Category Archives: Pépites du web

2013 // Noisepunk

 » – Tu lis les commentaires ? Il faut pas lire les commentaires. Ça va te rendre dingue. »
 » – Haha ! Comme si tu le savais pas déjà. »
 » – C’est pour ça qu’on t’aime, je suppose. »

JANVIER

On s’était donc quittés sur les Mayas, l’Apocalypse et un « meuh ». En fait c’est tombé sur Game. Si, vous savez, la chaîne de jeux qui existait encore en France il y a un an. Donc voilà, Game Over. Opération tempête du désert et liquidation, j’en ai profité pour choper une Wii U à peu de frais. Encore impossible de dire aujourd’hui si c’est un bon investissement. On commence donc les festivités avec NintendoLand, ses minijeux rigolos et sa Monita anxiogène. Elle n’a toujours pas été annoncée en futur perso de Smash Bros.
Sinon y’a les /v/idyagaemawards, des récompenses crétines aux catégories rigolotes. Retour du running-gag en fin d’année.

ABRACADABRA

ABRACADABRA

Une nouvelle série HBO, un peu à la bourre, c’est The Newsroom, saison 1. Des journalistes pour une fois à la télé en fiction, pas de bol, ça parle pas toujours de journalisme. C’est pas toujours parfait, c’est plein de défauts, c’est rempli de bons dialogues qui sauvent le tout. C’est voué à s’améliorer avec le temps donc pas de panique, je conseille, c’est vraiment pas mal.

Sinon, ça y est, j’ai enfin un smartphone, et malgré mes tentatives répétées de ne pas être un macfag, c’est un Iphone. Enfin la joie de Twitter dans le métro et de vivre un peu avec son temps. C’est surtout l’occasion parfaite de jouer à une foultitude de petits jeux, du genre Rayman Jungle RunCut The Rope, Game Dev Story, ce petit machin rigolo et nécessaire – c’est un jeu de gestion facile donc c’est pour moi – mais aussi le fantastique Super Hexagon pour donner la gerbe aux gens. Running gag du début d’année : jouer à Curiosity et dégommer des cubes comme si c’était une peine d’intérêt général.
Running gag pour toujours : jouer à Coin Doser comme s’il n’y avait pas de lendemain.

Comme d’hab, l’heure de lancer notre grand épisode de « rencontrer-des-stars-à-travers-le-temps », Assassin’s Creed 3 a un début chiant comme la mort et s’améliore un peu après. Son postgame a les meilleures idées, les choses sont bien faites, rendez vous l’année prochaine pour les pirates. On annonce un prochain Pokémon et personne ne fait de vannes de genres, c’est bien. Pour une raison qui m’échappe, on parle beaucoup de Taylor Swift. Je crois que 2013 l’a un peu enterrée, y’avait de la concurrence. Je reçois mon corpus, mon mémoire progresse de 2%. Il neige. Beaucoup. Doug Walker abandonne son abandon et annonce que, finalement, il reprend les Nostalgia Critic pour une fréquence et des limites plus libres. Django est le premier gros film de l’année et il est un peu chiant, je suis désolé. Tant qu’on est à parler de ça, Little Inferno lance cette grande lignée des jeux indés de l’année dont il est impossible de savoir si l’intention derrière est prétentieuse ou pas. Celui là est juste un poil futile mais brûler des trucs est rigolo cinq minutes. Première tentative du Débarquement, le Saturday Night Live à la française. Canal essaie de vendre les DVD pour 20 balles.

FEVRIER

Un Colliourenq gagne Koh-Lanta. Un COLLIOURENQ. Et il reste VIVANT. C’est génial. J’ai un voisin qui fait de la perceuse tous les samedis matins, cinq minutes, ce petit manège continue encore aujourd’hui. Bref. Premier stage dans une grande rédaction qui cite Beaumarchais et qui a vu naître le futurisme. C’est court, intense, super enrichissant. Mon papier le plus vu – un diaporama sur la PS4 – fait des milliers de fois de plus de vues que ce post. Je devais faire cette remarque. Gourmand comme une nouvelle saison de Top Chef, avec son Florent qui transpire le souague. Il arrivera deuxième, c’est pas si mal. Conseil album : Tame Impala. Il est sorti il y a deux mois mais c’est un super mélange entre John Lennon et plein d’autres trucs.

L’apéro du captain reçoit le Saint-Graal : Corbier. Toujours en forme et sollicité par tout le monde. Dans des sphères bien plus importantes, le processus du mariage gay bat toujours son plein, ça bloque à l’assemblée nationale et on a droit au feuilleton nocturne le plus passionnant de l’année : #directan. C’est très pince-sans-rire mais super divertissant. Avant de se faire interrompre la séance, quelques jeux : Forza Horizon est fun fun fun avec son gameplay tout simple, son esprit et sa super playlist, si seulement toute la saga pouvait être comme ça ! Spec Ops : The Line est un peu l’inverse – pas drôle du tout, au gameplay pas terrible mais au sous-texte dingue. Y’a des moments uniques dans ce jeu. En gros, il vous demande sérieusement pourquoi vous allez le terminer. /r/rance est le subreddit du mois, parce que.

Tumblr rigolo : Les Bolosses des belles Lettres. C’est une succes-story marrante qui part d’une bonne idée, certains posts me tuent de rire en cours. Maintenant, Michel et Quentin ont une petite pige hebdomadaire sur Canal. Pour la saint-Valentin, je vous propose un post d’amour courtois sur… le fap material. Oui, bon.

Je me paye une carte UGC, et je garde toujours un super souvenir d’Hapiness Therapy. Très peu de temps après, Jennifer Lawrence se casse la gueule en gagnant un Oscar, vlan ! C’est à voir, avec un Bradley Cooper aussi génial. On annonce la PS4, avec plein de cheveux blancs, de polygones, un futur line-up pas fantastique. Hey, Hiromu Arakawa sort un nouveau manga en france ! C’est Silver Spoon, ça n’a plus rien de fantastique mais c’est assez touchant. Ça met du temps à démarrer, attention.

REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR TWITTER : les faux comptes. Damien Croze fait son grand début dans le Twitter-Game et fait des dialogues un peu surréalistes avec le CM d’Alloresto.
Et vous, qu’en pensez-vous ?

MARS

Le mois du rififi sur les îles désertes. Après une quasi année de dommages collatéraux et des décennies de teasing, Tomb Raider tombe enfin (mon premier test pro, youpi) c’est super beau mais tout aussi con et facile. Exactement comme un Uncharted, j’imagine, mais je ne sais pas si Nathan Drake pouvait mourir d’autant de manières différentes. Ça ne coïncide pas précisément mais c’est aussi la reprise des problématiques de sexisme, puis de féminisme dans le jeu puis l’Internet en général. Enfin, surtout sur Twitter, puis sur le net en général. On y réfléchit deux secondes, on essaye de déblayer devant chez soi et on dit « hashtag le patriarcat » tout le temps.

Far Cry 3, enfin. Fascinant, qui te mets vraiment dans la peau de quelqu’un, où tu deviens un mauvais cul puis tu profite de ta vie de mauvais cul. Y’a que la fin qui coince un peu, c’est dommage, mais 2012 était une vraie année de beaux gosses pour Ubisoft. Les Misérables au cinéma. Je le met dans ce post car la vision de Russel Crowe qui hurle « I am Javert » me fait encore marrer. Ouhlala, quelques petites actus high-tech. Le grand Kim regarde des trucs, le harlem shake nous a tous déjà bien gavés à mort, The Pirate Bay déménage toutes les deux semaines, Aaron Swartz devient un martyr pour Anon et on découvre le visage d’Edward Snowden. Ce genre de choses, entre deux actus hardware/annonces de pompes qui parlent.

Tomoko prépare déjà son entrée en fanfare dans l'année

Tomoko prépare déjà son entrée en fanfare plus tard dans l’année

OUPS, SIM CITY est dans les bacs. Il sort dans un incroyable bordel de connexions obligatoires, de terrains trop petits, de drm, bref on pige vite les conditions dans lesquelles ont été fait les premiers tests laudatifs. Polygon se fait remarquer en mettant, sur plusieurs mois, quatre foutues notes différentes. J’aime bien Polygon pourtant, on les voit s’activer en fond dans les 90′ quotidiennes de The Verge, c’est marrant.

REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR TWITTER : Les Vines. Six secondes pour faire une vidéo en un trait, la concision et la créativité sont de mise pour réussir. Ça pousse les Internautes à cultiver le goût du risque pour la vanne parfaitement exécutée. Maintenant on peut mettre les séquences dans l’ordre qu’on veut, c’est devenu casual. A ce stade dans mon brouillon, j’ai marqué « tartes au caca », donc je suppose que ça me faisait rire, merci Ikéa, merci pour tout. The Hour est diffusée sur Arte. Un petit mix subtil entre L.A. Noire et The Newsroom, avec Ben Whishaw (cris de fangirls) et Dominic West (cris d’Amo et moi) et c’est vraiment bien. Un jour, je materai la deuxième saison.

Maintenant, le rétro korner. D’un coté, Super Amazing Wagon Adventure, jeu bien drôle et bien con où on rejoue le destin manifeste et où on va beaucoup à droite pour la conquête de l’ouest. C’est un euro, allez-y sans hésitez, ça pourrait se justifier à cinq. De l’autre, Bit Trip Runner 2 (avec la voix de Charles Martinet), sympa, pas trop dur, assez planant, exactement ce qu’on attend de lui même s’il lui arrive de confondre un peu son joueur. N’oubliez pas l’intégrale sur 3DS. Une nana à gros nichons dit « non mais allô quoi » avec un ton spécial et hop ça devient le meme forcé de l’année, le truc c’est qu’il devient national et ça devient un peu usant. Au moins, on oublie le harlem shake. Pour nous consoler, je vous propose de vous replonger sur mon hommage à Bernardo, le meilleur d’entre nous. Ohlala il neige encore. Mais vraiment. Je me suis retrouvé coincé sans TEC à 30 minutes à pieds de chez moi, je suis devenu un bonhomme de neige. Spoiler : c’est froid. Cloud Atlas au cinéma, avec Ben Wishaw (*cris de fangirls*) à voir svp, avec plein d’imageries différentes.

Le film où l'on apprend en fait que Soylent Green est fait des AKB48

Le film où l’on apprend en fait que Soylent Green est fait des AKB48

Déjà le Salon du Livre. Déjà la fin de Docteur House et wow, c’était vraiment pas fantastique. Quelque part je sais plus où, un tournage de Koh-Lanta commence pas bien et la sentence devient vraiment super irrévocable. C’est pas une histoire qui va aller en s’arrangeant, et ce post devient un peu malaisant.
Dehors, ça manifeste sévère et ça LACHE RINE. Fin d’une époque, fin des DLC sur Rock Band avec American Pie, snif snif, je me console en écoutant le premier album de Woodkid. Didon, le mariage gay est adopté aussi, c’est pas rien.

