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Onze questions à un profane

Les aminches ! En Mai, c’est Quartier Libre. Pour moi c’est révisions et vous aurez l’occasion de publier vos propres bêtises. Le prochain post, j’explique ça et juste après on fera un petit truc participatif et simple. Vous avez une idée? Gardez là pour dans pas longtemps.

Bon, ok, je ne suis plus vraiment un otaque. C’est pas grave, c’est pas une maladie ou une fatalité. J’en vois qui font du pathos 24/7 parce qu’il n’ont plus la « passion » – mais comme disait une copine, elle se transfère, elle peut revenir à tout moment. Il n’empêche que je suis toujours les japoniaiseries de cette période phare de mes années fac (comprenez dans les 2009/2010) et que ces séries ne perdent pas en qualité. Tout ça représente une période rigolote dans ma vie mais derrière moi néanmoins – il faudra que je fasse ce post sur « comment l’otakusphère se fait mal voir » – mais bref, j’ai été taggué par Corti dans un lieu commun du blogging : répondre à des questions et répandre la bonne parole. Bon, d’habitude, ce genre de procédé est pas mon truc, mais là au moins on à un angle – je n’y connais plus grand chose. Ça devrait être rigolo de me voir me dépêtrer dans des périphrases en me faisant parler de notions auxquelles je ne comprends plus grand chose. Alors, en gras, les questions de Corti (puceau de formation – je n’y crois pas un instant mon gars ! C’est un sex-symbol ce mec !) et juste après, votre serviteur qui répond.

- Si tu devais choisir entre anime et mangas et ce de manière définitive, lequel d’entre eux choisirais-tu ? Et pourquoi ?
Ooooh. Ça dépends de pas mal de choses. L’anime a tous les avantages du dématérialisé, il est moins cher, prends moins de place, il se mate bien au fond du lit pendant que ta cops rage nerveusement en tentant de dormir. C’est quand même plus immersif mais ça peut parfois se mater en pilote automatique, sans démarche volontaire derrière. Et quand bien même j’adore mater des séries et des animes quand le contexte s’y prête, tu sais que tu ouvres un manga pour y prendre du plaisir, y’a une démarche plus puissante derrière.  C’est difficile comme question parce que je lis pas mal de manga dont l’adaptation en anime est de qualité équivalente… mais à choisir définitivement, ce serait manga. Ça fait très péteux comme réponse, ça sent le « oui, tu vois, moi j’aime le livre, humer les pages et respirer l’encre » mais faut croire que c’est le support qui a une meilleure durée de vie chez moi.

- Quel est ton souvenir le plus marquant d’anime/manga ?
T’sais quand on parle de moi on te dira toujours les mêmes choses : « bicolore », « débauche » ou « Soul Eater ». C’est pas nouveau. J’ai, comme tout le monde, maté pas mal de trucs dans ma prime jeunesse pour passer le petit déjeuner et ce sans avoir aucune idée qu’il pouvait y avoir tout une culture et une actualité derrière (et des communautés, et des magazines de chie, etc). J’ai découvert circa 2008 qu’il y avait tout une niche culturelle à creuser, on m’a parlé d’Haruhi Suzumiya, ça m’a fatigué en deux-deux puis j’ai maté quelques animes dont cette adaptation de manga assez moyen qui a donné un bon anime. Le contexte s’y prêtait, il y a eu un coup de cœur sur les persos et l’univers en général. En revanche, en terme de « vrai truc marquant », Haibane Renmei alias Les Ailes Grises serait mon petit chouchou. C’est mon unique 10/10 dans My Anime List, et en bon nazi des chiffres, ça a une signification. Regardez le. Il a une puissance émotionnelle rare. LES ÉMOTIONS T’ENTENDS ! LES POLYGONES !

- Est-ce que tu penses que tout le temps que tu as passé à lire manga ou regarder des animes aurais pu être utilisé de manière plus « intelligente » ?
Très probablement mais si on commence à admettre un truc pareil, c’est plusieurs années de vie en cumulé qui s’en vont donc non, pas terrible. Y’a pas de gradation à faire entre les mangasses (oui, je dis « les mangasses », j’imagine que ça a la même portée profane que le mot « geek ») et les films, jeux ou que sais-je. Je vais pas culpabiliser parce que je vais souvent au cinéma, surtout avec le coût démentiel que demande la carte illimitée. J’estime avoir maté pas mal d’animes qui apportent des éléments intéressants en termes de fiction, de narration et d’idées, et j’aurais pu m’abstenir pour d’autres. Soyons honnêtes, sans avoir perdu du temps à voir tout ça (il en faut du temps pour lire 80 tomes de Détective Conan) j’aurais surement glandé sur Tv Tropes. Donc tout va bien. Ça n’a jamais empêché de faire ce que je voulais en parallèle.

- Yoko Kanno, plagieuse de génie ?
Du coup, voilà, je ne saisis pas la profondeur de la question. Comme beaucoup, je sais qu’elle a composé Tank ! (on va y revenir) mais je ne sais pas pourquoi tu parles de plagiat. Du coup, je vais vous rappeler la recette des crêpes. C’est pas difficile : vous prenez un gros paquet de farine, deux œufs, du lait, hop hop hop on mélange tout doucement pour éviter les grumeaux, on rajoute un peu de flotte et un brin d’alcool, on fait reposer la pâte une heure et c’est parti pour la séquence crêpe, gage de convivialité et de bonne humeur.
(…) Donc après m’être renseigné sur tout ça à force de clics, ton affirmation semble avérée. C’est dommage, je partais avec un bon présupposé sur elle. Rien de plus insultant que le plagiat – je pense à Macé-Scaron, le journaliste le plus choupi du monde, dont on entends plus parler depuis dix huit mois à cause de ça. Le génie, je ne sais pas, comme disait Flaubert, n’importe quel péquin peut s’approprier un texte. J’aime pas Flaubert, mais ça c’est une autre histoire. Bref. On est pas bien avancés.

- Si tu devais conseiller une série à ton pire ennemi, ça serait laquelle ? Pourquoi ?
J’en ai déjà parlé mais « Drainage City » est un manga eroguro impossible à mater sans subir une combustion spontanée rétinienne mais c’est un peu tricher (ne cherchez pas, c’est Not Safe For Mind) et si je devais me demander quels sont les pires trucs que j’ai lu ou vu jusque ici, deux contenders me viennent immédiatement à l’esprit. D’une part, le fameux K-On. Pas méchant, juste un peu neuneu et sans intérêt. En deuxième position, Spice And Wolf, juste chiant. Rien d’autre. Pas intéressant, pas palpitant, chiant. Mon coup de pute ultime serait Battle Royale. C’est même pas une question de « scénario malsain », disons que c’est la prolongation de ce qu’on peut aimer voir dans ces plots survivalistes. C’est pas si difficile à assumer. En revanche, c’est moche, gratuit, moche, laid, moche. Évidemment qu’un univers pareil n’est pas sensé sentir la rose mais je trouve ça incongru de mettre du sexe dans du contexte pareil, surtout pour le voir si peu consentant et douloureux. Je conseillerais à mon pire ennemi de le lire avec un stroboscope d’ailleurs, et il le ferait. Normal, c’est mon pire ennemi, il est très très con.

- Penses-tu avoir le courage de te taper PGSM en entier un jour ?
PGSM. PGSM… Google est mon ami. Paris Graduate School of Mathematical Sciences… Sailor Moon. Par le pouvoir de la lune, tout ça. Non. Malheureusement, je m’en fiche. J’ai du mater trois secondes quelque part sur M6 puis je suis directement passé dans le Fandom Yugioh. Je ne comprenais pas trop le concept de Magical Girl puis je me suis maté le premier épisode de Panty et Stocking, j’ai eu une révélation. Une grosse révélation. Mater ça à mon âge serait un peu gênant. Je préfère Bob l’Éponge.

- Niveau consommation, es-tu plutôt du genre à bouffer à tous les râteliers pour trouver ta dose, du genre à être très éclectique, ou plutôt élitiste qui ne consomme que peu mais que du bon ? D’ailleurs, comment te décides-tu à commencer une œuvre ?
C’est vrai, je suis élitiste. Je n’aime pas me la jouer « curieux » pour tenter de dénicher des bonnes surprises. Je n’aime pas l’admettre mais c’est comme ça – je ne joue qu’à des bons jeux, tous les films que je vais voir me plaisent, etc. Je préfère ne pas parler musique sur ce coup là. Je suis sincèrement convaincu qu’il y a de mauvais animes, que certaines productions dévalorisent leurs spectateurs, qu’il y a un paquet moyen et un haut du panier. Donc je m’efforce de mater peu, de mater bien et je suppose que ça rentre dans ta définition de l’élitisme. Du moment que ça ne fait pas de moi un connard au quotidien (j’espère bien!) je ne le prends pas mal. D’ailleurs, ton choix de mot « consommation » est intéressant, ça part du principe qu’une lecture est par définition automatique, industrielle…

- Quelle est ta série ULTIME, celle pour qui tu serais capable de tuer père, mère, fils, fille et petits-enfants ainsi que des chatons et autres animaux domestiques afin de pouvoir en profiter jusqu’à la fin de tes jours ? Et elle a quoi de bien ?
Cowboy Bebop. C’est probablement un lieu commun dans « les conseils » de l’animation, il y a peut être mieux mais c’est une excellente façon de faire découvrir le genre à n’importe qui. Ce générique de fous – composé par Yoko Kanno (ou plein d’autres gens derrière, visiblement) cet histoire futuro-bordelpunk qui adopte une thématique et un genre par épisode, de très très bons personnages, une esthétique poussée et un anime qui retombe sur ses pattes, encore spoilable aujourd’hui. Certains épisodes sont cultes – ils le sont tous mais j’ai une petite préférence pour « Mushroom Samba » et « Toys In The Attic ». Il faut vraiment se débarrasser du présupposé « japonais » pour le vendre aux pires récalcitrants mais hé, notre rôle n’est pas d’adopter une démarche messianique. Si je ne devais en garder qu’une, ce serait celle-là.

- Ton avis sur le fait que les éditeurs arrêtent des séries en cours de route ?
C’est chiant mais c’est comme ça. On ne va pas essorer jusqu’au bout une série qui représente un manque à gagner. Le meilleur exemple qui me vient en tête est l’édition très anarchique des Sayonara Prof. Désespoir – une série aussi intelligente que rigolote, mais qui ne peut pas parler à grand monde. Les séries peu efficaces ne peuvent pas survivre pour notre bon plaisir et je doute que le crownfunding et autres puisse y faire grand chose. Des solutions existent (en l’occurrence, l’édition anglophone, ou Tokyopop… AH NON OUPS). Bon, je deale avec. J’ai la chance de commencer des séries à succès, généralement.

