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2014

C’est loin d’être le premier post du genre. Pour d’autres awards, pour d’autres notes d’intention, voici les précédentes vignettes. Ai-je évolué depuis toutes ces années ? Sacrée bonne question.

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CCA

Salut, c’est Concombre. Ça va ? J’ai 23 ans, je suis toujours étudiant, journaliste super-débutant, je bloggue beaucoup, mais nettement moins depuis quatre mois. 2013 était une année intense. Pour tous, pour moi, pour l’actu, plus que jamais, un vrai flux à gérer. Dans toutes les pratiques culturelles, en high-tech, dans l’actu généraliste. Aaron Swarz, Anon, la Corée du Nord, les Google Glass, la Syrie, le mariage gay, les Shebabs, Hollande qui ne fait rien contre La Finance, son ennemie jurée, et le FN qui aura eu une pertinence médiatique record. CA FAIT PEUR ! Pour oublier ça, on picole entre amis au Kawaii Café. Beaucoup de bons albums à se mettre sous la dent aussi, peu de pop, quelques trucs qui bougent. Des découvertes, formidâââbleuh ou pas. Des innovations. Un petit écran qui fait du surplace, la TNT qui fascine, quelques bonnes séries. Un française ou deux parmi tout ça. Des expos. Quelques scènes. Des concerts inratables. Beaucoup de mèmes et de faits sociétaux. Beaucoup de bons films, consacrés à la culture de l’imaginaire et aux bonnes idées visuelles. Et bien sûr, prétendre maîtriser tout ça.

C’était un peu fou cette année. J’ai l’impression que toutes les impaires sont comme ça, avec une période de jachère pour alterner. A tous points de vue, des blockbusters, des AAA, encore une actu JV chargée. C’est fini, on arrête de parler de crowdfunding, de communication et de la chute du retail, le mal est consommé. Place à une nouvelle génération – qui pue un peu « l’esthétique Smartglass » et les microtransactions – A ce niveau là, on aura surtout cette poussée de la notion « d’indépendant » qui se divise en deux parties – le prétentieux infamant et les autres. Notion somme toute subjective qui dépend surtout du fandom et des joueurs, amha. Gone Home aura été le machin le plus polarisant de l’année, alors que Depression Quest – qui s’approche davantage du serious game – a échappé à ce genre de jugement. Personnellement, sorti du rythm game, je suis un peu perdu. Le rayon jeu s’est un peu plus fourni avec des magazines de qualité. Quelques AAA attendus depuis toujours, concentrés en mars, puis GTA V qui défonce tout. Mon cœur a été emporté par la saga Persona. Bref, une dernière généralité : UN FORT BON CRU. Et ouais, je mets toujours le jeu en avant, parce qu’un jour l’idée que c’est la forme de pratique de l’imaginaire la plus poussée qui soit s’imposera à tous. Peut être.

Regardez ! Le casting de Persona 3 et 4 pose pour vous souhaiter une bonne nouvelle année.

S’il ne fallait retenir qu’un univers en 2013, ce sera celui là. Un mélange entre des idées à la Stephen King, Digimon et un excellent RPG japonais. La traversée de Columbia était un autre fabuleux moment de l’année, il est vrai, mais il n’a pas ce petit cachet niché qui scelle le truc.
Je sors d’une année difficile, remplie de défis en tous genres, parfois relevés, parfois non. Je fais mon possible pour être rigoureux sur mes prochaines tentatives (toujours les fameux concours) et ça veut dire moins de gros textes ici. D’ici septembre, si tout va bien, j’ai mon – potentiel premier – Master en poche. Je vous souhaite le meilleur dans votre parcours. A vous d’avoir la volonté, le travail derrière, la chance adéquate pour saisir vos opportunités. Vous avez écouté le podcast Boudoir Gambetta ? Une carrière réussie semble s’équilibrer entre la moule que vous dégagez et votre capacité à l’exploiter. En ce qui me concerne, je me suis engagé pour maîtriser plusieurs domaines à fond : culture pop, histoire littéraire, actualité, puis la japanime un peu moins. Une vraie foutue course de fond. Peut être moins de JV cette année ? Allons, ne soyons pas fatalistes. C’est la fête pour vous, ça signifie surtout des articles plus courts.
Voilà, ce blog est proche de la mort clinique, et je vais continuer ce rythme fantastiquement sporadique pour encore quelques temps indéfinis avant de passer à autre chose. N’hésitez pas à commenter, vous êtes timides depuis la rentrée, je vous lis toujours avec joie. N’hésitez pas à continuer à lire tout simplement, ça me fait toujours plaisir. Herm, ça faisait un peu pervers narcissique comme formulation.
Je ne me perds pas dans des généralités, vous voyez le topo. « A toi de jouer ! », disait l’autre chevelu multicolore.

Comme l’année dernière, du coup :

Dix petits moments cultes de JV en 2013 (parfois avec un peu de retard) : 

– Ce moment dans Spec Ops : The Line où tu comprends que OUPS TU AS GRAVE MERDE.
– L’animation de Teddie qui tape du pied quand il est pas content dans Persona 4 Golden
– Le boss final de Pokémon X. Thématisée fée, bien sûr. Le line-up, l’ambiance, l’excellente musique.
– Le seul et unique jump scare de Bioshock Infinite
Le niveau musical de Rayman Legends qui se révèle être une reprise mariachi de Eye Of The Tiger. Ultime.
– Ta meilleure copine d’Animal Crossing qui vient fêter ton anniversaire ! Et qui se barre quelques jours après ! Connasse !
– Ce monsieur de Papers, Please qui arrive à se gourer et présenter deux passeports différents. Bonjour, tu va parler aux gentils soldats !
– TREVOR EST UN HIPSTER. UN PROTO-HIPSTER. (GTA V)
– « La définition de la folie » et le regard de dingue de Vaas Montenegro (Far Cry 3)
– Être un demi-dieu à poil, faire des bonds de trois kilomètres d’immeubles en immeubles avec la marche de Radetsky en fond sonore (Saints Row 4)

ET DONC.

L’award « Niquez-Vous » de la sympathie langagière revient à « Chie », qui s’est soudainement substitué à « Merde ». Depuis quelques temps déjà, il est vrai, mais là ça c’est généralisé. D’où ça sort, déjà ? Nul ne le sait. Ça vient peut être de CPC. Saviez vous que Games And Wario y a reçu un 8/10 ? Hahaha ! Ce jeu de chie.

L’award Miss Usine 2013 revient à Naoto Shirogane, de Persona 4. Première dauphine : Nonon Jakuzure, de Kill La Kill. Mais voilà, un reverse trap, c’est imbattable.

L’award de l’awkwarderie sociale, décrétée grande cause nationale en 2013, est attribué à l’épisode 3 de WataMote, toujours dans nos cœurs. En manga, c’est deux fois plus douloureux.

L’award de l’imitation hilarante de l’accent canadien revient au « Câlisse c’était énorme s’braquage lô, on va s’rentrer et s’manger une bonne poutine« , toujours dans nos coeurs

L’award Laurence Haïm du meilleur compte parodique revient à @100000000e, qui est à mourir de rire et qui, mine de rien, a établit tout une petite grammaire de niche sur les internets et tout ce qui popularise les caps locke est automatiquement sympa.

L’award Haim du groupe chiant revient à Fauve, qui fait probablement des comptes parodiques à son sujet, bref, ils essayent vraiment très fort mais ça ne nous détourne pas que c’est un peu du fap tout ça

L’award Destination Finale revient à « Prendre un train en juillet 2013 »

L’award SUUS de la chronique sympa non vraiment c’est sincère revient à Crossed. Avez vous déjà vu Crossed ? Karim Debbache, ce saint homme, parle des films issus ou thématisés sur le jeu vidéo. C’est intelligent, didactique, il y a des Gilles heureux dans le fond. Maintenant qu’Usul se barre, il va porter JVC un peu à lui tout seul.

L’award du meilleur mangeage de spaghettis en gros plan, bouche ouverte et air perdu est attribué à l’incroyable performance d’Adèle Exarchopoulos dans La Vie d’Adèle. Bon, ok, elle était seule dans sa catégorie, mais je suis vraiment surpris qu’un tumblr « mange comme Adèle » n’ai jamais vu le jour

L’award du hashtag patriarcat est attribué à ce moment dans Kill La Kill où on voit de l’underboob et du sideboob. Vous l’avez remarqué ? C’est très subtil, par moments, il faut ouvrir l’œil et le bon.

L’award du déficit d’attention est remis à l’anime Joshiraku, pour l’ensemble de son œuvre

L’award du petit moment rigolo de ciné revient à ce passage du Dernier Pub avant la Fin du Monde où nos cinq héros marchent en rythme sur Alabama Song. Une petite pépite toute simple dans un film sympa mais qui manque cruellement des fantaisies de Scott Pilgrim.

L’award du lieu commun chiant du jeu vidéo est attribué à « c’est le flic qui l’a fait ». Oui, ben, ça datait déjà d’Heavy Rain et ça rend tout un poil prévisible maintenant.

L’award du flanquage-d’un-bon-scénario-par-terre est attribué au stinger de Bioshock Infinite, si on en croit un bon paquet de joueurs. Un stinger qui a tué le jeu, tué Aaron Schwarz, provoqué la seconde guerre mondiale et enraye totalement cette conclusion et cette introduction de oufs guedins. Vraiment, ce stinger n’était peut être pas une bonne idée.

L’award de la run de petit malin de The Stanley Parable consiste à faire strictement l’inverse de tout ce qu’on vous demande. C’est le réflexe qu’on a tous, mais on oublie de sauter sur la passerelle en contrebas quand on monte sur la plate-forme mouvante. Tout le reste est du caviar. (Si ça pouvait dire quelque chose ce serait un poil mieux)

L’award du meilleur appuyage sur un bouton d’ascenseur – celui là, vous le voyez venir – revient à l’incroyable méthode Booker DeWitt, poing fermé, grand coup sur le coté. Bravo, votre virilité n’est plus à prouver.

L’award de la façon la plus maboule de clamser, offerte par l’animation mais surtout par DanganRonpa revient à « être transformé en beurre à cause d’une extrême force centrifuge et être mangé avec des pancakes »

L’award de la personnalité politique sympa, genre ça aurait pu être Christine Boutin mais respectons le running gag svp est attribué à Nadine Morano, toujours plus Nadine Moranesque sur les écrans et les réseaux sociaux. Je crois que c’est le cinquième voire sixième award que je lui remet. Elle va survivre à ce blog, quoi, merde.

L’award Willie Pete de l’info foireuse mais bon pff on va la pusher quand même revient à « Burger King ouvre à Saint Lazare » (2012-2013)

L’award du perso mal écrit revient à Lara Croft. Merde quoi, il ne manquait pas grand chose pour que Tomb Raider soit un très bon jeu, mais avec le mastodonte de Ken Levine juste à coté, ça fait un peu tâche.

L’award du Petit Malin revient à Yann Barthès dont l’émission commence un peu à montrer ses faiblesses. Soit c’est moi qui grandit, soit autre chose, mais la balance entre l’infotainment et le donnage de leçon systématique commence à un peu se voir. Il y a plein de bons moments mais noyés dans beaucoup de conneries et de whining sur le journalisme, ce qui les empêche d’avoir du temps pour… en faire, on a parfois l’impression qu’ils se la jouent sérieux toute une émission pour le quota. Cette incroyable condescendance envers le jeu vidéo et le high tech en général n’aide pas vraiment.

L’award under the radar du truc dont j’aurais vraiment dû vous parler revient sans soucis à Papers, Please. Comment rendre la bureaucratie fascinante ? Un vrai jeu qui aura contribué à populariser cette idée que non, l’indé n’est pas nécessairement prétentieux, qu’il peut y avoir des idées et des concepts de fou. C’est court mais intense et addictif.

chielapin

Hé non, c’est l’année du cheval ! Tu t’es encore plantée Chie !

L’award…
… de l’anime
WataMote*
… du manga L’Attaque des Titans
… du personnage Tomoko Kuroki
… de la série The Newsroom
… de l’épisode « Unintended Consequences (The Newsroom 2×04) »
… du single Some Nights
… du concert Phoenix, Rock En Seine
… de la convention JaPex
… du film Le Congrès
… du jeu vidéo Persona 4 Golden
… du site Reddit

* Vraiment pour ne pas mettre l’Attaque des Titans deux fois.

Et donc et donc et donc, une très bonne année à vous.

