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Ultimate Blague

C’est deux canards, y sont dans une mare.

L’un vient à rencontrer l’autre et s’exclame :

« Coin Coin ! »

Et l’autre, bouche bée, estomaqué, que dire, foudroyé ! lui répond, une crampe à son estomac d’anatidé :

« C’est ce que j’allais dire ! »

CANARD

(Trop cool l’absence de retour à la ligne.)

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La parole aux muets

J’ai ouï dire qu’on avait gracieusement laissé les clés sous le paillasson ici, et comme j’aime bien m’inviter dans les lieux inconnus pour y débiter ma prose sans modération, je ne vais pas manquer cette occasion. Le souci, c’est que je ne suis pas très doué en matière d’illusion, et que donc l’illusion que j’ai quelque chose de passionnant à dire après cette belle introduction va s’estomper. Hop, ça y est, elle n’est plus.

Et nous voilà face à une situation aussi embarrassante pour vous que pour moi ; que vais-je bien pouvoir dire ? Pouvez-vous me garantir que vous irez au-delà de ces premières lignes après un début si déroutant ? La vie peut se révéler étonnamment capricieuse hein ? Si j’osais une métaphore quelque peu audacieuse, je dirais que vous êtes comme un Andalou devant son gaspacho qui ne sait si l’assaisonnement sera à sa convenance ou s’il devra avaler une mixture colorée certes, mais bien fade. C’est comme ça, la vie nous dévoile des promesses qui risquent toujours de manquer de sel.

Alors pour quelque peu « condimenter » cette mise en bouche liminaire plantons quelques éléments de contexte, que Raymond Queneau aurait sans doute apprécié à leur juste valeur. Nous somme le 6 mai 2012, je suis assis, une tasse de café vide à côté de moi. Je viens de me laisser porter par des considérations sur la nature de l’Etat dans ses acceptions libertaires et proudhoniennes, et j’ai envie de vous écrire un message d’amour. En ce moment des millions de gens vont se rendre – ou se sont déjà rendus – dans les bureaux de vote pour accomplir leur devoir citoyen afin de déloger une tique d’origine hongroise qui suce le peuple depuis l’Elysée. Ce peuple ignorant qui ne se doute pas le moins du monde qu’il risque d’obtenir une victoire à la Pyrrhus, car une fois le nabot soustrait aux ors de la République, nous gorgerons sans parcimonie nos cellules adipeuses afin de devenir des cochons socialistes gros et gras aux commandes de chars soviétiques avec options. Mais je vous aime, peuple de France.

Il est bientôt 18 heures à l’heure où j’écris, ce qui implique que dans deux heures nous saurons officiellement ce que nous savons déjà. Et pourtant, même si le suspense est aussi excitant que la poitrine de Marina Foïs est généreuse, je ne peux m’empêcher de me sentir comme la pucelle avant le bal. C’est comme ça, peut-être une survivance d’une quelconque époque où les hommes étaient d’éternels enfants ingénus et émerveillés par les vanités quotidiennes.

Je suis assez ému en fait, car à cet instant précis, je me rends compte que c’est la trame belle et bigarrée de l’Histoire que je suis en train d’étoffer par ma modeste contribution, et je suis sûr que vous lirez ce message avec la gorge nouée, comme pendant le dénouement d’une pièce tragique.

Je pense qu’il est plus sage que je m’arrête là, j’ai peur qu’en l’absence d’une bonne libation d’alcool je ne puisse réfréner mon puissant désir de disserter sur la sémantique générale et les apports merveilleux qu’a faits Korzybski à la gnoséologie, et je ne pense pas que cela vous passionne au plus haut point. Je suis un peu désolé pour ces péroraisons de nature « beckettiennes » mais que voulez-vous, là réside l’un des maux de la démocratie ; en donnant la parole à tout le monde, on prend le risque de transformer le fou en tribun. Cela me rappelle d’ailleurs une glorieuse époque de l’histoire de nos voisins germains, mais il n’est pas dans mon intention de narrer cet épisode ici.

Merci, et au revoir d’être venus.

Michel Houllié

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Stupidocratie

 » – C’est l’anime le plus drôle qui existe, c’est complètement con!