AVRIL

Premier avril, top 5 des ratages des passages télé d’Alvin Stick, héros, joueur PC de l’année, membre Gold de The Silk Road.
« Ramenez la fille et on effacera la dette », etc. Plein de joueurs à travers le monde s’exécutent et comprennent que Booker DeWitt n’est pas un papa exemplaire. Et voilà, il sort enfin, Bioshock Infinite est vraiment bien bien bien bien bien. Sa séquence d’intro et sa conclusion sont impeccables, même si pour beaucoup, le stinger vient tout foutre par terre. Dans le doute, ne le matez pas, un générique de vingt minutes est là pour faire pare-feu. Fantastique voyage à Columbia et c’est tout ce qui compte, le mode 1991 est une tuerie. Game Of Thrones reprend enfin. Le premier épisode bat des records de téléchargement illégal et les exécutifs d’HBO se disent flattés. Dans deux mois, on va tous souffrir comme des bêtes. Je suis fasciné par le meme du knife game song, qui consiste à faire une petite chanson en risquant ses doigts. Tapez ça sur Youtube au lieu d’essayer en vrai. Bref, nous sommes tous de très mauvais humeur, ces débats sur le sexisme rendent les gens fous, ce même débat est souvent ravivé par des petits malins – qui ont parfois un auditoire sur papier – il y a des affiches des Croodz dans le métro pour une éternité (et elles étaient si laides, souvenez-vous) bref l’hiver est éternel et c’est fatiguant.

Encore une saison de The Office US. C’est toujours aussi drôle et ça le devient encore un peu plus avec James Spader et sa tête de dingue – je parle bien de la huitième saison. Plus qu’une et c’est fini. Deux parisiens restent éveillés toute la nuit pour rester chanceux. Ça sonne comme un fait divers du gorafi mais c’est le nouveau tube de Daft Punk qu’on entend tout le temps, partout. Mais vraiment tout le temps. En bien choisissant tes médias, tu peux l’entendre toute la journée, et les 15 mêmes secondes parce qu’on parle encore de leaks et de fakes. La fatigue s’intensifie. De toute manière, médiatiquement, c’est un mois super fatiguant – les concours chiants de journalisme sont imminents et il faut bien réviser en ayant le nez collé sur l’actu. Manif contre. Manif pour. Les contre sont pas polis dans le métro. Frigide Barjot partout, tout le temps. Ça continue de rine lacher. Christine Boutin all the way. Bataille des chiffre et autres marroniers à la con. Vraiment, pas simple tout ça. Pendant ce temps, Bakuman saute le requin et intègre un méchant à son histoire. C’est assez bizarre, méta et éphémère pour être signalé. Ah ! Tant qu’on parle d’animation, c’est la sortie définitive de l’AMV HELL 6. Un poil plus constant que sa « version argent » mais le fait que la musique « traditionnelle » devienne noyée dans un amas de sound clips et de skits d’une minute m’enchante pas des masses mais hé, c’est que mon avis.

Hey, déjà un nouvel album de Phoenix. Il est beau, sans bon le yaourt à la pêche et s’appelle Bankrupt!. Il est plein de mélodies archi synthétiques, chewingumesques, The Real Thing et Trying To Be Cool sont des tueries, bref, je crois que je comprends cette pochette, dans un sens. Quelque part dans l’ouest de la France, un grand hangar abrite le Stunfest. Il faudra vraiment que j’y aille un jour, mater des combats commentés sur une chaise longue doit être une expérience à part, et il faudra tenter de briller sur Smash Bros ou Pokémon Puzzle League. Ou Catherine, qui sait.

MAI

Un magazine de petits malins nommé Canard PC fait un dossier sur le masochisme dans le JV. C’est bien compréhensible après un gimmick aussi appuyé dans l’industrie circa 2012, et on y parle de roms de Mario hackées et de « Masocore« . La référence est confirmée par son auteur. High-five mental !
REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR TWITTER : Le Widetext. On parle avec des lettres qui prennent beaucoup de place et ça nous donne un air satanique. Les normalfags essayent d’imiter la chose en espaçant simplement des capitales maiiiiis ça ne marche pas. Bref, voilà, pour des raisons incompréhensibles, ça continue de nous faire rire. Indochine sort un album, sort un single sympa en la personne de College Boy, réalisé par Xavier Dolan (pls) et OH LA LA SCANDALE ILS CRUCIFIENT UN GOSSE. Le clip est supprimé de Youtube pendant deux bons jours. Je crois qu’ils ont jamais maté de Gaspar Noé.

Les censeurs de Youtube devraient plutôt mater It’s a hard life, le webcomic sur Pokémon qui prend le nuzzlocke au premier degré. En gros, les Pokémon y meurent pour de bon et personne ne sait pourquoi ils se battent quand même. C’est frais. Larmes viriles.

Quartier libre, troisième. Celui là est plus lent à démarrer. Je commence par une repompe d’un vieux concept, on s’entre-photographie nos écrans, l’hilarité est générale. Chacun ira de son petit bout de culture mais je dois avoué que j’ai été fasciné par le post d’Amo sur les méfaits des capotes parfumées. Le fait d’y avoir inséré plein de gifs de Joshiraku m’a… fait commencer Joshiraku. Diantre, cet anime est inclassable. Trop rapide à suivre, absolument impossible à adapter, son humour très pince-sans-rire est absolument délicieux, si on vire ces « phases en villes » qui font un peu retomber la sauce. Bref, c’est très très spécial et non, les amies ne se frottent pas les tétons entre elles, triste morale de cette histoire.

RÉVOLUTION DE L’HUMOUR SUR L’INTERNET : Ryan Gosling ne veut pas manger ses céréales. C’est pas bien Ryan. On pouvait également le voir sur Gangster Squad, où il parle plus que dans ses autres films réunis et multipliés par dix – avec un ton un peu débile absolument délicieux – ou dans The Place Beyond The Pines, mais deux heures de film lui survivent alors c’est pas cool. Bientôt, ce sera dans Only God Forgives, grand wazzuf d’une heure trente, sa courte durée ne l’as pas empêché d’être le film contre qui je me suis le plus retenu de dormir de l’année. C’est pas le manga Kids On The Slope qui va redresser la barre, on va sagement attendre de mater l’animé plutôt. C’est le bordel intégral à Marseille, la bouche de l’Enfer s’y ouvre. Encore un running gag très étrange de l’actualité. Mon ancien boss part fonder l’Opinion. Moi, moins ambitieux, fonde enfin un vrai Tumblr.
Lol, FAUVE.

Dernier bras de fer annuel entre l’Epitanime et l’Eurovision. Je ne me souviens plus beaucoup des deux. Qui était l’invité spécial ? Gen Urobushi. Les assos pas super satisfaites, la cave glauques, plein de choses sympas cependant. Un mauvais temps qui avorte tout reportage, beuh. Des gens ne dorment pas assez et fondent un culte étrange autour de l’alpagua. Ok. Grand bien leur fasse. Sinon, trois mois après la concurrence, Microsoft boucle la next-gen avec son X-Box Reveal. Ils se débarrassent de tout le bullshit pour l’E3 – réseaux sociaux, Netflix et Kinect, c’est fait, c’est expédié. La suite plus tard. J’en ai jamais parlé sur ce blog mais je jouais aussi à Sleeping Dogs. Ce jeu était désespérément moyen. Entre pas mal et moyen, mais quand même vraiment moyen.

JUIN

Nolife a six ans et les fête avec les formes en faisant son premier direct. Je sors 279è du quiz, ce qui est bien mais pas top. Encore une fois, mon amour des chiffres devait absolument vous sortir cette information.
REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR TWITTER : On se traite tous de fdps. Ca devient presque une ponctuation. Salut fdp comment ça va fdp hashtag le patriarcat fdp. L’élite de l’Internet, rappelons-le.

Enfin, EN-FIN, les Queens Of The Stone Age sortent un nouvel album, …Like Clockwork. Il est pas mal mais il manque cruellement de la dinguerie d’Era Vulgaris, si séduisante. C’est très carré mais un poil trop premier degré globalement, c’est dommage. Ça reste les QOSTA quoi. Voilà, le monde se prend les noces pourpres dans la gueule. C’était canonique depuis presque quinze ans et on le découvre quand même en vidéo en mangeant nos dents. Je me souviens parfaitement de cette séquence, de cette impression que quelque chose va bien foirer. Ils ferment les portes et il faut subir le reste. Dernier Level 27 le podcast gike ouuuuh, huez, l’internet, huez, c’est nul, ouuuuuh. C’est pas grave, on va rebondir.
C’est l’E3. Plein d’annonces de jeux, le premier à être concret sur la next-gen, Microsoft doit annuler sa politique sur les DRM. En tout cas, faire un peu semblant. Pas mal de trucs intéressants quand même, Final Fantasy XV, The Phantom Pain, un Mario Kart, un Smash Bros etc etc etc vivement tout ça. RÉVOLUTION DE MON HUMOUR SUR TWITTER : J’entoure les truc que je conchie de croix gammées. Personne ne s’est plaint donc je crois que ça passe.

En parlant de jeux, clin d’œil à Thomas Was Alone, mon petit jeu indé le plus chiant et vain de l’année. J’ai pas encore joué à Gone Home, donc mon award d’indie de chie est pour toi. Merci salut. Même pas foutu de tourner correctement sur mon Macbook avec ça. De l’autre coté du spectre, la folle histoire de Shep Shepard continue avec Mass Effect 2. Tellement mieux, malgré ses incroyables bugs de cinématiques, de textures et de collision. Miranda incarne l’uncanny valley.
Les habituels anniversaires du blog tombent en même temps : 5 ans de blog, déjà, putain. Je demande à mon entourage ce qu’il a appris pendant ce laps de temps. C’est aussi le 600è post : on fait un Let’s Play d’Amnesia qui non, ne fait pas peur. Je suis catégorique. J’ai vu le Viet-Nam. J’ai vu Kane & Lynch 2. Plus rien ne me fait peur.
Internet fait du gonzo en mode Enquête Exclusive : on se penche un peu sur le cas de certains Youtubeurs. Qui sont-ils, quels sont leurs réseaux, comment font-il pour gagner cinq fois plus sans passer par les neufs ans d’études que vont se taper votre serviteur ? Encore un dossier intéressant made in CPC, appuyé par la collaboration étroite d’@SI.
C’est reparti pour Respawn Live ! Salut, voilà mon air coquin avec Gautoz. On papote en direct de l’E3 et on passe tous un super après midi. Après la pause-dîner, il faut faire l’event des 6 ans de Synopslive, super réseau qui accueille toutes ces émissions. Avec Amo, on fait une chronique rigolote (et un peu longue, pardon) qui va rapidement devenir une idée à pousser. Une grosse annonce y est faite, rendez-vous en septembre.

