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Category Archives: Le bouzin
Tout le monde sur le pont
Et voilà, nous sommes déjà en mai et j’entre dans ce moment fort gênant où chaque journée est un petit défi, une dissertation à rendre le lendemain, une recherche à faire, un truc à écrire ou à enregistrer autre part, les fabuleux concours qui me pompent l’énergie vitale comme si j’étais en train de faire une prise de sang permanente, je n’évoque même pas les partiels parce que je suis sur le point de me faire plaindre! Bref, je suis occupé et je vais avoir moins le temps de poster ici. Cela fait déjà quelques… années que je poste sans avoir le temps mais c’est le moment où ça ne devient plus qu’une figure de rhétorique.
ET TU SAIS C’QUE CA VEUT DIRE? C’EST QUARTIER LIBRE! Ce concept, appliqué à l’extrême dans des sites journalistiques comme le feu (com)Post ou, dans une sphère plus proche, feu Soviet Voice, a été appliqué pendant longtemps par des gens à qui on ne pouvait fondamentalement pas retirer un talent d’écriture, Raton-Laveur par exemple (c’est un peu une tarte à la crème mais ça a été une de mes premières fenêtres sur cette culture, CQFD) – et n’importe qui ayant un blog un minimum fourni peut désormais proposer à son lectorat d’y contribuer, une période bien précise dans l’année. Ça tombe bien! Ca me botte et ça concilie bien avec les révisions de fond. Déjà fait l’année dernière malgré Over Blog et son manque total d’ergonomie, Traquenard D, Galoo et Helia m’avaient fait trois cools textes qui sont encore pas mal lus aujourd’hui. Si vous avez envie de tenter de faire un bon texte, je vous invite chaleureusement à tenter votre chance, rien ne me ferait plus plaisir. Pas d’obligations ni de limites, la pire situation serait qu’aucun truc ne soit posté à plus de cinq jours d’intervalles, dans ce cas de figure, j’ai un radar quelque part dans le crâne qui me dit de le cogner à quelque chose de très dur et vous ne voulez pas voir ça. Ouais, j’adore le chantage. D’ailleurs, si ces mêmes auteurs me lisent, ou si des gens dont j’aime bien lire les posts àla Shmo ou Meles Badger passent par ici, ceci est un appel du pied. Deuxième édition donc, de maintenant au 25 mai et quelques mini-prérogatives de rien du tout que voilà.

Viens écrire pour l’Usine A Problèmes ~~~
Pas de support fixe, pas de longueur fixe, mais un minimum de standards derrière. Je me sens obligé de dire que le langage SMS n’est pas mon truc, que les règlements de compte n’ont pas leur place ici et que poster du porno ou n’importe quel autre machin volontairement offensant est interdit mais hé, je me sens obligé de le préciser.
Pas de limite de contenu non plus, pensez à ce qui pourrait rentrer dans le cadre de ce blog, c’est à dire une palette de sujets qui s’étend de l’élégie de la « poitrine modeste » d’Akira Mutou, comme un reportage d’immersion totale dans le pays des rigodons, tout est possible, en Télévision, Internet, Musique, Littérature, Jeux Vidéos, Cinéma, Japanime, Figure de Style, Vidéo, etc. Vous ne devez juste pas évoquer Michel Sardou, Gaspar Noé, les blogueuses mode/girly/BD et le film LOL. Rien de bien fantastique quoi. Il n’y a pas de support fixe, se cantonner au style texte-image-texte-image est plaisant mais il y a toujours manière d’allier qualité et originalité.
Comment faire? C’est bien plus simple et autonome sous WordPress! Il vous suffit de passer sous l’onglet « connexion » à votre droite (ou de passer par ce lien) et de rentrer les identifiants suivants : Lesgens comme identifiant et enterthevoid comme mot de passe. C’est facile à retenir, c’est le seul film dont j’ai jamais réussi à réellement dire du mal. Celui ci et Lol, bien entendu, mais Lol, il vit sur sa planète, sur sa dimension intangible, laissons ce film se fapper tout seul dans son coin. Vous entrez dans la bête, dans l’antre du blog? Parfait, vous êtes désormais en mode « auteur » – vous pouvez publier et corriger n’importe quel travail de votre dû. Tout ça est très intuitif, vous ajoutez un post, vous y insérez des médias, je ne me fais pas de soucis quand à ça. N’hésitez pas à vous présenter en introduction et à faire de la pub pour votre propre crèmerie, si vous le souhaitez. Vous rédigez, vous pouvez faire un brouillon et revenir plus tard. J’ai un conseil majeur pour vous : avant chaque sauvegarde ou publication, sélectionnez et copiez votre texte. WordPress gère mal le multi-compte et un hasard malheureux peut vous faire retaper votre post sans crier gare, c’est exactement ce qui est en train de m’arriver en ce moment : en dénichant le lien précédent, je me suis déconnecté et tout le brouillon suivant n’a pas été pris en compte. Évitez vous cet intense moment de fail. Enfin, ne sous-estimez pas le pouvoir du texte justifié. … et pensez différemment. Osez « le top 10 des Vitamin Water, de la moins dégueulasse à la plus dégueulasse ». De mon coté, je continue à scribouiller sporadiquement.
C’est bon? Datez votre texte, mettez les bons mots-clés et la bonne catégorie, cliquez sur publier. Parfait, vous avez contribué non seulement à mon bien être, mais vous avez fait de cet Internet un monde meilleur. A cet instant, vous glissez sur une myriade d’arc-en-ciel enchantés. Au bout, ce mec que vous n’aimez pas. Vous sautez de cet arc-en-ciel pour lui atterrir à pieds joints dessus. C’est ça aussi, le quartier libre… enfin, les portes ouvertes, je suis infoutu de respecter ma propre terminologie.
Oh, je me réserve un ultime droit de regard sur vos créations mais je doute réellement devoir sévir. Il faudrait vraiment un texte écrit avec un appareil génital et c’est très peu pratique, ça fait taper plein de lettres en même temps, brr, c’est anxiogène. Bref, évitez nous et à moi cette situation complètement terrifiante. Voilà, il n’y a rien d’autre à dire, épatez moi chers petits faggots, faites en sorte que ces mille premiers mots – écrits dans la douleur – ne servent pas à rien. Misérabiliste, moi? JAMAIS.