– Bah pourquoi tu l’achètes si c’est complètement con? »

Maaaaais mon jeune ami, il faut bien faire la différence entre con spontané, concon, neuneu et cerveau reptilien ET le con génial qui fait tellement exprès d’être con en exploitant toutes les ficelles de conneries inimaginables qu’il en devient à mourir de rire. Ca tombe bien, Excel Saga est l’un des animes les plus cons qu’il m’aie été donné l’occasion de voir, et je crois qu’il est rétrospectivement le plus drôle. Je suis tout à fait sérieux, il est à mourir de rire, puis à se faire dessus, toujours de rire, South Park disait que c’était intimement lié. 

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Mais attendez, quelque chose ne va pas, ce post a… plus de six ans de retard! Ca aurait très bien pu être l’un des tout premiers posts de ce blog, car Excel Saga était l’un des animes phare de la fameuse saison 2004-2005, celle où Canal diffusait La Kaz, cette émission sublime où Yannick Zicot faisait l’andouille avec son « bureau de validation des expressions françaises », où il se parlait à lui même, où on enchaînait avec Bertrand.çacom, ce genre de choses mémorables. La programmation de cette petite heure quotidienne de génie (très lâchement abandonnée par la suite pour des raisons qu’on devine d’ordre chiffrées) puait la qualité, avec GTO, Excel Saga donc, FullMetal Alchemist et Monster. FMA était devenu mon shonen fétiche mais juste avant, le fait de tomber un peu au hasard sur un anime aussi « obscur » qu’Excel Saga (et pas si vieux dans le contexte, on parle d’un anime de 1999 ce qui ne se voit pas tant que ça) et l’adorer instantément pour un mec aussi vierge que moi dans le domaine (c’est probablement le tout premier anime maté « sérieusement) était la preuve d’une grande efficacité de programmation. Je remet ça sur le tapis avec le tiers de durée de vie en plus car j’ai, après avoir sauvagement rippé la première moitié de la série grace aux DVD d’un camarade, pu réparer cet infâme acte de piraterie en achetant le coffret Gold 15 Euros à l’Epitanime. En gros, je vais clarifier le message du post en faisant pêter le gras : si vous le trouvez au même prix à la Japan Expo, sautez dessus aveuglément, pas de conditions.

(Oui, ce paragraphe était très intense)

Comme d’habitude j’enchaîne sur le scénario mais j’ai l’impression que ça va desservir la chose, allons-y quand même. L’anime est adapté d’un (assez mauvais, c’est triste mais c’est comme ça) manga de Koshi Rikdo en reprenant sa situation de base un poil farfelue. Excel est une jeune nana extrêmement enthousiaste et un peu coooooonne (je cite) qui, dans le premier épisode, sort de sa remise de diplômes lycéenne en bondissant… pour mieux se faire rouler dessus, et mourir. Pas de problème, voilà la « Volonté Suprême » qui la ressuscite, et nous voilà téléportés au siège d’Across, organisation idéologique ayant pour but de conquérir le monde (mais en commençant par la ville de F, préfecture de F, faut ramper avant de marcher!) et ayant pour leader le très grand et très snob Il Palazzo, dont Excel est raide dingue. Donc oui, Excel et sa tenue bariolée s’est engagée dans cette pseudo secte dont elle est la seule membre, et chaque épisode est en fait un nouvel objectif pour conquérir le monde, façon Minus et Cortex. D’ailleurs, en l’occurrence, Cortex serait Hyatt, une jeune fille venue de l’espace qui a pour running gag de décéder en crachant du sang, c’est très sympa.

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Bon ok ok ok ok, ça n’a pas l’air de vouloir dire grand chose, mais c’est parce que l’anime se repose sur une situation de base un peu aléatoire (c’est ce qui caractérise pas mal de choses dans Excel Saga, de toute façon) pour ne l’invoquer sérieusement qu’à de très rares occasions (à la toute fin, dans un épisode qui a pour figure de style de se prendre au sérieux) mais de manière plus pragmatique, ce scénario est un excuse pour lancer ce qui aura été la mode des épisodes « à univers ». Je m’explique : la plupart du temps, un épisode est donc une mission lancée pour CONQUERIR LES MASSES IGNORANTES ACH ACH mais aussi et surtout une excuse pour faire « l’épisode qui parodie les films de science fiction » « l’épisode qui parodie les animes de sport » « l’épisode qui parodie Ken le Survivant » ou « l’épisode qui se fout allégrement des jeux de drague » etc etc. Excel Saga est une grosse mitraillette référentielle et parodique qui prends tout les genres, tout les trucs connus, les mixe à sa sauce et n’épargne personne. C’est de la référence plus ou moins subtile mais cela ne veut pas dire pour autant qu’Excel
Saga n’a pas d’identité propre, bien au contraiiiiiiiire.

