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Category Archives: Kulture moderne
Here comes the Sun
Hello, c’est Meles Badger aux commandes pour ce deuxième article du Quartier Libre. Je suis l’auteur de l’article sur Gunnerkrigg Court du Quartier Libre de l’année dernière mais pour cette année, je vais pas parler d’un webcomics mais… d’un jeu de rôle papier (oh mon dieu quel twist !) \o/
Bon, logiquement, si je vous dis « jeu de rôle papier », la première chose à laquelle vous devez penser, c’est Donjons & Dragons (toi, dans le fond, je t’ai vu, tu te tais immédiatement, je m’en fous si toi tu penses à L5R/L5A, CoC ou je sais pas quoi d’autre). Il faut bien admettre que ce jeu reste l’un des plus populaires dans ce domaine relativement fermé qu’est l’univers du jeu de rôle papier, le monde où les bouquins francophones ou traduits en français sont tout en couleur sur papier glacé et donc à 50 boules l’unité, parce que le JDR, c’est forcément un passe-temps d’ultra-riche.
En soi, l’univers de D&D est fortement inspiré, si ce n’est pas totalement pompé, de celui du Seigneur des Anneaux de Tolkien (d’accord, jusque là, j’imagine que je ne vous apprends rien). On y retrouve orcs, nécromanciens, elfes, quête légendaire et dangereuse, esprit d’aventure, sorciers et mages, arbres qui parlent, la liste est longue. De nos jours, cela est devenu une vision assez cliché de la fantasy mais une vision qui fonctionne encore plutôt bien vu que bon, l’heroic fantasy a quand même encore une certaine popularité… ou alors c’est juste que les gens ont accepté leur sort et décident d’acheter de l’heroic fantasy parce que c’est ça qu’on leur propose.
Enfin bref, du coup, si j’ai commencé cet article avec une relativement longue introduction, c’était juste pour vous mettre un peu en condition par rapport au jeu de rôle dont je vais vous parler maintenant, qui se trouve être, dans l’idée, une antithèse justement de l’univers tolkiénesque. En effet, pas d’orcs, d’elfes, de paladins et de chevaliers noirs… Enfin pas sous une forme habituelle en tout cas. Voilà un petit tour d’horizon d’Exalted.

Oui, je suis prêt à me rabaisser à ça pour susciter l’intérêt d’un certain type de lectorat… Mais je m’en aliène un autre je cois.
(Source)
Exalted se passe dans Création, un monde totalement plat et de forme rectangulaire (c’est genre vachement pratique pour avoir la carte dans la couverture intérieure du livre), bordé de toute part par le Wyld, un chaos informe où les règles de la physique ne dépendent plus que de la volonté de ceux qui s’y aventurent. Alors là, je pourrais essayer de rentrer dans l’histoire dans ce monde, mais je crois qu’il me faudrait plusieurs milliers de mots pour ce faire. Sachez juste que nous sommes à ce moment-là au Deuxième Âge de l’Homme, l’Âge des Regrets, qui fait suite à une épidémie meurtrière qui a massacré 90% de la population, sans compter l’arrivée de force venue du Wyld qui voulaient en profiter pour détruire Création une bonne fois pour toute. Nous nous trouvons environ 800 ans après ces évènements dans un monde exsangue, restes d’un Premier Âge Glorieux où le merveilleux était quotidien. Dans ce monde règne en maître les Exaltés, des Elus des dieux qui bénéficient de pouvoirs quasi-divins.
Il existe différents types d’Exaltés, il y a par exemple les Sangs-de-Dragon (je mets la source du dessin plus bas ici parce que sinon, le cadre de la légende fait moche je trouve :/ ), les plus « faibles » des Exaltés, qui tirent leur pouvoir des cinq éléments (Air, Bois, Eau, Feu, Terre) et qui deviennent bien plus puissants quand ils oeuvrent ensemble ; il y a les Lunaires, des polymorphes capables de prendre la forme d’animaux ou d’endosser l’apparence d’autres humains, et même de mélanger ces différentes caractéristiques ; les Abyssaux sont les Elus de la mort et des pouvoirs du Vide ; les Sidéraux travaillent au sein de la Bureaucratie Céleste et s’assurent que le Destin suit correctement son cours ; etc. Les plus puissants d’entre eux, les Solaires, avaient disparu depuis 800 ans ; dans le setting du jeu, ils viennent de réapparaître depuis quelques années et ils semblent clair que leur retour va changer bien des choses.
(Ouais, j’aurais pu aussi rapidement parler de mes petits préférés, les Alchimiques, des créations « mécaniques » dont la personnalité est la fusion de différentes âmes héroïques, mais bon, ils vivent dans une dimension parallèle dans le corps d’un dieu mourant qui a fui il y a bien longtemps Création avec des mortels pour que ces derniers puissent le maintenir à peu près en vie et son corps est une sorte d’univers fantasy cyber-punk et… euh ouais, c’est un peu trop compliqué quand même)
En fait, dans son essence même, Exalted s’inspire énormément de l’Antiquité, qu’elle soit gréco-latine ou même asiatique par exemple. On parle quand même de héros aux pouvoirs quasi-divins là, et qui d’ailleurs sont victimes de leur hubris ou de leur orgueil, sans compter que le Destin tient une place très importante dans cet univers (matérialisé par la Tapisserie du Destin, une idée proche de la mythologie antique). Mais la Bureaucratie Céleste est elle beaucoup plus proche de la mythologie chinoise par exemple. De même, l’inspiration n’est pas uniquement mythologique mais aussi historique, avec par exemple le Royaume Ecarlate, la plus grande nation de Création, qui s’inspire énormément de l’Empire Romain, ou de Lookshy, une sorte de mélange entre culture visuelle chinoise et ambiance spartiate.
Je pourrais encore citer des tas et des tas d’exemples, parfois très intéressants (les Delzahn et leur culture à la fois très machiste (les hommes chassent, les femmes restent à la maison) mais aussi transgenre (lors du rite de passage à l’âge adulte, une fille peut décider de devenir un homme ou un garçon une fille et ils seront considéré comme tels culturellement). Toujours est-il que l’univers est riche et diversifié et donne vraiment l’envie d’en découvrir plus. C’est assez fascinant de voir un monde s’inspirant de tellement d’influences et qui parvient pourtant à garder une telle originalité par rapport à la vision habituelle de l’heroic fantasy.
Et dans cet univers, les joueurs peuvent donc incarner des demi-dieux capables de faire des trucs totalement fous et over the top juste PARCE QUE, du coup, forcément, les menaces sont aussi d’un assez bon niveau : créatures étranges du Wyld, Primordiaux (les créateurs de Création et des dieux) morts ne souhaitant que l’annihiliation totale du monde pour enfin reposer en paix, Primordiaux corrompus qui ne souhaitent que d’être libérer des Enfers pour regagner ce qui leur est dû, le Beau Peuple qui réside dans le chaos et qui ne rêve que de détruire Création, et puis les Exaltés eux-mêmes entre eux parce que forcément, sinon ça serait trop facile (les Sang-de-Dragon, avec l’aide des Sidéraux, ont usurpé la place des Solaires en tant que maîtres de Création, du coup, forcément, on imagine bien qu’au retour de ces derniers, ça va pas super bien se passer). Pas de dieux du mal, surtout des aspirations personnelles qui se confrontent constamment.