Restons dans l’alcool avec un sujet fort à propos
Dans un tout autre sujet, impossible d’évoquer le joli mois de Mai sans Epitanime. Cette convention, incontournable si vous êtes un tant soi peu fans de japoniaiseries, est un rendez vous classique dans l’agenda. Je dois tout de même vous avouer que j’ai un regard mixé face au « nom » Epitanime. D’une part, les expériences associatives ne représentent plus qu’une ligne « loisirs » dans mon CV et l’association elle même connaît depuis peu quelques … on va dire déboires avec ses récentes nocturnes. Ça alors, c’est marrant, si on enlève « dé » à « déboire », ça donne exactement ce que font beaucoup trop de jeunes aux-dites soirées! Évacuations, comas éthyliques, dégradation générale du public, tout ça n’est pas très rutilant et je ne peux pas m’empêcher de mettre ces soucis logistiques en corrélation avec l’orthographe juste désastreuse de certaines news du site. On ne peut pas avoir des responsabilités et ne pas dépasser le niveau cinquième… je fais des raccourcis, je suis de mauvaise foi car il s’agit de différencier « Événements » et LA Convention, annuelle et toujours pleine de bonnes choses.
Rapide rappel du concept : deux jours, deux nuits, pas d’interruption. Les distractions de fond sont nombreuses! Faire son marché dans le hall dédié (et un taux super faible de HK! Complètement unique dans les conventions françaises, sans déconner!) aller s’amuser dans les salles jeux vidéos, dédiées au rythme ou au rétrogaming – aller tâter l’ambiance au karaoké ou aller voir du coté des associations, le choix est large. Il y a quelques petits remaniements d’espace cette année mais rien de bien bouleversant : la scène devrait juste être intérieure. L’attraction de cette année? L’auteur des visuals novels Hinamizawa, le village maudit et Umineko sera présent – les fanboys mouillent – et je ne suis moi-même pas du tout insensible au premier univers. Cela peut être fort fun, et je serais là en diurne avec mon minois et mes légendaires cernes de fin d’année, probablement avec mon carnet de notes en train de dénicher un bon sujet de reportage pour le Journal du Japon. Peut être accompagné d’un fier caméraman pour faire de la vidéo qui sent bon la qualitaÿ. Idée de sujet actuelle : tâter les goûts musicaux des otaques. Il m’est pourtant difficile de cacher que mon enthousiasme vis à vis des différents forums et communautés gravitant autour n’est plus d’actualité mais hey, The Times they’re a-changing, comme disait le grand chevelu. Comme je m’amuse à souvent le laisser entendre, c’est le Cannes des otaques : tapez donc « Epitanime » dans la barre de recherche pour avoir mes précédents comptes-rendus. Cette fois, je n’ai pas de side-project à présenter, c’est bien triste… vingtième édition, chaque année, nous devenons de moins en moins légitimes à regarder tout ça.
Vous ne rêvez pas, il n’y a strictement aucun lien hypertexte dans ce post. Il m’est impossible d’être exhaustif à cette heure là. Désolé!
C’est génial, non?
« Monsieur n’est pas une tapette, monsieur est un super-méchant »
Boljemoï, j’aurais kiffé dire du mal de The Avengers, par pur plaisir snobinard. Manque de bol, c’est impossible, même avec la pire mauvaise foi qui soit. Inutile de crier au génie, au film parfait, à la claque et à tout le tralala habituel en cas de grosse bobine formellement claquante à la Inception mais il est complètement indéniable que ce film fait, au minimum, passer un excellent moment. Ça, c’est le point de vue d’un pur néophyte… alors que dire du plaisir ressenti par un fan assidu de toute cette mythologie Marvel?
Petit flashback. J’apprends l’existence de The Avengers il y a peut être deux mois, sans jamais avoir entendu cette suite de mots. Soudainement, Twitter s’emballe, ne parle que de ça (je suis le follower de pas mal de passionnés de comics) et, mine de rien, un film sort avec ce titre tout en se permettant une bonne réception critique. Impossible pour le béotien de deviner que sous « Avengers » se cache une alliance de super héros. Dans ma logique à moi, le seul exemple viable, c’est Teen Titans, avec son générique cool et son personnage vaguement émo en cape. Au delà de ça, je ne suis pas un grand client de la franchise Marvel – ou même de super héros en général… il faut admettre qu’il y a toujours un univers extrêmement bien construit et fouillé derrière l’avatar de base, mais rien à faire, c’est pas ma came. Je dois être l’un des rares gamins à ne pas avoir particulièrement aimé le dessin animé Batman du week-end, pourtant joyau nostalgique pour la majorité de la génération. Inutile de préciser ma méconnaissance assez globale des comics, assez abyssale!
Jusque là, tout va bien, Avengers n’aurait pu être qu’un phénomène de mode frôlant le syndrome Haruhi – plus je le lis, moins j’ai envie de le voir – mais le facteur déclenchant dans cette situation, c’est le nom de Joss Whedon à la réalisation. Je ne saurais pas trop définir son style en tant que réal mais c’est LA tête pensante derrière Buffy contre les Vampires, délicieuse série qui doit vous dire quelque chose et vous évoquer soit un bon souvenir, soit une sorte de phénomène adolescent. Dans le cas contraire, renseignez-vous, c’est culte. Maintenant, attention, je vais multiplier les approximations, pardon aux spécialistes…
… et sur grand écran, c’est bonnard. Vu en 2D et en Vo après moult péripéties. Parlons-en un peu, et je pars du principe que vous l’avez déjà vu. Spoilers mineurs mais il n’y a pas grand chose à révéler dans ce film, je ne sais pas si c’est un bien ou un mal – en tout cas, terrain très peu miné.
Un peu de méta. Le film est le récit d’une ligue de super justiciers qu’on ne connaît pas nécessairement : Hulk, Iron Man, Black Widow, Hawkeye, Thor et Cap’tain America. Ils ont tous eu un (ou deux) films à eux les quatre dernières années, et soudainement, cross-over ultime : ils sont tous là pour combattre une menace cosmique incarnée par un MacGuffin translucide mis en corrélation avec la mégalomanie d’Odin, frère de Thor, apanage interstellaire de la préciosité. Sérieusement, ce mec n’est pas d’une crédibilité totale en méchant, il ferait un bon chroniqueur TV, un bon rubricard dans la mode ou la musique Pop mais en menace mondiale, pas tant que ça. Interrogation en sortant du film : est-ce que l’intégralité du « paquet » héroïque précédent était-il fait pour amorcer une saga Avenger? La réponse serait « oui. » Si vous avez des précisions, je suis preneur, ça me semble un poil surhumain comme business plan, très Batman dans l’esprit.