Le scénario de fond est suffisamment loufoque, mais l’un des très nombreux intérêts du truc vient de son casting, loufoque au possible. Au delà du « trio de base », le dictateur d’opérette et ses deux seules servantes – on y trouve les trois voisins normaux, crétins, libidineux – l’un est muet et ne s’exprime que … par écrit, il faut le voir pour le croire. On trouve aussi les puchus, ces adorables bestioles tout droit descendues des Gremlins, le majordome de l’espace, le Führer (ACH!) de l’Espace, je pourrais continuer longtemps sans que personne n’y trouve du sens, mais impossible de continuer sans citer Pedro, qui tient à lui tout seul une storyline n’ayant à priori aucun rapport avec l’histoire (et par à priori, j’entends totalement) – ce jeune immigré, malencontreusement tué par Excel, rentre donc chez lui en l’état de fantôme pour découvrir que sa femme le trompe avec un autre homme, hilarité, j’ai envie de dire, MontyPythonesque.

Ne serait-ce que pour entendre les phrases à l’accent qui sent bon la lavande… « Sandorrrha, poulquoi ne va tu pas jouaÿ avec tes kopaings? » « J’attends mong papa qu’il rentre du travailllle! » « Il travaille doul, tou sais » etc etc, les lignes de dialogues qu’on se récitait en boucle au bahut, avant les TP de Physique. 

Puisqu’on parle d’intonation et d’inflexions, il faut savoir qu’Excel Saga est l’anime ayant la meilleure VF faite. Point final. Cela n’engage que mon maigre vécu des VFs sur les animes mais ce n’est pas prendre beaucoup de risques tant cette version française est démentielle. Toute les voix sont excellentes, à commencer par Excel, doublée par Pascale Chemin (Elle double aussi des personnages qui n’ont pas grand chose à voir) et cette femme rends à merveille la mentalité du personnage qui ne la ferme jamais. Excel Saga c’est 26 épisodes de monologues. De monologues à vitesse flash.

De la bonne grosse bêtise débitée à deux cent à l’heure, parfois trois personnages en même temps, il faut suivre… toutes les voix sont sur-motivées, pas une pause mal placée, culturellement c’est génialement transposé, vulgaire comme il le faut… et c’est tant mieux car c’est un anime très « vocal » qui explique parfois des trucs très incongrus. Par exemple, plan sur le grand magasin, vous entendez un duo très bas qui vous susurre « On va faire nos couuuurses, au grand magasin, au grand magasin on va faire nos coooouuuurses. » Derp

Ce genre de petite pépites à la con qui ont, je suis sûr, beaucoup inspiré Omar et Fred par exemple (ils y bossaient depuis longtemps, impossible qu’ils ne soient pas tombé dessus) – je met parfois l’emphase sur le génie des dialogues dans les débuts de certaines séries comme Weeds mais Excel Saga passe carrément un cran au dessus, parce qu’il le fait avec une bêtise délicieuse à faire et à consommer! Quand un épisode se moque de quelque chose, il le fait jusqu’au bout et plus loin encore… Je recommande d’office quelques épisodes ultra cultes,visibles sur Daily, je pense dont Bowling Girls (comme le nom l’indique, des boules et des quilles, parce que c’est du business sérieux) Eau de Rose (les Dating Sim, donc) ou Daitenjin, les guerriers de la Marie (Kapabu, maire de la ville de F à la moustache proéminente, envoie ses fonctionnaire résoudre l’injustice et le crime avec ses soldats-biomanes) … tout ces épisodes sont à se pisser dessus, et le grand n’importe quoi explose de fraîcheur avec l’épisode 26, sobrement intitulé « On dépasse les limites », grand pétage de câble, à voir absolument avant de mourir.