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2013 // Noisepunk

 » – Tu lis les commentaires ? Il faut pas lire les commentaires. Ça va te rendre dingue. »
 » – Haha ! Comme si tu le savais pas déjà. »
 » – C’est pour ça qu’on t’aime, je suppose. »

JANVIER

On s’était donc quittés sur les Mayas, l’Apocalypse et un « meuh ». En fait c’est tombé sur Game. Si, vous savez, la chaîne de jeux qui existait encore en France il y a un an. Donc voilà, Game Over. Opération tempête du désert et liquidation, j’en ai profité pour choper une Wii U à peu de frais. Encore impossible de dire aujourd’hui si c’est un bon investissement. On commence donc les festivités avec NintendoLand, ses minijeux rigolos et sa Monita anxiogène. Elle n’a toujours pas été annoncée en futur perso de Smash Bros.
Sinon y’a les /v/idyagaemawards, des récompenses crétines aux catégories rigolotes. Retour du running-gag en fin d’année.

ABRACADABRA

ABRACADABRA

Une nouvelle série HBO, un peu à la bourre, c’est The Newsroom, saison 1. Des journalistes pour une fois à la télé en fiction, pas de bol, ça parle pas toujours de journalisme. C’est pas toujours parfait, c’est plein de défauts, c’est rempli de bons dialogues qui sauvent le tout. C’est voué à s’améliorer avec le temps donc pas de panique, je conseille, c’est vraiment pas mal.

Sinon, ça y est, j’ai enfin un smartphone, et malgré mes tentatives répétées de ne pas être un macfag, c’est un Iphone. Enfin la joie de Twitter dans le métro et de vivre un peu avec son temps. C’est surtout l’occasion parfaite de jouer à une foultitude de petits jeux, du genre Rayman Jungle RunCut The Rope, Game Dev Story, ce petit machin rigolo et nécessaire – c’est un jeu de gestion facile donc c’est pour moi – mais aussi le fantastique Super Hexagon pour donner la gerbe aux gens. Running gag du début d’année : jouer à Curiosity et dégommer des cubes comme si c’était une peine d’intérêt général.
Running gag pour toujours : jouer à Coin Doser comme s’il n’y avait pas de lendemain.

Comme d’hab, l’heure de lancer notre grand épisode de « rencontrer-des-stars-à-travers-le-temps », Assassin’s Creed 3 a un début chiant comme la mort et s’améliore un peu après. Son postgame a les meilleures idées, les choses sont bien faites, rendez vous l’année prochaine pour les pirates. On annonce un prochain Pokémon et personne ne fait de vannes de genres, c’est bien. Pour une raison qui m’échappe, on parle beaucoup de Taylor Swift. Je crois que 2013 l’a un peu enterrée, y’avait de la concurrence. Je reçois mon corpus, mon mémoire progresse de 2%. Il neige. Beaucoup. Doug Walker abandonne son abandon et annonce que, finalement, il reprend les Nostalgia Critic pour une fréquence et des limites plus libres. Django est le premier gros film de l’année et il est un peu chiant, je suis désolé. Tant qu’on est à parler de ça, Little Inferno lance cette grande lignée des jeux indés de l’année dont il est impossible de savoir si l’intention derrière est prétentieuse ou pas. Celui là est juste un poil futile mais brûler des trucs est rigolo cinq minutes. Première tentative du Débarquement, le Saturday Night Live à la française. Canal essaie de vendre les DVD pour 20 balles.

FEVRIER

Un Colliourenq gagne Koh-Lanta. Un COLLIOURENQ. Et il reste VIVANT. C’est génial. J’ai un voisin qui fait de la perceuse tous les samedis matins, cinq minutes, ce petit manège continue encore aujourd’hui. Bref. Premier stage dans une grande rédaction qui cite Beaumarchais et qui a vu naître le futurisme. C’est court, intense, super enrichissant. Mon papier le plus vu – un diaporama sur la PS4 – fait des milliers de fois de plus de vues que ce post. Je devais faire cette remarque. Gourmand comme une nouvelle saison de Top Chef, avec son Florent qui transpire le souague. Il arrivera deuxième, c’est pas si mal. Conseil album : Tame Impala. Il est sorti il y a deux mois mais c’est un super mélange entre John Lennon et plein d’autres trucs.

L’apéro du captain reçoit le Saint-Graal : Corbier. Toujours en forme et sollicité par tout le monde. Dans des sphères bien plus importantes, le processus du mariage gay bat toujours son plein, ça bloque à l’assemblée nationale et on a droit au feuilleton nocturne le plus passionnant de l’année : #directan. C’est très pince-sans-rire mais super divertissant. Avant de se faire interrompre la séance, quelques jeux : Forza Horizon est fun fun fun avec son gameplay tout simple, son esprit et sa super playlist, si seulement toute la saga pouvait être comme ça ! Spec Ops : The Line est un peu l’inverse – pas drôle du tout, au gameplay pas terrible mais au sous-texte dingue. Y’a des moments uniques dans ce jeu. En gros, il vous demande sérieusement pourquoi vous allez le terminer. /r/rance est le subreddit du mois, parce que.

Tumblr rigolo : Les Bolosses des belles Lettres. C’est une succes-story marrante qui part d’une bonne idée, certains posts me tuent de rire en cours. Maintenant, Michel et Quentin ont une petite pige hebdomadaire sur Canal. Pour la saint-Valentin, je vous propose un post d’amour courtois sur… le fap material. Oui, bon.

Je me paye une carte UGC, et je garde toujours un super souvenir d’Hapiness Therapy. Très peu de temps après, Jennifer Lawrence se casse la gueule en gagnant un Oscar, vlan ! C’est à voir, avec un Bradley Cooper aussi génial. On annonce la PS4, avec plein de cheveux blancs, de polygones, un futur line-up pas fantastique. Hey, Hiromu Arakawa sort un nouveau manga en france ! C’est Silver Spoon, ça n’a plus rien de fantastique mais c’est assez touchant. Ça met du temps à démarrer, attention.

REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR TWITTER : les faux comptes. Damien Croze fait son grand début dans le Twitter-Game et fait des dialogues un peu surréalistes avec le CM d’Alloresto.
Et vous, qu’en pensez-vous ?

MARS

Le mois du rififi sur les îles désertes. Après une quasi année de dommages collatéraux et des décennies de teasing, Tomb Raider tombe enfin (mon premier test pro, youpi) c’est super beau mais tout aussi con et facile. Exactement comme un Uncharted, j’imagine, mais je ne sais pas si Nathan Drake pouvait mourir d’autant de manières différentes. Ça ne coïncide pas précisément mais c’est aussi la reprise des problématiques de sexisme, puis de féminisme dans le jeu puis l’Internet en général. Enfin, surtout sur Twitter, puis sur le net en général. On y réfléchit deux secondes, on essaye de déblayer devant chez soi et on dit « hashtag le patriarcat » tout le temps.

Far Cry 3, enfin. Fascinant, qui te mets vraiment dans la peau de quelqu’un, où tu deviens un mauvais cul puis tu profite de ta vie de mauvais cul. Y’a que la fin qui coince un peu, c’est dommage, mais 2012 était une vraie année de beaux gosses pour Ubisoft. Les Misérables au cinéma. Je le met dans ce post car la vision de Russel Crowe qui hurle « I am Javert » me fait encore marrer. Ouhlala, quelques petites actus high-tech. Le grand Kim regarde des trucs, le harlem shake nous a tous déjà bien gavés à mort, The Pirate Bay déménage toutes les deux semaines, Aaron Swartz devient un martyr pour Anon et on découvre le visage d’Edward Snowden. Ce genre de choses, entre deux actus hardware/annonces de pompes qui parlent.

Tomoko prépare déjà son entrée en fanfare dans l'année

Tomoko prépare déjà son entrée en fanfare plus tard dans l’année

OUPS, SIM CITY est dans les bacs. Il sort dans un incroyable bordel de connexions obligatoires, de terrains trop petits, de drm, bref on pige vite les conditions dans lesquelles ont été fait les premiers tests laudatifs. Polygon se fait remarquer en mettant, sur plusieurs mois, quatre foutues notes différentes. J’aime bien Polygon pourtant, on les voit s’activer en fond dans les 90′ quotidiennes de The Verge, c’est marrant.

REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR TWITTER : Les Vines. Six secondes pour faire une vidéo en un trait, la concision et la créativité sont de mise pour réussir. Ça pousse les Internautes à cultiver le goût du risque pour la vanne parfaitement exécutée. Maintenant on peut mettre les séquences dans l’ordre qu’on veut, c’est devenu casual. A ce stade dans mon brouillon, j’ai marqué « tartes au caca », donc je suppose que ça me faisait rire, merci Ikéa, merci pour tout. The Hour est diffusée sur Arte. Un petit mix subtil entre L.A. Noire et The Newsroom, avec Ben Whishaw (cris de fangirls) et Dominic West (cris d’Amo et moi) et c’est vraiment bien. Un jour, je materai la deuxième saison.

Maintenant, le rétro korner. D’un coté, Super Amazing Wagon Adventure, jeu bien drôle et bien con où on rejoue le destin manifeste et où on va beaucoup à droite pour la conquête de l’ouest. C’est un euro, allez-y sans hésitez, ça pourrait se justifier à cinq. De l’autre, Bit Trip Runner 2 (avec la voix de Charles Martinet), sympa, pas trop dur, assez planant, exactement ce qu’on attend de lui même s’il lui arrive de confondre un peu son joueur. N’oubliez pas l’intégrale sur 3DS. Une nana à gros nichons dit « non mais allô quoi » avec un ton spécial et hop ça devient le meme forcé de l’année, le truc c’est qu’il devient national et ça devient un peu usant. Au moins, on oublie le harlem shake. Pour nous consoler, je vous propose de vous replonger sur mon hommage à Bernardo, le meilleur d’entre nous. Ohlala il neige encore. Mais vraiment. Je me suis retrouvé coincé sans TEC à 30 minutes à pieds de chez moi, je suis devenu un bonhomme de neige. Spoiler : c’est froid. Cloud Atlas au cinéma, avec Ben Wishaw (*cris de fangirls*) à voir svp, avec plein d’imageries différentes.

Le film où l'on apprend en fait que Soylent Green est fait des AKB48

Le film où l’on apprend en fait que Soylent Green est fait des AKB48

Déjà le Salon du Livre. Déjà la fin de Docteur House et wow, c’était vraiment pas fantastique. Quelque part je sais plus où, un tournage de Koh-Lanta commence pas bien et la sentence devient vraiment super irrévocable. C’est pas une histoire qui va aller en s’arrangeant, et ce post devient un peu malaisant.
Dehors, ça manifeste sévère et ça LACHE RINE. Fin d’une époque, fin des DLC sur Rock Band avec American Pie, snif snif, je me console en écoutant le premier album de Woodkid. Didon, le mariage gay est adopté aussi, c’est pas rien.

AVRIL

Premier avril, top 5 des ratages des passages télé d’Alvin Stick, héros, joueur PC de l’année, membre Gold de The Silk Road.
« Ramenez la fille et on effacera la dette », etc. Plein de joueurs à travers le monde s’exécutent et comprennent que Booker DeWitt n’est pas un papa exemplaire. Et voilà, il sort enfin, Bioshock Infinite est vraiment bien bien bien bien bien. Sa séquence d’intro et sa conclusion sont impeccables, même si pour beaucoup, le stinger vient tout foutre par terre. Dans le doute, ne le matez pas, un générique de vingt minutes est là pour faire pare-feu. Fantastique voyage à Columbia et c’est tout ce qui compte, le mode 1991 est une tuerie. Game Of Thrones reprend enfin. Le premier épisode bat des records de téléchargement illégal et les exécutifs d’HBO se disent flattés. Dans deux mois, on va tous souffrir comme des bêtes. Je suis fasciné par le meme du knife game song, qui consiste à faire une petite chanson en risquant ses doigts. Tapez ça sur Youtube au lieu d’essayer en vrai. Bref, nous sommes tous de très mauvais humeur, ces débats sur le sexisme rendent les gens fous, ce même débat est souvent ravivé par des petits malins – qui ont parfois un auditoire sur papier – il y a des affiches des Croodz dans le métro pour une éternité (et elles étaient si laides, souvenez-vous) bref l’hiver est éternel et c’est fatiguant.

Encore une saison de The Office US. C’est toujours aussi drôle et ça le devient encore un peu plus avec James Spader et sa tête de dingue – je parle bien de la huitième saison. Plus qu’une et c’est fini. Deux parisiens restent éveillés toute la nuit pour rester chanceux. Ça sonne comme un fait divers du gorafi mais c’est le nouveau tube de Daft Punk qu’on entend tout le temps, partout. Mais vraiment tout le temps. En bien choisissant tes médias, tu peux l’entendre toute la journée, et les 15 mêmes secondes parce qu’on parle encore de leaks et de fakes. La fatigue s’intensifie. De toute manière, médiatiquement, c’est un mois super fatiguant – les concours chiants de journalisme sont imminents et il faut bien réviser en ayant le nez collé sur l’actu. Manif contre. Manif pour. Les contre sont pas polis dans le métro. Frigide Barjot partout, tout le temps. Ça continue de rine lacher. Christine Boutin all the way. Bataille des chiffre et autres marroniers à la con. Vraiment, pas simple tout ça. Pendant ce temps, Bakuman saute le requin et intègre un méchant à son histoire. C’est assez bizarre, méta et éphémère pour être signalé. Ah ! Tant qu’on parle d’animation, c’est la sortie définitive de l’AMV HELL 6. Un poil plus constant que sa « version argent » mais le fait que la musique « traditionnelle » devienne noyée dans un amas de sound clips et de skits d’une minute m’enchante pas des masses mais hé, c’est que mon avis.