Le scénario? Pas compliqué pour un sou : une menace plane, un Yalta des super-héros est demandé, diverses collusions et conflits d’intérêt et boum boum baston pendant une demi heure sur une dernière – très longue – séquence où la grande pomme en prend la figure. Après, ce n’est pas tant le fond plutôt que la forme qui est intéressant puisque, il faut l’avouer, la narration du film est relativement intéressante et bien construite. Sans se focaliser sur qui que ce soit, passant d’un gonze à un autre (si vous voulez vous la péter en soirée mondaine, dites hétérodiégétique, ce n’est pas sale) le film pourrait terriblement bien s’envisager comme une série de quelques centaines d’heures. Deux heures vingt, c’était plutôt court, à l’inverse d’un, disons, Edgar Hoover.
Après l’intérêt du film réside évidement dans son compromis entre individualité des super-héros et cette manière qu’ils ont de faire équipe, dans cette collusion d’univers. J’imagine que c’est un véritable petit orgasme de fan mais je trouvais ça relativement étrange de constater que l’univers d’Iron Man – qui est donc sensé être le notre, avec un étalonnage tout ce qu’il y a de plus rationnel plus quelques petits génies – peut envoyer les portails et les aliens qui vont avec. Plus simplement, la gestion du canon est un poil confuse : si Avengers était un travail prévu, je n’ai pas trouvé de pistes disséminées dans les autres films… il y a bien l’apparition de ce cher Samuel Yo Ho Ho Jackson qui officie en coordinateur de la justice et de la vengeance, mais tout ça est un poil trouble et confus pour le néophyte. D’ailleurs, dans l’ensemble, le film n’est pas super noob-friendly. Ho, il est compréhensible mais il manque terriblement d’exposition, si la première scène est d’emblée un Loki qui – je vais me permettre un néologisme tout droit sorti d’Age Of Empire – wololote un de nos héros sans que ce soit clairement énoncé, y’a un petit doute sur les gentils et les méchants qui dure une quinzaine de minutes. C’est troublant, ces personnages qui ne portent pas une pancarte avec leur allégeance dessus. Je le répète, ce film est très intéressant pour ses interactions entre personnages et en tant qu’individus, parlons-en…
Captain America a un petit cachet adorable. Avec lui, on nous prends un minimum par la main, on nous explique son background et son passé. En tant qu’héros, il n’est pas si terrible, on le voit surtout mettre des gnons et se protéger derrière ce bouclier en bazillium trempé. Il n’est pas d’une intelligence remarquable, il le sait et il n’en fait pas tout un plat, c’est pas vraiment la star du film et ce dont je me souviens le plus concrètement de lui est le fait qu’il tire un levier. Ca ne l’empêche pas d’avoir un certain charisme appeal.
Black Widow ne sert à rien. A rien. Aucune idée d’où elle peut sortir. Heureusement qu’elle a droit a une petite scène introductive rien qu’à elle : passé le rôle de super-factrice et la fine équipe réunie, c’est finie, elle sort du champ et devient un personnage de support. On ne sait rien sur elle, pas même si elle est habitée par un quelconque super-pouvoir, on décèle juste une tension sexuelle grosse comme le K2 avec Hawkeye, relation qui nous transforme tous en voyeurs puisqu’il semble que la moitié de la salle est là pour le popottum de miss Scarlett. Oeil-de-faucun-lol-ce-pseudo est incarné par un homme dont le nom peut facilement se confondre avec Claude François ou Philibert le puceau, protip. Déjà vu récemment dans Ghost Protocol, l’acteur incarne un personnage au visage compromis dès le début, récupéré rapidement sans séquelles ni conséquences, pourquoi pas. La aussi, personnage assez neutre, pas flamboyant pour un sou et d’une sobriété appréciable. Il s’en sort plutôt bien pour un mec qui a contribué à l’énucléation d’un Golden Boy.
Après, il y a évidemment Tony Stark alias Iron Man, le gros poseur du film. Robert Downey Junior, le Münchhausen du cinéma, son T-Shirt Black Sabbath, sa petite triforce, son arrivée sur Shoot To Thrill. Tellement flamboyant qu’il se fait reprendre par Loki (scène bien maligne, d’ailleurs) machine de mort à one-liners et machine de guerre avec son armure. Ce personnage serait un candidat de real-tv, on dirait qu’il est over the top. Trop présent, trop « petit malin », temps de caméra bien supérieur, personne ne se doute qu’on est là un peu pour lui alors fatalement, le tout petit quota d’enjeu dramatique tombe sur lui… pour ne durer qu’une minute ou deux. C’est dommage, mais un charisme fou émane de ce type, on lui donnerait le bon dieu sans confession. Le revers, c’est que comme n’importe quel homme charismatique, il est rapidement gavant. Pour avoir vu le premier Iron Man, il doit être sous piles Duracell dans Avengers.
Haaaa, le grand blondinet. Le timing est bon : Canal s’apprête à diffuser Thor et je ne suis pas tellement emballé par cet univers. Intégrer la menace du film via sa mythologie est un choix, établir une fiction sur des costumes pareils et un grand gloubiboulga d’aliens et de mythologie nordique en est une autre. Basiquement, je n’ai pas tellement envie de mater un film basé sur un personnage concon, bourrin, sans réelle profondeur. En l’occurrence, Thor se fait voler la vedette par son frère, sort une réplique rigolote et sauve le monde avec son Mjollnir. Il pourrait peut être faire un duo comique avec Captain America qu’on appellerait « Le Service Après Vente des décalages temporels ». Bon Dieu, je raconte vraiment n’importe quoi.