On commence à en avoir marre de ces vils mécréants qui disent digital au lieu de numérique. Twitter gronde, Twitter grogne, mais pas avec les doigts svp fdp, ça ne veut rien dire. Soudainement sur 3DS (oui, cette console existe toujours et ça se passe même très bien pour elle) un lapin blanc un peu attention whore apparaît et veut absolument nous fourguer quatre autres jeux Streetpass. La drogue.
Encore un Mario Marathon aux États-Unis, le concept y est toujours aussi bien mais ils récoltent moins d’argent, pour la première fois.
RÉVOLUTIONDE L’HUMOUR SUR TWITTER : Le smiley ( ͡° ͜ʖ ͡°). Il vous regarde dormir.


C’est parti pour la ruée vers l’or de la 3DS : Animal Crossing : New Leaf est enfin dans nos crèmeries. La drooooogue. J’ai dû y passer dans les 120 heures de jeu et j’ai toujours pas remboursée l’intégralité de ma maison. Les médias, eux, jouent au Whooper Game. En quoi ça consiste ? Annoncer l’arrivée de Burger King en France en ayant des sources pourries. Ça rate à chaque fois, c’est génial.
Début d’une excellente saison d’anime. Les fangirls crient : Free ! est un anime qui abandonne enfin le moe aux lolis pour le mettre dans un club de piscine masculin – mais sans tétons s’il vous plaît. De ce que j’en ai vu, c’est carrément pas mal et ça ne se prend pas trop au sérieux, c’est donc très BIEN.

 JUILLET

Man Of Steel est le film le plus chiant de l’année en ce qui me concerne. Il dure trois siècles. Je l’ai vu juste après les Stagiaires, un film où les gens n’arrêtent pas de parler. Si on mixe ces deux trucs, on obtient Le Loup de Wall Street en toute fin d’année. Arghiargh.
Un mec ouvre un tumblr pour faire semblant d’être condamné par la maladie, ça se repère à des kilomètres et personne n’a rien compris sur le pourquoi du comment. C’est pas super respectueux pour les vrais malades.

C’est le retour de l’otakuiz, où mon comparse Yllwngg et moi même vous rédigeons des questions de bon flic et de mauvais flic, toujours dans le bon goût et la sophistication. Japan Expo. 4 jours complets, en 2014, il y en aura un de plus. Plein de boulot à faire, rencontrer des producteurs – celui de Paella Magique, ceux d’Aniplex, on a fait une super interview avec Fabien Vautrin sur la traduction et l’adaptation dans l’industrie du mangasse. Des miracles s’y produisent : Katawa Shoujo sort en édition physique, avec quelques goodies honnête et une traduction qui l’est tout autant (sauf la route de Rin, quelqu’un était fatigué, je crois). C’est la folie du streetpass, c’est la dernière édition du Comicon avant quelques temps, c’est la débauche.

The Walking Dead : 400 Days. Pas mal mais on sait toujours pas si ça aura une incidence dans la deuxième saison. Aujourd’hui, on sait toujours pas comment ça pourrait articuler les deux. Je comprends enfin que ce personnage que je retrouve souvent sur les imageboards s’appelle Tomoko Kuroki, que son univers s’appelle WataMote et qu’un anime est imminent. Je commence à lire le manga : malaise malaisant is malaisant, et encore, je ne suis pas totalement soumis aux « hontes au second degré ». Il n’empêche que c’est particulier, pas vraiment drôle, j’aime bien le style et le personnage par masochisme. C’est parti pour l’adaptation en anime : c’est beaucoup plus drôle, plus second degré, c’est rempli de moments cultes et les génériques sont supers. C’est parti pour notre running-gag de l’été et répéter « fellapuccino ?! » pendant trois mois.

Alors, que vaut le Pixar nouveau ? C’est dérivé de Monstres et Compagnie, ça peut être que bien. Enfin… mouais. C’était peut être un peu superflu. Non, mon vrai kif de l’année – et dans l’animation, de surcroît – c’est Le Congrès. Je vous recommande fort ce film, à l’aveugle. Je ne connaissait pas trop le visage de Robin Wright, j’ai, à ce jour, toujours loupé la première saison de House Of Cards, la première série made in Netflix.

Le saviez vous ? Games and Wario est une déception. C’est un poil plus que ça même, sa durée de vie d’une demi heure, son prix et son je-m’en-fout-isme ambiant ne l’aident pas beaucoup. De temps en temps, on pourra sortir le mode Pictionnary. Retour de The Newsroom, pour une deuxième saison vachement mieux foutue, sans les défauts de la première. C’est fantastique, mais… le dernier épisode pourrait montrer que c’était en fait un accident. More as the story devellops. C’est l’EVO, aussi, tiens. La finale de Smash Bros se fait avec un Fox, sans objets, sur Destination Finale. Le fun se meurt lentement.
REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR INTERNET : Eddy Malou congolexicomatise les lois du marché.

On s’envole pour Marrakech. Les gens veulent à tout prix nous donner des érections. On voit mille trucs sympas. On en profite pour commencer DanganRonpa, le survival game super-duper UPUPUPUPU. Au début j’avais quelques craintes, à la fin j’avais PLEIN de craintes, mais tout ce qui était au milieu était fort moelleux. Gênant : Soul Eater Not ! est plus grave que le canon original. Bientôt l’anime ! Highjacking est un film original et un peu claustro.

Ça sent le cramé

Pendant ce temps sur Youtube : « Morsay et Alain Soral partent à la chasse aux illuminatis ». Bon. Avant de repartir en vacances, un bon gros batch de jeux sur 3DS, qui n’a servi à rien la première moitié de l’année. Mario et Luigi, Luigi’s Mansion 2, Fire Emblem, bientôt d’autres à venir.

AOUT

Fez II fait « prout », Phil Fish en a vraiment trop marre des connards de l’Internet. Bon, si le 1 pouvait ne pas systématiquement corrompre ses sauvegardes, tout serait plus simple. Comme chaque année, on part se relaxant dans notre fief sudiste.
Habemus Doctor ! Peter Capaldi sera le prochain Docteur. Je crois que les fans de Doctor Who ont marre de ce qu’ils ont devant les yeux depuis circa deux ans.

Nous sommes le 6 Aout 2013. Je pique la PS Vita de ma cops et je lance Persona 4 Golden. Il faut beaucoup de temps pour que le gameplay commence – quatre ou cinq heures, de mémoire – mais l’intégralité du truc est formidable. L’histoire est bien, les thèmes abordés sont biens, les personnages sont biens, les musiques sont super bien, ça dure plus de 70 heures, il y a quinze fins différentes, tout l’univers et la saga sont séduisants, bref, fantastique coup de cœur de l’été et de l’année.
Notre télé est bloquée sur NRJ 12. Pendant trois semaines, c’est une torture, sauf le dimanche matin où il y a American Dad.

Abordons quelques trucs complètement cons. Robin Thicke, pour commencer. L’instru est bien mais les paroles n’étaient peut être pas nécessaires. Que vient foutre Pharell dans cette galère ? Oh, sinon, c’est le retour des boîtes de 20 nuggets et c’était totalement important.
Beaucoup de bromances, de reverses-traps et d’ours dans les fictions de cet été. Je mate notamment Kids On The Slope, cette fois en anime, c’est évidemment beaucoup mieux. Le pouvoir du jazz !

On prépare de quoi valider l’année un peu à la bourre, et il y a quelques bons jeux à la rentrée. Notamment Pikmin 3, qui commence un peu à justifier l’achat d’une Wii U. C’est vraiment beau, un peu court, fun comme autrefois, avec un fin qui, elle aussi, proute un peu. Sinon, Saints Row 4. C’est un peu moche. Il y a une bonne BO, c’est drôle de temps en temps, bon, peut mieux faire. Enfin, je n’ai pas aimé Hotline Miami. Un peu trop répétitif, pas assez consistant pour le fond. C’est mon avis.

Wok en Seine ! Toper Thomas Mars pendant Phoenix, Franz Ferdinand, Kendrick Lamar, Wwaves, Nine Inch Nails et plein d’autres trucs ‘achement bien. Avant la rentrée, il faut absolument essayer Papers, Please, un jeu indé fantastique et addictif qui réussit à rendre le travail de bureau passionnant. Essayez-le, c’est un must-have. Miley Cyrus danse le twerk, sur de la musique pop. Encore une fois, un mystère sur mon brouillon. Kick Ass 2 c’est un peu de la chie, quand même. Certains plans ne sont pas possibles.
Le monde se passionne pour Cookie Clicker, un jeu sur navigateur qui demande de…. cliquer.

 Meilleure nouvelle de la rentrée : Breaking Bad est sur le point de se terminer. Ça ne se termine pas très bien.

SEPTEMBRE

On vous avait parlé d’une annonce ? C’est Radio Kawa, une nouvelle entité généraliste qui vient s’articuler entre 01 et Synopslive, de manière indépendant. On y trouve Morceaux Choisis, Toile Secrète, Les Planètes, Ta Gueule… autant de domaines explorés avec talent. On ne peut pas laisser passer l’occase de faire notre propre show. Qu’est-ce que le netorare ? Pourquoi ? Comment ? Je me suis posé ces épineuses questions quelque part par là.

Le Dernier Pub Avant La Fin Du Monde, malgré un titre qui a failli nous donner des sueurs, est super cool. C’est original, c’est le nouveau Edgar Wright et ça conclut la « trilogie Cornetto ». Quelque part en Ile de France, un dingue se bat contre un type de RER bien précis. On a pas de nouvelles du Violongay, c’est peut être sa nouvelle incarnation.
Je découvre enfin Crossed, la super chronique transmédia de Karim Débbache. Intelligence et finesse sont les mamelles d’une vidéo réussie. Twiiiiist ! Faut pas r’garder. Premier numéro de Lui, hashtag le patriarcat.

Rayman Legends sort enfin, après neuf mois de retard. C’est une tuerie, à tous les niveaux. Injustice : il est pas simple d’apprécier le jeu à sa juste valeur quand on le compare à Origins, l’effet « de surprise » n’est plus là. Le jeu est tout de même fantastique, faut pas charrier, mais voilà, il se gadine comme jamais. Je me prends Diablo III sur consoles. Je dois y rejouer quatre fois pour les succès. Je m’exécute en maugréant, heureusement, il est super facile.

Y’a un petit jeu qui sort, il s’appelle GTA V, je sais pas si ça vous dit quelque chose ? C’est grand. Plein de détails partout. Des bonnes radios, un univers chouette, TREVOR. QUI TUE JOHNNY KLEBITZ COMME SI ON S’EN FOUTAIT. Bref. Ca me rappelle l’existence des Thee Oh Sees, un peu mon groupe de l’année. Plein plein plein de trucs à écouter. Le Japon est sélectionné pour les JO de 2020, nous sommes impatients. Et donc, Katawa Shoujo en fraçais okay okay fdp. Nouvel album de MGMT, astucieusement nommée MGMT. Les Arctics Monkeys rejoignent cette débauche de lettres avec AM. Le deuxième est bien meilleur, le premier est inaudible. Dexter se termine dans l’indifférence générale. La fin n’est pas bonne.