Sinon, y a des robots géants aussi. (Oui, je suis vraiment prêt à tout) (Source)
Non, vraiment, en terme de setting, Exalted est probablement l’un de mes préférés et je pourrais des heures à raconter pleins de petits détails délicieux sur cet univers (des dinosaures qui pissent de l’héroïne \o/). Alors du coup, vous allez me dire « « Ca a l’air sympa ton truc là, mais tu parles que du setting et pas des mécaniques de jeu »… Ben, à vrai dire, ce jeu en est à sa deuxième édition et malheureusement… son système est une merde sans nom avec des combats qui devraient être awesome mais qui ne le sont pas parce que même en tant qu’Exalté, tu peux te faire tuer en un coup, alors t’utilises des pouvoirs qui annulent tout simplement l’attaque… et ça continue jusqu’à ce que l’un des deux n’ait plus d’atomes (l’équivalent du mana dans Exalted). Sans compter des règles parfois très compliquées pour pas grande chose, et pleins d’autres trucs joyeusement frustrants… Ce qui explique sûrement pourquoi je n’ai au final organisé qu’une seule partie alors que ça doit faire trois-quatre ans que je connais ce jeu.
Mais la bonne nouvelle, c’est qu’une troisième édition va voir le jouer vers la fin de l’année, et qu’elle promet de simplifier le système et de le rendre vachement plus cool. Et ça, c’est fortement. Et ça, c’est fortement cool.
Bon, je ne sais pas si quiconque sur ce blog, dont je profite du quartier libre, sera intéressé par cet article et encore plus par Exalted, mais si c’est le cas pour ne serait-ce qu’une seule personne, eh ben ce sera super-tétra cool. Et une fois la troisième édition sortie, ce sera avec plaisir que j’organiserai des parties en ligne ou en vrai avec quiconque d’intéressé.
(Dernière petite chose, je ne peux que fortement vous conseiller la lecture de Keychain of Creation (webcomics américain en hiatus pour probablement l’éternité) pour vous faire une idée un peu plus précise des Exaltés et, un tout petit peu de Création)
Daft Punk joue à la maison
A la ! Maison ! Et on reste debout toute la nuit pour être chanceux ! Et on reste debout toute la nuit pour être chanceux ! Et on reste debout toute la nuit pour être chanceux ! Et on reste debout toute la nuit pour être chanceux ! Et on reste debout toute la nuit pour être chanceux ! Et on reste debout toute la nuit pour être chanceux ! Vous en avez marre, hein? Moi aussi. Pas mal de monde, et on parle d’un phénomène qui ne se cristallise que depuis deux jours.
Je vais beaucoup au cinoche ces temps ci. Quand on mate plusieurs films par semaine, on se tape toujours les mêmes pubs. Ces temps ci, j’ai un petit délire pour la Prada Candy. DONC. RAISONS.
Oui, donc, Daft Punk a mis en ligne son nouveau morceau. Un vrai gros félin chauffé à blanc pendant des semaines, sauf que tout le monde avait déjà des touffes de poils. Get Lucky, parlons en. C’est un petit truc assez groovy et passéiste, qui rentre dans l’oreille et qui reste quelques temps. C’est clairement efficace, sa structure est tout sauf compliquée, ça ne dégage pas d’idées folles mais il y a cette ligne de basse qui donne envie de déhancher son popotin. Pharell au micro, voix claire et entraînante, petit refrain pas compliqué (décidément) on fait tourner deux fois et on envoie la petite « Daft Touch » – c’est pas vraiment là que le génie parolier du duo fait des vagues. C’est agréable, le clip est poseur comme jamais mais on sent que ça se retient terriblement, ce n’est pas super ambitieux quoi. J’ai un petit problème avec ça.
Parce que oui, sans blague, j’aime Daft Punk. Ce n’est pas une grosse prise de risque – une prisque - tout le monde aime Daft Punk. C’est le groupe qui fait aimer l’électro aux profanes et devinez quoi? C’est ce qu’on fait de bien en France. Le petit Etienne, le petit Electrics, les petits Justice et les petits Thomas et José sont autant de parisiens qui gagnent des bazillions en formant des morceaux sur-efficaces sans être agressifs. Alors évidemment, Daft Punk est controversé. Chaque album fait polémique et se retrouve systématiquement comparé au précédent. Tout le monde aime Homework. Tout le monde aime Discovery, mais c’est quand même très différent de Homework. Human After All leake peu avant sa diffusion en 2005, Internet crie au fake parce que personne ne peut croire que le disque soit si raté. Je ne le connais pas bien, je ne peux pas juger. Par contre, Tron Legacy, c’était sans doute mieux mais pas fantastique pour autant. HUIT ANS après la dernière galette, Daft Punk génère une attention un peu démesurée… et c’est casse-couilles.
Le quatrième album du duo sortira donc fin mai et s’appellera Random Access Memories. On peut dès lors supposer qu’il veut exploiter des bribes du passé, ce qui expliquerait pourquoi Get Lucky sonne comme un Kool & The Gang en 2012. Bon, il faut remonter aux sources pour piger cet énervement. Ça fait partie de ces choses dont on entend parler toute la sainte journée pendant dix jours. Ça gave, quoi. Et encore, c’est un single issu d’un long processus de bordels généralisés, créant une énorme confusion autour du disque et rappelant ce syndrome gênant de 2005. Daft Punk, c’est deux minutes de préliminaires par heure, pendant deux jours. Ils ont plus de contacts que Régine (en témoigne cette impressionnante liste de guests dans la version finale) et réussissent à foutre des teasers partout. Partouuut dans nos vies ! Tout le temps, tout les jours ! Tu vas aux chiottes au boulet ? Un teasing de Daft Punk sauvage! La jaquette, d’abord. Puis des petites vidéos, ça et là. Le Saturday Night Live diffuse une minute d’un morceau, pas plus. Les festivaliers du Coachella auront pu voir un autre bout. Des journalistes déclarent avoir un leak du disque mais refusent de le commenter, ce qui fait bien avancer le schmilblik. En gros, on en parle, mais sans jamais le montrer et ça rend fou. L’arlésienne est rompue par une diffusion radio ? Ah non, il s’agirait d’un fake. Mais les premières paroles sont mot pour mot le début d’une interview en late show, qu’est-ce que ça veut dire? Oh mon dieu, pourquoi un remix de la Companie Créole par dessus le marché? Personne n’y comprend rien. Un miasme de rumeurs, de fakes, de rumeurs de fakes (j’en ai pas entendu un seul, perso) et de teasing au compte goutte, parce qu’on sent que derrière tout ça, les artistes kiffent et nourrissent le bordel généralisé. Tout ça rappelle fortement le lancement de Burger King – sauf que ta piste, tu peux te la repasser. La fatigue. Des commentaires linéaires par les intéressés sont déjà disponibles, mais là encore, ça brasse du vide. J’ai pas mal d’affection pour les journalistes zicos là.
Alors moi, tout plein de condescendance envers le mec qui a fait le fond sonore d’Enter The Void, je vous propose d’autre trucs à écouter, parce que l’actualité musicale est assez forte ces temps-ci. Déjà, ça résumera pas mal de choses, la programmation de Rock En Seine a été dévoilée il y a un gros mois. Oui, je vous vois froncer les soucils à l’idée d’en faire un festival étalon mais c’est comme ça, il est accessible et assez emblématique, avec son président charismatique et ses palissades où tout le monde pisse. Bref, cette année, c’est Phoenix, Nine Inch Nails, Franz Ferdinand, SOAD, Kendrick Lamar, Alt J et Tame Impala en tête d’affiche. C’est un peu mou du genou car beaucoup de bons groupes, peu de bêtes de scènes.
On peut toujours s’occuper un peu la tête en écouter divers morceaux des artistes sus-cités. Alt J, c’est la « nouvelle sensation pop indéfinissable de l’année écoulée ». Tame Impala, c’est le poulidor, le deuxième, qui te fait des tourneries lancinantes façon Beatles. Avec une belle pochette du jardin du Luxembourg Instagramée, chouette. Aucune idée de ce que ça vaut sur scène, mais on a pas tout les jours de voir un groupe australien.
SOAD, bon, voilà. C’est culte mais je préfère un bon vieux Korn des familles. Bon, Serj and co sont moins angsty, plus second degré et ils ont fait bien plus de tubes, donc chacun sa came. Nine Inch Nails sera attendu au tournant par beaucoup. Père fondateur du rock indus – heureusement il l’y a l’indus – avec Ministry, Trent Reznor fera sûrement un show mémorable et libidineux. Le futur « Closer » en live sera, à n’en pas douter, un grand moment de romantisme. L’occasion est bonne pour écouter un peu The Downward Spiral, With Teeth ou Pretty Hate Machine, les meilleurs albums du bouzin. OKER?
Bon, il paraît que le groupe de l’empereur Austro-Hongrois prépare un nouveau coup. ‘Serait temps, presque 5 ans après le dernier, non? Leur premier album aura bientôt dix ans et il paraîtrait qu’Alex Kapranos & co commenceraient à faire péter des inédits là et là. La boule de cristal locale indiquerait un nouvel album vers Septembre, mais ça vaut ce que ça vaut. On attend toujours le deuxième Foster The People pour cette année, mais zéro infos de ce côté là, donc faut pas tabler avant la fin d’année.
Evidemment, toute l’attention est focalisée sur le nouveau Phoenix. Bankrupt!, album à la pochette qui m’évoque plus un yaourt Mamie Nova qu’un disque, est en écoute gratuite ça et là, dont Itunes, deux jours avant sa sortie. Je ne sais pas ce que ça vaut mais la comparaison avec Wolfgang Amadeus Phoenix va probablement lui porter préjudice. Je doute fort que ça puisse être mauvais, c’est Phoenix quoi, l’excitation est réelle. Le groupe dont le leader sort avec Sofia Coppola. Lesouague.
Azy, y’a plein d’autres trucs qui sortent où qui sortiront bientôt. ENFIN, les Queen Of The Stone Age ont un nouveau bébé. Il a un titre, … Like Clockwork, une couverture, une date de sortie et un premier single. Attendu à mort par ton serviteur. Je trouve la pochette pas terrible et c’est le seul commentaire que je pourrais faire sur le sujet. Mais il n’y a pas que des albums à venir, d’autres machins sont déjà dans les bacs. Par exemple, les Flaming Lips (le meilleur groupe du monde, rappelons-le) viennent de sortir The Terror, un album volontairement anxiogène, un album qui est plein de choses mais qui n’est certainement pas accessible. Il y a bien longtemps, les Lips, c’était des singles recherchés mais structurés, qui rentraient bien en tête, avec des formules qui pouvaient parler à tous. On dirait qu’ils se sont définitivement lockés dans un style barré et aléatoire, proche du post rock, ce genre de notions. Embryonic n’était déjà pas très intuitif mais là on a neuf pistes, dont une de treize minutes, toutes très expérimentales mais de qualité. Après tout, on parle d’un groupe qui fait sans problème des morceaux de plusieurs jours, et encore, c’est un euphémisme.
Un assez gros truc français qui mérite un développement, aussi. Vous ne connaissez peut être pas Yoann Lemoine mais son pseudo, Woodkid, est peut être un peu plus parlant. Alerte Hipsterisme et Soupçons d’Hipsterisme : le monsieur énerve car assez visible, sa musique n’est pas d’une grande modestie, sa présence dans la bande annonce de l’Ecume des Jours et dans Gameblog pour parler « art et jeux vidéo » peut faire parler les mauvais esprits. Effectivement, il semble cumuler tout les trucs qui peuvent énerver… mais The Golden Age, son premier album, mérite qu’on y prête un peu d’attention. En fait, vous le connaissez peut être, puisque Iron était le fond sonore d’un teaser marquant d’Assassin’s Creed : Revelations. Entre deux, deux singles à la qualité +++ : Run Boy Run et I Love You. Les clips sont parlants sur plusieurs niveaux, premier degré toujours, images très fouillées et souci d’esthétisme. Faut dire que le monsieur est clippeur de formation : clip rigolo pour AIDES, mais aussi des musicaux, dont Lana Del Kanard, ont du aider un peu. Aujourd’hui, on a une galette avec dix morceaux en plus et tous cultivent le même esprit : pas la moindre guitare, toujours de l’orchestre symphonique et un organe très « granuleux » que tous n’aimeront pas. Ça fait plus bande originale que rock classique mais ce disque a quelque chose de très planant, sans révolutionner quoi que ce soit. C’est très précieux mais je préfère largement ça à Lana Kanard.
Quoi d’autre? Il fallait être aveugle pour ne pas remarquer le nouveau David Bowie, qui ne pêche qu’avec sa pochette pas géniale (c’était pas une bonne idée, vraiment) – un disque surprenant, pêchu, de très bonne facture. 66 ans le gars, toujours en grande forme. Les Yeah Yeah Yeahs viennent de sortir un album dont la pochette, elle, est atroce. Vampire Weekend sort son troisième opus début Mai, dans deux semaines. J’espère juste qu’ils se sortiront de ce minimalisme qui est devenu leur marque de fabrique. Le nouveau Strokes est vraiment pas terrible et ça n’en finit pas de me désoler, on peut se consoler en réécoutant Angles. Enfin, dans la série des gens super attendus au tournant qui devraient lâcher un truc cette année, on compte Beck, Arcade Fire, les Black Keys (pas d’album en 2012 ! C’est improbable !) , The Knife, MGMT (hiiiii), Kanye West (dont le dernier truc était glorifié partout) et il parait que le dernier Justin Timberlake est une tuerie, mais bon, c’est Justin Timberlake.
The Jean D’Ormesson Disco Suicide
« Bye, bye miss American Pie »… c’est fait, le rock en plastique est cryogénisé. Dans le meilleur des cas, c’est pour quelques temps, mais ça pourrait tout à fait en être la fin définitive. Après l’arrêt des DLC de Guitar Hero il y a deux ans, Harmonix arrête la production de DLC pour Rock Band, et la touche finale était le tube de Don McLean. (Je profite de l’occase pour rappeler qu’il existe une version de Madonna mais aussi de Claude François)
Là vous vous dites « Mais ! C’est une info de niche ! De niche dans la niche ! » et oui, je dois l’admettre mais c’est aussi un de mes plus gros joujoux qui arrête de se renouveler. Inutile de devenir hystéro toutefois, Harmonix a réussi l’exploit de publier des chansons à télécharger chaque semaine, pendant cinq ans. Soit 220 semaines et quelques. La plupart du temps en publiant 6/7 chansons, puis en calmant progressivement le rythme jusqu’à atteindre entre 2 et 4 chansons par semaine, atteignant tout de même le rythme de croisière du concurrent Hero à son époque. D’autre part, c’était vraiment prévisible puisqu’Harmonix a remercié sa team chargée des licences vers Octobre. Sachant que le processus du circuit, de la demande initiale à l’apparition du morceau dans le jeu, prend six mois.
Donc voilà voilà.
On se retrouve avec plusieurs milliers de morceaux sur les bras. Quand bien même le flux s’arrête, il reste plein de choses inconnues à découvrir, mais il ne faut pas oublier que la moitié des chansons parues aujourd’hui viennent… du Rock Band Network ! Ce réseau, monté il y a trois ans, permet à n’importe qui de pouvoir licencier des morceaux, de faire les partitions, bref de s’occuper de tout donc de récupérer un petit bout de droits d’auteurs en fin de circuit. Double kisscool effect : la bibliothèque est doublée de volume et on peut jouer les prolongations, en plus de sortir du carcan « le rock sous toutes ses formes » proposé par les DLC classiques. Si vous faites partie des trois personnes en France concernées par ce post, je vous propose un petit panorama des groupes planqués dans le Rock Band Network qui valent le coup, une trentaine en tout. Et évidemment, j’entends par là ceux que dont j’ai acheté les oeuvres, parce que transformer la réalité est ma passion. Toutes les vidéos évoquées ou presque peuvent se trouver sur cette chaîne Youtube. Généralement, la formule « (Nom du titre) full band » ou « (Nom du titre) All Instruments) » ne rate jamais. PLEINS D’AUTRES MORCEAUX ! AVEC PLEIN DE BRUITS RIGOLOS QUI BATTENT LA MESURE ! FOLIE !
Alors le Rock Band Network, késsadire? On y trouve de tout, c’est un fantastique miasme difficile à cerner. On y trouve énormément de pistes métal à la difficulté improbable, souvent fournies avec des versions « double pédale ». On y trouve des groupes fétiches qui y publient des albums entiers. On y trouve la bande son de certains jeux, mais aussi énormément de « Novelty » – i.e. des chansons qui sont davantage des sketches que des machins réfléchis et structurés. Beaucoup de groupes de niche ou de machins très « locaux » y postent des morceaux. Généralement, la qualité y est très bonne, que ce soit musicalement où un termes de « fun en plastique ». Exemple : Ultra Vomit y a posté « Je Collectionne Des Canards (Vivants) et le super bourrin « Mountain Of Maths » au tempo supra rapide. Dans le même esprit, Devin Townsend a publié moult morceaux métalloïdes de sa saga « Ziltoïd« , hommage crétin de Lovecraft. Particularité : ces morceaux, en plus d’être très… aléatoires, aiment bien jouer avec les codes du jeu. Ils screwent avec le gameplay, quoi. C’est rigolo et ça permet de chanter « J’aime manger du caca, du cacaaaaaa. Joue avec une vraie guitare, espèce de geek. » C’est printanier.
Je parlais de jeux tout à l’heure. Il s’agit de VVVVVV et Super Meat Boy, qui ont respectivement deux et trois morceaux issus de M. SoulEye et db Soundworks. Le son est d’origine, 8 bit-style, ça donne des pistes supra difficiles à conquérir, surtout en batterie (où on se tape jusqu’à trois pistes en même temps) et en guitare) c’est original et rarement cher. La bonne occasion de fournir le genre « autre » de son catalogue. N’oubliez pas qu’un Anamanaguchi a passé le cut.
Poursuivre l’expérience, littéralement : on trouve souvent sur le network des pistes qui traînaient dans les pistes bonus des deux premiers Guitar Hero; Ceux qui étaient fait par Harmonix, bah voilà. En tête de liste : Soy Bomb, de Honest Bob and the Factory-To-Dealers Incentives. Un instrumental rockabilly délicieux. Je l’écoute dans les deux fois par jour. D’autres morceaux de ce groupe au nom incompréhensible : Hey, Entangled et I Don’t Want to Hear About Your Crappy Boyfriend. On peut aussi y trouver Gemini, une autre instru dans des tonalités plus bluesy, et Even Rats, des Slips. Oui, des Slips. Ce même groupe à publié un ou deux autres morceaux potables.
Poursuivre l’expérience, deuxième : le network est aussi la cave planquée où certains groupes représentés dans les playlists « officielles » y mettent d’autres extraits. Andrew Buch a concrétisé une légende urbaine du jeu vidéo et licenciant Tripolette, le fâââmeux morceau caché du Guitar Hero original. Un son de guitare un peu criard et un solo bien difficile à réserver aux avertis. Freezepop, tiens. Ils sont très copains avec Harmonix, tiens. Deux trois pistes pas terrible, préférez le démentiel pack du store de base. Copinage encore, si vous avez aimé « A Jagged Gorgeous Winter », The Main Drag a publié l’album complet et la piste coûte un euro. Beaucoup de variété. Bang Camaro a eu la même chance. Sorti des copains d’Harmonix, OK GO et The Shins suivent ce phénomène, dans une moindre mesure.
Allez, maintenant on se lance dans une énumération laconique de groupes sympas. JE RECOMMANDE FORTEMENT. Toutes les pistes de An Endless Sporadic. Quatre morceaux. A chaque fois, des instrumentaux un peu barrés, difficulté plus plus, pas toujours très agréable à l’oreille mais c’est le lot de ces groupes à impros. Sympa et un euro à chaque fois. Blame Ringo! est un groupe super cool au nom super ironique. Ils viennent de Brisbane, Australie et ont publié deux morceaux très chouettes. In A Hurricane est un morceau très fast et entraînant, Gable Arch est une version survitaminée de New Slang, en un peu plus psychopathe. « Si je te chope, ça ne sera pas jojo ». Chanter ça est toujours chouette en soirée. Un euro chacun, le conseil du chef. J’aurais aimé entendre d’autres trucs des Delta Spirit. Si, généralement, avoir des lettres grecques dans un nom de groupe est une mauvaise idée, ils ont publié White Table, un morceau extra, du genre power-ballad pour faire comme si je m’y connaissais. « Charté » un peu étrangement mais archi planant. Encore un euro seulement.
Des groupes un poil plus connus, du genre à avoir une fanbase en béton chez eux et à faire quelques premières parties chez nous : les tourneries de Jukebox The Ghost sont une valeur sûre. Groupe un peu barjo à l’enthousiasme communicatif, ils ont tout, sauf un bassiste ! The Stars, Schizophrenia, Half Crazy, Empire… autant de trucs sortis du même album, du proto rock progressif, archi varié, archi fun, ça rentre dans la tête et ça n’en ressort jamais tant c’est efficace. Deux euros à chaque fois par contre, mais ça le vaut largement. Moitié prix, ce sont les trois morceaux de Quiet Company : moins originaux, moins funs, un peu plus premier degré mais suffisamment sympa pour en parler. L’occasion aussi d’avoir trois belles pochettes en plus dans sa bibliothèque et oui, on reste dans un rock inoffensif et chaleureux, branche sentimental.
Torture des Rival Sons est un one-shot qui incarne le cool : c’est un morceau bien heavy, proche des Queen Of The Stone Age. Les nostalgiques de Guitar Hero : World Tour – si ça existe – se réjouiront de l’apparition de You’re Gonna Say Yeah! des Hushpuppies. Very Busy People est un morceau des Limousines qui parleront à tous puisqu’elle décrit le quotidien des nerds glandus que nous sommes. Tellement i-ro-nique. La pochette est une foutue bulle de salive. C’est immonde. Les Drugstore Fanatics aiment bien hurler dans le micro et faire des riffs crades : les amateurs de gros son peuvent se procurer Hangman, Bullet et The Distance, trois euros le tout. Là encore, c’est premier degré, puissant et assez difficile partout, avec des hammer-on impossibles. Amis des formules rythmiques improbables, vous trouverez du math rock en la personne de Between The Buried And Me. Hop, exemple.
On en profite pour embrayer sur le champ « supra-guitaristique » du bouzin : connaissez vous Rodriguo y Gabriela? C’est un duo mexicain qui fait de la guitare percussive. C’est trop rare pour être signalé – une rythmique (qui fera office de basse) et une lead, les deux acoustiques. Sur le jeu, ça donne Hanuman et Buster Voodoo. Super difficile, avec des rythmes binaire-ternaire difficiles à suivre et des solos à vitesse flash. A ne pas toucher sur faire de l’aller-retour sur un médiator est un vague concept pour vous. Je suis partisan du « plus c’est dur et maîtrisé, plus c’est fun » – ces deux pistes le sont vraiment. Pour rester dans les extrêmes, on y trouve aussi pas mal de néo-métal, un genre proche du… classique ! Hé oui, les deux se mêlent bien. On peut y trouver des pistes piano de grands airs classiques (la basse fait la deuxième main, c’est aussi solennel que bizarre) mais aussi moult interprétations d’airs connus en mode Full Band, parfois en plusieurs mouvements. Si c’est votre came, foncez.
Encore un groupe cool? Encore un groupe cool ! Voici les Dance For The Dying. Encore un nom pas terrible pour une formation qu’on a vu grandir à travers cette plate-forme. Ils ont lâché tout leur premier LP, chanson par chanson. Toutes très pop, on peut notamment mettre en valeur Thug Love et Echo. Peu de temps après, des extraits de leur premier album arrivent, dont Mannequin. Ça fait chaud au cœur. Deux one shots, enfin, deux morceaux très longs – The Grinder’s Tale adopte des harmonies très proches du JV façon Sonic. Toujours plus inconnu, In The Wake Of Evolution, morceau de prog épique, on dirait du Yes. Du Yes en 2010 et en plus jeune.
Enfin, coté chansons rigolol, on peut télécharger les morceaux débilos de Psychosticks. Tenez, l’éclaire BEER !!, le subversif Political Bum et le très recherché This Is Not A Song, It’s A Sandwich !! Le Rock Band Network est le bureau privé du grand, du beau Jonathan Coulton. L’auteur-compositeur préféré des geeks (phrase garantie 100% lieux communs) y propose une auto-reprise de Still Alive, en duo avec Sarah Quin, de Tegan et Sara. Il y a publié grand nombre de chansons un peu débiles mais j’ai toujours eu un faible pour la tout aussi débile Betty and Me parce qu’on y joue du banjo.
Et non, ce n’est pas dans le Rock Band Network qu’on trouvera des Flaming Lips, du Supertramp ou la BO de K-On. C’est fini, chacun peut arrêter de projeter ses fantasmes et trouver un autre joujou. Oh, tiens, salut Rocksmith. Oh, salut tes DLC à 240 points.
N’essayez pas ça chez vous
Jugez les microcosmes de la capitale comme il vous plaira mais il se trouve que, parfois, on vit de bien agréables surprises. Il n’y a pas si longtemps, avec le pingouin Inks et son ami Aspic, nous vaquions à notre sérieux business. Je crois que la situation était la suivante : nous sommes dans le RER à respirer les arômes printaniers entre Chatelet et Auber quand je me mets à chantonner « Adopte un Zombie », de Magoyond, bien sûr inspiré par le sketch de MisterFox dans L’Anime Music Video Infernal Deuxième Du Nom. L’Aspic tique et me signale qu’il est le claviériste du-dit groupe. Ah, bon sang mais c’est bien sûr, je savais que ce nom me disait quelque chose! Je lui montre le-dit skit, il est tout content et me précise que c’est une version « bêta » de ce morceau. Six mois plus tard, j’écoute la version complète et je dois absolument en parler.

