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Category Archives: Kulture moderne
Analyse politique de la société en Equestria
Alors, que les choses soient bien claires. Ceci est un TROLL dont le premier destinataire est le taulier de ce blog.
Ce que vous allez lire, ou scroller avant de fermer la fenêtre dans un soupir aussi profond que justifié, est une analyse sociopolitique d’Equestria, le pays imaginaire et peuplé de petits poneys dans la série presque éponyme, My Little Pony : Friendship is Magic, avec auteurs, illustrations, notes infrapaginales et bibliographie à l’appui.
Le caractère assez inédit et méthodologiquement sérieux, du moins je l’espère, du texte ci-dessous va peut-être même faire de ce blog un nouveau lieu de pèlerinage pour les bronies francophones. Sachez que cet honneur relève davantage de la disgrâce pour quelqu’un qui a ouvertement dénigré l’engouement envers cette merveilleuse série animée ; d’où le troll. Si, en plus, les statistiques de ce blog montaient vraiment avec ce billet, je considérerais alors mon entreprise comme une franche réussite.
Aussi, veuillez considérer comme tout relatif le sérieux de l’analyse, en deux parties, trois sous parties, que vous allez lire ci-après. J’ai quand même été mû par l’envie de bien faire les choses, mais également retenu d’y passer un mois entier plutôt que d’avancer, à tout hasard, mon mémoire, impérieuse prérogative, méritant davantage mon temps.
Amitiés sincères et hashtag bisous,
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Analyse socio-politique de la société en Equestria
par Laurent Gobenin
Quiconque aura observé la société en Equestria pourra se rendre compte qu’il existe à la fois de grandes ressemblances et de notables différences avec la société des hommes et du monde que nous connaissons.
Parmi les analogies que l’on peut dénombrer, retenons principalement la caractéristique organique de la société. [1] En effet, chaque poney a un rôle à jouer dans la société. Ce rôle lui confère une place et, parfois même, un statut. Soulignons par ailleurs que la somme des tâches qui incombent aux habitants d’Equestria est bien plus grande que dans notre monde, puisque nombre de phénomènes naturels, ne requérant pas l’intervention humaine chez nous, nécessitent l’intervention des poneys pour se dérouler correctement : cycle jour/nuit, cycle des saisons, etc. Une autre grande différence vient de la nature hétérogène du genre poney qui est composé de trois races distinctes. La société Equestrienne, si une volonté d’équité peut y être revendiquée, ne peut prétendre à une complète et parfaite égalité des individus entre eux.
Sur la base des maigres informations que nous avons obtenues et dans un premier temps, nous allons tenter de décrire la situation sociale et politique d’Equestria par l’analyse des rôles de chacun des individus. Nous verrons que ce rôle est intimement lié à la race de chaque poney dont les attributs leur permettront d’effectuer des tâches qu’eux seuls pourront accomplir et réciproquement. Nous tenterons ensuite d’analyser la gouvernance d’Equestria qui semble à première vue profondément héréditaire et centralisée. Nous verrons que ce pouvoir se base sur l’utilisation d’une domination coercitive naturelle et d’une domination charismatique forte de la part du pouvoir en place. [2] Nous nous attarderons ensuite sur le mélange assez étonnant du pouvoir temporel et intemporel issu de la caractéristique quasi divine du pouvoir, et non pas, comme on a pu avoir dans nos monarchies européennes de droit divin, seulement représentative du divin.
Dans un second temps, nous essayerons de décrire les perspectives d’évolution de la situation de la société equestrienne en dégageant des tendances et des dynamiques sur plusieurs milliers d’années. On tentera ainsi de décrypter le système très analogue à l’ancien régime qui s’est établi durant la période qui a précédé le règne actuel. On verra par la suite que le pouvoir se centralisant a formé autour de la Princesse une société de cour, à l’instar de la cour versaillaise sous le règne de Louis XIV. Enfin, nous verrons que ce centralisme était certainement transitionnel et qu’une évolution lente mais réelle vers une séparation des pouvoirs et à une délégation au pouvoir local est belle et bien enclenchée.
Equestria : entre races et intemporalité
Une société organique rationalisée autour de la race
La société equestriene apporte une grande importance au caractère racial de chaque poney créant ainsi quatre castes et quatre statuts bien distinct.
Les earth ponies (ou poneys de trait) sont des poneys similaires aux spécimens que nous pouvons avoir dans notre monde, en mettant de côté les couleurs couvrant tout le spectre colorimétrique visible de leurs robes, de leurs yeux et de leurs crinières. Les earth ponies ont un rapport avec la nature plus fort que les autres types de poneys. Seul le pégase Fluttershy qui, par sa cutie mark symbolisant sa remarquable capacité de communication et d’empathie avec les animaux, représente une exception notable. Seuls capables de cultiver la terre, ils sont depuis très longtemps la caste nourricière d’Equestria. Ils sont également de constitution plus forte et sont les plus aptes aux travaux manuels.
Les pégases sont des poneys dotés d’ailes assez puissantes pour voler, mais également atteindre des vitesses impressionnantes pour des créatures de cette taille. Ils possèdent également la faculté étonnante de pouvoir tenir sur les nuages, là où les autres poneys passent irrémédiablement au travers (sauf dans les cas d’envoutement par une licorne d’un niveau magique avancé). [3] Les pégases sont responsables du temps sur Equestria. Ils ont l’apanage de la gestion des nuages, de leur production, de l’élaboration des flocons de neige, de la synthèse d’arcs-en-ciel et doivent même acheminer l’eau du sol vers Cloudsdale, la principale cité des pégases, d’où sont dirigées toutes les opérations. De nombreux pégases sont également enrôlés dans la garde royale.
Les licornes sont des poneys possédant une corne au milieu du front qui leur permet de pratiquer la magie. Allant de la simple télékinésie à la téléportation et même, dans les cas les plus impressionnants, au voyage dans le temps, [4] le champ des possibles est vaste pour cette race de poney. Les licornes ont ainsi de hauts postes dans le domaine de la recherche, mais aussi dans des corps de métiers variés, allant de l’artisanat à la gestion d’une bibliothèque. Ils forment également la grande majorité de la haute société d’Equestria principalement située à la capitale, Canterlot. La majeure partie de la garde royale est par ailleurs constituée de licornes.
Enfin, les alicornes (ou pégases ailés pour ceux qui réfutent cette appellation) sont moins une race de poney que de remarquables exceptions. Il n’y a que trois spécimens connus à ce jour : Princesse Celestia, principale autorité et souveraine diurne d’Equestria, Princesse Luna, souveraine nocturne et Princesse Cadance, la nièce de Celestia. Ils ont en commun une corne, une paire d’ailes, une plus grande stature que les autres poneys, une longévité exceptionnelle [5] et, surtout, du sang royal dans les veines. En effet, si tous les poneys au sang royal ne sont pas des alicornes, toutes les alicornes connues à ce jour sont issues de la famille royale. Le neveu de Celestia, Prince Blueblood, est une licorne alors que Cadance, sa nièce est une alicorne. On peut donc émettre l’hypothèse qu’il n’existe pas d’alicornes males. Cela ne serait guère étonnant dans une organisation sociale, qui se révèlera au fur et à mesure des observations, extrêmement gynocratique. [6] Le rôle de Celestia est le plus important puisqu’elle est responsable du lever et du coucher du soleil. On peut mesurer toute la puissance de Celestia qui effectue, à elle seule, ce devoir tous les matins quand on sait qu’une telle tâche nécessitait autrefois l’effort combiné de toutes les licornes du territoire. Le rôle de Luna est quant à lui similaire, mais pour la lune.
Celestia levant le soleil de manière ritualisée devant public
Le pouvoir royal comme événement ponctuel
Par leurs caractéristiques royales, les alicornes sont un bon exemple de la place que prend la race dans le statut des individus en Equestria. L’explication au fait que seule la famille royale comprenne des alicornes n’est pas connue, cependant, plusieurs hypothèses peuvent se dégager.
La première est la sélection génétique. En fonction de la descendance de la famille royale, il est possible que seuls les individus nés alicornes puissent espérer un jour exercer la fonction de souverain d’Equestria. Les textes historiques font état d’une période, il y a plus de mille ans, où il n’existait pas de pouvoir héréditaire (ou bien, s’il en existait un, il était très différent de la forme que nous connaissons aujourd’hui). Il y a donc eu un moment ponctuel dans l’histoire d’Equestria où le pouvoir royal est apparu. Il a pu s’agir d’une mutation génétique, invisible pendant des centaines d’années, et qui est survenue avec la naissance de Celestia et de Luna.
La seconde hypothèse serait que Celestia et Luna aient obtenu les pouvoirs qui sont les leurs aujourd’hui d’une autre manière. S’élevant ainsi, passant du statut de simple poney à celui d’alicorne souveraine, par le biais d’une force supérieure comme un artefact magique ou une créature mythologique, comme il en existe en Equestria. Cette hypothèse supposerait qu’une maîtrise totale sur le nombre d’alicornes au sein de la lignée est possible à la condition que la royauté ait encore le contrôle sur ce qui leur a accordé ce pouvoir. Cette hypothèse, qui est tout à fait viable avec la continuité génétique des alicornes, laisse également possible l’idée que ces dernières puissent ne pas être toutes issues de la même lignée.
L’amalgame entre pouvoir temporel et pouvoir intemporel
La représentation symbolique du pouvoir est cependant problématique en Equestria et ne peut pas être comparée directement avec le statut des rois dans les monarchies européennes. Le pouvoir royal est normalement issu du divin, le roi faisant ainsi office de représentant de dieu sur terre. Il y a donc une différentiation nette entre les deux corps du roi. Le corps mortel et le corps immortel. Le roi un jour mourrait, mais le roi dans sa représentation intemporelle ne mourrait pas et s’inscrivait dans une continuité. [7]
Illustration ancienne de la princesse Celestia prouvant son impressionnante longévité
En Equestria, il y a un amalgame entre les deux corps de la royauté. La caractéristique divine de Celestia est tellement forte qu’elle s’apparente elle-même à dieu et non pas simplement à son représentant sur terre. La longévité naturelle des alicornes brouille d’autant les pistes faisant de la princesse une continuité historique puisque son règne s’étend sur des milliers d’années sans que Celestia ne prenne une ride. Les impacts culturels sont ainsi inévitables. L’exemple le plus frappant est l’implantation profonde de Celestia dans les expressions populaires. Ainsi, comme ultime preuve d’un engagement solennel, les habitants d’Equestria s’exclameront « As Celestia is my witness », là où dans notre monde nous dirions « As god is my witness ».
Une lente évolution vers la décentralisation
L’ère pre-celestienne : une forme d’organisation proche de l’ancien régime
Les récits historiques font état d’une période, il y a des milliers d’années, d’une organisation bien différente de celle qui a cours aujourd’hui à Equestria. Les races étaient regroupées en clans et ne se mélangeaient pas comme aujourd’hui. Il s’agissait d’une société féodale, avec trois groupes distincts, aux frontières distinctes et aux rôles distincts. Le royaume d’Equestria en tant qu’entité étatique unifiée n’existait pas encore et chaque tribu avait un chef. Les earth ponies, dans les plaines, avaient un chancelier, les pégases, dans les cieux avaient un commandeur, les licornes dans les montagnes, avaient un roi. Les earth ponies étaient déjà les seuls capables de produire de la nourriture, mais dépendaient des pégases, peuple guerrier, qui prélevaient une part de leur production en échange d’un temps propice à la culture. Les licornes, peuple pieux, en prenaient également une part en échange du cycle des journées, tout aussi indispensable au bon déroulement de leur travail. [8]
Le lecteur attentif aura reconnu ici un système très proche de l’ancien régime. Les pégases sont analogues à la noblesse, les licornes au clergé et les earth ponies au tiers état. Les prélèvements sur les récoltes des licornes sont ainsi assimilables à la dîme cléricale et le prélèvement des pégases à l’impôt que doit l’agriculteur au seigneur.
Les analogies ne s’arrêtent pas là. Lors de la grande vague de froid qui a touché la fin de cette période et provoqué de grandes dissensions entre les trois groupes, une grande réunion a mis autour de la table des négociations les chefs des trois peuples pour tenter de régler les dissensions. On peut tout à fait comparer cet événement aux états généraux convoqués par le roi de France sous l’ancien régime et où les trois ordres, noblesse, clergé et tiers état, étaient représentés.