- Si le Japon finit par interdire l’affichage des petites culottes dans les animes/manga, tu fais quoi ?
Rien. Au contraire, ça m’énerve. Les pantsu shots me gavent. J’ai l’impression d’être pris pour un crétin libidineux et ça me retourne qu’un bout de tissu puisse faire partie d’un cahier des charges. Ça me rappelle qu’il y a tout un paquet d’otakes « extrêmes », pour qui le genre opposé est un vague fantasme, et c’est un brin déprimant. J’aime bien le mystère, mais ce n’est pas la même chose que la suggestion. On peut tout à prendre des culottes dans la vie de tout les jours et les retirer à des personnes consentantes. Alors qu’est-ce qu’on attend? Peut être que le niveau globale de la fiction japoniaisante n’en serait qu’améliorer. De toute, c’est comme les virées au Kawaii Café : plus elles sont espacées, plus elles sont délicieuses.
Ne prenez pas ce proverbe neuneu pour argent comptant partout quand même.

- Le hentaï, univers dangereux ou fabuleux ?
Laissez moi dire OLOL mon bon monsieur Corti, le hentai c’est toi, c’est moi, c’est la vie, sans pr0n nous ne sommes plus rien. (Cf la réponse précédente, de toute évidence) le hentaï, terre de contrastes, vaste miasme de fétiches où le vanilla côtoie la hardcore. Sans le hentaï, nous sommes comme réduits de moitié. C’est ce qui me reliera à jamais dans le monde otaku. VIVE LE HENTAI.

Je sais que je suis sensé tagger des gens mais non car non.

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Rewind, select

Dayum dayum ouga bouga oinche ! Un nouvel AMV HELL est sorti ! Ça mérite un post! Souquez les artimuz et déployez la grande voile !

(Tous ensemble) UN AMV HELL, KESSADIRE? Je crois que j’ai expliqué le concept trouzemille fois mais ce post doit être une base de départ. Pour la réponse française, le projet Asylum était là en novembre pour botter des culs. Ok, je pars maintenant du principe que vous savez de quoi on parle. Maintenant, on peut tenter la comparaison entre les deux séries! Fuck yeah Américain ou Baise oui la France, baguettes et cocorico? Oui ! Le paypal.

(Veuillez pardonner cette intro) L’AMV HELL 6 est sorti il y a trois jours. On peut le télécharger sur Amv Hell dot com, mais aussi le mater sur Youtube. Le dernier, c’était en Novembre 2010, il y a deux éternités et demie. On partait du principe que le 5 était le dernier des derniers. Maintenant, la « franchise » Hell, c’est un peu comme les Mario Party, on ne sait pas trop sur quel pied danser quand à la suite, on sait que ça sera dans longtemps et on a un peu plus peur à chaque fois sur la qualité du prochain. Celui la a été accouché dans la douleur, du genre bébé en papier de verre – et sur plusieurs mois ! Le réalisateur du Hell 5, au pseudo impossible, a d’abord annoncé le projet avec un angle bien précis « La fin du monde ». Moui, certes. Peu de temps après, il se la joue Pokémon et annonce une deuxième version parallèle : thématique Final Fantasy. Mmmmmouuuui. Le tout dans le flou le plus total. Nous, internautes d’Amériques et d’ailleurs, nous demandons s’il n’a pas pris la même drogue que quand il a choisi le titre du 5, super contextuel donc super péremptoire. Bien sûr ce n’était que des directives sans réel souci de thématisation mais il s’avère que la première est gardée. Délais non tenus, une diffusion peu enthousiaste dans une convention fait prendre encore plus de temps au bouzin pour aboutir, et l’AMV HELL 6 : End Of The Universe sort le 21 Décembre 2012. Quitte à retarder, autant le faire un tout petit peu plus pour prendre une date marrante.

Problème : c’est pas excellent. C’est pas mal mais pas difficile à améliorer – la qualité d’image est super aléatoire et on sent que le « niveau d’admission » était bas. Très bien, Zarzax, réal historique, met ses roustons sur la table et dit « OK, je m’en charge, on va le refaire ». C’est exactement ce qui est arrivé – il a reçu des vidéos en masse, il en a remplacé les deux tiers et l’AMV HELL 6.66 : You are (not) Alone a été publié samedi dernier. Pour le titre, c’est une référence à la syntaxe Evangelion et ses long métrages qui sortent au compte goutte. Il y a deux versions, mais il faut considérer celle là comme la « définitive ». Un peu confus tout ça. Deux choses. C’est la première vidéo de la série ou des petits frenchies participent. Elwingil, Meb et Amo y ont casés pas mal de bonnes choses. Le Commandant est passé de trois à une vidéo validée, et c’est « Simultaneous ». Ensuite, cette différence de versions pose un souci inévitable : il m’est personnellement impossible d’être d’accord avec tous les ajouts et les emprunts. Beaucoup de bons sketchs sont passés à la trappe, probablement pour éviter des répétitions de sources – alors que les ajouts en génèrent d’autres ! Celui là était mon préféré, c’est, à mon sens, le meilleur du 6. Passé à la trappe dans le 6.66. Pourquoi? Hell if I know ! Plein de petites pépites sont absentes de cette version définitive et ça laisse tous les fans dans une posture étrange où il faut sans cesse jongler entre les deux et se taper des « morceaux choisis ». Pas si définitive que ça, quoi, en face de « l’original ». Plein de bonnes idées qui passent à la trappe, autant de chatons qui pleurent !

Petite remarque de contenu : c’est aussi le premier Hell a être publié après les deux premiers Enfer, inspirés de ce concept, aka le fruit d’un pur produit consanguin. Certains skits sont inspirés. Je peux pas le prouver scientifiquement avec un logiciel au prix improbable comme l’AFP mais y’a des reprises, c’est évident. Petites ou grosses. Faut pas le prendre mal, au contraire, ça veut dire que le « modèle Enfer » est dans la place et il progresse bien mieux que le modèle ricain. LA RANCE ! Pas de thème cette fois ci. Je ne sais pas si l’intro est ironique ou juste moqueuse : en déclarant « Ok, on va mettre des vidéos au hasard » pour rigoler, on peut se demander si ce n’est pas ce même hasard qui a contribué à ce tri. Maintenant, en transition, on a un écran HD tout simple qui n’invente pas grand chose. C’est dommage, chaque vidéo pourrait être un poil thématisée et garder une identité précise. (Je ne veux pas faire de fausse promesse mais des directions qui me sont chères sont discutées en ce moment pour un éventuel Enfer 3) osez quoi ! Ça peut être encore plus qu’une série de vidéos ! Je reste l’auteur du gimmick des vidéos signées et j’en suis tout fier.

Bon, il n’y a pas de grand bouleversement, mais c’est tout de même le premier long métrage en 16/9. Ça fait du bien, il y a plus à mater et certains commencent même à cropper les extraits en 4/3 voir si ça passe et c’est un excellent réflexe ! La qualité d’image est bien meilleure et se situe globalement au dessus du précédent, même si ce fichu entrelacement et certains extraits incompréhensibles baissent un peu la moyenne. Par contre, encore une fois, il a été un peu monté à la pisse. Quand tu prends autant de temps pour sortir un projet, tu ne lésine pas sur les finitions, tu essaie d’éviter les trous entre les skits et les transitions, à savoir un écran noir qui fait tâche et qui enlaidit l’impact de tes chutes. Y’en a plein, c’est dommage et un peu fatiguant. C’est un détail, bien sûr, mais on est là pour les relever.

Une impression globale ? C’est une bonne vidéo. Beaucoup, beaucoup plus équilibrée que sa version Alpha. Nettement moins gore que son homologue, aussi. La qualité globale y est meilleure. Un gros morceau du 6 y est remixé dans un nouvel ordre et enrichi d’autres vidéo, cette fois au trois quarts potable/sympa+. Par contre, une tendance dangereuse s’installe : la fameuse règle des 30 secondes y a été zappée et splashée. Pas respectée des masses, donc. Sans vouloir jouer au fondamentaliste d’opérette, surtout pour un truc aussi niché et insignifiant, c’est fort dommage. Plein de vidéos font autour d’une minute. C’est pas bien ! Je vais me fâcher tout rouge. Ça ruine le rythme de la vidéo, ça donne de mauvaises idées aux autres et ça impute la spécificité du genre Hell : la concision ! Comme des Tweets, il faut aller droit au but et bosser sous une petite limite, c’est comme ça. Les sketches en questions sont jamais interminables ni mal foutus mais la plupart sont sécables, au minimum. Seul le « Hercules » du début justifie sa longueur et aurait pu faire une parfaite petite exception. A l’inverse, il n’y a pas de « pastilles », de tout petits clips qui lient le reste sans qu’on cherche vraiment à en comprendre le contenu, et c’est dommage. Un bon Hell reste une question d’équilibre.

Niveau son c’est autre chose. Deux trucs émergent. D’abord, c’est la présence toujours plus galopante de sound clips. Il faudrait faire le calcul mais il y a beaucoup plus de trucs parlés. C’est souvent drôle, parfois hilarant (Powerthirst) mais parfois super chiant with cheese. Moins de musiques, moins de trucs à chanter, moins de découvertes potentielles… Dans ces musiques, justement, il y a moins de « pop de chie » – pour simplifier les choses – mais un assez gros paquet de groupes de niches, spécialisés, de classique, de petits fétiches geeks bref très très peu de morceaux d’actualité. Un petit Move Like Jagger et pas grand chose d’autre. Encore une fois, je rappelle qu’une vidéo de ce genre est une capsule temporelle qui capture les tubes pop du moment. Tu mets « Pumped Up Kicks » derrière une baston d’enfants, le tour est joué, c’est pas compliqué. Peu de musique, peu de « rock classique » mais encore plein de bonnes choses tout de même ! Va juste falloir abandonner ce gimmick des pubs. Si les Enfer sont faits pour être exportés un minimum, de leur coté, ils s’en fichent. Ça donne pas mal de skits qui nous paraissent interminables ou incompréhensibles. Une confirmation qu’un « genre Hell » émerge et, le plus souvent, est adapté.

Et en images ? Presque plus de jeux vidéo! Phénomène étrange, toutes les références JV sont sonores… et il n’y a pas la moindre once de Final Fantasy dans le 6.66, ce qui n’en finit pas d’être IRONIQUE. (Protip : ne faites pas de projets de niches dans votre projet de niche) il n’y a plus que ce skit surlaid avec ces bébés géants. Il n’y a plus de source omniprésente, dominante, on sent un travail d’équilibrage derrière. Pas de surcharge d’anime emblématiques entre 2010 et 2013 : Panty et Stocking, Ninchijou, Jojo… il y’en a un quelques uns, sans plus. En revanche, il n’y a pas d’overdose de Death Note, de Dragon Ball (ce qui n’empêche pas d’utiliser toujours le même type de scène) et très peu d’Azumanga. Ca brasse partout, dans tout type de genre, ça n’hésite pas à superposer plusieurs trucs tout en gardant un minimum de cohérence. Je reste persuadé qu’on peut être plus équilibre ET rester d’actualité cependant, mais on ne peut pas contrôler le contenu des vidéos entrantes. Petit coup de coeur sur Ninchijou et ses vidéos absurdes – dont un skit Charles Trenet fait par un mec qui ne comprenait pas les paroles. Je peux pas m’empêcher de noter cette fascination pour Another et Blood C, deux animes apparemment super malsains.