Heureusement, y’a Hulk. Acteur inédit (si mon radar marche bien) ce personnage est, comme tout Docteur Jekyll, fascinant à regarder et à voir évoluer puisqu’il passe l’intégralité du film a être traité comme une bombe humaine. Tout le monde fait de son mieux pour faire semblant mais ça ne marche paaaaaas toujours, bref. A l’inverse de Thor, j’ai voulu en savoir plus sur le personnage, sur le trauma de base et sa manière de « gérer ses crises ». C’est la clé de toutes les situations bourrines, il sert de ressort comique dans des situations à la subtilité comparable au personnage vert, donc basse. En résumé, Avengers donne un énorme potentiel au Bruce et à son Johnny, toujours planqué derrière cet inoxydable calbute mauve (qu’il perd en regagnant son humanité, mais supposant qu’un truc de cette taille doit quelque peu glisser au réveil)
C’est kawaii tout plein (et un peu raciste)
Je ne sais pas ce qu’il en est de la 3D mais il faut préciser que c’est visuellement impressionnant, le film pouvant se permettre quelques courtes – mais fabuleuses – petites séquences épatantes dans des espaces très clos. De la même manière, voir tout New York se faire atomiser comme une construction en Kapla est aussi jouissif que de tout faire péter dans Minecraft – de la même manière, le travail sonore est assez remarquable : ce n’est pas la BO qui est mémorable mais cet acheminement d’effets sonores, de bruitages divers. Sans agresser frontalement les sens, on ressort de la séance un peu chamboulé : ce n’est pas un film à regarder dans une salle intimiste et un écran de la taille d’un rideau! Ca envoie de l’effet spécial à tout va (de manière trop voyante à une ou deux reprises) en oubliant la dramaturgie au passage, toujours. Petit moment mignon dans cette collecte d’autographe, petit moment Matrix Revolutions une heure plus tard, tout est oublié immédiatement après. On pourrait reprocher au film d’être un peu en pilote automatique, de ne jamais prendre de gros risques… et de carrément être bourrin quand il envoie le bon gros plan séquence d’ensemble. C’est une question de compromis : il ne brille pas particulièrement mais il n’a pas de défaut majeur : c’est un film qui va bien vieillir et qui est soutenu par sa légèreté, son esprit casual – on sauve le monde mais on le fait la tête sur les épaules, sans en faire tout un plat. Pas d’une intelligence folle, jamais très subtil mais sans réel défaut. Bon compromis.
Il y a Scarlett Johansson ET Gwyneth Paltrow dans le même film, je n’ai pas fini de les confondre. Je ne sais pas pourquoi, elles n’ont rien à voir. Ha et bon sang, ne vous levez pas dès le générique, on va pas vous tuer, il y a un stinger… et pour la véritable analyse d’un connaisseur, il va falloir aller chez ces derniers.
Unboxing d’une Dreamcôst
Chers amis, en me levant ce matin, j’ai décidé que j’en avais un peu marre de ne pas dépasser les neuf mille visiteurs uniques par mois. Je veux dire, j’ai enfin retrouvé mes statistiques post-déménagement, mais il m’aura tout de même fallu sept mois pour cela et c’est très très difficile de ne pas recevoir autant d’ego sur un laps de temps si étendu. Voyez ça comme de l’abstinence, c’est un peu la même chose, après tout.
J’ai donc fait jouer mes relations, j’ai souscris à des comptes Premiums un peu partout autour de moi, j’ai intégré l’équipe de Pruss Stort Batton et j’ai rejoint la rédaction de Gemablogue pour me faire un réseau en acier trempé. Après avoir servi des cafés à tout le monde, jackpot, j’ai enfin acquis une notoriété sans faille (en dix jours, c’est ça la puissance intellectuelle) et j’ai été chargé d’un reportage d’une importance capitale.
Je vais, devant vos yeux ébahis, vous faire l’Unboxing live de la Dreamcôst, la nouvelle Console de Ségay, prévue quelque part autour du 21 Décembre 2012. Voyons ceci.
Alors déjà on peut constater une boîte de forme fortement carrée, dans des dimensions qui avoisinent les 50x20x40. Un bon petit paquet de centimètres cubes de BONHEUR. D’ailleurs, on constate plusieurs fautes de frappe : il est marqué « Dreamcast » là en bas, mais je ne sais pas, ça doit être une édition collector ou quelque chose du genre. Rappelons que la Dreamcôst sera disponible au prix mirifique de 499 Dollars, j’ai envie de dire, un coût de rêve, il y a peut-être un lien après tout. Constatons ensemble cette sublime spirale qui sert de logo – Ségay s’est fortement inspiré du logo que porte Pso sur sa casquette en convention, c’est étrange – mais interrogeons-nous sur le choix de cette couleur. Bleu ciel, bleu relaxant, analogie à la cosmicité du produit. Bon, c’est un peu cabossé, mal nécessaire pour envoyer cet exemplaire en exclusivité vers la Cactus-Blockhaus où je rédige mes pavasses de journaliste. Ouvrons la bête!
Regardez moi ce contenu de qualité! La boîte nous accueille à bras ouverts, à l’intérieur, c’est emballé n’importe comment, mais nous pouvons tout de même voir que les petits chinois employés par Ségay ont eu la décence de bien emballer les fils autour de la manette. Aucun tiroir, aucun emballage, un choix délibérément roots qu’on peut saluer. Un geste honorable pour la préservation de l’environnement! La concurrence est rude et on sent une nette inspiration de la compagnie envers les premiers prototypes de Wii U. En effet, les manettes de la Dreamcôst ont un petit écran intégré qui, on peut aisément le spéculer, afficheront la température ambiante ou le jour le plus optimal pour procréer, sans doute. Une interactivité épatante avec le joueur qui ne fait plus qu’un avec la console. Soulignons tout de même la présence de deux, oui, deux manettes offertes avec la console, tradition bien oubliée de nos jours, oh ouiii haaAAAA fap. Aimez-moi, souscrivez donc à L’Usine Premium pour avoir des petits t-shirts à mon effigie.
MAIS OUI! C’EST UNE EDITION GOLD! La console est complètement jaune, seule une console sur trois est tirée telle quelle! Quelle chance, mes amis. On constate tout de même une étrangeté stylistique : la souris, elle, est blanche, et de toute manière elle ne sert plus à rien puisque plus personne ne connecte directement sa console sur la prise téléphonique. Étrange, peut-être en vue d’un Add-On. La console est aussi carrée que son emballage, attention à ne pas tomber les yeux en avant sur un des coins! Notez bien ces petites aspérités de part et d’autre du lecteur de disque : la Dreamcôst est dotée d’un mode « no-vue », pour les malvoyants, une réponse évidente à la poussée de la technologie 3D chez les concurrents! Quatre ports manette, une simplicité intelligente sur le maniement de la bête, la Dreamcôst est, à n’en pas douter, une future grande console du futur. La Dreamcôst, demain le monde!
Merci Ségay! N’hésitez pas à m’envoyer tout vos jeux par la suite! #Bisous!
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2 Comments
Le complexe du scaphandrier
Oh la la, idée de génie. Au lieu de me plaindre d’un truc pour la quinzième fois d’affilée, je vais clairement approfondir le sujet et faire un post plus ou moins détaillé. Bien évidemment, je ne prétends pas à l’exhaustivité mais cela fait un certain temps que je recueille des données, sait-on jamais, je vais peut être réveiller des vocations ou motiver des lycéens. Ouais, j’adore me mettre en position christique, c’est comme ça, la modestie fait partie des mes talents innés.
