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Quand Harry rencontre San

(Tous les fanarts présents dans cet article ont été récupéré sur ce topic, j’avoue avoir un peu la flemme de retrouver dans la centaine de pages le nom des deux artistes qui ont fait les fanarts ci-dessous… Désolé)

Hé, salut, c’est Meles Badger qui t’écrit en quasi-direct de devant son ordinateur. J’espère que tu vas bien et que tu es bonne condition physique pour lire ce petit billet de quartier libre. Je n’ai aucune raison particulière de te demander ça mais c’est le genre de petite pensée qui fait plaisir non ? J’veux dire, trop de blogueur ne pense jamais au confort de son lecteur, c’est un peu triste finalement…

Donc, nous arrivons peu à peu au bout de ce quartier libre et je me décide enfin à écrire un article, effort surhumain de ma part, il faut bien le reconnaître et qui condamne probablement mon blog à ne pas avoir un nouvel article avant deux ou trois mois. M’enfin, on se fout un peu totalement de ce mélange improbable d’égo- et de méta-blogging, n’est-ce pas ? Vous êtes plutôt là pour lire des articles de qualitay sur des sujets classieux écrits par des gens tout aussi talentueux.

De mon côté donc, même si je me sens jamais vraiment à l’aise avec la rédaction de critiques, j’ai décidé de vous parler d’un des meilleurs webcomics de tous les temps.

J’ai nommé HomestGunnerkrigg Court. (Suivre ce lien pour aller direct à la première page)

Gunnerkrigg Court est un webcomics écrit et dessiné par Tom Sidell, un anglais et donc par définition un mec avec un accent super classe. Rien que ça, ça devrait vous convaincre d’aller zieuter son œuvre mais j’imagine qu’il en faut un peu plus pour vous convaincre.

Soit.

Dans Gunnerkrigg, nous suivons les aventures d’Antimony Carver, une jeune fille ayant la particularité d’avoir un nom un peu pourri quand même (je sais pas moi, ce serait un peu équivalent à appeler sa fille Térébenthine… OH WAI-) mais aussi d’étudier à Gunnerkrigg Court, une étrange école où science et raison règnent en maîtres. La magie et le mystère sont le domaine de la forêt qui fait face à l’école, elles sont d’ailleurs séparées l’une de l’autre par un pont considéré comme infranchissable. Antimony vit donc sa vie d’orpheline paisiblement (sa mère est morte, son père est absent/a disparu), découvre la vie à Gunnerkrigg, se fait des amis et se retrouve au milieu d’affaires difficiles entre la cour et la forêt. Voilà pour le synopsis, volontairement décousu mais vu que Gunnerkrigg repose beaucoup sur le principe de pleins de chapitres racontant des histoires plus ou moins indépendantes des autres tout en relatant un scénario plus global, difficile de faire mieux.

D’ailleurs, on se rend vite compte de la façon dont ce webcomics est beaucoup pensé comme une série en fait puisqu’on y retrouve une structure narrative assez semblable sur certains points. Ainsi, les chapitres de l’histoire peuvent facilement se partager entre loners, chapitres mythologiques (vous savez, le genre d’épisode ayant principalement pour but d’expliciter les thèmes de l’univers) et épisodes qui font tout simplement avancer l’histoire en elle-même. (Oui bon ok, je m’y connais pas tant que ça en série donc je suis pas trop sûr de mes mots et je raconte peut-être des conneries mais je crois que vous avez saisi l’essentiel.)

Cette structure s’avère extrêmement efficace, puisque servie par une caractérisation des personnages tout simplement parfaite. Chaque personnage, principal ou secondaire, se voit développer de façon exquise et autant dire qu’il m’ait impossible de ne pas tous les apprécier tellement ils ont tous un petit quelque chose qui les rend unique. D’Antimony à Zimmy, en passant par Kat, Ms Jones, George et encore un tas d’autres personnages, aucun ne paraît ennuyeux, superficiel et voir chaque caractère se développer et se dévoiler à travers la progression de l’histoire est un véritable plaisir.

A cela s’ajoute une dynamique dans leurs relations extrêmement bien pensée, les dialogues étant d’une efficacité redoutable dans la façon d’installer les personnages et les rapports qu’ils entretiennent.

La relation entre Antimony et Kat est à ce titre extrêmement bien écrite, leur dynamique repose sur une amitié finalement extrêmement simple (les deux personnages se complètent dans leurs caractères, leurs forces et leurs faiblesses) mais c’est la somme de petits détails qui parsèment ce genre de récits secondaires qui rend ce rapport entre les deux personnages extrêmement plaisant à suivre. Les voir s’affronter à certains moments, tâtonner dans la recherche de compréhension de l’autre, le thème de l’amitié est vraiment bien exploité à travers ces deux personnages, surtout que Kat ne sert pas de simple faire-valoir à Antimony et se voit attribuer un fil narratif des plus intéressants.

Zimmy (à droite), ma waifu à epic cernes

Les personnages secondaires ne sont pas reste et ont tous droit à leur part de développement (que ce soit au détour d’une case ou par un chapitre qui leur est entièrement dédié). Une véritable complexité se crée dans Gunnerkrigg à travers les personnages, en fait, on en vient à avoir l’impression que tout coule de source et que l’auteur n’a fait que poser des personnages qui vivent désormais simplement leur vie. D’ailleurs, tous les évènements majeurs de l’histoire reposent sur une chaîne d’événements logiques qui prennent place dés le premier chapitre, ce qui fait d’ailleurs que même le méchant n’apparaît pas si mauvais que cela au fond (même si bon, il a quand même un sourire creepy et une certaine propension au sadisme).

L’univers, parlons-en aussi, est presque un personnage à part entière tellement il porte en lui une richesse insoupçonné. Alors que l’on pense au début faire face à un simple succédané d’Harry Potter avec cette école aux mystères insondables et aux sombres couloirs (même si serait plutôt du Poudlard dopé à l’environnement industriel), on découvre bien vite un monde plus original que cela, fourmillant de petits détails amusants (les vaches et les chevaux robots), d’un background qui attise la curiosité (qu’est-ce qui rattache l’histoire de Gunnerkrigg Court à la forêt ?). D’une certaine manière, on a l’impression d’avoir la rencontre improbable de l’univers d’Harry Potter avec celui de Princesse Mononoké (il y a un fort développement du rapport difficile entre les hommes et la Nature), deux références que je pense voulu par l’auteur (puisque que pour Mononoké, il y a carrément un court chapitre qui fait explicitement référence au film).

Au niveau graphique, soyons honnête, le début est assez… « vilain ». Je n’ai pas envie de dire moche parce que, perso, ce n’est pas si moche que ça… Mais disons qu’il y a un parti-pris artistique assez particulier au début (guh, le front d’Antimony sur certaines cases quoi, ce front…) mais le trait progresse au cours du temps pour atteindre un niveau des plus honnêtes au bout d’une dizaine de chapitres puis rentrer dans la catégorie « très bon » par la suite. Toutefois, en mettant de côté cette progression stylistique, la force du trait réside dans des images véritablement iconiques et fortes, y compris dans certain des premiers récits. Le découpage est à ce titre remarquable et il y a de quoi rester bluffer par la qualité de certaines cases (cette quasi-pleine page avec deux personnages secondaires dans les escaliers, d’une simplicité mais aussi d’une force à couper le souffle).

Certes, Gunnerkrigg ne révolutionne pas grand chose, que ce soit au niveau de la narration comme de l’usage du medium internet (à ce niveau-là, mieux vaut se tourner vers Homestuck). N’en reste pas moins un récit puissant et efficace, porté par des personnages hauts en couleur et une totale maîtrise de la narration, et même le dessin un peu (beaucoup) moche du début laisse place à un trait vraiment maîtrisé par la suite. Vraiment, ce webcomics mérite bien plus que le succès d’estime dont il jouit dans le web anglophone.

D’ailleurs, c’est peut-être là que se trouve le seul vrai défaut de cette œuvre : le webcomics est disponible uniquement en anglais. Pas de traduction française à l’horizon pour le moment, ce qui est bien dommage.

Je veux dire, ça fait tellement de personnes en moins qui ne pourront pas craquer devant le personnage de Zimmy quoi… <3<3<3

PS : Je crois que cet article reste l’un des plus courts que j’ai jamais écrit. J’ai un peu l’impression d’avoir perdu le concours de celui qui écrit le plus gros texte en ces terres de Débauche.

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Dur d’être populaire

Il y a ce moment assez emblématique de Genshiken où l’antihéro otaku émacié explique à une nana sensée segmenter la jeunesse « normale » que depuis toujours, l’humanité fantasme sur la représentation au delà de l’objet de ces mêmes représentations. En gros, nous serions programmés génétiquement pour regarder la 2D et la mettre au même niveau que les bonnes vieilles rondeurs de la vraie vie, vous voyez où ça nous amène? C’est très certainement vrai et que le premier qui n’est pas allé faire de l’investigation sur Gelbooru me jette le premier fap mais au delà de la visée « érotique » de la théorie de ce cher Madarame, il est vrai que – je vais simplifier à mort une phrase bien trop alambiquée – le dessin, c’est notre dada. Vous lisez ce post chez vous, sur le ventre en pliant/dépliant les jambes? Lâchez votre téléphone à fourrure rose et matez donc cette belle bibliothèque sur le coté qui foisonne de bédés et de mangas… ou peut être même de comics – parce que vous cultivez la diversité et sachez dénicher le bon sur tout les continents et vous avez raison.

D’ailleurs, c’est un mec complètement incapable de dessiner et, en amont, de « visualiser » n’importe quel truc qui vous parle… mais le fait de jalouser les dessinateurs talentueux (ces salauds qui peuvent, virtuellement, dessiner leurs fantasmes les plus tordus) permet aussi de rester dans la barrière des amateurs de beaux dessins, donc de ne pas tomber dans les affres du métier blah blah ce contre-argument ne veux pas dire grand chose ; bref, j’aime le dessin, tu aimes le dessin, nous aimons tous le dessin. Après, il est prouvé que « nous » sommes faits pour être bien plus attirés par des représentations humanoïdes aux yeux énormes qui parlent via de grandes bulles rondes. Figurez vous que – tenez vous bien – il y a des tas de gens qui font de la bédé sur internet!