J’aime les jeunes talents. C’est un mot un peu dur, je n’aimerais pas être qualifié de « jeune talent » parce que ça implique une compétence « jeune » et une légitimité « jeune », donc faible. Que nenni. Sur scène, énormément de groupes ad vitam méconnus sont aussi bons/ont le potentiel de formations reconnues de festivals, voire de stades. Juste qu’il faut bien commencer quelque part et qu’on a pas toujours l’ambition et le temps de viser tout ça, même si on joue comme un Dieu. Il n’empêche que oui, j’aime découvrir ce type de groupe, écumer les soirées thématiques, les tournois où on vote à base de « boules festives de couleur » pour voir son favori aller au prochain round, vers une salle un peu plus grande. Pour les connaisseurs de ce format à Paris, ça commence souvent avec la Boule Noire, ça passe par le Trabendo, les finales sont parfois dans la Cigale. On tombe sur des pépites de sons et d’inventivité (et pas mal de bouses aussi, soyons honnêtes, mais il y a toujours un standard de qualité appréciable) qu’on oublie deux heures plus tard, parfois, on retient les « tonalités » et l’esprit général du groupe. Le plus souvent, on retient un air et on le colle pour toujours à ce nom qu’on ne reverra probablement jamais. Bref, une ambiance toujours très cool qui encourage les nouvelles formations. Salut aux Quenelles de Requin, oui, c’est un vrai nom de groupe que j’aimais bien et que je manque pas de namedropper. Et oui, le saviez vous? Il y a « une scène Parisienne », comme il y a « une scène Math Rock Strasbougeoise » (composé par UN groupe mais il n’empêche que) etc etc. MagoYond ne fait peut être pas du ponque, peut être pas du métal, mais clairement pas du zombie rock parce qu’il y a une pêche folle derrière ce premier album.
MagoYond donc. Ce post fait un peu publi-communiqué mais je ne le taperais pas sans la conviction profonde qu’il le mérite. Revenons un peu en arrière pour comprendre cette articulation de sphères – les deux jeunes gens sus-nommés sont respectivement le producteur et le responsable technique de Radio 01, intimement ancré dans SynopsLive, qui diffuse tout ça. Les deux font partie du Trichelieu Network qui 1) Comprend aussi le nom de domaine Magoyond et toutes les têtes pensantes du groupe et 2) qui est lié à une grande sagasphère que je finirais par décrire un jour. Comprenez, il n’y a un qu’un degré de séparation entre eux et Naheulbeuk, Reflets d’Acide et moult autres saga MP3 de bonne facture. Ce qui confirme le pas-si mythe « Tous les gars qui bossent dans le son sont souvent de bons zicos ». Myth pas busted du tout. Il s’avère que c’est, 90% du temps, le cas.
Inutile de décrire Magoyond en détail, je ne connais que trop peu de membres et le site dédié fait très bien tout ça. On remarque plusieurs choses – c’est d’abord très léché, graphiquement parlant. Il y a une identité visuelle bien marquée quand on voit ce visage tuméfié, arboré par ce logo. On trouve aussi ce visage dans les cartes de visite du groupe qui, oh bon goût, paie des extras pour arrondir ses coins. Je radote. On voit aussi que la thématique Zombie est forte, très forte, délibérément « ce qu’on doit retenir de l’identité du groupe ». Dans les faits, ça se retrouve dans l’univers posé, dans les sonorités, mais surtout dans les paroles et les personnages invoqués par ce premier album, nommé Pandemia. Aujourd’hui, c’est donc une mini critique. Le genre? Métalloïde, ascendant plein-de-trucs qui bougent. Le tempo est toujours assez rapide, sans entrer dans le shred.
Est-ce que Magoyond va devenir un de mes groupes préférés? Loin de là, calmons-nous. Est-ce que je leur voue un culte? Bien sûr que non. Ce dont je suis sûr, c’est qu’il font du bon matos, que ce premier album est plus qu’encourageant et qu’il est parfaitement léché. Quand on pense « jeune talent », on s’attend à voir cinq djeunes de vingt ans presser un disque enregistré avec les pieds. Tenez, prenez The Go! Team, l’un de mes groupes fétiches. Ils ont sortis trois albums, trois galettes magistrales, toutes moins bien mixées que Pandemia. Ce dont je suis sûr, c’est que quand on découvre un groupe pseudo amateur, on se barde de préjugés, on s’attend à de l’impro pas bien foutue et pas vraiment inspirée. Il faut se débarrasser de cette vue de l’esprit, même si c’est dur, et je suis le premier à avoir beaucoup de mal quand je dois écouter la compo de quelqu’un que je connais. Pandemia envoie du lourd, brasse dans quelques genres, monopolise une bardée d’instruments et joue comme des pros. Ils sont pros. Le gratteux est propre (dans son jeu crade, je me comprends, il se comprend), le claviériste est impeccable, le batteur fou se régale avec son kit visiblement très fourni et fait tout sauf du mécanique, etc. Je serais peut être un poil moins enthousiaste envers la voix de ce groupe (désolé, ami inconnu, c’est pas agréable de lire ça mais c’est mon avis) parfois hésitante entre le premier et le deuxième degré, en plus des harmonies un peu timides, c’est rarement flagrant mais ça m’a frappé là et là, surtout quand il y a à la volonté de « faire un personnage » derrière.