The meeting of all meetings : analogie equestrienne de nos états généraux
Notons toutefois quelques différences entre cette ère et l’ancien régime. Cette organisation relève davantage d’une relation d’interdépendance fragile entre trois tribus fermement délimitées que de la coexistence de trois ordres au sein d’un même système comme nous avons pu connaitre sous l’ancien régime. Cette différence est certainement liée aux différences raciales entre les poneys, les forçant à coexister pour la survie en se servant de leurs caractéristiques particulières inhérentes à chaque race. De plus, les capacités bien délimitées de chacune des trois races ne permettent à aucun groupe d’avoir d’ascendant décisif sur les deux autres, ce qui n’était pas vraiment le cas dans l’ancien régime.
Un pouvoir centralisé de transition
À la suite de la réunification des trois tribus, on a donc pu observer la formation d’une société mixte ou cohabitent dans des proportions diverses les trois races de poney. Contrairement à la période précédemment citée, il n’y a plus de délimitation territoriale ni de délimitation des pouvoirs claire. Les ressources historiques autour de cette période de transition sont malheureusement lacunaires. Il semble cependant assez certain qu’à la suite des événements qui ont eu lieu dans la grotte où le « Fire of Friendship » a été invoqué (qui dispersa les Windigos, responsables de la vague de froid, marquant ainsi la création d’Equestria telle que nous la connaissons), les licornes réussirent certainement à prendre le dessus dans une forme domination sociale au moins sur les earth ponies.
Rien ne permet d’affirmer cela de manière certaine, mais une analyse démographique de Canterlot, lieu de pouvoir par excellence d’Equestria, laisse penser que les licornes ont formé par la suite, au moins pendant un millier d’années, certainement plus, les hautes classes de la société equestrienne. Ces classes s’apparentant à une forme de haute bourgeoisie citadine et rentière et qui ne semble se trouver qu’à Canterlot. Il ne s’agit donc que d’un microcosme culturel et social urbain, qui n’est cependant pas représentatif de la société equestrienne dans son ensemble.
Cependant, il semble intéressant de faire la corrélation entre l’apparition de Celestia à un moment donné de l’histoire d’Equestria et le rassemblement autour d’elle d’une élite composée des poneys influents. Il pourrait être intéressant d’analyser cela à l’aulne de la société de cour observée par Norbert Elias en prenant l’exemple de la cour de Louis XIV en France. [9] Le souverain a rassemblé autour de lui les nobles de France et a appuyé sa domination sur eux en les faisant entrer dans un système complexe de règles, de rôles et d’étiquette qui ne leur laissait aucune chance de pouvoir s’émanciper. Toute tentative individuelle était observée, jugée et souvent sanctionnée. Le noble qui avait osé prendre plus d’importance que ne lui permettait son rôle au sein de cette société de cour était exclu. Ce système emprisonnait ainsi les nobles dans un engrenage, d’où ils ne pouvaient s’extirper sans en payer un prix très fort en terme d’influence auprès des autres représentants de cette société de cour.
En observant la façon dont les licornes se réunissent autour du pouvoir établi à Canterlot, on peut se poser la question de l’existence d’une telle cour et même de faire l’analogie avec Versailles sous le règne de Louis XIV. On peut également observer quelques événements caractéristiques de célébrations autour de Celestia comme la Canterlot Garden Party (même si elle n’y est pas être présente elle-même) et le Grand Galloping Gala, où la princesse accueille chacun des participants à leur arrivée au château. Ces célébrations réservées à l’élite de Canterlot sont soumises à des codes très stricts : invitations, codes vestimentaires, code autour des divertissements proposés, code autour du comportement à adopter, etc.
La Garden Party à Canterlot fait partie des célébrations de la haute société equestrienne
Cependant, Celestia elle-même ne semble pas particulièrement adepte de ce genre de protocoles et n’hésite pas parfois à encourager la zizanie. [10] Que peut-on en déduire ? Il est possible que Celestia s’adonne à un tel jeu de rôle par une volonté purement politique. Son pouvoir n’étant pas à démontrer, la princesse essaye peut-être d’empêcher toute domination des licornes, ayant un potentiel coercitif plus fort sur les autres poneys, d’asseoir une forme de domination sur les autres villes d’Equestria.
Ainsi, la procédure de centralisation du pouvoir en Equestria n’est peut-être destinée qu’à standardiser les relations de domination entre les trois races de poneys et éviter que les reliquats des tensions de l’ère pré-celestienne ne ressurgissent. Le fait qu’une alicorne soit au centre de ce processus n’est pas non plus étonnant, car il est impossible de faire rentrer la princesse dans un des trois groupes, la dédouanant de fait des suspicions de défendre les intérêts d’une race de poney en particulier.
Vers une délégation au pouvoir local
Le fait que Celestia ait choisi de ne pas garder le contrôle des Elements of Harmony, dont les pouvoirs coercitifs sont particulièrement forts puisque capables de bannir n’importe quelle alicorne dans la lune pendant 1 000 ans ou de sceller un dieu sous forme de statue de pierre, démontre une volonté de décentralisation du pouvoir. Seuls la réunification des deux licornes Twilight Sparkle et Rarity, des deux pégases Rainbow Dash et Fluttershy et des deux earth ponies Applejack et Pinkie Pie peuvent permettre l’utilisation de cette arme d’une grande puissance.
Il s’agit là d’une forme de délégation à une commission mixte empêchant une utilisation discrétionnaire par la princesse du pouvoir des Elements. Si on prend le contre-exemple français, État à forte tradition centralisatrice, l’utilisation de l’arme nucléaire fait partie du domaine réservé du président. Ainsi, la délégation de l’utilisation des Elements of Harmony à ces six individus, chacun reconnus pour des qualités distinctes, serait comparable en France à une délégation de l’utilisation l’arme nucléaire à une commission réunissant les hautes personnalités concernées de l’État, comme le premier ministre, le ministre de la Défense, le président du sénat, le président de l’Assemblée nationale, le président du Conseil constitutionnel ou le vice-président du Conseil d’État par exemple.
Toutefois, les Elements of Harmony sont conservés sous un sceau que seule la princesse peut briser, au sein du château, à Canterlot. [11] Les six poneys désignés, quant à eux, résident tous dans la ville de Ponyville. L’utilisation de ces derniers ne peut donc être faite qu’à l’initiative de Celestia.
Enfin, notons que Ponyville possède un maire et un système de justice propre. Il n’est même pas exclu que Ponyville possède, malgré sa petite taille, un pouvoir législatif local propre. La notion de séparation des pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire) existe donc bel et bien, même si elle n’est qu’embryonnaire. On peut également remarquer une forme d’indépendance budgétaire des pouvoirs locaux, même si cela met l’administration de Ponyville dans une certaine situation de précarité. [12]
De gauche à droite, le pouvoir judiciaire, exécutif et législatif à Ponyville.
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Nous voyons donc qu’Equestria a subi pendant des milliers d’années de lents processus de transformation quant à son modèle social et politique. Toujours organiquement organisée autour de la race et des capacités de chacun, Equestria a doucement installé une forme de pouvoir patrimonial et centralisé. La longévité des tenants du pouvoir peut toutefois laisser entrevoir une volonté de décentralisation et une démarche de délégation à un pouvoir local et notamment aux autorités des villes aux alentours de Canterlot, qui peuvent ainsi faire davantage preuve d’autogestion. Cependant, ce processus semble très lent et semble intimement lié à la personne de Celestia. La question de la pérennité de cette évolution politique et sociale peut se poser en cas de passation de pouvoir à la tête du royaume.
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1 – Une notion de solidarité ou de société telle que décrite par Durkheim dans Émile Durkheim, De la division du travail social, Paris, PUF, 1978
2 – Max Weber, Economy and Society, Berkeley, University of California Press, 1921
3 – Voir l’épisode « Sonic Rainboom » (S01E16) où Twilight Sparkle enchante l’ensemble des earth ponies et des licornes du Main 6 pour qu’ils puissent visiter Cloudsdale.
4 – Voir l’épisode « It’s about time » (S02E20) où Twilight Sparkle revient dans le temps pendant quelques secondes pour se prévenir elle-même d’un danger imminent.
5 – Même si cette longévité n’a pas encore été observée sur Cadance, elle est fortement suspectée.
6 – La démographie d’Equestria montre un nombre bien supérieur de poneys femelles. Les postes clés d’Equestria sont également occupés principalement par des femelles.
7 – Ernst Kantorowicz, Les Deux corps du roi. Essai sur la théologie politique au Moyen Âge, Paris, Gallimard, 1989
8 – Voir l’épisode « Hearth’s Warming Eve » (S02E11) où cette période est racontée sous la forme d’une pièce de théâtre.
9 – ELIAS, Norbert, La Société de cour, Paris, Champs Flammarion, 1985 (rééd.)
10 – Invitant son élève Twilight Sparkle et ses ciq amies dont les manières sont bien moins sophistiquées que les poneys issus des hautes sphères de Canterlot, Celestia espérait secrètement qu’elles dévergonderaient le gala.
11 – Voir l’épisode « The Return of Harmony – Part 1 » (S02E01) où Celestia explique que les éléments sont conservés derrière une porte qu’elle seule peut ouvrir, à l’aide de sa corne.
12 – Voir l’épisode « The Last Roundup » (S02E14) où Applejack part participer à des rodéos pour obtenir des prix afin de retaper la mairie de Ponyville qui est dans un piètre état.
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5 Comments
Joyeuseries musicales – Bachannales 12
Et de neuf! Voilà l’avant dernier (sauf miracle cosmique) post de ce genre. Je vais me permettre de rappeler le principe : trois ou quatre fois par an, je vous étale une douzaine de singles qui, par leur efficacité, exposent à un style, une époque, un album… bref une ouverture vers un univers encore plus grand. A chaque fois, je me permet un paragraphe vaguement descriptif ou quelques anecdotes sur le groupe en question – n’oubliez pas qu’il n’y a aucune démarche informative derrière, ce n’est qu’une question de découvertes au hasard, de coup de cœur ou de vieilleries qui ressurgissent. Enjoy!
The Edgar Winter Group – Frankenstein
De retour dans ma prime jeunesse, nous sommes dans un cours d’Hypokhâgne, deux heures de géographie chiantes comme la mort. A coté de moi, un mec charismatique trompe l’ennui en reproduisant la tablature Basse de ce morceau. Trop content de copiner, je lui fait remarquer et lui d’être étonné que je connaisse ce long instrumental venu du fond des âges. Évidemment, je me suis bien gardé de dire d’où je le sortais mais hé, sans la même origine, je ne connaîtrais probablement toujours pas les Queens Of The Stone Age aujourd’hui, voilà. Bref, voilà un morceau dont la qualité est fortement débauchée C’est la variété qui fait le bon jus de ces six minutes : des solos de batteries, des cuivres (qui, comme chacun sait, ont des vertus aphrodisiaques quand ils sont bien utilisés) et des passages un poil plus rock dans un ensemble extrêmement… hybride. Tiens, pourquoi invoquer le fameux « monstre » de fiction? Peut être parce que le riff de base, celui qu’on entends dès le début, sonne comme un gros truc balourd qui marcherait inéluctablement derrière vous. Batterie et clavier démentes, voilà un vrai petit morceau de bonheur qui me fait souvent penser à ces cinq minutes dont je vous parlais en début de paragraphe. Un véritable bijou musical, extrait de « They Only Come Out At Night », où on peut trouver un autre morceau que vous connaissez bien, « Free Ride ».
Blink 182 – The Rock Show
Qu’est-ce que je sais sur le PUNK? C’est un mouvement anglais démarré par des gens jouant comme des patates, avec des rythmes binaires et des paroles à la mord-moi le noeud qui parlent de sauver la Reine d’Angleterre, slurp slurp le bon tea. Au delà de ces considérations généralistes la version Américaine (et par extension : californienne) me passait un peu dessus jusque là… et j’ai eu l’occasion de me refaire les quelques tubes qui ont bercé mes années 90, entre autres. Ce qui est formidable avec les groupes de punk ricains, c’est qu’ont peut les classer par ordre qualitatif en correspondance avec les chiffres qu’ils arborent! Regardez, par exemple, Blink 182 > Sum 41. Magique! Blague à part, ce morceau – relativement méconnu si on sort de tout les What’s My Age Again, Dammit et autres tubes sortis d’Alien Exists – est… pas bien recherché, mais c’est ce qu’on aime chez eux, cette naïveté. Il est toujours assez dingue de constater qu’un genre aussi prostiputes&farine non légale se transforme soudainement en chansons d’amours niaises mais ultra-rapides quand on travers un océan et une vingtaine d’années. Bref, le punk n’a de nom que celui qu’on lui prête et The Rock Show est une chanson tout à fait sympathique qui pourrait être le résumé de Scott Pilgrim, plus ou moins, de l’esprit du comic. Énergique, reprenant les indispensables gimmicks du genre, aucun génie derrière et hop, c’est parti pour la zique que faisait Blink quand ils étaient encore jeunes. Ouais, ils viennent de sortir un album. Les Cranberries aussi.