OYEZ OYEZ, PARLONS JOURNALISME.
Ce métier ingrat.
Je suis encore très loin d’y être et ça sentais le métier foireux depuis le collège. C’est terrible, parce que la profession est tsundere. Il va falloir en caguer des meubles pointus pour accéder à un métier à priori assez mal payé, instable, fantastiquement peu ouvert. Le problème est inhérent à n’importe quelle passion plus ou moins interdite : je kiffe ça et je le sais depuis longtemps. Inutile d’en faire une deuxième sexualité mais si il y a bien deux choses qu’un journaliste vous dira, ce serait 1) « Tu sais, en fait je suis timide » et 2) « J’ai toujours voulu faire ça ». A ce stade, impossible d’y arriver par hasard.
Ci dessus une racaille journaliste travaillant pour Arbres-en-fleurs Mag
Permettez moi de poser quelques limites. Pour moi, il n’y a pas de journaliste sans carte de presse, ce fantastique sésame qui s’obtient selon des conditions bien précises : exercer la profession depuis un minimum de mois ET, basiquement, en vivre. Il faut donc prouver que plus de la moitié des revenus viennent de vos publications et… montrer un casier judiciaire récent mais ça ne devrais pas poser de problèmes. A partir de là, faut savoir ce qu’est un journaliste – confondre avec un présentateur ou un chroniqueur serait une erreur facile mais je ne vais pas vous prendre pour des débiles. Non, j’aimerais poser une limite sur une idée qui est en fait à la source de ce post :
Le journalisme et les jeux vidéo sont ils compatibles? Heeeeurgh. Question fort touchy. Disons que pour rejoindre la secte, il faut d’abord s’y imprégner et s’y croire un minimum, quitte à faire péter le mot sur votre première carte pro. En revanche, je suis franchement persuadé que ces deux notions sont incompatibles – vous savez pourquoi? Je crois qu’on parle davantage d’un métier de rédaction. Il est évident que le jeu – médium culturel comme un autre, nous sommes bien d’accords – offre les mêmes opportunités : interviewer des gens, établir des relations, rédiger des pavasses et même fonder des périodiques pour ceux qui auraient passé un pacte faustien. Honnêtement, si j’ai un jour l’opportunité d’avoir un emploi régulier sur un magazine atteignant le niveau d’Edge en France, je n’aurais aucun scrupule à accepter. Mais…
… il faut peut être tuer dans l’œuf des vocations un peu… adolescentes. Raisonnement un poil manichéen que voilà mais représentatif de ce que je constate : il y a la haute, les investis, travailleurs… et les autres qui pensent faire carrière en pondant quelques textes sur des sites spécialisés. Ce que je veux dire, c’est que tous ne distinguent pas hobby et boulot. Ce site est un hobby. Faire un test serait Press Start Button serait aussi un hobby. Nolife? On tourne davantage vers le boulot : plannings serrés, fatigue du gamer, dégout du jeu au final, ce serait dommage, non? Demandez à un pro : il vous dira que ça atomise la passion. Enfin, une dernière idée un peu péteuse mais néanmoins personnelle : c’est pas super ambitieux.
Ca n’empêche pas le concept de journalisme et celui de loisirs d’être compatibles : le métier peut englober un certain nombre d’acceptions, de spécialités ; Actualité, Politique, Sports, Loisirs… les grandes écoles vous demanderont une globalité de connaissances un poil effrayante mais cela prouve que du moment que vous vous vous intéressez à un domaine précis, vous êtes de facto capables de bosser en amont dessus, sous peine de faire preuve d’ouverture sur d’autres domaines. Le journalisme culturel reste un truc peu nécessairement très peu ouvert : il faut généralement s’inscrire dans un mix entre Hunger Games et Tout le Monde Veut Prendre Sa Place et détrôner à l’usure le méga spécialiste de votre papier qui bosse seul depuis vingt ans. Au pire, on peut toujours faire comme dans Le Couperet et mettre du polonium dans le café de votre cible. Hmm?
Bon, c’est là que les problèmes commencent. Profession fermée? Inutile de vous faire un topo sur la diversité des médias aujourd’hui, de vous faire un speech sur le dématérialisé et sur le coté « échelon façon Sims » du bazar. Faire des études. Etre diplômé. Faire un stage, faire un bon boulot, intégrer une équipe. Mourir heureux et avoir la certitude de faire un métier fondamentalement intéressant. Parcours tous sauf calibré!
ET VOILA LE PROBLEME : le cercle d’initiés se réduit peut à peut et la demande réclame du jeune « opérationnel ». Ca veut dire quoi? Etre formé par une grande école. Ces dernières évitent le coté un poil trop théorique des filières Infocom, par exemple, notamment en imposant un stage entre la première et la deuxième année. En gros, les diplômés arrivent généralement vers leurs 23-24 ans et repartent deux ans plus tard, diplômés et parfaitement formés à leurs branches, réseau en plus.
De l’importance du réseau : Dites vous qu’il y trois modes d’interactions sociales dans ce contexte. 1) Copiner. 2) Se faire un réseau. 3) Faire des gâteries à gauche à droite. Sont compatibles : 1 et 2, 1 et 3 dans les cas extrêmes, 1, 2 et 3 pour les plus libertins, mais certainement pas 2 et 3. Pourquoi vouloir faire un métier de communication si on ne s’inscrit pas de base dans une démarche où on va vers l’autre? On veut s’orienter dans un métier où, de base, on rencontre des gens pour en tirer quelque chose… il est donc important de savoir aller vers autrui et, parfois, se vendre un peu. Argh. Il y a deux poids deux mesures, mais on peut montrer ses compétences sans pour autant s’agenouiller.
LE PROBLEME, EPISODE DEUX : Il y a donc une fabuleuse dichotomie entre les écoles « reconnues par la profession/l’état » et « les autres ». Il faut lire « les autres » de manière nonchalante, presque vacharde, imaginez une bulle qui coule dans une BD avec ces deux mots dedans. Non pas qu’elles offrent de mauvaises formations mais les « vraies », en oppositions, sont des portes ouvertes quasi-automatiques… c’est statistique! Ces mêmes écoles sont également de parfaits lieux de rencontres avec des journalistes connus et reconnus! Pensez réseaux!