Les membres ne connaissent surement pas Highschool Of The Dead, quels veinards
Ce disque mobilise donc pas mal de choses. Thématique zombie? Check. Raconter une histoire? Check. Je pense notamment à cette double interlude, la « Pub SBZ ». Là on sent à fond les vibes saga MP3 parce qu’il y a un vrai travail d’ambiance, de couches, les voix haussées et tout le tremblement, le petit spot radio et ses petits jingles délicieux. Quand j’entends « La SPZ est là pour vouuuus! » je pense aux spots de propagande dans Bioshock, parce que la facilité de nous projeter dans un univers prédéfini semble égale. Je suis séééérieux. En bonus, c’est hilarant, d’où le petit aller-retour entre le premier et le deuxième spot. Entre les deux, le fameux « Adopte un Zombie », son intro saloonesque nous emmène dans une version plus rapide, et un ton suave de monsieur chant qui fait tellement penser à Dyonisos, les ressemblances de cet album avec Bird and Roll sont frappantes. Derrières, des petits licks de gratte, hop, on s’installe, sans problèmes. Un p’tit potentiel tubesque derrière, même si j’ai tendance à penser que Satan remplit mieux ce rôle. C’est le nom d’une piste. Varié, chouette, des solos partout, du hard rock bien rapide avec de l’orgue comme je les aime. C’est LA piste qui me dresse les poils des bras.
Je parlais d’histoires posées et de ressemblances avec Bird And Roll. Cette dernière affirmation est bien sûr régie par la direction artistique de l’album et pas mal de gros détails (une chanson : un perso, la grosse intro qui tâche, ce genre de choses) l’intro, d’ailleurs, Deathtrain, annonce le ton de l’album et pose la plupart des gimmicks qu’on retrouvera plus loin. Aurore Motel ferait une chanson top dans un Tim Burton. C’est gloomy. Il y a un petit passage acoustique bien cool, et c’est, dans l’ensemble, très cinématographique et descriptif. Kraken Palace est la chanson où tout le monde se fait plaisir. Gypsy jazz jusqu’au bout des doigts, une bonne grosse patte That Handsome Devil (tiens tiens, quel hasard, même si probablement involontaire), surement très dansant en live. Encore une fois, la variété est le maître mot, on rentre dans une petite foire absurde et on envoie les clichés du genre. Ça tombe bien, ils sont supra efficaces. Franck Einstein lorgne plus vers le rock indus, c’est l’un des morceaux les plus « riffesques » du lot. Hector Zam ressemble à une petite pause – plus lent, piano omniprésent, faussement plus premier degré, paroles bien connes, on s’approche pas mal de Jonathan Coulton, l’esprit y est. (Ce qui me fait penser que, les gars, si vous me lisez, pensez au Rock Band Network, j’adorerais jouer vos pistes sur un rythm game et ça fait des royalties, Satan aurait un sex appeal fou à un Euro) J’ai un gros faible pour Hit The Zombies, qui se pogote comme s’il n’y avait pas de lendemain. Refrain qui bouge avec option descente de toms. Super percussif – ce que j’adore ce son de caisse claire – relativement « simple » et irrésistible. Solo en feu avec des bends partout, même pas faux. On pourrait se permettre de ne pas être rigoureux dans ce contexte, ils le restent. Bruits de dégommages pour rester dans le scénario. Enfin, Pandemia. La piste éponyme. On retrouve beaucoup de réflexes issus… du jeu vidéo, notamment dans des musiques de boss! Je me demande s’il n’y a pas un joueur de Paper Mario dans le lot. Très instrumental, très varié, son supra « large », toujours dans une belle palette d’instruments. Débauche de moyens derrière ce final de disque un, si je puis dire.
Je ne suis pas bien fan de Headbangod, elle marche un peu sur les plate-bandes d’AC/DC, les paroles sont un peu malheureuses, le chant pas assez franc pour marcher, ça vacille un peu pour être fun. Là, ça fait un peu amateur. C’est pas grave, ce n’est que mon avis, on passe à la suite… ha, c’est G33K. Thème indispensable, vous allez me dire. Boulet n’aura pas été le seul à faire le lien entre survivalisme et rétro : on retrouve les touches 8 bits là et là, sans que ce soit omniprésent. Cool, rigolo, toujours rapide et pêchu. Les fins observateurs remarqueront un gros caméo qui fait le lien avec le background du groupe. Qu’allons nous Faire? Ouvre le bouzin et nous posent la question obligatoire : comment vont-ils faire pour la suite? Vont-il garder la thématique zombie où choper une identité autre? Vont-il décliner le concept? Ce n’est pas un rock-opéra, il ne fait que poser les bases d’un univers. Je suppose qu’on aura la réponse dans quelques temps, et c’est tout ce que je souhaite, parce que cette première est d’une cohérence et d’une constance épatante. J’ai été sincèrement bluffé en le terminant. Chapeau bas à tous.