The Black Keys – I Got Mine
PWAAAAAW PWAW PWAW PWAW, PWAW PWAW PWAW. PWAW. PWAAAAAAW. L’intro d’I Got Mine déchire. Pourtant, elle est simplissime à faire : accord barré sur la septième et on descends jusqu’au bout du manche, en vibrant comme jamais. N’oubliez pas de le lustrer avant quand même. En ce qui concerne les Black Keys, la sortie récente d’El Camino, leur future participation à Rock En Seine cet été et le surabus de leurs pistes dans les pubs automobiles nous rappellent à tous leur bon souvenir… si on ne connait pas ce groupe, on pourrait tout à fait lui donner vingt piges de plus, mais non, il s’agit bien d’une formation qui officie à son meilleur dans la fin des années 2000. Là nous avons un peu de bluuuuues ~ bien tremblant et aléatoire, équilibré avec les pieds, le type de musique qui feraient sortir les tartes à la crême de type « roc » « minéral » ou « solaire » aux publications spécialisées. C’est très certainement répétitif – riff/solo/riff/solo – mais tout réside dans ce son de guitare sans artifices, ou si peu… un peu de bordel sonore et c’est reparti avec l’intro avant le grand finish. On pourrait dire que c’est « symétrique », de ma part, je trouve ça juste structuré. Et vachement cool. De la musique de gros barbus, quoi.
REO Speedwagon – Roll With The Changes
Oui alors là je pourrais faire mon Phiphi Manoeuvre et vous expliquer avec enthousiasme l’origine et l’histoire de ce groupe culte mais… il se trouve que j’ai totalement découvert ce nom il y a quelques mois. Daté de 1969, plus d’ex-membres que les Polyphonics Sprees, cet acronyme mystérieux a signé ce morceau qui se mêle bien avec les productions de Kansas, Journey ou Boston, les groupes ricains aux noms ricains qui ont tous défini un rock fondamental. Impossible d’y échapper : piano en support, guitariste qui se la pété, refrain vocal et accrocheur… et ça ne dure pas des heures, finalement. Y’a pas grand chose à en dire, c’est « juste » un groupe qui s’inscrit dans le haut du panier d’une époque, d’un lieu et d’un contexte, celui des chansons « à stades » qui galvanisent les foules et sont fait pour être hurlés à pleins poumons. Nous, pendant ce temps, on avait Claude François, c’est génial non?
School Of Seven Bells – Windstorm
Hola je commence à devenir sévèrement maniaque avec ce groupe. Déjà, je dois remercier Pso pour un code Itunes qui m’a valu l’album Disconnect From Desire, dont je connaissais déjà par coeur The Wait, morceau final et on ne peux plus atmosphérique. Derrière ce nom bizarre ce trouve un trio new-yorkais – dont deux jumelles, mais l’une des deux s’est barrée avant la sortie du tout récent troisième album – qui font de la musique… pas électronique, pas réellement technoïde, on appelle ça de la Dream Pop. C’est très fourni, proche de shoegazing (style à effets gouleyants) et on peut s’endormir dessus pour faire de beaux rêves. Après avoir écouté ces trois albums, je peux vous dire que je regrette énormément d’avoir snobbé ce groupe pour autre chose, dans deux festivals. Cette musique est un florilège d’éléments : cette tournerie de « vent » entêtante, un simple accord de gratte métronomiquement exécuté en fond sonore, plein de petits bruits relaxants et une fabuleuses dualité de voix. Wow, oubliez moi cette Lana Del Rey et son Video Games plan plan parce qu’on a là quelque chose de bien plus puissant, entraînant… et poétique, évidemment. Cette structure en canon, cette superposition de très belles paroles, Windstorm est joué sur sa planète bien à lui et c’est avec plaisir qu’on y reste le temps de quelques écoutes. C’est très probablement mon morceau favori de cette sélection… je vous conseille le clip, simple et cohérent. Un peu pompeux, peut être? Seulement pour ceux qui trouveront ce non-sens et ce symbolisme un peu exagérés. Si vous voulez mon avis, le meilleur de la musique 2012 se trouve quelque part par là.
Rush – 2112
Rush est donc le tout premier groupe à faire une troisième apparition dans cette catégorie de posts. Il faut dire que leur discographie est longue comme le bras, et au vu de la longévité des membres, il y a de quoi exprimer des trucs personnels en chanson. Je ne sais pas trop ce qu’exprime 2112 qui est l’intégralité de la face A de l’album éponyme : cette piste… dure plus de 20 minutes! Comme souvent dans ce cas de figure, on dénote facilement plusieurs mouvements – ici, sept – qui se démarquent ou se répondent plus ou moins bien. Il est ici question d’une histoire à coucher dehors mais qu’importe, un épisode entier de série comique consacré à du rock progressif, comment ne peut-on pas aimer ça? Dans ces vingt minutes, il y a des moments de vide (un bête… accordage. Oui, c’est du gain de temps, mais il y a ce moment où un type découvre une guitare puis apprends des accords de plus en plus complexes, etc) et d’autres moments bien plus épiques : son introduction, sa conclusion, quelques solos… là aussi, il y a relativement peu d’artifices et c’est étonnant pour Rush. Peut être une approche un peu cinématographique avec des effets sonores sensés poser une ambiance. Je connais ma propre redondance avec l’expression « Raconter une histoire » mais difficile d’ignorer que c’est le but de la chanson. Ah, c’est très dur à jouer aussi. Les batteurs vont se casser les dents sur certaines rythmiques, Neil Peart était, fidèle à lui même, en forme. Difficile de choisir un extrait qui témoigne de l’intégralité du morceau… et pourtant, c’est à partir de là que Rush s’est assagit pour les deux décennies suivantes. Addendum : j’allais finir ce paragraphe et Matt Pokora fait son énième apparition à la TV, difficile pour moi de ne pas faire le vieux con élitiste.
Foster The People – Houdini
Attention emphase discrète : Torches est l’un des albums pop les plus solides qui soit depuis Congratulations (MGMT), il y a deux ans. Je vous recommande très vivement de vous l’engloutir sur Deezer et autres et, de toutes manière, la télé a flairé le filon tubesque et spamme vivement quelques titres ça et là (par exemple, vous connaissez Don’t Stop grâce au groupe Canal qui n’en manque pas une) cela fait déjà un an que cette galette et sortie et une actualité fabuleuse – leur présence en trio de tête à Rock En Seine 2012 – me force, mais quel plaisir! … A en parler aujourd’hui. Ce groupe pue la classe et la qualité sur scène, j’en suis convaincu. Tiens, je viens d’apprendre également que cette piste est trouvable sur SSX… ce qui d’une part me donne encore plus envie de me procurer le jeu, mais qui, d’autre part, me donne envie de faire des crasses absurdes façon Jackass en écoutant ce refrain à fond. Fabuleuse pop qui nous est offerte par ce premier album : chaque, chaque morceau dispose d’un univers, d’une démarche bien définie. Une seule constante : l’énergie, l’enthousiasme, une fabuleuse accumulation de sentiments ultra-positifs servis par une musique archi variée, parfois bruitiste, entre clappement de mains et mut mut étranges… mais bon sang, quel pied. Impossible de ne pas penser à MGMT encore une fois, mais là voix est plus variée sur la longueur, plus langoureuse, chaude, moins éthérée… et mince, inutile de comparer ce qui est incomparable. En attendant, bouffez-en, c’est pour votre bien. On se revoit cet été!
Blur – There’s No Other Way
Hoho, il n’est pas impossible que ce morceau vous dise quelque chose. C’est étonnant mais je ne suis pas très fan de ce groupe… et c’est bien contradictoire avec tout l’amour que j’ai pour la britpop! Un séjour en perfide Albion et une significative actualité du groupe (les Brit Awards, notamment) m’ont fait écouter le best-off du bouzin et ça m’a permis d’enfin découvrir des morceaux qui me parlent. Le saviez vous? Je n’ai jamais saqué Song 2! Et oui! There’s No Other Way est donc un extrait de Leisure, toute première galette du groupe, datant déjà de treize ans… et Damon Albarn devait avoir à peu près le même âge. Toujours une question de fondamentaux, ou de construction de fondamentaux : comment ne pas être amoureux de ce morceau qui, même s’il est archi-classique dans son approche, fait péter une guitare aussi dynamique et une batterie aussi agréable, un peu folle et souple façon Cream? Peut-on dire à Damon de retirer les cinq hamburgers qu’il a dans la bouche? Il paraît que la première phrase du morceau est « You’re taking the fun » mais ça reste à démontrer… et enfin un morceau qui cultive le fétiche de la sortie cool et unique tout en restant cohérent, c’est génial. Bref, vive les années 90.
Harvey Danger – Cream And Bastards Rise
Encore un morceau jusque là inconnu au bataillon… et soudainement, le mindfuck. Si il y a UNE connerie par manque de recherche que j’ai pu écrire par manque de recherche (PAR MANQUE DE RECHERCHE T’ENTENDS!), c’est peut être la suivante. En découvrant Harvey Danger, je découvre aussi que leur single le plus connu est « Flagpole Sitta ». Qu’à cela ne tienne, c’est parti pour Youtube ou je lance le morceau et démarre… ce que j’ai déjà chroniqué sous le nom « d’I'M Note Sick But I’m Not Well »… pour Lit. Ok. Pourquoi pas. Visiblement, j’ai réussi à me tromper de nom ET de groupe.
Bon, en attendant, je reposte donc ce morceau bien cool qui s’incrit dans le genre du « College » – terme qui désigne souvent l’origine des morceaux, plus que le grade scolaire de ceux qui la font… enfin, j’adore ce morceau. Un peu trop « grandiloquent » vers la fin, peut être, mais j’aime beaucoup la voix de ce monsieur, ça façon d’enchaîner avec un « It Helps TooooOO » haut comme jamais… et cette superposition agréable de couches, dont ce clavier très bondissant. Ca restera à jamais inconnu dans nos contrées, et l’album d’où cet extrait est tiré, Little By Little… est gratuit sur le site du groupe. Voilàààà!
The White Stripes – Fell In Love With A Girl
Tout le monde connaît les White Stripes, mais tout le monde ne sait pas nécessairement que Jack et Meg… étaient un couple divorcé. Pas mal de leurs chansons (dont celle là) sont des anti-love song au cynisme tranquille mais existant, la cohérence du propos n’étant alors pas très difficile à trouver. De toute manière, la question ne se pose plus, ils sont séparés (en tant que groupe) depuis l’année dernière. Autre chose, les fans se déchirent depuis une question ô combien importante : j’explique – il n’y a pas longtemps, on m’a dit « Moui, je pense que tu as le niveau de batterie de Meg White » et j’ai eu soudainement envie de me jeter par la fenêtre en hurlant et en brisant la fenêtre. Pourquoi? Le contraste entre la réputation des deux est énorme : Jack White, idole du rock, qui officie aussi dans les Raconteurs, les Dead Weathers et un autre groupe qui m’est sorti de l’esprit… contre Meg, la boîte à rythmes. On lui reproche une simplicité extrême… bah oui, c’est vrai. Pratiquement tout ce qui sort d’Elephant et de White Blood Cells est teinté de simplifications, de formules qui chaque débutant peut reproduire. Fell In Love With A Gril est une version assez poussée de cette mentalité – une rythmique de batterie à pleurer de rire, trois accords de gratte et vous avez le morceau parfait à reprendre quand vous montez sur scène. En plus, il dure moins de deux minutes et la basse est absente : on peut le refaire à deux! Tout ça pour dire que la période White Stripes est passée par là, que c’est un son est une démarche minimaliste, mais caractéristique et agréable.