Hey, déjà un nouvel album de Phoenix. Il est beau, sans bon le yaourt à la pêche et s’appelle Bankrupt!. Il est plein de mélodies archi synthétiques, chewingumesques, The Real Thing et Trying To Be Cool sont des tueries, bref, je crois que je comprends cette pochette, dans un sens. Quelque part dans l’ouest de la France, un grand hangar abrite le Stunfest. Il faudra vraiment que j’y aille un jour, mater des combats commentés sur une chaise longue doit être une expérience à part, et il faudra tenter de briller sur Smash Bros ou Pokémon Puzzle League. Ou Catherine, qui sait.

MAI

Un magazine de petits malins nommé Canard PC fait un dossier sur le masochisme dans le JV. C’est bien compréhensible après un gimmick aussi appuyé dans l’industrie circa 2012, et on y parle de roms de Mario hackées et de « Masocore« . La référence est confirmée par son auteur. High-five mental !
REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR TWITTER : Le Widetext. On parle avec des lettres qui prennent beaucoup de place et ça nous donne un air satanique. Les normalfags essayent d’imiter la chose en espaçant simplement des capitales maiiiiis ça ne marche pas. Bref, voilà, pour des raisons incompréhensibles, ça continue de nous faire rire. Indochine sort un album, sort un single sympa en la personne de College Boy, réalisé par Xavier Dolan (pls) et OH LA LA SCANDALE ILS CRUCIFIENT UN GOSSE. Le clip est supprimé de Youtube pendant deux bons jours. Je crois qu’ils ont jamais maté de Gaspar Noé.

Les censeurs de Youtube devraient plutôt mater It’s a hard life, le webcomic sur Pokémon qui prend le nuzzlocke au premier degré. En gros, les Pokémon y meurent pour de bon et personne ne sait pourquoi ils se battent quand même. C’est frais. Larmes viriles.

Quartier libre, troisième. Celui là est plus lent à démarrer. Je commence par une repompe d’un vieux concept, on s’entre-photographie nos écrans, l’hilarité est générale. Chacun ira de son petit bout de culture mais je dois avoué que j’ai été fasciné par le post d’Amo sur les méfaits des capotes parfumées. Le fait d’y avoir inséré plein de gifs de Joshiraku m’a… fait commencer Joshiraku. Diantre, cet anime est inclassable. Trop rapide à suivre, absolument impossible à adapter, son humour très pince-sans-rire est absolument délicieux, si on vire ces « phases en villes » qui font un peu retomber la sauce. Bref, c’est très très spécial et non, les amies ne se frottent pas les tétons entre elles, triste morale de cette histoire.

RÉVOLUTION DE L’HUMOUR SUR L’INTERNET : Ryan Gosling ne veut pas manger ses céréales. C’est pas bien Ryan. On pouvait également le voir sur Gangster Squad, où il parle plus que dans ses autres films réunis et multipliés par dix – avec un ton un peu débile absolument délicieux – ou dans The Place Beyond The Pines, mais deux heures de film lui survivent alors c’est pas cool. Bientôt, ce sera dans Only God Forgives, grand wazzuf d’une heure trente, sa courte durée ne l’as pas empêché d’être le film contre qui je me suis le plus retenu de dormir de l’année. C’est pas le manga Kids On The Slope qui va redresser la barre, on va sagement attendre de mater l’animé plutôt. C’est le bordel intégral à Marseille, la bouche de l’Enfer s’y ouvre. Encore un running gag très étrange de l’actualité. Mon ancien boss part fonder l’Opinion. Moi, moins ambitieux, fonde enfin un vrai Tumblr.
Lol, FAUVE.

Dernier bras de fer annuel entre l’Epitanime et l’Eurovision. Je ne me souviens plus beaucoup des deux. Qui était l’invité spécial ? Gen Urobushi. Les assos pas super satisfaites, la cave glauques, plein de choses sympas cependant. Un mauvais temps qui avorte tout reportage, beuh. Des gens ne dorment pas assez et fondent un culte étrange autour de l’alpagua. Ok. Grand bien leur fasse. Sinon, trois mois après la concurrence, Microsoft boucle la next-gen avec son X-Box Reveal. Ils se débarrassent de tout le bullshit pour l’E3 – réseaux sociaux, Netflix et Kinect, c’est fait, c’est expédié. La suite plus tard. J’en ai jamais parlé sur ce blog mais je jouais aussi à Sleeping Dogs. Ce jeu était désespérément moyen. Entre pas mal et moyen, mais quand même vraiment moyen.

JUIN

Nolife a six ans et les fête avec les formes en faisant son premier direct. Je sors 279è du quiz, ce qui est bien mais pas top. Encore une fois, mon amour des chiffres devait absolument vous sortir cette information.
REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR TWITTER : On se traite tous de fdps. Ca devient presque une ponctuation. Salut fdp comment ça va fdp hashtag le patriarcat fdp. L’élite de l’Internet, rappelons-le.

Enfin, EN-FIN, les Queens Of The Stone Age sortent un nouvel album, …Like Clockwork. Il est pas mal mais il manque cruellement de la dinguerie d’Era Vulgaris, si séduisante. C’est très carré mais un poil trop premier degré globalement, c’est dommage. Ça reste les QOSTA quoi. Voilà, le monde se prend les noces pourpres dans la gueule. C’était canonique depuis presque quinze ans et on le découvre quand même en vidéo en mangeant nos dents. Je me souviens parfaitement de cette séquence, de cette impression que quelque chose va bien foirer. Ils ferment les portes et il faut subir le reste. Dernier Level 27 le podcast gike ouuuuh, huez, l’internet, huez, c’est nul, ouuuuuh. C’est pas grave, on va rebondir.
C’est l’E3. Plein d’annonces de jeux, le premier à être concret sur la next-gen, Microsoft doit annuler sa politique sur les DRM. En tout cas, faire un peu semblant. Pas mal de trucs intéressants quand même, Final Fantasy XV, The Phantom Pain, un Mario Kart, un Smash Bros etc etc etc vivement tout ça. RÉVOLUTION DE MON HUMOUR SUR TWITTER : J’entoure les truc que je conchie de croix gammées. Personne ne s’est plaint donc je crois que ça passe.

En parlant de jeux, clin d’œil à Thomas Was Alone, mon petit jeu indé le plus chiant et vain de l’année. J’ai pas encore joué à Gone Home, donc mon award d’indie de chie est pour toi. Merci salut. Même pas foutu de tourner correctement sur mon Macbook avec ça. De l’autre coté du spectre, la folle histoire de Shep Shepard continue avec Mass Effect 2. Tellement mieux, malgré ses incroyables bugs de cinématiques, de textures et de collision. Miranda incarne l’uncanny valley.
Les habituels anniversaires du blog tombent en même temps : 5 ans de blog, déjà, putain. Je demande à mon entourage ce qu’il a appris pendant ce laps de temps. C’est aussi le 600è post : on fait un Let’s Play d’Amnesia qui non, ne fait pas peur. Je suis catégorique. J’ai vu le Viet-Nam. J’ai vu Kane & Lynch 2. Plus rien ne me fait peur.
Internet fait du gonzo en mode Enquête Exclusive : on se penche un peu sur le cas de certains Youtubeurs. Qui sont-ils, quels sont leurs réseaux, comment font-il pour gagner cinq fois plus sans passer par les neufs ans d’études que vont se taper votre serviteur ? Encore un dossier intéressant made in CPC, appuyé par la collaboration étroite d’@SI.
C’est reparti pour Respawn Live ! Salut, voilà mon air coquin avec Gautoz. On papote en direct de l’E3 et on passe tous un super après midi. Après la pause-dîner, il faut faire l’event des 6 ans de Synopslive, super réseau qui accueille toutes ces émissions. Avec Amo, on fait une chronique rigolote (et un peu longue, pardon) qui va rapidement devenir une idée à pousser. Une grosse annonce y est faite, rendez-vous en septembre.

On commence à en avoir marre de ces vils mécréants qui disent digital au lieu de numérique. Twitter gronde, Twitter grogne, mais pas avec les doigts svp fdp, ça ne veut rien dire. Soudainement sur 3DS (oui, cette console existe toujours et ça se passe même très bien pour elle) un lapin blanc un peu attention whore apparaît et veut absolument nous fourguer quatre autres jeux Streetpass. La drogue.
Encore un Mario Marathon aux États-Unis, le concept y est toujours aussi bien mais ils récoltent moins d’argent, pour la première fois.
RÉVOLUTIONDE L’HUMOUR SUR TWITTER : Le smiley ( ͡° ͜ʖ ͡°). Il vous regarde dormir.


C’est parti pour la ruée vers l’or de la 3DS : Animal Crossing : New Leaf est enfin dans nos crèmeries. La drooooogue. J’ai dû y passer dans les 120 heures de jeu et j’ai toujours pas remboursée l’intégralité de ma maison. Les médias, eux, jouent au Whooper Game. En quoi ça consiste ? Annoncer l’arrivée de Burger King en France en ayant des sources pourries. Ça rate à chaque fois, c’est génial.
Début d’une excellente saison d’anime. Les fangirls crient : Free ! est un anime qui abandonne enfin le moe aux lolis pour le mettre dans un club de piscine masculin – mais sans tétons s’il vous plaît. De ce que j’en ai vu, c’est carrément pas mal et ça ne se prend pas trop au sérieux, c’est donc très BIEN.

 JUILLET

Man Of Steel est le film le plus chiant de l’année en ce qui me concerne. Il dure trois siècles. Je l’ai vu juste après les Stagiaires, un film où les gens n’arrêtent pas de parler. Si on mixe ces deux trucs, on obtient Le Loup de Wall Street en toute fin d’année. Arghiargh.
Un mec ouvre un tumblr pour faire semblant d’être condamné par la maladie, ça se repère à des kilomètres et personne n’a rien compris sur le pourquoi du comment. C’est pas super respectueux pour les vrais malades.

C’est le retour de l’otakuiz, où mon comparse Yllwngg et moi même vous rédigeons des questions de bon flic et de mauvais flic, toujours dans le bon goût et la sophistication. Japan Expo. 4 jours complets, en 2014, il y en aura un de plus. Plein de boulot à faire, rencontrer des producteurs – celui de Paella Magique, ceux d’Aniplex, on a fait une super interview avec Fabien Vautrin sur la traduction et l’adaptation dans l’industrie du mangasse. Des miracles s’y produisent : Katawa Shoujo sort en édition physique, avec quelques goodies honnête et une traduction qui l’est tout autant (sauf la route de Rin, quelqu’un était fatigué, je crois). C’est la folie du streetpass, c’est la dernière édition du Comicon avant quelques temps, c’est la débauche.

The Walking Dead : 400 Days. Pas mal mais on sait toujours pas si ça aura une incidence dans la deuxième saison. Aujourd’hui, on sait toujours pas comment ça pourrait articuler les deux. Je comprends enfin que ce personnage que je retrouve souvent sur les imageboards s’appelle Tomoko Kuroki, que son univers s’appelle WataMote et qu’un anime est imminent. Je commence à lire le manga : malaise malaisant is malaisant, et encore, je ne suis pas totalement soumis aux « hontes au second degré ». Il n’empêche que c’est particulier, pas vraiment drôle, j’aime bien le style et le personnage par masochisme. C’est parti pour l’adaptation en anime : c’est beaucoup plus drôle, plus second degré, c’est rempli de moments cultes et les génériques sont supers. C’est parti pour notre running-gag de l’été et répéter « fellapuccino ?! » pendant trois mois.

Alors, que vaut le Pixar nouveau ? C’est dérivé de Monstres et Compagnie, ça peut être que bien. Enfin… mouais. C’était peut être un peu superflu. Non, mon vrai kif de l’année – et dans l’animation, de surcroît – c’est Le Congrès. Je vous recommande fort ce film, à l’aveugle. Je ne connaissait pas trop le visage de Robin Wright, j’ai, à ce jour, toujours loupé la première saison de House Of Cards, la première série made in Netflix.