Nous disions donc : début du podcast LOLJAPON, animé par votre serviteur et sa moitié. Masculine. Vous voyez ce que je veux dire. On s’achète du matos, on fait un pilote et hop, c’est parti pour une heure, une fois par mois. On essaiera peut être de faire un direct d’ici la fin de la saison. On cogite, quoi. Le seuil de tolérance me fait mater de sacrées merdes, dont Strike Witches, que je supporte un épisode. L’application Line existe dans nos cœurs pour une après-midi. Une nouvelle saison de Masterchef au casting pas top commence, et on entend du papaoutai jusqu’à plus soif. Bref, Stromae c’est bien, bien produit, mais si j’entends Formidable encore une fois je fais un massacre.

OCTOBRE

Et donc, GTA Online, c’est pas mal, ça ne marche pas du tout, c’est l’Apocalypse des textures, il faudra y revenir un jour voir comment tout ça s’est amélioré. En fait, ce qui me fait peur, c’est le facteur humain, surtout pour un jeu comme GTA. PAUSE ÉMOTION : Beyond, Two Souls est le premier jeu leaké sur Youtube, qu’on peut finir sans toucher la manette. J’exagère, évidemment, mais c’est pas bien parti. J’aime bien le Cage quand même, je m’y occuperais un jour.

 Je suis Team Froakie à donf, sortie de Pokémon X/Y. Un poil décevant malgré le tout nouveau « moteur graphique ». La team Flare est teubée comme jamais, les musiques sont excellentes, c’est une sorte de best-of de tout ce qu’à fait Pokémon jusqu’ici. 36 15 Usul continue de rivaliser d’intelligence avec son « Calisse c’était énôrme s’braquage lô ». La chronique va s’arrêter au sommet de sa gloire en tout début 2014.

REVOLUTION DE L’ANIMATION : Démarrage de HYPE LA HYPE, le nouvel anime de la Gainax qui est en fait de Trigger. Euh, je veux dire, de KILL LA KILL. On devinait la qualité du truc dès le premier teaser. C’est complètement outrancier, le malaise de la « mise de l’uniforme » est palpable, on sent que les animateurs font les petits cons. Attention, je sais pas si ça s’est vu, mais il nous jettent des seins et d’autres trucs à la figure de temps en temps. On est actuellement à mi-chemin, voir où ça se termine. Oui, pour le coup, on peut dire que ca a la structure d’un jeu vidéo.

Toujours dans les Philippines, Survivor fait un truc bizarre : mettre des gens contre leur famille et moitiés. Ca marche assez bien et ça couronne un petit malin qui réclamait le titre depuis longtemps. La Vie d’Adèle, chapitre 1 et 2 : des gros plans, des spaghettis, Exarchopoulos qui fait « euuuuuh » avec la bouche pendant trois heures, des claques sur les fesses et des « petite salope » en rafale, je sais paaaaaaas. Youpi, deuxième année de Master, on fait de la recherche. Où est mon temps perdu ? Au CNRS, à consulter de vieux papiers, ou en colloque. Youpi tralala !

The Stanley Parable, ce jeu loufoque où on remet en question la superiorité du narrateur et du storytelling. C’est foufou, plein d’idées et d’humour, s’eut peut être été un poil meilleur avec une trame de fond et un peu plus de jusqu’au bout-isme.
REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR TWITTER : Wow doge such meme such humour much drôlatique.
Assissination Classroom n’est pas un manga fantastique (« Madame Pouffe », hashtag le patriarcat) mais le docu Generation Quoi ? est aussi malin que gourmand et croquant. Big up à Infrarouges qui rejoint La Nouvelle Edition et Le Supplément aux panthéon de l’infotainment réussi.
Et Gravity, est-ce que c’est réussi ? Sans doute. C’est ouf geudin, mais sorti d’un écran de cinéma, je sais pas si ça tiendra le coup. En attendant, en 3D au cinéma, c’est inédit. L’univers déteste Sandra Bullock.
Des gens bizarres envoient des selfies au magazine Le Monde, moi, je lis Liar Game. Malheureusement, c’est trop moche pour posséder en manga mais c’est rempli d’idées. Dommage qu’il ai autant de mal à cacher ses articulations entre deux jeux… « oups, je me suis encore fait avoir !! »
Je vais toujours pas aux Utopiales : je promets d’y aller un jour et d’y donner ma propre présentation.

REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR TWITTER : Laurence Haïm tweet n’importe quoi. Persona 4 Arena est mon premier jeu de baston depuis plus de dix piges. C’est pas mal, l’univers derrière aide beaucoup. Je suis prêt pour Skullgirls, je suppose. Et enfin ? C’est la Paris Games Week, son lot habituel de scandales, de bordel, d’Activision qui fait n’importe quoi avec Call Of, mais aussi avec un coin indé, enfant et frenchie bien pensé. En parallèle, arrivée de JV, le nouveau (bon) mag de jeux.

NOVEMBRE

Rattrapant un retard scandaleux, je finis enfin animée de l’Attaque des Titans. Pas étonnant que ce soit le mangasse de l’année : super pointilleux, énormément de suspense, d’émotion et un univers travaillé. C’est par le réal de Death Note, ce n’est pas étonnant. Vivement la suite sur papier. Un lama prend le tramway et ça devient un autre meme forcé national. Courage !

Seuil de tolérance, toujours, Diabolik Lovers. HASTAG LE PATRIARCAT. Qui s’occuppe de ce truc ? Y’a-t-il vraiment un public féminin fait pour kiffer ça ? C’est super malsain, c’est pas la trop courte durée des épisodes qui vont sauver le truc. Peut être que ça devient génial à mi-chemin mais c’est un poil trop tard. Big Order est un autre produit culturel japonais pas tip top : complètement pompé sur le précédent manga du même auteur. En gros, Sakae Esuno a refait Mirai Nikki, avec du fanservice en plus. Bof.
Alleluia : un nouveau Phoenix Wright sort en démat, anglais only. Ca ne l’empêche pas d’être excellent et de se classer dans le trio de tête. Une constance dingue, d’excellents personnages, encore un trio, encore un gameplay best-of, il ne lui manque qu’un vrai moment de bravoure… mais y’a pas de moment en dessous et c’est le plus long des cinq ! La joie s’intensifie.

 Saviez vous que QOOQ est une entreprise cool, aux tablettes intelligentes et aprouvées par Oprah ? Non ? Maintenant, vous savez. Notre habituelle uchronie/scénario SF de Novembre est vraiment pas mal : c’est le Transperceneige. Plein de bonnes idées, plein de petits trucs visuels qui aident à surmonter la fin trop clichée. Ca donne envie de lire la BD, exactement comme Quai d’Orsay, bien rigolo comme il le faut. Oh, Janelle Monae sort un album tip top. (aucun rapport avec Huppert)

Encore des Golden Blogs Awards, cette fois je ne tente pas ma chance, mais Babor sauve l’honneur en gagnant la catégorie culture généraliste. Oui, vous avez bien lu, oui, c’est factuel. Bref. REVOLUTION DE L’HUMOUR DANS LES MEDIAS : qui a peur du grand méchant darknet ? Y’a soudainement un emballement médiatique autour du deepweb. J’aurais pu aider à y contribuer en début d’année. Je n’y ai juste pas pensé. Derp. Premier épisode de The Wolf Among Us, nouveau feuilleton made in TellTales, cette fois adapté de Fables, webcomic fantastique (en genre). C’est un peu chiant, un peu mou mais intéressant. Peut être pas de quoi acheter un season pass mais ça change de The Walking Dead. Les internautes les plus courageux se lance dans le NanoWrimo, qui consiste à écrire un roman de 50 000 mots en un mois. Croyez moi, ce n’est pas simple, il faut du temps et de la rigueur. C’est quand même un mémoire et demi en un seul mois quoi.

Miracle happens : on va au Mondial, finalement. Il fallait réunir des conditions dingues et comme d’habitude, on le fait ras-les-paquerettes. Je n’étais pas particulièrement inquiété, on fonctionne comme ça. Après, au Brésil, faut voir. En attendant, Dorcel promet une nuit de pr0n gratuit à tout le monde. REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR FACEBOOK : Les Bitstrips. Eurgh, non, oubliez ce que je viens de dire. Quelque part à Paris, l’opération Desert Bus singe un marathon américain, avec plein d’invités qui offrent leurs bouquins et leurs jeux presse. Si ça peut encourager ce genre d’initiatives en France, ce serait chouette. Deux autres films marquants : Inside Llewin Davis, le nouveau Cohen Bros, super touchant et un poil différent des autres production des frères. Je me demande si c’est pas leur premier film où on voit pas de flingue. Enfin, Hunger Games : Catching Fire continue l’adaptation stricte et tout ce que ça implique – c’est vraiment chouette de voir cette arène au cinéma. Pour le reste, voir le premier.
PERSONA 5 EST ANNONCE YOUHOU.

 Le Vent Se Lève. Le prochain Miyazaki est tip top. Adulte, intéressant, lié à l’histoire et aux goûts du maître. Avec la voix d’Anno et des bruitages faits à la bouche. Un petit jeu en promo sur le XBLA : Mark Of The Ninja est effectivement bien foutu, je l’ai complété vite fait, difficile d’y revenir.

DECEMBRE

BON ! Le seul vrai GOTY de l’année, Wii Fit U, est en démo pour 30 jours. Nintendo, dans sa grande mansuétude, laisse les possesseurs de Wii Balance Board essayer le jeu pour trentre jours. Faut pas rater ça ! 2014 sera l’année de la remise en forme ! Car oui ! Je suis même sûr que ce jeu est plus fun que Far Cry : Blood Dragon qui est assez moche, drôle par moments mais trop court pour son propre bien. Encore un magazine qui vient refournir le très délaissé rayon JV, c’est Games. Exactement comme son homologue UK. Je sais pas ce qu’il en est, la couverture est repoussante et j’en ai toujours pas trouvé. Un peu plus tard. Pour fermer la trilogie, Canard PC vient de fêter ses dix ans, fêloches. Presque deux ans que je le lis régulièrement… sans être joueur PC.

C’est fait, il y a enfin un vrai Burger King qui ouvre Gare Saint-Lazare, j’ai toujours moi même un peu de mal à y croire. Les gens font la queue et l’Internet se moque. Gravity Falls est effectivement un dessin animé sympa, plutôt malin pour du Disney Channel. Après, voilà, ce n’est rien d’autre qu’un dessin animé. HA BAH JUSTEMENT. Soul Eater Not! est bientôt adapté en anime, toujours par Bones. Le dernier tome de la trame principale sort à Noël au Japon. Not! pourrait être bien en anime, on va bien voir, j’ai la foi.

Super dessin d’aquanut (cliquez pour son Deviant Art)

Cérémonie des VGX. C’est embarrassant. Juste embarrassant. Geoff K, toujours là quand il ne faut pas. Ice Chiant à la télé. C’est chiant. Je me refait The Wind Waker grace au remake HD. L’occasion de se souvenir que oui, 2003, excellente année du JV, c’était il y a précisément deux lustres. Ca n’a pas mal veilli du tout. Début de la deuxième saison de The Walking Dead en jeu. Cette fois, on dirige Clémentine, et shit continue d’happenner. Je cultive un fétiche très étrange pour les images libres de droit.