C. Heral et B. Martin – Lum King
Scandale! Une OST de jeu vidéo! Rayman Origins est un jeu plein de qualités mais il a l’avantage de se démarquer avec sa bande son. Cette saga se démarque par son « animisme » – acception qui tient davantage du néologisme pour dire que la BO de Rayman se trouve sur planète Rayman! Voix modifiées, Yukululélé à fond les bananes, on entends ces petites séquences dans le jeu quand on chope un lums couronné (d’où le nom) – s’en suivent dix secondes de grand kiff’. Toute la bande originale fait son meilleur pour rester dans ce cahier des charges très barré, basé sur les modifications de voix superposées, dans cet esprit très Loco Roco… petit cour de cœur sur l’accompagnement des niveaux aquatiques, à base de « Glou glouuuus ~ » langoureux.
This Will Destroy You – The Mighty Rio Grande
Pour finir, voilà un truc très singulier sorti de la bande originale de Moneyball. Si le concept de postrock ne vous dit rien, disons que ça reste extrêmement généraliste et que ça englobe une bonne quantité de styles, dont celui embrassé par Le Grand Rio Grande. 13 minutes, trois notes de gratte répétées à l’infini, pas de voix… ce groupe est particulièrement connu pour ce genre de pistes, très planantes et toujours instrumentales, où une progression s’établit à pas de velours. Je vais limiter les évidences, ici il est question de trois notes qui sont de plus en plus fournies, lourdes, appuyées par cette grosse caisse bien crade et lourde, on monte le volume de plus en plus fort… ça explose un peu et on prends cinq minutes pour récupérer, inutile de vous faire des métaphores salaces, elles viennent d’elles même. Profitez donc de ce truc pour pimenter votre quotidien : c’est parfaitement écoutable dans un long trajet de métro, avant de s’endormir…
Dormir, alias le truc que je vais faire pendant dix ans après être resté sur ce post pendant trois jours. Ah non, je peux pas, j’ai concours.
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Bang
Je vais parler d’un film qui n’est pas encore sorti ni, à priori, projeté à la presse, il n’existe donc pas de screenshots potables. Je vais donc illustrer ce texte avec des trucs sans aucun rapport
Jeudi dernier, il y avait une avant première du film Hunger Games dans le cinéma Gaumont sur les champs Elysées. Malgré tout ce que je vais pouvoir dire ici, j’avais dévoré en trois jours le bouquin, l’été dernier, sur les quelques petits moments de vide Islandais. Je ne me doutais pas vraiment que le public du livre était aussi adolescent. Tout les petits réflexes du genre étaient là : fangirls en furie, heureux possesseurs de magazines bien nazes façon One, Petit Journal qui vient nicher de la réaction hystérique… je me sentais un peu con, vieux et aigri dans tout ça. Puis, quand les quelques acteurs invités commencent leurs interviews respectives, une journaliste pose la très étrange question suivante « Quel est le message du film? » je peux pas trop m’empêcher de penser très fort « Copier les recettes japonaises? » … parce que j’aurais mal vu l’un d’entre eux répondre « Ben, dans le doute, si tu participes à un jeu mortel, évite de manger toutes les baies que tu trouves. »
C’est terrible car juste impossible à ignorer. Hunger Games c’est Battle Royale. Si ces deux noms ne vous disent rien, Battle Royale est un roman, puis un manga, puis un film au pitch suivant : Dans une réalité alternative où le Japon à gagné la seconde guerre mondiale et s’assoit désormais sur un régime bien plus qu’autoritaire, ce même Japon envoie, chaque année, une classe de collégiens aller s’entre tuer jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un. Je disais ici, il y a déjà presque trois ans, que c’était un manga super laid aux personnages affreux et que si la volonté de démontrer que la recherche de violence dans ce genre de scénario devait nécessairement inspirer le malaise – façon Haneke quoi, mais en manga – le principe était alors bigrement efficace. Mais non, c’est simplement un manga qui te met sous le nez un peu de sexe cauchemardesque sorti de nulle part et une description méga graphique des différentes morts de protagonistes. En gros, tu veux du morbide, tu en auras, dans ta face. Je n’ai pas vraiment enterré mon passager noir en ce qui concerne les scénarios perturbé et j’étais donc relativement intéressé en commençant la saga de livres Hunger Games mais impossible d’ignorer que c’est strictement la même chose. L’intrigue est la même, le postulat, les personnages, l’issue se ressemblent tous. Copier, c’est très mal – plusieurs journalistes, auteurs, cinéastes se font régulièrement taper sur les doigts sur le sujet et rendre une copie pompée de Wikipédia est un acte un poil suicidaire…
Pendant ce temps… la Reine d’Angleterre envoie les protestants jouer les gladiateurs, elle aussi. Quelle canaille!
MAIS!
Mais.
Hunger Games est bien meilleur. Je ne sais pas si c’est fondamentalement difficile et ça donne un résultat encore assez moyen mais il est indéniable qu’il y a pas mal d’améliorations dans cet incroyable repompage qui va donner des millions à Suzanne Collins, chose probablement déjà avérée. Parlons d’abord du livre.
Nous sommes cette fois dans une Amérique post-apocalyptique où une sorte de Yalta inconnue à décrétée, on ne sait quand, que les States seraient désormais divisés en districts autour de la « métropole », Panem. Douze districts sur treize, le dernier étant à l’origine de l’insurrection qui a valu l’éradication pure et simple de ce dernier. Tout le monde vit désormais dans une paix plus froide que décontractée et, pour le bon souvenir de cette terreur latente, l’autorité du pays oblige tout les districts, chaque année, de tirer au sort un jeune homme et une jeune fille pour aller se battre à mort dans une arène plus ou moins naturelle et déterminée à l’avance. Vous voyez le topo : 24 jeunes, il-n’en-restera-qu’un. Katniss Everdeen est donc une habitante du District 12 qui va se retrouver embarquée comme tribut et, vous vous en doutez, le premier tome est le récit de son combat dans l’arène. Je pourrais dire de « sa victoire » puis-qu’honnêtement, y’a-t-il véritablement le moindre doute sur la question?
Voilà le souci qui se pose dès l’achat du livre : c’est un foutu roman pour ados. Ce n’est pas la finalité du fait qui est un problème, mais le cahier des charges de ce genre – ça se voit. Terriblement. Basiquement, il n’y a pas la même violence détaillée de Battle Royale (mais ça, je ne vais pas m’en plaindre, même si on reste dans un topos où des jeunes s’entretuent, parfois dans la joie, la bonne humeur et le rictus sadique aux lèvres, tout va bien) mais on ne peut pas échapper à une romance. Une romance-cancer, comme on dit. Elle est là, elle progresse de temps en temps, elle donne ces moments archi mièvres, maladroits, patauds… et donne lieu à des twists qui n’en sont pas vraiment, d’où un petit malaise entre rire étouffé et sarcasme à pas mal de fins de chapitres. En revanche, cette histoire à l’avantage de subir un assez gros bouleversement dans son traitement, il y a une grosse subversion que l’intégralité des fans hystéros n’ont pas du comprendre et je doute remettre en question ma propre vision du sujet – il n’empêche qu’on est tout à fait au courant du public visé par le roman. Du coup, celui ci n’est pas d’une littérarité démentielle. Au moins, il n’est pas prétentieux, il n’a pas vocation à être étudié dans les lycées des générations futures mais il est évident qu’il n’est pas difficile à lire, sinon moins. Ce n’est pas grave, le fautif c’est moi – il ne faut pas lire un Tchoupi à vingt piges et se plaindre que ça manque de maturité – mais soyez prévenus de ça.
Pendant ce temps… Panty et Stocking sont tombées sur la vidéo porno du Violongay
C’est un peu l’évidence même mais j’ai été surpris donc voilà hé. En revanche, si il fallait trouver un joli point à ce premier tome (pas encore lu les deux autres mais ça ne saurait tarder, d’ici une ou deux décennies) ce serait la volonté très affichée de Collins à installer un univers bien précis et codifié – ouais, comme d’habitude… C’est aussi un passage obligatoire du cahier des charges jeunesse ; Peut être que vous vous souvenez de Peggy Sue et les fantômes, cool saga de Serge Brussolo, qui mettait une emphase mécanique dans l’explication des phénomènes de son monde bien à lui. C’est la même chose ici : nous avons souvent droit à « l’insight » des jeux de la faim, comment fonctionne le système de sélection des tributs, en quoi on peut forcer les chances, des phrases, gestes, gimmicks-clés (très important pour le genre ça) une mentalité urbaine, une autre rurale, quelques considérations sur l’ordre établi, une réelle dichotomie entre les personnage du bon coté de l’Etat et ceux qui doivent subir… puis cette description du Capitole reste un bon compromis entre pause narrative et passages captivants : tout ces gonzes archi-maniérés qui regardent ce spectacle comme si c’était un divertissement de luxe façon Césars est une mise en abyme toute sauf subtile mais elle est là, évidente. Après, on revient dans ce très gros souci de prévisibilité. Il n’y a pas un auteur qui reprendra cette forme de scénario en abandonnant le réflexe homodiégétique? Moins techniquement : pourquoi se focaliser sur une personne? Tant qu’à reprendre un synopsis vu et recyclé à longueur de temps, autant y installer un peu de suspense pour qu’on puisse se mettre dans la peau du spectateur et avoir un gagnant dont on ne devine pas l’identité dès le quatrième de couverture : si on passait d’un personnage à un autre, si on avait droit à un peu plus d’objectivité, on pourrait tout à fait avoir droit à un roman neuf. Pas la peine d’occulter le vilain Etat maboule qui impose ça à tous, ça donnerait un peu de valeur ajoutée au récit. Là, il n’y aura pas de révolte (pour le moment, faut croire) ni surprise ni quoi que ce soit, c’est dommage. La question n’est pas le pourquoi, mais le comment, et Hunger Games aurait très bien pu être les deux.
Passons maintenant au film. Il sortira mercredi prochain et il est tout à fait fidèle au roman, ce qui en fait… un film plutôt moyen. Il va très probablement se prendre une réception critique très mitigée qui va se formaliser sur l’aspect « romance pour ados » de l’ensemble… et c’est bien normal! Cependant, il faut avouer que cette adaptation est impeccable et ne trahit pas un instant l’esprit du livre, deux heures vingt qui n’occultent presque rien et ne rajoutent pas grand chose pour autant. Je vais quand même me permettre de chercher la petite bête : c’est en voyant concrètement tout ça qu’on se demande comment on peux aimer ce genre de scénarios. Pas de sang mais voir un gamin se faire briser la nuque ou voir une bande d’ados chasser l’héroïne comme si c’était une partie de plaisir à quelque chose de vachement perturbant. Bon. En revanche, si j’avais un véritable reproche à lui adresser, ce serait de ne pas aller jusqu’au bout de ses idées. Le tout premier plan est au dessus de la réalité de l’univers, il s’agit d’une discussions de producteurs sur le show. Ca fait un peu semblant d’agir en fil rouge sur le film, comme si, au final, il était à la troisième personne – mais ce n’est pas réellement le cas… Il manque beaucoup de matières dans cette vision « par dessus » et on peut croire que pas mal d’idées ont été oubliées en chemin. De la même manière – et ça, c’est encore plus grave – il manquera pas mal d’éléments de compréhension à ceux qui n’ont pas lu le premier livre (le film s’arrêtant à ce dernier, dans l’espoir de devenir une trilogie, j’imagine) – les personnages évoquent souvent des concepts qu’ils n’expliquent pas et qui laisseront dans le flou pas mal de gens.
La romance est évidemment toujours de la partie… mais là il n’est plus question de « subversion », ici, la chose est un poil plus prise au premier degré. Je parle en codifié mais vous devinerez probablement mon idée : une fille, deux mecs, la mécanique de pensée de l’hypoténuse est un peu plus floue dans le film… dont on ne connaît pas vraiment les aboutissants. Sa fin est extrêmement abrupte et elle a le désavantage de se dérouler après une conclusion extrêmement décevante et anti clima… climacti… toi même tu sais. La conclusion des jeux n’est vraiment pas terrible et on ne peut pas réellement parler de grand final qui vient un peu manquer… bon, il y a quand même le plaisir de l’adaptation, accumulation de pleins de petits détails. L’effet sonore du décompte des jeux est mémorable comme jamais, voire la corne d’abondance – cette fabuleuse trouvaille… et piège à cons – en vrai est assez jouissif, etc. Il y a un bon équilibre entre exposition des choses et action dans l’arène, exactement comme dans le livre, encore une fois. Les trucs propre au cinéma ne sont en revanche pas particulièrement réjouissants : je n’ai rien retenu de la bande-originale, les acteurs sont un peu plan-plan MAIS le travail du son est assez épatant.