Le saviez vous ? Games and Wario est une déception. C’est un poil plus que ça même, sa durée de vie d’une demi heure, son prix et son je-m’en-fout-isme ambiant ne l’aident pas beaucoup. De temps en temps, on pourra sortir le mode Pictionnary. Retour de The Newsroom, pour une deuxième saison vachement mieux foutue, sans les défauts de la première. C’est fantastique, mais… le dernier épisode pourrait montrer que c’était en fait un accident. More as the story devellops. C’est l’EVO, aussi, tiens. La finale de Smash Bros se fait avec un Fox, sans objets, sur Destination Finale. Le fun se meurt lentement.
REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR INTERNET : Eddy Malou congolexicomatise les lois du marché.

On s’envole pour Marrakech. Les gens veulent à tout prix nous donner des érections. On voit mille trucs sympas. On en profite pour commencer DanganRonpa, le survival game super-duper UPUPUPUPU. Au début j’avais quelques craintes, à la fin j’avais PLEIN de craintes, mais tout ce qui était au milieu était fort moelleux. Gênant : Soul Eater Not ! est plus grave que le canon original. Bientôt l’anime ! Highjacking est un film original et un peu claustro.

Ça sent le cramé

Pendant ce temps sur Youtube : « Morsay et Alain Soral partent à la chasse aux illuminatis ». Bon. Avant de repartir en vacances, un bon gros batch de jeux sur 3DS, qui n’a servi à rien la première moitié de l’année. Mario et Luigi, Luigi’s Mansion 2, Fire Emblem, bientôt d’autres à venir.

AOUT

Fez II fait « prout », Phil Fish en a vraiment trop marre des connards de l’Internet. Bon, si le 1 pouvait ne pas systématiquement corrompre ses sauvegardes, tout serait plus simple. Comme chaque année, on part se relaxant dans notre fief sudiste.
Habemus Doctor ! Peter Capaldi sera le prochain Docteur. Je crois que les fans de Doctor Who ont marre de ce qu’ils ont devant les yeux depuis circa deux ans.

Nous sommes le 6 Aout 2013. Je pique la PS Vita de ma cops et je lance Persona 4 Golden. Il faut beaucoup de temps pour que le gameplay commence – quatre ou cinq heures, de mémoire – mais l’intégralité du truc est formidable. L’histoire est bien, les thèmes abordés sont biens, les personnages sont biens, les musiques sont super bien, ça dure plus de 70 heures, il y a quinze fins différentes, tout l’univers et la saga sont séduisants, bref, fantastique coup de cœur de l’été et de l’année.
Notre télé est bloquée sur NRJ 12. Pendant trois semaines, c’est une torture, sauf le dimanche matin où il y a American Dad.

Abordons quelques trucs complètement cons. Robin Thicke, pour commencer. L’instru est bien mais les paroles n’étaient peut être pas nécessaires. Que vient foutre Pharell dans cette galère ? Oh, sinon, c’est le retour des boîtes de 20 nuggets et c’était totalement important.
Beaucoup de bromances, de reverses-traps et d’ours dans les fictions de cet été. Je mate notamment Kids On The Slope, cette fois en anime, c’est évidemment beaucoup mieux. Le pouvoir du jazz !

On prépare de quoi valider l’année un peu à la bourre, et il y a quelques bons jeux à la rentrée. Notamment Pikmin 3, qui commence un peu à justifier l’achat d’une Wii U. C’est vraiment beau, un peu court, fun comme autrefois, avec un fin qui, elle aussi, proute un peu. Sinon, Saints Row 4. C’est un peu moche. Il y a une bonne BO, c’est drôle de temps en temps, bon, peut mieux faire. Enfin, je n’ai pas aimé Hotline Miami. Un peu trop répétitif, pas assez consistant pour le fond. C’est mon avis.

Wok en Seine ! Toper Thomas Mars pendant Phoenix, Franz Ferdinand, Kendrick Lamar, Wwaves, Nine Inch Nails et plein d’autres trucs ‘achement bien. Avant la rentrée, il faut absolument essayer Papers, Please, un jeu indé fantastique et addictif qui réussit à rendre le travail de bureau passionnant. Essayez-le, c’est un must-have. Miley Cyrus danse le twerk, sur de la musique pop. Encore une fois, un mystère sur mon brouillon. Kick Ass 2 c’est un peu de la chie, quand même. Certains plans ne sont pas possibles.
Le monde se passionne pour Cookie Clicker, un jeu sur navigateur qui demande de…. cliquer.

 Meilleure nouvelle de la rentrée : Breaking Bad est sur le point de se terminer. Ça ne se termine pas très bien.

SEPTEMBRE

On vous avait parlé d’une annonce ? C’est Radio Kawa, une nouvelle entité généraliste qui vient s’articuler entre 01 et Synopslive, de manière indépendant. On y trouve Morceaux Choisis, Toile Secrète, Les Planètes, Ta Gueule… autant de domaines explorés avec talent. On ne peut pas laisser passer l’occase de faire notre propre show. Qu’est-ce que le netorare ? Pourquoi ? Comment ? Je me suis posé ces épineuses questions quelque part par là.

Le Dernier Pub Avant La Fin Du Monde, malgré un titre qui a failli nous donner des sueurs, est super cool. C’est original, c’est le nouveau Edgar Wright et ça conclut la « trilogie Cornetto ». Quelque part en Ile de France, un dingue se bat contre un type de RER bien précis. On a pas de nouvelles du Violongay, c’est peut être sa nouvelle incarnation.
Je découvre enfin Crossed, la super chronique transmédia de Karim Débbache. Intelligence et finesse sont les mamelles d’une vidéo réussie. Twiiiiist ! Faut pas r’garder. Premier numéro de Lui, hashtag le patriarcat.

Rayman Legends sort enfin, après neuf mois de retard. C’est une tuerie, à tous les niveaux. Injustice : il est pas simple d’apprécier le jeu à sa juste valeur quand on le compare à Origins, l’effet « de surprise » n’est plus là. Le jeu est tout de même fantastique, faut pas charrier, mais voilà, il se gadine comme jamais. Je me prends Diablo III sur consoles. Je dois y rejouer quatre fois pour les succès. Je m’exécute en maugréant, heureusement, il est super facile.

Y’a un petit jeu qui sort, il s’appelle GTA V, je sais pas si ça vous dit quelque chose ? C’est grand. Plein de détails partout. Des bonnes radios, un univers chouette, TREVOR. QUI TUE JOHNNY KLEBITZ COMME SI ON S’EN FOUTAIT. Bref. Ca me rappelle l’existence des Thee Oh Sees, un peu mon groupe de l’année. Plein plein plein de trucs à écouter. Le Japon est sélectionné pour les JO de 2020, nous sommes impatients. Et donc, Katawa Shoujo en fraçais okay okay fdp. Nouvel album de MGMT, astucieusement nommée MGMT. Les Arctics Monkeys rejoignent cette débauche de lettres avec AM. Le deuxième est bien meilleur, le premier est inaudible. Dexter se termine dans l’indifférence générale. La fin n’est pas bonne.

Nous disions donc : début du podcast LOLJAPON, animé par votre serviteur et sa moitié. Masculine. Vous voyez ce que je veux dire. On s’achète du matos, on fait un pilote et hop, c’est parti pour une heure, une fois par mois. On essaiera peut être de faire un direct d’ici la fin de la saison. On cogite, quoi. Le seuil de tolérance me fait mater de sacrées merdes, dont Strike Witches, que je supporte un épisode. L’application Line existe dans nos cœurs pour une après-midi. Une nouvelle saison de Masterchef au casting pas top commence, et on entend du papaoutai jusqu’à plus soif. Bref, Stromae c’est bien, bien produit, mais si j’entends Formidable encore une fois je fais un massacre.

OCTOBRE

Et donc, GTA Online, c’est pas mal, ça ne marche pas du tout, c’est l’Apocalypse des textures, il faudra y revenir un jour voir comment tout ça s’est amélioré. En fait, ce qui me fait peur, c’est le facteur humain, surtout pour un jeu comme GTA. PAUSE ÉMOTION : Beyond, Two Souls est le premier jeu leaké sur Youtube, qu’on peut finir sans toucher la manette. J’exagère, évidemment, mais c’est pas bien parti. J’aime bien le Cage quand même, je m’y occuperais un jour.

 Je suis Team Froakie à donf, sortie de Pokémon X/Y. Un poil décevant malgré le tout nouveau « moteur graphique ». La team Flare est teubée comme jamais, les musiques sont excellentes, c’est une sorte de best-of de tout ce qu’à fait Pokémon jusqu’ici. 36 15 Usul continue de rivaliser d’intelligence avec son « Calisse c’était énôrme s’braquage lô ». La chronique va s’arrêter au sommet de sa gloire en tout début 2014.

REVOLUTION DE L’ANIMATION : Démarrage de HYPE LA HYPE, le nouvel anime de la Gainax qui est en fait de Trigger. Euh, je veux dire, de KILL LA KILL. On devinait la qualité du truc dès le premier teaser. C’est complètement outrancier, le malaise de la « mise de l’uniforme » est palpable, on sent que les animateurs font les petits cons. Attention, je sais pas si ça s’est vu, mais il nous jettent des seins et d’autres trucs à la figure de temps en temps. On est actuellement à mi-chemin, voir où ça se termine. Oui, pour le coup, on peut dire que ca a la structure d’un jeu vidéo.

Toujours dans les Philippines, Survivor fait un truc bizarre : mettre des gens contre leur famille et moitiés. Ca marche assez bien et ça couronne un petit malin qui réclamait le titre depuis longtemps. La Vie d’Adèle, chapitre 1 et 2 : des gros plans, des spaghettis, Exarchopoulos qui fait « euuuuuh » avec la bouche pendant trois heures, des claques sur les fesses et des « petite salope » en rafale, je sais paaaaaaas. Youpi, deuxième année de Master, on fait de la recherche. Où est mon temps perdu ? Au CNRS, à consulter de vieux papiers, ou en colloque. Youpi tralala !

The Stanley Parable, ce jeu loufoque où on remet en question la superiorité du narrateur et du storytelling. C’est foufou, plein d’idées et d’humour, s’eut peut être été un poil meilleur avec une trame de fond et un peu plus de jusqu’au bout-isme.
REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR TWITTER : Wow doge such meme such humour much drôlatique.
Assissination Classroom n’est pas un manga fantastique (« Madame Pouffe », hashtag le patriarcat) mais le docu Generation Quoi ? est aussi malin que gourmand et croquant. Big up à Infrarouges qui rejoint La Nouvelle Edition et Le Supplément aux panthéon de l’infotainment réussi.
Et Gravity, est-ce que c’est réussi ? Sans doute. C’est ouf geudin, mais sorti d’un écran de cinéma, je sais pas si ça tiendra le coup. En attendant, en 3D au cinéma, c’est inédit. L’univers déteste Sandra Bullock.
Des gens bizarres envoient des selfies au magazine Le Monde, moi, je lis Liar Game. Malheureusement, c’est trop moche pour posséder en manga mais c’est rempli d’idées. Dommage qu’il ai autant de mal à cacher ses articulations entre deux jeux… « oups, je me suis encore fait avoir !! »
Je vais toujours pas aux Utopiales : je promets d’y aller un jour et d’y donner ma propre présentation.

REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR TWITTER : Laurence Haïm tweet n’importe quoi. Persona 4 Arena est mon premier jeu de baston depuis plus de dix piges. C’est pas mal, l’univers derrière aide beaucoup. Je suis prêt pour Skullgirls, je suppose. Et enfin ? C’est la Paris Games Week, son lot habituel de scandales, de bordel, d’Activision qui fait n’importe quoi avec Call Of, mais aussi avec un coin indé, enfant et frenchie bien pensé. En parallèle, arrivée de JV, le nouveau (bon) mag de jeux.

NOVEMBRE

Rattrapant un retard scandaleux, je finis enfin animée de l’Attaque des Titans. Pas étonnant que ce soit le mangasse de l’année : super pointilleux, énormément de suspense, d’émotion et un univers travaillé. C’est par le réal de Death Note, ce n’est pas étonnant. Vivement la suite sur papier. Un lama prend le tramway et ça devient un autre meme forcé national. Courage !

Seuil de tolérance, toujours, Diabolik Lovers. HASTAG LE PATRIARCAT. Qui s’occuppe de ce truc ? Y’a-t-il vraiment un public féminin fait pour kiffer ça ? C’est super malsain, c’est pas la trop courte durée des épisodes qui vont sauver le truc. Peut être que ça devient génial à mi-chemin mais c’est un poil trop tard. Big Order est un autre produit culturel japonais pas tip top : complètement pompé sur le précédent manga du même auteur. En gros, Sakae Esuno a refait Mirai Nikki, avec du fanservice en plus. Bof.
Alleluia : un nouveau Phoenix Wright sort en démat, anglais only. Ca ne l’empêche pas d’être excellent et de se classer dans le trio de tête. Une constance dingue, d’excellents personnages, encore un trio, encore un gameplay best-of, il ne lui manque qu’un vrai moment de bravoure… mais y’a pas de moment en dessous et c’est le plus long des cinq ! La joie s’intensifie.