Je préfère ne pas expliquer pourquoi il y a tant d’images « zombie » sur Gelbooru
Je repense à cette premier version « d’Adopte Un Zombie », je fais la comparaison et je suis sur les fesses. J’espère vous voir un jour en live, les gars. Ce serait cool de vous voir étaler du ketchup sur la fosse en criant « Sang et tripailles! »… ouais. Parce que c’est vraiment, sincèrement bien. On peut acheter cette galette un peu partout et elle mérite de les lancer, déjà fort d’une belle expérience scénique. Vous savez à qui ça me fait penser, ça, un groupe à l’identité supra marquée et à la réputation très locale, soutenue par des fans inconditionnels? Freezepop.
2012 // The Masochism Tango
« Sentez bonne odeur et prospérité. »
Je vais vous mettre en confiance : avec 6300 mots, ce post est le plus long du blog. La bonne nouvelle, c’est qu’il synthétise tout ce que j’ai pu écrire cette année, soit l’équivalent de quarante tomes du Trône de Fer. Hardi les gars, nous voilà partis pour le résumé d’une années de beaux gosses. Dièse beaux gosses.
#JANVIER
L’année commence on ne peut mieux : Katawa Shoujo sort le 4 en version complète. La fin d’une longue attente et l’aboutissement d’un projet amateur qui, malgré sa bizarrerie et sa niche évidente, sort un truc pas mal foutu et cohérent. Un bon running gag de l’année et un pan créatif intéressant, mine de rien. Moi, je sort de ma grotte pour amorcer mon petit gimmick de l’année : je découvre enfin les RPG Occidentaux, et j’ouvre Skyrim. Puis j’y reste quatre-vingt heures. Impossible de s’en décoller : ce sont des aventures prenantes et inédites, mine de rien. Du coup, 9gag fait péter les flèches dans les genoux et c’est un peu gavant mais rien de bien grave. Coté mémétique toujours, un rigolo fait des photos crpytopédo pour laredoute et ça lance une des grandes modes de l’année, le tumblr parodique et les loltoshops. Certain vont monétiser, d’autre ont de bien mauvaises intentions, mais le lol règne dans la majorité des cas.

Zelda Skyward Sword est mon grand perdant de l’année. Un donjon et un boss de fait et puis c’est tout. C’est pas comme s’il était mauvais ou quoi que ce soit, il est juste un peu zélé dans son gameplay à mouvements. Les Unrelated, ça continue. Un petit groupe se forme. Il y aura des suites. Grâce à Radio01, je gagne The Binding Of Isaac. Ce jeu est fantastique, il ne coûte rien et je vous le conseille à tous, il a une rejouabilité démentielle… et il amorce deux grands trucs qui font le jeu en 2012 : une difficulté punitive et les permadeath. Au ciné, La Colline aux Coquelicots n’est pas fantastique. Peut être une des raisons qui font que Matthieu Kassovitz veut envoyer le cinéma se faire enculer. Trêve de trucs peu intéressants, j’ai découvert Yotsuba. C’est léger, pas profond pour un sou, très relaxant. Une popularité étrangement méritée, quoi. Bonheur intégral : Prêt A Manger ouvre ses premières enseignes en France, et je constitue la moitié de son chiffre d’affaires. Vous voulez du malaise? Bonne Nuit PunPun va vous en fourni avec pertes et fracas tout du long de l’année. Ne pas se fier à son auteur et à ses couvertures colorées. Cassedédi à Guy Delisle dont j’ai toujours aimé les bédés qui va bientôt sortir Chroniques de Jérusalem. Megaupload ferme et Kim Dotcom se fait coffrer. L’année des mégalos maboules du net.
#FEVRIER
Je découvre Sherlock avec deux bonnes saisons de retard. Ce n’est pas ça qui va raviver la flamme des séries anglaises dans le coeur de votre serviteur, mais ça a son charme et ses persos bien écrits, fatalement. Et hey, la reprise surprise de Red Dwarf n’est plus très éloignée. Nous l’avons attendu pendant dix huit mois, Catherine sort enfin sur nos étals. Bien traduit, bien propret avec sa BO de classiques « rockisés ». C’est loin d’être méga substantiel mais ce jeu est original comme jamais, mangez-en sans modération, un de mes chouchous de l’année. Assassin’s Creed : Revelations poursuit de manière un poil flemmarde le canon Assassin mais il permet d’évoluer dans un décor tout neuf, une dernière virgule avant la suite, en quelque sorte. Klout s’éveille et on se kloute tous dessus, épatés par tant d’égo et d’influence, mais la vraie implosion d’égo légitime est pour Jean Dujardin qui rafle tous les prix pour The Artist, dont l’Oscar du meilleur film. Quel poseur! Heureusement, Morsay lance sa contre-attaque avec La Vengeance, le véritable meilleur film français de l’année. Kocobe débarque et nous parle des poneys, sa grande passion. Soit. De toute manière, Adventure Time va bientôt les détrôner dans la case de « cartoon du moment ». Disparition de Christian Blachas – autant, Whitney Houston, Delarue et autres personnalités qui auront glissé sur une peau de banane cette année, je préfère rendre hommage au créatif qui nous a donné Culture Pub.

Le webcomic Black Adventures utilise tous les univers possibles et c’est tout à son honneur. Hourra, un coup de poker me fait intégrer la rédac virtuelle du Journal Du Japon, et mon baptême du feu est une interview + live report de Buono!. Inutile de préciser que c’est aussi naze que robotique et que ça ne relève pas le niveau d’une J-Pop qui à l’air complètement dictée par la kawaiitude de ses adeptes… euh, de ses émissaires. Bref. Ce n’est pas mon truc, mais je ne sais pas si je préfère les roucoulement de Lana Del Canard, qui se met tous les critiques dans la poche en miaulant un peu. Ca contraste bien avec les Pussy Riots qui font peut être, il est vrai, de la musique discutable mais qui auront quelques soucis à dénoncer du Poutine un peu trop ouvertement. 2012, tu vois.
#MARS
Bref je fais mon aller-retour annuel à Londres pour oublier tout ça. C’est génial, je vais même y trouver mon sujet de futur mémoire. Quelqu’un en profite pour stopper les Unrelated. C’est fini les réunions entre proto-journalistes où tout le monde connaît tout le monde. Quoique… les mondanités ne sont pas finies. Le jour de la St Patrick, Kitsuntsun, Kocobe, Alvin Stick, yllwngg, Pimii et moi même créons la Team Alcolol. Oui, c’est vain écrit comme ça mais ça illustre une grande ligne conductrice de cette année : la boisson. Pso fait enfin son apparition dans Mario Maso et assiste impuissant à la première mort de mon mac, tué par la gravité. Il y a des Buffy toute la journée sur Teva, nostalgie intense… mais pas de quoi lambiner devant la TV, la période des concours commence. Pendant ce temps, Mass Effect 3 se fait un peu dessus sur la fin (comme pas mal de jeux) mais modifie son canon avec un DLC parce que pourquoi pas hein, la droguidrogue.

D’ailleurs, j’en ai pas parlé sur la moindre ligne ici mais la comédie musicale Avenue Q était plus que drolatique, c’était carrément fun et bien traduit. « Internet c’est pour le cuuuul », tout ça. Bazar Merat pendant ce temps, je vais pas vous faire les vannes liées à Counter Strike, ce n’est pas la peine. La folie Hunger Games s’importe toujours plus concrètement en France avec l’apparition du premier film en salles. L’adaptation est impeccable, on ne peut pas leur enlever ça. Les fakes Burger Kings se prolifèrent, tout le monde tombe dans le même panneau à chaque fois. C’est carrément absurde et je n’ose plus croire les photos de celui de l’aéroport de Marseille. C’est le Salon du Livre, il est consacré au Japon, c’est plus que cool, what else? Je fais la connaissance de Yuyutopia, une artiste qui mérite fort des coups de pouce médiatiques. Heuuuu le jeu Scene It est vraiment bien, si vous le trouvez pour pas grand chose avec ses pads, prenez-le, faites vous plaisir. Mon post le plus lu et commenté aura été mon premier tour d’horizon sur comment devenir journaliste. Oui, bien sûr qu’il y a des inexactitudes, mais si ça vous intéresse… et mon dieu, découverte des vidéos de The Vinz Vincent. Ca n’a aucun foutu sens, c’est absurde, mais ça change complètement notre langage. Vazi que je te « huu je suis la reine d’angleterre », que je te « Cela est très très raciste, j’appelle le Sénat » et « oui car oui ». Tout ça est bizarre. Dièse bizarre. Final Fantasy XIII : 2 est long, pas toujours intéressant et pas toujours très fin mais il reste la résultante de doléances réellement prises en compte. Bien joué Square Enix!
#AVRIL
En fait, non, oubliez, le meilleur jeu 2012 est en fait un jeu 2010 : Fallout New Vegas est un kiff absolu. Peut être assez moche et pas toujours très clair dans son gameplay mais bon dieu ce qu’il est bien écrit et rebon dieu ce qu’il ouvre comme perspectives. Du caviar made in Obsidian. Merci pour ces bons moments. Dans un tout autre registre, il y a SSX. Reboot fun et potable, parfois un peu injuste mais traçant de bonnes idées dans son gameplay persistant en multijoueur. Sa BO est un plus. C’est au tour d’Alvin de faire le guest et il va nous confirmer que ce n’est pas le moment de vouloir intégrer la profession JV. Ce même Alvin qui me reproche de ne pas assez boire? Il n’a pas vu les Nocturnes Epita qui ferment à cause de trop gros incidents éthyliques. Aïe… heureusement pour les habitués, ce n’est que provisoire. Pendant ce temps, boom de divertissement à la télé. Top Chef va bientôt se terminer et on aura surtout retenu les one-liner sexo de ce bon vieux Norbert. Ceci est une ligne sur un Koh Lanta pas mémorable du tout. High as fuck devient notre grammaire du moment. Exemple : « Concombre, high as fuck, rédige un pavasse de six mille mots »

