Monthly Archives: décembre 2013

2013 // Noisepunk

 » – Tu lis les commentaires ? Il faut pas lire les commentaires. Ça va te rendre dingue. »
 » – Haha ! Comme si tu le savais pas déjà. »
 » – C’est pour ça qu’on t’aime, je suppose. »

JANVIER

On s’était donc quittés sur les Mayas, l’Apocalypse et un « meuh ». En fait c’est tombé sur Game. Si, vous savez, la chaîne de jeux qui existait encore en France il y a un an. Donc voilà, Game Over. Opération tempête du désert et liquidation, j’en ai profité pour choper une Wii U à peu de frais. Encore impossible de dire aujourd’hui si c’est un bon investissement. On commence donc les festivités avec NintendoLand, ses minijeux rigolos et sa Monita anxiogène. Elle n’a toujours pas été annoncée en futur perso de Smash Bros.
Sinon y’a les /v/idyagaemawards, des récompenses crétines aux catégories rigolotes. Retour du running-gag en fin d’année.

ABRACADABRA

ABRACADABRA

Une nouvelle série HBO, un peu à la bourre, c’est The Newsroom, saison 1. Des journalistes pour une fois à la télé en fiction, pas de bol, ça parle pas toujours de journalisme. C’est pas toujours parfait, c’est plein de défauts, c’est rempli de bons dialogues qui sauvent le tout. C’est voué à s’améliorer avec le temps donc pas de panique, je conseille, c’est vraiment pas mal.

Sinon, ça y est, j’ai enfin un smartphone, et malgré mes tentatives répétées de ne pas être un macfag, c’est un Iphone. Enfin la joie de Twitter dans le métro et de vivre un peu avec son temps. C’est surtout l’occasion parfaite de jouer à une foultitude de petits jeux, du genre Rayman Jungle RunCut The Rope, Game Dev Story, ce petit machin rigolo et nécessaire – c’est un jeu de gestion facile donc c’est pour moi – mais aussi le fantastique Super Hexagon pour donner la gerbe aux gens. Running gag du début d’année : jouer à Curiosity et dégommer des cubes comme si c’était une peine d’intérêt général.
Running gag pour toujours : jouer à Coin Doser comme s’il n’y avait pas de lendemain.

Comme d’hab, l’heure de lancer notre grand épisode de « rencontrer-des-stars-à-travers-le-temps », Assassin’s Creed 3 a un début chiant comme la mort et s’améliore un peu après. Son postgame a les meilleures idées, les choses sont bien faites, rendez vous l’année prochaine pour les pirates. On annonce un prochain Pokémon et personne ne fait de vannes de genres, c’est bien. Pour une raison qui m’échappe, on parle beaucoup de Taylor Swift. Je crois que 2013 l’a un peu enterrée, y’avait de la concurrence. Je reçois mon corpus, mon mémoire progresse de 2%. Il neige. Beaucoup. Doug Walker abandonne son abandon et annonce que, finalement, il reprend les Nostalgia Critic pour une fréquence et des limites plus libres. Django est le premier gros film de l’année et il est un peu chiant, je suis désolé. Tant qu’on est à parler de ça, Little Inferno lance cette grande lignée des jeux indés de l’année dont il est impossible de savoir si l’intention derrière est prétentieuse ou pas. Celui là est juste un poil futile mais brûler des trucs est rigolo cinq minutes. Première tentative du Débarquement, le Saturday Night Live à la française. Canal essaie de vendre les DVD pour 20 balles.

FEVRIER

Un Colliourenq gagne Koh-Lanta. Un COLLIOURENQ. Et il reste VIVANT. C’est génial. J’ai un voisin qui fait de la perceuse tous les samedis matins, cinq minutes, ce petit manège continue encore aujourd’hui. Bref. Premier stage dans une grande rédaction qui cite Beaumarchais et qui a vu naître le futurisme. C’est court, intense, super enrichissant. Mon papier le plus vu – un diaporama sur la PS4 – fait des milliers de fois de plus de vues que ce post. Je devais faire cette remarque. Gourmand comme une nouvelle saison de Top Chef, avec son Florent qui transpire le souague. Il arrivera deuxième, c’est pas si mal. Conseil album : Tame Impala. Il est sorti il y a deux mois mais c’est un super mélange entre John Lennon et plein d’autres trucs.

L’apéro du captain reçoit le Saint-Graal : Corbier. Toujours en forme et sollicité par tout le monde. Dans des sphères bien plus importantes, le processus du mariage gay bat toujours son plein, ça bloque à l’assemblée nationale et on a droit au feuilleton nocturne le plus passionnant de l’année : #directan. C’est très pince-sans-rire mais super divertissant. Avant de se faire interrompre la séance, quelques jeux : Forza Horizon est fun fun fun avec son gameplay tout simple, son esprit et sa super playlist, si seulement toute la saga pouvait être comme ça ! Spec Ops : The Line est un peu l’inverse – pas drôle du tout, au gameplay pas terrible mais au sous-texte dingue. Y’a des moments uniques dans ce jeu. En gros, il vous demande sérieusement pourquoi vous allez le terminer. /r/rance est le subreddit du mois, parce que.

Tumblr rigolo : Les Bolosses des belles Lettres. C’est une succes-story marrante qui part d’une bonne idée, certains posts me tuent de rire en cours. Maintenant, Michel et Quentin ont une petite pige hebdomadaire sur Canal. Pour la saint-Valentin, je vous propose un post d’amour courtois sur… le fap material. Oui, bon.

Je me paye une carte UGC, et je garde toujours un super souvenir d’Hapiness Therapy. Très peu de temps après, Jennifer Lawrence se casse la gueule en gagnant un Oscar, vlan ! C’est à voir, avec un Bradley Cooper aussi génial. On annonce la PS4, avec plein de cheveux blancs, de polygones, un futur line-up pas fantastique. Hey, Hiromu Arakawa sort un nouveau manga en france ! C’est Silver Spoon, ça n’a plus rien de fantastique mais c’est assez touchant. Ça met du temps à démarrer, attention.

REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR TWITTER : les faux comptes. Damien Croze fait son grand début dans le Twitter-Game et fait des dialogues un peu surréalistes avec le CM d’Alloresto.
Et vous, qu’en pensez-vous ?

MARS

Le mois du rififi sur les îles désertes. Après une quasi année de dommages collatéraux et des décennies de teasing, Tomb Raider tombe enfin (mon premier test pro, youpi) c’est super beau mais tout aussi con et facile. Exactement comme un Uncharted, j’imagine, mais je ne sais pas si Nathan Drake pouvait mourir d’autant de manières différentes. Ça ne coïncide pas précisément mais c’est aussi la reprise des problématiques de sexisme, puis de féminisme dans le jeu puis l’Internet en général. Enfin, surtout sur Twitter, puis sur le net en général. On y réfléchit deux secondes, on essaye de déblayer devant chez soi et on dit « hashtag le patriarcat » tout le temps.

Far Cry 3, enfin. Fascinant, qui te mets vraiment dans la peau de quelqu’un, où tu deviens un mauvais cul puis tu profite de ta vie de mauvais cul. Y’a que la fin qui coince un peu, c’est dommage, mais 2012 était une vraie année de beaux gosses pour Ubisoft. Les Misérables au cinéma. Je le met dans ce post car la vision de Russel Crowe qui hurle « I am Javert » me fait encore marrer. Ouhlala, quelques petites actus high-tech. Le grand Kim regarde des trucs, le harlem shake nous a tous déjà bien gavés à mort, The Pirate Bay déménage toutes les deux semaines, Aaron Swartz devient un martyr pour Anon et on découvre le visage d’Edward Snowden. Ce genre de choses, entre deux actus hardware/annonces de pompes qui parlent.

Tomoko prépare déjà son entrée en fanfare dans l'année

Tomoko prépare déjà son entrée en fanfare plus tard dans l’année

OUPS, SIM CITY est dans les bacs. Il sort dans un incroyable bordel de connexions obligatoires, de terrains trop petits, de drm, bref on pige vite les conditions dans lesquelles ont été fait les premiers tests laudatifs. Polygon se fait remarquer en mettant, sur plusieurs mois, quatre foutues notes différentes. J’aime bien Polygon pourtant, on les voit s’activer en fond dans les 90′ quotidiennes de The Verge, c’est marrant.

REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR TWITTER : Les Vines. Six secondes pour faire une vidéo en un trait, la concision et la créativité sont de mise pour réussir. Ça pousse les Internautes à cultiver le goût du risque pour la vanne parfaitement exécutée. Maintenant on peut mettre les séquences dans l’ordre qu’on veut, c’est devenu casual. A ce stade dans mon brouillon, j’ai marqué « tartes au caca », donc je suppose que ça me faisait rire, merci Ikéa, merci pour tout. The Hour est diffusée sur Arte. Un petit mix subtil entre L.A. Noire et The Newsroom, avec Ben Whishaw (cris de fangirls) et Dominic West (cris d’Amo et moi) et c’est vraiment bien. Un jour, je materai la deuxième saison.

Maintenant, le rétro korner. D’un coté, Super Amazing Wagon Adventure, jeu bien drôle et bien con où on rejoue le destin manifeste et où on va beaucoup à droite pour la conquête de l’ouest. C’est un euro, allez-y sans hésitez, ça pourrait se justifier à cinq. De l’autre, Bit Trip Runner 2 (avec la voix de Charles Martinet), sympa, pas trop dur, assez planant, exactement ce qu’on attend de lui même s’il lui arrive de confondre un peu son joueur. N’oubliez pas l’intégrale sur 3DS. Une nana à gros nichons dit « non mais allô quoi » avec un ton spécial et hop ça devient le meme forcé de l’année, le truc c’est qu’il devient national et ça devient un peu usant. Au moins, on oublie le harlem shake. Pour nous consoler, je vous propose de vous replonger sur mon hommage à Bernardo, le meilleur d’entre nous. Ohlala il neige encore. Mais vraiment. Je me suis retrouvé coincé sans TEC à 30 minutes à pieds de chez moi, je suis devenu un bonhomme de neige. Spoiler : c’est froid. Cloud Atlas au cinéma, avec Ben Wishaw (*cris de fangirls*) à voir svp, avec plein d’imageries différentes.

Le film où l'on apprend en fait que Soylent Green est fait des AKB48

Le film où l’on apprend en fait que Soylent Green est fait des AKB48

Déjà le Salon du Livre. Déjà la fin de Docteur House et wow, c’était vraiment pas fantastique. Quelque part je sais plus où, un tournage de Koh-Lanta commence pas bien et la sentence devient vraiment super irrévocable. C’est pas une histoire qui va aller en s’arrangeant, et ce post devient un peu malaisant.
Dehors, ça manifeste sévère et ça LACHE RINE. Fin d’une époque, fin des DLC sur Rock Band avec American Pie, snif snif, je me console en écoutant le premier album de Woodkid. Didon, le mariage gay est adopté aussi, c’est pas rien.

AVRIL

Premier avril, top 5 des ratages des passages télé d’Alvin Stick, héros, joueur PC de l’année, membre Gold de The Silk Road.
« Ramenez la fille et on effacera la dette », etc. Plein de joueurs à travers le monde s’exécutent et comprennent que Booker DeWitt n’est pas un papa exemplaire. Et voilà, il sort enfin, Bioshock Infinite est vraiment bien bien bien bien bien. Sa séquence d’intro et sa conclusion sont impeccables, même si pour beaucoup, le stinger vient tout foutre par terre. Dans le doute, ne le matez pas, un générique de vingt minutes est là pour faire pare-feu. Fantastique voyage à Columbia et c’est tout ce qui compte, le mode 1991 est une tuerie. Game Of Thrones reprend enfin. Le premier épisode bat des records de téléchargement illégal et les exécutifs d’HBO se disent flattés. Dans deux mois, on va tous souffrir comme des bêtes. Je suis fasciné par le meme du knife game song, qui consiste à faire une petite chanson en risquant ses doigts. Tapez ça sur Youtube au lieu d’essayer en vrai. Bref, nous sommes tous de très mauvais humeur, ces débats sur le sexisme rendent les gens fous, ce même débat est souvent ravivé par des petits malins – qui ont parfois un auditoire sur papier – il y a des affiches des Croodz dans le métro pour une éternité (et elles étaient si laides, souvenez-vous) bref l’hiver est éternel et c’est fatiguant.

Encore une saison de The Office US. C’est toujours aussi drôle et ça le devient encore un peu plus avec James Spader et sa tête de dingue – je parle bien de la huitième saison. Plus qu’une et c’est fini. Deux parisiens restent éveillés toute la nuit pour rester chanceux. Ça sonne comme un fait divers du gorafi mais c’est le nouveau tube de Daft Punk qu’on entend tout le temps, partout. Mais vraiment tout le temps. En bien choisissant tes médias, tu peux l’entendre toute la journée, et les 15 mêmes secondes parce qu’on parle encore de leaks et de fakes. La fatigue s’intensifie. De toute manière, médiatiquement, c’est un mois super fatiguant – les concours chiants de journalisme sont imminents et il faut bien réviser en ayant le nez collé sur l’actu. Manif contre. Manif pour. Les contre sont pas polis dans le métro. Frigide Barjot partout, tout le temps. Ça continue de rine lacher. Christine Boutin all the way. Bataille des chiffre et autres marroniers à la con. Vraiment, pas simple tout ça. Pendant ce temps, Bakuman saute le requin et intègre un méchant à son histoire. C’est assez bizarre, méta et éphémère pour être signalé. Ah ! Tant qu’on parle d’animation, c’est la sortie définitive de l’AMV HELL 6. Un poil plus constant que sa « version argent » mais le fait que la musique « traditionnelle » devienne noyée dans un amas de sound clips et de skits d’une minute m’enchante pas des masses mais hé, c’est que mon avis.

Hey, déjà un nouvel album de Phoenix. Il est beau, sans bon le yaourt à la pêche et s’appelle Bankrupt!. Il est plein de mélodies archi synthétiques, chewingumesques, The Real Thing et Trying To Be Cool sont des tueries, bref, je crois que je comprends cette pochette, dans un sens. Quelque part dans l’ouest de la France, un grand hangar abrite le Stunfest. Il faudra vraiment que j’y aille un jour, mater des combats commentés sur une chaise longue doit être une expérience à part, et il faudra tenter de briller sur Smash Bros ou Pokémon Puzzle League. Ou Catherine, qui sait.

MAI

Un magazine de petits malins nommé Canard PC fait un dossier sur le masochisme dans le JV. C’est bien compréhensible après un gimmick aussi appuyé dans l’industrie circa 2012, et on y parle de roms de Mario hackées et de « Masocore« . La référence est confirmée par son auteur. High-five mental !
REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR TWITTER : Le Widetext. On parle avec des lettres qui prennent beaucoup de place et ça nous donne un air satanique. Les normalfags essayent d’imiter la chose en espaçant simplement des capitales maiiiiis ça ne marche pas. Bref, voilà, pour des raisons incompréhensibles, ça continue de nous faire rire. Indochine sort un album, sort un single sympa en la personne de College Boy, réalisé par Xavier Dolan (pls) et OH LA LA SCANDALE ILS CRUCIFIENT UN GOSSE. Le clip est supprimé de Youtube pendant deux bons jours. Je crois qu’ils ont jamais maté de Gaspar Noé.

Les censeurs de Youtube devraient plutôt mater It’s a hard life, le webcomic sur Pokémon qui prend le nuzzlocke au premier degré. En gros, les Pokémon y meurent pour de bon et personne ne sait pourquoi ils se battent quand même. C’est frais. Larmes viriles.