Je ne parle pas, par exemple, de ces auteurs – au hasard – Soleil qui publient leurs planches sur la toile en avance pour faire du teasing mais un genre bien pointu qui est là pour nous parler et j’entends par là les webcomics. Ce mot est formidable puisqu’il explique son contenu dès le nom : ces « comics » (bd américaines, français et culture françaises exclues) sur le web, donc… mais vous connaissez mon désamour des blogs bd qui sont, la plupart du temps, une espèce de sublimation de l’auteur qui en profite pour montrer son popotin et en faire des planches acclamées par des hordes de fans gagnées dès le deuxième strip. Si si, c’est exactement comme ça! Les webcomics n’ont rien à voir avec ces poncifs, et ils n’ont pas cette connotation de « localisation », on peut tout à faire dire qu’il existe des webcomics français, c’est juste pour le plaisir de cracher sur les blogueuses mode/girly/cancer. Après il s’agit de diviser deux types de webcomics anglophones (car mon approche du jour ne concerne que cette langue) ; certains sont de vraies bandes dessinées racontant une histoire cohérente, avec des personnages, une intrigue et tout le tremblement mais j’en connais si peu pour faire un post (et je ne demande qu’à en découvrir, je suis certain qu’il existe toute une culture, une actualité et des incontournables), mais je parle bien sûr du webcomic traitant du jeu vidéo, ou si on veut se permettre une plus grande ouverture, du webcomic geek.

(Ce cher monsieur Croshaw avait une approche intéressante quand à la meilleure façon de développer ses statistiques en tant qu’auteur de bédé du web : faire du drama. Pas des drama littéraires façon storylines et esprits torturés, non, faire du drama en tant que personne dans l’Internet et dans la vraie vie pour ainsi attirer l’attention de toute manière. C’est… une manière de voir les choses)

Par contre il est intéressant de constater qu’il… n’est pas nécessaire de savoir dessiner pour avoir un site connu. J’en tiens pour référence xkcd, l’exemple alpha des Internets qui envoie un certain nombre de « bons clichés du genre » : une triade de personnage vieille comme le monde (le héros/la fille/l’élément comique/à peu de choses près) et une inébranlable publication quotidienne! L’auteur est typiquement l’homme qui nous a tous prouvé qu’on pouvait se démarquer en ne dessinant que des stickmens et des bulles sans quelconque expression ou émotion affichée (en français, le concept de non-dessin était poussé à l’extrême avec la bande pas dessinée) et le succès local et international du comic n’est plus à démontrer, avec plus d’un millier de bandes au compteur. Xkcd peut même se targuer d’aborder une certaine diversité de sujets puisque les relations, le sexe et autre trucs parfois un peu inaccessibles à nous autres geeks sont des thèmes récurrents, pas toujours avec humour, pas toujours dans le but de faire sourire. Par contre, on trouve une très très grosse pertinence des… maths et de la physique. Je n’ai pas compris un nombre significatifs de strips parce que je n’avait tout simplement pas la bonne connaissance nécessaire à la compréhension du gag, de quoi se sentir comme un néophyte de l’internet devant 9gag… et justement, le mémétique est aussi un gros morceau du site, parfois lui même créateur de mèmes, petits et grands. Ce n’est pas d’une littérarité folle mais c’est franchement connu, ça peut éventuellement vous toucher.

Un peu plus loin dans le spectre du dessin pas super recherché, il y a bien Cyanide And Hapiness qui reste dans cette catégorie des « liens quotidiens ». Humour geek? Ben… peut être pas, c’est plutôt un « humour de geek », une divergence syntaxique qui a son importance puisque ce comic, comme son nom l’indique, cultive un humour noir assez délectable. Agrémenté par quatre auteurs au style distinct qui font une planche à tour de rôle, CaH est le champion de l’humour subtil, non-sensique, toujours assez sombre, bref glacé et sophistiqué - le site se permet même d’être SUPER DARK le temps d’une « semaine de la dépression » où le gentil humour barré se transforme en humour carrément noir 99% cacao, froid et très amer. Le signe distinctif d’un webcomic qui marche? Il vends des goodies! Non seulement il existe deux best-offs publiés qui comportent quelques inédits, ça peut faire un cadeau originial ; mais quand un site se permet de t’expédier de (beaux) posters et des peluches, tu sais qui est le patron. En l’occurrence, Cyanide and Hapiness est un site au trait et à l’humour aussi caractéristiques que plaisants, parce qu’il ne se contente pas de faire du gag référentiel que personne ne comprendra dans cinq ou six ans, on a juste l’impression que chaque situation non-sensique possible a été trouvée par ces quatre cavaliers de l’apocalypse, bravo à eux!

Maintenant, passons à ce qui nous concerne un petit peu plus directement : le web comic gamer. Croyez moi; il existe tout un genre qui a subit une sorte de prolifération un peu étouffante où chaque nouvelle création tourne autour d’un élément récurrent de fiction, à savoir le canapé. Ça vous rappelle une demi douzaine de sitcoms? C’est normal, les plus flemmards se contentaient tous d’appliquer soigneusement le schéma suivant : deux personnages sont sur le fameux meuble, jouent au jeu du moment et paraphrasent sur la différence de réalité entre la notre et celle des jeux vidéos, point bonus si on envoie les blagues de « cake is a lie », etc. Si on a pu distinguer tout un genre qui obéit à ces codes, c’est avant tout parce qu’il y a des exemples extrêmement … prospères. Penny Arcade est l’exemple type! Complètement inratable, ce webcomic obéit à tout ces petits réflexes qu’il a lui même lancé, et si on peut lui reprocher un dessin… pas nécessairement très fouillé (mais comment faire autre chose pour pondre neuf gags par semaine?) il suffit de comprendre qu’il a tellement duré que revenir sur les premiers strips équivaut à ajouter du texte à des dessins d’enfance. Le méta autour de PA est tel que le site à fait jurisprudence en créant une convention à son nom. A part la création d’un Etat, je ne vois pas quelle peut être l’étape suivante dans la vie d’un site à succès…

Après, il faut avouer que le comic en lui même à quelques limites : il n’est pas toujours drôle et sa longévité fait que la diversité de sujets… s’impose. Comprenez : il n’y a pas lieu d’y avoir de diversité, en amont – il n’est pas toujours évident de tenir un vrai gag de gamer par jour en parallèle avec une actualité un peu sinusoïdale, on se tape parfois des gags sur la vie de parent des personnages (qui ont l’air d’avoir 18 ans, ce qui est toujours un poil perturbant) MAIS, parce qu’il y en a un et c’est un bon, Penny Arcade est aussi celui qui a su parler d’un jeu… et zigzaguer un peu dans le paratexte. Ce que je veux dire, c’est que ses planches peuvent tout à fait faire de l’humour sur le jeu en temps que tel ou sur les impressions qu’on peut en tirer, mais aussi sur l’univers du jeu, son développement, l’industrie dans sa globalité… c’est un très gros pile pour la face « personnelle » de certains jours ; en plus d’être toujours assez subtil dans son approche, Penny Arcade est une manière simple de suivre l’actualité du jeu vidéo, si on accepte, bien sûr, de ne se rattacher qu’à une unique source, ce que tout le monde devrait proscrire par définition. En plus d’avoir acquis une réputation et une légitimité monstre, PA fait partie des happy fews qui peuvent vivre aisément de ce qui a été un hobby bien entretenu. Bon niveau d’anglais requis, le niveau de langue y est parfois un peu absurde.

Je le linke parce que je le connais et que j’ai eu ma période, Vg Catz peut aussi s’installer ici le temps d’un petit paragraphe. Lien qui plaira à tout les grands enfants et amateurs de furry car ce webcomic au style sympa (et au contenu, on va dire, moins poussé, je suppose que ceci balance cela) est tout aussi généraliste dans son approche critique – il partage même avec Penny Arcade cette propriété d’avoir tenu si longtemps qu’on peut taper un jeu vidéo dans le champ de recherche dédié et trouver une page à l’humour spécialisé du-dit jeu. Après, le rythme n’est pas du tout le même et chaque nouvelle planche du comic principal ou de chacun de ses petits side-projets – dont un remake de la première génération de Pokémon qui se lit d’une traine – est accueillie d’une manière très messianique, une mise à jour par mois relève déjà du miracle. Qu’importe, personne n’est obligé de tenir ça pendant des décennies et ça prouve qu’on peut prendre ce « schéma canapé » et le modifier un poil (hi hi) – en revanche, non, pas de réelle romance à prévoir entre les deux protagonistes. Par contre, si vous tapez « VG Butts » sur Google… :D

Enfin, on peut encore plus ouvrir la focale pour généraliser sur le fait qu’il y aura toujours un bon webcomic sur un sujet spécialisé… ou un jeu vidéo bien précis. Tenez, complètement au hasard, Black Adventures. Dessiné dans ce style que n’importe quelle personne un tant soit peu calée peut imiter, c’est bien évidemment un comic parodiant la dernière génération de Pokémon. Là, on quitte l’humour sage et consensuel pour quelque chose de complètement référentiel! Il est évident que les aventures – alors au début dictées par les lecteurs, façon 4chan – sont toujours influencées par les kiffs récents de la dessinatrice, c’est pourquoi on y verra tout une période Panty & Stocking, etc. Tout y est fétichisé dans des limites morales délicieusement ténues – l’intégralité de l’humour de cette page réside dans l’hétérosexualité très discutable de ses personnages – mais ce que je veux dire, c’est que pour n’importe quel bon jeu, il y aura un bon webcomic. Considérez ça comme un penchant de la règle 36… ce n’est qu’un tout petit panel de base mais si vous avez d’autres exemples addictifs, partagez donc, j’en serais ravi.

Si tout se goupille bien, je pourrais interviewer les minettes de Buono pour le Journal du Japon avant leur concert de ce Dimanche. On s’y croisera peut être! En attendant, je vais jouer à Catherine et peut être respirer, ou manger, éventuellement.