 Saviez vous que QOOQ est une entreprise cool, aux tablettes intelligentes et aprouvées par Oprah ? Non ? Maintenant, vous savez. Notre habituelle uchronie/scénario SF de Novembre est vraiment pas mal : c’est le Transperceneige. Plein de bonnes idées, plein de petits trucs visuels qui aident à surmonter la fin trop clichée. Ca donne envie de lire la BD, exactement comme Quai d’Orsay, bien rigolo comme il le faut. Oh, Janelle Monae sort un album tip top. (aucun rapport avec Huppert)

Encore des Golden Blogs Awards, cette fois je ne tente pas ma chance, mais Babor sauve l’honneur en gagnant la catégorie culture généraliste. Oui, vous avez bien lu, oui, c’est factuel. Bref. REVOLUTION DE L’HUMOUR DANS LES MEDIAS : qui a peur du grand méchant darknet ? Y’a soudainement un emballement médiatique autour du deepweb. J’aurais pu aider à y contribuer en début d’année. Je n’y ai juste pas pensé. Derp. Premier épisode de The Wolf Among Us, nouveau feuilleton made in TellTales, cette fois adapté de Fables, webcomic fantastique (en genre). C’est un peu chiant, un peu mou mais intéressant. Peut être pas de quoi acheter un season pass mais ça change de The Walking Dead. Les internautes les plus courageux se lance dans le NanoWrimo, qui consiste à écrire un roman de 50 000 mots en un mois. Croyez moi, ce n’est pas simple, il faut du temps et de la rigueur. C’est quand même un mémoire et demi en un seul mois quoi.

Miracle happens : on va au Mondial, finalement. Il fallait réunir des conditions dingues et comme d’habitude, on le fait ras-les-paquerettes. Je n’étais pas particulièrement inquiété, on fonctionne comme ça. Après, au Brésil, faut voir. En attendant, Dorcel promet une nuit de pr0n gratuit à tout le monde. REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR FACEBOOK : Les Bitstrips. Eurgh, non, oubliez ce que je viens de dire. Quelque part à Paris, l’opération Desert Bus singe un marathon américain, avec plein d’invités qui offrent leurs bouquins et leurs jeux presse. Si ça peut encourager ce genre d’initiatives en France, ce serait chouette. Deux autres films marquants : Inside Llewin Davis, le nouveau Cohen Bros, super touchant et un poil différent des autres production des frères. Je me demande si c’est pas leur premier film où on voit pas de flingue. Enfin, Hunger Games : Catching Fire continue l’adaptation stricte et tout ce que ça implique – c’est vraiment chouette de voir cette arène au cinéma. Pour le reste, voir le premier.
PERSONA 5 EST ANNONCE YOUHOU.

 Le Vent Se Lève. Le prochain Miyazaki est tip top. Adulte, intéressant, lié à l’histoire et aux goûts du maître. Avec la voix d’Anno et des bruitages faits à la bouche. Un petit jeu en promo sur le XBLA : Mark Of The Ninja est effectivement bien foutu, je l’ai complété vite fait, difficile d’y revenir.

DECEMBRE

BON ! Le seul vrai GOTY de l’année, Wii Fit U, est en démo pour 30 jours. Nintendo, dans sa grande mansuétude, laisse les possesseurs de Wii Balance Board essayer le jeu pour trentre jours. Faut pas rater ça ! 2014 sera l’année de la remise en forme ! Car oui ! Je suis même sûr que ce jeu est plus fun que Far Cry : Blood Dragon qui est assez moche, drôle par moments mais trop court pour son propre bien. Encore un magazine qui vient refournir le très délaissé rayon JV, c’est Games. Exactement comme son homologue UK. Je sais pas ce qu’il en est, la couverture est repoussante et j’en ai toujours pas trouvé. Un peu plus tard. Pour fermer la trilogie, Canard PC vient de fêter ses dix ans, fêloches. Presque deux ans que je le lis régulièrement… sans être joueur PC.

C’est fait, il y a enfin un vrai Burger King qui ouvre Gare Saint-Lazare, j’ai toujours moi même un peu de mal à y croire. Les gens font la queue et l’Internet se moque. Gravity Falls est effectivement un dessin animé sympa, plutôt malin pour du Disney Channel. Après, voilà, ce n’est rien d’autre qu’un dessin animé. HA BAH JUSTEMENT. Soul Eater Not! est bientôt adapté en anime, toujours par Bones. Le dernier tome de la trame principale sort à Noël au Japon. Not! pourrait être bien en anime, on va bien voir, j’ai la foi.

Super dessin d’aquanut (cliquez pour son Deviant Art)

Cérémonie des VGX. C’est embarrassant. Juste embarrassant. Geoff K, toujours là quand il ne faut pas. Ice Chiant à la télé. C’est chiant. Je me refait The Wind Waker grace au remake HD. L’occasion de se souvenir que oui, 2003, excellente année du JV, c’était il y a précisément deux lustres. Ca n’a pas mal veilli du tout. Début de la deuxième saison de The Walking Dead en jeu. Cette fois, on dirige Clémentine, et shit continue d’happenner. Je cultive un fétiche très étrange pour les images libres de droit.

C’est Noël. Je suis amoureux de Nonon Jakazure, qui rejoint Naoto Shirogane, Tomoko et d’autres au grand Panthéon 2013. On ne parle que de quenelles à la télé, c’est la déprime, ça devient une affaire d’état. Je joue enfin à Mario 3D World et la hype retombe soudainement. J’en suis qu’à mi-chemin, on va bien voir. The Last Of Us est le GOTY de toutes les rédactions du monde (quand c’est pas GTA V) et Gone Home fait  encore ricaner. Est-ce que c’est fondé ? La réponse un jour prochain. C’est prévu, je vais me taper Boku No Pico pour le « seuil de tolérance » de Février. Ben mon cochon.
Et le 30, Benjamin Curtis, moitié des School Of Seven Bells, meurt du cancer. Eurgh. :/

Et voilà. 7000 et quelques mots d’amour pour toi. Une très bonne nouvelle année.

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You can (not) brag

Donc ! En prévision des cinq ans du blog, j’ai demandé à cinq personnes emblématiques de l’histoire de cette page de plancher sur la même question. « Qu’avez vous appris ces cinq dernières années ? » Forme libre, petit extrait sonore ou petit texte, au choix. Pas de directions suggérées, juste une introspection pour tout le monde. Allons-y pour les résultats, alors. Les fautes d’ortho sont d’origine. Je vous restitue les copies, notation libre.
Merci beaucoup pour votre participations les gars !

C’est le producteur principal de Radio01.net et de Radio Kawa à la rentrée. Il fabrique et diffuse ses émissions avec Stan, de Synopslive. Il est la porte ouverte vers ce joli monde de la webradio et des sagas mp3. Bref, la fenêtre de ce cercle sur le travail du son. Il m’a invité un jour et j’ai eu la chance de revenir de temps en temps, histoire de prouver qu’on avait le même projet pro. Il revient sur son parcours et sur l’évolution de son sujet fêtiche.

UaP1

Lui aussi travaille dans le jeu vidéo, mais dans un autre pan de l’industrie. Sans les faire directement, il nous gratifie de softs formidables comme les jeux Survivor ou les simulations de pétanque Obut. Bref, il est chef de produit chez cette boîte qui ne fait pas que des accessoires. Il m’a littéralement rendu dingue en designant Concombre Mario Maso. C’est l’un de mes tout premiers lecteurs, depuis, on se connaît bien mieux. Il parle des événements marquants de sa demi-décennie passée.

Expert en art de vivre coréen et en racisme, il pratique le premième degré (un mélange de premier et de second degré) permanent sur Internet, ce qui le rend aussi relou qu’attachant. Il est journaliste, mais en fait rédacteur, mais en fait je sais pas trop, bref il travaille et il gagne bien sa vie. Il la gagnerait encore plus s’il pouvait monétiser ses Vines. Il m’a présenté à quelqu’un et ça a lancé ma carrière, aussi dingue que cela puisse paraître. Il m’a montré la voie et n’a cesse de me repr- remettre sur le droit chemin. Il nous explique qu’on a pas toujours ce qu’on veut mais qu’avec un peu de motivation et d’alcool…

[J’ai pas de titre parce que je cherchais une citation sur le quinquennat et quasiment toutes celles qu’on me propose sont de Laurent Ruquier alors merci, hein. Ceci est donc mon titre]

Tout d’abord et pour commencer par une introduction liminaire afin de débuter, bon anniversaire, L’Usine à Problèmes. En vrai, on ne se connaît pas depuis si longtemps, mais cinq ans pour un blog, avec cette régularité de publication de paveys terriblement indigestes mais sympatoches dans leur ensemble, c’est une performance qu’on ne peut que saluer.

 Je me présente : YllwNgg aka l’Homme qui valait 3 milliards de Chinois. Pour une raison qui m’échappe un peu (une sombre histoire de mentoring ou je sais pas quoi), Concombre m’a demandé à moi et d’autres de dire qu’est-ce qu’on avait appris en 5 ans. Vaste programme. Conscient de la thématique éminemment jeux vidéo/culture pop jap/poney/Internet/lol du présent blog, je vais me permettre de dévier de la ligne éditoriale pour parler de ce que j’ai appris, pour ma part, en 5 ans. Nan parce que voyez-vous, faire une rétrospective japanim’/manga de la demi-décennie écoulée, je pourrais le faire. Mais ça m’intéresse pas de trop. Alors je vais parler de ma vie. Si vous vous en foutez, c’est pareil, j’m’en fous pas mal. C’est moi qui écris après tout. ALORS JE FAIS CE QUE JE VEUX !!!

 Ces 5 années écoulées, pour moi, ça a d’abord été la découverte, l’apprentissage et le début de la maîtrise du métier que j’exerce vainement actuellement : le journalisme total. Début de l’été 2008, j’ai le moral dans les chaussettes : après avoir entrepris un master en relations internationales BEAUCOUP TROP administratif, puis un mémoire de recherche sur l’Histoire du hip-hop US, je me retrouve un peu gros Jean comme devant, n’ayant pour moi que la découverte de la radio récente et la satisfaction de dire des bêtises informatives dans un micro. Sorti de là, mes grandes aspirations (résoudre le conflit Israélo-palestinien ou rejoindre la Zulu Nation) sont loin. Eté 2008, je tente quelques concours d’écoles de journalisme total, et échoue en Infocom à l’Université de Nantes.

Nantes, pour le bouseux qui veut faire du journalisme, c’est très très bien. Non pas grâce à la formation. Mais grâce à la multitude de médias locaux associatifs qui acceptent globalement n’importe qui d’un peu motivé. En plus de me découvrir une passion pour le journalisme total, je m’y suis fait pas mal de potes. Certains sont aujourd’hui très connus sur les Internets, mais on est pas là pour parler Klout ou quoi.

En somme, en 5 ans, l’idée du journalisme a germé puis mûri. Aujourd’hui, si tout n’est pas non plus rose, j’exerce un métier que j’aime et qui me fait vraiment pas suer quand je me lève le matin.

 En 5 ans, j’ai également pu approfondir ma connaissance de la vie. J’ai la chance de pouvoir compter sur une multitude de cercles de potes que j’ai pu constituer au gré de mon parcours chaotique (les nantais, les connards de journaleux, les gens de l’INTERNET – dont l’auteur de ce blog fait partie –, les bretons… OUI, LES BRETONS). J’ai dû affronter des situations un peu nazes desquelles j’estime être ressorti mieux préparer (chômage, pas de logement, ruptures) pour la suite. J’ai appris à contracter un prêt bancaire, à payer mes impôts, à remplir une putain de fiche Sécu. Je gagne peu à peu des levels d’adulthood. Je sais pas si c’est bien ou pas, mais c’est un fait.

 En 5 ans, j’ai pu participer à de multiples projets chouettes : Radio Prun’ et ses 10 ans, Canal 15 Vendée (RIP), Journal du Japon, Total Manga, TV5Monde, Zoo… Grâce à tout ça, j’ai pu interviewer des gens comme Roselyne Bachelot, HIFANA, Neil Gaiman ou Suda51 (quoi qu’en dise @Alvin_stick, j’aime bien ses jeux). J’ai même été invité à participer à une conférence, for fuck sake ! Ca fait gars qui se la touche, un peu (et c’est le cas, un peu aussi, ne nous leurrons pas), mais j’ai agréable, parfois, de se toucher un peu.

 En somme, en 5 ans, je suis passé du statut de petit con à celui de futur vieux con. Il me semble que c’est dans l’ordre logique des choses. J’ai vu, lu, écouté et joué à plus de choses pendant cette période que pendant les 22 années la précédent, je pense.