Si tout ça vous est déjà connu, petit paragraphe sur Puni Puni Poemy, la suite « logique » d’Excel Saga qui, en deux fois vingt minutes, reprends l’outrance totale de cet épisode bonus, et c’est tout aussi fabuleux si ce n’est plus. Ca, c’est pour le gros supplément!

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Il n’y a d’ailleurs pas de véritables gros défauts à trouver à Excel Saga. Il y a quelques moutures soit trop improbables, soit carrément en dessous du lot (étrangement, il tombe dans les affres du clip show best-off… deux fois!) et techniquement c’est bien sûr un petit peu daté même si là, soyons honnêtes, on s’en fout. Les petites musiques d’ambiance sont complètement irrésistibles, en témoignent les excellents menus des DVD qu’il faut avoir la patience d’atteindre après les trentes avertissements/pubs insquizzables. Niveau générique, l’opening est culte comme pas deux mais l’ending est un running gag qui ne s’oublie PAS. Je pense qu’il y a probablement un échantillon de population qui serait hermétique à ce genre d’humour parfois gentiment en dessous de la ceinture mais ils doivent être trop occuppés à aller à la messe pour mater des animes!

Son plus gros défaut est peut être ne pas pas proposer grand chose en terme de contenu « sérieux » mais c’est un revers évident puisque le seul épisode qui sonne comme ça tombe comme un cheveu dans la soupe… après vingt autres épisodes fou furieux, on ne sait pas trop comment gérer ça. Heureusement, ça ne dure pas et la fin de l’anime reprends dans la dinguerie en bonne et due forme.

Bref tout ça est de la grand excellence en boîte, dirigée d’une main de maître par Shinichi Watanabe (réalisateur à la coupe afro de l’extrême aimant bien apparaître dans son anime) puisque même en temps que série d’images Excel Saga pète les standards avec ses couleurs super éclatantes et son ultra-diversité des décors. Montagne, égouts, piste de bowling, ruelles du ghetto étatsunien (« Heerm? You mother is a pig? ») – tout y passe, les déformations habituelles sont bien présentes – heureusement car c’est le but d’un format hyperactif qui ne prends pas vraiment le temps de respirer… ou d’ingérer la vanne d’après. Toujours plus loin : l’humour y est souvent très visuel, soutenu par des petits effets et des sous titres incrustés parfaitement traduits.

C’est pas évident de paraphraser sur les qualités d’Excel Saga puisque, j’insiste, chaque épisode est une petite bulle, un petit univers en soi avec son cadre, ses limites, ses runnings gags et ses persos éphémères… et cet humour efficace témoigne d’une grande intelligence d’écriture et de sens parodique. Parfois, c’est n’importe quoi au sens brut « comprenez : RANDOM » mais ces quelques rares moments sont aussi appréciables, c’est comme une pause dans la « cohérence » du reste. Vous avez aimé Panty et Stocking? Vous aimerez deux fois plus Excel Saga, c’est garanti. Pour son esprit loufoque, ses diatribes débiles et sa capacité à me faire rire de façon un peu hystérique, vous savez, le genre de rire où tu t’arrête de force car tu as peur d’y laisser ton palpitant. Je vais m’arrêter là, ça bute, c’est indispensable, c’est même assez obscur donc c’est relativement hister en poussant le bouchon. Tout pour plaire, encore une fois, si vous ne vous sentez pas otaque dans l’âme c’est quand même pour vous.

« Les échanges de malfrats oooont toujours lieu sur un port abandonnéééééé ! »

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Vlan! Et on évite un peu plus de peu.

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Sagadaÿtaÿ³ #9 : Cocorico

Bon alors déjà que cette rubrique ne sert à grave rien à part pour les trois gus du fond qui débarqueraient de la planète minitel, je vais carrément être inutile avec ce mini post sur deux exemples de mèmes français… ils sont pas légions, vous savez pratiquement à l’avance de quoi on va causer mais ça fait toujours du bien de ne pas répéter des phrases améwicaines, un peu de patriotisme et de chauvinisme, quoi, que diable, ventre saint gris – même si bien sûr les machins à nous ont l’air bien plus neuneus et dénués de classe. On y peut rien, c’est comme les victoires à Roland Garros, on en parlera encore dans vingt piges.