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Le derrière des choses

Trois petites choses. D’une part, je veux croire qu’Andy Warhol avait raison. D’autre part, je suis bien conscient que décrier où nourrir une personnalité du web qui se comporte ouvertement d’une façon bizarre ne contribue qu’à la persévérance de la-dite personne. Enfin, je sais que je suis fasciné par les choses qui… ne sont pas légitimes pour ça. Prenez le « allez viens. » Cette vidéo est hypnotisante. Je suis sûr qu’elle est, quelque part sur Terre, thérapeutique. Y’a pas plus débile – pas d’enjeu, pas de chute, aucun contexte, juste un mec qui nous demande de venir, le tout dans des cadres de campagne v »ariés, dans des positions et des attitudes à peine lascives. On la mate, on passe de « wtf » à « c’est rigolo » et le temps de la montrer aux copains, vous l’avez déjà vu cinquante fois. Vous savez déjà combien d’allers-retours il va faire avec son manche (oui) – si le « vieeeens » de bateau est avant ou après celui du foin, vous remarquez la diversité des prises de vue, le montage est fait avec un certain professionnalisme, on voit même le grand pinacle de la débauche quand il nous invite à « voir tout ce qu’on peut faire » et qu’il remue son machin (…oui) avant de le jeter par terre comme le dernier des malpropres.

Il n’empêche que tout ça est fait avec un certain brio, que le bazar est filmé, plutôt bien filmé et – ô, surprise, chaque occurrence nous mène à un Myspace où on peut trouver des chansons à la même dichotomie : débiles, mais travaillées. Il nous a bien eu : ce n’est qu’un espèce de petit génie/roublard ayant trouvé un moyen ultra-efficace de nous rendre curieux : faire l’alien en public. Au final, « allez viens », on est allé voir, la promo est passée, le mec est talentueux dans son approche et il n’a pas froid aux yeux, ok.

Seulement… tout le monde ne peut pas se vanter d’avoir cette notion de distance ou ce savant calcul de masse critique pour attirer les foules. Il s’avère qu’il y a vraiment des dingues pour faire le truc plus aléatoire qui soit devant une webcam et que ses motivations soient… inexistantes. Pour le fun. Vous, de votre coté, vous vous grilleriez bien une clope – d’autre mangeraient bien de bons mulets de violoneux. Vous m’en voyez désolé mais j’aimerais m’en débarrasser une bonne fois pour toute et faire un petit topo Violongay. Je l’évoque sporadiquement de temps en temps sans balancer la moindre parcelle d’explication donc hop hop hop, effet cathartique, point de culture totale pour vous et nous serons tous contents.

Tout commence avec l’ensemble de vidéos de base, tournées en des temps immémoriaux et dans des contrées reculées, quelque part dans la belle province. Pas difficile de supputer une donnée pareille : l’accent très palatal ne tromperas personne… des gens de génie façon Monsieur Poulpe ou Petrified Eyes (mon héros des vidéos perturbantes) ont commencé à répandre la bonne parole et nous tombons tous des nues devant… après tout, verbalisons-le : qu’est-ce qu’on voit? Rien qui puisse paraître dangereux, méchant ou même subversif – juste un gonze qui, devant un écran Windows 95 du plus bel effet, se présente et nous « présente son très bel ami à lui », avant de taper compulsivement sur sa tête de bellâtre en plastique. Ok, revenons en arrière pour voir ce qui ne va pas?

Un joyeux violon

Il y a quelque chose de très flippant dans cette attitude mécanique, compulsive. N’importe quel personne « du métier » vous dira que la dinguerie est avant tout un ensemble d’obsessions, de petits machins dont il est impossible de se débarrasser… mais ce cher Violongay, lui, cultive des fétiches à la précision désarmante. Vous constaterez, à travers les interwebs, qu’il existe toute une batterie d’autres vidéos. D’une part, chaque tête de violoneux dispose de son propre focus (Daniel évolue dans un cercle social bien fourni puisqu’il peut copiner avec Ronald ou Michel, par exemple) mais il existe une demi douzaine de vidéos pour chaque violoneux, chaque bande étant l’exacte réplique de la précédente. Notre ami fait mumuse avec sa perruque, explique son amour des « jeans noir », des « rigodons » – et des « chemises blanc crème ». Ca peut paraître très ciblé – et c’est parce que c’est le cas – mais notre ami cultive un schéma à la redondance implacable, ça ne manque jamais. Prenez cette vidéo du Violonneux Ronald (avec un beau mulet châtain pâle) vous y noterez quelques éléments de malaise en plus. D’une part, cet amour des mulets est tellement années 80 – d’autre part, joindre le geste à la parole et le manger en live devant la webcam dépasse toute singularité… et comment ne pas parler de ce moment très creepy où il lui donne une chemise (blanc cassé, évidemment) un jean (noir, cela va de soit) et qu’il lui jette un instrument à la… figure comme si il allait lui pousser des bras et un sens inné du solfège. Bon, je suis désolé, mais à priori, les têtes de violoneux ne sont pas habitées. Non, le vrai truc flippant dans la vidéo – et c’est pas ça qui manque – c’est l’aspect totalement cyclique du truc. Chanter les louanges du rigodon. Taper dessus. Le menacer de lui manger le mulet. S’exécuter. Repasser à l’étape 1. Je suis intimement persuadé qu’il lui manquait de l’espace disque à chaque fois et qu’il aurait totalement été capable de faire ça pendant des heures.

Jusque là, nous avons un type qui exprime clairement son grand kif des têtes de violoneux, d’une tenue vestimentaire bien précise et qui aime visiblement les rigodons cajuns – ce n’est pas une grosse prise de risque d’avancer que tout ça possède une grosse valeur fêtichisante, que le mec va de plus en plus avouer qu’il aimerais qu’on lui joue un morceau de violon dans le coin des fesses, en gros. Inutile d’émettre un jugement de valeur mais je crois que dans les grandes lignes, c’est la source de tout ça, je ne chanterais pas une ode au son d’un violon très très gay qui swingue dans les cabanes pour autre chose mais hé, vous swinguez pour qui vous voulez, c’est votre droit. Après, sur une chaîne Daily émettant un back up de toutes ses vidéos, il y en a une qui créé un malaise encore plus… dimensionnel quand on constate que ce cher Violongay filme un mec mort, dans son cercueil en plan fixe pendant deux minutes. La routine.

Toujours plus loin, vous aurez sans doute remarqué un autre running gag des vidéos du Violongay – l’évocation des veillées du 21 Décembre – la fin du monde, celle prévue en fin d’année, tout simplement. Ca ne pourrait être qu’un détail mais si, par mégarde, vous seriez tombés sur son site perso (je met pas le lien, le site est plus vérolé qu’une blogueuse bédé) vous aurez aisément constaté la maboulerie ambiante dans la construction, l’esthétique du bazar – et dans le propos, plus que tout. Ode aux aliens, ode à la venue des surhommes – F. Nietzsche serait content – autant de trucs sortis de nulle part, couplé à ces mentions nonchalantes me font penser qu’il y croit sérieusement, le bouge. Autre élément perturbateur (et tout aussi perturbant) c’est cette tendresse qui émane de ce monsieur Ongay (prénom : Viol) quand il caresse ses têtes de violoneux avec le dos de ses mains. Il y a une certaine sincérité quand il passe ces mèches de cheveux synthétique dans ses paluches, on croit qu’il est réellement amoureux de ces petites têtes, en tout cas, il y accorde le même traitement. Sur internet, les descriptions des vidéos postées par lui même ne sont pas très ambigües, il recherche quelqu’un à violonner, quelque soit les préférences du cheum qui dégnera y répondre.

Un violoneux manifestement pas très gai pour vous mesdames, chanceuses

Si on compile tous ça et qu’on essaie de résoudre ce mic-mac poilu ; Je ne peux malheureusement pas vous demander de retourner le blog pour lire la solution mais voilà ma théorie qui est probablement aussi la votre. Admettons que notre admirateur de Violon avait effectivement un cheum dévoué qui lui jouait des rigodons… on va dire érotiques, supposé que X joue le rôle du violon et Y soit l’archet. Hum? Admettons ensuite que le premier développe une forte passion pour le deuxième, admettons également que Y fut habillé, au temps X, d’une chemise blanc cassé 60% polyester (oui je vais encore plus loin dans la précision mais les descriptions des-dites vidéos sont formelles)  et qu’il claque entre les mains entre d’X, en plein rigodon cajun ou que sais-je. Imaginons simplement que tout ça ne soit qu’une projection du mec décédé de la vidéo cadavérique sur des violoneux en plastique? Flippant, hein? Pourtant, ça semble relativement cartésien, 2012 et la venue des aliens semblant la seule porte ouverte à une « ressuscitation » promise par je ne sais quelle technologie imaginaire. Bref, c’est glauque, c’est vraiment glauque mais ça me semble être la seule explication possible au vu de cet amas de détails absurdes qui reviennent partout dans ces oeuvres. L’histoire du Violongay est probablement une histoire un peu moche et triste…

… qui devrait logiquement s’arrêter là, à défaut d’apporter des éléments consistants. On peut attendre le 21 Décembre voir si il se passe un truc mais, depuis l’apport des premières vidéos, la toile découvre petit à petit le « phénomène » – toile québécoise comme française, même si ces derniers sont davantage au courant du truc, les premiers étant probablement en train de raser les murs de peur de le croiser depuis – et on entends pas parler du bonhomme pendant un certain temps, si ce n’est en commentaires de telles ou telles vidéos ré-actualisées. Les Violoneux n’ont à priori plus rien à craindre, QUAND SOUDAIN!

Une nouvelle vidéo apparaît. Cette fois, elle est pro, filmée, pas de fond d’écran rétro, c’est « l’émission de Madame Coucoune« . Emission indispensable puisque que Monsieur-Madame C., grimé au pistolet à maquillage inventé par Homer Simpson – nous invite à cuire une tête de violoneux (avec un beau mulet) et de la battre avec un violon. Ca implose de symbolisme et l’étalage des « codes » de la saga sont utilisés avec un humour si douzième degré qu’il est clair que Coucoune nous fait du fanservice en se payant à moitié la tête de l’invité – tout paumé, ne sachant pas trop quoi faire, se justifiant du bazar précédent en invoquant l’humour et l’auto dérision. Oui, j’aurais moi aussi utilisé cette carte mais m’est avis que la meilleure façon de faire oublier un truc… c’est de ne pas le ramener sur le tapis en premier lieu. Au final, on croit encore plus aux paraphilies du type et on se retrouve avec une énième vidéo complètement dada, bande son appropriée en bonus où, si vous allez jusqu’au bout, contient du faux vomi et un bêtisier laissé au montage pour le fun, exctement comme dans Plumbers don’t Wears Tie. Hmm hmm. A ce stade, ma fascination est toujours aussi présente mais je ne sais pas vraiment si il y a de la fierté derrière ça, ou si il y en avait au début tout court.