Quartier libre, troisième. Celui là est plus lent à démarrer. Je commence par une repompe d’un vieux concept, on s’entre-photographie nos écrans, l’hilarité est générale. Chacun ira de son petit bout de culture mais je dois avoué que j’ai été fasciné par le post d’Amo sur les méfaits des capotes parfumées. Le fait d’y avoir inséré plein de gifs de Joshiraku m’a… fait commencer Joshiraku. Diantre, cet anime est inclassable. Trop rapide à suivre, absolument impossible à adapter, son humour très pince-sans-rire est absolument délicieux, si on vire ces « phases en villes » qui font un peu retomber la sauce. Bref, c’est très très spécial et non, les amies ne se frottent pas les tétons entre elles, triste morale de cette histoire.

RÉVOLUTION DE L’HUMOUR SUR L’INTERNET : Ryan Gosling ne veut pas manger ses céréales. C’est pas bien Ryan. On pouvait également le voir sur Gangster Squad, où il parle plus que dans ses autres films réunis et multipliés par dix – avec un ton un peu débile absolument délicieux – ou dans The Place Beyond The Pines, mais deux heures de film lui survivent alors c’est pas cool. Bientôt, ce sera dans Only God Forgives, grand wazzuf d’une heure trente, sa courte durée ne l’as pas empêché d’être le film contre qui je me suis le plus retenu de dormir de l’année. C’est pas le manga Kids On The Slope qui va redresser la barre, on va sagement attendre de mater l’animé plutôt. C’est le bordel intégral à Marseille, la bouche de l’Enfer s’y ouvre. Encore un running gag très étrange de l’actualité. Mon ancien boss part fonder l’Opinion. Moi, moins ambitieux, fonde enfin un vrai Tumblr.
Lol, FAUVE.

Dernier bras de fer annuel entre l’Epitanime et l’Eurovision. Je ne me souviens plus beaucoup des deux. Qui était l’invité spécial ? Gen Urobushi. Les assos pas super satisfaites, la cave glauques, plein de choses sympas cependant. Un mauvais temps qui avorte tout reportage, beuh. Des gens ne dorment pas assez et fondent un culte étrange autour de l’alpagua. Ok. Grand bien leur fasse. Sinon, trois mois après la concurrence, Microsoft boucle la next-gen avec son X-Box Reveal. Ils se débarrassent de tout le bullshit pour l’E3 – réseaux sociaux, Netflix et Kinect, c’est fait, c’est expédié. La suite plus tard. J’en ai jamais parlé sur ce blog mais je jouais aussi à Sleeping Dogs. Ce jeu était désespérément moyen. Entre pas mal et moyen, mais quand même vraiment moyen.

JUIN

Nolife a six ans et les fête avec les formes en faisant son premier direct. Je sors 279è du quiz, ce qui est bien mais pas top. Encore une fois, mon amour des chiffres devait absolument vous sortir cette information.
REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR TWITTER : On se traite tous de fdps. Ca devient presque une ponctuation. Salut fdp comment ça va fdp hashtag le patriarcat fdp. L’élite de l’Internet, rappelons-le.

Enfin, EN-FIN, les Queens Of The Stone Age sortent un nouvel album, …Like Clockwork. Il est pas mal mais il manque cruellement de la dinguerie d’Era Vulgaris, si séduisante. C’est très carré mais un poil trop premier degré globalement, c’est dommage. Ça reste les QOSTA quoi. Voilà, le monde se prend les noces pourpres dans la gueule. C’était canonique depuis presque quinze ans et on le découvre quand même en vidéo en mangeant nos dents. Je me souviens parfaitement de cette séquence, de cette impression que quelque chose va bien foirer. Ils ferment les portes et il faut subir le reste. Dernier Level 27 le podcast gike ouuuuh, huez, l’internet, huez, c’est nul, ouuuuuh. C’est pas grave, on va rebondir.
C’est l’E3. Plein d’annonces de jeux, le premier à être concret sur la next-gen, Microsoft doit annuler sa politique sur les DRM. En tout cas, faire un peu semblant. Pas mal de trucs intéressants quand même, Final Fantasy XV, The Phantom Pain, un Mario Kart, un Smash Bros etc etc etc vivement tout ça. RÉVOLUTION DE MON HUMOUR SUR TWITTER : J’entoure les truc que je conchie de croix gammées. Personne ne s’est plaint donc je crois que ça passe.

En parlant de jeux, clin d’œil à Thomas Was Alone, mon petit jeu indé le plus chiant et vain de l’année. J’ai pas encore joué à Gone Home, donc mon award d’indie de chie est pour toi. Merci salut. Même pas foutu de tourner correctement sur mon Macbook avec ça. De l’autre coté du spectre, la folle histoire de Shep Shepard continue avec Mass Effect 2. Tellement mieux, malgré ses incroyables bugs de cinématiques, de textures et de collision. Miranda incarne l’uncanny valley.
Les habituels anniversaires du blog tombent en même temps : 5 ans de blog, déjà, putain. Je demande à mon entourage ce qu’il a appris pendant ce laps de temps. C’est aussi le 600è post : on fait un Let’s Play d’Amnesia qui non, ne fait pas peur. Je suis catégorique. J’ai vu le Viet-Nam. J’ai vu Kane & Lynch 2. Plus rien ne me fait peur.
Internet fait du gonzo en mode Enquête Exclusive : on se penche un peu sur le cas de certains Youtubeurs. Qui sont-ils, quels sont leurs réseaux, comment font-il pour gagner cinq fois plus sans passer par les neufs ans d’études que vont se taper votre serviteur ? Encore un dossier intéressant made in CPC, appuyé par la collaboration étroite d’@SI.
C’est reparti pour Respawn Live ! Salut, voilà mon air coquin avec Gautoz. On papote en direct de l’E3 et on passe tous un super après midi. Après la pause-dîner, il faut faire l’event des 6 ans de Synopslive, super réseau qui accueille toutes ces émissions. Avec Amo, on fait une chronique rigolote (et un peu longue, pardon) qui va rapidement devenir une idée à pousser. Une grosse annonce y est faite, rendez-vous en septembre.

On commence à en avoir marre de ces vils mécréants qui disent digital au lieu de numérique. Twitter gronde, Twitter grogne, mais pas avec les doigts svp fdp, ça ne veut rien dire. Soudainement sur 3DS (oui, cette console existe toujours et ça se passe même très bien pour elle) un lapin blanc un peu attention whore apparaît et veut absolument nous fourguer quatre autres jeux Streetpass. La drogue.
Encore un Mario Marathon aux États-Unis, le concept y est toujours aussi bien mais ils récoltent moins d’argent, pour la première fois.
RÉVOLUTIONDE L’HUMOUR SUR TWITTER : Le smiley ( ͡° ͜ʖ ͡°). Il vous regarde dormir.


C’est parti pour la ruée vers l’or de la 3DS : Animal Crossing : New Leaf est enfin dans nos crèmeries. La drooooogue. J’ai dû y passer dans les 120 heures de jeu et j’ai toujours pas remboursée l’intégralité de ma maison. Les médias, eux, jouent au Whooper Game. En quoi ça consiste ? Annoncer l’arrivée de Burger King en France en ayant des sources pourries. Ça rate à chaque fois, c’est génial.
Début d’une excellente saison d’anime. Les fangirls crient : Free ! est un anime qui abandonne enfin le moe aux lolis pour le mettre dans un club de piscine masculin – mais sans tétons s’il vous plaît. De ce que j’en ai vu, c’est carrément pas mal et ça ne se prend pas trop au sérieux, c’est donc très BIEN.

 JUILLET

Man Of Steel est le film le plus chiant de l’année en ce qui me concerne. Il dure trois siècles. Je l’ai vu juste après les Stagiaires, un film où les gens n’arrêtent pas de parler. Si on mixe ces deux trucs, on obtient Le Loup de Wall Street en toute fin d’année. Arghiargh.
Un mec ouvre un tumblr pour faire semblant d’être condamné par la maladie, ça se repère à des kilomètres et personne n’a rien compris sur le pourquoi du comment. C’est pas super respectueux pour les vrais malades.

