont en fait des douzaines d’années. Le show a bien évidemment évolué au fil du temps mais a su garder ses lignes directrices. L’une des particularités, notamment, est le fait d’être écrit à deux niveaux – d’abord par ses intervenants réguliers, égrenés pendant ce générique pas terrible, mais aussi d’accueillir un guest qui va apparaître un peu partout dans les sketches de la semaine, parfois pour conduire le live. Justin Timberlake ou Dave Grohl, par exemple, est un habitué du show et a déjà joué avec ses cinquante groupes. Enfin, je ne pourrais pas vraiment en parler dans les moindres détails, je n’en regarde qu’un sur cinq environ. En fait, vous avez déjà vu plein de choses issues du SNL : le fameux skit « Mmh Watcha Say », qui parodiait cette séquence absurde, le « Dick In A Box », le « I’m Fucking Matt Damon » et plein d’autres, notamment tout The Lonely Island. Moi je vous recommande de prendre le train en marche, de remater ça avec un peu d’astuce sur les sites de rediff dédiés, de demander à tante MadDonald de vous envoyer les Vhs par les meilleurs services de transit en vigueur, notamment eztv et rlslog.

Ce qu’on peut en retenir, c’est que c’est le divertissement le plus luxueux et ancien qui soit à la télé. Pas étonnant qu’on tente de le localiser tout les six ans. Voilà pour la brève introduction ! A regarder si vous aimez l’humour glacé et sophistiqué, un peu poseur et avec plein de moyens derrière. C’est bien moins coincé qu’on peut ne l’imaginer mais ça reste résolument « américain », avec tout ce que ça implique. Bien bien bien.

Jean Dujardin, qu’on ne présente plus, s’est donc lancé dans l’adaptation de ce format après sa tournée triomphale post-The Artist. Comme précisé ci-dessus, il n’est pas le premier et inutile de développer le fait que lui et Hazanipouet sont assez proches. Monsieur a donc réuni une équipe de comédiens (notez bien la terminologie : pas d’auteurs, mais de comédiens) qui sont tous potes et qui ont tous bossé avec Canal de près ou de loin, on va pas de mentir. Une grande bande de potes, il est vrai, rien de mal à ça. Il n’empêche que tout ça fait un peu copinage et comme vous le savez, la présomption d’inceste est ce qui se rapproche le plus de l’insulte suprême. On va dire que c’est plus ou moins nécessaire pour le premier numéro et que ça peut attirer des jeunes talents, pas comme le Petit Journal qui se retrouve cantonné à un (très gros) sac d’invités copains qui tournent en boucle. La promo se lance, on est quelques un à être discrètement hypés. Bizarrerie numéro 1 : Dujardin and co. se défendent de faire un « SNL français ». D’une part, je ne sais pas pourquoi refuser cette héritage, ça n’a aucune connotation négative (bien au contraire) et c’est du beau bullshit parce que oui, c’était exactement la même chose. Des sketches, – je mettrais toujours un e à la fin, oui – des chansons, des smokings, beaucoup de « ha ha ha ha à la Dujardin » et un casting all-star qui pioche dans tous les trucs a minima talentueux qui ont fait parler d’eux récemment. Par de guest-star, ce qui n’aurais pas de sens puisque le rapport auteur/comédien n’est pas exactement le même. Deuxième détail : pourquoi « Le Débarquement? » n’était-ce pas une vague américaine sur une plage française? Je veux dire, ils le font exprès où l’hommage est assumé dans le fond…? Je suis un peu perdu.

Un homme sur deux est une Tour Eiffel !

Un homme sur deux est une Tour Eiffel !

 Pour mater ça, un vendredi soir et en concurrence directe avec Koh Lanta (super idée, ça, ça ne les aurait pas tué de faire ça aussi le samedi) il fallait se taper la pire journée de promotion de l’existence ! Trois heures de promo compulsive. Un teaser, une pub, une pastille rappelant l’existence du programme toute les deux minutes, au sens strict, premier degré et littéral. L’access prime-time avant était horrible, de la pure branlette – il n’y a pas d’autre mot – effectuée sur la longueur par le grand yaka Michel. C’était parfait pour dégouter n’importe qui, du Canal dans ce qu’il fait de pire, du bon concentré de suffisance qui n’annonçait rien de bon et qui, au mieux, allait décevoir. Au final? Mmmouais, pas mal, encourageant. Disons que cette promo massive s’explique par l’ampleur des moyens déployés, en plus de constituer un vrai risque qui, effectivement, s’est vérifié.

Si j’en parle aujourd’hui, c’est parce que tout le monde peut encore découvrir les deux. Le premier est diffusé sur un format régulier (duh) et l’autre a un deuxième numéro commandé et dans les tuyaux. Cette première mouture était fort potable mais bon sang ce qu’elle était montée au diesel. Le tout début était bien naze et pas drôle, comme si le but du jeu était de nous faire peur et de nous éloigner fissa de l’écran. Non, il s’avère qu’ils se débarrassaient juste du plus faible avec un skit écrit pour fonctionner en deux temps, le premier étant délibérément sans humour aucun. Après, c’est parti pour la série de tableaux sans contenu politique ou réellement culturel – dans le sens inscrit dans le temps, sinon une série rigolote mais attendue de fausses pubs sur l’Iphone, ça n’a juste pas grand chose de local – juste à l’humour très aléatoire, façon Seth MacFarlane. A partir de là, ça implique une infinité de skits possible si la manière et l’humour sont toujours derrière. En revanche, non, ça n’avait rien de caustique ou d’incisif, sinon quelques piques très discrètes envers la mentalité Canal actuelle et l’infotainment en général. Le truc c’est que l’ensemble se fait toujours dans l’auto référence qui, pour le coup, est bien de chez nous. Bon, je fais mon esprit chagrin, il y avait quand même pas mal de bonnes choses. Des costumes partout, des chansons (avec de bonnes idées mais véhiculant parfois un malaise de débutant) de la classe ambiante et pas mal de mauvais esprit. Pas d’humour scato mais beaucoup de sketches à la con, ça n’a rien de négatif, ce sont les meilleurs. Ceux qui ne font pas sens mais qui sont juste drôles, un peu façon Pérusse. Donc oui, il y a quelque chose.

"Un homme sur deux est UN LOUVRES !"

« Un homme sur deux est UN LOUVRE ! »

Du moment qu’aucun périodique ne nous sort un « le renouveau de l’humour à la télé » où ce genre de titre, tout va bien. C’était de qualité acceptable sans pour autant s’engager, ce qui prouve qu’on peut encore faire rire avec un humour sorti de nulle part. C’est encourageant, non? Par contre, peu de monde était devant son écran ce soir là. Canal a bien trop concentré ses efforts et c’est comme si cet essai était déjà oublié par tous. Discret, ambitieux, lourdingue et encourageant, Le Débarquement c’était tout ça à la fois. Je ne vais pas comparer un numéro à une émission vieille de quarante ans – parce que oui, la réelle visée de ce post est de vous encourager à mater le SNL – mais les formats français peuvent exister et peuvent être potables.

En fait, ce qu’il nous manque, c’est des vraies gueules. Inconnues, charismatiques, avec plein de cheveux. Pas le cliché adolescent que le cinéma aime bien faire évoluer. Juste une bande de pince-sans-rire qui feraient les pires conneries sur scène. Comme le Morning Live, en sage et en bien plus « actuel ».

Bon, peut être qu’aujourd’hui le divertissement a juste évolué dans une succession de concepts bizarres, genre faire une compétition de plongeon avec des ex candidatsde real-tv. Mais ça n’a aucun sens et ça reste une adaptation, duh.

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