Finish him, fatality – il s’avère que ça ne pourrait être que le début d’une grande saga puisque c’est maintenant que les Québécois commencent à s’emparer de la chose. J’en veux pour preuve cette ultime vidéo où trois gars tentent le très journalistique pari de passer une soirée avec l’homme au strabisme toujours plus accentué par ces lunettes de cosmonaute – et les dix minutes qui en résultent sont d’une intensité extrêêêême. Absolument inoffensif, il leur demande juste de respecter le « dress-code », tente quand même en demandant poliment si il peut doucement caresser la bedaine d’un de ses invités, se touche plus ou moins discrètement en tapant la discute sur un canapé… et la caméra nous montre ces quelques instants rares et précieux : le fond d’écran mythique où on voit des têtes du violoneux (le vrai, celui qui est illustré partout dans les images du site coupable) se trimballer partout, ou ce moment un peu étrange où l’un des « journalistes » (on ne sait pas ce qu’ils sont, dans l’absolu) confesse face caméra son malaise total face à l’ambiance imposée de la soirée. Tout le monde s’en est sorti vivant mais personne n’est vraiment valorisé dans l’histoire…

Qu’avons nous appris aujourd’hui? Hé bien… pas grand chose. J’ai nourri et encouragé le phénomène à ma façon, je perturbe les cours en intriguant les copains avec ça, nous avons un mec paumé dans la nature et un peu incompris dans son doux délire… et chaque personne portant une chemise blanc cassé et une coupe longueuil a gagné le droit de regarder derrière lui avant de traverser une ruelle. Allez, une petite image en bonus.

Maintenant, vous savez. Jambaya tout le monde!

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2011 // Safety Dance

Comme d’habitude, le dernier post de l’année est celui qui résume les… 110 posts et quelques des douze mois précédents. Aucun sujet important. Que du lapidaire, de l’impression flash, l’année du blog en version laconique. Aucun lien. Gras only. Post final.

JANVIER///////////


Scott Pilgrim Versus The World est un film parfait pour nous autres, à n’en pas douter, mais la série de comics est encore plus géniale avec son histoire originale, ses personnages attachant et sa traduction plus qu’impeccable, l’un des plus beaux fil rouge de l’année. Bref, on décuve et on rattrape son retard en se prenant Bioshock et on plonge sous l’océan steampunk et l’idéologie objectiviste. Très très loin de cet esprit culturel, il y a DJ Hero 2 qui embête son monde avec ses succès aux chiffres improbables… dernier jeu d’Activision avant la mise en berne de la franchise Guitar Hero, aujourd’hui en pause. En pause, c’est ce qui caractérise le Velvet Video Burger qui fêtait alors sa première année! Découverte de l’univers Spice And Wolf : son héroïne est réellement sexy mais ça ne va pas plus loin, la faute à un rythme trop soporifique.

Tiens, j’ai également vu un autre film très décevant : Black Rock Shooter. C’était mignon mais cette grande métaphore sur l’amitié n’a pas servi à grand chose, elle promettait pas mal de bonnes choses avec ces prédispositions et ces codes graphiques sympas mais gros pschiiit dans les faits. Attention, un anime est dans les tuyaux! De l’autre coté du spectre, La Traversée du Temps est un film un poil plus posé et réaliste sur la relation avec autrui… et si il envoie l’argument semi-fantastique, lui le fait d’une manière cohérente et touchante!

Minecraft, concept de l’année, est définitivement sur les rails, son créateur empoche des millions et c’est bien mérité vu son investissement dans le jeu. Avant de m’y mettre et de décrocher rapidement, fascination extrême pour les tutoriaux Youtube dédiés. Sur Twitter, un concours débile d’abstinence se lance, le NoFap. Votre serviteur y participe, pète des durites en chemin, on l’y reprendra plus. Heureusement, pour calmer mes ardeurs, il y a le fabuleux Patrick MacGoohan qui gère ses affaires de Prisonnier comme il peut, se barre de l’île comme un chef mais personne n’a toujours rien compris. Dans la catégorie « je rencontre mes lecteurs », j’appelle Petrified Eyes! Tant qu’on parle musique, les Whites Stripes lâchent l’affaire, mais Rolling Blackouts, album angélique, est dans les bacs. Enfin, allons tous voir Arrietty au cinéma, tiquer sur les même détails mais kiffer malgré tout.

L’expression de l’année.

/FEVRIER///////////


Ca commence à chauffer en Égypte, le printemps arabe s’amorce… mais ici, bien au chaud, tout va bien. Les partiels sont passés, on déballe quelques bons jeux : Sonic Colours, plutôt mignon mais un poil décevant de par un certain sens de la répétitivité dans le level design… et il n’a pas de particularité, sans être réellement mauvais. Encore plus « controversé », il y a Final Fantasy XIII, ce fameux jeu en ligne droite qui « ne devient bon qu’après 20 heures » – si vous voulez mon avis, ça se tolère tout à fait. En attendant sa suite, un an plus tard….

*fap* Oups, perdu, troisième. De toute façon, y’avait pas d’enjeux. Hey, bonjour Kirox! Le J-Truc se lance dans le Let’s Play et je fais la rencontre de l’un de ses rédacteurs via des circonstances un peu honteuses. D’ailleurs, je dois l’avouer, je développe un fétiche extrêmement étrange pour Tout le monde veut prendre sa place, je me prends d’affection pour les champions qui durent, je perds du temps pour mater leurs performances, etc. Etrange, je vous dit.

« Ce mec, Hope, est présenté dès le début comme un lâche, fils à maman, socialement barré, émo, etc. Mais dès qu’un combat commence, il sort littéralement un boomerang de ses fesses et rejoint la rixte! COOL TA CONTINUITE »

« a part aman sa lui faiser de l’effet il bander » Quelque part sur internet, quelqu’un écrit des fanfics débiles sur Justin Bieber et nous on est là pour le lire et se désoler. Dans les plaisirs coupables, toujours, le Royal Rumble se déroule, c’est le triomphe du mauvais goût, dixit les commentateurs à propos du gagnant. Twitter, toujours : c’est le Kafuuday, le jour de l’optimisme béant. Dédé Manoukian danse avec les stars, je m’engueule sur Internet avec le claviériste de Freezepop, la Rom de Mario Maso me donne des boutons et Enter The Void est un objet étrange, un peu anxiogène et super branleur, passé son générique hypnotisant. Dommage pour un film de deux heures trente. Sur Nolife, on fait juter les Magnéton et au Nicaragua, on lance Survivor Redemption Island, quatrième tentative pour M. Mariano, il aura enfin sa victoire. Ca ferait bien rire ce cher Yathzee de Zero Punctuation, découverte critique de l’année, ses vidéos hebdomadaires dégrossissant un jeu vidéo en cinq minutes sont fascinantes et assez géniales et verbeuses dans leur genre. A voir!

En fin de mois, on accumule toutes les cérémonies du genre : les Césars où Sara Forestier chope le melon en direct, les Oscars qu’on ne voit pas parce qu’on dort lors de la diffusion en direct, puis on se rendort devant la rediffusion parce que c’est à mourir, mais les Gérards du Cinéma sont là pour rehausser le niveau avec une remise hilarante. Décidément, c’est le mois du fap! Culturellement parlant, il y a le live at Donnington d’ACDC pour faire un peu sérieux dans tout ça.

//MARS//////////


Ne soyons pas trop optimistes tout de même, ce n’est pas fini : l’heure n’est pas aux gateaux, Gameblog contre la blogosphère, ce n’est valorisant pour personne, au suivant. Top Chef, par exemple, c’est bien plus fun avec son Cyril Lignac qui descend son assiette comme personne.

Tremblement de terre en provenance du Japon : Pokémon Noir et Blanc débarque en Europe! Et oui, rappelons-le, cette cinquième génération est extrêmement encourageante dans son approche, ses petites tentatives de renouveau, son bon chara-design et ses quelques musiques étonnamment catchy qui sortent du lot. Bon, évidemment, il y a aussi le véritable tremblement de terre et le désastre nucléaire à Fukushima mais le traitement de l’information n’est pas très glorieux, ici.

Ne paniquez pas, chers amis, Nolife est sauvée. « On va enfin pouvoir faire de la merde! » Carglass non plus ne connaît pas la crise et continue de nous bombarder avec son armée de robots-changeurs-de-pare-brise, découverte d’Heavy Rain sur Youtube pour tenter de comprendre, un an plus tard, ce haro lancé à David Cage. La réponse n’est évidemment pas dans le jeu. True Grit au cinéma : des flingues, Jeff Bridges et une sacrée gamine. Coming Out est un album qui n’enchante pas grand chose et lololol Carré Viip. La qualité télévisuelle va trop loin dans l’auto-parodie, ça ne prends pas. En parlant de la haute, Ezio Auditore connaît tout le monde : de Michel Ange à Machiavel – mais passé son intro poussive, Assassin’s Creed Brotherhood est un jeu prenant, en plus d’être une bonne alternative au Monopoly. La 3DS sort, loupe la marche, n’envoie aucun jeu acceptable dans son line-up : la démarche de Nintendo est plus qu’étrange… et personnellement, j’attends toujours.

Salon du livre – n’oubliez pas qu’en 2012, le Japon est à l’honneur! Découverte très tardive de la saga Professeur Layton : ce n’est pas aussi fascinant que ça pouvait en avoir l’air, cette ambiance maronnasse et cette esthétique vieillotte ne joue pas vraiment en sa faveur. Je reçois Arez pour Mario Maso, lui podcaste, moi, je bois son Mars Liquide, ce n’est pas sale. The Go! Team fait un concert mémorable à Paris, merci aux Inrocks pour supporter ce genre de soirées de qualité. Enfin, diplomatie : après la Diurne Epitanime, tout Bulle Japon pionce à la maison.