Après y’a pas d’inventivité folle. Beaucoup de skits en plans fixes, pas retouchés, pas de trucs exceptionnellement montés, pas d’effets spéciaux mis à part les Old Spice. On se mouille pas, quoi. Pas de pauvreté totale à ce niveau là non plus. C’est presque gavant, ce coté moyen intégral, là ou le 4 visait haut en permanence. Au final, c’est agréable mais ça se mate un peu en pilote automatique. D’ailleurs, on a donné une très mauvaise idée aux américains : le running gag.

 t) T Dix skits que j’aime bien. Rock The Boat est parfaitement dans l’esprit, un peu binaire, musique cool, entraînant. Play With Me est super entraînant, assez bien monté, il dégage une atmosphère bien à lui, c’est une réussite. Do you do you wanna. Sakamoto Sama veut rien dire mais est terriblement entraînant. Y’a un petit souci du détail pour tenter de la synesthésie et c’est de la zik plus qu’originale. Hut 1, Hut 2, Hut 3, bien entraînant, bien cool, seule occurrence de SZS – décidément! – je like. Wanabee est un must qui contribue au démarrage excellente, c’est si rare, de ce Hell 6. J’admire toujours la capacité de Meb à faire des vidéos au raisonnement original. Ce découpage et ce montage sont délicieux. Mary & Sally, le storytelling à son meilleur, une voix délicieusement débile et un montage raccord, et il en plein milieu d’une bonne série. Hercules, bien sûr. Innarêtable, super pêchu, c’est le meilleur rescapé de la version Alpha. Ika Musume + Moustique Encore plus fort que le bon clip sans sens, le BON CLIP SANS SENS ET SANS PAROLES ! NIVEAU EXPERT ! Le I JUST HAD SEX, merveille de mauvais goût, dont je ne spoilerais pas le contexte. Enfin, les Crédits. Je ne suis pas très friand de la zique employée (un mix de toutes les pistes pop écoulées, pour le coup, tout le « contextuel » passe par là) mais le souci de faire coller la moindre seconde est présent et c’est un vrai petit chef-d’oeuvre qui comporte pas mal de moments de bravoure.

 COMMENTAIRE AUDIO ! Comme d’habitude, je me suis fendu d’une fichier audio à écouter pour une «  »"analyse »" » en temps réel. Vous y découvrirez les aléas du commentaire audio d’Amv Hell, comme par exemple se faire stalker par un gamin en culottes courtes. Sinon, j’y commente aussi des vidéos, fait la batterie avec ma bouche et dit beaucoup le mot « chouette », « articuler » ou même « parfait », ce qui prouve que cette vidéo n’est pas si mal, finalement.

Objectivement, le projet Asylum est un cran meilleur. Fêloches.

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Accident bête

Savez-vous ce qu’est un Whodunnit ? Derrière ce nom un peu barbare mais fort rigolo se cache un mécanisme littéraire sympa et connu de tous. Ça concerne le genre policier et c’est un type d’affaire où un cadavre et découvert, autour de lui gravitent une bardée de personnages et l’un d’entre eux est coupable. Le but du jeu va être de découvrir qui, d’où le nom, une contraction sympa de « qui l’a fait » – point d’interrogation sous-entendu. Le jeu du Cluedo est un Whodunnit ludique, par exemple. On retrouve ça partout et ça a fait les armes du genre. Wargrave et son complice sont l’un des deux premiers plot twist du genre – notez que, dans une proportion qui serait intéressante à trouver, il s’agit d’un duo.

Pour absolument aucune raison, ce post sera illustré avec le générique creepy de 3615 USUL

Bon. Le reverse whodunnit est tout aussi célèbre – on sait immédiatement qui a commis le crime, il n’y a pas d’autre piste et on a vu le gonze se faire assassiner. Le but de la fiction est donc de nous montrer comment le salaud va se faire coffrer par le gentil héros. Ou anti-héros, parce qu’on est en 2013. Peter Falk, lieutenant Columbo, à la barre, z’êtes le pro de ce genre d’histoire.

Ok mais pourquoi tout ça, finalement ? Parce que ce sont des genres policiers sérialisables à l’infini.
… et le manga Détective Conan tend vers cette infinité. Seigneur, pourquoi.

Oui, ok, j’ai déjà fait ce post il y a un peu moins de quatre ans. Lâchez-moi la grappe, disons que c’est une mise à jour un peu mieux écrite. Alors, cher Internaute, laisse-moi te prendre par la main. Détective Conan est un manga publié par Kana. Au Japon, il parait depuis 1994 et atteindra sans problèmes, d’ici cinq mois… le tome 80. QUATRE-VINGT. Imaginez un manga. Imaginez-le doubler de volume, magiquement. Répétez l’opération cinq fois. Ça ne représente pas encore les 71 volumes publiés en France. Merde quoi, ils arrivent à raconter une histoire en mettant un micro-dessin sur chaque tranche de brochure, façon flipbook. Une adaptation animée existe, a donné lieu à un nombre incalculable de film, un générique français un peu crétin et le tout était diffusé sur France Truc vers 2004-2005, autant dire il y a une éternité – dans une version exsangue et assagie. Version assez moche et mal animée, avec pour probable fétiche les oreilles de géant. Sympatoche quand on a une grosse dizaine d’année mais complètement anecdotique pour les autres.

Et oui, je les ai tous. J’ai commencé ça il y a quasiment dix ans (c’est probablement mon deuxième manga) et j’y suis toujours. Ça me prend plus d’une étagère Billy. Posés les uns sur les autres, on dépasse le mètre de hauteur. Non, vous n’hallucinez pas, une rangée complète ne peux pas dépasser les soixante neuf mangas, ce qui n’a cesse de nous rappeler comme ce chiffre est rigolo. Après un rapide produit en croix, ces soixante et onze tomes doivent avoisiner les neuf kilos. Damn, qu’est-ce que je vais en faire ? Le moment venu où il faudra déménager, vais-je demander une pièce Shurgard rien que pour ce manga ? Pourquoi prendre tant de place alors qu’elle pourrait abriter, je sais pas, mon corpus de mémoire qui trône en pyramide à coté de mon lit ? Autant de terribles questions qui ne seront jamais résolues et qui s’aggravent à chaque nouveau tome. Ils sont jolis ces petits volumes à fond uni mais à ça devient embêtant à un moment… et ça c’est uniquement pour brosser l’aspect physique. En ouvrant le tome, le souci est tout autre.

Ne vous méprenez pas, Détective Conan est un bon manga. Le fait est que je peux même pas faire une blague de type « faites tout de même attention parce que c’est comme s’engager pour un plan épargne logement » ce qui tombe un peu à l’eau, vu que la série est engagée depuis DIX NEUF ANS. On va parler chiffres, on va parler bien. Vous le savez sûrement, c’est l’histoire d’un détective-lycéen empoisonné qui se voit rajeunir de dix ans. Il passe donc de 17 à 7 ans. Tout baigne, mais il ne grandit pas. En 2013, il aurait physiquement 26 ans… mais 36 ans en vrai. Le problème initial serait donc compensé depuis longtemps et il aurait la mentalité d’un quadra, quand même rarissime pour un shonen. Vous me direz « peut être que le temps est figé ? » Non, c’est pas possible, parce que la technologie évolue avec l’univers. Aujourd’hui, on fait référence aux réseaux sociaux, etc. Au début du manga, le téléphone portable est encore une invention lointaine. Le monde de Détective Conan est donc coincé dans une sorte de bulle temporelle… ou dans l’immortalité.

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QUOIQUE. Évidemment, la capacité principale de notre héros – Shinichi Kudo de son prénom, beau gosse à ses heures – est de semer les cadavres, ce qui nous prouvera en fait que dans le dernier tome, on apprendra que ce manga n’est pas l’histoire d’un détective mais bien celle d’un dangereux psychopathe schizophrène qui a coffré des milliers d’innocents (alors très convaincus de leurs meurtres) – bref, je digresse. Les personnages n’ont plus de vie quotidienne. Ils ne font que tomber sur des foutus cadavres. Les femmes des morts s’en foutent après cinq secondes, c’est devenu un truc commun et banal là-bas. Et encore, les persos principaux sont toujours proches des-dit protagonistes, là où un whodunnit normal nous introduit l’univers sans le policier qui n’est appelé qu’après coup.

Le schéma d’un Détective Conan est simple. Au tout début, l’histoire prend trois bonnes pages recto verso pour introduire son casting et ses différentes strates : Shinichi, sa copine qui attendra vingt siècles pour comprendre que la disparition de son amoureux et l’apparition de ce gamin à la même tronche ont en fait un lien, le père de cette dernière – un détective pérave, etc etc. Niveau 2 : les copains de classe de Shinichi, alias Conan Edogawa. Une bande de joyeux drilles qui ont droit à des aventures exotiques façon club des cinq et qui, par exemple, TOMBENT SUR DES CADAVRES. Putain mais le taux de criminalité au Japon donne pas envie. Bref. L’histoire de fond est simplissime : les « hommes en noir, organisation crypto-mafieuse responsable de la compression verticale de Shinchi, font de sale coups et prouvent que ce sont de vrais méchants, en semant des cadavres, par exemple.

Le bodycount de cette série est donc très élevé, fatalement. Le p’tit Conan peut pas faire deux pas sans tomber sur une situation qu’on lui introduit, un petit microcosme et un harem de perso contenant un coupable. C’est une affaire bien précise qui m’a fait tiquer pour écrire ce post : dans le tome 71, Conan et sa crew partent à Londres. D’une part, ce voyage a une origine surréaliste (oh! On a rien fait et une bourgeoise nous invite à Londres! Improbable facilité de scénario !) ce qui prouve que plus grand chose n’est demandé niveau rigueur ET il me semble que c’est la toute première fois qu’ils partaient à l’étranger. Un peu absurde après deux décennies, donc.

Grossomodo, le schéma diégétique – comprenez le déroulement de l’action, presque automatique – est le suivant. Une affaire : un whodunnit. Puis un deuxième. Puis un reverse whodunnit. Un épisode « club des 5″ avec les petits de primaire. Un des deux premiers, puis une affaire de vol « Kaito Kid » pour diversifier un peu. Reprendre du début, avec quelques folies de temps en temps, du genre une affaire où tout le monde sauve sa peau – quelle débauche, quoi. La totale banalité des meurtres n’étonne plus personne et l’auteur se retrouve à user de procédés déments pour justifier tel ou tel truc. On s’en fiche, plus rien n’a vraiment d’importance dans Détective Conan, on a du mal à la prendre au sérieux. Pourqwadonk? Des petits soucis qui s’aggravent avec le temps.