Pendant ce temps… Denis (candidat un peu débilos de Péquin Express) nous rappelle qu’on ne peut pas être brillant et flamboyant à la fois
Une chose est certaine : l’ensemble est prenant. Peut être un peu long mais il n’y a pas de passage inutile, que de la matière et même l’éviction de pans de technologie absurde (pas d’hovercrafts pour faire léviter les corps, les chiens n’ont pas la même provenance, etc) et et et une scène archi ridicule du bouquin a ici un traitement largement mélioratif, tout va bien, hé! Pas de malaise comique, pas de cheesy, peut être quelques moments d’allusions un peu ridicules qui ne font rire qu’un salle de fanboys à l’enthousiasme communicatif. En gros, allez voir ce film si le genre émergent du « sport de survie » vous plaît, on a ici l’un des meilleurs exemples mais c’est pas comme si ça volait extrêmement haut pour le moment. Allez-y de ma part, ignorez les bouquins car vous avez probablement mieux à faire, passez un bon moment à voir des ados s’étriper et may the odds be ever in your favor. Bien à vous!
Défonçages d’ambulances
J’en vois qui râlent là. Je serais vous, je ferais la même chose, je suis moi-même cinquième dan de râlerie, mais je garde ces grands moments pour les occasions adéquates – les gens qui ne te laissent pas sortir dans le métro, par exemple. Ça, ça mérite un hashtag #lesgens – ce qui ne le mérite pas, c’est l’acharnement des médias à parler de The Artist. D’une, si vous êtes gênés par l’omniprésence de Jean Dujardin à la télé, éteignez là ou changez de chaîne, tout simplement. Je peux comprendre que voir Canal, chaîne intimement liée à la production du film, passer littéralement en boucle l’image de la remise puisse hérisser des poils – Enfin, pardon, je peux comprendre que ça énerve, c’est tout à fait normal, ça rendrais dingue le plus zen des moines ascètes. En revanche, non seulement le symbole derrière tout ça reste très fort – premier film étranger à remporter l’Oscar du meilleur film et tutti quantti – The Artist reste un film fantastiquement inspirant. Son sujet, son traitement, il rappelle pas mal de choses que même nos parents n’ont probablement pas vécus et tout ça peut avoir vocation à en inspirer – des vocations. Bref, ami internaute, baisse un peu ton bouclier et laisse-moi te parler de ce film. Enfin… des deux films que j’ai vu ce Dimanche 26 Avril. Le second étant… La Vengeance, de Morsay. Bon. Difficile de faire un plus joli grand écart, entre un très joli film assez audacieux et le plus grand nanard de l’année qui se pose niveau crétinerie involontaire. Aujourd’hui, c’est le match le plus boiteux qui soit, le cinéma, terre de contrastes.
The Artist – Parce que porter la moustache n’est pas nécessairement surlaid
Pas facile d’être un artiste quand on a pas de bras
Il faut bien sûr situer un peu les choses : ce film plaît car c’est un fantastique outsider. Produit par Thomas Langmann (et oui, tout l’internet a déjà fait la vanne mais c’est aussi l’homme derrière le très nécrosé Astérix aux Jeux Olympiques), issu de ce qu’on pourrait supposer être une bête discussion de comptoir, The Artist est avant tout l’œuvre d’un micro-fantasme qui aurait dérivé en Oscar du Meilleur Film. Inutile de vous rappeler l’acheminement awardesque de Dujardin et du film dans sa globalité, vous en avez déjà soupé des litres, mais peut-on dire que ce film mérite les récompenses qui lui sont attribuées? Ben… prenons d’abord un point de vue purement Français. Pas un instant on ne sent le moindre poncif « national » dans cette bande. Pour le spectateur ne reconnaissant pas Dujardin ou James Cromwell, le truc pourrait bien être Corse, Tibétain ou Zoulou, que sais-je, il imite démentiellement bien un style bien ancien. Concrètement, il y avait La Guerre et Déclarée, Polisse, Pater etc dans une grande parenthèse et au dessus de cet ensemble, The Artist flottait gentiment, l’air de rien. Il n’y a pourtant pas de fortunes honteuses dépensées derrière de film – 65 Millions, ça reste relatif – mais ce truc est tellement différent de n’importe quelle production française où tout est parisien, lent, tourné autour de l’amour et ses contraintes, souvent avec des gens qui sont des acteurs masqués avant de réellement incarner des rôles, etc. Là, Dujardin fait du Dujardin, mais la miss Béjo fait une performance d’une sincérité touchante, elle en devient même gracieuse et assez désirable. C’est pas une sensation qui rentre dans le sens commun, alors je l’écris, paf!
Assez de faux chauvinisme contrarié pour le moment, trop de contradictions – The Artist est un film en noir et blanc, muet, projeté en 4:3 et il respecte les codes du film typique de la fin des années 20, les petits sauts de vitesse en moins. C’est une histoire qu’on a déjà vu pas mal de fois mais son traitement a le mérite d’être original… nous parlons donc de la vie de George Valentin, acteur populaire de films muets (hola mise en abyme, c’est folie) et de sa déchéance précipitée par l’émergence du genre parlant. Au delà de ça, il y a ce parallèle avec la montée en puissance de la petite Peppy Miller, femme dont la vocation de comédienne est surtout issue d’un coup du sort et d’une propension gênante à stalker son idole – le premier, donc – qui a la joie de vivre le phénomène inverse. Il n’y a évidemment pas grand chose à spoiler, alors voilà quelques petites impressions flash.
Merde, ce film est prenant. Son silence n’est pas une constante (et tant qu’à jouer avec ça, on aurait pu espérer une pirouette allant un peu plus loin dans le délire – un héros muet dans un environnement qui commence à parler) mais le travail musical est fabuleux. Il est évident qu’il se cantonne à un genre et à une époque mais voilà une belle preuve qu’on peut faire une OST tout à fait planante sans mobiliser le dernier groupe postrock écouté par le monteur. Il y a la une véritable démarche synesthète, un long morceau d’une heure quarante sensé correspondre à l’image, à accompagner le ressenti imposé par les acteurs. On va pas faire péter l’argument de l’art total mais ça reste un truc proche de la définition de base, tout ça pour dire que ça swingue et ça fait un bien fou. D’autre part, c’est une bulle temporelle tout à fait crédible, celle des films qui doivent se baser sur un ensemble de mimiques avant de verbaliser l’action. De là à dire que c’est un film « corporel », il n’y a qu’un pas un poil facile mais il y a évidemment un jeu d’acteurs absolument délicieux, appuyé par ce fichu chien que la France entière pleurera, un jour prochain, façon Paul le Poulpe ou Klout l’Ours. D’ailleurs, le gimmick est conservé jusqu’à l’utilisation de ces petites vignettes affichant une douzaine de répliques-clés. Répliques contribuant à pas mal de traits d’humours simples et efficaces, à l’ancienne, sans blagues.
Bref, il est extrêmement difficile de s’étaler des années pour parler de quelque chose d’excellent. Pas évident de s’enfoncer dans des considérations généralistes et bas-de-gamme pour un film qui ne l’est pas du tout, au sujet bien connu mais au traitement réellement nouveau. C’est plein de bonnes choses, ça colle un franc sourire et c’est foutrement bien sonorisé, allez-y donc si ce n’est pas déjà fait, ce n’est pas comme si la moitié des salles françaises surfaient sur le succès critique du film!
La Vengeance – Tranche de vie wesh
Pas envie d’illustrer tout ça avec un screenshot de ce truc, alors prenez donc à la place cette représentation exhaustive du Terter dans l’univers de Touhou. Wesh wesh gros ~
HAHAHA HO WOW
Encore une fois, je ne devrais pas écrire ce paragraphe, car parler de ce film, c’est donner envie de regarder un truc qui fournira de l’égo à quelqu’un que ça va probablement tuer, d’une manière ou d’une autre. La Vengeance est l’accouchement douloureux d’un film… intimiste produit par un rappeur complétement teubé dont la principale activité est de faire des vidéos Youtube où il veut poucave les chattes à nos grands mères (en français dans le texte), cible favorite des JvTard et du 15-18 éponyme (je prends un très gros raccourci, il faut le signaler) ce mec est typiquement une personnalité internet qu’il serait bien plus sage d’ignorer. Là, il est juste impossible de tourner le dos à un tel monument, profitons une dernière fois de ce fantastique machin pour nous moquer entre amis… et quel machin! Sa sortie est une véritable victoire pyrrhique, après moult censures d’hautes instances de l’Etat! Le même Morsay (dont l’orthographe est, elle aussi, vraiment très nécrosée) a visiblement rassemblé quelques deniers, mobilisé une équipe et a tourné un fantastique nanard, totalement premier degré. « … est un plat qui se mange froid, moi je le mange cru parce qu’avant j’en avais pas », c’est le slogan. Le résultat est au dessus de tout ce qui est concevable, et il est difficile à trouver sur le web. Je vous interdit formellement de claquer 20 Euros par curiosité, sinon je viens personellement vous frotter le crâne avec le dos des phalanges, c’est long et pénible, sisi?
Bon, ce machin, c’est quoi? Pas évident de résumer ce film d’une longueur inattendue (deux heures!) complètement submergé par les scènes inutiles. La Vengeance, c’est l’histoire du ter-ter, de Clignancourt, du dur labeur de nos jeunes de banlieue, de la rédemption et la vitrine d’un savoir-vivre patriote. Bon, ça, c’est dans l’esprit malade de ses concepteurs. Concrètement, c’est l’histoire un peu débile de Morsay et de Zéhef, fratrie sortant à peine de prison à la suite d’une sombre histoire de vol de saucisses – l’un va gagner honnêtement sa vie en vendant des T-Shirts Truand2LaGalère… Pause! Ce film est probablement une vaste opération de personal branding puisque le nom ci dessous représente son groupe, sa crew ou que-sais-je, on s’en tamponne le coquillard mais plus le film avance, plus le pourcentage de l’humanité à porter cette marque augmente et c’est hilarant. L’autre, donc, choisit une vie de gangster en piquant des bonbons chez Monoprix et en mangeant impunément des Pépitos sur le trottoir de Clicli. Pour un mec aussi mégalo, s’octroyer le rôle d’anti-héros a quelque chose de courageux… mais la réponse à cette équation énigmatique arrive bientôt puisque Morsay est en fait le sauveur contre les idées préconçues, l’intolérance et le racisme, ici représenté par le nazisme rampant qui infiltre la police locale. Hé ouais, c’est une fantastique plus-value, il y a des nazis dans La Vengeance, il passent leur temps à faire des saluts torse poil, à montrer leur raie des fesses ou à exhiber le dernier tatouage fraîchement appliqué au feutre dans le dos, bref. Il y a ce scénario complètement improbable, ces acteurs et ces dialogues à la mord moi le nœud qui feraient frémir d’horreur Bernard Pivot, mais il y a surtout cet ensemble de petits détails, ces machins qui ne trompent pas.
Techniquement, c’est juste lamentable. L’image a beau être, on va dire, potable avec ses rushes élégamment fait au portable, le son est à caguer par terre avec ses bruits ambiants qui couvrent les dialogues dada. Pour entendre le bruit du périph, on peut aussi sortir de chez soi, hein. Les faux raccords sont partout, on dirait presque qu’ils sont étudiés pour être remarqués… et puis ces sous titres écrits avec le chibre, très souvent en blanc sur fond blanc… je ne sais pas comment décrire l’hallucination générale que propose La Vengeance sinon en esquissant quelques scènes. D’abord, il y a la phrase finale et les crédits, remplis de détails croustillants et de machins absurdes. Il y a ce moment où les gens ont vraiment appelé le Samu pour tourner une scène. Il y a ce passage super extra-croustillant dans le TGI de Nanterre où officie le public le plus select et la juge la moins autoritaire de tout les temps. Il y a ce passage dans la forêt et tout ce qu’il implique, il y a ces personnages sortis de nulle part, il y a cette philosophie… simpliste, cette ambiance urbaine tout sauf réaliste, à part peut être pour trois timbrés qui disent fuck à Bush parce qu’il est toujours président du monde, ou quelque chose du genre. De cet univers alternatif, toutes les bourgeoises sont des grognasses sur-maquillées en puissance, les héros du Terter sont les sauveurs du monde, les autres sont d’infâmes aryens pourrissant l’ordre établi… et quels délices, ces restaurants où on te facture 700 Euros pour des oeufs mimosa (servis par un mec en costard, on fait pas dans la dentelle à Clicli), ces scènes d’amitié homo-érotico-virilo freudiennes en pyjama party où les personnages se plaignent des odeurs de pieds de leurs compères… et, évidemment, comment ne pas parler de cette courtoisie ambiante, de cette grammaire tout à fait avant guardiste où les « bandes de fils de putes » se conjuguent au « chattes à ta mère », tant dans la forme que dans le fond, où Morsay fait un speech interminable et émouvant où il explique à quel point il est fier d’être dans cette belle patrie, avant de directement préciser qu’il est content de profiter du système « qu’il encule ». Merdum, l’ensemble est actuellement disponible sur le tube. Franchement, allez-y. Le plaisir de la découverte doit être intact. Ce film, c’est un peu l’enfant bâtard de RRRrrrr et de The Room, quelque part entre génie du naze et intelligence du naze. J’aurais aimé vous faire partager plus de détails, ils sont trop nombreux pour être tous retenus, ce qui donne à ce film une replay value évidente, et oui. Hfr, Nanardland et Mad Movies se déchaînent, l’Internet s’est payé une bonne tranche de rire avant d’assister à la cérémonie des Oscars. Grand ascenseur qualitatif que ce Dimanche.