 5 ans, comme ça, alors que la vie commence, ça peut paraître énorme. Et de fait ça l’est (ces 5 années, comme je le dis, ont plus ou moins déterminées la personne que je suis aujourd’hui). Mais c’est finalement pas grand-chose. Tout le bouzin ne fait que commencer, avec ses lots de chiantise, de vie pépère et tout le toutim. Profitons donc de mnière très YOLO tant qu’on le peut encore.

Bon anniversaire, Usine à Problèmes. C’était très soin de m’avoir convié à m’épancher de manière flan ici.

Si l’Internet avait une mascotte, ce serait lui. Il a déjà eu droit à son hommage surprise – checkez le premier avril – et il pige comme il peut. Il a le démentiel don de toujours se plonger dans ce qu’il a conspué deux secondes avant. Il y a deux ans, j’avais plus de followers que lui, depuis, il a bien mieux compris que moi comment l’internet-game marchait. Si si, il est très fort. C’est à vous, monsieur Stick. Il va nous parler du chômage avec un ton de petit malin, attention, c’est perturbant. C’était le sixième, quelqu’un s’est désisté. Il ne s’en vante pas mais il m’a donné des coups de mains significatifs en scred là et là.

L’ autre jour, LaDebauche m’a demandé de lui écrire un truc pour les cinq ans de son blog, La Fabrique à Soucis je crois, ou un truc dans le genre, sur ce que j’ai appris ces cinq dernières années. Oh l’autre, il s’est passé vachement de trucs t’as vu. Imagine mec, en 2008, j’avais dix-huit piges, autant de quintaux auraient dit certains, un job à mi-temps de dingue qu’il était irresponsable de me filer à mon age et plus aucune envie de gratter à la fac parce que LOL YOLO.

On rigole mais c’est important le YOLO vous savez. On ne vit vraiment qu’une fois, je vous l’assure. On a pas trop le temps de se poser des questions parce qu’en vrai, on a le temps de rien. Tiens, vu qu’on est chez les otaques, je peux vous l’avouer, il y a fort longtemps, je m’étais abonné à la Collection Gold pour recevoir tous les mois de quoi constituer un bon backlog de mangasses d’animes à mater « en cas de chômage ». Un an à mendier des piges sans ASSEDIC plus tard, j’ai toujours vingt coffrets emballés dans leur blister dans l’étagère au-dessus du bureau qui ne manquent pas de me faire passer pour un gros nerd auprès des rares conquêtes que je ramène dans mon une pièce chauffage eau chaude ascenseur balcon mais sans moulures faut pas déconner non plus.

Ça, c’est au chomdu, autant dire qu’avec un boulot bouffant environ un tiers de votre vie, même en arrêtant de dormir pour profiter du reste (#astuce), il faut quand même sacrément se sortir les doigts et arrêter de pioncer jusqu’à 14h même si ça aussi, c’est un peu YOLO. Au début c’est cool, on est vachement jeune, on est toujours le plus jeune et les gens écarquillent un peu les yeux, c’est le swag. Mais ça ne dure pas. Dare dare, l’âge arrive, vite, vite et vous ne serez plus aussi jeune et pimpant que les jeunes qui lorgnent sur votre place comme vous il n’y a pas si longtemps. Je crois que c’est un peu pour ça que j’exècre les youteubés.

Old pour old, j’ai appris à me poser devant un micro et à raconter des trucs dedans en me prenant beaucoup trop au sérieux. Ça ne sert objectivement pas à grand chose mais hé, qu’est ce que c’est le fun, je dirais même qu’on s’éclate bien, et puis on fait de belles rencontres aussi. Je pense honnêtement c’est sur ça que j’ai le plus bossé. Voir de nouveaux gens, essayer d’être friendly quand on t’a dit toute ta vie qu’il faut se méfier des gens car #lesgens, ils sont méchants. Ok, il reste du boulot car ce n’est pas facile quand on était pas très populaire à l’école, mais vous savez ce que c’est sinon vous ne seriez pas trop dans les parages, à moins que vous cherchiez à lire du sous jetenculetherese, excellent dealer de conseils lifestyle au passage.

Parce qu’on en revient au boulot car vous savez, c’est important mais pas trop non plus. Respectez-vous et essayez de vous faire respecter si possible. Mais par contre, on oublie pas que la vraie vie c’est avec les potes qu’on retrouve après le taf avec qui on prend des coups jusqu’à pas d’heure en daubant sur Top Chef même si ça implique de ne pas être vraiment fraîcheur alpine devant Nadège de la compta le lendemain. Je ne vous incite pas à boire mais je vous le recommande fortement tout de même, contrairement à ce que disent les parents, j’ai l’impression qu’on y survit au-dessous de vingt verres par semaine, ce qui laisse une petite marge.

Mais vous pouvez faire plein d’autres trucs cools vous savez, mais par contre, faites-les. On se bouge son cul, on prend des décisions, on arrête de chouiner ou alors on chouine en faisant des trucs. Il y a plein de choses chouettes à faire et à apprendre, sur Internet ou ailleurs, et en cinq ans, je crois que j’ai compris qu’on a tout a gagner à se sortir les doigts. Ca fait un peu mal au début et on y arrive pas tous les jours mais c’est ce qu’on a de mieux à faire. Parce qu’on rigole on rigole mais en vrai, YOLO, vraiment.

C’était la leçon de vie d’Alvin_Stick. A très vite sur l’Usine à Ennuis !

Enfin, c’est mon bro de l’Internet. Je me suis calqué sur son modèle, on s’est rencontrés and the rest is history. Inutile de le présenter, il a plus de temps de parole ici que n’importe qui d’autre et il n’est pas impossible que je l’ai plus vu cette année que ma propre soeur. Il va nous parler de… de… voyez plutôt.

Il y’a cinq ans ou en étais-je ? Sortie du bac, début d’études de droit, la fin de la vie de lycéen, début de celle d’étudiant, de la liberté que cela occasionne et début de l’entrée dans la vie adulte. Ca a été ensuite une sorte de grand chaos: études de droits échouées à cause d’un manque de travail et d’un état d’esprit non adapté (j’étais encore en mode petit branlos convaincu qu’en se contentant d’écouter en cours ça passerait), deux ans d’études d’histoire relativement négligeables et absolument pas motivantes à cause d’un projet professionnel flou et d’une vie alors plus concentrée sur la vie associative et Internet que sur des échéances aux enjeux pas clairs et que je sous-estimais alors clairement. S’en suit alors la décision de partir de ce système, pour plein de raisons dont une famille sur place qui commençait à foutre la pression et à me prendre de haut à cause de mon statut, et de m’installer à Nantes pour le grand plan. Ce qui consiste à préparer des concours d’entrée dans la fonction publique, chercher (péniblement) des jobs divers et variés, etc etc. Un an et demi je quitte Nantes pour Paris et nous y voilà, je suis à l’heure actuelle semble t-il un heureux chanceux puisque j’ai un toit et un travail.

Bref, ces cinq années ont surtout été cette transition difficile entre vie adolescente et vie adulte. Rendue encore plus difficile par cette hésitation permanente, cette incapacité à trouver un projet d’avenir et à m’y fixer.

Il y’avait toujours au loin cette envie d’être journaliste mais en même temps je ne faisais rien pour m’en diriger et je me contentais bien aisément de mon *blog* et de ses *nombreux visiteurs* et de la *gloire* que ça amenait. Et, malaise, c’est au moment de commencer à vraiment exercer ce métier (en stage chez Nolife ou bénévolement chez le JDJ) que je me rends compte que je ne l’aime pas vraiment, et que je ne me vois pas le continuer. L’exercer pour de vrai. Attention, cela ne veut pas dire que mes expériences ont été négative: j’ai des souvenirs vraiment excellents de mon stage, et même si je continue à être maladroitement atteint d’un starcrush pour toute la chaîne, je suis honoré d’avoir pu faire partie de l’aventure malgré les sacrifices que j’ai pu faire à l’époque. Mais en y étant je m’en suis rendu compte terriblement: je n’ai pas ma place dans ce milieu parce que je n’ai tout simplement pas envie d’en faire partie. Ce n’est pas une histoire d’ambiance, ce n’est pas une histoire de milieu soi disant corrompu (c’est pas giga vrai), ce n’est pas la faute du milieu lui-même. C’est juste que je sens que si j’en fais partie, je vais devenir fou et je vais perdre tout amour non seulement envers un de mes médias favoris mais en plus envers l’écriture elle-même.

J’ai lâché le Journal du Japon à peu près à la même période, quand je me suis rendu compte que passé l’adrénaline de la première rencontre avec un mec japonais super connu, bah je ne faisais finalement que me forcer à écrire des textes dans lesquels je ne me reconnaissais pas, que n’importe qui d’autre aurait pu faire à ma place. Et c’est là le plus important: dans un milieu surchargé de volontaires, si n’importe qui d’autre peut faire ce que je fais et que je n’y trouve aucun plaisir, alors autant laisser ma place: je ne la mérite pas.

Je suis à l’aise pour critiquer, analyser mais tout ça je veux le faire selon mes règles, selon mes humeurs. Par exemple, j’emmerde ceux qui trouvent que j’utilise un style beaucoup trop oral ou vulgaire. Qu’ils aillent lire des mecs qui font un style pas oral et me pètent pas les couilles. J’écris comme je le sens parce que pour moi l’écriture est un moyen de transmettre honnêtement mes sentiments, tout en permettant un léger recul que tu as pas à l’oral. C’est pour ça que je suis toujours très heureux d’écrire pour mon blog ou mes conneries perso.

J’adore aussi parler dans un micro. J’avoue que j’adore quand on me demande mon avis sur quelque chose ou quand je sais être écouté ou lu quand je donne mon avis, je ne le lirais pas. Et si ce que je recherchais dans le journalisme n’était pas le faire d’écrire et d’être payé pour ça, mais juste d’écrire avec la garantie d’être lu ? Et si ce qui m’avait attiré le plus dans l’idée d’aller bosser un mois chez Nolife c’était pas le fait d’apprendre un métier en profondeur ou de potentiellement rejoindre l’équipe à long terme mais juste l’idée de pouvoir écrire une critique de jeu assurée d’être vue par un bon paquet de gens ? Si ce que j’avais recherché si longtemps dans cette ambition pro n’était pas la carrière, mais l’exposition qu’elle amenait ?

Aujourd’hui je fais un métier que je m’imaginais jamais faire il y’a cinq: scanner des courriers, les intégrer, les trier. Le métier est répétitif mais la paie est bonne, l’ambiance au boulot est bonne et il est très permissif niveau horaires et possibilités de réguler sa journée de boulot, en plus de pouvoir revasser gratos sans se faire juger par qui que ce soit, et dieu que j’aime bien ça. J’y vais sans me forcer (contrairement à mon boulot de gardien de parking dont non seulement le métier était chiant, mais en plus payé au lance-pierres, dans une ambiance de boulot merdique avec un boss colérique et petit chef qui m’effrayait à chaque fois qu’il disait mon nom) et pour la première fois depuis toujours, c’est même une entreprise dans laquelle je peux envisager une carrière. Et qui, surtout, me permet de faire des choses à coté. Ce qui est le plus intéressant, et de loin.

Je ne recommanderais à personne de prendre les risques que j’ai pris: même si j’étais sous la pression de ma famille et même si j’avais alors la volonté d’essayer d’épater la galerie (famille, amis, copine), quitter mes études a été une décision quasi suicidaire. Sans les bonnes personnes ou les innombrables coups de pots que j’ai eu (un candidat qui s’est pas présenté au moment X, quelqu’un qui peut m’héberger et qui peut accepter de décaler le loyer quelques semaines quand on se retrouve à sec, un boulot qui tombe 3 semaines avant une deadline, un toit une semaine avant cette même deadline) ça aurait pu très très mal tourner et je n’ose imaginer ou j’en serais aujourd’hui. Si vous avez un projet déterminé, continuez à le poursuivre à tout prix. 

Et j’ai aussi appris que les succès étaient la plus grosse drogue vidéoludique de l’histoire, au point ou il m’apparaît inconcevable de pas acheter une Xbox One. Mais ça c’est une histoire pour un autre jour.

Bouhouhou tout ce pathos.