Image 3

Bon, les affaires sont au cœur du manga alors parlons-en. D’une part, il faut faire preuve de trésors d’imagination pour élaborer autant de micro-histoires en si peu de temps. Le travail de Gōshō Aoyama est admirable, c’est vrai. Le truc c’est qu’il a cette tendance récente de fonder toutes ses « solutions » sur la langue japonaise. Des jeux de mots, ce genre de choses – larguant le lecteur et donnant au passage des boutons aux traducteurs de Kana. Ces sauts de langue font le gros du manga depuis peut être une vingtaine de tomes. Dur quoi. Surtout quand le lecteur est sensé avoir toutes les cartes pour résoudre le mystère en même temps que les personnages, les indices sont toujours distillées. Ça fait donc un certain temps que nous lisons ce mangasse en mode automatique et c’est pas étonnant avec une série si… euh… sérialisée. D’ailleurs, le suspense est rarement là, en 71×3/4 affaires, le méchant de l’histoire a toujours été démasqué. On peut pas envoyer des innocents en taule comme dans L.A. Noire.

Et le truc qui fatigue : ces mêmes affaires sont de moins en moins originales. C’est inévitable, après tout ce temps, mais au début chaque histoire avait le mérite d’avoir un cadre spécifique, une résolution spécifique, surtout avec les premiers tomes dont les résolutions étaient ScoobyDooesques au possible (vous savez, comment élaborer un mécanisme tueur avec trois bouts de bois et un trombone) tout ça devient de moins en moins thématisé. La dernière affaire qui m’a marqué doit tourner autour du tome 45, donc vers Juillet 2005 (mémoire des chiffres, cherchez pas) – une histoire de meurtres en série familiaux autour d’un Stradivarius. C’est probablement la caution musicale du bouzin qui me fait évoquer cet exemple, d’ailleurs. A moins de faire un meurtre dans l’espace, on ne risque pas d’avoir de regain d’attention (même si ils viennent de publier une affaire de fond relativement originale, très longue et toujours à Londres)

Parlons style, parlons bien. Le « temps étendu » dans Conan est un problème, pas spécialement assumé, pas spécialement caché, soit. Mais quid de l’histoire de fond, celle des fameux « hommes en noir » qui ont tous des alcools pour nom de code? Elle progresse… au rythme effrénée d’un RER A entre Nanterre Pref et Houilles pendant les heures pleines. Du genre « rythme FFXIII ». Une affaire vaguement liée à la toile de fond tout les quinze tomes. Et encore, elles ont arrêté de faire avancer l’histoire depuis une trentaine. Aoyama fait un peu « semblant » en introduisant de nouveaux personnages, en insérer de nouvelles pistes qu’il oublie cinq minutes plus tard. C’est un chouilla criminel et irritant. Aucun signe ne montre qu’il compte changer cet état de fait.  Après tout, vu que je me suis enquillé des 70 tomes précédents, pourquoi abandonner,hein? L’histoire de fond pourrait sans trop de problèmes rentrer dans un seul tome. Embêtant.

Petit Phil Fish gratuit pour remonter le moral

Et j’en ai marre de tout ça, sérieux. Maaarre.

Parce que ouais, l’ensemble est lourd. Pour allier le style industriel aux origines du style industriel, je me suis mis à exclusivement lire Conan dans le métro. Je suis presque infoutu de me poser quelque part et de me plonger dans une affaire et ses tartines de textes, de doigts pointés et de petits nez mignons et triangulaires. Voilà. Ca ne bouge pas, c’est figé, c’est voué à nous survivre. Tous ces tomes colorés font un très beau dallage, pour un toucher proche du tapis de lutte. On pourrait jouer à Domino Day avec. On peut jouer au Kaplas. On peut aussi les lires. Mais pitié, pitiééééé, flinguez moi Shinichi, ou les hommes en noir. Faites que ça ceeeeesse. Sauvez la forêt, mangez un Détective Conan.

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Fap game

[Oui, ce post a un jour de retard et ça lui fait perdre en puissance de frappe, pardon, je n'ai pas trouvé de temps ce jour là]

Aujourd’hui sur l’Usine à Problèmes, je vais inaugurer une nouvelle rubrique. Un peu de culture pour nous tous en ce jour d’amour courtois, de romance Arthurienne, d’innamoramento. Pour la Saint Valentin, voici votre nouveau coin littéraire.

Hé oui, « Coté Bouquin, Bouquin Bouquine », un instant reposant et culturel pour vous tous. Montez la température, mettez-vous au coin du feu, prenez donc dans vos bras ce chat qui se frotte à vos jambes, l’instant va être unique et chaleureux. C’est bon? Ok. Soyons fous, parlons un peu du fap material sur le web.

Si le mot « fap » ne vous évoque rien, cela signifie juste que vous n’êtes pas fait pour lire ce texte. Tant mieux, vous ne faites pas partie des « happy few », ou – devrais-je dire – des « barrés few ». Je fais partie des gens qui pensent (et appliquent) qu’on peut tout à fait avoir une vie sentimentale épanouissante et avoir une certaine culture en, comme on dit, pr0n. Alors, le pr0n, parlons-en. Évidemment, aucun bout de chair bien réelle ne sera maltraité dans ce post puisqu’on va se cantonner à la 2D et à l’animation. Hé oui, comme dirait ce perso de Genshiken, « De tout temps l’homme est excité par les représentations blah blah blah blah ». Laissons les bons dessinateurs remplir ces fantasmes étranges qu’on peut avoir pour nous.
Alors.

Faut savoir que l’intégralité du bouzin est régi par la notion d’imageboards. Ce sont des sites permettant de collecter des artworks, des dessins de fans, des images officielles, tout types de choses. Certains sont safes, d’autre pas, mais la majorité du contenu est là pour les internautes en quête de sensations fortes. Chaque image est taggée, dans le sens où elle est « marquée » via divers mot clés qui résument son contenu… ses personnages, ce qu’on y voit, les divers fétiches qu’elle peut contenir. Oui, ce mot est un peu effrayant mais croyez qu’il est sévèrement ancré dans la culture web. Ces sites n’ont aucun autre but : trouver de belles images de fans ou trouver du fap material. La pauvreté du design de ces sites est proverbiale, mais hé, on ne regarde pas un porno pour son scénario. Quels sont ces sites? C’est simple, ils se terminent tous en -booru, parce que c’est le waponais de board. Got it? Gelbooru, Danbooru, Safebooru… puis d’autre mieux planqués et plus spécialisés. Tout une culture, donc. Même /co/, le génial panel comics de 4chan, à son imageboard, la /co/llection.

Après, si vous cherchez des doujins (petit travail amateur parodiant une série existante, un doujin n’est pas forcément du hentai, mais le hentai est par définition pour adul- ados) avec un beau site derrière, Fakku est une référence. Ses volumes sont particulièrement bien dessinés et le tout est hiérarchisé avec des tags précis. Yaoi, yuri, monstergirl, futa, je ne vais pas me lancer dans une longue énumération d’explications mais le site Urban Dictionnary peut être votre ami. Sinon, il y a e-hentai et ses galeries, voire exhentai et son contenu un peu plus bâtard si vous êtes assez motivés pour trouver la manipulation qui vous permettra d’y accéder. Hé oui, il y a des machins pas super recommandables dessus, donc c’est planqué – et ce n’est que la surface du deepweb. Ça, c’est un concept bien trop vaste, compliqué et glauque pour être abordé frontalement dans un post. Disons simplement que l’Internet tel qu’on le conçoit n’est que la surface de services réellement insolites, pour peu qu’on les trouve.

Ha! Je me sens tout de suite bien plus instruit.

Attendez, c’est loin d’être fini.

Jusque là, on part dans une acception bien généraliste du web. C’est comme tout, il y a des profondeurs inattendues. Rassurez vous, rien d’illégal ou de crade ne sera évoqué ici. En fait, l’internet est régi par certaines grandes règles, immuables, gravées dans la pierre et le sang des Internautes. Vous connaissez probablement la règle 34 qui stipule « Si ça existe, il y en a forcément du pr0n ». C’est vrai. Personnage, concept, lieu, que sais-je. C’est comme un doppelgänger, un double maléfique. Deux crans plus loin, la 36 est un peu plus rigolote : « Il y a toujours plus barré que ce que vous venez de voir ». C’était l’objet du post sous-nommé, en complément. Ce que je n’évoque pas, ce sont les sources, les origines du « plus barré. » Hé bien…
Une bonne porte d’entrée serait 4chan le bienheureux. Il ne faut pas s’aventurer dans ses channels au hasard, oh que non. /b/ est à éviter comme la peste pour son coté imprévisible, du genre à te coller des clichés inoubliables dans le creux de la tête. Des clichés à la Rotten. Deux lettres plus loin, /d/ commence à délimiter le pr0n moins conventionnel.

/d/ est une fantastique collection de boards exposants des fétiches bizarres mais pas si rares : il faut croire que seuls une poignée d’internautes les ont trouvés pour tout les autres. Malgré l’imposante masse de threads futa et autres géantes, on y trouve la bardée de grands classiques – des trucs bizarres : bodysuits, traps, multi, hyper, bulge et autres termes techniques. Après avoir fait un tour sur le channel pour trouver tout ça, j’ai constaté la présence de couches et de « gazs », hein, pourquoi. On rentre dans un channel relativement ancré dans la réalité mais comportant énormément de trucs impossibles dans la vraie vie parce que pourquoi pas, autant être attiré par l’impossible. Là, je me retiens très fort de citer Tina Arena. C’est dur. « L’alternatif » représente une petite culture en soit. Des -chans, il y en a une bardée avec autant de chiffres, il y aura toujours un bouzin « Alternatif ». Des sites comme Shanachans, plus pragmatiques, font des boards du genre « un sujet, un fétiche ». Même chose à chaque fois, c’est aux utilisateurs de le remplir et s’il meurt, écrasé par les autres sujets, ben tant pis pour leur face. Idem pour les boards tout à fait normaux et mignons à la /c/ute.

Voyez ça comme une pyramide. J’avais fait cette joyeuse infographie pour un vieux post sur l’Editotaku. 3 ans et demi après, je me permet de le refourguer à domicile. En bas, le pornard « classique ». Plus on monte, plus on se spécialise et moins on a de facilité à redescendre. La mentalité du web, c’est peut être ça, finalement. Exactement comme dans cet épisode de South Park qui parodiait les Raisins de la Colère : « Comment retourner sur Playboy après ça? »

Bon, c’est très très schématique. En bas, le « vanilla ». Le normal, dans des conditions normales, romantiques, consensuel, comme dans la vraie vie. J’adore ça, comme n’importe quel Internaute un tant soit peu romantique. On monte un peu, on tombe dans des dimensions plus exagérées, on fait quelques déformations de la réalité, puis on tombe dans le « What », ce tag parfois très étrange des divers Imageboards. Comme son nom l’indique, il est soulève quelques interrogations. Nous revenons à notre /d/, puis on arrive aux échanges de fluides corporels. A partir de là, on rentre en terre inconnue, on ne veut probablement pas savoir. Quand je parle de « pedopals », je fais le tour des grands classiques. Vore (miam miam cannibalisme) Scat (Miam miam le chocolat) Shota (Youpi Boku No Pico) Guro (Chouette le sang) SM, Furry (Bizarrement répandu) etc. Des choses acceptables, d’autres franchement bizarres, d’autre qui font mieux de rester dans le domaine de l’animation. D’ailleurs, bon sang, j’imagine bien la tête des animateurs de l’anime sus-nommé ou de toutes les dégueulasseries qu’on peut trouver dans l’AMV HELL /0.