///AVRIL////////


Pour le premier avril, je fais semblant de kiffer K-On, j’habille le blog aux couleurs de Michel Sardou (ca aura au moins fait rire une personne) et Youtube passe en mode 1911. Un nouveau challenger apparaît dans le microcosme parisien du jeu vidéo : Barre de Vie, honorable travail collectif, ouvre et lancera, peut être, des carrières. Au cinéma, Sucker Punch intrigue : étonnante collection de plans barrés à l’extrême, quelques tableaux presque fétichisés, un film rendu au ralenti et une bande son composée de reprises qui déchirent : à voir. Petit week-end dans le Calavados. Atchoum!

Au retour, c’est la Formpring Fever : Anonymous se déchaîne et je me retrouve à contribuer à la dinguerie générale en fournissant plus de mille réponses en trois mois. Ca, c’était avant qu’Anon nous montre son côté obscur… L’AMV ENFER est définitivement sur les rails, son montage commence – avec, un amas hallucinant de petites contrariétés techniques, vous n’avez pas idée. Bon, tout le monde en est dingue, mais je n’ai pas réussi à dépasser le premier épisode de Doctor Who. Je ne doute pas de la qualité de cette série mais une approche chronologique n’était peut être pas la bonne… et pour rester dans le registre qualitatif des séries, diffusion de Twin Peaks sur Arte.

Déferlement de qualité dans la Japanimation : d’une part, nous avons Bakuman, manga de plus en plus prenant – parce qu’il est dense, posé, relativement réaliste… et juste fantastiquement agréable à lire. De l’autre, nous avons Panty and Stocking with Gaterbelt, véritable pétage de câble orchestré par Gainax. Archi vulgaire – dans le spectre adulte du terme, mais à se pisser dessus. Une suite serait terriblement appréciée. Lectures un peu moins réjouissantes : The World God Only Knows n’apporte pas grand chose avec son amas de clichés – fut-ils assumés – et l’adaptation manga de Phoenix Wright ne valait pas la peine.

Traquenard Désinvolte, tortionnaire de l’année, débarque dans Mario Maso et se prends une Santos Y Major dans les dents, ça fait un bien fou. On peut aussi allumer son poste pour mater Pékin Express : si vous aimez voir un sosie de Dave pagayer dans le vide en hurlant « J’arrive, mon César! » pendant que son co-équipier se noie, c’est pour vous. Ubuesque.

////MAI///////


Oups, Ben Laden a lui aussi glissé sur une peau de banane, décidément. Ici, c’est la désinvolture à son meilleur, ça fait du montage, ça prépare les enjeux de fin d’année, ça twitte n’importe quoi en cours de grammaire… mais heureusement, Portal 2 est là pour tous nous sauver. Heureusement bien plus long et toujours aussi équilibré, ce jeu témoigne d’un humour noir toujours aussi efficace – du quick and dirty, presque sitôt oublié, dans l’espace, dans l’espace.

Il est sorti fin Janvier mais ce n’est que maintenant que je met la main sur You Don’t Know Jack – jeu de trivia américain, fabuleusement bien écrit, Game OF The Year immédiat si on raisonne en rapport qualité/prix/amibion. (Et la boucle sonore de la question 7 me fait grimper aux rideaux)

On se lance dans la jungle des IRL parisiennes entre grosses légumes (hi hi) – première Unrelated. Bienvenue dans le royaume des gens qui ont dix fois plus de followers! Ego, toujours, je n’ai strictement pas le temps de blogger et j’invite donc à mes lecteurs de le faire pour moi, ce qui m’aura donné trois textes sympas, je le referais sans aucun doute. Soirée Simon Pegg – le combo Shaun Of The Dead et Hot Fuzz me fait découvrir un gonze jusque là complètement inconnu, et me prouve que j’aurais du mater ça depuis bien plus longtemps. Réalisés par Edgar Wright, montage nerveux, one-liners du feu de Dieu, etc.

Découverte de The Office US et c’est une rare preuve qu’une série comique peut devenir encore plus drôle au fil du temps – et éviter de facto le vieillissement. Pas mal et casting all-stars!

Les possesseurs de PS3 peuvent ronger leur frein : le PSN est mort, vive le PSN. Bien sûr, en attendant, on peut aussi jouer à L.A. Noire : incomparable aux productions Rockstar récentes, le jeu est moins animiste, plus linéaire et dirigiste, trop facile et pas décontracté pour un sou… mais le travail d’écriture est réel et l’animation des visages, élément essentiel du gameplay, est épatante.

Mémorable soirée d’Eurovision : rétrospectivement, je n’aurais jamais cru que j’aurais pu voter par SMS pour un truc pareil, encore moins pour la Moldavie. Je suis certain que vous êtes incapables de vous souvenir des gagnants! C’est officiel, DSK est un héros national, je lui lève mon verre. C’est parti pour une implosion d’égo : je suis sélectionné pour les Golden Blogs Awards de Total Manga, l’Epitanime démarre, la projection de l’AMV ENFER est rassurante au possible, tout le monde passe un bon moment, tout va bien dans le meilleur des mondes… et j’obtiens enfin une signature de Marcus, micro-fantasme qui courrait depuis une décennie. Pour l’asso Epita, c’est un peu le début des problèmes qui s’amorce… nous, on va voir Les Rois de la Suède en concert, accompagné du gratin qui entoure le duo. Mémorable, encore, toujours… puis c’est déjà l’heure des partiels. On peut se consoler en lisant Black Adventures, le comic délicieusement crétin basé sur Pokémon B/N, où mater Robot Chicken en mangeant des céréales Trésor ce qui est, j’en convient, très adulte. La série, elle, est tout aussi croustillante et c’est bien normal – c’est Seth Green qui s’en ocuppe.

/////JUIN//////


TERREUR : LE CONCOMBRE TUE. Le mariage princier aussi. Autant d’évènements qu’il n’est pas évident d’ignorer quand l’ère des marronniers commence – le moment est tout trouvé pour mater un doux navet : Very Bad Trip 2 est, supposément, bien plus cool si on a pas vu le premier, l’effet de surprise devenant alors inexistant. Enfin, Bradley Cooper en chemise ouverte et lunettes de Soleil. ~

Le quart d’heure de gloire arrive : l’AMV ENFER – Troll No More est finalisé, il accuse d’une bonne réception, gros soulagement pour ce qui représente le plus gros travail filé de cette année scolaire. A part une sombre histoire de spoiler, les gens aiment, y’aura-t-il une suite? Hé bien… nous verrons, c’est en chantier autre part. Fin de la success story pour le Visiteur du Futur qui a pu s’offrir une deuxième saison, plus décousue, moins constante mais toujours aussi drôle… et avec plus de moyens. Yayifications!

Hystérie collective : l’E3 démarre. Ubisoft présente du prometteur mais tape dans une présentation trop barrée, Nintendo continue de nous vendre du rêve sans rien montrer, Sony s’étale, Microsoft vit dans son monde, on a actuellement toujours pas plus de détails sur la fameuse Wii U. Les autres se lancent dans le concours du plus grand viol de la convention de Genêve avec une avalanche de teasers où les otages ne survivent pas.

Drame collectif, encore : la folie des petits poneys touche définitivement la toile. La série animée touche un public moins jeune que prévu avec sa belle animation et ses personnages rigolos mais, avouons-le… ça reste une série destinée aux moins de six ans, d’où le malaise. En revanche, c’est une belle source mémétique! Rattrapage, toujours : Batman, Arkham Asylum présenté comme jeu de l’année 2009, est effectivement très sympa et une excellente ouverture vers le monde de Gotham… dommage qu’il soit si raide et qu’il donne un peu mal au crâne.

C’est déjà les vacances, c’est parti pour jouer au globe-trotter : départ en grandes pompes à Londres pour tâter un peu du snobisme anglais et pour écouter la garde royale interpréter « Day Tripper », ce qui est symboliquement étrange. On rentre? Pas le temps de respirer, on retourne directement à coté, à Cork, en Irlande. Surréalisme total quand nous nous retrouvons en pleine nuit, devant la petite scène locale à siroter des bières devant le sketch le plus pourri de tout les temps. Au moins, on aura découvert l’orchestre d’hommes-orchestre. Ego, toujours, les chiffres symboliques tombent : 3 ans de blogging, 400è post en vidéo, et genre, Peter Falk casse sa pipe? C’est complètement inacceptable!

La presse vidéoludique commence à rejoindre cet état d’esprit (Yellow Media glisse sur une peau de banane) et justement, de l’autre coté de la Manche, Edge et Games continuent à coexister tout en offrant un très joli travail de maquette et d’esthétisme, tout en offrant deux approches aussi différentes que qualitatives. Gideon Gordon Graves est un connard, les Kaisers Chiefs sortent un nouvel album dont on peut choisir les pistes et Kaiji, cet impayable trublion, se fourre dans des périls toujours plus surréalistes sans jamais savoir s’arrêter. Anime qui noie le poisson dans des dimensions encore inexplorées mais qui capte terriblement l’attention.

//////JUILLET/////


Oh oui, L2 enfin validée. Pas trop tôt… et c’est déjà la Japan Expo? Bonne convention, toujours moult trucs à voir et à découvrir, l’aspect « jeux vidéo » y fleurit tant bien que mal et l’endroit est optimal pour, disons, se faire tripoter où donner des frites au fessier de son voisin. GBA : deuxième; hold up d’un joli trophée symbolique, grande joie après une compétition nourrie au sang et aux larmes.