Alors oui, vous êtes tous représentés par des Tomoko. Tomoko pour toi, Tomoko pour toi, Tomoko pour TOUT LE MONDE
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5.55

Vlan ! Cinq piges de blog. Une demi-décennie. Il y a déjà trois ans, je blaguais que j’étais parti pour une décennie. Le titre de ce même post impliquait – subtilement – que j’allais arriver à ce stade. Et encore, ce n’est que la date semi-officielle puisque je suis déjà en retard d’un mois et des bananes pour faire ce post, mais aussi parce que la vraie date est en fait il y a sept ans. Je n’ai commencé à réellement poster des textes construits que vers Juin 2008, où j’étais certain de faire ça régulièrement. Là, je suis à un pivot du truc, sans réellement savoir si je vais rempiler régulièrement à la rentée. Un petit sacrifice d’égo et « d’assise Internet » qui rapporterais un fantastique gain de temps. Au lieu de faire un habituel bla-bla sauce bilan, je me suis donc posé une question, appuyée par la rondeur de ce beau chiffre.
« Qu’est-ce que j’ai appris en cinq ans ? »
C’est pas simple mais il y en a des choses. Disons que j’ai fait pas mal de découvertes. Je n’ai pas réellement évolué – en tout cas pas des masses – mais j’ai fait une kilotonnes de rencontres et de trucs fascinants. Il faut comprendre que cette page est, pour moi, toute ma période post-bac, et qu’elle va pratiquement mourir d’elle même dès que j’aurais un boulot. La réponse en version light, car être exhaustif ici et maintenant c’est pas simple, non non non.

Déjà le cinquième Excalibur d’anniversaire ohlala

Donc. L’été 2008, c’était à peu près comme hier, je sortais de la Prépa, équivalence magique en poche. Plein d’idées en tête mais sachant bien que je n’y arriverais jamais avant une licence au minimum, je me dirige vers le droit. Je fais ma première Japan Expo, découvre qu’il y a un truc derrière. La Fac commence et je vais devoir me prendre en main sur tous les plans. C’était sympa, j’étais relativement frais dans ma tête, mais écrire sur des sujets rigolos, même dans le vide, était quelque chose d’assez excitant. Nous sommes maintenant cinq ans plus tard. J’ai moins de cheveux, plus d’expérience, beaucoup plus d’assurance, j’ai écrit quinze milliards de signes sur Internet et je tape tout ça depuis le Maroc, mille-feuille à la main. Bref, la vie est cool, c’est les vacances et bientôt le shit va getting real. Un peu comme chaque année, finalement. Que s’est-il passé entre temps ? Je vous fait le best-of, ici et maintenant. La vaste majorités des machins évoqués ci-contres ont eu droit à un post dédié. Il va falloir les chercher car j’aime faire de la flemme sur les petites choses une constante.

En 2008 j’étais absolument profane des animes. Aucune idée qu’il pouvait y avoir une actualité et un fandom dédié. Je pensais que c’était une sorte de relicat du passé et que certaines productions subsistaient en France de temps en temps, la saison « Kaz » étant soit une exception, soit une ouverture discrète. Je lisais quelques mangas avec grand plaisir sans savoir que des adaptations étaient quasi-systématiques. Entrer à la fac était synonyme de glandouille sur le net devant un Guy Carcassonne encore vivant. Bientôt, j’apprends l’existence de La Mélancolie d’Haruhi Suzumiya, commence un peu voir, trouve ça formidablement moyen et découvre qu’il y a plein d’autres trucs. J’ai eu un gros coup de coeur pour Soul Eater dont l’univers me colle à la peau, très perfectible et la fin approche. Sinon, les meilleurs animes que j’ai vu sont probablement Haibane Renmei (mon seul 10 sur My Anime List, folie furieuse), Tokyo Magnitude 8.0, Sayonara Zetsubo Sensei et Baccano!. Mention honorable pour les idées barrées de Kaiji. Bon, on est d’accords, pas facile de battre Cowboy Bebop mais certains se défendent comme ils le peuvent. Ce n’est que le préambule d’une liste assez longues de séries vues, finies, abandonnées ou purement snobbées (K-On ! est un running gag qui tient toujours) et qui passionnent beaucoup de gens.
Surprise numéro 1 : la japanime est aussi une affaire d’adultes, et je ne parle pas de la masse impressionnante de pr0n qu’elle génère – non, que nenni, il y a de belles intrigues, des thèmes adultes, des machins complexes, pince-sans-rire ou violents. Parfois, c’est juste des mécha-loli à qui on a oublié de donner un pantalon et c’est embarrassant pour tout le monde. J’ai été assez otaque pendant cinq ans, j’ai même cofondé une asso et couvert pas mal de conventions, parfois avec une assez belle boule dans le ventre mais toujours avec plaisir, finalement. Ce n’est plus un milieu dans lequel je me passionnerais à outrance mais c’était une grosse bulle sympa et originale. C’est pas comme si j’avais rencontré plein de gens via ce médium ou sa périphérie : une vaste majorité de gens bien, énormément de gens bien intentionnés, une tout petite minorité de gens chiants. Une très belle moyenne et des gens souvent originaux. Maintenant, je regarde pas mal de trucs en dilettantes (et c’est un peu hypocrite de ma part parce qu’il y a plein de trucs bien cette saison et pas que des machins bien nets) donc un pan bien particulier qui a pris de grooooOsses proportions dans ma vie. Maintenant, je me suis calmé, je préfère jouer à Rock Band.

CE JEU !!§

Le jeu vidéo, c’est une autre histoire. Le saviez vous ? J’étais complétement Nitendautiste jusque là. Comme tous les autres, je vivais dans un joyeux monde de gameplays parfaits, de Mario Party, de Wario Ware, etc. Et paf, je finis par avoir envie de succès (la motivation la plus étrange de tout les temps) et de jouer à Banjo-Kazooie (ditto) et j’achète une 360. ET LA PATATRAC TONITRUANTE DÉCOUVERTE, la même qu’au dessus ! Il y a toute une actualité et elle est encore plus intense ! Dingue !!
Moui, plus sérieusement, j’ai appris à comprendre qu’il y avait plein de trucs pour moi de l’autre coté du JV, à l’époque où Nintendo savait ce qu’il faisait. J’ai réussi à ouvrir ma focale quoi, ça demandait un certain effort intellectuel à l’époque. J’en retiens des jeux comme Read Dead RedemptionRayman Origins, Alpha Protocol, Fallout New Vegas ou Catherine. Sans compter les milliers d’eurobrouzoufs – littéralement – dépensés dans Rock Band. Les choses ont bien changé, on est sur le point de passer à la génération d’après et elle aura pris son temps. Sega a perdu le jeu à force de perdre les siens. La 3DS a raté son démarrage comme jamais, elle est en pleine forme deux ans plus tard. La Wii U pourrait suivre le même chemin mais il va falloir beaucoup de jeux et d’abnégation. Sincèrement, je crois qu’en 2008 je me disais que GTA était un jeu un peu con et violent. Pardonnez moi, je l’étais un peu aussi, con. Faut dire qu’à l’époque, acheter un jeu était quelque chose de rare et puissant, aujourd’hui, c’est une routine !
C’est devenu quasi-industriel, parfois pour le boulot, encore plus rarement pour rattrapper le passé. En cinq ans, le jeu vidéo s’est un peu cassé la gueule. Le marché est en train de changer de modèle, Game a glissé sur une peau de banane, le journalisme JV est devenu – un vaste problème de connivence chez les autres – un vaste concours de celui qui va dénoncer le voisin en premier sur Internet. La presse est quasi-disparue en France. Internet a une fois de plus tout pété et la réponse émerge dans quelques pratiques alternatives qui se cherchent encore aujourd’hui. Le retail existe toujours mais Zozon.com reste la meilleure façon de se fournir. Oui, pour les consoles. Ne me parlez pas de master race. L’élitisme PC est peut être la seule constante du truc.

Souvenons nous, ce blog était à la base un blog télé ! Est-ce que les choses ont changé ? Noooon ! Quelques petites séries résistent toujours à l’envahisseur. Je peux même pas écrire de généralités sur les networks parce qu’House Of Cards, premier produit de l’écurie Netflix, à l’air de valoir son pesant de cacahouètes. La grande ère HBO reviendra pas mais elle nous fournit encore Girls, The Newsroom où Game Of Thrones. Ok, Six Feet Under, The Sopranos, The Wire et Oz appartiennent au passé mais la création taylay a encore de belles choses devant elle. Imagine, Monster par Del Toro ? Ca risque d’être quelque chose. En 2008, c’était le grand retour à la sitcom. Je porte pas beaucoup The Big Bang Theory dans mon cœur, préférez The Office. Enfin, toute « l’ère ABC de 2004-2005 » avec Grey’s Anatomy, House, Lost et Desperate Housewives est terminée, bien heureusement pour cette dernière.
En 2008, on sortait à peine de la call-tv, ce concept qui me fascinait. Aujourd’hui, pas bien loin sur la TNT, restent les émissions de type Discovery qui exploitent des concepts foufous. Je matais Survivor en live depuis déjà un an et j’allais découvrir The Amazing Race en vomissant de bonheur. Si vous voulez recréer ces conditions, matez la saison 6 ou 9 et tant pis pour le 4:3. La première a de meilleurs restes que le second (mais il paraît que la dernière saison est vraiment bien donc allez savoir)
Pendant ce temps, en France, on tend vers le concept de mini-jeux partout. Dans cinq autres années, on invente le Wario Ware télévisuel. Vivement quoi. Ici, commencer une phrase par « Bref » est devenu connoté.  Gros coup de coeur pour Nolife dont l’aventure est inspirante.

Bonjour ceci est la meilleure vidéo des Internets

Niveau musical ? Deux groupes que j’ai découvert en 2007/2008, The Go! Team et les Flaming Lips, restent parmi mes préférés encore aujourd’hui. Je suis devenu « ce genre de type » qui préfère acheter des vinyles parce qu’il a la chance d’avoir une platine. J’ai pris l’habitude de systématiquement aller à Rock En Seine chaque été, même si j’y vais en me disant « tout de même, la programmation est pas terrible »… parce qu’il y a toujours deux ou trois groupes qui sont une motivation du tonnerre. Dans un mois, c’est Franz Ferdinand, Phoenix et NiN. Aller à un concert cool et pas trop cher de temps en temps est devenu une sorte d’obligation bien saine. Je n’arpente plus les jeunes talents comme je le faisais autrefois et c’est un poil dommage, ces soirées au Trabendo me manquent pas mal. Sinon, un album toutes les deux semaines et un bon gros coup de cœur de temps en temps. Je dois bien remercier les jeux musicaux et certains Youtubeurs pour avoir découvert une foultitude de singles et de groupes.
J’ai vu Oasis splitter sous mes yeux et on me vanne toujours avec ça, quatre ans après. C’est bien ce single, sans surprises, que j’ai le plus écouté dans ce gros lapse de temps. Je nourris toujours l’espoir de bosser dans cette industrie, parce que commenter l’actualité en passant quelques disques sur Nova a l’air d’être le meilleur boulot au monde. D’ailleurs, en 2008, tous ces gens que j’adorais écouter mais qui ont disparu du radar : Bibi Tanga, Kenna, Cajun Dance Party, z’êtes passés où ? Y’a que les Friendly Fires et Vampire Weekend qui ont su tirer leur épingle du jeu, visiblement.

Pis bon, rester devant son Macbook c’est très sympa mais bouger c’est aussi très bien. En cinq ans, je suis allé sur autant de continents que d’UFR différents à la fac. Ou presque, quelque chose du genre, bref. J’ai suivi mon cursus un peu en traînant des pieds mais toujours en sachant que j’aime – la plupart du temps – ce que je fais. Les Lettres, c’est une question d’idéologie, d’époques et de goûts, parfois on a juste envie de s’en foutre. Aujourd’hui, je fais de la recherche et je boucle un mémoire, ça, c’est bien plus cool. Le deuxième cycle devrait se terminer sous peu et je vais reretenter les concours d’écoles de Journalisme. Peut être l’occasion de retourner en prépa.
Parfaitement, avec une majuscule ! C’est mon truc, un métier ingrat – décrié par les ignorants, parce qu’il y a peu de professions plus passionnantes et enrichissantes – difficile à intégrer. Pas de bol, ce qui m’intéresse c’est aussi le vrai, le généraliste. Il a fallu apprendre que la fac te laisse un peu te démerder et que c’est à toi de faire ton trou où tu veux. Qu’à cela ne tienne : premières rencontres, premières expériences, premiers stages, la machine se met en marche. Sans ce blog, les choses auraient été différentes, je n’aurais pas eu la petite motivation, l’incentive d’écrire partout sur divers sujets. Vraiment, la prochaine fois que vous écrivez une crasse sur un journaliste, réfléchissez bien. C’est un parcours qui se mérite et qui n’est pas toujours tendre – personne n’est là par hasard, alors dites vous bien qu’il y a peut être des paramètres que vous ne maîtrisez pas dans votre critique… en tout cas, études et boulot, concilier les deux est l’éternel casse-tête. A suivre, donc, et merci au Twitter et au JDJ d’avoir kickstarté tout ça !