Attention, nous passons à un niveau culturel de 3 sur 5 !

Nous en venons au gros du morceau, un pan de pr0n qu’on peut trouver dans la Fnac, parfois sur une pile de mangas pour filles et sans emballage plastique. Le Guro est un terme sémantiquement rigolo mais pas bien propre sur la toile. Pour la faire simple, regardons les trois channels de l’imagebord Gurochan. /F/reakshow, /S/cat, et /D/eath. Le premier est une version très légèrement plus barrée que /d/, on y trouvera rarement des trucs choquants, seulement quelques bizarreries. A l’échelle de l’Internet, ce channel est presque soft. Les deux autres… je ne serais pas aussi confiant. Scat, est, comme son nom l’indique, le channel du chocolat et des fluides corporels hmm hmm hmm romantisme romantisme (je ne sais pas comment on peut varier le concept, je suppose que c’est une question de personnages et d’univers) et le dernier table sur ce que je considère comme un tabou, ce qui prouve probablement que je suis encore normal. Bref, channel nécro sous toutes ses formes, je ne veux pas savoir.
Le guro c’est des glauqueries et de la violence donc. L’extension du snuff déjà bien connu. En revanche, là où on peut en parler de manière plus détendue, c’est que ça se relie très facilement au folklore japonais. C’est presque une affaire culturelle. Voyez-le comme ça : au Japon, se tenir par la main, c’est déjà du sexe. Une galoche c’est la même chose mais avec la dimension interdite en plus. Se tenir la main, c’est déjà être exhibitionniste, mais aller encore plus loin n’est carrément pas admis dans le sens commun. On pourrait croire que ça fait beaucoup de retenue et justement, tout ça est catalysé dans la BD locale. Le guro peut être assimilé au genre grotesque. Késsadire ? Hé bien. Comment dire. Tout et rien. La déformation des corps, le plus souvent. De la mythologie  japonaise, version PEGI 18. Ça peut s’assimiler aux Métamorphoses d’Ovide mais toujours avec du contenu explicite. Sinon, c’est juste de l’inconcevable. Ouvrir du grotesque, c’est avoir sous les yeux des trucs auxquels on aurait pas pensé avant. Un genre de super règle 34 : « tout peut se trouver. »
Shintaro Kago est un exemple connu. Des histoires vraiment barrées qui ne se terminent pas toujours sous le sens commun. C’est un nom assez « populaire » ayant fait quelques histoires d’horreur mais son dada reste l’explicite sous LSD. Il faut vraiment le voir pour le croire, c’est indescriptible. Guromanga est une « bonne adresse » si vous voulez cerner le genre grotesque mais soyez bien conscients que vous naviguerez en terrain miné, dans le sens où il y a du snuff pur et dur dedans.

Je crois que le pire nom qui me vient à l’esprit reste celui d’Horihone Saizou, je suis toujours un peu traumatisé depuis 2009 après quelques coups d’oeil sur un manga nommé Drainage City. L’ambiance du bordel est glauque, il y avait des images et des plots absolument inconcevables pour l’esprit normal et l’auteur a toujours cette manie frappadingue d’insérer de la passion entre ses protagonistes, dans le sens où tout le monde s’aime profondément. C’est même relativement bien dessiné et ça créé un sentiment de malaise qui rajoute une couche à ce qu’on éprouver en voyant simplement ces chapitres maboules. Ça sonne comme un gros bouton rouge à ne pas aller presser, et c’est le cas, ne soyez pas tentés. Bien sûr, il y a toujours pire – tout est mélangeable, tout est possible. Autre example, le manga Tokyo Akazukin. Plot intéressant, relecture qui se vaut, personnages particuliers… mais violent à mort et on capte bien le « cahier des charges derrière ». Notamment celui d’insérer tel ou tel truc ici et là. Dès les premières pages, l’auteur se prend pour Bruno Bettelheim et fait coucher son petit chaperon rouge avec un « grand méchant loup », sauf que c’est complètement PEDO. POURQUOI.

Une petite anecdote pour le lol : mon tout premier doujin était un truc aussi explicite que vanilla entre Ed et Winry, de FullMetal Alchemist. Je suis sûr que vous savez de quoi je parle.
Hé, j’en sais des choses! J’espère que mes futurs employeurs seront contents.

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2012 // The Masochism Tango

« Sentez bonne odeur et prospérité. »

Je vais vous mettre en confiance : avec 6300 mots, ce post est le plus long du blog. La bonne nouvelle, c’est qu’il synthétise tout ce que j’ai pu écrire cette année, soit l’équivalent de quarante tomes du Trône de Fer. Hardi les gars, nous voilà partis pour le résumé d’une années de beaux gosses. Dièse beaux gosses.

 #JANVIER

 L’année commence on ne peut mieux : Katawa Shoujo sort le 4 en version complète. La fin d’une longue attente et l’aboutissement d’un projet amateur qui, malgré sa bizarrerie et sa niche évidente, sort un truc pas mal foutu et cohérent. Un bon running gag de l’année et un pan créatif intéressant, mine de rien. Moi, je sort de ma grotte pour amorcer mon petit gimmick de l’année : je découvre enfin les RPG Occidentaux, et j’ouvre Skyrim. Puis j’y reste quatre-vingt heures. Impossible de s’en décoller : ce sont des aventures prenantes et inédites, mine de rien. Du coup, 9gag fait péter les flèches dans les genoux et c’est un peu gavant mais rien de bien grave. Coté mémétique toujours, un rigolo fait des photos crpytopédo pour laredoute et ça lance une des grandes modes de l’année, le tumblr parodique et les loltoshops. Certain vont monétiser, d’autre ont de bien mauvaises intentions, mais le lol règne dans la majorité des cas.

 Zelda Skyward Sword est mon grand perdant de l’année. Un donjon et un boss de fait et puis c’est tout. C’est pas comme s’il était mauvais ou quoi que ce soit, il est juste un peu zélé dans son gameplay à mouvements. Les Unrelated, ça continue. Un petit groupe se forme. Il y aura des suites. Grâce à Radio01, je gagne The Binding Of Isaac. Ce jeu est fantastique, il ne coûte rien et je vous le conseille à tous, il a une rejouabilité démentielle… et il amorce deux grands trucs qui font le jeu en 2012 : une difficulté punitive et les permadeath. Au ciné, La Colline aux Coquelicots n’est pas fantastique. Peut être une des raisons qui font que Matthieu Kassovitz veut envoyer le cinéma se faire enculer. Trêve de trucs peu intéressants, j’ai découvert Yotsuba. C’est léger, pas profond pour un sou, très relaxant. Une popularité étrangement méritée, quoi. Bonheur intégral : Prêt A Manger ouvre ses premières enseignes en France, et je constitue la moitié de son chiffre d’affaires. Vous voulez du malaise? Bonne Nuit PunPun va vous en fourni avec pertes et fracas tout du long de l’année. Ne pas se fier à son auteur et à ses couvertures colorées. Cassedédi à Guy Delisle dont j’ai toujours aimé les bédés qui va bientôt sortir Chroniques de Jérusalem. Megaupload ferme et Kim Dotcom se fait coffrer. L’année des mégalos maboules du net.

#FEVRIER

Je découvre Sherlock avec deux bonnes saisons de retard. Ce n’est pas ça qui va raviver la flamme des séries anglaises dans le coeur de votre serviteur, mais ça a son charme et ses persos bien écrits, fatalement. Et hey, la reprise surprise de Red Dwarf n’est plus très éloignée. Nous l’avons attendu pendant dix huit mois, Catherine sort enfin sur nos étals. Bien traduit, bien propret avec sa BO de classiques « rockisés ». C’est loin d’être méga substantiel mais ce jeu est original comme jamais, mangez-en sans modération, un de mes chouchous de l’année. Assassin’s Creed : Revelations poursuit de manière un poil flemmarde le canon Assassin mais il permet d’évoluer dans un décor tout neuf, une dernière virgule avant la suite, en quelque sorte. Klout s’éveille et on se kloute tous dessus, épatés par tant d’égo et d’influence, mais la vraie implosion d’égo légitime est pour Jean Dujardin qui rafle tous les prix pour The Artist, dont l’Oscar du meilleur film. Quel poseur! Heureusement, Morsay lance sa contre-attaque avec La Vengeance, le véritable meilleur film français de l’année. Kocobe débarque et nous parle des poneys, sa grande passion. Soit. De toute manière, Adventure Time va bientôt les détrôner dans la case de « cartoon du moment ». Disparition de Christian Blachas – autant, Whitney Houston, Delarue et autres personnalités qui auront glissé sur une peau de banane cette année, je préfère rendre hommage au créatif qui nous a donné Culture Pub.

Le webcomic Black Adventures utilise tous les univers possibles et c’est tout à son honneur. Hourra, un coup de poker me fait intégrer la rédac virtuelle du Journal Du Japon, et mon baptême du feu est une interview + live report de Buono!. Inutile de préciser que c’est aussi naze que robotique et que ça ne relève pas le niveau d’une J-Pop qui à l’air complètement dictée par la kawaiitude de ses adeptes… euh, de ses émissaires. Bref. Ce n’est pas mon truc, mais je ne sais pas si je préfère les roucoulement de Lana Del Canard, qui se met tous les critiques dans la poche en miaulant un peu. Ca contraste bien avec les Pussy Riots qui font peut être, il est vrai, de la musique discutable mais qui auront quelques soucis à dénoncer du Poutine un peu trop ouvertement. 2012, tu vois.

#MARS

Bref je fais mon aller-retour annuel à Londres pour oublier tout ça. C’est génial, je vais même y trouver mon sujet de futur mémoire. Quelqu’un en profite pour stopper les Unrelated. C’est fini les réunions entre proto-journalistes où tout le monde connaît tout le monde. Quoique… les mondanités ne sont pas finies. Le jour de la St Patrick, Kitsuntsun, Kocobe, Alvin Stick, yllwngg, Pimii et moi même créons la Team Alcolol. Oui, c’est vain écrit comme ça mais ça illustre une grande ligne conductrice de cette année : la boisson. Pso fait enfin son apparition dans Mario Maso et assiste impuissant à la première mort de mon mac, tué par la gravité. Il y a des Buffy toute la journée sur Teva, nostalgie intense… mais pas de quoi lambiner devant la TV, la période des concours commence. Pendant ce temps, Mass Effect 3 se fait un peu dessus sur la fin (comme pas mal de jeux) mais modifie son canon avec un DLC parce que pourquoi pas hein, la droguidrogue.