C’est là que les emmerdent commencent. Supposé que vous en intégriez une, il faut y mettre le prix : le coût d’une formation peut atteindre les cinq chiffres. Deuxièmement, il y en a neuf, elles sont toutes très centralisées… et nous ne sommes pas tous Parisiens par définition. Enfin, et c’est limite le plus facile, il faut être de niveau Bac +3. Ce n’est qu’une malheureuse donnée : on y trouve autant de possesseurs de Masters que de scientifiques en Hypokhâgne – bien plus qu’on ne pourrait le penser, parfois la majorité! Être « formaté » n’est pas une donnée nécessaire non plus, être atypique et sérieux n’est pas interdit! … et enfin, il y a fantastiquement peu d’élus, énormément d’appelés – tout en sachant que la marge de manœuvre est interdite aux plus de 25 ans. En gros, cette année, coup de filet sur ceux nés avant mi 1986. Vous êtes dans mon cas et êtes nés mi-90? Vous avez encore trois rounds pour tenter votre chance. Okay, voilà donc les neufs voies possibles pour intégrer une grande école de journalisme.
Moi en épreuve de culture générale
Le Centre de Formation des Jouralistes (CFJ), école parisienne, inscriptions jusqu’en Mai, concours un mois plus tard. Sérieux à en mourir, cette formation nécessite une batterie fantastique d’examens. Comme dans toutes les écoles, il faut passer le cap de l’admissibilité puis celui de l’admission. C’est parfois l’écrit, puis l’oral, ce n’est en l’occurrence pas le cas. Les écrits : Maîtrise de la Langue Française, Rédaction d’un Synopsis d’Article, Actualité, Culture Générale, Créativité, Sujet d’Actualité. 6 épreuves.
Vous y êtes arrivés? Putain, respect… mais il faut encore passer par l’épreuve reine, la « journée marathon » – réaliser un reportage sur un sujet tiré au sort le matin même. Vous revenez à l’école le soir et rédigez ce qui fera votre destin. Ajoutez bien évidemment à cela un oral de motivation et d’anglais, hé, ce serait bien trop simple.
L’institut pratique du journalisme fait preuve des mêmes modalités. C’est peut être de là que vient son nom, c’est super pratique, non? Passer les concours en parallèle avec le CFJ et… l’Ecole Superieure de Journalisme de Lille (exemple numéro 1 en dehors de la Capitale) permet non seulement d’avoir des tarifs dégressifs mais aussi d’avoir un centre d’examens proche de chez soi. Les épreuves font partie du même paquet collectif. EN GROS, HEIN.
Pour le CELSEA, institut public, c’est un tout petit peu trop tard… les épreuves viennent de se dérouler, elles comprenaient : une synthèse d’articles, une épreuve de créativité, le fameux couple Culture Générale et Connaissance de l’Actualité (dont le niveau est un micro poil moins élevé qu’au CFJ) et une épreuve d’Anglais qui ne réclame pas vraiment un niveau minimal.
Science Po Paris a également ouvert un master pro. C’est également trop tard puisque les procédures se terminent fin Janvier, le concours se limite à une « bête » synthèse de dossier en quatre heures. Cette année, il était question de démographie et de propriété intellectuelle… mais pour faire partie de la trentaine d’élus, il faut aussi se souvenir que le dossier, probablement le truc le plus laborieux à monter de tout les temps, est épique : demi douzaines de textes à fournir, recommandations professionnelles, recommandations académiques, notes intégrales, mémoires et expérience pro à fournir, niveau d’anglais attesté B2 obligatoire : voilà voilà. Deuxième étape : passer l’oral qui, malgré son jeune âge, est déjà connu pour être nazi. Cela ne va pas dire que vous allez être évalué par J. Mengele mais bien que la proportion du coup de filet est égale : les deux se préparent de manière équivalente.
L’IFP clôture ses téléchargements de dossiers demain. Il vous sera peut être difficile de réunir toute la paperasse nécessaire mais cette école, toujours parisienne, est un mix amusant entre la trinité et Science Po : il vous faudra attester d’un mois de stage – éventuellement entre l’inscription et la rentrée – en plus d’un autoportrait et des notes fournies. Épreuves façon tri-concours.
Je connais si peu de choses sur les trois dernières, situées respectivement à Bordeaux, Marseille et Grenoble que je vais laisser cette fabuleuse synthèse de L’Etudiant faire le sale boulot. Han!
Au delà de ça, la préparation de ces concours reste un marathon formidablement exigent : si le niveau d’Anglais est normalement plus ou moins acquis à se stade, que la créativité est (et doit) être votre truc et que l’esprit de synthèse vous habite comme l’esprit des feuilles mortes habite Pocahontas, les épreuves d’Actualité et de Culture sont VOTRE PIRE ENNEMI. Il faut travailler cela en amont comme vous faites votre réseau pro : exploiter n’importe quelle faille, penser tentaculaire, that’s what she said. La méthode Puf est la meilleure : lire un quotidien chaque jour, le consigner, exploiter n’importe quelle piste, n’importe quel creux de connaissance. C’est épuisant, totalement incompatible avec toute autre forme d’étude ou activité professionnelle, je m’y met après ma première branlée sur le sujet mais suck it up, c’est juste nécessaire. La pluralité des sujets abordés dans ces questionnaires (et ce ne sont PAS des QCM, non mais) sont à l’image du niveau de précision qu’on va vous demander. Bref, il faut chercher partout, tout le temps, comprendre tout ce qu’on ne maîtrise pas, connaître ses chiffres, ses noms, ses faits, ses enjeux. Se transformer en champion de jeu télé… à vingt piges et quelques.
Mais au final, l’instinct de l’étudiant reprendra toujours le dessus.
Par exemple, je suis en plein processus, tout en pondant ceci (7-8 heures par semaine) et terminant ma Licence 3 (25 heures) et en exerçant mes petits débuts là et là pour quitter au mieux la catégorie hobby (5 autres heures) … il faut donc ajouter la préparation quotidienne (10 heures) Il n’y a pas de piège, c’est épuisant. Un peu impossible. Cela nécessitera probablement plusieurs tentatives, les Masters Adaptés, les prépas, en attendant, existent pour parfaire ses connaissances en attendant le prochain Round. Bon, ces Masters sont sélectifs aussi.
Et n’oubliez pas qu’une fois que vous aurez vaincu tous ces obstacles, vous serez traités comme du caca pour un salaire de misère. Se sortir de la pige sera un obstacle. Je peux vous assurer qu’en étant à peine sur le tout début du processus et l’enfer est palpable, sa durée palpable… mais belle valorisation à la clé. Le tribut à payer pour faire un métier cool et se faire insulter par Mélenchon est là. Gloire aux vaincus, que la Force soit avec vous.
Maintenant, une question dans la catégorie « ego ».