Pis bon, le social, bien sûr. Pas besoin d’apprendre que les rencontres sont la clé de tout. L’appliquer, après, c’est autre chose ! J’ai fréquenté pas mal de sphères des internets ; des (bons) bloggeurs BD (pas girly) des otakes, des journalistes, des soiffards, des gars de l’industrie du JV ou de la musique, des lecteurs. Plein sont devenus des amis, une petite poignée sont devenus un peu plus. Arpenter des bars stratégiques est devenu une stratégie clé et un plaisir depuis une grosse année et demie. Rencontrer des gens, tisser son lien social et son réseau, le temps filtre naturellement tout ça. J’ai donc appris qu’il ne fallait pas toujours me brusquer, suivre mon instinct sur les gens sympas et ne pas être trop premier degré sur le web, même si c’est dur.
Puis j’ai pigé que mener des projets, même de niche, ça n’a rien de compliqué. Le Velvet Video Burger et l’AMV ENFER restent mes deux machins trademark, les deux ont été la suite logique d’une expérience qui tâtait le terrain. Même sans le crier sur les toits, le bon concept se suffisait à lui même. Alors avec un brin de communication maîtrisée !

Woof !

Woof !

Bon, je vais pas parler de trucs dont j’ai jamais parlé ici, genre de bouquins, je doute que mon fétiche sur Castaneda ou la littérature nord-Américaine vous fascine franchement.

Puis y’a Internet. En 2008, Youtube est encore un truc relativement récent. On ne maîtrise pas encore bien Twitter, Tumblr arrive, on écoute timidement de la musique légalement sur Internet et Tv Tropes s’apprête à ruiner nos vies. Bientôt, le gros du truc va se faire là. Tous les trucs. Aujourd’hui, l’Internet est citoyen, participatif, il nous offre le serious gaming, il finance à plusieurs, plus personne ne veut payer pour de la bonne information et de bons pure players surnagent au dessus d’un Melty aussi dégueu que bien référencé. Cinq ans, le temps d’un tapis roulant de mèmes. Le plus rigolo restera à jamais Trololo. Un an après, j’aime toujours les conneries à la Dolan. C’est bien Twitter qui est devenu le meilleur des terrains de jeux – et j’ai connu des sites qui m’ont aidé à étendre #leréseau, d’autres qui m’ont permis de mettre tout le reste à profit. Ben ouais, comme tout le monde, j’aime faire des podcasts. Des bons, de préférence. Proposer des choses, le partager, voir comme c’est gratifiant, idéalisme béat. Tout le monde y gagne, ça rentre dans cette période classique de pré professionnalisation qui nous atteint tous, le temps d’engranger des diplômes.

Bref, ça fait cinq ans que j’écris sur les Internets et c’est passé sacrément vite. Ça m’a apporté plein de choses. Souvent indirectement mais hé, c’est très bien comme ça. J’ai, basiquement, appris qu’il fallait se battre pour ce qu’on aime, qu’il ne faut pas s’en faire pour trop peu, que j’ai un fétiche étrange pour les cultures de niche et qu’il ne faut pas laisser passer les bonnes idées.
Merci à vous pour votre fidélité. Cœur avec les mains. Un autre encore plus gros pour ceux qui sont là depuis le début.
On se retrouve dans deux jours pour la deuxième moitié de ce post !

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Arrêtez la douleur, arrêtez le plastique parfumé

Voilà le premier vrai post de ce quartier libre printanier. Il sera fortement engagé. Et parlera d’une thématique adulte mais qui est une composante importante de l’éducation sexuelle de tout un chacun. Car nous avons attaqués le sujet dans ce post mystérieux où Kim Jong Un se fait mater mais l’avertissement peut ne pas être vu par ceux qui ne relisent pas quotidiennement ce post alors il faut l’éclaircir, l’expliquer, le développer tous ensemble.

NE. TOUCHEZ. PAS. AUX. PRÉSERVATIFS. FRUITÉS/PARFUMÉS.

Quand je dis « ne touchez pas » c’est aussi bien de manière littérale que de manière figurative. Ces choses là sont la pire chose qui ne soit jamais arrivé à l’industrie du sexe sain. Je suis certain que ça a été crée par un complot visant un nouvel ordre mondial qui impliquerait la fin de toute libido chez l’être humain. Car quand on utilise une de ces merdes une fois, on a juste plus envie de partager avec son tendre ou sa belle des moments sensuels supplémentaires.

Principalement parce que ça pue.

A mort.

RÉVOLTEZ VOUS CITOYENS ! (ici représentés par des personnages de Joshiraku.)

RÉVOLTEZ VOUS CITOYENS ! (ici représentés par des personnages de Joshiraku.)

Est-ce que vous êtes déjà allé caguer chez votre grand-mère ? La question est stupide car c’est vraisemblablement le cas SAUF si votre grand-mère est morte avant votre naissance et dans ce cas là je suis désolé mon humour est allé beaucoup trop loin et je peux vous fournir sur demande un formulaire d’excuse. Si tout va bien, alors vous voyez de quoi je veux parler. Quand vous entrez dans ses toilettes et que ça sent une odeur synthétique bizarre. L’odeur d’aérosol chimique délicatement apposé la veille et qui a eu le temps de macérer toute une nuit. Évidemment tout cela n’est pas  aidé par le fait que votre grand mère, à cause de son odorat qui n’est plus ce qu’il était, ne se montre que guère avare et n’hésite pas à abuser en toutes circonstances de l’aérosol. Quitte à en acheter un nouveau tous les trois jours.

Donc voilà, vous avez en tête l’odeur de toilettes qui puent quelque chose censé sentir bon. De la pseudo-lavande, de la vanille de chie… mais le pire c’est les fruits rouges. Les fruits rouges ça sent bon hein ? Et bah c’est l’ultime pied de nez que Dieu a offert à nous les pauvres mortels: nous serons à jamais incapables de reproduire convenablement l’odeur de la fraise, des framboises ou des cerises. On ne peut que faire moins bien, que plus vomitif. Dans cent ans, nous voyagerons quotidiennement à la vitesse de la lumière, nous serons connectés à Internet par notre corde vocale, la paix régnera sur le monde, on cherchera des « technologies futures » pour augmenter notre santé globale de +1 tous les six tours et David Bowie sortira son 87e album. Mais l’être humain ne sera pas arrivé à reproduire chimiquement l’odeur et le goût de la fraise convenablement.

Donc voilà ce que vous messieurs vous acceptez de mettre sur votre sceptre charnel. Du plastique lubrifié d’un produit censé être quelque chose mais qui ne l’est pas. Et vous ne le savez pas encore, mais votre chambre est déjà morte. Car cette odeur elle n’est pas condamnée à rester uniquement sur le préservatif. Cette odeur vous la devez au liquide lubrifiant qui l’entoure, qui va se disperser partout. Autour du saint bâton de monsieur tout d’abord, puis sur le joli abricot de madame ou le petit troulili de l’autre monsieur puisque je parle à un public peut-être large. Puis après arrive ce qui arrive. Je ne vais pas vous faire un dessin car certains le font mieux que moi mais des mouvements sont impliqués. Des allers-retours. Des coups de fouets dans certains cas. Et des fluides si tout se termine bien. Tout cela fait que cette odeur se disperse, progressivement, et avant même que vous ne le sachiez, elle a déjà remplie votre chambre, votre cuisine, votre salle de bains ou bien le salon de cet ami qui a eu la générosité de vous héberger vous et votre partenaire.

Et c’est seulement une fois les choses terminées que vous constatez les dégats. Vos appareils génitaux sentent les toilettes de mamy. Votre chambre sent un mélange bizarre de fraise, de cyprine et de liquide pré-éjaculatoire. Et ne pensez pas vous dire « bon pas grave, je vais aérer la chambre deux heures, je vais prendre une douche d’une demi-heure et ça sera réglé. »

Non non non.

Ce n’est pas aussi facile. Pauvres fous.

Le visage de ce personnage de Joshiraku témoigne bien du traumatisme subi.

Le visage de ce personnage de Joshiraku témoigne bien du traumatisme subi.

Trente minutes la douche ? Ok. Imaginons. Vous avez fait ça le matin parce que vous êtes des gens incroyablement dynamiques et je vous respecte pour ça. Vous ouvrez la fenêtre, vous laissez entrer le soleil et surtout le vent, vous allez vous doucher, vous vous lavez mutuellement car vous êtes un couple très mignon et voilà. Vous mettez des vêtements propres mais, oh mon dieu, une heure suffit à peine pour comprendre que l’odeur colle à vos parties privées et va macérer toute la journée dans vos sous-vêtements. Et dans votre chambre rien n’y fait, l’odeur reste, s’intégre sadiquement. Mais il y’a tout de même un peu de mieux, c’est une bonne chose. Mais vous allez en chier quand même.

Et ça ça va, c’est le matin. Mais imaginez que vous l’avez fait avant de vous coucher comme le font la plupart des gens normaux hein je veux pas paraître moraliste ni rien mais bon, hein. Après ce beau coït à deux vous allez juste vous endormir dans les bras de l’autre, de manière incroyablement romantique et fleur bleue. Vous allez pas aérer parce que dehors il fait nuit, qu’on est pas tous les jours de l’année entre le 15 Mai et le 15 Septembre, que la fenêtre est loin du lit et tout ça. Vous allez pas vous laver parce que vous le ferez demain matin au lever. Vous allez juste tout laisser tel quel, vous laissant aller à un sommeil béat et heureux de type en couple. Et pendant ce temps là, l’odeur elle va rester là, elle va évoluer, elle va devenir un monstre ignoble. Un Léviator de la puanteur. Et là c’est trop tard TROP TARD. Déménagez. Coupez vous la partie basse du corps et apprenez à vivre sans tout ce qui est en dessous de votre bassin.

Et surtout, le vrai problème commence maintenant: vous venez d’utiliser votre premier, il vous en reste onze dans le paquet… et vous allez pas laisser tout cet argent partir à la poubelle, hein ? Vous allez commencer à vous méfier du sexe. Le sexe deviendra assimilé automatiquement dans votre esprit à l’impérativité d’utiliser ces foutus préservatifs parfumés, à des journées entières à sentir la fraise synthétique de merde partout autour de vous. Alors vous allez tout faire pour ne pas que votre partenaire l’exige. Vous allez commencer à prétexter des migraines ou des fatigues. Si vous êtes un homme, vous allez vous vider tout seul dans votre coin pour éviter d’avoir envie de sauter sur votre partenaire. Vous allez commencer peu à peu à faire des remarques sarcastiques et démoralisantes pour que votre partenaire arrête de vous trouver attractif. Et peu à peu, le sexe aura disparu de votre vie et de celle de votre conjoint(e).

ET ILS AURONT GAGNÉS.

Ce gif est une métaphore de la violence subie par ta vie sexuelle (ici représentée par le meilleur personnage de Joshiraku.)

Ce gif est une métaphore de la violence que les préservatifs fruités font subir à  ta vie sexuelle (ici représentée par le meilleur personnage de Joshiraku… même si j’espère que ta vie sexuelle n’est pas Marii.)

Alors messieurs dames je vous le demande, je vous l’exige. Non aux préservatifs avec un gout ou une odeur.

Les préservatifs normaux avec juste du plastique et du lubrifiant sobre c’est bien, c’est suffisant. C’est planplan, certes, diront les esprits chagrins, mais ça fait son job et son job c’est de nous rendre pleinement satisfaits. Avez-vous déjà eu à vous plaindre de vos préservatifs normaux ? Bon à part quand ils craquent et que… bon là ok c’est sérieux je rigole pas avec ça.

Et posez vous les vraies questions. A quoi ça sert d’avoir un gout ou une odeur de toute façon ? Est-ce que quiconque trouve le moindre plaisir à gouter du plastique dans tous les cas ? Est-ce que c’est un fétichisme particulier qui m’aura totalement échappé ? Est-ce que ça explique du coup le prix encore plus prohibitif de ces merdes là ? Et pourquoi la date d’expiration arrive toujours aussi vite alors que la dernière fois que tu y avais jeté un oeil t’étais encore large de deux ou trois décennies ?

Non c’est inutile de targiverser. Ma théorie d’un ordre secret qui veut faire regretter à tout le monde d’avoir du le sexe est la plus crédible. Il n’y a aucune autre raison qui fasse sens. Chez Durex ou Manix (pourquoi tous ces noms en x d’ailleurs) il y’a quelque part un espion à la solde de, peut-être, Christine Boutin, qui ruine la perception que tout le monde a de la contraception. Pour moi ce genre de choses c’est du sabotage. Et j’espère qu’un jour on traînera devant les tribunaux les salauds qui ont faits ça. Qu’ils paient leurs dettes à la société.

FRANÇAIS, SOYEZ VIGILANTS.

Cet avertissement vous a été offert par Amo. Qui aime beaucoup Joshiraku.

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