En gros, c’est de la merde et ce n’est absolument pas une surprise, mais ça dépasse encore le stade du « c’est tellement naze que ça en devient bien » – ce n’est même pas un cas d’école, c’est un Ovni. Je n’aime pas utiliser le mot « merde », tout sauf élégant, mais le bidule est tellement mal fichu que ça en devient un peu crade. Un truc sorti d’un cerveau hors de toute réalité. Il a l’avantage d’être très mémétique et de créer bon nombre d’expression et de vidéos rigolotes… Morsay, tu as gagné, j’ai prêté attention à ton film et je viens d’en parler. L’humanité a officiellement perdu. Enfin bon pff hein voilà j’ai le cerveau qui grille, demain je passe un concours pour entrer dans un Master ultra select et je fais un texte sur un film pareil, je sens mes facultés mentales me sortir par les oreilslfmlvkmsvb
2011 // Safety Dance
Comme d’habitude, le dernier post de l’année est celui qui résume les… 110 posts et quelques des douze mois précédents. Aucun sujet important. Que du lapidaire, de l’impression flash, l’année du blog en version laconique. Aucun lien. Gras only. Post final.
JANVIER///////////
Scott Pilgrim Versus The World est un film parfait pour nous autres, à n’en pas douter, mais la série de comics est encore plus géniale avec son histoire originale, ses personnages attachant et sa traduction plus qu’impeccable, l’un des plus beaux fil rouge de l’année. Bref, on décuve et on rattrape son retard en se prenant Bioshock et on plonge sous l’océan steampunk et l’idéologie objectiviste. Très très loin de cet esprit culturel, il y a DJ Hero 2 qui embête son monde avec ses succès aux chiffres improbables… dernier jeu d’Activision avant la mise en berne de la franchise Guitar Hero, aujourd’hui en pause. En pause, c’est ce qui caractérise le Velvet Video Burger qui fêtait alors sa première année! Découverte de l’univers Spice And Wolf : son héroïne est réellement sexy mais ça ne va pas plus loin, la faute à un rythme trop soporifique.
Tiens, j’ai également vu un autre film très décevant : Black Rock Shooter. C’était mignon mais cette grande métaphore sur l’amitié n’a pas servi à grand chose, elle promettait pas mal de bonnes choses avec ces prédispositions et ces codes graphiques sympas mais gros pschiiit dans les faits. Attention, un anime est dans les tuyaux! De l’autre coté du spectre, La Traversée du Temps est un film un poil plus posé et réaliste sur la relation avec autrui… et si il envoie l’argument semi-fantastique, lui le fait d’une manière cohérente et touchante!
Minecraft, concept de l’année, est définitivement sur les rails, son créateur empoche des millions et c’est bien mérité vu son investissement dans le jeu. Avant de m’y mettre et de décrocher rapidement, fascination extrême pour les tutoriaux Youtube dédiés. Sur Twitter, un concours débile d’abstinence se lance, le NoFap. Votre serviteur y participe, pète des durites en chemin, on l’y reprendra plus. Heureusement, pour calmer mes ardeurs, il y a le fabuleux Patrick MacGoohan qui gère ses affaires de Prisonnier comme il peut, se barre de l’île comme un chef mais personne n’a toujours rien compris. Dans la catégorie « je rencontre mes lecteurs », j’appelle Petrified Eyes! Tant qu’on parle musique, les Whites Stripes lâchent l’affaire, mais Rolling Blackouts, album angélique, est dans les bacs. Enfin, allons tous voir Arrietty au cinéma, tiquer sur les même détails mais kiffer malgré tout.
/FEVRIER///////////
Ca commence à chauffer en Égypte, le printemps arabe s’amorce… mais ici, bien au chaud, tout va bien. Les partiels sont passés, on déballe quelques bons jeux : Sonic Colours, plutôt mignon mais un poil décevant de par un certain sens de la répétitivité dans le level design… et il n’a pas de particularité, sans être réellement mauvais. Encore plus « controversé », il y a Final Fantasy XIII, ce fameux jeu en ligne droite qui « ne devient bon qu’après 20 heures » – si vous voulez mon avis, ça se tolère tout à fait. En attendant sa suite, un an plus tard….
*fap* Oups, perdu, troisième. De toute façon, y’avait pas d’enjeux. Hey, bonjour Kirox! Le J-Truc se lance dans le Let’s Play et je fais la rencontre de l’un de ses rédacteurs via des circonstances un peu honteuses. D’ailleurs, je dois l’avouer, je développe un fétiche extrêmement étrange pour Tout le monde veut prendre sa place, je me prends d’affection pour les champions qui durent, je perds du temps pour mater leurs performances, etc. Etrange, je vous dit.
« Ce mec, Hope, est présenté dès le début comme un lâche, fils à maman, socialement barré, émo, etc. Mais dès qu’un combat commence, il sort littéralement un boomerang de ses fesses et rejoint la rixte! COOL TA CONTINUITE »
« a part aman sa lui faiser de l’effet il bander » Quelque part sur internet, quelqu’un écrit des fanfics débiles sur Justin Bieber et nous on est là pour le lire et se désoler. Dans les plaisirs coupables, toujours, le Royal Rumble se déroule, c’est le triomphe du mauvais goût, dixit les commentateurs à propos du gagnant. Twitter, toujours : c’est le Kafuuday, le jour de l’optimisme béant. Dédé Manoukian danse avec les stars, je m’engueule sur Internet avec le claviériste de Freezepop, la Rom de Mario Maso me donne des boutons et Enter The Void est un objet étrange, un peu anxiogène et super branleur, passé son générique hypnotisant. Dommage pour un film de deux heures trente. Sur Nolife, on fait juter les Magnéton et au Nicaragua, on lance Survivor Redemption Island, quatrième tentative pour M. Mariano, il aura enfin sa victoire. Ca ferait bien rire ce cher Yathzee de Zero Punctuation, découverte critique de l’année, ses vidéos hebdomadaires dégrossissant un jeu vidéo en cinq minutes sont fascinantes et assez géniales et verbeuses dans leur genre. A voir!
En fin de mois, on accumule toutes les cérémonies du genre : les Césars où Sara Forestier chope le melon en direct, les Oscars qu’on ne voit pas parce qu’on dort lors de la diffusion en direct, puis on se rendort devant la rediffusion parce que c’est à mourir, mais les Gérards du Cinéma sont là pour rehausser le niveau avec une remise hilarante. Décidément, c’est le mois du fap! Culturellement parlant, il y a le live at Donnington d’ACDC pour faire un peu sérieux dans tout ça.
//MARS//////////
Ne soyons pas trop optimistes tout de même, ce n’est pas fini : l’heure n’est pas aux gateaux, Gameblog contre la blogosphère, ce n’est valorisant pour personne, au suivant. Top Chef, par exemple, c’est bien plus fun avec son Cyril Lignac qui descend son assiette comme personne.
Tremblement de terre en provenance du Japon : Pokémon Noir et Blanc débarque en Europe! Et oui, rappelons-le, cette cinquième génération est extrêmement encourageante dans son approche, ses petites tentatives de renouveau, son bon chara-design et ses quelques musiques étonnamment catchy qui sortent du lot. Bon, évidemment, il y a aussi le véritable tremblement de terre et le désastre nucléaire à Fukushima mais le traitement de l’information n’est pas très glorieux, ici.
Ne paniquez pas, chers amis, Nolife est sauvée. « On va enfin pouvoir faire de la merde! » Carglass non plus ne connaît pas la crise et continue de nous bombarder avec son armée de robots-changeurs-de-pare-brise, découverte d’Heavy Rain sur Youtube pour tenter de comprendre, un an plus tard, ce haro lancé à David Cage. La réponse n’est évidemment pas dans le jeu. True Grit au cinéma : des flingues, Jeff Bridges et une sacrée gamine. Coming Out est un album qui n’enchante pas grand chose et lololol Carré Viip. La qualité télévisuelle va trop loin dans l’auto-parodie, ça ne prends pas. En parlant de la haute, Ezio Auditore connaît tout le monde : de Michel Ange à Machiavel – mais passé son intro poussive, Assassin’s Creed Brotherhood est un jeu prenant, en plus d’être une bonne alternative au Monopoly. La 3DS sort, loupe la marche, n’envoie aucun jeu acceptable dans son line-up : la démarche de Nintendo est plus qu’étrange… et personnellement, j’attends toujours.
Salon du livre – n’oubliez pas qu’en 2012, le Japon est à l’honneur! Découverte très tardive de la saga Professeur Layton : ce n’est pas aussi fascinant que ça pouvait en avoir l’air, cette ambiance maronnasse et cette esthétique vieillotte ne joue pas vraiment en sa faveur. Je reçois Arez pour Mario Maso, lui podcaste, moi, je bois son Mars Liquide, ce n’est pas sale. The Go! Team fait un concert mémorable à Paris, merci aux Inrocks pour supporter ce genre de soirées de qualité. Enfin, diplomatie : après la Diurne Epitanime, tout Bulle Japon pionce à la maison.
///AVRIL////////
Pour le premier avril, je fais semblant de kiffer K-On, j’habille le blog aux couleurs de Michel Sardou (ca aura au moins fait rire une personne) et Youtube passe en mode 1911. Un nouveau challenger apparaît dans le microcosme parisien du jeu vidéo : Barre de Vie, honorable travail collectif, ouvre et lancera, peut être, des carrières. Au cinéma, Sucker Punch intrigue : étonnante collection de plans barrés à l’extrême, quelques tableaux presque fétichisés, un film rendu au ralenti et une bande son composée de reprises qui déchirent : à voir. Petit week-end dans le Calavados. Atchoum!
Au retour, c’est la Formpring Fever : Anonymous se déchaîne et je me retrouve à contribuer à la dinguerie générale en fournissant plus de mille réponses en trois mois. Ca, c’était avant qu’Anon nous montre son côté obscur… L’AMV ENFER est définitivement sur les rails, son montage commence – avec, un amas hallucinant de petites contrariétés techniques, vous n’avez pas idée. Bon, tout le monde en est dingue, mais je n’ai pas réussi à dépasser le premier épisode de Doctor Who. Je ne doute pas de la qualité de cette série mais une approche chronologique n’était peut être pas la bonne… et pour rester dans le registre qualitatif des séries, diffusion de Twin Peaks sur Arte.
Déferlement de qualité dans la Japanimation : d’une part, nous avons Bakuman, manga de plus en plus prenant – parce qu’il est dense, posé, relativement réaliste… et juste fantastiquement agréable à lire. De l’autre, nous avons Panty and Stocking with Gaterbelt, véritable pétage de câble orchestré par Gainax. Archi vulgaire – dans le spectre adulte du terme, mais à se pisser dessus. Une suite serait terriblement appréciée. Lectures un peu moins réjouissantes : The World God Only Knows n’apporte pas grand chose avec son amas de clichés – fut-ils assumés – et l’adaptation manga de Phoenix Wright ne valait pas la peine.
Traquenard Désinvolte, tortionnaire de l’année, débarque dans Mario Maso et se prends une Santos Y Major dans les dents, ça fait un bien fou. On peut aussi allumer son poste pour mater Pékin Express : si vous aimez voir un sosie de Dave pagayer dans le vide en hurlant « J’arrive, mon César! » pendant que son co-équipier se noie, c’est pour vous. Ubuesque.