C’est le retour de l’otakuiz, où mon comparse Yllwngg et moi même vous rédigeons des questions de bon flic et de mauvais flic, toujours dans le bon goût et la sophistication. Japan Expo. 4 jours complets, en 2014, il y en aura un de plus. Plein de boulot à faire, rencontrer des producteurs – celui de Paella Magique, ceux d’Aniplex, on a fait une super interview avec Fabien Vautrin sur la traduction et l’adaptation dans l’industrie du mangasse. Des miracles s’y produisent : Katawa Shoujo sort en édition physique, avec quelques goodies honnête et une traduction qui l’est tout autant (sauf la route de Rin, quelqu’un était fatigué, je crois). C’est la folie du streetpass, c’est la dernière édition du Comicon avant quelques temps, c’est la débauche.

The Walking Dead : 400 Days. Pas mal mais on sait toujours pas si ça aura une incidence dans la deuxième saison. Aujourd’hui, on sait toujours pas comment ça pourrait articuler les deux. Je comprends enfin que ce personnage que je retrouve souvent sur les imageboards s’appelle Tomoko Kuroki, que son univers s’appelle WataMote et qu’un anime est imminent. Je commence à lire le manga : malaise malaisant is malaisant, et encore, je ne suis pas totalement soumis aux « hontes au second degré ». Il n’empêche que c’est particulier, pas vraiment drôle, j’aime bien le style et le personnage par masochisme. C’est parti pour l’adaptation en anime : c’est beaucoup plus drôle, plus second degré, c’est rempli de moments cultes et les génériques sont supers. C’est parti pour notre running-gag de l’été et répéter « fellapuccino ?! » pendant trois mois.

Alors, que vaut le Pixar nouveau ? C’est dérivé de Monstres et Compagnie, ça peut être que bien. Enfin… mouais. C’était peut être un peu superflu. Non, mon vrai kif de l’année – et dans l’animation, de surcroît – c’est Le Congrès. Je vous recommande fort ce film, à l’aveugle. Je ne connaissait pas trop le visage de Robin Wright, j’ai, à ce jour, toujours loupé la première saison de House Of Cards, la première série made in Netflix.

Le saviez vous ? Games and Wario est une déception. C’est un poil plus que ça même, sa durée de vie d’une demi heure, son prix et son je-m’en-fout-isme ambiant ne l’aident pas beaucoup. De temps en temps, on pourra sortir le mode Pictionnary. Retour de The Newsroom, pour une deuxième saison vachement mieux foutue, sans les défauts de la première. C’est fantastique, mais… le dernier épisode pourrait montrer que c’était en fait un accident. More as the story devellops. C’est l’EVO, aussi, tiens. La finale de Smash Bros se fait avec un Fox, sans objets, sur Destination Finale. Le fun se meurt lentement.
REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR INTERNET : Eddy Malou congolexicomatise les lois du marché.

On s’envole pour Marrakech. Les gens veulent à tout prix nous donner des érections. On voit mille trucs sympas. On en profite pour commencer DanganRonpa, le survival game super-duper UPUPUPUPU. Au début j’avais quelques craintes, à la fin j’avais PLEIN de craintes, mais tout ce qui était au milieu était fort moelleux. Gênant : Soul Eater Not ! est plus grave que le canon original. Bientôt l’anime ! Highjacking est un film original et un peu claustro.

Ça sent le cramé

Pendant ce temps sur Youtube : « Morsay et Alain Soral partent à la chasse aux illuminatis ». Bon. Avant de repartir en vacances, un bon gros batch de jeux sur 3DS, qui n’a servi à rien la première moitié de l’année. Mario et Luigi, Luigi’s Mansion 2, Fire Emblem, bientôt d’autres à venir.

AOUT

Fez II fait « prout », Phil Fish en a vraiment trop marre des connards de l’Internet. Bon, si le 1 pouvait ne pas systématiquement corrompre ses sauvegardes, tout serait plus simple. Comme chaque année, on part se relaxant dans notre fief sudiste.
Habemus Doctor ! Peter Capaldi sera le prochain Docteur. Je crois que les fans de Doctor Who ont marre de ce qu’ils ont devant les yeux depuis circa deux ans.

Nous sommes le 6 Aout 2013. Je pique la PS Vita de ma cops et je lance Persona 4 Golden. Il faut beaucoup de temps pour que le gameplay commence – quatre ou cinq heures, de mémoire – mais l’intégralité du truc est formidable. L’histoire est bien, les thèmes abordés sont biens, les personnages sont biens, les musiques sont super bien, ça dure plus de 70 heures, il y a quinze fins différentes, tout l’univers et la saga sont séduisants, bref, fantastique coup de cœur de l’été et de l’année.
Notre télé est bloquée sur NRJ 12. Pendant trois semaines, c’est une torture, sauf le dimanche matin où il y a American Dad.

Abordons quelques trucs complètement cons. Robin Thicke, pour commencer. L’instru est bien mais les paroles n’étaient peut être pas nécessaires. Que vient foutre Pharell dans cette galère ? Oh, sinon, c’est le retour des boîtes de 20 nuggets et c’était totalement important.
Beaucoup de bromances, de reverses-traps et d’ours dans les fictions de cet été. Je mate notamment Kids On The Slope, cette fois en anime, c’est évidemment beaucoup mieux. Le pouvoir du jazz !

On prépare de quoi valider l’année un peu à la bourre, et il y a quelques bons jeux à la rentrée. Notamment Pikmin 3, qui commence un peu à justifier l’achat d’une Wii U. C’est vraiment beau, un peu court, fun comme autrefois, avec un fin qui, elle aussi, proute un peu. Sinon, Saints Row 4. C’est un peu moche. Il y a une bonne BO, c’est drôle de temps en temps, bon, peut mieux faire. Enfin, je n’ai pas aimé Hotline Miami. Un peu trop répétitif, pas assez consistant pour le fond. C’est mon avis.

Wok en Seine ! Toper Thomas Mars pendant Phoenix, Franz Ferdinand, Kendrick Lamar, Wwaves, Nine Inch Nails et plein d’autres trucs ‘achement bien. Avant la rentrée, il faut absolument essayer Papers, Please, un jeu indé fantastique et addictif qui réussit à rendre le travail de bureau passionnant. Essayez-le, c’est un must-have. Miley Cyrus danse le twerk, sur de la musique pop. Encore une fois, un mystère sur mon brouillon. Kick Ass 2 c’est un peu de la chie, quand même. Certains plans ne sont pas possibles.
Le monde se passionne pour Cookie Clicker, un jeu sur navigateur qui demande de…. cliquer.

 Meilleure nouvelle de la rentrée : Breaking Bad est sur le point de se terminer. Ça ne se termine pas très bien.

SEPTEMBRE

On vous avait parlé d’une annonce ? C’est Radio Kawa, une nouvelle entité généraliste qui vient s’articuler entre 01 et Synopslive, de manière indépendant. On y trouve Morceaux Choisis, Toile Secrète, Les Planètes, Ta Gueule… autant de domaines explorés avec talent. On ne peut pas laisser passer l’occase de faire notre propre show. Qu’est-ce que le netorare ? Pourquoi ? Comment ? Je me suis posé ces épineuses questions quelque part par là.

Le Dernier Pub Avant La Fin Du Monde, malgré un titre qui a failli nous donner des sueurs, est super cool. C’est original, c’est le nouveau Edgar Wright et ça conclut la « trilogie Cornetto ». Quelque part en Ile de France, un dingue se bat contre un type de RER bien précis. On a pas de nouvelles du Violongay, c’est peut être sa nouvelle incarnation.
Je découvre enfin Crossed, la super chronique transmédia de Karim Débbache. Intelligence et finesse sont les mamelles d’une vidéo réussie. Twiiiiist ! Faut pas r’garder. Premier numéro de Lui, hashtag le patriarcat.

Rayman Legends sort enfin, après neuf mois de retard. C’est une tuerie, à tous les niveaux. Injustice : il est pas simple d’apprécier le jeu à sa juste valeur quand on le compare à Origins, l’effet « de surprise » n’est plus là. Le jeu est tout de même fantastique, faut pas charrier, mais voilà, il se gadine comme jamais. Je me prends Diablo III sur consoles. Je dois y rejouer quatre fois pour les succès. Je m’exécute en maugréant, heureusement, il est super facile.