Découverte de la très stakhanoviste chaîne Video Games Awesome : le boss, sa copine, deux péons derrière le canapé, tous prennent un jeu et font 15 heures de Let’s Play dessus, étrangement fascinant. Kirox revient et il n’est pas content : fin de Mario Maso, troisième mouture… et découverte d’un podcast très barré et bien plus facile à écouter/mater pendant les vacances puisque son enregistrement se termine souvent vers trois heures du matin : Captain Web est dans la place. La fièvre du podcast commence à atteindre le microcosme de l’Internet…

De mon coté, je sacrifie mes yeux et mes doigts pour Child Of Eden – belle tentative pour ressusciter l’esprit « Rez » avec un autre rail shooter très psychédélique. Court, très difficile, très joli, assez fascinant mais pas assez précis avec Kinect. Full Metal Alchemist voir son dernier manga publié, six ans après les débuts de Kurokawa, une bonne occasion pour se mettre à Brotherhood et se laisser porter par son excellente histoire… et constater que l’anime original veillit, hé oui, déjà.

Autre fin d’une autre époque : adaptation de la fin d’Harry Potter au cinéma (et en avant première 3D gratuite comme le dernier des parvenus, s’il vous plaît) et c’est évidemment décevant, mais comment bien adapté un livre pareil? Oups, une peau de banane glisse sur Amy Whinehouse. Faut le faire.

Globetrotteur – épisode 2, cette fois à travers la France : d’abord dans le Doubs, invité dans une ancienne saline, puis à Angers, une semaine à se faire démonter sur Mario Party, ce qui est assez scandaleux. Sinon, Onion Movie est un film rigolo parce qu’il fait des blagues doucement limite… et, soudainement, implosion des Ragecomics sur « notre » web, tout le monde adopte la joie des Pokerface.jpg et des «Not Bad ». Pourquoi pas, hé.

Un an après, retour à ce cher John Marston qui se réveille dans un monde zombifié et qui se voit obligé de sauver, encore une fois, le monde… en pyjama. Ouais, Undead Nightmare est une extension rigolote mais un peu trop courte. Black Butler continue son petit bonhomme de chemin et s’enfonce toujours plus loin dans la glauquerie. Ca lui va bien! Enfin, la publication française de Soul Eater publie ENFIN du canon frais et ça fait un bien fou… surtout quand ça coïncide au moment où le manga devient vraiment bien dessiné.

///////AOUT/////


Mince! Cars 2 était sensé ne pas être terrible, et il s’en sort en étant franchement pas mal. Attention, parce que coté critique, ça commence à moins faire illusion. Sa morale est étrange : même le plus péqueneaud et crétin des types peut séduire une belle nana. Ah bon? Tournage en lousedé d’une Sagadaytay avec Kirox : 4 à 3 sur You Don’t Know Jack, dans ta face!

Globe-trotter, troisième : c’est parti pour un tour du sud de l’Islande, dans des conditions passionnantes mais qui strictement rien à voir avec l’état d’esprit de cette page : je ne saurais pas comment rendre cette semaine à crapahuter dans la nature fascinante. Le pays, lui, l’était, assez inoubliable, même. On revient en France pour se la couler douce dans le sud, comme chaque année, hé oui.

Pendant ce temps! Ano Hana est un anime qui s’oublie vite, très vite, je n’ai pas trouvé d’impact émotionnel derrière, droppé au quatrième épisode. Genshiken lui, traite d’un sujet infiniment intéressant… mais il est terriblement laid et mal animé ; une expression s’impose, what the fuck? Enfin un peu de séries, avec Mad Men, plongée assez passionnante dans un univers qui ne fait pas du tout envie, surtout si vous êtes physiquement capable d’avoir du sable vous-savez-où.

Maria Holic Alive! Continue parfaitement l’esprit instauré dans sa première saison (à savoir beaucoup de pas grand chose mais avec un certain sens de la distraction luxueuse) et anime les derniers chapitres publiés par la maison d’édition Tokyopop qui vient aussi de glisser sur une peau de banane. « Pop », toujours, c’est une demi-douzaine de personnes qui glissent sur une autre peau de banane (grosse hécatombe bananière cette année) au festival Pukkelpop qui a du mal à ne pas voir mourir ses festivaliers/artistes… cette fois, c’est l’extrême mauvais temps qui est en cause. Lecture du début de la saga Hunger Games. Heu… c’est une saga pour ados et ça se voit. Vraiment. Beaucoup.

Ho oui, pour continuer dans la fière tradition estivalière, matage d’une nouvelle saison d’Higurashi. La dernière, puisque l’ensemble qui vient de sortir en OAV est en train de causer des vagues d’étranglement chez les fans. Comme toujours, l’été se termine musicalement avec le festival Rock En Seine avec sa programmation plus qu’agréable : Foo Fighters, My Chemical Romance, The Horrors, Arctic Monkeys, etc. Pour finir un mois extrêmement dense, on revient sur le fauteuil de gamer et on joue à Bastion, très bel objet dématérialisé qui allie parfaitement gameplay et narration. Top. Masterchef (l’émission) est de retour dans le business, Sébastien Demorand s’est transformé en lycéen choupi. Bon, sinon, le nouvel album des Red Hot est tout à fait correct, même sans Frusciante, voilà.

////////SEPTEMBRE///


REVOLUTION SUR L’INTERNET, je me barre d’Over Blog pour m’installer sur un joyeux domaine en .fr auto hébergé. C’est plus classe, mais tout est à refaire, c’est encore loin d’être fini, et ça ne le sera probablement jamais. Redline enthousiaste les foules, mais si, vous savez, ce film d’animation sur… une course, quelque chose du genre? C’est en to-do list.

Les gens hashtag #lesgens, expression totalement bad boy et trois point zéro pour désigner les petits emmerdeurs du quotidien, c’est cool. Go go go à Arcade Street, la nouvelle salle … d’Arcade Parisienne ouverte depuis… plus d’un an! Hey, deux étages de fun à bas prix, il y a même une bat-cave où on peut se dépenser sur DDR, c’est de toute beauté. Folie dépensière, c’est parti : achat d’Insanely Twisted Shadow Planet, l’autre jeu dématérialisé de l’année. Comme disait Nolife, il serait sorti il y a deux ans, tout le monde aurait cru voir la Vierge. Renouveau de la fiction Française? Inutile de lever ce trop précieux bouclier pour Platane mais oui, il y a quelque chose, un bon esprit, ils sont sur la bonne voie, c’est bien. C’était avec Eric Judor et ça défonçait pas mal de murs, dont le quatrième, régulièrement. Est-ce qu’on peut dire la même chose de The Civilisation Blaster? Naaaaah… au moins, les tomes sont archi-épais, ce qui est toujours agréable mais l’histoire se perd un peu en conjonctures, on ne sait pas trop ce que ça veut dire et où ça va, c’est un peu embêtant (hmm, sorcière sexy) – Nevermind a 20 ans. Je préfère me dire que c’était ça la bande son de ma naissance, au lieu, disons, de la Zouka Dance.

« Et là, Concombre en était déjà à 3625 mots. Il savait que personne n’allait atteindre cette ligne de texte. A quoi bon continuer? » Si ma vie était celle d’Alan Wake, je me serais bouché les oreilles depuis longtemps – une narration omniprésente n’est peut être nécessaire que si elle n’invoque pas tout ce qu’on est déjà en train de voir… pour le reste, bonne ambiance, combats pas terrible, bons DLC. A bas prix, ça le fait. En revanche, Drive : San Francisco est, lui, un excellent, excellent jeu. Impossible de lui trouver des défauts : fun, bien écrit, bien dosé, pas trop dur, bon multi… et ce n’était pas vraiment sensé être le cas. Bien joué, c’est une recommandation personnelle. R.E.M. Glisse sur une peau de banane… mais sur une note positive cette fois, tant mieux. Une compilation finale vient de paraître, je vous la recommande tout autant.

Christophe Hondelatte sort un album dans lequel on peut trouver le sublime « Docteur House ». Il évite la peau de banane de peu et ça me fait encore rigoler, honnêtement, j’ai une obsession malsaine avec ce morceau. Tiens, malsain – la transition est toute trouvée, le Violongay fait un comeback remarqué sur les planches grâce à sa super intervention chez Madame Coucoune. Mémorable. Enfin, nous étions sensés aller au festiblog mais on a préféré picoler à la place, hé oui.

/////////OCTOBRE//


Quoi, c’est DEJA la rentrée? Genre, que trois mois et demi de vacances? Bon, fini de rire, on ne peut plus mesure nos Klout. Je le rappelle, c’est cette nouvelle unité de valeur de l’influence, basée sur des rations mystérieux. D’ailleurs, tant qu’on est dans le concours de zguegues, une atroce guerre de podcasteurs éclate. C’est un crime sans victime mais certains y laissent des plumes : à commencer par Cortex, un crétin lambda qui n’a pas compris qu’insulter tout le monde devant une caméra n’était pas une bonne idée, surtout quand on affront la terrible ligue des gens qui se filment en gros plan sur plan large avec des gros titres en blanc derrière. Ha, vous ne devinerez jamais ce qui est arrivé à Steve Jobs. Hé oui…

Bon, consolons nous. D’une part, il y a d’autres hommes sur terre, dont ce qui semble être le beau gosse de l’année, Ryan Gosling, mastodonte monolithique dans Drive – film très étrange et baroque qui plait beaucoup à la presse snob. On peut le retrouver dans Les Marches du Pouvoir et Crazy Stupid Love. C’était un peu son année, quoi.

Ca y est, certains otaques nous prouvent qu’ils se traitent comme de la bouse : arouhi.fr entre dans la suite logique d’une vague de créations de tumblr-bêtisiers, sauf que celui est à l’image des créateurs : trop obscur pour être compréhensible, trop ciblé, trop règlement de comptes passif, donc inutile. Space Channel 5 part 2 débarque enfin sur le XBLA apprès des bazillions d’années d’attente, hnng. Haut, droite, haut, droite, chu chu chu. C’est la fête du slip, je suis invité dans l’émission mensuelle Respawn. L’occasion de se pencher un peu plus sur le très intense travail fourni par l’équipe Radio01.net – la question demeure : ces bonnes âmes arrivent-elles à avoir une vie en dehors du boulot? J’espère pour eux! On revient chez Canard PC qui obtient un supplément Consoles, ce qui permettra peut être à de bons rédacteurs de sortir du chômage, ce qui serait une double bonne action.

« Ja, ich bin melomane !» Et vous? De mon coté, je découvre les deux albums des Silversun Pickups et je dois avouer que c’est assez formidable si on aime la musique éthérée ou exagérément bruyante. Mirrai Nikki trouve sa conclusion… et nous, on cherche désespérément du sens dans tout ça mais dans l’ensemble, c’était fort et c’était bien.