D’ailleurs, j’en ai pas parlé sur la moindre ligne ici mais la comédie musicale Avenue Q était plus que drolatique, c’était carrément fun et bien traduit. « Internet c’est pour le cuuuul », tout ça. Bazar Merat pendant ce temps, je vais pas vous faire les vannes liées à Counter Strike, ce n’est pas la peine. La folie Hunger Games s’importe toujours plus concrètement en France avec l’apparition du premier film en salles. L’adaptation est impeccable, on ne peut pas leur enlever ça. Les fakes Burger Kings se prolifèrent, tout le monde tombe dans le même panneau à chaque fois. C’est carrément absurde et je n’ose plus croire les photos de celui de l’aéroport de Marseille. C’est le Salon du Livre, il est consacré au Japon, c’est plus que cool, what else? Je fais la connaissance de Yuyutopia, une artiste qui mérite fort des coups de pouce médiatiques. Heuuuu le jeu Scene It est vraiment bien, si vous le trouvez pour pas grand chose avec ses pads, prenez-le, faites vous plaisir. Mon post le plus lu et commenté aura été mon premier tour d’horizon sur comment devenir journaliste. Oui, bien sûr qu’il y a des inexactitudes, mais si ça vous intéresse… et mon dieu, découverte des vidéos de The Vinz Vincent. Ca n’a aucun foutu sens, c’est absurde, mais ça change complètement notre langage. Vazi que je te « huu je suis la reine d’angleterre », que je te « Cela est très très raciste, j’appelle le Sénat » et « oui car oui ». Tout ça est bizarre. Dièse bizarre. Final Fantasy XIII : 2 est long, pas toujours intéressant et pas toujours très fin mais il reste la résultante de doléances réellement prises en compte. Bien joué Square Enix!

#AVRIL

En fait, non, oubliez, le meilleur jeu 2012 est en fait un jeu 2010 : Fallout New Vegas est un kiff absolu. Peut être assez moche et pas toujours très clair dans son gameplay mais bon dieu ce qu’il est bien écrit et rebon dieu ce qu’il ouvre comme perspectives. Du caviar made in Obsidian. Merci pour ces bons moments. Dans un tout autre registre, il y a SSX. Reboot fun et potable, parfois un peu injuste mais traçant de bonnes idées dans son gameplay persistant en multijoueur. Sa BO est un plus. C’est au tour d’Alvin de faire le guest et il va nous confirmer que ce n’est pas le moment de vouloir intégrer la profession JV. Ce même Alvin qui me reproche de ne pas assez boire? Il n’a pas vu les Nocturnes Epita qui ferment à cause de trop gros incidents éthyliques. Aïe… heureusement pour les habitués, ce n’est que provisoire. Pendant ce temps, boom de divertissement à la télé. Top Chef va bientôt se terminer et on aura surtout retenu les one-liner sexo de ce bon vieux Norbert. Ceci est une ligne sur un Koh Lanta pas mémorable du tout. High as fuck devient notre grammaire du moment. Exemple : « Concombre, high as fuck, rédige un pavasse de six mille mots »

Une dichotomie étrange arrive sur les chaînes payantes : The Office revient juste pour s’en faire aller Steve Carell. C’est étonnant ce que cette série se bonifie avec le temps. WorkingGirls en est-il le penchant français? Hé bien, non, pas du tout, The Office est drôle, au moins. Pas besoin d’être extrême pour provoquer un rire. CAMPAGNOL. Le Konami Code fait parler de lui avec Bayrou.fr. Le coupable est sus-nommé, bravo gars. Dolan est le même le plus creepy, extrême et hilarant de l’année. Pls. Nouvelle édition du disquaire day pour les collectionneurs… et déjà l’heure du premier tour, avec Radio Londres qui est là pour nous ruiner le plaisir et spoiler le scrutin, rah la la.

Trials Evolution sort en dématérialisé. C’est aussi addictif que le précédent, en un peu plus… bucolique. Là, il y a un multijoueurs, un récupérateur de pistes et un niveau de quinze kilomètres de long. Quelle chance on a. Sinon, le premier épisode de Trapèze avait l’air pas mal du tout mais qu’est-ce que j’en sais, marmaille.

Pls internet, pls

#MAI

La France à peur. Le deuxième tour est proche. La rivalité entre Mélenchon et le petit journal est à son maximal (Mélenchon qui, je perds pas une occasion de le rappeler, m’a ouvertement dit que j’étais prétentieux, le monde doit savoir) et c’est à gauche toute quand même pour tout le monde. La Grèce se casse définitivement la gueule et Aube Dorée au Parlement n’en finit pas de nous faire flipper. Moi, je suis en partiels, c’est Quartier Libre. Une myriade de posts d’invités pour le coup : des crétins (son intro, la « ultimate blague » que j’aime bien – c’est con mais elle est drôle en plus -) des supercrétins (Analyse pragmatique du régime politique de Célestia ouais) et des cools, sur les maths, un webcomic cool, un pastiche Maso, ce genre de chose. Merci encore pour vos contributions. Ca m’a servi, j’ai validé ma licence haut la main.

Big up à Avant-Premières, l’habituel mouton sacrifié de l’année dans le rang des émissions culturelles à la programmation absurde. J’obtiens un papier de l’administration des examens en trois heures chrono au lieu de l’équivalent en mois, c’est mon succès de l’année. A trois chiffres. Diablo 3 sort après autant d’ère d’attentes… fatalement, les gens sont déçus. Moi, j’espérais surtout une sortie console, mais je dois être un peu simplet. Nolife fête ses 5 ans et fait son super hoax à base de gens faussement bourrés qui font semblant d’embêter des gens, qui prennent faussement l’air terrifié, du coup on est tous faussement emballés et vraiment confus. D’ailleurs, c’est pas l’Eurovision et son habituelle dinguerie qui vont améliorer tout ça. Enfin, c’est Epitanime, qui se démêle bien de quelques petits soucis en amont avec une convention réussie, tournée autour de l’auteur du Sanglot des Cigales. Le cool n’est pas mort et il porte un chapeau.

Je mate UN ANIME ! FOLIE ! C’est Kaiji II. Ce machin est absurde mais tellement prenant. Il oscille entre le plaisir coupable et le roman épique. Je n’aurais jamais cru qu’un trou dans une machine puisse être aussi impénétrable. Regardez cette série, on ne voit pas ça ailleurs. Peut être dans la saga Saw, remarque. Enfin, Wrath Of The Lamb est une extension fort appréciée pour Isaac. Il double presque le contenu pour un mini-prix.

#JUIN

Vous savez, parfois, je deviens étrangement monomaniaque sur nos expressions à nous ou sur le patois d’internet. Mais là c’était vraiment le pic du midi pour deux expression bien précises : Les gens hashtag les gens et Hashtag Bizarre. Ce qui fait qu’on pouvait dire de manière tout à fait sensée des phrases telles que « Hashtag bizarre, tmtc ». C’est une époque lointaine, les heures les plus sombres de 2012. Heureusement, ça ne se voit pas puisque tout le monde a définitivement le nez rivé sur Tumblr, ça s’équilibre tout seul. D’ailleurs c’est ce mois-ci qu’un mec a fait un hélico télécommandé avec son chat mort, #lesgens.

Début de l’E3. Ubisoft casse la baraque, Nintendo reste un poil incompréhensible et opaque, Sony s’excuse timidement pour à peu près tout et Microsoft ne bouge pas d’un poil ses fers de lance. On y a vu plein de bonnes choses, en somme. C’est la fin du Golden Show. Ce n’est pas une grande grande surprise, vu le malaise véhiculé par certains sketches du duo, surtout sur scène.

HEEEEU! HAAAAA! HEUUUUUU! HIAAAARGH! Oui, Roland-Garros démarre et c’est plein de sueur, de raquettes et de terre battue. Sexy. Ouverture en alpha du Dernier Bar Avant La Fin Du Monde. Ca aurait pu être sympa mais pas avec un personnel pas toujours agréable, compétent ou même des foutus cocktails à douze Euros. Les Législatives s’amorcent. Protip façon Shortlist : si vous voulez draguer, proposez-vous pour dépouiller. Sur Steam sort le très intéressant Indie Game : The Movie. Il faut le mater avec un certain regard critique mais on y retrouve les fantastiques mimiques de Phil Fish : Fish fait la gueule dans sa piscine, Fish fait la gueule pendant la PAX, Fish fait la gueule sur un trampoline, etc. Ca aurait pu être bien plus drôle et mémétique, d’ailleurs. C’est à peu près le meilleur jeu Facebook de l’existence : You Don’t Know Jack sort en version gratuite, quotidienne et accessible à tous. C’est aussi nébuleux que le jeu original mais c’est impeccable pour les anglophones qui y trouveront un hilarant jeu de trivia. A peu près le moment le plus jouissif de l’année en ce qui me concerne : soirée Respawn Live In Paris + Synops 5 ans. Première émission avec votre serviteur, la deuxième où le staff déroule son anniversaire via quelques happenings absurdes (chercher les pizzas en live, les manger en répondant à un quiz, lire du Molière avec des jingles crétins en fond sonore, etc, la joie)

Une soirée exhilarante. D’ailleurs, Inks est l’avant dernier invité de Mario Maso, aucun rapport fils unique. Max Payne 3 est le Rockstar du printemps (celui de 2013 risque d’être méchamment GOTY/mémorable/désapprouvé par Nadine Morano) et reste un fantastique tapis roulant pour buter du méchant péon autour du monde. Difficile mais pas bien subtil et parfois un peu assommant, dommage. The Walking Dead version Telltale sort pour un premier épisode fascinant. On va être complètement pendus aux prochaines annonces, chaque épisode supplémentaire est une petite torture, mais c’est un véritable grand jeu épisodique qui transmet beaucoup de choses avec peu de moyens. Un jeu très /feel/ et aussi encourageant qu’inspirant. 2012, l’année où tout l’Internet se prend de passion pour une gamine de neuf ans, et c’est tout à fait normal.

Nouvelle édition du Mario Marathon. Bonne occasion pour donner à Child’s Play, même si c’est avec des pseudonymes douteux. Toujours une très belle initiative, passionnante à suivre. Découverte des Youtube Poops françaises. En gros, SUUS, JEEJ, SAUCISSE. Comprenne que pourra. Je commence le Trône de Fer et c’est évidemment fantastique, tant en série HBO qu’en livre interminable. Un véritable univers et des personnages qui puent la classe. Une excellente saga.

Enfin, ouverture de la bouche de l’enfer : on nous présente au Kawaii Café. Fabuleux bar, les proprios sont des amours, impeccable pour jouer à la console, faire des blind-test et boire des alcools forts masqués par moult sucreries. Aujourd’hui, votre serviteur à un shot à son nom, oui.

#JUILLET

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Mario Maso, c’est fini. J’invite le Pipomantis pour conclure tout ça, en essayant de zigzaguer entre les dauphins, le jonglage de deux objets et le scrolling automatique. Une bonne occasion de parler de Canard Console qui prend son envol après une période d’essai réussie (comprenez Barre De Vie), un peu de sang neuf dans une presse qui glisse doucement sur une peau de banane.