Le 500è post approche à grands pas. … on fait quoi?
Comme dans du beurre
(Non, je n’ai pas échangé les titres avec le post précédent)
Attention, article insight. J’ai dû commencer une quinzaine d’articles avec pour accroche quelque chose du genre « Les Japonais me font peur » ou « Les Japonais sont des gens effrayants. » Je dois avouer que j’ai du commencer une autre dizaine d’articles par « J’ai du commencer une quinzaine d’articles » mais toujours est-il que le Japon n’est pas un grand fantasme en ce qui me concerne… C’est même celui de peu de gens, même parmi les plus fiers otakus : les autochtones font un peu peur. Ils parlent une langue incompréhensible, ne se touchent jamais (se tenir la main, c’est déjà faire du sexe en public) et cultivent un formalisme un peu flippant. Tenez, le week-ender dernier, il m’est arrivé un ensemble de trucs rigolos, et on peut en tirer pas mal de conclusions simples. Mon acheminement va être un peu diffus pour arriver à mon sujet « principal » mais je vais vous réclamer un peu de clémence pour cette fois.
Bref, le journalisme total, c’est mon dada, ma vocation, mon fils ma bataille. Probablement mon futur métier. Quelque part entre une chance sur deux et une sur trois, sans compter les fluctuations du marché et les bus qui peuvent vous passer dessus sans prévenir. C’est idiot, puisque la voie royale pour intégrer ce corps de métier réputé impénétrable, c’est d’intégrer une grande école au préalable, donc d’avoir un beau dossier, auquel j’aurais pu ajouter une expérience pro et une recommandation pro à une pauvre semaine de différence, mais ça ne fait rien, j’irais quand même aux cours sans avoir été reçu, ils finiront pas s’y habituer. Ce que je veux dire, c’est que j’ai eu la chance d’effectuer ma première pige et qu’il y a pas mal de trucs à en tirer, ne serait-ce qu’après deux jours de boulot, rien de plus.
Ma mission était d’aller interviewer le groupe Buono!, aller à leurs concerts du lendemain et en tirer deux posts qui seront bientôt – je croise les doigts parce que ça coince niveau papotis papotas avec le soleil levant – publiés sur Journal du Japon. Deux grosses choses. C’est une grosse pige, mais c’est évidemment bénévole. Je tue pour de l’expérience à ce stade alors ne vous enfermez pas vous même dans la précarité parce que vous auriez pris mon cas comme étant universel – pour un étudiant, faire un vrai texte peut rapporter pas mal fonctionner à la tâche comporte nombre d’inconvénient. Enfin, je vous reparlerais de ça quand je saurais vraiment de quoi je parle.
Par contre, je ne sais pas si une idole qui tient et JOUE d’un instrument sur scène est seulement concevable
Deuxièmement, je ne connais rien de Buono. Enfin, jusqu’à cet instant, le monde des idols m’était complètement inconnu et je n’avais aucune fichtre idée de la popularité de ces trois filles… comme je me suis amusé à le répéter partout, balancez un groupe comme Oasis quelque part en Corée, tout le monde s’en fichera, sauf la niche de 40 fans qui attendaient ça depuis la nuit des temps. Pour votre gouverne, c’est un groupe issu de deux autres formations, mobilisé pour un travail précis (les openings de Shugo Chara) qu’on a gardé ; visiblement, ça plaisait et ça continue à plaire. Je dois vous avouer que mes préjugés sur ce type de musique étaient assez forts : je vois ça comme des matriochkas qu’on exploite jusqu’à la mort – enfin, plus précisément, jusqu’au porno – ne servant à débiter qu’une musique archi industrielle et mécanique. Ca rentre quand même en contradiction avec l’enthousiasme des fans, jamais là par hasard. Vous pourrez me dire « ouais mais hé LMFAO et Justin Bieber ont des millions de fans » mais n’oubliez pas que la tranche d’âge n’est pas la même. Buono!, c’est des fans adolescents, de jeunes adultes, des adultes et quelques enfants perdus. En gros, le mystère était entier et je ne suis pas vraiment sûr d’être débarrassé de ces clichés après coup. La musique en tant que tel, j’y reviendrais, mais l’intégralité du service de presse donne l’impression de surprotéger trois idoles (là, j’emploie le terme plus religieux, qui s’oppose au profane) intouchables et sans vies privées. Que dire que dire?
Notre entrevue se passe donc dans les locaux de Nolife. Diantre, Nolife. Je met cette rédaction sur un piédestal et y poser les pieds était rigolo, entre le Seb qui bosse sans rien dire, le Alex qui joue sur la borne d’arcade, la Suzuka qui te regarde d’un air interrogateur mais que tu snobes royalement parce que tu relis tes notes, le Cyril qui te fraye un chemin dans les tooooout petits locaux pendant que tu penses très fort à tout ces moments où Compil te faisait peur, plein de bonnes choses. Les filles sont envoyées en shooting, une heure et demie se passe, le temps de papoter avec untel et untel de tout et de rien, de fantasmer sur la petite salle presse où trônent machine à gaufres, pot géant de Nutella, capsules expressos et tout le tremblement. Voilà l’heure… d’échanger les cartes et c’est là que mon paragraphe sur le formalisme sert à quelque chose. L’échange de carte au japon, c’est un rituel. Tu n’as pas ton nom sur un bout de papier? Tu n’es rien. Il y a une manière de donner, de la recevoir, de la contempler comme si on venait de te confier la clé de la mallette nucléaire, etc. De toute manières, à force de se formaliser sur les préliminaires japonais, ce n’est jamais arrivé et nous nous sommes contentés de faire ça entre gens dépêchés pour l’occasion. Bref, avant de découvrir la musique des idoles, l’objectif était de ne pas déclencher un conflit diplomatique sino-français. Objectif rempli de mon coté, je les ai même épatées avec mon honto ni arigato coincoin, le superlatif du merci, petite astuce qu’on m’a très sagement glissé.