ALLEZ VIENS. ON EST BIEN BIEN BIEN BIEN BIEN. REGARDE TOUT CE QU’ON PEUT FAIRE. C’EST GENIAL NON?

Bon, Coldplay sort un nouvel album, il est toujours aussi cohérent mais il y aura des gens pour crier au plagiat et à la musique neuneu, on s’en fout. Tintin sort enfin au cinéma et c’est une très très bonne surprise – qui justifie la 3D, pour la première fois. Ce film cultive quelque chose pour les effets de loupe, de lumière, de perspective, c’est un régal technique, l’adaptation est top, il y a même une blague zoophile sortie de nulle part, tout y est. C’est l’heure du Paris Games Week! Le quinzième événement où j’ai la chance de ne pas sortir le porte-monnaie est cool mais il ne concerne que des jeux qui sortent les deux semaines suivante ce qui est un peu hors de mon champ de compréhension. Des gens fêtent Halloween, moi j’ai la chance de mettre la main sur Sonic Generations une semaine en avance, de le finir en un jour et de le compléter en sept. Le Sonic Cycle est brisé, oui… mais il n’apporte rien de nouveau, évidemment. C’est une question de balancement… et ça n’en reste pas moins un bon jeu, et un bon Sonic!

//////////NOVEMBRE/


La fête des morts est un moment bien choisi pour jouer à The Binding of Isaac, jeu archi glauque fait pas la team Super Meat Boy. Son secret? Une construction faite autour d’une excellente replay value… mais y jouer seul dans le noir n’est peut être pas une excellente idée. Le Teaser de GTA V est dans les tuyaux et… pas plus d’infos à prévoir avant quelque temps.

Est-ce que les films Eden Of The East valent le coup? Honnêtement, non. Trop… c’est terrible à dire, peut être un peu injuste, mais trop chiants. Ils n’apportent rien à l’anime de base qui, lui, est à voir.
Kyan Khojandi est le nouveau maître de l’internet français : Bref est la nouvelle micro-série à la mode et elle le mérite, avec ses sujets universels et son montage archi-speed. C’est pas comme si la concurrence était rude… mais ça fait un bien fou.

Fin du parcours Forum Thalie pour moi, à ce stade, je n’allais plus servir à grand chose. Houkago Play est un « gag manga » sympathique relatant l’histoire d’un gamer se faisant maltraiter par une gameuse tsundere. Le parfait résumé de mon année, quoi… et tant qu’on est dans l’esprit « feel good », Kurokwa réédite les Yotsuba, à raison d’un tome par mois. Tout le monde aime cette série, et ça se comprends : tout sauf prise de tête, les aventures d’une gamine ayant littéralement une cervelle d’oiseau… c’est dans ce registre que les gens peuvent aimer K-On, je suppose.

Mode étrange : une vidéo japoniaisante sur nos RER franciliens provoque une vague de « personnifications » de nos transports en commun adorés : ce sont les RER-Tan. La créativité, c’est la vie! Ca se complête bien avec le Haikuday, tout aussi spontané et arbitraire.

Golden Blogs Awards, deuxième. Ce n’est pas la même chose, cette fois, c’est à la Mairie de Paris, vraie cérémonie avec tout le tremblement et sa batterie de bloggeuses mode, beuark. Mario Maso reprends (encore!) Time Out est un film avec un terrible potentiel pas génialement exploité, bizarre pour Andrew Niccol… Contagion, lui, est plus posé, mais manque un peu d’enjeu pour une bande qui zigouille un centième de la planète. Deux films intéressants en soi.

Rayman Origins sort enfin. Le nouveau messie de la plate-forme : terriblement beau, bien animé, d’une difficulté suprenante, il n’a pas de réel défaut. Sa durée de vie est même plus qu’acceptable, il ne manque que le jeu en ligne! Enfin, début de visionnage de Code Geass, plus grande illustration hi-tech de l’ascenseur social… une relecture du Paysan Parvenu, avec des méchas quoi.

///////////DECEMBRE~


Et enfin… mettons nous à Mawaru Penguindrum, unanimement qualifié comme l’un des meilleurs animes de l’année. Effectivement, son postulat est intriguant, dommage qu’il s’enferme immédiatement dans une sorte de routine moins sensée… à voir avec la suite! Colourful, lui, est un film à se tirer une balle, et pour cause, c’est son sujet principal. Encore une bande distribuée dans quatre salles à travers la France, la boucle est bouclée. Le Commandant fait son passage local, marque sa trace de putasserie et met en chantier l’AMV ENFER 2 (Nom Provisoire) – et, de mon coté, petit catch-up série. Dexter ne progresse pas d’un iota, Weeds traverse des phases de qualité comme des passages un peu honteux où la série devient une parodie d’elle même… mais le dernier épisode en date aurait pu faire une excellente conclusion. Tout le monde à le nez rivé sur 9gag et il est effectivement peu évident de s’en défaire…

Vous avez le swag? Toujours dans cette série de néologisme, celui-là est particulièrement malin, espérons qu’il ne devienne pas relou. Mission Impossible : Ghost Protocol au cinéma – particulièrement fun, avec plein de Simon Pegg dedans, formidable. VoxMakers s’ouvre avec pour ambition de devenir « le That Guy With The Glasses français » ; je suis personellement très sceptique mais je suis sûr qu’ils vont me prouver le contraire. Nos amis Poulpe et Davy laisse tomber On Va Loler Sur Vos Tombes pour le Golden Show et font des vannes à base de gens qui sautent par des fenêtres. C’est chou!

« J’espère que ce vote te donneras un million de raisons de sourire! »

Sophie Clarke remporte Survivor South Pacific, une fille intelligente, posée et mon cheval de course, de surcroît… dans une saison passionnante où Jésus à plus de visibilité que certains candidats. Un pronostic qui aboutit enfin, cool! Exposition GameStory au grand palais : attendre dans le froid vaut la peine puisqu’à l’intérieur, c’est une rétrospective intelligente et très portée sur l’interactivité – une expo fort honnête, dans tout les sens du terme. Noël approche, habituels Gérards de la Télévision avec des hommes nus, nus, nus, regardez! Nostalgie sur le XBLA : Beyond Good & Evil, joli jeu d’aventure créé par Michel Ancel, rien de révolutionnaire mais que du classique bien exploité… puis Sonic CD, objet un peu perdu dans l’histoire du rétro-gaming, avouns-le, les niveaux manquent pas mal de personnalité.

… puis l’habituelle moisson du sapin est là. Skyrim, Skylard Sword, Fallout New Vegas, Assassin’s Creed Revelations… terminons tout ça en allant voir Cabaret pour nous rappeller une bonne fois pour toutes qu’il serait temps d’arrêter de faire des blagues sur les nazis dans les vidéos commentées. Ha, et La Petite Amie de Minami est un one-shot choupi se terminant bizarrement très mal, d’où un certain malaise. Enfin, mon dernier conseil : ne reproduisez pas les vidéos d’Epic Meal Time.

Maintenant, les choses sérieuses commencent! Année du diplôme, année des concours, les grandes manoeuvres et les grandes décisions vont affluer. Soyez sages. Bon réveillon.

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Va te faire klout

Ouais ben faites pas les malins, j’ai encore presque réussi à caser neuf posts dans un mois de 30 jours. Damned, un jour, mon amour des chiffres va me perdre. J’imagine un futur lointain où le monde est régi… non pas par le temps façon Andrew Niccol, mais par les Gés. Tu veux prendre le métro? Hop, tu dois faire péter les Gés. Pour en regagner, tu dois faire un backflip en chantant des bourrées bretonnes, et autres exploits débiles du même genre et à usage unique. Vraiment n’importe quoi cette intro. Il est tard, TF1 diffuse du 24 comme si c’était de l’inédit et demain je vais aller en cours en imaginant mon prof de Théories du Texte chanter « Docteur Rahousse », hé oui.

Bon, trêve de débileries décousues, j’aimerais profiter de ce post pour faire la promotion de quelques petits trucs qui montent… et qui ont tous pour (démentiel) point en commun de tous être encore modestes. Ca pourrait sembler inutile d’en faire la promotion vu qu’ils ont tous trouvé un public fidèle mais après tout, je ne sais pas pourquoi je prendrais la peine de faire un post sur Sonic Generations, par exemple (au contraire de Rayman Origins qui, semble-t-il, ne se vends pas autant… mais mes indicateurs ont une forte consonnance Américaine) donc aujourd’hui, j’aimerais vous présenter trois petits médiums extrêmement sympathiques – pour ne pas dire franchement biens - ayant tous derrière eux une communauté, un microcosme, à échelle variable.

Pour tout vous dire, je comptais faire un post sur un panel de podcasts dont je pouvais recommander l’écoute mais je me suis rapidement rendu compte que le seul que j’ai une fois écouté régulièrement était Azeroth.fr, aujourd’hui éteint et depuis très longtemps mis en veilleuse par un changement d’équipe. J’exclus d’office les différents machins proposés par les ondes FM… donc, pour tenter de faire le tour d’horizon et poussé par les recommandations de différentes connaissances y participant, j’ai lancé une émission Badgeek. Souci : la qualité du son y était un peu trop… improbable donc ce n’est pas aujourd’hui que je pourrais en faire une promo enthousiaste et sincère. Entre temps, et ce depuis une douce journée de Juillet, c’est pour moi l’Apéro du Captain Web qui est un réel rendez vous hebdomadaire.