Qu’est-ce qui se passe à chaque début de Juillet? La Japan Expo, bien sûr. Que de souvenirs : on croise Satoru Iwata (hiiIIIIIIII), on fait des émissions qui seront peut être montées un jour, on joue à des jeux déjà sortis et on se tape les activités habituelles. Les joyeuseries d’été commencent, avec elles, une dépense outrancière. Dans ce rack de mangas, il y a le tome 20 de Soul Eater et son fameux plot twist. Glauque, bien amené, cohérent, mais méchamment spoilé par Pixiv quelques jours plus tôt. Après plus d’un an d’attente, c’est un peu con.

Frank Ocean sort l’un des meilleurs albums de l’année et se permet même le luxe de faire son outing deux jours avant, pas évident dans un milieu gay-friendly mais très hétérocentré. Les gens découvrent #lesgens, les gens découvrent Stip Tease. Ce n’est pas la première diffusion du show, loin de là, mais il faut croire que c’est la première fois qu’il est un tant soit peu accessible. Oui, nous ne sommes pas seuls. Ils sont là. Walking Dead Ep : 2, remake de Soylent Green. Beat The Beat permet de rallumer un peu sa Wii pour jouer à une copie carbone des opus précédents : c’est tout ce qu’on réclame. Wabadabadub is that true? Wow, yunno big guy. Si vous n’êtes pas tombés sur la parodie 34 de ce minijeu, vous êtes des saints. Bref se termine. L’épisode final n’a rien de particulier, l’avant-dernier est malin et montre quelques bollocks. C’était bien, mais c’était très éphémère : je vous ai probablement rappelé l’existence de cette série. Un coréen très souague de déhanche sur une musique insupportable, c’est Gangnam Style, c’est insupportable et c’est bientôt la vidéo la plus vue des Internets. Anxiogène. Sinon, y’a 60 secondes chrono à la télé. Super méga giga anxiogène. Y’a que La Parenthèse Inattendue pour relever le niveau, plus tard dans l’année.

Que le Grand Quiz Me Croque. On gagne, ouais. Le meilleur jeu radio JV de l’existence. Si vous avez un autre nom en tête, c’est forcément une pale imitation. Je regarde enfin Madoka Magicka. Cette série a quelque chose de fascinant : elle ne devient vraiment intéressant qu’à partir de son avant dernier épisode… et c’est absolument délibéré. Etrange, mais émouvant sur la fin. Début des Jeux Olympiques de Londres. Le logo est toujours aussi perturbant, un peu comme celui de Resident Evil 6. Je retiens la petite dent de Renaud Lavillénie (et son nom de famille de fous).

Sortie du livre Nolife Story et de ses litotes épatantes. La sortie de The Dark Knight aux Etats-Unis n’est pas très heureuse, bang bang. Quelle belle journée, je suis très gai, il n’y a pas d’homme plus heureux…

#AOUT

Avant de partir enfin en vacances, l’achat d’une 3DS se fait trop pressante, après quelques relances successives de l’Internet qui veut absolument en fourguer à prix cassés pour les lêves-tôt. Récapitulons un peu le line-up qui va avec : il y a d’abord Mii en Péril, cette engeance qui t’oblige à trimballer ton matos partout comme le dernier des drogués. C’est ultra efficace. Nintendo, pro du domaine social. Hé, c’est même largement meilleur que Petits Flirts entre Amis en tant que jeu. En même temps sort Thearthrthrthrythm Final Fantasy. Sympathique, pas bien compliqué, un brin répétitif mais un joli musée pour les fans de la saga. J’en ai pas tiré de grosses découvertes musicales, cependant. Puis il y a ce sacré Kid Icarus. Ah, là là. Nous allons entretenir une relation passive-agressive, tout les deux. Enfin bref, je suis incapable d’y jouer, donc d’y prendre du fun. Enfin, VVVVVV, Métroïd-like rétro et sympa, assez court même. Si vous êtes passés au travers, ça vaut le coup. Enfin, enfin, les jeux vidéo… une sombre histoire de calvaire charnel va déclencher un débat lamentable sur le web : on va parler féminisme. Enfin, ils, moi je suis sur mon hamac à lire le trône de fer… et quelques mangas aussi. Parmi ceux là, on trouve Samidare (non, vraiment, c’est pas bon, mon avis est très tranché, il n’y a rien qui va là) ou Prophecy (oui, il y a un truc, quelque chose, il faut aimer le dessin aussi)

Le Summer Of Arcade est un peu pérave. Dommage, après trois éditions pétries de jeux-phares… heureusement, Harmonix sauve l’univers une fois de plus avec Rock Band Blitz. Meilleur jeu du siècle, trois places avant Bioshock et Paper Mario 2 réunis. 25 pistes assez cool et une propension un peu gênante à trop se reposer sur les réseaux sociaux. Un vrai community manager, ce Rock Band Blitz. Moi, je fais la Sagadaytay 5 sur quelques albums que j’aime bien. C’était une douleur dans les fesses à écrire, plus jamais, de préférence. Le mois se termine sur des trucs de fous : l’habituel Rock En Seine envoie du bois avec sa programmation sans risque mais jouissive. On y trouve Green Day, qui cabotine comme jamais et qui crache son répertoire avec brio (juste avant de sortir cette trilogie douteuse) et Foster The People, dont l’unique album est une de mes obessions de l’année. Ca plus une trentaine d’autres groupes cools. Puis il y a Evangelion. Mon dieu, j’ai enfin découvert et maté cette série. Je suis toujours un peu enduit de transcendance. Sérieusement, c’est de la bonne came, évidemment, le fanatisme autour est un minimum justifié. Enfin, il y a Homestuck, ce fabuleux comic, indescriptible… et lui risque d’être un de mes grands gimmicks de 2013. Ca bute.

Entamons maintenant une très rébarbative série de chiffres : Mario Party 9 est, malheureusement, aussi entreprenant que raté. On dirait cette vidéo où un mec tente de plonger sur une piscine gelée : dommage. Guitar Hero 5 ne coûte plus rien sur les internets et a une bonne playlist, mine de rien. Course à la fortune est aussi sympa qu’un Monopoly, mais est long comme un Monopoly. Et enfin, sans aucun rapport, 3615 Usul est une bonne websérie avec des acteurs sympa et savant mettre les formes. J’ai rencontré Dorian par hasard le mois d’avant, mince.

#SEPTEMBRE

HAAAAA CA Y EST TOUT LE MONDE DECOUVRE SLENDER ET SE FAIT DESSUS HAAAA non attendez, c’est pas si effrayant que ça. C’est un jeu fascinant, on aime y rejouer et il développe une mythologie mais ça ne fait pas si peur, voyons. C’est un grand flippé qui vous dit ça.

Par contre, The End Of Evangelion, suite (non) logique de l’anime, sa fin alternative, était bien flippante en soi, avec son Shinji plus inutile que jamais et son apocalypse fronto-vaginale. Un film à déconseiller aux épileptiques, mais still better than Enter The Void. Les cours sont encore loin, je passe au moins deux journées à mater les Digicritiques de JesuOtaku sur le site du Nostalgia Critic. Cette nana adore faire des vidéos de deux heures pour expliquer un simple point de vue pour une unique saison, nostalgie addictive. Masterchef, hé oui, toujours avec le cheum Demorand, cette fois bizarrement désarticulé façon Angela Anaconda. La France à encore peur. Le Grand Journal reprends comme chaque année – et comme chaque année on est un peu blasés ; ici le rire forcé de Daphné Burki qui nous vrille les tympans et pas mal d’autres trucs. Bazar autour du « film » L’Innocence… qui recréé un bon gros climat bien cradingue et qui créé un gimmick rigolo dans les médias : les premiers jours, tout le monde était infichu de donner le nom du-dit film, qui ressemble surtout à un mauvais vlog, fond vert et tout le tremblement. Deuxième tentative de bibi aux Golden Blogs Awards, je passe de non-shortlisté à sixième et je me fais bien vanner dans le processus. Il est en promo sur le XBLA, hop, c’est la découverte très tardive de Bully : Scholarship Edition. Un jeu tout simple mais relativement bien fichu qui propose un univers original et maîtrisé. Idéal pour caler entre deux actus.

FRIGO

Fin du monde en avance : sentant le sapin avec un paquet de mois d’avance, Harmonix solde une grosse partie de ses DLC de moitié, ce qui à l’effet logique de nous faire dépenser bien plus dans une frénésie acheteuse. Enfin, eeeenfin, Rocksmith sort en France et en Europe en général. Peut être laid comme un pou et pas très user friendly mais assez efficace quand il s’agit de toucher un public de gratteux qui ont quelques bases. La setlist est d’une qualité très surprenante, avec une bonne moitié de titres post-2010. Survivor Philippines se lance – vingt cinquième édition, oui – et c’est bien plus sympa que les Hunger Games… mais là aussi, la fin est spoilée d’avance. Dommage, car c’était un acheminement d’une qualité surprenante, elle aussi.

Poussé par la sortie du 3, je démarre Mass Effect! Shep Shepard, sauveur de la galaxie, savate les journalistes de l’espace avec brio, envoie les gens en cure de désintox et fait preuve de son infinie conciliation. On dirait un snobinard anglais… le jeu a assez mal vieilli, possède des mécaniques de gameplay fossilisés et a cette tendance gênante de mettre le même bâtiment partout dans la galaxie. Au moins, il y a les ballades en Mako.

Alors, Batman, c’est comment? Chiant, malheureusement. C’est bien le premier film depuis longtemps où je vois trop le temps passer. Pas mauvais, vraiment mal rythmé. Par contre, de l’autre coté du spectre, il y a Les Enfants Loups : Ame et Yuki. Une fable délicieuse d’un bout à l’autre, encore un beau film de ma morue au soda. Achat tardif de Mario Kart 7. Rien à dire, rien de particulier. Cette multiplicité de véhicule est déjà là dans Diddy Kong Racing ou même PenPen. Je fais un post à la con sur le thé glacé et il remporte son petit succès, bien sûr. Début des chroniques sur RSP.fm, pour faire peur aux Science-Pistes avec mes jeux bizarres. Ho… et le film Phoenix Wright n’est vraiment, vraiment pas bon. Evitez le, vous allez vous endormir devant.

#OCTOBRE

Fin d’un beau roman, fin d’une belle histoire : le Nostalgia Critic se permet un suicide diégétique avec To Boldly Flee, et c’est sans surprise qu’il annonce la fin de sa rubrique phare. La suite est prometteuse : plus de moyens, un vrai studio, une équipe motivée mais pour le moment, Demo Reel n’est pas super encourageant. C’est la reprise séries US. Les Simpsons entament un vingt-quatrième round, Dexter va devoir se démerder avec sa soeur, ce genre de choses. Grey’s Anatomy atomise son casting avec joie. C’est aussi la reprise pour l’Apero du captain, podcast high-tech trash et jouissif, pour ce qu’ils vont nommer « la saison de trop ».