Y’a un petit jeu qui sort, il s’appelle GTA V, je sais pas si ça vous dit quelque chose ? C’est grand. Plein de détails partout. Des bonnes radios, un univers chouette, TREVOR. QUI TUE JOHNNY KLEBITZ COMME SI ON S’EN FOUTAIT. Bref. Ca me rappelle l’existence des Thee Oh Sees, un peu mon groupe de l’année. Plein plein plein de trucs à écouter. Le Japon est sélectionné pour les JO de 2020, nous sommes impatients. Et donc, Katawa Shoujo en fraçais okay okay fdp. Nouvel album de MGMT, astucieusement nommée MGMT. Les Arctics Monkeys rejoignent cette débauche de lettres avec AM. Le deuxième est bien meilleur, le premier est inaudible. Dexter se termine dans l’indifférence générale. La fin n’est pas bonne.

Nous disions donc : début du podcast LOLJAPON, animé par votre serviteur et sa moitié. Masculine. Vous voyez ce que je veux dire. On s’achète du matos, on fait un pilote et hop, c’est parti pour une heure, une fois par mois. On essaiera peut être de faire un direct d’ici la fin de la saison. On cogite, quoi. Le seuil de tolérance me fait mater de sacrées merdes, dont Strike Witches, que je supporte un épisode. L’application Line existe dans nos cœurs pour une après-midi. Une nouvelle saison de Masterchef au casting pas top commence, et on entend du papaoutai jusqu’à plus soif. Bref, Stromae c’est bien, bien produit, mais si j’entends Formidable encore une fois je fais un massacre.

OCTOBRE

Et donc, GTA Online, c’est pas mal, ça ne marche pas du tout, c’est l’Apocalypse des textures, il faudra y revenir un jour voir comment tout ça s’est amélioré. En fait, ce qui me fait peur, c’est le facteur humain, surtout pour un jeu comme GTA. PAUSE ÉMOTION : Beyond, Two Souls est le premier jeu leaké sur Youtube, qu’on peut finir sans toucher la manette. J’exagère, évidemment, mais c’est pas bien parti. J’aime bien le Cage quand même, je m’y occuperais un jour.

 Je suis Team Froakie à donf, sortie de Pokémon X/Y. Un poil décevant malgré le tout nouveau « moteur graphique ». La team Flare est teubée comme jamais, les musiques sont excellentes, c’est une sorte de best-of de tout ce qu’à fait Pokémon jusqu’ici. 36 15 Usul continue de rivaliser d’intelligence avec son « Calisse c’était énôrme s’braquage lô ». La chronique va s’arrêter au sommet de sa gloire en tout début 2014.

REVOLUTION DE L’ANIMATION : Démarrage de HYPE LA HYPE, le nouvel anime de la Gainax qui est en fait de Trigger. Euh, je veux dire, de KILL LA KILL. On devinait la qualité du truc dès le premier teaser. C’est complètement outrancier, le malaise de la « mise de l’uniforme » est palpable, on sent que les animateurs font les petits cons. Attention, je sais pas si ça s’est vu, mais il nous jettent des seins et d’autres trucs à la figure de temps en temps. On est actuellement à mi-chemin, voir où ça se termine. Oui, pour le coup, on peut dire que ca a la structure d’un jeu vidéo.

Toujours dans les Philippines, Survivor fait un truc bizarre : mettre des gens contre leur famille et moitiés. Ca marche assez bien et ça couronne un petit malin qui réclamait le titre depuis longtemps. La Vie d’Adèle, chapitre 1 et 2 : des gros plans, des spaghettis, Exarchopoulos qui fait « euuuuuh » avec la bouche pendant trois heures, des claques sur les fesses et des « petite salope » en rafale, je sais paaaaaaas. Youpi, deuxième année de Master, on fait de la recherche. Où est mon temps perdu ? Au CNRS, à consulter de vieux papiers, ou en colloque. Youpi tralala !

The Stanley Parable, ce jeu loufoque où on remet en question la superiorité du narrateur et du storytelling. C’est foufou, plein d’idées et d’humour, s’eut peut être été un poil meilleur avec une trame de fond et un peu plus de jusqu’au bout-isme.
REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR TWITTER : Wow doge such meme such humour much drôlatique.
Assissination Classroom n’est pas un manga fantastique (« Madame Pouffe », hashtag le patriarcat) mais le docu Generation Quoi ? est aussi malin que gourmand et croquant. Big up à Infrarouges qui rejoint La Nouvelle Edition et Le Supplément aux panthéon de l’infotainment réussi.
Et Gravity, est-ce que c’est réussi ? Sans doute. C’est ouf geudin, mais sorti d’un écran de cinéma, je sais pas si ça tiendra le coup. En attendant, en 3D au cinéma, c’est inédit. L’univers déteste Sandra Bullock.
Des gens bizarres envoient des selfies au magazine Le Monde, moi, je lis Liar Game. Malheureusement, c’est trop moche pour posséder en manga mais c’est rempli d’idées. Dommage qu’il ai autant de mal à cacher ses articulations entre deux jeux… « oups, je me suis encore fait avoir !! »
Je vais toujours pas aux Utopiales : je promets d’y aller un jour et d’y donner ma propre présentation.

REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR TWITTER : Laurence Haïm tweet n’importe quoi. Persona 4 Arena est mon premier jeu de baston depuis plus de dix piges. C’est pas mal, l’univers derrière aide beaucoup. Je suis prêt pour Skullgirls, je suppose. Et enfin ? C’est la Paris Games Week, son lot habituel de scandales, de bordel, d’Activision qui fait n’importe quoi avec Call Of, mais aussi avec un coin indé, enfant et frenchie bien pensé. En parallèle, arrivée de JV, le nouveau (bon) mag de jeux.

NOVEMBRE

Rattrapant un retard scandaleux, je finis enfin animée de l’Attaque des Titans. Pas étonnant que ce soit le mangasse de l’année : super pointilleux, énormément de suspense, d’émotion et un univers travaillé. C’est par le réal de Death Note, ce n’est pas étonnant. Vivement la suite sur papier. Un lama prend le tramway et ça devient un autre meme forcé national. Courage !

Seuil de tolérance, toujours, Diabolik Lovers. HASTAG LE PATRIARCAT. Qui s’occuppe de ce truc ? Y’a-t-il vraiment un public féminin fait pour kiffer ça ? C’est super malsain, c’est pas la trop courte durée des épisodes qui vont sauver le truc. Peut être que ça devient génial à mi-chemin mais c’est un poil trop tard. Big Order est un autre produit culturel japonais pas tip top : complètement pompé sur le précédent manga du même auteur. En gros, Sakae Esuno a refait Mirai Nikki, avec du fanservice en plus. Bof.
Alleluia : un nouveau Phoenix Wright sort en démat, anglais only. Ca ne l’empêche pas d’être excellent et de se classer dans le trio de tête. Une constance dingue, d’excellents personnages, encore un trio, encore un gameplay best-of, il ne lui manque qu’un vrai moment de bravoure… mais y’a pas de moment en dessous et c’est le plus long des cinq ! La joie s’intensifie.

 Saviez vous que QOOQ est une entreprise cool, aux tablettes intelligentes et aprouvées par Oprah ? Non ? Maintenant, vous savez. Notre habituelle uchronie/scénario SF de Novembre est vraiment pas mal : c’est le Transperceneige. Plein de bonnes idées, plein de petits trucs visuels qui aident à surmonter la fin trop clichée. Ca donne envie de lire la BD, exactement comme Quai d’Orsay, bien rigolo comme il le faut. Oh, Janelle Monae sort un album tip top. (aucun rapport avec Huppert)

Encore des Golden Blogs Awards, cette fois je ne tente pas ma chance, mais Babor sauve l’honneur en gagnant la catégorie culture généraliste. Oui, vous avez bien lu, oui, c’est factuel. Bref. REVOLUTION DE L’HUMOUR DANS LES MEDIAS : qui a peur du grand méchant darknet ? Y’a soudainement un emballement médiatique autour du deepweb. J’aurais pu aider à y contribuer en début d’année. Je n’y ai juste pas pensé. Derp. Premier épisode de The Wolf Among Us, nouveau feuilleton made in TellTales, cette fois adapté de Fables, webcomic fantastique (en genre). C’est un peu chiant, un peu mou mais intéressant. Peut être pas de quoi acheter un season pass mais ça change de The Walking Dead. Les internautes les plus courageux se lance dans le NanoWrimo, qui consiste à écrire un roman de 50 000 mots en un mois. Croyez moi, ce n’est pas simple, il faut du temps et de la rigueur. C’est quand même un mémoire et demi en un seul mois quoi.