////MAI///////
Oups, Ben Laden a lui aussi glissé sur une peau de banane, décidément. Ici, c’est la désinvolture à son meilleur, ça fait du montage, ça prépare les enjeux de fin d’année, ça twitte n’importe quoi en cours de grammaire… mais heureusement, Portal 2 est là pour tous nous sauver. Heureusement bien plus long et toujours aussi équilibré, ce jeu témoigne d’un humour noir toujours aussi efficace – du quick and dirty, presque sitôt oublié, dans l’espace, dans l’espace.
Il est sorti fin Janvier mais ce n’est que maintenant que je met la main sur You Don’t Know Jack – jeu de trivia américain, fabuleusement bien écrit, Game OF The Year immédiat si on raisonne en rapport qualité/prix/amibion. (Et la boucle sonore de la question 7 me fait grimper aux rideaux)
On se lance dans la jungle des IRL parisiennes entre grosses légumes (hi hi) – première Unrelated. Bienvenue dans le royaume des gens qui ont dix fois plus de followers! Ego, toujours, je n’ai strictement pas le temps de blogger et j’invite donc à mes lecteurs de le faire pour moi, ce qui m’aura donné trois textes sympas, je le referais sans aucun doute. Soirée Simon Pegg – le combo Shaun Of The Dead et Hot Fuzz me fait découvrir un gonze jusque là complètement inconnu, et me prouve que j’aurais du mater ça depuis bien plus longtemps. Réalisés par Edgar Wright, montage nerveux, one-liners du feu de Dieu, etc.
Découverte de The Office US et c’est une rare preuve qu’une série comique peut devenir encore plus drôle au fil du temps – et éviter de facto le vieillissement. Pas mal et casting all-stars!
Les possesseurs de PS3 peuvent ronger leur frein : le PSN est mort, vive le PSN. Bien sûr, en attendant, on peut aussi jouer à L.A. Noire : incomparable aux productions Rockstar récentes, le jeu est moins animiste, plus linéaire et dirigiste, trop facile et pas décontracté pour un sou… mais le travail d’écriture est réel et l’animation des visages, élément essentiel du gameplay, est épatante.
Mémorable soirée d’Eurovision : rétrospectivement, je n’aurais jamais cru que j’aurais pu voter par SMS pour un truc pareil, encore moins pour la Moldavie. Je suis certain que vous êtes incapables de vous souvenir des gagnants! C’est officiel, DSK est un héros national, je lui lève mon verre. C’est parti pour une implosion d’égo : je suis sélectionné pour les Golden Blogs Awards de Total Manga, l’Epitanime démarre, la projection de l’AMV ENFER est rassurante au possible, tout le monde passe un bon moment, tout va bien dans le meilleur des mondes… et j’obtiens enfin une signature de Marcus, micro-fantasme qui courrait depuis une décennie. Pour l’asso Epita, c’est un peu le début des problèmes qui s’amorce… nous, on va voir Les Rois de la Suède en concert, accompagné du gratin qui entoure le duo. Mémorable, encore, toujours… puis c’est déjà l’heure des partiels. On peut se consoler en lisant Black Adventures, le comic délicieusement crétin basé sur Pokémon B/N, où mater Robot Chicken en mangeant des céréales Trésor ce qui est, j’en convient, très adulte. La série, elle, est tout aussi croustillante et c’est bien normal – c’est Seth Green qui s’en ocuppe.
/////JUIN//////
TERREUR : LE CONCOMBRE TUE. Le mariage princier aussi. Autant d’évènements qu’il n’est pas évident d’ignorer quand l’ère des marronniers commence – le moment est tout trouvé pour mater un doux navet : Very Bad Trip 2 est, supposément, bien plus cool si on a pas vu le premier, l’effet de surprise devenant alors inexistant. Enfin, Bradley Cooper en chemise ouverte et lunettes de Soleil. ~
Le quart d’heure de gloire arrive : l’AMV ENFER – Troll No More est finalisé, il accuse d’une bonne réception, gros soulagement pour ce qui représente le plus gros travail filé de cette année scolaire. A part une sombre histoire de spoiler, les gens aiment, y’aura-t-il une suite? Hé bien… nous verrons, c’est en chantier autre part. Fin de la success story pour le Visiteur du Futur qui a pu s’offrir une deuxième saison, plus décousue, moins constante mais toujours aussi drôle… et avec plus de moyens. Yayifications!
Hystérie collective : l’E3 démarre. Ubisoft présente du prometteur mais tape dans une présentation trop barrée, Nintendo continue de nous vendre du rêve sans rien montrer, Sony s’étale, Microsoft vit dans son monde, on a actuellement toujours pas plus de détails sur la fameuse Wii U. Les autres se lancent dans le concours du plus grand viol de la convention de Genêve avec une avalanche de teasers où les otages ne survivent pas.
Drame collectif, encore : la folie des petits poneys touche définitivement la toile. La série animée touche un public moins jeune que prévu avec sa belle animation et ses personnages rigolos mais, avouons-le… ça reste une série destinée aux moins de six ans, d’où le malaise. En revanche, c’est une belle source mémétique! Rattrapage, toujours : Batman, Arkham Asylum présenté comme jeu de l’année 2009, est effectivement très sympa et une excellente ouverture vers le monde de Gotham… dommage qu’il soit si raide et qu’il donne un peu mal au crâne.
C’est déjà les vacances, c’est parti pour jouer au globe-trotter : départ en grandes pompes à Londres pour tâter un peu du snobisme anglais et pour écouter la garde royale interpréter « Day Tripper », ce qui est symboliquement étrange. On rentre? Pas le temps de respirer, on retourne directement à coté, à Cork, en Irlande. Surréalisme total quand nous nous retrouvons en pleine nuit, devant la petite scène locale à siroter des bières devant le sketch le plus pourri de tout les temps. Au moins, on aura découvert l’orchestre d’hommes-orchestre. Ego, toujours, les chiffres symboliques tombent : 3 ans de blogging, 400è post en vidéo, et genre, Peter Falk casse sa pipe? C’est complètement inacceptable!
La presse vidéoludique commence à rejoindre cet état d’esprit (Yellow Media glisse sur une peau de banane) et justement, de l’autre coté de la Manche, Edge et Games continuent à coexister tout en offrant un très joli travail de maquette et d’esthétisme, tout en offrant deux approches aussi différentes que qualitatives. Gideon Gordon Graves est un connard, les Kaisers Chiefs sortent un nouvel album dont on peut choisir les pistes et Kaiji, cet impayable trublion, se fourre dans des périls toujours plus surréalistes sans jamais savoir s’arrêter. Anime qui noie le poisson dans des dimensions encore inexplorées mais qui capte terriblement l’attention.
//////JUILLET/////
Oh oui, L2 enfin validée. Pas trop tôt… et c’est déjà la Japan Expo? Bonne convention, toujours moult trucs à voir et à découvrir, l’aspect « jeux vidéo » y fleurit tant bien que mal et l’endroit est optimal pour, disons, se faire tripoter où donner des frites au fessier de son voisin. GBA : deuxième; hold up d’un joli trophée symbolique, grande joie après une compétition nourrie au sang et aux larmes.
Découverte de la très stakhanoviste chaîne Video Games Awesome : le boss, sa copine, deux péons derrière le canapé, tous prennent un jeu et font 15 heures de Let’s Play dessus, étrangement fascinant. Kirox revient et il n’est pas content : fin de Mario Maso, troisième mouture… et découverte d’un podcast très barré et bien plus facile à écouter/mater pendant les vacances puisque son enregistrement se termine souvent vers trois heures du matin : Captain Web est dans la place. La fièvre du podcast commence à atteindre le microcosme de l’Internet…
De mon coté, je sacrifie mes yeux et mes doigts pour Child Of Eden – belle tentative pour ressusciter l’esprit « Rez » avec un autre rail shooter très psychédélique. Court, très difficile, très joli, assez fascinant mais pas assez précis avec Kinect. Full Metal Alchemist voir son dernier manga publié, six ans après les débuts de Kurokawa, une bonne occasion pour se mettre à Brotherhood et se laisser porter par son excellente histoire… et constater que l’anime original veillit, hé oui, déjà.
Autre fin d’une autre époque : adaptation de la fin d’Harry Potter au cinéma (et en avant première 3D gratuite comme le dernier des parvenus, s’il vous plaît) et c’est évidemment décevant, mais comment bien adapté un livre pareil? Oups, une peau de banane glisse sur Amy Whinehouse. Faut le faire.
Globetrotteur – épisode 2, cette fois à travers la France : d’abord dans le Doubs, invité dans une ancienne saline, puis à Angers, une semaine à se faire démonter sur Mario Party, ce qui est assez scandaleux. Sinon, Onion Movie est un film rigolo parce qu’il fait des blagues doucement limite… et, soudainement, implosion des Ragecomics sur « notre » web, tout le monde adopte la joie des Pokerface.jpg et des «Not Bad ». Pourquoi pas, hé.
Un an après, retour à ce cher John Marston qui se réveille dans un monde zombifié et qui se voit obligé de sauver, encore une fois, le monde… en pyjama. Ouais, Undead Nightmare est une extension rigolote mais un peu trop courte. Black Butler continue son petit bonhomme de chemin et s’enfonce toujours plus loin dans la glauquerie. Ca lui va bien! Enfin, la publication française de Soul Eater publie ENFIN du canon frais et ça fait un bien fou… surtout quand ça coïncide au moment où le manga devient vraiment bien dessiné.
///////AOUT/////
Mince! Cars 2 était sensé ne pas être terrible, et il s’en sort en étant franchement pas mal. Attention, parce que coté critique, ça commence à moins faire illusion. Sa morale est étrange : même le plus péqueneaud et crétin des types peut séduire une belle nana. Ah bon? Tournage en lousedé d’une Sagadaytay avec Kirox : 4 à 3 sur You Don’t Know Jack, dans ta face!
Globe-trotter, troisième : c’est parti pour un tour du sud de l’Islande, dans des conditions passionnantes mais qui strictement rien à voir avec l’état d’esprit de cette page : je ne saurais pas comment rendre cette semaine à crapahuter dans la nature fascinante. Le pays, lui, l’était, assez inoubliable, même. On revient en France pour se la couler douce dans le sud, comme chaque année, hé oui.
Pendant ce temps! Ano Hana est un anime qui s’oublie vite, très vite, je n’ai pas trouvé d’impact émotionnel derrière, droppé au quatrième épisode. Genshiken lui, traite d’un sujet infiniment intéressant… mais il est terriblement laid et mal animé ; une expression s’impose, what the fuck? Enfin un peu de séries, avec Mad Men, plongée assez passionnante dans un univers qui ne fait pas du tout envie, surtout si vous êtes physiquement capable d’avoir du sable vous-savez-où.
Maria Holic Alive! Continue parfaitement l’esprit instauré dans sa première saison (à savoir beaucoup de pas grand chose mais avec un certain sens de la distraction luxueuse) et anime les derniers chapitres publiés par la maison d’édition Tokyopop qui vient aussi de glisser sur une peau de banane. « Pop », toujours, c’est une demi-douzaine de personnes qui glissent sur une autre peau de banane (grosse hécatombe bananière cette année) au festival Pukkelpop qui a du mal à ne pas voir mourir ses festivaliers/artistes… cette fois, c’est l’extrême mauvais temps qui est en cause. Lecture du début de la saga Hunger Games. Heu… c’est une saga pour ados et ça se voit. Vraiment. Beaucoup.
Ho oui, pour continuer dans la fière tradition estivalière, matage d’une nouvelle saison d’Higurashi. La dernière, puisque l’ensemble qui vient de sortir en OAV est en train de causer des vagues d’étranglement chez les fans. Comme toujours, l’été se termine musicalement avec le festival Rock En Seine avec sa programmation plus qu’agréable : Foo Fighters, My Chemical Romance, The Horrors, Arctic Monkeys, etc. Pour finir un mois extrêmement dense, on revient sur le fauteuil de gamer et on joue à Bastion, très bel objet dématérialisé qui allie parfaitement gameplay et narration. Top. Masterchef (l’émission) est de retour dans le business, Sébastien Demorand s’est transformé en lycéen choupi. Bon, sinon, le nouvel album des Red Hot est tout à fait correct, même sans Frusciante, voilà.