Une dichotomie étrange arrive sur les chaînes payantes : The Office revient juste pour s’en faire aller Steve Carell. C’est étonnant ce que cette série se bonifie avec le temps. WorkingGirls en est-il le penchant français? Hé bien, non, pas du tout, The Office est drôle, au moins. Pas besoin d’être extrême pour provoquer un rire. CAMPAGNOL. Le Konami Code fait parler de lui avec Bayrou.fr. Le coupable est sus-nommé, bravo gars. Dolan est le même le plus creepy, extrême et hilarant de l’année. Pls. Nouvelle édition du disquaire day pour les collectionneurs… et déjà l’heure du premier tour, avec Radio Londres qui est là pour nous ruiner le plaisir et spoiler le scrutin, rah la la.
Trials Evolution sort en dématérialisé. C’est aussi addictif que le précédent, en un peu plus… bucolique. Là, il y a un multijoueurs, un récupérateur de pistes et un niveau de quinze kilomètres de long. Quelle chance on a. Sinon, le premier épisode de Trapèze avait l’air pas mal du tout mais qu’est-ce que j’en sais, marmaille.

Pls internet, pls
#MAI
La France à peur. Le deuxième tour est proche. La rivalité entre Mélenchon et le petit journal est à son maximal (Mélenchon qui, je perds pas une occasion de le rappeler, m’a ouvertement dit que j’étais prétentieux, le monde doit savoir) et c’est à gauche toute quand même pour tout le monde. La Grèce se casse définitivement la gueule et Aube Dorée au Parlement n’en finit pas de nous faire flipper. Moi, je suis en partiels, c’est Quartier Libre. Une myriade de posts d’invités pour le coup : des crétins (son intro, la « ultimate blague » que j’aime bien – c’est con mais elle est drôle en plus -) des supercrétins (Analyse pragmatique du régime politique de Célestia ouais) et des cools, sur les maths, un webcomic cool, un pastiche Maso, ce genre de chose. Merci encore pour vos contributions. Ca m’a servi, j’ai validé ma licence haut la main.

Big up à Avant-Premières, l’habituel mouton sacrifié de l’année dans le rang des émissions culturelles à la programmation absurde. J’obtiens un papier de l’administration des examens en trois heures chrono au lieu de l’équivalent en mois, c’est mon succès de l’année. A trois chiffres. Diablo 3 sort après autant d’ère d’attentes… fatalement, les gens sont déçus. Moi, j’espérais surtout une sortie console, mais je dois être un peu simplet. Nolife fête ses 5 ans et fait son super hoax à base de gens faussement bourrés qui font semblant d’embêter des gens, qui prennent faussement l’air terrifié, du coup on est tous faussement emballés et vraiment confus. D’ailleurs, c’est pas l’Eurovision et son habituelle dinguerie qui vont améliorer tout ça. Enfin, c’est Epitanime, qui se démêle bien de quelques petits soucis en amont avec une convention réussie, tournée autour de l’auteur du Sanglot des Cigales. Le cool n’est pas mort et il porte un chapeau.
Je mate UN ANIME ! FOLIE ! C’est Kaiji II. Ce machin est absurde mais tellement prenant. Il oscille entre le plaisir coupable et le roman épique. Je n’aurais jamais cru qu’un trou dans une machine puisse être aussi impénétrable. Regardez cette série, on ne voit pas ça ailleurs. Peut être dans la saga Saw, remarque. Enfin, Wrath Of The Lamb est une extension fort appréciée pour Isaac. Il double presque le contenu pour un mini-prix.
#JUIN
Vous savez, parfois, je deviens étrangement monomaniaque sur nos expressions à nous ou sur le patois d’internet. Mais là c’était vraiment le pic du midi pour deux expression bien précises : Les gens hashtag les gens et Hashtag Bizarre. Ce qui fait qu’on pouvait dire de manière tout à fait sensée des phrases telles que « Hashtag bizarre, tmtc ». C’est une époque lointaine, les heures les plus sombres de 2012. Heureusement, ça ne se voit pas puisque tout le monde a définitivement le nez rivé sur Tumblr, ça s’équilibre tout seul. D’ailleurs c’est ce mois-ci qu’un mec a fait un hélico télécommandé avec son chat mort, #lesgens.

Début de l’E3. Ubisoft casse la baraque, Nintendo reste un poil incompréhensible et opaque, Sony s’excuse timidement pour à peu près tout et Microsoft ne bouge pas d’un poil ses fers de lance. On y a vu plein de bonnes choses, en somme. C’est la fin du Golden Show. Ce n’est pas une grande grande surprise, vu le malaise véhiculé par certains sketches du duo, surtout sur scène.
HEEEEU! HAAAAA! HEUUUUUU! HIAAAARGH! Oui, Roland-Garros démarre et c’est plein de sueur, de raquettes et de terre battue. Sexy. Ouverture en alpha du Dernier Bar Avant La Fin Du Monde. Ca aurait pu être sympa mais pas avec un personnel pas toujours agréable, compétent ou même des foutus cocktails à douze Euros. Les Législatives s’amorcent. Protip façon Shortlist : si vous voulez draguer, proposez-vous pour dépouiller. Sur Steam sort le très intéressant Indie Game : The Movie. Il faut le mater avec un certain regard critique mais on y retrouve les fantastiques mimiques de Phil Fish : Fish fait la gueule dans sa piscine, Fish fait la gueule pendant la PAX, Fish fait la gueule sur un trampoline, etc. Ca aurait pu être bien plus drôle et mémétique, d’ailleurs. C’est à peu près le meilleur jeu Facebook de l’existence : You Don’t Know Jack sort en version gratuite, quotidienne et accessible à tous. C’est aussi nébuleux que le jeu original mais c’est impeccable pour les anglophones qui y trouveront un hilarant jeu de trivia. A peu près le moment le plus jouissif de l’année en ce qui me concerne : soirée Respawn Live In Paris + Synops 5 ans. Première émission avec votre serviteur, la deuxième où le staff déroule son anniversaire via quelques happenings absurdes (chercher les pizzas en live, les manger en répondant à un quiz, lire du Molière avec des jingles crétins en fond sonore, etc, la joie)
Une soirée exhilarante. D’ailleurs, Inks est l’avant dernier invité de Mario Maso, aucun rapport fils unique. Max Payne 3 est le Rockstar du printemps (celui de 2013 risque d’être méchamment GOTY/mémorable/désapprouvé par Nadine Morano) et reste un fantastique tapis roulant pour buter du méchant péon autour du monde. Difficile mais pas bien subtil et parfois un peu assommant, dommage. The Walking Dead version Telltale sort pour un premier épisode fascinant. On va être complètement pendus aux prochaines annonces, chaque épisode supplémentaire est une petite torture, mais c’est un véritable grand jeu épisodique qui transmet beaucoup de choses avec peu de moyens. Un jeu très /feel/ et aussi encourageant qu’inspirant. 2012, l’année où tout l’Internet se prend de passion pour une gamine de neuf ans, et c’est tout à fait normal.
Nouvelle édition du Mario Marathon. Bonne occasion pour donner à Child’s Play, même si c’est avec des pseudonymes douteux. Toujours une très belle initiative, passionnante à suivre. Découverte des Youtube Poops françaises. En gros, SUUS, JEEJ, SAUCISSE. Comprenne que pourra. Je commence le Trône de Fer et c’est évidemment fantastique, tant en série HBO qu’en livre interminable. Un véritable univers et des personnages qui puent la classe. Une excellente saga.
Enfin, ouverture de la bouche de l’enfer : on nous présente au Kawaii Café. Fabuleux bar, les proprios sont des amours, impeccable pour jouer à la console, faire des blind-test et boire des alcools forts masqués par moult sucreries. Aujourd’hui, votre serviteur à un shot à son nom, oui.
#JUILLET