Miracle happens : on va au Mondial, finalement. Il fallait réunir des conditions dingues et comme d’habitude, on le fait ras-les-paquerettes. Je n’étais pas particulièrement inquiété, on fonctionne comme ça. Après, au Brésil, faut voir. En attendant, Dorcel promet une nuit de pr0n gratuit à tout le monde. REVOLUTION DE L’HUMOUR SUR FACEBOOK : Les Bitstrips. Eurgh, non, oubliez ce que je viens de dire. Quelque part à Paris, l’opération Desert Bus singe un marathon américain, avec plein d’invités qui offrent leurs bouquins et leurs jeux presse. Si ça peut encourager ce genre d’initiatives en France, ce serait chouette. Deux autres films marquants : Inside Llewin Davis, le nouveau Cohen Bros, super touchant et un poil différent des autres production des frères. Je me demande si c’est pas leur premier film où on voit pas de flingue. Enfin, Hunger Games : Catching Fire continue l’adaptation stricte et tout ce que ça implique – c’est vraiment chouette de voir cette arène au cinéma. Pour le reste, voir le premier.
PERSONA 5 EST ANNONCE YOUHOU.

 Le Vent Se Lève. Le prochain Miyazaki est tip top. Adulte, intéressant, lié à l’histoire et aux goûts du maître. Avec la voix d’Anno et des bruitages faits à la bouche. Un petit jeu en promo sur le XBLA : Mark Of The Ninja est effectivement bien foutu, je l’ai complété vite fait, difficile d’y revenir.

DECEMBRE

BON ! Le seul vrai GOTY de l’année, Wii Fit U, est en démo pour 30 jours. Nintendo, dans sa grande mansuétude, laisse les possesseurs de Wii Balance Board essayer le jeu pour trentre jours. Faut pas rater ça ! 2014 sera l’année de la remise en forme ! Car oui ! Je suis même sûr que ce jeu est plus fun que Far Cry : Blood Dragon qui est assez moche, drôle par moments mais trop court pour son propre bien. Encore un magazine qui vient refournir le très délaissé rayon JV, c’est Games. Exactement comme son homologue UK. Je sais pas ce qu’il en est, la couverture est repoussante et j’en ai toujours pas trouvé. Un peu plus tard. Pour fermer la trilogie, Canard PC vient de fêter ses dix ans, fêloches. Presque deux ans que je le lis régulièrement… sans être joueur PC.

C’est fait, il y a enfin un vrai Burger King qui ouvre Gare Saint-Lazare, j’ai toujours moi même un peu de mal à y croire. Les gens font la queue et l’Internet se moque. Gravity Falls est effectivement un dessin animé sympa, plutôt malin pour du Disney Channel. Après, voilà, ce n’est rien d’autre qu’un dessin animé. HA BAH JUSTEMENT. Soul Eater Not! est bientôt adapté en anime, toujours par Bones. Le dernier tome de la trame principale sort à Noël au Japon. Not! pourrait être bien en anime, on va bien voir, j’ai la foi.

Super dessin d’aquanut (cliquez pour son Deviant Art)

Cérémonie des VGX. C’est embarrassant. Juste embarrassant. Geoff K, toujours là quand il ne faut pas. Ice Chiant à la télé. C’est chiant. Je me refait The Wind Waker grace au remake HD. L’occasion de se souvenir que oui, 2003, excellente année du JV, c’était il y a précisément deux lustres. Ca n’a pas mal veilli du tout. Début de la deuxième saison de The Walking Dead en jeu. Cette fois, on dirige Clémentine, et shit continue d’happenner. Je cultive un fétiche très étrange pour les images libres de droit.

C’est Noël. Je suis amoureux de Nonon Jakazure, qui rejoint Naoto Shirogane, Tomoko et d’autres au grand Panthéon 2013. On ne parle que de quenelles à la télé, c’est la déprime, ça devient une affaire d’état. Je joue enfin à Mario 3D World et la hype retombe soudainement. J’en suis qu’à mi-chemin, on va bien voir. The Last Of Us est le GOTY de toutes les rédactions du monde (quand c’est pas GTA V) et Gone Home fait  encore ricaner. Est-ce que c’est fondé ? La réponse un jour prochain. C’est prévu, je vais me taper Boku No Pico pour le « seuil de tolérance » de Février. Ben mon cochon.
Et le 30, Benjamin Curtis, moitié des School Of Seven Bells, meurt du cancer. Eurgh. :/

Et voilà. 7000 et quelques mots d’amour pour toi. Une très bonne nouvelle année.

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Amusement

J’en profite direct pour vous dire que votre serviteur est dans le dernier numéro de Morceaux Choisis, animé par Faskil, un mec à la voix incroyablement relaxante. Son « joyeuseries musicales » à lui donc, mais en complet et une fois par semaine ! Écoutez donc, le concept est aussi simple que cool.

Il reste un petit peu de sérieux business à faire avant de boucler 2013. L’habituel méga-résumé de l’année est dans les tuyaux (avec plein d’inédits dans les cinq derniers mois, fatalement) mais avant, il faut se pencher sur un petit rituel que je suis sûrement pas le seul à avoir : quel est le single de l’année ? Quel est le machin que j’ai le plus écouté en 2013 ? C’est toujours cool d’avoir une piste phare, pas nécessairement la meilleure mais celle qu’on aura écouté le plus ou trouvé la plus représentative de l’année écoulée. C’est donc un jugement purement personnel.

La pop en 2013 : peut mieux faire

Ça a pas été simple de mon coté, n’ayant pas eu la chance de, comme ça arrive de temps en temps, avoir un vrai coup de cœur flamboyant, un titre qui dès les premières écoutes me fait penser « Hmm, c’est TOI qui va figurer dans mes petites archives personnelles ». D’autant plus que ce n’est pas nécessairement quelque chose qui représente l’actualité, ou qui a un certain retard. Ça fait trois ans que mon single-of-the-year est sorti il y a un an, parce que c’est souvent le temps qu’il faut pour parvenir à nos oreilles si on ne suit pas l’actualité du-dit groupe. J’ai même entendu celui qui vient en novembre 2012 pour la première fois.

Mais bref, c’est pas comme si il n’y avait rien non plus en 2013. Plein de bons disques que je n’ai jamais encore écouté – Yeezuz, My Bloody Valentine, ce genre de choses. J’ai toujours pas mis la main sur Reflektor, ce qui est sûrement un crime par omission. Plein de groupes que j’adore ont sorti des albums à la qualité variable. Pas bien : les Strokes, les Flaming Lips. Mouaif : Franz Ferdinand. Bien voire plus : Phoenix, Queens Of The Stone Age, Los Campesinos !, Boards Of Canada, Vampire Weekends, les Pet Shop Boys, même AFI et Fallout Boy ont sorti de bonnes galettes cette année, largement de quoi faire pour animer vos longs trajets en bagnole.
Pis même en francophone hein il y a plein de trucs, même si le seul truc qui m’arrive à l’esprit reste le Racine Carrée de Stromae, qui est bien foutu, super bien produit, mais qui a le malheur d’avoir Formidable qui me sort par les yeux par la puissance de mille cascades. Mon préféré reste Woodkid, voilà, ceci est ma confession, et il chante en anglais quand même.