Yo ho ho, une bouteille de rhum

Tout commence avec cette fameuse découverte et cette explication du gimmick de base « Tu vois, c’est quatre gars qui font un podcast high-tech mais le truc c’est qu’ils commencent très tard dans la soirée et qu’ils picolent tout du long » et effectivement, je me suis rarement autant marré devant un live sur un écran d’ordinateur – seuls les évènements en streaming direct façon Super Mario Marathon m’avaient autant fasciné. Au jour d’aujourd’hui, chaque Mardi à 23h30, je me connecte sur le bouzin pour le live filmé et, la plupart du temps, j’en chie comme pas possible au réveil vers sept heures et des bananes parce que je suis resté jusqu’au bout (ce qui prouve que ça en valait la peine.) précisément, ça parle de quoi? La ligne éditoriale se veut résolument hi-tech mais « l’équipage » a la digression facile, d’où un programme s’axant toujours tel quel :

Le bouzin commence par un tour de table, puis une succession de news où se concentre le gros de la gageure hi-tech du podcast. S’en suit la rubrique de l’invité, s’il y en a un – où ce dernier va raconter son vécu/point de vue sur X truc (le choix du sujet étant largement varié, ils ont reçu plusieurs porneuses pour prendre un exemple clair) avant d’enchaîner sur la rubrique de Mannox, soit une chronique de la vie ordinaire (le mec ayant un sens du lyrisme très poussé) soit un invité imaginaire, propice à quelques sketches parfois à se pisser dessus. Enfin, étape ô combien attendue, le Wazzuf où Kwakos égrène tout les trucs improbables qui ont pu se passer dans le monde la semaine passée. Quand je dis « improbable », il faut le voir en italique/souligné/gras car je met l’emphase sur le coté sorti de nulle part de ces évènements barrés que certains dingues ont pu commettre. Parfait pour sceller le ton du podcast, ouvertement vulgos, régressif et bien Rated R MAIS tout aussi informatif et pro. Ouais, franchement, pro. Fait dans une cave avec un matos onéreux, le son y est toujours impeccable et y’a pas un silence, pas un chevauchement de paroles, on peut mater et discuter de l’enregistrement live etc etc. Puis ce coté régressif est assez top, pour tout vous dire, l’un des tout premiers trucs que j’ai entendu lors de mon premier numéro était ceci. Entendre ça dès les cinq premières minutes, plus fédérateur tumeur.

Puis (oh oui, commencer une phrase par un puis/mais/et que du bonheur) les quatre gonzes sont tous aussi sympathiques qu’attachants, quatre « persos » qui se complètent bien (mention spéciale pour le fabulousse LordTonPère, fan de pousses pièces – quel homme, je pensais être le seul – qui aime cultiver le mystère autour de son identité et qui fait un peu « régulateur » quand les choses tournent un peu trop au glauque dans le contenu) on y retrouve sur la longueur des invités récurrents, des jingles rigolos (il y a un zicos dans la troupe et ça se voit – on m’a récemment dit que c’était souvent inhérent aux métiers du son) et bon Dieu quel putain de bon esprit. Là j’ai l’impression de parler de manière trop sophistiquée d’un truc qui ne l’est pas du tout, qui n’as pas vocation à l’être et qui ressemble à une émission de 2/3 heures où réside beaucoup d’enthousiasme, de passion mais surtout beaucoup d’humour. C’est voué à durer au moins jusqu’en Juin et c’est une bonne nouvelle parce ce qu’en ce qui me concerne, il n’y avait que Yathzee qui avait conquis chez moi un nouveau créneau hebdomadaire automatique en 2011. Franchement, je vous conseille d’aller sur Itunes écouter un épisode récent (téléchargement/streaming gratuit, of course) … ou d’aller sur Freepod – toute nouvelle plateformes de Podcast. Voilà, comme ça, vous aussi vous pourrez probablement y faire une découverte… en tout cas, si vous me lisez, continuez, c’est un plaisir. Retrouver ça le Mardi soir et s’installer au chaud pour se préparer à cette longue émission est devenu une sorte de petit rituel, merci à vous de continuer de sacrifier vos Mercredi Matin pour ça.

- Insérer un jeu de mot rigolo ici –

Ca concerne davantage mon point de vue sur le paragraphe précédent mais je suis certain que vous vous y reconnaîtrez si vous suivez attentivement la presse JV et ses ramifications sur Internet : si, globalement, vous aimez bien le travail de deux personnes différentes… les chances sont grandes que, de leur coté, elles se soient déjà rencontrées et soient déjà amis. C’est ce que confirmait je-sais-plus-qui sur le coté « Microcosme » du journalisme JV Parisien il y a une grosse dizaine d’années… et bien, vous serez probablement heureux d’apprendre que la génération suivante est sur le point de se former. Ca passe par la formation de sites alternatifs (j’ai ma vision un peu spéciale du terme, il ne veut pas dire grand chose) de type Barre de Vie. Monté par deux petits gars visiblement très motivés, Barre de Vie est un site se voulant généraliste sur les jeux vidéos : tests (non notés, vous pouvez respirer) – listes thématiques, dossiers, petites piqûres de rappels musicales, zapping vidéos et autres joyeuseries. Bref un «  »" »"petit »" »" » site à but non-lucratif, parfois archi auto-référentiel (lister les meilleurs Twitts des… auteurs du site fait un poil redondant quand on voit les magazines UK lister les meilleurs Twitts des lecteurs mais je parle d’un micro-point) qui ne pète pas plus haut que ses fesses et qui garde un bon quota d’informations, notamment grâce à un flux Twitter très fourni (là je suis sensé mettre le lien mais mon appendice est en train d’imploser donc je précipite un peu les choses, vous saurez chercher)

Vous me direz « hé, mais aucun rapport avec les podcasts » et, de la même manière, ça peut sembler un peu «  »" »léger »" »" comme site, n’ayant pas moi-même une énorme connaissance en sources d’informations sur le sujet mais voilà le plot twist : Barre de Vie est en fait la porte ouverte à quelque chose de potentiellement plus grand, une sorte de « contrôle » sensé prouver quelque chose. Wish granted : les mêmes zozos ont obtenus un supplément Consoles dans Canard PC. Comme je le disais en vidéo, ça vaut le coup, malgré une critique toujours très enthousiaste (dans un magazine résolument cynique, à mon sens) et un surabus de jeux de mots à la Devos, comme si c’était un standard, nope – le futur du journalisme JV se trouve probablement par là. Il manque encore un petit truc, un standard – un quelque chose de différent qui donnerait un sex-appeal définitif à l’ensemble. Tout ça est encore en rodage – En tout cas, niveau littérature papier pro, j’attends encore de voir mieux. Klout à vous, puisse le succès puisse paver vos petits petons!

~ Avant que l’amour n’envahisse les ondes… ~

… et toujours dans les démarches journalistiques résolument sincères, j’aimerais finir sur Radio01.net. Pas sur la radio, sur le sujet, bande de petits esprits mal tournés – cette fois, j’ai eu la chance d’avoir contacté le créateur du bazar un peu par hasard, (bien) après avoir lu quelques exploits du monsieur par hasard, lui même ayant recommandé mes propres exploits à quelqu’un d’autre, toujours dans le hasard le plus total. Ca parait un peu incestueux comme ça mais le travail d’InkS vaut son pesant de cacahouètes : comme vous l’aurez constaté, Radio01 est effectivement une radio à proprement parler mais aussi et surtout une collection d’émissions audio, façon Nolife. En podcasts. C’est évidemment complètement incomparable mais je crois que le niveau de bonne volonté est à l’indicateur le plus élevé possible! Non de dieu mais comment trouve-t-il le temps?

Une collection de programmes diffusés à intervalles réguliers et en live selon un planning bien précis. Des gens se retrouvent sur Mumble et hop, ça discutaille sur l’actualité du jeu vidéo. Oui, j’ai toujours pas signifié ça – voilà un autre médium intéressant si vous êtes passionnés par le sujet.

OH OUI! LES JEUX VIDEOS, C’EST SYMPA

Petit tour d’horizon des émissions : La Gamebox est une émission rapide, quick’n'dirty, sensée récapéter l’actualité formelle du jeu vidéo. Sorties, etc. Faster Than Light prends une vidéo parmi une énooorme base de donnée de Speedruns, ces pépites où des malades refont leur run d’un jeu au pixel près (ou en exploitant X bug, ce qui permet de comprendre en quoi le jeu est un peu mal foutu) et la fait commenter par untel et untel. Un concept intéressant, qui ressemble à 88 Miles à l’heure et… haaaaa mon dieu une flêchette de Radjahdjah fblfblbblfblflb

Respawn se veut plus thématique : deux débats choisis à l’avance, trois ou quatre invités et hop, on tente d’être le plus discursif possible après avoir présenté ses dernières découvertes. Un truc bien sympa puisqu’il a l’avantage d’inviter des égos (sans la connotation négative du terme) plus ou moins rodés, de les mettre ensemble et de faire un peu fi des « castes » des sphères JV – en gros, un petit melting pot agréable qui permet de découvrir quelques sites. A voir : l’émission all-stars post E3. (Pas de lien non plus, décidément, cet appendice!) J’ai un peu plus de mal à adhérer au concept des Tauliers - ce dernier (long) podcast regroupe des pros, mais l’esprit y est volontairement plus… relâché. Voilà ce qui me gêne : il y a une différence entre podcast rigolo/régressif et plus private joke/vulgos et je ne sais paaaaas trop où situer ça. Le truc c’est que les participants ne font rien pour paraître sympathiques – et c’est pas l’objectif – mais fatalement ça manque. Si on prends comme postulat « on va faire un podcast, dire des vérités et prendre une attitude un peu connard pour appuyer notre propos » FORT BIEN mais il n’empêche que le propos sera toujours du même tonneau. Comme dirait l’autre : « Si vous vous recouvrez de caca pour faire une déclaration ironique, il n’empêche que vous sentirez toujours les fesses! » . Sentiment mixé pour ce dernier, après c’est un départ courageux, à vous de voir si vous adhérez au concept. Que le Grand Geek Me Croque est un « super Respawn », parfois grimé en soirée Quiz, façon bar et soirée thématique. Autant de bons trucs où on peut piocher à loisir – après, sans se forcer à tout écouter, il y a nécessairement une émission qui vous parlera plus qu’une autre.

Damned, je me sens complètement VENDU. La bonne nouvelle, c’est que pour trois sites découverts au hasard, il y a une multitude d’autres, connus et inconnus qui sont encore à découvrir. La mauvaise nouvelle…c’est qu’aucun de ces sites ne donne vraiment envie de travailler dans le « domaine », ça à l’air de méchamment sucer la passion, lentement, à la pipette. Laissons les autres se sacrifier pour nous, si vous le voulez bien. Autant les encourager dans leur démarches!

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