Mario Maso, c’est fini. J’invite le Pipomantis pour conclure tout ça, en essayant de zigzaguer entre les dauphins, le jonglage de deux objets et le scrolling automatique. Une bonne occasion de parler de Canard Console qui prend son envol après une période d’essai réussie (comprenez Barre De Vie), un peu de sang neuf dans une presse qui glisse doucement sur une peau de banane.
Qu’est-ce qui se passe à chaque début de Juillet? La Japan Expo, bien sûr. Que de souvenirs : on croise Satoru Iwata (hiiIIIIIIII), on fait des émissions qui seront peut être montées un jour, on joue à des jeux déjà sortis et on se tape les activités habituelles. Les joyeuseries d’été commencent, avec elles, une dépense outrancière. Dans ce rack de mangas, il y a le tome 20 de Soul Eater et son fameux plot twist. Glauque, bien amené, cohérent, mais méchamment spoilé par Pixiv quelques jours plus tôt. Après plus d’un an d’attente, c’est un peu con.
Frank Ocean sort l’un des meilleurs albums de l’année et se permet même le luxe de faire son outing deux jours avant, pas évident dans un milieu gay-friendly mais très hétérocentré. Les gens découvrent #lesgens, les gens découvrent Stip Tease. Ce n’est pas la première diffusion du show, loin de là, mais il faut croire que c’est la première fois qu’il est un tant soit peu accessible. Oui, nous ne sommes pas seuls. Ils sont là. Walking Dead Ep : 2, remake de Soylent Green. Beat The Beat permet de rallumer un peu sa Wii pour jouer à une copie carbone des opus précédents : c’est tout ce qu’on réclame. Wabadabadub is that true? Wow, yunno big guy. Si vous n’êtes pas tombés sur la parodie 34 de ce minijeu, vous êtes des saints. Bref se termine. L’épisode final n’a rien de particulier, l’avant-dernier est malin et montre quelques bollocks. C’était bien, mais c’était très éphémère : je vous ai probablement rappelé l’existence de cette série. Un coréen très souague de déhanche sur une musique insupportable, c’est Gangnam Style, c’est insupportable et c’est bientôt la vidéo la plus vue des Internets. Anxiogène. Sinon, y’a 60 secondes chrono à la télé. Super méga giga anxiogène. Y’a que La Parenthèse Inattendue pour relever le niveau, plus tard dans l’année.
Que le Grand Quiz Me Croque. On gagne, ouais. Le meilleur jeu radio JV de l’existence. Si vous avez un autre nom en tête, c’est forcément une pale imitation. Je regarde enfin Madoka Magicka. Cette série a quelque chose de fascinant : elle ne devient vraiment intéressant qu’à partir de son avant dernier épisode… et c’est absolument délibéré. Etrange, mais émouvant sur la fin. Début des Jeux Olympiques de Londres. Le logo est toujours aussi perturbant, un peu comme celui de Resident Evil 6. Je retiens la petite dent de Renaud Lavillénie (et son nom de famille de fous).
Sortie du livre Nolife Story et de ses litotes épatantes. La sortie de The Dark Knight aux Etats-Unis n’est pas très heureuse, bang bang. Quelle belle journée, je suis très gai, il n’y a pas d’homme plus heureux…
#AOUT
Avant de partir enfin en vacances, l’achat d’une 3DS se fait trop pressante, après quelques relances successives de l’Internet qui veut absolument en fourguer à prix cassés pour les lêves-tôt. Récapitulons un peu le line-up qui va avec : il y a d’abord Mii en Péril, cette engeance qui t’oblige à trimballer ton matos partout comme le dernier des drogués. C’est ultra efficace. Nintendo, pro du domaine social. Hé, c’est même largement meilleur que Petits Flirts entre Amis en tant que jeu. En même temps sort Thearthrthrthrythm Final Fantasy. Sympathique, pas bien compliqué, un brin répétitif mais un joli musée pour les fans de la saga. J’en ai pas tiré de grosses découvertes musicales, cependant. Puis il y a ce sacré Kid Icarus. Ah, là là. Nous allons entretenir une relation passive-agressive, tout les deux. Enfin bref, je suis incapable d’y jouer, donc d’y prendre du fun. Enfin, VVVVVV, Métroïd-like rétro et sympa, assez court même. Si vous êtes passés au travers, ça vaut le coup. Enfin, enfin, les jeux vidéo… une sombre histoire de calvaire charnel va déclencher un débat lamentable sur le web : on va parler féminisme. Enfin, ils, moi je suis sur mon hamac à lire le trône de fer… et quelques mangas aussi. Parmi ceux là, on trouve Samidare (non, vraiment, c’est pas bon, mon avis est très tranché, il n’y a rien qui va là) ou Prophecy (oui, il y a un truc, quelque chose, il faut aimer le dessin aussi)

Le Summer Of Arcade est un peu pérave. Dommage, après trois éditions pétries de jeux-phares… heureusement, Harmonix sauve l’univers une fois de plus avec Rock Band Blitz. Meilleur jeu du siècle, trois places avant Bioshock et Paper Mario 2 réunis. 25 pistes assez cool et une propension un peu gênante à trop se reposer sur les réseaux sociaux. Un vrai community manager, ce Rock Band Blitz. Moi, je fais la Sagadaytay 5 sur quelques albums que j’aime bien. C’était une douleur dans les fesses à écrire, plus jamais, de préférence. Le mois se termine sur des trucs de fous : l’habituel Rock En Seine envoie du bois avec sa programmation sans risque mais jouissive. On y trouve Green Day, qui cabotine comme jamais et qui crache son répertoire avec brio (juste avant de sortir cette trilogie douteuse) et Foster The People, dont l’unique album est une de mes obessions de l’année. Ca plus une trentaine d’autres groupes cools. Puis il y a Evangelion. Mon dieu, j’ai enfin découvert et maté cette série. Je suis toujours un peu enduit de transcendance. Sérieusement, c’est de la bonne came, évidemment, le fanatisme autour est un minimum justifié. Enfin, il y a Homestuck, ce fabuleux comic, indescriptible… et lui risque d’être un de mes grands gimmicks de 2013. Ca bute.
Entamons maintenant une très rébarbative série de chiffres : Mario Party 9 est, malheureusement, aussi entreprenant que raté. On dirait cette vidéo où un mec tente de plonger sur une piscine gelée : dommage. Guitar Hero 5 ne coûte plus rien sur les internets et a une bonne playlist, mine de rien. Course à la fortune est aussi sympa qu’un Monopoly, mais est long comme un Monopoly. Et enfin, sans aucun rapport, 3615 Usul est une bonne websérie avec des acteurs sympa et savant mettre les formes. J’ai rencontré Dorian par hasard le mois d’avant, mince.
#SEPTEMBRE
HAAAAA CA Y EST TOUT LE MONDE DECOUVRE SLENDER ET SE FAIT DESSUS HAAAA non attendez, c’est pas si effrayant que ça. C’est un jeu fascinant, on aime y rejouer et il développe une mythologie mais ça ne fait pas si peur, voyons. C’est un grand flippé qui vous dit ça.
Par contre, The End Of Evangelion, suite (non) logique de l’anime, sa fin alternative, était bien flippante en soi, avec son Shinji plus inutile que jamais et son apocalypse fronto-vaginale. Un film à déconseiller aux épileptiques, mais still better than Enter The Void. Les cours sont encore loin, je passe au moins deux journées à mater les Digicritiques de JesuOtaku sur le site du Nostalgia Critic. Cette nana adore faire des vidéos de deux heures pour expliquer un simple point de vue pour une unique saison, nostalgie addictive. Masterchef, hé oui, toujours avec le cheum Demorand, cette fois bizarrement désarticulé façon Angela Anaconda. La France à encore peur. Le Grand Journal reprends comme chaque année – et comme chaque année on est un peu blasés ; ici le rire forcé de Daphné Burki qui nous vrille les tympans et pas mal d’autres trucs. Bazar autour du « film » L’Innocence… qui recréé un bon gros climat bien cradingue et qui créé un gimmick rigolo dans les médias : les premiers jours, tout le monde était infichu de donner le nom du-dit film, qui ressemble surtout à un mauvais vlog, fond vert et tout le tremblement. Deuxième tentative de bibi aux Golden Blogs Awards, je passe de non-shortlisté à sixième et je me fais bien vanner dans le processus. Il est en promo sur le XBLA, hop, c’est la découverte très tardive de Bully : Scholarship Edition. Un jeu tout simple mais relativement bien fichu qui propose un univers original et maîtrisé. Idéal pour caler entre deux actus.

FRIGO
Fin du monde en avance : sentant le sapin avec un paquet de mois d’avance, Harmonix solde une grosse partie de ses DLC de moitié, ce qui à l’effet logique de nous faire dépenser bien plus dans une frénésie acheteuse. Enfin, eeeenfin, Rocksmith sort en France et en Europe en général. Peut être laid comme un pou et pas très user friendly mais assez efficace quand il s’agit de toucher un public de gratteux qui ont quelques bases. La setlist est d’une qualité très surprenante, avec une bonne moitié de titres post-2010. Survivor Philippines se lance – vingt cinquième édition, oui – et c’est bien plus sympa que les Hunger Games… mais là aussi, la fin est spoilée d’avance. Dommage, car c’était un acheminement d’une qualité surprenante, elle aussi.
Poussé par la sortie du 3, je démarre Mass Effect! Shep Shepard, sauveur de la galaxie, savate les journalistes de l’espace avec brio, envoie les gens en cure de désintox et fait preuve de son infinie conciliation. On dirait un snobinard anglais… le jeu a assez mal vieilli, possède des mécaniques de gameplay fossilisés et a cette tendance gênante de mettre le même bâtiment partout dans la galaxie. Au moins, il y a les ballades en Mako.
Alors, Batman, c’est comment? Chiant, malheureusement. C’est bien le premier film depuis longtemps où je vois trop le temps passer. Pas mauvais, vraiment mal rythmé. Par contre, de l’autre coté du spectre, il y a Les Enfants Loups : Ame et Yuki. Une fable délicieuse d’un bout à l’autre, encore un beau film de ma morue au soda. Achat tardif de Mario Kart 7. Rien à dire, rien de particulier. Cette multiplicité de véhicule est déjà là dans Diddy Kong Racing ou même PenPen. Je fais un post à la con sur le thé glacé et il remporte son petit succès, bien sûr. Début des chroniques sur RSP.fm, pour faire peur aux Science-Pistes avec mes jeux bizarres. Ho… et le film Phoenix Wright n’est vraiment, vraiment pas bon. Evitez le, vous allez vous endormir devant.
#OCTOBRE
Fin d’un beau roman, fin d’une belle histoire : le Nostalgia Critic se permet un suicide diégétique avec To Boldly Flee, et c’est sans surprise qu’il annonce la fin de sa rubrique phare. La suite est prometteuse : plus de moyens, un vrai studio, une équipe motivée mais pour le moment, Demo Reel n’est pas super encourageant. C’est la reprise séries US. Les Simpsons entament un vingt-quatrième round, Dexter va devoir se démerder avec sa soeur, ce genre de choses. Grey’s Anatomy atomise son casting avec joie. C’est aussi la reprise pour l’Apero du captain, podcast high-tech trash et jouissif, pour ce qu’ils vont nommer « la saison de trop ».
Toujours dans la série « ça n’en finit pas », le tome 69 de Détective Conan vient de sortir. Hu hu hu, 69. Il faudrait que je remesure, on a peut-être dépassé les dix kilos de manga. Nuits cools, nuits branchées, si fun. Chante les nuits branchées, France 4 organise ses Nuits 4.0., fabuleuse occasion de compiler des courts métrage et de les thématiser. Idéal pour les découvertes et « rencontrer » des créatifs. Felix fait son saut de la foi, et tente à trois reprises de monter dans la stratosphère pour y revenir de la manière la plus expresse qui soit. La troisième sera la bonne et les images sont impressionnantes. REDBULL APPROUVE LA SCIENCE!
Parlons un peu littérature. Le fantastique Cinquante Nuances de Chie fait son boom en France, et moi, petite fleur, je n’ai rien d’intéressant à dire. Bien plus substantiel mais bien plus intéressant, To The Moon aura été un jeu très rapide, très éphémère (une fois de plus) mais installe son joueur dans une petite bulle douce-amère. Pas mémorable du tout mais très émouvant dans le contexte, une petite bizarrerie que je vous conseille allégrement. Haa… quel bonheur. L’ami Amo m’a offert Alpha Protocol et c’est une tuerie, c’est vrai. Son gameplay n’est pas si mauvais que ça d’ailleurs, il est juste très bancal, mais le système cause-à-effets est sincère et se répercute sur les actions les plus inattendues. Un outsider total qui a fait ses preuves et qui n’aura jamais de suite, beuh. Vraiment, il ne coute plus rien, jouez-y, vous y trouverez d’indéniables qualités d’écritures et d’embranchement. Suave? Pro? Agressif?
Sonic Adventure 2 était l’un de mes jeux préférés et je n’aurais peut être pas du télécharger sa énième réédition sur le Xbox Live : ce jeu s’est momifié en dix ans, j’ai l’impression d’avoir profané quelque chose. Je passe aussi mon mois à écouter Blur 21, l’intégrale du saint groupe de Damon Albarn.