////////SEPTEMBRE///
REVOLUTION SUR L’INTERNET, je me barre d’Over Blog pour m’installer sur un joyeux domaine en .fr auto hébergé. C’est plus classe, mais tout est à refaire, c’est encore loin d’être fini, et ça ne le sera probablement jamais. Redline enthousiaste les foules, mais si, vous savez, ce film d’animation sur… une course, quelque chose du genre? C’est en to-do list.
Les gens hashtag #lesgens, expression totalement bad boy et trois point zéro pour désigner les petits emmerdeurs du quotidien, c’est cool. Go go go à Arcade Street, la nouvelle salle … d’Arcade Parisienne ouverte depuis… plus d’un an! Hey, deux étages de fun à bas prix, il y a même une bat-cave où on peut se dépenser sur DDR, c’est de toute beauté. Folie dépensière, c’est parti : achat d’Insanely Twisted Shadow Planet, l’autre jeu dématérialisé de l’année. Comme disait Nolife, il serait sorti il y a deux ans, tout le monde aurait cru voir la Vierge. Renouveau de la fiction Française? Inutile de lever ce trop précieux bouclier pour Platane mais oui, il y a quelque chose, un bon esprit, ils sont sur la bonne voie, c’est bien. C’était avec Eric Judor et ça défonçait pas mal de murs, dont le quatrième, régulièrement. Est-ce qu’on peut dire la même chose de The Civilisation Blaster? Naaaaah… au moins, les tomes sont archi-épais, ce qui est toujours agréable mais l’histoire se perd un peu en conjonctures, on ne sait pas trop ce que ça veut dire et où ça va, c’est un peu embêtant (hmm, sorcière sexy) – Nevermind a 20 ans. Je préfère me dire que c’était ça la bande son de ma naissance, au lieu, disons, de la Zouka Dance.
« Et là, Concombre en était déjà à 3625 mots. Il savait que personne n’allait atteindre cette ligne de texte. A quoi bon continuer? » Si ma vie était celle d’Alan Wake, je me serais bouché les oreilles depuis longtemps – une narration omniprésente n’est peut être nécessaire que si elle n’invoque pas tout ce qu’on est déjà en train de voir… pour le reste, bonne ambiance, combats pas terrible, bons DLC. A bas prix, ça le fait. En revanche, Drive : San Francisco est, lui, un excellent, excellent jeu. Impossible de lui trouver des défauts : fun, bien écrit, bien dosé, pas trop dur, bon multi… et ce n’était pas vraiment sensé être le cas. Bien joué, c’est une recommandation personnelle. R.E.M. Glisse sur une peau de banane… mais sur une note positive cette fois, tant mieux. Une compilation finale vient de paraître, je vous la recommande tout autant.
Christophe Hondelatte sort un album dans lequel on peut trouver le sublime « Docteur House ». Il évite la peau de banane de peu et ça me fait encore rigoler, honnêtement, j’ai une obsession malsaine avec ce morceau. Tiens, malsain – la transition est toute trouvée, le Violongay fait un comeback remarqué sur les planches grâce à sa super intervention chez Madame Coucoune. Mémorable. Enfin, nous étions sensés aller au festiblog mais on a préféré picoler à la place, hé oui.
/////////OCTOBRE//
Quoi, c’est DEJA la rentrée? Genre, que trois mois et demi de vacances? Bon, fini de rire, on ne peut plus mesure nos Klout. Je le rappelle, c’est cette nouvelle unité de valeur de l’influence, basée sur des rations mystérieux. D’ailleurs, tant qu’on est dans le concours de zguegues, une atroce guerre de podcasteurs éclate. C’est un crime sans victime mais certains y laissent des plumes : à commencer par Cortex, un crétin lambda qui n’a pas compris qu’insulter tout le monde devant une caméra n’était pas une bonne idée, surtout quand on affront la terrible ligue des gens qui se filment en gros plan sur plan large avec des gros titres en blanc derrière. Ha, vous ne devinerez jamais ce qui est arrivé à Steve Jobs. Hé oui…
Bon, consolons nous. D’une part, il y a d’autres hommes sur terre, dont ce qui semble être le beau gosse de l’année, Ryan Gosling, mastodonte monolithique dans Drive – film très étrange et baroque qui plait beaucoup à la presse snob. On peut le retrouver dans Les Marches du Pouvoir et Crazy Stupid Love. C’était un peu son année, quoi.
Ca y est, certains otaques nous prouvent qu’ils se traitent comme de la bouse : arouhi.fr entre dans la suite logique d’une vague de créations de tumblr-bêtisiers, sauf que celui est à l’image des créateurs : trop obscur pour être compréhensible, trop ciblé, trop règlement de comptes passif, donc inutile. Space Channel 5 part 2 débarque enfin sur le XBLA apprès des bazillions d’années d’attente, hnng. Haut, droite, haut, droite, chu chu chu. C’est la fête du slip, je suis invité dans l’émission mensuelle Respawn. L’occasion de se pencher un peu plus sur le très intense travail fourni par l’équipe Radio01.net – la question demeure : ces bonnes âmes arrivent-elles à avoir une vie en dehors du boulot? J’espère pour eux! On revient chez Canard PC qui obtient un supplément Consoles, ce qui permettra peut être à de bons rédacteurs de sortir du chômage, ce qui serait une double bonne action.
« Ja, ich bin melomane !» Et vous? De mon coté, je découvre les deux albums des Silversun Pickups et je dois avouer que c’est assez formidable si on aime la musique éthérée ou exagérément bruyante. Mirrai Nikki trouve sa conclusion… et nous, on cherche désespérément du sens dans tout ça mais dans l’ensemble, c’était fort et c’était bien.
ALLEZ VIENS. ON EST BIEN BIEN BIEN BIEN BIEN. REGARDE TOUT CE QU’ON PEUT FAIRE. C’EST GENIAL NON?
Bon, Coldplay sort un nouvel album, il est toujours aussi cohérent mais il y aura des gens pour crier au plagiat et à la musique neuneu, on s’en fout. Tintin sort enfin au cinéma et c’est une très très bonne surprise – qui justifie la 3D, pour la première fois. Ce film cultive quelque chose pour les effets de loupe, de lumière, de perspective, c’est un régal technique, l’adaptation est top, il y a même une blague zoophile sortie de nulle part, tout y est. C’est l’heure du Paris Games Week! Le quinzième événement où j’ai la chance de ne pas sortir le porte-monnaie est cool mais il ne concerne que des jeux qui sortent les deux semaines suivante ce qui est un peu hors de mon champ de compréhension. Des gens fêtent Halloween, moi j’ai la chance de mettre la main sur Sonic Generations une semaine en avance, de le finir en un jour et de le compléter en sept. Le Sonic Cycle est brisé, oui… mais il n’apporte rien de nouveau, évidemment. C’est une question de balancement… et ça n’en reste pas moins un bon jeu, et un bon Sonic!
//////////NOVEMBRE/
La fête des morts est un moment bien choisi pour jouer à The Binding of Isaac, jeu archi glauque fait pas la team Super Meat Boy. Son secret? Une construction faite autour d’une excellente replay value… mais y jouer seul dans le noir n’est peut être pas une excellente idée. Le Teaser de GTA V est dans les tuyaux et… pas plus d’infos à prévoir avant quelque temps.
Est-ce que les films Eden Of The East valent le coup? Honnêtement, non. Trop… c’est terrible à dire, peut être un peu injuste, mais trop chiants. Ils n’apportent rien à l’anime de base qui, lui, est à voir.
Kyan Khojandi est le nouveau maître de l’internet français : Bref est la nouvelle micro-série à la mode et elle le mérite, avec ses sujets universels et son montage archi-speed. C’est pas comme si la concurrence était rude… mais ça fait un bien fou.
Fin du parcours Forum Thalie pour moi, à ce stade, je n’allais plus servir à grand chose. Houkago Play est un « gag manga » sympathique relatant l’histoire d’un gamer se faisant maltraiter par une gameuse tsundere. Le parfait résumé de mon année, quoi… et tant qu’on est dans l’esprit « feel good », Kurokwa réédite les Yotsuba, à raison d’un tome par mois. Tout le monde aime cette série, et ça se comprends : tout sauf prise de tête, les aventures d’une gamine ayant littéralement une cervelle d’oiseau… c’est dans ce registre que les gens peuvent aimer K-On, je suppose.
Mode étrange : une vidéo japoniaisante sur nos RER franciliens provoque une vague de « personnifications » de nos transports en commun adorés : ce sont les RER-Tan. La créativité, c’est la vie! Ca se complête bien avec le Haikuday, tout aussi spontané et arbitraire.
Golden Blogs Awards, deuxième. Ce n’est pas la même chose, cette fois, c’est à la Mairie de Paris, vraie cérémonie avec tout le tremblement et sa batterie de bloggeuses mode, beuark. Mario Maso reprends (encore!) Time Out est un film avec un terrible potentiel pas génialement exploité, bizarre pour Andrew Niccol… Contagion, lui, est plus posé, mais manque un peu d’enjeu pour une bande qui zigouille un centième de la planète. Deux films intéressants en soi.
Rayman Origins sort enfin. Le nouveau messie de la plate-forme : terriblement beau, bien animé, d’une difficulté suprenante, il n’a pas de réel défaut. Sa durée de vie est même plus qu’acceptable, il ne manque que le jeu en ligne! Enfin, début de visionnage de Code Geass, plus grande illustration hi-tech de l’ascenseur social… une relecture du Paysan Parvenu, avec des méchas quoi.
///////////DECEMBRE~
Et enfin… mettons nous à Mawaru Penguindrum, unanimement qualifié comme l’un des meilleurs animes de l’année. Effectivement, son postulat est intriguant, dommage qu’il s’enferme immédiatement dans une sorte de routine moins sensée… à voir avec la suite! Colourful, lui, est un film à se tirer une balle, et pour cause, c’est son sujet principal. Encore une bande distribuée dans quatre salles à travers la France, la boucle est bouclée. Le Commandant fait son passage local, marque sa trace de putasserie et met en chantier l’AMV ENFER 2 (Nom Provisoire) – et, de mon coté, petit catch-up série. Dexter ne progresse pas d’un iota, Weeds traverse des phases de qualité comme des passages un peu honteux où la série devient une parodie d’elle même… mais le dernier épisode en date aurait pu faire une excellente conclusion. Tout le monde à le nez rivé sur 9gag et il est effectivement peu évident de s’en défaire…
Vous avez le swag? Toujours dans cette série de néologisme, celui-là est particulièrement malin, espérons qu’il ne devienne pas relou. Mission Impossible : Ghost Protocol au cinéma – particulièrement fun, avec plein de Simon Pegg dedans, formidable. VoxMakers s’ouvre avec pour ambition de devenir « le That Guy With The Glasses français » ; je suis personellement très sceptique mais je suis sûr qu’ils vont me prouver le contraire. Nos amis Poulpe et Davy laisse tomber On Va Loler Sur Vos Tombes pour le Golden Show et font des vannes à base de gens qui sautent par des fenêtres. C’est chou!
« J’espère que ce vote te donneras un million de raisons de sourire! »
Sophie Clarke remporte Survivor South Pacific, une fille intelligente, posée et mon cheval de course, de surcroît… dans une saison passionnante où Jésus à plus de visibilité que certains candidats. Un pronostic qui aboutit enfin, cool! Exposition GameStory au grand palais : attendre dans le froid vaut la peine puisqu’à l’intérieur, c’est une rétrospective intelligente et très portée sur l’interactivité – une expo fort honnête, dans tout les sens du terme. Noël approche, habituels Gérards de la Télévision avec des hommes nus, nus, nus, regardez! Nostalgie sur le XBLA : Beyond Good & Evil, joli jeu d’aventure créé par Michel Ancel, rien de révolutionnaire mais que du classique bien exploité… puis Sonic CD, objet un peu perdu dans l’histoire du rétro-gaming, avouns-le, les niveaux manquent pas mal de personnalité.
… puis l’habituelle moisson du sapin est là. Skyrim, Skylard Sword, Fallout New Vegas, Assassin’s Creed Revelations… terminons tout ça en allant voir Cabaret pour nous rappeller une bonne fois pour toutes qu’il serait temps d’arrêter de faire des blagues sur les nazis dans les vidéos commentées. Ha, et La Petite Amie de Minami est un one-shot choupi se terminant bizarrement très mal, d’où un certain malaise. Enfin, mon dernier conseil : ne reproduisez pas les vidéos d’Epic Meal Time.
Maintenant, les choses sérieuses commencent! Année du diplôme, année des concours, les grandes manoeuvres et les grandes décisions vont affluer. Soyez sages. Bon réveillon.
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