Bon, approchons-nous du vif du sujet. Il y a quelques contenders :
Ladyhawke – Black, White & Blue qui représente un peu toute la BO de Forza Horizon, pour ses mut-mut bip. Interpol – Slow Hands pour l’avoir écoutée un milliard de fois à un moment donné, sa superposition de guitares et ses paroles non-sensiques. Thee Oh Sees – Carol Ann, premier morceau foufou d’un groupe original et top, merci à GTA pour m’avoir rappelé l’existence de cette disco.`Ce genre de choses, peut être du Nine Inch Nails ou un peu de Phoenix au milieu. Rien de bien original ou rien de bien 2013.

Bref, mon petit fétiche 2013 est difficile à expliquer, je m’étais gardé de le mettre dans le post d’il y a précisément un an parce que je me demandais si je n’allais pas encore plus l’écouter cette année. Puis ouais. Encore un truc pop. Encore, encore plus pop. Vachement plus connu et grand public que les précédents. Après les Queens Of The Stone Age, après les Flaming Lips, Winterpills, The Go! Team et Foster The People…

f fun. – Some Nights

SOME NIGHTS I STAYYY UP
CASHIN’ IN MY BAAAD LUCK.
SOME NIGHTS I CALL IT A DRAW.

C’est un plaisir coupable. Dans d’autres circonstances, avec quelques autres paramètres, s’eut été un  terrible single. L’autre grand truc connu de cet album au titre éponyme est bien sûr « We Are Young », qui moui a pas mal de qualités – dont un clip franchement bien foutu et filmé – mais qui sonne un peu vide, un peu timide pour son propos. Et fun., c’est un groupe qui n’est pas timide du tout du tout.

fun. est un trio pop qui n’était pas bien connu, qui n’était pas franchement important et cet état de fait n’as pas tant changé que ça. fun. est un groupe qui n’a pas peur d’être prétentieux. Rien que ce titre de groupe est aussi bien trouvé que prétentieux. Que des minuscules, le point au bout, un peu comme moe. Fun fact, les morceaux de moe. ne sont pas si funs, mais les gars de fun. ne sont pas si moe, ils sont plus… vous savez, nerd, dork, et Nate Ruess a un peu une tête d’alien. Mais fun. fait partie de ces gens qui se collent la périphrase « ils veulent imiter Queen ». Pourquoi ce lieu commun ? Les groupes qui envoient à fond dans le premier degré le plus impérial, qui hurlent, qui font la fameuse « musique de stade » (expression pas top) et qui sortent un spectre sonore laaaaarge. Un peu comme les Kaiser Chiefs ou les deux derniers Muse, vous savez, ceux qui ont oubliés d’être bons.

Et fun., c’est ça tout le temps. Du coup, 95% du temps, ça foire lamentablement et ça devient juste un gloubiboulga de mauvais goût. Regardez la pochette de la première album, écoutez la première piste, c’est juste pas possible, on peut pas tenir longtemps comme ça. Puis là, dans Some Nights, par un truchement de petits trucs qui font que et l’alignement des planètes, ça marche. Ça coïncide, tout fait sens, c’est le miracle de la pop. Même le clip est juste outrancier, toujours ce délire de guerre… de sécession… je crois… quelque chose du genre. Hop, on a peur de rien, on pose comme des fous, dans un contexte tout autre c’était ridicule. Non mais vraiment, ce petit solo de voix autotunée, c’est improbable. Le reste de l’album n’est pas aussi bon et c’est un euphémisme.

Mais ça marche. Quand on a 23 piges, qu’on est à fleur de peau et qu’on est – comme n’importe quel type de 23 ans – rempli d’angst sur tout ce qui bouge et tout ce qui représente l’avenir, le mauvais goût disparaît et ça paraît cohérent. Et paf, c’est mon single de l’année 2013.

On se retrouve vite pour the big one, et avec un peu en retard, de très bonnes fêtes à vous.

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Bordelpunk

Ce début d’année, complètement emporté par les perspectives pécuniaires qu’offraient mon premier stage (j’ai presque gagné 400 balles en deux mois !!!!) je me suis offert une folie et j’ai complètement annihilé cette rentrée d’argent en faisant ce que j’ai retardé depuis toujours : me payer une carte UGC. En solo, vous rentabilisez au troisième film par mois (simple quoi) et le rapport tombe un poil plus bas si vous prenez une duo et que vous vous y tenez en couple. Et même si, chaque mois, vous constatez avec tristesse ce retrait automatique, comme une sensation de prêt étudiant contracté, ce sentiment de puissance quand vous retirez une, voir deux places sans rien faire est fantastique. Mieux : ça pousse à la curiosité, on fait des découvertes en se disant « Bon, de toute, j’ai un engagement, autant le rentabiliser ». Un mode de pensée que je recommande, et si ça vous fait voir des merdes, tant pis, au moins vous saurez pourquoi c’était des merdes.

Jakazure Nonon, marraine de ce top, ma nouvelle waifu, parce queeeeee

Avec Smaug, Frozen et Wall Street, j‘aurais vu 44 films en 2013. Plein d’américains, quelques français, un argentin, un espagnol, un coréen, un américano-luxembourgo-israélo-polonais et même un suédois, ce qui prouve chez moi une ouverture d’esprit démentielle – y’a qu’à voir mes tops des années précédentes. Alors justement, encore une fois, je vais prendre les films qui m’auront particulièrement plu (je vais pas faire un top de tous les films car on va pas s’en sortir, même si c’est un panel qui parcourt tout le spectre qualitatif ; Et je vous les pitche. On fait ça ? On fait ça.

13) La Maison de la Radio
In bed with Radio France.
Un petit documentaire qui a discrètement circulé dans les salles vers avril. Aucune voix-off, aucun argument de ton, la caméra se balade de salles en salles dans l’immense immeuble place du président Kennedy. Des petites storylines, le stagiaire qui apprend à faire un speak, le CDI qui le refait cinquante fois, les deux nanas qui enregistrent une saga audio mais qui galèrent avec les effets sonores, l’orchestre en bas qui s’active, le live de nuit… ça me touche car la radio fait partie de mon projet pro mais n’importe quel profane pourra passer un bon moment devant. C’est même un poil trop court pour ses deux petites heures… bref, une grande fourmilière passionnante à observer.

12) The Bling Ring.
First World Problems (en prison), le film. Contrairement à beaucoup d’entre vous, j’aime bien Sofia Coppola. J’aime bien la BO de ses films, même si celle de The Bling Ring n’est pas particulièrement marquante, même si elle commence avec les Sleigh Bells et se termine avec Phoenix (mais quand on est la copine de Thomas Mars, c’est pas difficile) – et j’aime bien cette « culture du vide » qui habite The Bling Ring. Ses personnages abrutis, cette dimension loin de tout, cette histoire complètement loufoque d’ados qui dévalisent tout Beverly Hills (adaptée d’un article de Vanity Fair, de mémoire) de manière super froide et « panurgesque ». C’est surréalise, ça ne veut pas dire grand chose, c’est aussitôt oublié, c’est LOL dans le bon sens, j’ai bien aimé, c’est un peu inexplicable.

11) Casse-Tête Chinois
C’est toujours le bordel dans la vie de Xavier.
Jusqu’à voir l’affiche du film il y a trois semaines, je pensais encore que c’était un mythe, mais non. Le troisième volet de la trilogie-Erasmus est d’autant plus dingue quand on le mate à 23 ans, soit grosso modo l’âge de Xavier dans l’Auberge Espagnole. C’est un troisième film un peu gratuit, on s’en rend compte qu’on pourrait faire chaque décennie de sa vie comme ça mais c’est un film qui se regarde avec pas mal de bonheur. Quelques hommages, du fanservice, des fils rouges… On revient à une structure simple, on reste à New-York et on n’y décolle pas, on fout une vraie bonne BO derrière et c’est parti. Des histoires toutes simples qui veulent raconter l’histoire super compliquée d’un mec, de ses cinquante nanas et gosses. Il n’a pas réellement progressé dans sa vie, mais au moins, c’est un gros feel-good movie qui nous rappelle que, parfois, la vie nous fait caca dessus. Beaucoup d’humour, un esprit « grande pomme » que j’adore, une bonne BO (emphase) et yaddah yaddah. « Mais enfin Martine, c’est ma bite ça. »
Donc voilà, dans la catégorie « Tautou et Duris sortent ensemble », Casse-Tête Chinois était le meilleur film. J’avais un peu plus d’espérances pour l’Ecume des Jours.