Notre premier exemple se passe sur les vertes contrées du forum Gamekult fin Septembre de l’année dernière. Un jeune innocent (et mon oreillette m’indique qu’il s’agit du petit Gabriel de Bordeaux) poste un message un peu nébuleux où il demande des conseils sur l’achat futur d’une PSP, mais bref, je paraphrase. L’attention se focalise sur la question rhétorique du jeune homme, je cite, « MER IL ET FOU. »

Bon dans ce contexte les majuscules font toujours leur petit effet et tout les bons mèmes partent souvent d’une grammaire taiwainaise mais là on est carrément dans le domaine de l’aléatoire. Le jeune homme est sur un site qui n’as pas bonne réputation (et l’élite locale le sait bien) – pas de bol, il a un skyblog… l’expression foireuse mobilise les foules en une bonne soirée. L’expression est matraquée partout, un site est crée, le groupe facebook scelle un peu le statut du truc… et, ô bonheur, le jeune noyart (c’est son pseudo) ne le prends pas mal, il pourrait réagir comme le cliché du genre mais non, il reste jovial et enthousiaste quitte à compléter la légende et à poster d’autres énormités. Suivent un « ENKULER DE RIRE » et le fameux « Si j’étais pas là, vous seriez vous » (quelque chose du genre)

 Avouez que la proposition tout en majuscules à une certaine classe! Sur le site on pourrait croire assister à la naissance d’un gros mème forcé tant les photoshoppeurs qui s’occupent de faire les habituelles images dérivées sont peu nombreux (en fait y’en a qu’un qui fait ça bien, d’autre sont tout aussi random dans leur « boulot ») mais l’expression originale est reprise partout, à commencer par les tests du même site, puis sur les channels IRCs parce qu’on aime bien répéter des trucs rigolos à l’infini. Bien sûr quand on débarque en plein milieu de ce genre de conversation sans avoir eu vent du même original on sent comme un décalage mais l’ampleur de ce truc était tout à fait réel.

 Ca c’est drôle 5 secondes mais quand la déformation est professionnelle, y’a un peu plus de matos à décrypter. Un semestre plus tard, mi Mars 2010, c’est chronique nouvelles technologies sur TéléMatin. On est des habitués de l’émission et ce sera pas la première ni dernière gaffe de la saison, (on connaît l’amour de William Lemeyrgie pour les stagiaires où les Iphone qui supportent Windows 7) mais cette séquence en particulier à fait tilter internautes, à juste titre – de base on aime pas trop quand les journalistes utilisent la carte des joueurs accrocs pour que le reste de la plèbe le prenne pour parole d’évangile mais quand ils écorchent mal les choses…

 Nathanaël de Rincquesen fait donc son boulot quand il sort soudainement le mot « Meuporg » – très probablement avec pour seule pensée World Of Warcraft. Pas de bol, c’est un petit savonnage de recherche rapide mais c’est Internet qui monte au créneau! Le plus hilarant dans la vidéo c’est l’expression de Leymergie qui tilte direct le terme improbable et qui relance le journaliste qui trouve rien d’autre dans ses fiches. Ce dernier persiste et signe avec la deuxième bourde sans qui le mème n’aurait peut être pas eu autant de succès : « MMMPORPG » – ok, très bien. Le mal est fait, une semaine plus tard on se retrouve avec des mixs hilarants, trois cent patiiiient-han, oh woho. On va pas se mentir, c’était aussi une énorme occasion de pointer du doigt sur le journalisme un peu dirigiste des médias généraliste sur le jeu vidéo. Il n’empêche que France 2 à su tirer profit du bazar puisque les deux expressions sont désormais… vendues. Hé oui, tentez de taper ça sous google, vous tombez sur des pubs. Intéressant, non? Un mème à la Française, une popularité éclair qui ne dure pas des années comme un truc ricain classique mais ça reste une petite vanne qu’on peut insérer de temps en temps IRL, c’est toujours très efficace. Merci Nathanaël!

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Ca a pas la même portée qu’un bon RickRolling des familles mais j’aime bien ces deux exemples car ils sont très récents et ils témoignent bien d’un cadre un peu plus fermé, plus « intimiste et précis » de mème… ils sont pas nécessairement aussi drôles mais ils marquent. On se souviendras que ces deux trucs ont été entendus/lus pendant cette année scolaire, et pas une autre… et ça change des mèmes plus littéraux, plus « médiatiques » comme la main de Thierry Henry contre les Irlandais!