C’est Noël. Je suis amoureux de Nonon Jakazure, qui rejoint Naoto Shirogane, Tomoko et d’autres au grand Panthéon 2013. On ne parle que de quenelles à la télé, c’est la déprime, ça devient une affaire d’état. Je joue enfin à Mario 3D World et la hype retombe soudainement. J’en suis qu’à mi-chemin, on va bien voir. The Last Of Us est le GOTY de toutes les rédactions du monde (quand c’est pas GTA V) et Gone Home fait  encore ricaner. Est-ce que c’est fondé ? La réponse un jour prochain. C’est prévu, je vais me taper Boku No Pico pour le « seuil de tolérance » de Février. Ben mon cochon.
Et le 30, Benjamin Curtis, moitié des School Of Seven Bells, meurt du cancer. Eurgh. :/

Et voilà. 7000 et quelques mots d’amour pour toi. Une très bonne nouvelle année.

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Aww

Okaaaaaay alors les p’tits gars, avant toute chose, l’instant pub. Amo et moi allons poursuivre les choses en parallèle et en podcast. Ça s’appelle LOLJAPON, ça rejoint le pôle Radio Kawa et c’est diffusé sur Synopslive. Un « statut culturel », exactement comme pour Respawn, un dossier thématique, puis une foultitude de rubriques rigolotes : Le Seuil de Tolérance où Amo me force à regarder un anime savamment choisi pour me rendre dingue, Les deux minutes du Pitch où je lui rend la pareille et en le forçant à décrire un truc qu’il adore en deux minutes – sans qu’il sache quoi à l’avance – puis l’instant vocabulaire où on vous explique ce qu’est le netorare ou le futanari. Excitant, non ? Pour le premier numéro, le dossier est consacré à DanganRonpa et aux survival games. Après la diffusion, c’est podcasté et – gros bonus – un deuxième numéro vous attend. Le pilote, consacré au MALAISE et à WataMote. Venez nombreux, abonnez vous, partagez notre chaîne et n’hésitez pas à manger vos dents.

Bref, aujourd’hui, je voulais vous parler d’un petit phénomène que j’aurais dû évoquer il y a bien longtemps, ça n’a rien d’une actualité, mais j’ai découvert cette vidéo il y a un mois, sous la bannière du old. Elle datait du Superbowl de 2012. Voici le clip de Needing/Getting d’OK GO. Si ça ne vous dit rien, ne lisez pas la suite, prenez juste quatre minutes de votre temps pour le mater. Vous savez que j’aime les jeux de rythme, les gars qui se souviennent de « Star Guitar » des Chemical Brothers ne peuvent qu’aimer ceci. Donc voilà, aujourd’hui, mini post en mode Buzzfeed.

Je trouve cette vidéo fantastique. L’idée est formidable, puissante, rigolote, elle ne veut rien dire et tout dire à la fois. Il y a des petits moments que j’aime encore plus, le passage des barils (il y a un moment vers 2′ où ça marche particulièrement bien) le petit passage en chœur et en marche arrière, puis à peu près tout. Au départ de la vidéo, on se demande si c’est juste une pub cachée pour la Chevrolet et s’il ne vont pas bouger et juste taper en rythme un peu partout. Pis non. Des bras mécaniques, un sens du timing imprécis – et c’est là qu’est tout le charme du truc, parce que croyez le ou non, je ne sais pas si je préfère la version originale du morceau à celle-ci – les guitares… c’est chouette. Damian Kulash, le chanteur, a du faire un petit stage de cascadeur pour exécuter le truc, qui n’est évidemment pas fait en une prise. Le groupe à sorti un petit logiciel pour calculer la vitesse idéale selon les parties de la chanson, ce petit coté home-made n’enraye évidemment pas la douce folie et les moyens évidents qui émanent du truc. Autant d’instruments, il faut les thunasses et ils peuvent remercier Chevrolet qui ont été laxistes et ont laissé le groupe faire à peu près ce qu’ils veulent, sans imposer des pubs trop subliminales. Bref, tout le monde devrait être content.

Mais les fans hardcore du groupe ne sont pas trop trop contents. OK Go, c’est l’amour de la prise unique et du minimalisme, mais avant tout l’amour des clips à idées. Du pognon derrière tout ça ? Bleuaaargh. Il fallait sûrement se contenter d’un Domino Express de trente secondes.
Et donc OK GO, c’est quoi ? Un groupe américain de, disons, Power-Pop, Power-Rock, je sais pas comment classer ça, du rock tout gentil et tubesque. Je ne suis pas particulièrement fan, parce que je lui reproche – et c’est là le paradoxe de fou avec ce groupe – un manque d’idées. Je le trouve très comparable à Weezer, qui ne va pas du tout chercher la performance, qui n’est pas super ambitieux, qui cultive le simple et le minimaliste. Bref, « Meg White, le groupe ». Bon, ça c’est l’avis de chacun, mais la critique n’est pas particulièrement emballée derrière le dernier album sorti en 2010. En revanche, ils sont davantage connus pour leurs clips. C’est même devenu leur marque de fabrique, on retient plus leurs vidéos que la zique derrière. C’est pas un mal parce que le fétiche du clip est un truc lointain aujourd’hui disparu. C’EST TRISTE ! GONDRY NE PEUT PAS ÊTRE PARTOUT, VOYEZ !
Souvenez vous, en 2006, Here It Goes Again. Le tout premier morceau à jouer dans la saga Rock Band. (Guitar Hero a préféré Do What You Want) Quatre gars, des tapis roulants, une chorégraphie de l’enfer à tenir pendant trois minutes. Je sais pas combien de prises et un ramdam sur une toile d’un autre temps, où Youtube est encore un truc tout jeune. Ça créé son micro-phénomène qui s’exporte jusqu’à ici, merci Koreus, puis ça se recalme aussitôt. Il n’ont jamais eu une grosse actu en France depuis mais ils ont gardé ce concept du « clip über alles » : une grosse idée, de préférence en prise unique, un plan fixe et yadda yadda. Mon objectif du jour et que vous preniez le temps de parcourir un peu leur chaîne Youtube. On se mate deux-trois autres clips, pour l’amour des yeux et de la créativité ?

« This Too Shall Pass »

Alors oui parce qu’en plus, ils se targuent parfois de faire le truc en plusieurs clips différents. Avec des idées différentes. Je poste celle-là parce que je préfère largement cette version à la fanfare ambulante, qui, elle, est en un plan-séquence. Comment ça, ce clip aussi ? Ben non ! Ça ne se voit presque pas mais trois morceaux ont été collés ensemble pour mieux synchroniser le tout à la musique, à des points précis où ça ne se voit pas (le passage dans le noir, etc) – comment ne pas aimer ces histoires de réactions en chaîne ? Imaginez, les quatre membres qui flippent pour leur vie de ne pas voir le truc continuer et qui doivent en plus se déplacer à vitesse flash derrière la caméra pour être partout et chanter nonchalamment. C’est tourné à Los Angeles, il a fallu une soixantaine de prises, trente personnes et une heure à chaque Reset. Voilà. Un clip façon Domino Day était ce qu’il manquait à ce blog. Toute cette variété ! Cette facilité d’exécution ! J’en reste tout flabistouflé. Ce genre de truc m’hypnotise comme jamais.

WTF

Ils ont fait un clip pour la moitié des pistes de ces album qui en compte, de mémoire, seize ou dix-sept. Ok, pourquoi pas. J’ai une affection toute particulière parce que j’ai très longtemps été victime du « Windows Effect » sur mon vieux XP qui aura bientôt dix ans. Ils ont du partir de ce constat pour créer un petit logiciel qui fait la même chose volontairement : toutes les frames restent à l’image, il faut « repasser au premier plan » pour imprimer quelque chose par dessus. Le premier plan, c’est tout, puisqu’il font ça sur un fond vert. Ça marche partout, sauf sur eux, donc, bref, la vidéo parle d’elle même. A partir de là, ils trouvent tous les trucs qu’il fallait faire dans ce contexte, et comme d’habitude, la vidéo n’a aucun sens sinon d’exploiter le truc à fond. Encore une fois, en une prise, sans probablement avoir de retour sur le rendu, l’effet est impeccable. Bravo le veau.

« White Knuckles »

Toujours plus loin, toujours plus haut, toujours plus foooooort : plan unique, pas de coupes, une petite chorégraphie et un facteur aléatoire lancé et relancé dans les pattes du truc – des chiens partout. Une centaine de prises a été nécessaire pour trouver la bonne. Encore une fois, ça ne veut rien dire de rien, c’est pour le plaisir de la performance. C’est complètement infaisable en live. En tant que morceau, c’est pas génial, mais pour être « le gars relou qui veut montrer une chouette vidéo en pleine soirée », c’est parfait.

Etc etc. Quatre gars qui font peut être pas de la musique excellente ni même bonne mais qui ont des idées en tête et plein d’argent.

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5.55

Vlan ! Cinq piges de blog. Une demi-décennie. Il y a déjà trois ans, je blaguais que j’étais parti pour une décennie. Le titre de ce même post impliquait – subtilement – que j’allais arriver à ce stade. Et encore, ce n’est que la date semi-officielle puisque je suis déjà en retard d’un mois et des bananes pour faire ce post, mais aussi parce que la vraie date est en fait il y a sept ans. Je n’ai commencé à réellement poster des textes construits que vers Juin 2008, où j’étais certain de faire ça régulièrement. Là, je suis à un pivot du truc, sans réellement savoir si je vais rempiler régulièrement à la rentée. Un petit sacrifice d’égo et « d’assise Internet » qui rapporterais un fantastique gain de temps. Au lieu de faire un habituel bla-bla sauce bilan, je me suis donc posé une question, appuyée par la rondeur de ce beau chiffre.
« Qu’est-ce que j’ai appris en cinq ans ? »
C’est pas simple mais il y en a des choses. Disons que j’ai fait pas mal de découvertes. Je n’ai pas réellement évolué – en tout cas pas des masses – mais j’ai fait une kilotonnes de rencontres et de trucs fascinants. Il faut comprendre que cette page est, pour moi, toute ma période post-bac, et qu’elle va pratiquement mourir d’elle même dès que j’aurais un boulot. La réponse en version light, car être exhaustif ici et maintenant c’est pas simple, non non non.