Apparition progressive d’un nouveau paquet de chaînes gratuites sur la TNT. Parmi elles, Direct 8, et parmi ses programmes, Amazing Race. Adaptation courageuse s’il en est mais pas très réussie, plombée par des réflexes à la Pékin Express, un petit budget et des épisodes bien trop longs qui zappent le coté « course », justement. Je pensais être immunisé dans mes séries de rentrées hasardeuses à la fac? Hé bien, le Master commence avec des profs peu volontaires (ou juste mourants), hum. Passion rester en bibliothèque universitaire. Soul Eater Not! Sort enfin et méga-surprise : c’est pas mal! Peut être même meilleur que certains passages du manga original si on se met dans l’esprit et le public visé. Skyfall dans les salles et Javier Bardem en méchant pas-très-crypto-gay, sympa, j’ai retenu un James Bond qui, comme nous, prend le métro. Alloresto fait ses pubs avec Katsuni et je fais des avances à Alloresto. Le cycle de la fainéantise. Tremblez, carcasses, le Doritos Gate est là. On se retrouve dans un mois pour comprendre ce que c’est. Comparez avec la Scripted Reality.
#NOVEMBRE
Oui, donc, quel est le problème? Un souci latent s’est cristallisé via une sombre histoire de chips au Royaume Uni – la problématique entre communication et journalisme devient très voyante dans le milieu du jeu vidéo. Pas de bol, ça tombe en plein Paris Games Week qui génère deux écoles : celle qui propose un line-up à constituer soi même pour Noël contre celle des glaireux amateurs de bordel. A vous de faire la part des choses.

Un énorme smiley coeur pour Le Commandant qui sort enfin l’AMV ENFER 2 : PROJECT ASYLUM dans sa version complète. Très, très très belle surprise qui provoque un peu les américains sur leur terrain – le niveau est largement là, aidé par une impeccable rigueur technique. Une véritable tuerie. Le vrai petit truc créatif de l’année dans nos sphères. Ca fait déjà dix ans que j’ai ouvert mon premier manga, c’est le tome 1 de Yu Gi Oh. Pendant ce temps, d’autres font des jeux de carte pour enfants sur des motos. La glauquerie des débuts est loiiiiin. La TNT a maintenant évolué vers sa forme ultime : il y a toujours un reportage de chie façon « Enquête d’action » à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, et tout le monde se passe les mêmes patates chaudes. Si j’entends encore une fois Down The Road de C2C, c’est promis, je mange un bébé. L’UMP, pour ainsi dire, se lole dessus. Le PS avait été précurseur pas si longtemps avant mais on dirait qu’ils souhaitent tellement donner une mauvaise image du parti, ils y arrivent tellement bien, c’est un peu crade. Looper au ciné : postulat super intéressant un peu gâché par des plans moches, mais moches! Ne me donnez pas du gamin surdoué qui hurle, c’est narmesque. La France a encore peur : un gros bouleversement de société va bientôt s’amorcer, le mariage gay/pour tous est dans les tuyaux. Du coup on assiste à un ping pong de manifestations et l’apparition des Femen relance en périphérie un débat d’été assez désagréable (oui, ça se voit, je ne suis pas super conciliant avec tout ça)
Alt Minds, késsadire? Un jeu épisodique par les créateurs d’In Memoriam (Eric Viennot) qui se passe sur le web et les réseaux sociaux. Il a la particularité d’être en temps réel, mais il faut avouer qu’il est un peuuuu chiant, n’ayont pas peur des mots. Quoi qu’il en soit, c’est une démarche encourageant. Edition des Journée Mondiales du Jeu Vidéo – organisées par un pro de la com’. OUPS. Ca reste un événement non intéressé qui promeut le jeu, encore une fois, la part des choses. Je me suis pris Saints Row : The Third – oui, il est sympatique et foutraque, mais trop volontairement débile pour être pris au sérieux. Gameplay assez coulant et facile mais il manque d’identité à force de faire tout ce qu’il veut. Le saviez vous? Canard PC est un magazine avec un véritable humour et une vraie ligne éditoriale. C’est une promo gratuite, ils le mérite, surtout avec l’industrie papier qui se casse la gueule, en témoigne la énième chute du groupe MER7. Mer plus d’argent. Aïe.

« This is going to hurt ». Dernier épisode de The Walking Dead, le jeu. Inutile de vous préciser que ça ne se termine pas dans le rose et les arc en ciels, c’est même un épisode plus court que d’habitude, mais quelle aventure, les enfants. Mémorable comme jamais, on oubliera les ficelles un peu voyantes (faux choix sans effet sur le long terme). Concert de Florence + The Machine au Zénith. J’aime cette femme, j’ai son premier degré, j’aime ses instrus. Glop. Jeu encore, Curiosity est le meilleur équivalent possible au papier-bulle, promotionnel celui-là. Haha, Peter, tu l’as encore fait, quel beau gosse. Sortie de Callof Black Ops 2. Je vais vous résumer ça en m’appropriant un one-liner de mon bien-aimé Yathzee : « Chiant et stupide ». Surtout après Spec Ops qui mettait l’emphase sur la moralité dans le shooter – un jeu bien déprimant – et un Far Cry 3 qui donne un vrai propos à son contenu. On a tous le droit d’aimer, mais c’est un plaisir coupable, tout est cynique dans cette franchise. L’éditeur, les joueurs, le contenu, sa promotion. Rien qui va. Obama est réélu et fait le tweet le plus vu avec sa femme. Quelle morue ce Barrack.
#DECEMBRE
Etrangement, je n’ai pas fait grand chose ce mois ci, c’est, paradoxalement, peut être le moins mémorable. Le fait est que j’ai surtout passé mon temps à bosser pour la fac et entamer sérieusement les hostilités pour rendre un mémoire sur le transmédiatique Steampunk en Juin prochain. La joie des rushs et des rendus, dont un projet de recherche qui, vous vous en doutez, est trois fois moins large que le présent post. LE SERIEUX! Après divers évènements promo dont une soirée quiz au Kawaii, le JDJ me permet de m’entretenir avec les auteurs de Pokémon Noir et Blanc. Sympathique. Encore un truc en solde : Spelunky parachève l’année des permadeath impossible, ici un aventurier qui doit descendre toujours plus bas et éviter mille dangers. Très comparable à Isaac mais en encore plus difficile. Les Video Games Awards récompensent les petites productions au détriment des jeux AAA. C’est encourageant dans le sens où on s’amène vers une logique de cultures parallèles. C’est sympa, non? Petit ratrappage de Breaking Bad. Une des nombreuses victimes des spoilers made in Inrockuptibles. Qu’importe, ça déchire quand même, un vrai bonheur dans la gestiion du drama et de la caractérisation à la pelle. C’est d’ailleurs comparable à la folle aventure de MacAffee qui avait déjà deux cadavres à son actif, une camée et un probable labo de meth dans la pampa. Vous voyez, c’est la même chose! L’année vidéoludique se termine sur ses meilleurs cartouches : Dishonored est un univers formidable, son gameplay est tip top, il est juste trop court. Et Paper Mario, Sticker Star? Le nouvel opus de ma saga fétiche est décevant pour s’être embarqué dans des lignes conductrices très étranges et injustifiées, il est simplifié tout en restant parfois difficile. Bon, les mécaniques y sont toujours et la bonne musique reste en standard, c’est déjà pas mal. Audrey Pulvar lâche l’affaire. Je vais pas me moquer, vous connaissez peut être mes déboires de stagiaire. Sur Twitter, la mode des faux comptes est toujours là, parfois pour insulter tout ce qui bouge, parfois pour faire le malin en ancien français.

La Fin Du Monde n’a pas eu lieu. Dans vos fesses les mayas. Amour pour la petite pastille Sexy Demain sur Canal, qui met en avant tout le talent créatif que la chaîne arrive à induire dans ce genre de format. Wreck It Ralph est un objet essentiel pour nous autres gamers, les références y sont aussi subtiles qu’ouvertes, et le film en lui même est très sympa. Cette année gênante où le Disney est meilleur que le Pixar. Claire Gallois est pas la première à écrire ou dire une connerie sur le jeu vidéo. Oh la la, la Wii U est déjà sortie, il faut l’uploader pendant des siècles avant de profiter de Zombi U, Mario ou NintendoLand. D’autres jeux notables finiront par débarquer le trimestre suivant. ET ENFIN. Découverte de The Hour. Avec The Newsroom qui est probablement une excellente série, l’année 2013 sera journalistique ou ne sera pas. La première est anglais et mêlange habilement L.A. Noire avec la seconde. Grace aux fêtes, je vais devenir encore plus Mac user et je vais twitter le moidre de mes passages aux waters. La foule est en délire. Je vous écrit tout ça dans un bel hôtel, à sortir du spa et à mobiliser tout le room service, je vais avoir une note longue comme le bras mais YOLO. Bonne année, soyez sages.
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