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Sagadaÿtaÿ³ #8 : Mario Art

Au fil du temps et souvent devant des jeux estampillé moustachu, pas mal de gens m’auront sorti la très flippante réflexion de type « Non, pas la peine, j’aime bien regarder les autres jouer » je me suis toujours demandé comment on pouvait avoir ce type de raisonnement… comment peut on préférer être passif plutot qu’acteur dans le noble art du saut en salopette? La réponse vient à moitié avec ce post, c’est pour l’art! Faut bien sûr que le joueur qu’on mate soit un minimum potable mais quand on est soi même un peu mauvais, je suppose que ça doit faire un bien fou de mater un écran où tout se passe bien, tout est prévu, presque automatique…

Après je connais des gens qui jouaient carrément sans le son mais ce sont des voleurs et des fils de femmes à péage. Pour en revenir à nos automatismes, voici deux exemples de mèmes Youtube qui impliquent tout les deux Mario et… la création.

 Quelqu’un se souvient de Mario Paint? C’était un jeu Super Nes dont le concept était de … je sais pas trop en fait, c’était une compilation de mini-logiciels, de modules sensés nous éveiller à l’art Paint, quelque chose du genre. Au delà d’un mini jeu où il fallait éclater des insectes et d’une simulation d’image à colorier (wow! audace) il y avait un truc qui fascine encore les foules aujourd’hui : le Mario Paint Composer. On donne un tempo et c’est parti : on place sur la portée des éléments qui simulent tel ou tel son. La mélodie composée est 100% réaliste puisque on demande précisément telle ou telle note et quand bien même on ne peut pas précisément foutre un rythme prédéfini, la difficulté se contourne puisque le logiciel gère toutes les doubles croches, vous pourrez mettre des silences aux endroits que vous voulez. Bonheur, le truc gère un certain nombre de lignes en même temps, vous pouvez donc reproduire presque tout le morceau dans ses moindre détails en accumulant les pistes! Vive les joies de l’harmonisation! Pas mal de gens se sont passionnés pour cet outil qui, on ne sait pas comment, est revenu à la mode vers 2006. Bien sûr tout le monde ne ressortait pas sa vieille console, deux logiciels libres successifs ont été créés pour pouvoir émuler ce vieil outil et Youtube est devenu un vaste concours de reproduction de chansons… à la sauce 8-Bit. Ci-dessus, mon petit exemple favori, qui reproduit une vidéo et un sketche viral que vous connaissez bien. Après, le but du jeu (vu qu’il n’y a rien à faire pour une fois, juste mater et apprécier) c’est de comprendre dans les passages compliqués quel symbole sort quel son!

Deuxième exemple qui avant d’être un mème Youtube était un mème Nico Nico Douga! Souvenez vous, l’équivalent japonais où les utilisateurs insèrent leurs commentaires en direct live, GET DOWN, tout le tremblement! Après une vidéo postée sur le jeu Mario VS Donkey Kong 2, deuxième mode un peu bizarre qui fonctionnait en parallèle avec les roms hackées de Super Mario World – les Automatic Mario. Le but du jeu est très simple : le niveau doit se faire tout seul, sans aucune intervention du joueur (ou très peu, auquel cas ça doit être signalé dans le niveau) et si possible ça doit être sympa à regarder. Dans le genre artistique très nébuleux : on doit avoir peur pour sa vie, il doit s’y passer plein de trucs, le timing doit faire peur mais passer à chaque fois… mais ci dessus on a l’exemple ultime, témoin d’une deuxième vague après les niveaux automatiques « simples » – il y a une musique de fond (le mystérieux KumiKoyu!) et chaque effet sonore est calé pour correspondre à la musique… et ça dure dix minutes, c’est si vaste que l’utilisateur est obligé de passer par plusieurs zones pour varier les plaisirs et se plier aux contraintes d’espaces du jeu original! A l’instar des roms hackées classiques, tout ça est fait avec le fameux logiciel Lunar Magic, incrémenté de Blocktool Super Deluxe pour les objets customisés qui n’existent pas de base.  Ca bouge tout seul, on sait que tout devrait fonctionner à la fin, c’est aussi rigolo, hypnotisant et inutile qu’un tombé de dominos!
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