Déjà le cinquième Excalibur d’anniversaire ohlala

Donc. L’été 2008, c’était à peu près comme hier, je sortais de la Prépa, équivalence magique en poche. Plein d’idées en tête mais sachant bien que je n’y arriverais jamais avant une licence au minimum, je me dirige vers le droit. Je fais ma première Japan Expo, découvre qu’il y a un truc derrière. La Fac commence et je vais devoir me prendre en main sur tous les plans. C’était sympa, j’étais relativement frais dans ma tête, mais écrire sur des sujets rigolos, même dans le vide, était quelque chose d’assez excitant. Nous sommes maintenant cinq ans plus tard. J’ai moins de cheveux, plus d’expérience, beaucoup plus d’assurance, j’ai écrit quinze milliards de signes sur Internet et je tape tout ça depuis le Maroc, mille-feuille à la main. Bref, la vie est cool, c’est les vacances et bientôt le shit va getting real. Un peu comme chaque année, finalement. Que s’est-il passé entre temps ? Je vous fait le best-of, ici et maintenant. La vaste majorités des machins évoqués ci-contres ont eu droit à un post dédié. Il va falloir les chercher car j’aime faire de la flemme sur les petites choses une constante.

En 2008 j’étais absolument profane des animes. Aucune idée qu’il pouvait y avoir une actualité et un fandom dédié. Je pensais que c’était une sorte de relicat du passé et que certaines productions subsistaient en France de temps en temps, la saison « Kaz » étant soit une exception, soit une ouverture discrète. Je lisais quelques mangas avec grand plaisir sans savoir que des adaptations étaient quasi-systématiques. Entrer à la fac était synonyme de glandouille sur le net devant un Guy Carcassonne encore vivant. Bientôt, j’apprends l’existence de La Mélancolie d’Haruhi Suzumiya, commence un peu voir, trouve ça formidablement moyen et découvre qu’il y a plein d’autres trucs. J’ai eu un gros coup de coeur pour Soul Eater dont l’univers me colle à la peau, très perfectible et la fin approche. Sinon, les meilleurs animes que j’ai vu sont probablement Haibane Renmei (mon seul 10 sur My Anime List, folie furieuse), Tokyo Magnitude 8.0, Sayonara Zetsubo Sensei et Baccano!. Mention honorable pour les idées barrées de Kaiji. Bon, on est d’accords, pas facile de battre Cowboy Bebop mais certains se défendent comme ils le peuvent. Ce n’est que le préambule d’une liste assez longues de séries vues, finies, abandonnées ou purement snobbées (K-On ! est un running gag qui tient toujours) et qui passionnent beaucoup de gens.
Surprise numéro 1 : la japanime est aussi une affaire d’adultes, et je ne parle pas de la masse impressionnante de pr0n qu’elle génère – non, que nenni, il y a de belles intrigues, des thèmes adultes, des machins complexes, pince-sans-rire ou violents. Parfois, c’est juste des mécha-loli à qui on a oublié de donner un pantalon et c’est embarrassant pour tout le monde. J’ai été assez otaque pendant cinq ans, j’ai même cofondé une asso et couvert pas mal de conventions, parfois avec une assez belle boule dans le ventre mais toujours avec plaisir, finalement. Ce n’est plus un milieu dans lequel je me passionnerais à outrance mais c’était une grosse bulle sympa et originale. C’est pas comme si j’avais rencontré plein de gens via ce médium ou sa périphérie : une vaste majorité de gens bien, énormément de gens bien intentionnés, une tout petite minorité de gens chiants. Une très belle moyenne et des gens souvent originaux. Maintenant, je regarde pas mal de trucs en dilettantes (et c’est un peu hypocrite de ma part parce qu’il y a plein de trucs bien cette saison et pas que des machins bien nets) donc un pan bien particulier qui a pris de grooooOsses proportions dans ma vie. Maintenant, je me suis calmé, je préfère jouer à Rock Band.

CE JEU !!§

Le jeu vidéo, c’est une autre histoire. Le saviez vous ? J’étais complétement Nitendautiste jusque là. Comme tous les autres, je vivais dans un joyeux monde de gameplays parfaits, de Mario Party, de Wario Ware, etc. Et paf, je finis par avoir envie de succès (la motivation la plus étrange de tout les temps) et de jouer à Banjo-Kazooie (ditto) et j’achète une 360. ET LA PATATRAC TONITRUANTE DÉCOUVERTE, la même qu’au dessus ! Il y a toute une actualité et elle est encore plus intense ! Dingue !!
Moui, plus sérieusement, j’ai appris à comprendre qu’il y avait plein de trucs pour moi de l’autre coté du JV, à l’époque où Nintendo savait ce qu’il faisait. J’ai réussi à ouvrir ma focale quoi, ça demandait un certain effort intellectuel à l’époque. J’en retiens des jeux comme Read Dead RedemptionRayman Origins, Alpha Protocol, Fallout New Vegas ou Catherine. Sans compter les milliers d’eurobrouzoufs – littéralement – dépensés dans Rock Band. Les choses ont bien changé, on est sur le point de passer à la génération d’après et elle aura pris son temps. Sega a perdu le jeu à force de perdre les siens. La 3DS a raté son démarrage comme jamais, elle est en pleine forme deux ans plus tard. La Wii U pourrait suivre le même chemin mais il va falloir beaucoup de jeux et d’abnégation. Sincèrement, je crois qu’en 2008 je me disais que GTA était un jeu un peu con et violent. Pardonnez moi, je l’étais un peu aussi, con. Faut dire qu’à l’époque, acheter un jeu était quelque chose de rare et puissant, aujourd’hui, c’est une routine !
C’est devenu quasi-industriel, parfois pour le boulot, encore plus rarement pour rattrapper le passé. En cinq ans, le jeu vidéo s’est un peu cassé la gueule. Le marché est en train de changer de modèle, Game a glissé sur une peau de banane, le journalisme JV est devenu – un vaste problème de connivence chez les autres – un vaste concours de celui qui va dénoncer le voisin en premier sur Internet. La presse est quasi-disparue en France. Internet a une fois de plus tout pété et la réponse émerge dans quelques pratiques alternatives qui se cherchent encore aujourd’hui. Le retail existe toujours mais Zozon.com reste la meilleure façon de se fournir. Oui, pour les consoles. Ne me parlez pas de master race. L’élitisme PC est peut être la seule constante du truc.

Souvenons nous, ce blog était à la base un blog télé ! Est-ce que les choses ont changé ? Noooon ! Quelques petites séries résistent toujours à l’envahisseur. Je peux même pas écrire de généralités sur les networks parce qu’House Of Cards, premier produit de l’écurie Netflix, à l’air de valoir son pesant de cacahouètes. La grande ère HBO reviendra pas mais elle nous fournit encore Girls, The Newsroom où Game Of Thrones. Ok, Six Feet Under, The Sopranos, The Wire et Oz appartiennent au passé mais la création taylay a encore de belles choses devant elle. Imagine, Monster par Del Toro ? Ca risque d’être quelque chose. En 2008, c’était le grand retour à la sitcom. Je porte pas beaucoup The Big Bang Theory dans mon cœur, préférez The Office. Enfin, toute « l’ère ABC de 2004-2005 » avec Grey’s Anatomy, House, Lost et Desperate Housewives est terminée, bien heureusement pour cette dernière.
En 2008, on sortait à peine de la call-tv, ce concept qui me fascinait. Aujourd’hui, pas bien loin sur la TNT, restent les émissions de type Discovery qui exploitent des concepts foufous. Je matais Survivor en live depuis déjà un an et j’allais découvrir The Amazing Race en vomissant de bonheur. Si vous voulez recréer ces conditions, matez la saison 6 ou 9 et tant pis pour le 4:3. La première a de meilleurs restes que le second (mais il paraît que la dernière saison est vraiment bien donc allez savoir)
Pendant ce temps, en France, on tend vers le concept de mini-jeux partout. Dans cinq autres années, on invente le Wario Ware télévisuel. Vivement quoi. Ici, commencer une phrase par « Bref » est devenu connoté.  Gros coup de coeur pour Nolife dont l’aventure est inspirante.

Bonjour ceci est la meilleure vidéo des Internets

Niveau musical ? Deux groupes que j’ai découvert en 2007/2008, The Go! Team et les Flaming Lips, restent parmi mes préférés encore aujourd’hui. Je suis devenu « ce genre de type » qui préfère acheter des vinyles parce qu’il a la chance d’avoir une platine. J’ai pris l’habitude de systématiquement aller à Rock En Seine chaque été, même si j’y vais en me disant « tout de même, la programmation est pas terrible »… parce qu’il y a toujours deux ou trois groupes qui sont une motivation du tonnerre. Dans un mois, c’est Franz Ferdinand, Phoenix et NiN. Aller à un concert cool et pas trop cher de temps en temps est devenu une sorte d’obligation bien saine. Je n’arpente plus les jeunes talents comme je le faisais autrefois et c’est un poil dommage, ces soirées au Trabendo me manquent pas mal. Sinon, un album toutes les deux semaines et un bon gros coup de cœur de temps en temps. Je dois bien remercier les jeux musicaux et certains Youtubeurs pour avoir découvert une foultitude de singles et de groupes.
J’ai vu Oasis splitter sous mes yeux et on me vanne toujours avec ça, quatre ans après. C’est bien ce single, sans surprises, que j’ai le plus écouté dans ce gros lapse de temps. Je nourris toujours l’espoir de bosser dans cette industrie, parce que commenter l’actualité en passant quelques disques sur Nova a l’air d’être le meilleur boulot au monde. D’ailleurs, en 2008, tous ces gens que j’adorais écouter mais qui ont disparu du radar : Bibi Tanga, Kenna, Cajun Dance Party, z’êtes passés où ? Y’a que les Friendly Fires et Vampire Weekend qui ont su tirer leur épingle du jeu, visiblement.

Pis bon, rester devant son Macbook c’est très sympa mais bouger c’est aussi très bien. En cinq ans, je suis allé sur autant de continents que d’UFR différents à la fac. Ou presque, quelque chose du genre, bref. J’ai suivi mon cursus un peu en traînant des pieds mais toujours en sachant que j’aime – la plupart du temps – ce que je fais. Les Lettres, c’est une question d’idéologie, d’époques et de goûts, parfois on a juste envie de s’en foutre. Aujourd’hui, je fais de la recherche et je boucle un mémoire, ça, c’est bien plus cool. Le deuxième cycle devrait se terminer sous peu et je vais reretenter les concours d’écoles de Journalisme. Peut être l’occasion de retourner en prépa.
Parfaitement, avec une majuscule ! C’est mon truc, un métier ingrat – décrié par les ignorants, parce qu’il y a peu de professions plus passionnantes et enrichissantes – difficile à intégrer. Pas de bol, ce qui m’intéresse c’est aussi le vrai, le généraliste. Il a fallu apprendre que la fac te laisse un peu te démerder et que c’est à toi de faire ton trou où tu veux. Qu’à cela ne tienne : premières rencontres, premières expériences, premiers stages, la machine se met en marche. Sans ce blog, les choses auraient été différentes, je n’aurais pas eu la petite motivation, l’incentive d’écrire partout sur divers sujets. Vraiment, la prochaine fois que vous écrivez une crasse sur un journaliste, réfléchissez bien. C’est un parcours qui se mérite et qui n’est pas toujours tendre – personne n’est là par hasard, alors dites vous bien qu’il y a peut être des paramètres que vous ne maîtrisez pas dans votre critique… en tout cas, études et boulot, concilier les deux est l’éternel casse-tête. A suivre, donc, et merci au Twitter et au JDJ d’avoir kickstarté tout ça !