Airi, Momoko, Miyabi, dans un style pas super beau
Comment ça se passe? Après les gars de Coyote, les filles se relaxent (comprenez : elles glandent pour le fun) et nous les recevons, toutes les trois, hyper propres sur elles dans leurs tailleurs roses respectifs, quelques badges façon Beatles joliment épinglés. Je crois que je venais de comprendre ce que l’autre voulait dire en chantant « poupée de cire, poupée de son » – on a l’impression de voir trois automates à la peau la plus lisse jamais vue répondre aux questions en faisant de grands « haaaan » « hiiiiiii » et autres injonctions rigolotes. L’interprète est une crème, chacun une question, on revient au premier, tout se passe bien, comment ça il faut écourter les choses après seulement un quart d’heure, rendez moi mon interview, elle se passait tellement bien… claquages de mains, débriefing et en avant vers de nouvelles aventures. Moralité : les stars n’ont pas beaucoup de temps pour vous. Enfin, si, leur staff daigne peut être vous accorder la moitié d’une demi heure initialement impartie, mais que voulez-vous, une heure de shooting et une demi heure de glande, c’est dur quoi. Buono, au naturel, ce sont trois filles tout à fait charmantes qui répondent des trucs jamais idiots, rarement avec un ton du même acabit. Oh, bien sûr, on repère qu’elles sont un peu programmées. Par exemple, quand Airi-bot dit à qui veut l’entendre que sa musique distribue de la bonne humeur et de l’énergie, ou que Momoko-bot arrive à nous sortir modestement qu’elle est la fille la plus mignonne du Japon, il faut bien rire extérieurement et froncer des sourcils intérieurement – essayez chez vous, c’est pas évident – mais il y a de quoi établir un certain compromis entre communication et décontraction. Les idoles n’ont pas trop l’air d’être des poupées lâchées au service de la mafia, de la musique d’ascenseur et du pognon au détriment de leur propre avenir. Enfin, si, peut être un peu. Je ne sais pas, je suis confus. N’hésitez pas à partager votre expérience si vous êtes idole de J-Pop.
Ca ne fait rien, gardons le moral
Car après cette première expérience rigolo venait le concert, à la Machine du moulin Rouge, salle huppée, rose, à l’ancienne, avec bar, balcons et escaliers où on peut tenter de se frayer un chemin parmi la horde de fans. Ouaip, ça confirmait que les fans existaient bel et bien et qu’ils étaient nombreux au rendez-vous. Un fan de J-Pop en concert, ça fait quoi? Ca ne pogote pas, ça ne danse pas, ça fait une espèce de mouvement sur pogo-stick statique en baladant son truc fluorescent… pas très rock and roll tout ça, mais au moins, il est certain qu’il se dégage du public une très grande sincérité, une réelle envie d’être là. Tant mieux. Les filles, elles, apparaissent sur scène pile à l’heure après un petit show vidéo mettant l’emphase sur le coté « grande première du concert ». Un show extrêmement calibré : très court, un peu moins d’une heure et demie, sachant qu’il y a eu une trèèèès longue intervention du staff qui n’a jamais servi à rien, qui ne faisait pas le show, qui passait (et perdait) le temps, dommage. Une chanson, deux autres, un peu de « Bonjour Paris Desuuuuu ~ » et voilà, on se retrouve déjà à réclamer un rappel qui ne viendras jamais. Il s’agit de distinguer deux trucs bien différents dans ce genre de concert : la musique et les artistes ne font pas bon ménage. Comprenez que les trois filles dansent seules sur scène, le micro à la main – pas le moindre instrument, elles chantent sur une piste à part… non pas que ce soit moins bien mais il est plus facile de véhiculer de l’énergie une gratte dans les mains.
Si les filles définissent elles-même leur musique en tant que « musique de soutien », sensée redonner du Peps aux étudiants désœuvrés et autres amateurs de power rock très (très) (trèèès) gentil, quid de la musique en live? Le problème est énorme : ça s’oublie très vite. Non pas que ce soit réellement formaté – Buono brasse quelques genres, on a même frôlé les ambiances technoïdes le temps d’une intro – mais le groupe véhicule tellement les valeurs du sucre, des licornes et de l’amour que l’ensemble manque de profondeur. C’est de la pop, énergique certes, creuse, certainement. Pas mal de morceaux seraient parfaits dans tels ou tels jeux vidéo mais trois lolitas sur scène n’arrivent pas nécessairement à en faire quelque chose de passionant. Le problème vient surtout des filles : extrêmement statiques, leurs mouvements sont très saccadés, presque fatigués, je me suis demandé à une ou deux reprises si je n’avais pas des mamies en face de moi, embêtant quand même. L’interaction avec le public est vraiment faible, les effets de scène inexistants, elles sont juste là pour balancer la sauce le temps d’une heure… et si c’est bon techniquement (le larsen est là pour ne rappeler que ce n’est pas du playback) la musique ne rentre pas dans le domaine de l’immémoriel. La pop japonaise, c’est une tout autre vue de l’esprit : ce sont plus des mélodies que des riffs, plus des voix calées les unes sur les autres que des harmonies (inexistantes) plus l’énergie des fans que l’énergie des vedettes. Là encore, j’avais vraiment l’impression qu’on donnait ce que le public réclamait, pas ce que le groupe pouvait créer. J’en ai donc profiter pour m’installer quelque part, prendre des notes et manger une délicieuse viennoise au chocolat.
Après, je suis un peu injuste, les filles savaient quand même faire un minimum de don de soi. Dommage que l’approche aie été un peu littérale, puisque le temps des quatre dernières chansons, on les voit se changer et adopter des poses un poil aguicheuses… hé, calmons nous, elles ne sont pas toutes légales et ça reste contradictoire avec l’image qu’elle essaient de se donner d’elle même – inaccessible, de passage-éclair. Tiens, je suis du même avis que la plupart des gens qui hurlaient son prénom, j’ai un petit mini-faible pour Miyabi mais bien parce que c’était la plus pro des trois. Sinon, ce n’était pas aujourd’hui que mes à-priori sur le genre allaient être chamboulés. Peut être que c’est un genre à textes si ça se trouve, je ne le saurais jamais. Elles sont retournées dans leur pays, peut être qu’elles sont exploitées, peut être qu’elles sont vouées à faire du porno et à jouer les miss Japon pendant quinze ans, ce n’est pas mon problème, mais musicalement, ce n’était pas vraiment ça. Si il y a des fans pour elles, tant mieux.
En conclusion, on peut dire que la J-Pop n’est pas mon truc et ne le sera probablement jamais. Merci à Thomas pour m’avoir rencardé et m’avoir permis de mettre le premier doigt dans l’engrenage, et merci à Céline d’avoir fait appel à moi. Scrutez mon flux Twitter pour les deux posts correspondants!
Cette fois encore, je participe à Respawn en live sur Radio01.net, ce samedi soir à 21h. Avec Azmar et… Amo. Ca risque d’être intéressant… et je parlerais Real Tv ricaines dans le café Synops du Samedi suivant. Le Samedi d’après, je serais à Londres, Trololo.