Toujours dans la série « ça n’en finit pas », le tome 69 de Détective Conan vient de sortir. Hu hu hu, 69. Il faudrait que je remesure, on a peut-être dépassé les dix kilos de manga. Nuits cools, nuits branchées, si fun. Chante les nuits branchées, France 4 organise ses Nuits 4.0., fabuleuse occasion de compiler des courts métrage et de les thématiser. Idéal pour les découvertes et « rencontrer » des créatifs. Felix fait son saut de la foi, et tente à trois reprises de monter dans la stratosphère pour y revenir de la manière la plus expresse qui soit. La troisième sera la bonne et les images sont impressionnantes. REDBULL APPROUVE LA SCIENCE!

Parlons un peu littérature. Le fantastique Cinquante Nuances de Chie fait son boom en France, et moi, petite fleur, je n’ai rien d’intéressant à dire. Bien plus substantiel mais bien plus intéressant, To The Moon aura été un jeu très rapide, très éphémère (une fois de plus) mais installe son joueur dans une petite bulle douce-amère. Pas mémorable du tout mais très émouvant dans le contexte, une petite bizarrerie que je vous conseille allégrement. Haa… quel bonheur. L’ami Amo m’a offert Alpha Protocol et c’est une tuerie, c’est vrai. Son gameplay n’est pas si mauvais que ça d’ailleurs, il est juste très bancal, mais le système cause-à-effets est sincère et se répercute sur les actions les plus inattendues. Un outsider total qui a fait ses preuves et qui n’aura jamais de suite, beuh. Vraiment, il ne coute plus rien, jouez-y, vous y trouverez d’indéniables qualités d’écritures et d’embranchement. Suave? Pro? Agressif?

Sonic Adventure 2 était l’un de mes jeux préférés et je n’aurais peut être pas du télécharger sa énième réédition sur le Xbox Live : ce jeu s’est momifié en dix ans, j’ai l’impression d’avoir profané quelque chose. Je passe aussi mon mois à écouter Blur 21, l’intégrale du saint groupe de Damon Albarn.

Apparition progressive d’un nouveau paquet de chaînes gratuites sur la TNT. Parmi elles, Direct 8, et parmi ses programmes, Amazing Race. Adaptation courageuse s’il en est mais pas très réussie, plombée par des réflexes à la Pékin Express, un petit budget et des épisodes bien trop longs qui zappent le coté « course », justement. Je pensais être immunisé dans mes séries de rentrées hasardeuses à la fac? Hé bien, le Master commence avec des profs peu volontaires (ou juste mourants), hum. Passion rester en bibliothèque universitaire. Soul Eater Not! Sort enfin et méga-surprise : c’est pas mal! Peut être même meilleur que certains passages du manga original si on se met dans l’esprit et le public visé. Skyfall dans les salles et Javier Bardem en méchant pas-très-crypto-gay, sympa, j’ai retenu un James Bond qui, comme nous, prend le métro. Alloresto fait ses pubs avec Katsuni et je fais des avances à Alloresto. Le cycle de la fainéantise. Tremblez, carcasses, le Doritos Gate est là. On se retrouve dans un mois pour comprendre ce que c’est. Comparez avec la Scripted Reality.

#NOVEMBRE

Oui, donc, quel est le problème? Un souci latent s’est cristallisé via une sombre histoire de chips au Royaume Uni – la problématique entre communication et journalisme devient très voyante dans le milieu du jeu vidéo. Pas de bol, ça tombe en plein Paris Games Week qui génère deux écoles : celle qui propose un line-up à constituer soi même pour Noël contre celle des glaireux amateurs de bordel. A vous de faire la part des choses.

Un énorme smiley coeur pour Le Commandant qui sort enfin l’AMV ENFER 2 : PROJECT ASYLUM dans sa version complète. Très, très très belle surprise qui provoque un peu les américains sur leur terrain – le niveau est largement là, aidé par une impeccable rigueur technique. Une véritable tuerie. Le vrai petit truc créatif de l’année dans nos sphères. Ca fait déjà dix ans que j’ai ouvert mon premier manga, c’est le tome 1 de Yu Gi Oh. Pendant ce temps, d’autres font des jeux de carte pour enfants sur des motos. La glauquerie des débuts est loiiiiin. La TNT a maintenant évolué vers sa forme ultime : il y a toujours un reportage de chie façon « Enquête d’action » à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, et tout le monde se passe les mêmes patates chaudes. Si j’entends encore une fois Down The Road de C2C, c’est promis, je mange un bébé. L’UMP, pour ainsi dire, se lole dessus. Le PS avait été précurseur pas si longtemps avant mais on dirait qu’ils souhaitent tellement donner une mauvaise image du parti, ils y arrivent tellement bien, c’est un peu crade. Looper au ciné : postulat super intéressant un peu gâché par des plans moches, mais moches! Ne me donnez pas du gamin surdoué qui hurle, c’est narmesque. La France a encore peur : un gros bouleversement de société va bientôt s’amorcer, le mariage gay/pour tous est dans les tuyaux. Du coup on assiste à un ping pong de manifestations et l’apparition des Femen relance en périphérie un débat d’été assez désagréable (oui, ça se voit, je ne suis pas super conciliant avec tout ça)

Alt Minds, késsadire? Un jeu épisodique par les créateurs d’In Memoriam (Eric Viennot) qui se passe sur le web et les réseaux sociaux. Il a la particularité d’être en temps réel, mais il faut avouer qu’il est un peuuuu chiant, n’ayont pas peur des mots. Quoi qu’il en soit, c’est une démarche encourageant. Edition des Journée Mondiales du Jeu Vidéo – organisées par un pro de la com’. OUPS. Ca reste un événement non intéressé qui promeut le jeu, encore une fois, la part des choses. Je me suis pris Saints Row : The Third – oui, il est sympatique et foutraque, mais trop volontairement débile pour être pris au sérieux. Gameplay assez coulant et facile mais il manque d’identité à force de faire tout ce qu’il veut. Le saviez vous? Canard PC est un magazine avec un véritable humour et une vraie ligne éditoriale. C’est une promo gratuite, ils le mérite, surtout avec l’industrie papier qui se casse la gueule, en témoigne la énième chute du groupe MER7. Mer plus d’argent. Aïe.

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« This is going to hurt ». Dernier épisode de The Walking Dead, le jeu. Inutile de vous préciser que ça ne se termine pas dans le rose et les arc en ciels, c’est même un épisode plus court que d’habitude, mais quelle aventure, les enfants. Mémorable comme jamais, on oubliera les ficelles un peu voyantes (faux choix sans effet sur le long terme). Concert de Florence + The Machine au Zénith. J’aime cette femme, j’ai son premier degré, j’aime ses instrus. Glop. Jeu encore, Curiosity est le meilleur équivalent possible au papier-bulle, promotionnel celui-là. Haha, Peter, tu l’as encore fait, quel beau gosse. Sortie de Callof Black Ops 2. Je vais vous résumer ça en m’appropriant un one-liner de mon bien-aimé Yathzee : « Chiant et stupide ». Surtout après Spec Ops qui mettait l’emphase sur la moralité dans le shooter – un jeu bien déprimant – et un Far Cry 3 qui donne un vrai propos à son contenu. On a tous le droit d’aimer, mais c’est un plaisir coupable, tout est cynique dans cette franchise. L’éditeur, les joueurs, le contenu, sa promotion. Rien qui va. Obama est réélu et fait le tweet le plus vu avec sa femme. Quelle morue ce Barrack.

#DECEMBRE

Etrangement, je n’ai pas fait grand chose ce mois ci, c’est, paradoxalement, peut être le moins mémorable. Le fait est que j’ai surtout passé mon temps à bosser pour la fac et entamer sérieusement les hostilités pour rendre un mémoire sur le transmédiatique Steampunk en Juin prochain. La joie des rushs et des rendus, dont un projet de recherche qui, vous vous en doutez, est trois fois moins large que le présent post. LE SERIEUX! Après divers évènements promo dont une soirée quiz au Kawaii, le JDJ me permet de m’entretenir avec les auteurs de Pokémon Noir et Blanc. Sympathique. Encore un truc en solde : Spelunky parachève l’année des permadeath impossible, ici un aventurier qui doit descendre toujours plus bas et éviter mille dangers. Très comparable à Isaac mais en encore plus difficile. Les Video Games Awards récompensent les petites productions au détriment des jeux AAA. C’est encourageant dans le sens où on s’amène vers une logique de cultures parallèles. C’est sympa, non? Petit ratrappage de Breaking Bad. Une des nombreuses victimes des spoilers made in Inrockuptibles. Qu’importe, ça déchire quand même, un vrai bonheur dans la gestiion du drama et de la caractérisation à la pelle. C’est d’ailleurs comparable à la folle aventure de MacAffee qui avait déjà deux cadavres à son actif, une camée et un probable labo de meth dans la pampa. Vous voyez, c’est la même chose! L’année vidéoludique se termine sur ses meilleurs cartouches : Dishonored est un univers formidable, son gameplay est tip top, il est juste trop court. Et Paper Mario, Sticker Star? Le nouvel opus de ma saga fétiche est décevant pour s’être embarqué dans des lignes conductrices très étranges et injustifiées, il est simplifié tout en restant parfois difficile. Bon, les mécaniques y sont toujours et la bonne musique reste en standard, c’est déjà pas mal. Audrey Pulvar lâche l’affaire. Je vais pas me moquer, vous connaissez peut être mes déboires de stagiaire. Sur Twitter, la mode des faux comptes est toujours là, parfois pour insulter tout ce qui bouge, parfois pour faire le malin en ancien français.

La Fin Du Monde n’a pas eu lieu. Dans vos fesses les mayas. Amour pour la petite pastille Sexy Demain sur Canal, qui met en avant tout le talent créatif que la chaîne arrive à induire dans ce genre de format. Wreck It Ralph est un objet essentiel pour nous autres gamers, les références y sont aussi subtiles qu’ouvertes, et le film en lui même est très sympa. Cette année gênante où le Disney est meilleur que le Pixar. Claire Gallois est pas la première à écrire ou dire une connerie sur le jeu vidéo. Oh la la, la Wii U est déjà sortie, il faut l’uploader pendant des siècles avant de profiter de Zombi U, Mario ou NintendoLand. D’autres jeux notables finiront par débarquer le trimestre suivant. ET ENFIN. Découverte de The Hour. Avec The Newsroom qui est probablement une excellente série, l’année 2013 sera journalistique ou ne sera pas. La première est anglais et mêlange habilement L.A. Noire avec la seconde. Grace aux fêtes, je vais devenir encore plus Mac user et je vais twitter le moidre de mes passages aux waters. La foule est en délire. Je vous écrit tout ça dans un bel hôtel, à sortir du spa et à mobiliser tout le room service, je vais avoir une note longue comme le bras mais YOLO. Bonne année, soyez sages.

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