Pis bon, le social, bien sûr. Pas besoin d’apprendre que les rencontres sont la clé de tout. L’appliquer, après, c’est autre chose ! J’ai fréquenté pas mal de sphères des internets ; des (bons) bloggeurs BD (pas girly) des otakes, des journalistes, des soiffards, des gars de l’industrie du JV ou de la musique, des lecteurs. Plein sont devenus des amis, une petite poignée sont devenus un peu plus. Arpenter des bars stratégiques est devenu une stratégie clé et un plaisir depuis une grosse année et demie. Rencontrer des gens, tisser son lien social et son réseau, le temps filtre naturellement tout ça. J’ai donc appris qu’il ne fallait pas toujours me brusquer, suivre mon instinct sur les gens sympas et ne pas être trop premier degré sur le web, même si c’est dur.
Puis j’ai pigé que mener des projets, même de niche, ça n’a rien de compliqué. Le Velvet Video Burger et l’AMV ENFER restent mes deux machins trademark, les deux ont été la suite logique d’une expérience qui tâtait le terrain. Même sans le crier sur les toits, le bon concept se suffisait à lui même. Alors avec un brin de communication maîtrisée !

Woof !

Woof !

Bon, je vais pas parler de trucs dont j’ai jamais parlé ici, genre de bouquins, je doute que mon fétiche sur Castaneda ou la littérature nord-Américaine vous fascine franchement.

Puis y’a Internet. En 2008, Youtube est encore un truc relativement récent. On ne maîtrise pas encore bien Twitter, Tumblr arrive, on écoute timidement de la musique légalement sur Internet et Tv Tropes s’apprête à ruiner nos vies. Bientôt, le gros du truc va se faire là. Tous les trucs. Aujourd’hui, l’Internet est citoyen, participatif, il nous offre le serious gaming, il finance à plusieurs, plus personne ne veut payer pour de la bonne information et de bons pure players surnagent au dessus d’un Melty aussi dégueu que bien référencé. Cinq ans, le temps d’un tapis roulant de mèmes. Le plus rigolo restera à jamais Trololo. Un an après, j’aime toujours les conneries à la Dolan. C’est bien Twitter qui est devenu le meilleur des terrains de jeux – et j’ai connu des sites qui m’ont aidé à étendre #leréseau, d’autres qui m’ont permis de mettre tout le reste à profit. Ben ouais, comme tout le monde, j’aime faire des podcasts. Des bons, de préférence. Proposer des choses, le partager, voir comme c’est gratifiant, idéalisme béat. Tout le monde y gagne, ça rentre dans cette période classique de pré professionnalisation qui nous atteint tous, le temps d’engranger des diplômes.

Bref, ça fait cinq ans que j’écris sur les Internets et c’est passé sacrément vite. Ça m’a apporté plein de choses. Souvent indirectement mais hé, c’est très bien comme ça. J’ai, basiquement, appris qu’il fallait se battre pour ce qu’on aime, qu’il ne faut pas s’en faire pour trop peu, que j’ai un fétiche étrange pour les cultures de niche et qu’il ne faut pas laisser passer les bonnes idées.
Merci à vous pour votre fidélité. Cœur avec les mains. Un autre encore plus gros pour ceux qui sont là depuis le début.
On se retrouve dans deux jours pour la deuxième moitié de ce post !

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Petits malins

Imagine, quelque part dans un futur proche, malgré les protestations des Internets, Twitter disparaît. Tout le monde était déjà en deuil pour Google Reader alors imagine, Twitter ! Ce machin fait partie intégrante de ma vie, c’est devenu une drogue, m’en passer pendant plusieurs jours est un petit exploit en soi. Signe numéro un d’une addiction : il m’arrive de me réveiller avec et de parcourir ma timeline perdue comme premier geste de la journée. DIÈSE L’ADDICTION ! En attendant que la Japan Expo se passe – avec sa kilotonnes d’évènements, prévus ou pas – mini hommage à cet outil devenu omniprésent dans nos vies et dans la mienne.

Ce moment où tu es un personnage d’anime qui fait une faute d’ortho très retwittée

Je ne sait plus qui disait que le Touittaire est le plus grand RPG de l’Internet (sans doute @FibreTigre, l’un de ses gagnants, il est actuellement en new game +) mais je ne l’ai pas attendu pour le rejoindre. On pourrait aussi dire que c’est un bac à sable – c’est à nous de savoir à l’avance ce qu’on veut en faire et les moyens qu’on va se donner pour atteindre cet objectif, pour peu qu’il y en ai un. On a tous nos chiffres à nous : nos followers, nos followings, la fréquence de post et leur croissance. Ça, c’est que le cœur du truc, Twitter créé tout un champ social qui dépasse de loin la page de base : il est créateur de malaise, parfois – souvent quand un/e ex ou un unfollow rentre dans l’équation – mais ça génère un nombre fou de rencontres et d’opportunités. Aujourd’hui, tout le monde trouve un stage/boulot/appart grâce à cet outil. C’est Twitter qui, personellement, m’a permis de sortir du « pas d’expérience » et ma réactivité a été le plus décisif. Des couples se forment sur Twitter, des amitiés et des bromances, tout ça picole allégrement dans plusieurs vies clés et on pourrait – avec beaucoup de minutie et de patience – déterminer une cartographie géante des « cercles » de Twittos, à divers échelles «  » »d’influences » » ». Des gens qui, en groupe, retweetent, parlent de ou commentent les mêmes trucs. Ils y a des clans, des armées, des antagonismes… et tout ça se fait en indépendance totale de « l’autre Twitter », celui composé de millions d’ados qui ont des cœurs dans le pseudo et une duckface en profil pic. Ils ont toujours plus de followers que vous, parce que la vie c’est aussi des frustrations sociologiques.

Déjà faut constater que l’usage qu’on en fait a bien évolué. Le schéma est toujours le même – c’est comme la clope, on commence pour faire comme les autres et on commence à faire ce qu’on en veut. On peut faire la course aux followers et essayer de la systématiser sans pour autant les pêcher ou les quémander au quotidien. C’est comme une épreuve de créativité géante : on a un tout petit champ d’action de 140 caractères et le jeu est d’avoir le plus de juges possibles. Tu as gagné quand tu as un flux rentrant automatique. Pas mal de gens adoptent des démarches à contraintes – beaucoup s’arrêtent à un chiffre de followings fixe, histoire de provoquer un petit easter egg. Pour moi, chaque follow est une contrainte, un effort intellectuel pas toujours simple. C’est prendre un espèce de risque de pas forcément aimer cette addition à son flux, de trouver la personne énervante – ou pire! Maiiiis c’est aussi considérer qu’elle est peut être dans une « mauvaise passe ». Tout est possible et au bout du compte, on ne finit que par suivre les gens qui nous ressemblent. En forte majorité quoi. Cette dernière phrase faisait tellement horoscope, je me sentait obligé de le préciser.

Oh que c'est choupi

Puis c’est pas simple d’être exhaustif avec Twitter puisque c’est aussi une application de la théorie des cordes – il existe autant de Twitters que d’utilisateurs. Il se croisent plus ou moins, c’est tout. Quelque part, il existe une dimension Twitterienne où des bots se parlent entre eux et échange des photos de food porn. Peut être même qu’il y a un deepTwitter. QUI SAIT ?

Mais vraiment, pour revenir sur cette notion de « faire ce qu’on en veut », Twitter existe depuis assez longtemps pour avoir cultivé le beau, le laid, puis le n’importe quoi. C’est de l’art, Twitter, ouais. La plupart des gens s’en servent pour raconter tout et n’importe quoi. Y’a tout de même une démarche derrière : sublimer la tranche de vie, comme dirait le grand chef Piège. Essayer de ne pas le rendre trop banal, justement. Alors on essaye d’égayer ça avec de l’humour – et l’humour, c’est tout un art, surtout pour un teubé du premier degré comme moi. Chaque Tweet est un concept potentiel, un petit trait d’humour glacé et sophistiqué dans lequel on peut parfois placer les meilleurs espoirs. C’que j’aime bien avec ce site, c’est qu’on peut lancer des tas de choses sans aucun contexte et récolter gloire et reconnaissance parce qu’on a su profiter du bon timing. Balancer un jeu de mots, aussi crétin soit-il, est toujours efficace s’il y a une bonne idée derrière. L’E3 et les grands évènements cristallisent cette frénésie collective. Il y a des gens qui sont tellement retwittés qu’il font partie de votre TL sans même que vous les suiviez – ils ont pigé « l’humour Twitter », car ils sont drôles, tout simplement. Y’a un mec, il s’appelle rousp, j’ai l’intégrale de sa timeline dans son fil sans même le suivre. Un mec qui a le don d’ubiquité ne peut être que très bon.

Deuxième caste, les NomsPrénoms. Il va falloir que je la rejoigne un jour, je crois. C’est embêtant parce qu’il y a un certain luxe à être désinhibé sur Twitter, et c’est moins façile de Twitter « YOLO NIQUEZ VOUS » en majuscules quand tu es suivi par ton employeur. Certains font deux comptes, d’autres s’assagissent. J’espère secrètement ne jamais devoir mettre ma photo en avatar.

Pis y’en a qui ont plusieurs comptes, les fameux « parodiques ». Tous gérés par les trois mêmes personnes, il correspondent davantage à un « concept », un peu comme ce que peut proposer Tumlbr. Des conneries, il y en a pas mal, d’autres parodient une personne en particulier – c’est souvent un poil trop méchant pour être drôle -, d’autres sont plus abstraits. Le fameux Damien_Croze pastiche le joueur de comptoir/anylste mes genoux qui fait systématiquement UNE faute d’ortho par tweet. Le phénomène s’étend et on se retrouve aussi avec des sites entiers parodiques, façon Gorafi ou VeuxJidéos. Seul l’un de ces deux exemples est drôle, saura-tu retrouver lequel ? Pis y’a des faux comptes qui dérivent un peu de leurs « concept » original et qui insultent tout le monde en caps lock. Ça doit être jubilatoire, n’empêche. On peut se faire un pool « parodique » ou se faire une liste 100% second degré. Hashtag astuce. Certains comptes parodiques ont un deuxième compte plus soft (façon @baborlefan_ ) et certaines personnes réelles font des Twinomes, des compte tenus à plusieurs mains, censés blender les utilisateurs et leurs personnalités. Le truc c’est que dans l’ensemble les comptes parodiques sont tenus par des copains aussi.

Transition Ovidienne pour dire que sur Twitter, l’humour est une chose fragile, compliquée à maîtriser. On aime bien faire du second degré en faisant semblant d’employer le premier degré, c’est assez subtil. Quand on veut pas prendre de risques, on fout une ponctuation un peu fantaisiste, en mettant cinquante points d’exclamation. Ça nous fait passer pour des autistes mais ça nous fait bien rire. C’est l’humour @FrançoisLeger, quelque chose du genre. Autre moyen efficace: : tout en majuscules (ne pas abuser) où profiter des tendances des cercles et du moment. Depuis quelques temps, on singe les community managers et on met « et vous qu’en pensez vous ? » à la fin de chaque gazouillis. Kharma : à chaque fois, un poste de CM se débloque immédiatement pour quelqu’un d’autre. Tout ça se fait avec un « langage Internet », une grammaire et un vocabulaire bien précis. On peut ne pas parler « le patois » et quand même comprendre ce qu’il se passe, c’est juste un peu bizarre au début. Ou alors on peut parler de bite, c’est ce qui m’a valu mon premier top tweet. Ces temps ci, je mets des groupes de mots entre des croix gammées pour exprimer un mécontentement. Cet article des Inrocks est assez connu, non pas pour son exhaustivité mais parce qu’on reconnaîtra toujours quelqu’un dedans, en tant que forme d’humour. Sinon, vous ne suivez pas assez de gens.

Si, comme moi, vous n’avez pas peur du spam et de la monomanie (je poste beaucoup trop d’extraits de You Don’t Know Jack) Twitter est un fantastique terrain de jeu qui peut débloquer des opportunités et des rencontres. C’est l’un des rares lieux où on peut se permettre de franchir certaines limites (l’humour racisto/homophobo/sexisto-limite est toujours apprécié si bien manié) et partager autant de conneries. Vine est la dernière du genre : six secondes, un film à réaliser en une fois, un résultat souvent débile. La culture de la concision, toujours.

Bref, une grande famille.
Sauf quand ça cause féminisme.

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Extravaganza

Je me lève, et je te bouscule, et tu ne te réveilles pas, comme d’habitude. Mon objectif du jour et de trouver une bonne histoire et de lui coller les six W qui vont bien. C’est là le dur mais sympa labeur d’un stagiaire. Comme n’importe quel gonze qui ne doit pas générer un flux ou quand je fais semblant d’écouter à la fac, je consulte aussi quelques sites. MAIS ALORS CONCOMBRE, QUELLES SONT TES SOURCES ? Très bien, très bien, petit impatient, voilà le dur data mining d’au moins trois jours dévoilé devant tes yeux ébahis. Peut-être fera tu des découvertes, qui sait.

NUMERAMA. Canette de Nestea en main, ventre mi-opérationnel, j’arrive avec mon air de zombie et vingt minutes plus tard – les postes stagiaires ne sont pas des plus loquaces, je crois que mes prédécesseurs téléchargent trop de pr0n – je me connecte fissa sur le flux AFP, puis sur Numerama. Animés par le sémillant Guillaume et le mystérieux Julien. Ce site d’actualité high-tech est peut être écrit par d’autre personnes, parfois, ça doit être un phénomène rare. Je ne peux que souligner le coté « référence » du bouzin mais ce site n’est pas vraiment aimé à la rédaction. Je peux comprendre pourquoi : l’info est détaillée, claire et précise mais elle sent parfois le clic forcé et le mode conditionnel. On pourrait adopter une loi contre le porn… ce genre de choses. Du coup, ça marche, les articles sont très souvent partagés. En bossant sur un article aujourd’hui, le même Numerama aligne un petit « Google, la firme de Cupertino » qui révèle un trop grand abus de périphrases. Bref, une référence, mais à prendre avec un peu de recul et des micropincettes. Loin de moi vouloir plomber la qualité de l’info, juste signifier la grogne qu’il peut provoquer. D’ailleurs, je comprends tout à fait et j’adhère à ces reproches (et je suis moi même très loin d’être infaillible) Au final, ça ne m’empêche pas de checker.

Amo n’aime pas Guillaume Champeau, il le trouve monomaniaque sur la copie privée, entre autres. C’est peut être vrai mais Amo ne comprend pas que pour savoir ce que c’est, il faut déjà être monomaniaque. NAN MAIS ALLO QUOI.
Bande de monomaniaques.

THE VERGE  Qu’est ce que c’est rigolo de taper ce nom dans Google et d’avoir un résultat sérieux, hu hu hu, j’en ris à mon aise. Dans l’absolu, la meilleure référence en tech anglophone c’est Google News pour son souci de sélection (prenez ça comme vous le voulez) mais The Verge est le modèle en choses-du-futur-dans-la-langue-de-Shakespeare. Ce site est d’un sérieux incontestable et beaucoup d’éléments, à travers cette page, révèlent une vraie rédaction, sérieuse et détendue à la fois. L’ergonomie est assez cool et Windows Eight-estque, avec ces tuiles que le plus miro des Internautes ne saurait manquer. Chaque jour, les 90 secondes de la rédaction, une petite vidéo qui résume vite et bien les hot topics du jour, parfait pour ceux qui n’ont pas le temps. Il y a toujours des sujets abordés, même pour un domaine si « niché ». Sinon, ça pioche dans le JV, dans d’autres sources, ça le signale le cas échéant. Non, vraiment, The Verge est un site très chouette.

POLYGON On passe dans le jeu vidéo mais on reste dans l’anglophone. Il n’est pas impossible que vous ayez entendu parler de Polygon pour la première fois il y a très peu de temps. Ce site s’est fait remarquer pour mettre 9 sur 10 à Sim City. Puis 8. … puis 4. Oui, c’est sans précédent et un spectre de notes bien trop large, je n’avais jamais vu un site revoir sa note pour un test, mais le bordel du lancement de Sim City était sans précédent lui aussi. Polygon est un bon site alternatif de jeux. C’est vrai, ils ont la bonne note facile et n’ont rien à voir avec le « sévère mais juste » propre à Gamekult mais ils ont une véritable identité de site alternatif. Ils sont rigoureux et trouvent des angles qu’on ne voit pas ailleurs. Par exemple, la salle d’arcade ouverte à Newtown pour consoler un peu les victimes et resserrer les liens de la communauté, c’est un peu grâce à eux si on le sait maintenant. Mieux : à la manière du précédent, ils ont un grain, un vrai design, quelques tourneries qu’on reconnaît. Là, on comprend pourquoi le site s’appelle comme ça. Ils ne peuvent pas toujours traiter toutes les infos principales mais voilà un vrai flux sérieux et secondaire – dans le bon sens du terme. Je recommande le coup d’œil.

EDGE Vous le savez, je suis un très grand fan du magazine. Cher à importer, l’abonnement coûte trois blindes mais c’est comme ça : il est excellent et sa maquette est incomparable. La version en ligne l’est tout autant – en plus de proposer le magazine pour vos tablettes, évidemment. Sujets de fonds à gogo et ils incarnent parfois le creuset de la presse spécialisée – ils sont souvent en contact avec les fameuses « sources ». Celles-ci sont toujours crédibles et avérées, et Edge devient à son tour la source de tout le monde. Ils sont comme ça, ils ont des yeux et des oreilles partout, ça explique surement le prix du bouzin papier.

THE ESCAPIST C’est très bien. C’est bon pour ta peau. Je fais la promotion de Zero Punctuation, la rubrique phare du site, à peu près trois fois par jour – soit toutes les huit heures environ. C’est loin d’être le seul contenu présent sur ce site JV très complet. Prenez ça comme le nostalgia critic du high-tech-jeux… avec un coté pro plus poussé. Ce site comporte une armée de chroniqueurs prêts à faire papiers, vidéos, analyses poussées. Tout le monde n’aime pas Jim Sterling, par exemple, alors peut être que vous kifferez Movie Bob, le seul à faire un papelard poussé sur la polémique « The Onion traite la gamine nommée meilleure actrice aux Oscars de connasse sur Twitter », ce genre de choses. Je suis très friand de ces « points de vue alternatifs » et ils ont toujours un angle différent, nouveau, toujours avec une identité très poussée. Ils savent développer des « petites histoires ». Bien sûr, notre rôle à tous et d’avoir notre angle mais The Escapist a clairement des standards et ça fait du bien. Tout ça n’exempte pas la présence de tests, preview, tous écrits dans un anglais très riche.

UN site de JV français? GAMEKULT. J’ai grandi avec jv.com. Je ne reproche rien à Gameblog et j’y aime pas mal de choses (et pas mal de gens). J’avoue avoir un faible pour Gamekult. Même si nous sommes tous d’accord que la communauté derrière n’est pas rassurante, la partie pro du site est assez chouette en terme de précision et d’éthique. La mise en forme des tests a été un gros débat récent sur le web et Gk cultive une idéologie du « sévère mais juste » super appréciable. Après, on peut pas toujours être d’accord, par exemple, ce 8 récent sur Tomb Raider est peut être un poil trop élevé. Mais soit, s’il ne devait en avoir qu’un… après, c’est Nolife pour la TV et Canard PC pour le magazine, pas de surprises.

 METACRITIC est un site généraliste qui couvre les domaines principaux qui nous intéressent : Films au cinéma, musique, télé et jeux vidéo. Cet excellent site a deux fonctions principales. Il est d’abord connu pour le fameux « score metacritic », le metascore, qu’il colle à chaque produit d’actualité, parfois avec de l’avance. C’est tout bête : le Metascore est un score sur 100 qui compile toutes les notes et avis parus dans la presse, via des articles et des sources triées sur le volet. Le chiffre obtenu est donc le meilleur indicateur pour jauger la réception critique de tel ou tel machin. Une polémique bien fameuse tournait l’année dernière, comme quoi un jeu pouvait être privé d’aides si il n’atteignait pas le chiffre X. En l’occurrence, c’était Fallout New Vegas avec 85. Il s’en est tiré avec 84. MALAISE.
Toujours est-il que j’ai toujours l’œil sur ce machin. D’abord, c’est un excellent indicateur. Ensuite, c’est un aggrégateur à sa manière, médias anglophones ou autres. Par exemple, Gameblog est souvent compris dans l’équation. Ensuite, ce score permet de réaliser des classements quotidiens, mensuels, des tops annuels, ce genre de choses qui permet de faire des découvertes puisque le metascore ne prends pas en compte la popularité d’un produit. Les albums qu’on a sous les yeux ne sont pas forcément les meilleurs… tenez, Metacritic nous révèle que le David Bowie nouveau est jugé très bon. Glop glop.
Enfin, c’est une bonne façon de se tenir au courant de l’actualité. Le site est accompagné de billets réguliers sur les sorties à venir ou sur l’année… un parfait reader’s digest pour le futur ! Génial!

Catégorie : Morue !

L’USINE A PROBLEMES Ohlalalalala aisément le meilleur site de l’Internet, tenu par un internaute au charisme sans égal ohlalalala.

Et c’est tout. Court, hein.

PS : Oui, le taux de publication droppe comme jamais depuis quatre ans mais là je suis super extra occupé, avec le boulot, la fac, le mémoire et LES CONCOURS. La routine, quoi. Au pire des cas, j’avancerais le quartier libre d’un mois, mais c’est peu probable.

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