*voix de crécelle*

10) Snowpiercer
Tchou tchou !
Ce film, adapté d’une BD française, est un melting-pot d’idées visuelles vraiment séduisantes. Pour faire simple, l’humanité est plongée dans une nouvelle ère glacière et les seuls survivants sont à bord d’un énorme train qui fait un immense cercle perpétuel à travers les restes. C’est déjà pas mal mais il faut ajouter l’élement-killer : les compartiments du train trahissent les strates sociales de ce groupe d’individus, plus on est au fond, plus on appartient à la plèbe. Les « queutards » du trains sont en quasi-servitude. Un groupe d’entre eux vont donc fomenter une révolte, le traverser et piger le terrible secret derrière tout ça. Bon, il y a ce postulat efficace MAIS AUSSI un tas d’idées sur la construction et les codes de cet univers. C’était tout ce qu’on demande, et même si la fin est cliché à mort et que l’ensemble respire les tropes déjà vus et prévisibles, ça envoie pas mal de choses dans les mirettes. C’est un film qu’on aime regarder pour sa « traversée » entre les wagons, où tout devient plus vain, facile, artificiel, épuré… et pour une Alison Pill avec une énième coiffure dingue. Tout ce qui devait être exploité l’a été, une hypothétique suite paraît pas nécessaire. 

9) Highjacking
Un rafiot se fait aborder par des pirates somaliens, son employeur est un peu trop pragmatique.
J’aime tout particulièrement ce genre de film très « étroit ». J’entends par là des espaces réduits, une caméra qui bouge peu, qui prend le risque – ou l’économie de moyens – de rester dans un espace très clos, limite claustropobe. Par exemple, j’aimais bien Phone Game, qui n’a peut être rien d’un grand film mais qui faisait son micro-effet à l’époque. Ici, on suit l’histoire d’un cuistot qui va être pris en otage pour longtemps, loooongtemps. Au bout d’un moment, le syndrome de Stockholm (*rires du public*) va commencer à apparaître, il va y avoir des déceptions, des fausses joies, etc etc jusqu’à une fin cynique +++. De l’autre coté du front, le patron du rafiot, un mec incroyablement froid et posé, qui négocie à distance avec les pirates, petit à petit, à pas de velours. Au final, presque tout le monde aura ce qu’il voudra mais, MAIS. C’est à voir, ça sort un peu de l’ordinaire, c’est vraiment pas mal et y’a le « pistolet de Chekhov » le plus chanmé de l’année.

8) Gravity
L’univers déteste Sandra Bullock.
L’histoire est simplissime : Bullock et Clooney sont dans l’espace, dérivent et tentent de rentrer sur Terre, c’est aussi con que ça. Le truc c’est qu’on parle de Cuaron, le meilleur chaînon de la saga Harry Potter, mais aussi l’auteur du démentiel Les Fils de l’Homme. Un mec qui aime les plans-séquence et ça tombe bien, Gravity commence avec un vrai oner d’un quart d’heure, qui va partout, qui gravite autour de cette station spatiale jusqu’à ce que les emmerdes commencent. C’est un vrai film-concept, fantastique sur le grand écran, sa valeur sera divisée sur une télé. Faut donc le mater tant qu’il est temps et en 3D svp. Ouaip, l’assombrissement n’est pas un vrai problème et le film a visiblement été conçu pour ça. Je le place si « haut » car malgré son «  » » »minimalisme » » » », c’est la première fois depuis longtemps que je me suis dit que je n’avais pas vu un truc comme ça. Clooney n’est pas un perso très intéressant (ce n’est pas un perso, c’est Clooney qui fait le malin), son attitude paternaliste est gentiment chiante – truc que je n’aurais jamais perçu un an avant -, Bullock qui aboie c’était un peu étrange mais s’eut été ridicule dans n’importe quel autre contexte. Il FAUT voir Gravity, parce que sensations inédites DANS L’ESPACE.

Comme un chef

Comme un chef

7) Quai d’Orsay
D̶o̶m̶i̶n̶i̶q̶u̶e̶ ̶d̶e̶ ̶V̶i̶l̶l̶e̶p̶i̶n̶ Alexandre Taillard de Vorms est un gars impossible à suivre.
Quai d’Orsay est un film drôle. Genre vraiment drôle. Ça m’a donné envie de lire la BD qui, j’en suis sûr, aborde les choses différemment (il me paraît évident que la copine du protagoniste ne peut pas suivre ce mec qui se transforme peu à peu selon cet environnement schtarbé). J’arrête de parler en crypté : on suit les tribulations d’un nouveau conseiller de pas-Villepin, à une époque qui ressemble trop fortement à son discours de l’ONU sur le véto français. Ce film est bien fichu, bien monté, bien articulé, Thierry Lermitte est impeccable, le premier rôle a une belle gueule parfaite – et tout le monde l’est tout autant. J’ose espérer – en seul Villepiniste de France, rappelons-le – qu’il était vraiment comme ça au quotidien. Des gags assez subtils, ce lieu commun « Brazil » du straight man qui plonge dans le terrier du lapin blanc qui marche à chaque fois. Vraiment, une excellente surprise.

6) Le Dernier Pub Avant la Fin du Monde
Cinq copains refont le barathon de leur jeunesse et le monde se désagrège autour d’eux.
Je me suis déjà fendu d’une critique complète. Le top cinq !

5) Hapiness Therapy
Jennifer Lawrence et Bradley Cooper ne sont pas bien dans leurs têtes.
Ce film a fait gagner un oscar-surprise à Jennifer Lawrence. Ayant vu le film autour des Oscars, je n’osais pas y croire et il est tombé. Jennifer Lawrence y joue cinquante fois mieux que dans Hunger Games, surtout dans Catching Fire, c’est fou. C’est pas du tout la même nana. Bradley Cooper est impeccable en mec complètement paumé, un peu psychotique. Dans les faits, c’est une petite histoire toute mignonne en Amérique pas-fascinante-pas-super-sexy mais c’est un film super constant, assez mignon, assez touchant (sans aborder des thématiques trop graves façon Le Monde De Charlie) je ne sais pas moi même pourquoi je le mets aussi haut, il m’a laissé un sacré bon souvenir. 

4) Inside Llewin Davis
Llewin Davis ne sait pas où dormir ce soir (et le chat s’est encore barré) LES COHEN BROS ONT ENCORE FRAPPE ! J’ai pas mal préféré ça à True Grit qui était déjà réussi dans son genre. On garde les mêmes lieux communs : un esprit très américain hobo, rural, un esprit un peu barré… ici, les tribulations d’un Folksinger de New York, un peu enfermé dans son monde, qui vivote de canapés en canapés dans un microcosme un peu étrange, de bars pourris en bars pourris… j’aime beaucoup ce film car il raconte l’histoire d’un mec obsédé par la réussite des autres. Lui vit au jour le jour, se lance dans des aventures improbables (je ne pourrais pas faire cet aller-retour Boston-NY comme ça) et revient au strict point de départ, après le conclusion du film et une sacrée « guest-star ». Rien de particulier, pas d’artifices, peut-être le moins tendu et « pétaradant » des frères, mais encore une fois un paquet de bons sentiments. J’étais fantastiquement nauséeux en début de séance, le film m’a guéri. D’habitude, je n’aime pas voir les gens chanter, ça n’a jamais posé problème ici. C’est même un élément de caractérisation – voir ce personnage faire de très mauvais choix dans la vie, par exemple abandonner des droits d’auteur pour avoir un peu d’argent pour manger ce soir, est assez rigolo. Vous allez passez le film à vous demander « Mais c’était Justin Timberlake ou pas ? »

3) Le Vent Se Lève
Jiro fait des avions.
Le prochain et « dernier » Miyazaki, selon Miyazaki. Surprise ! C’est un excellent film. Il est même un poil différent des dernières productions du maître puisque c’est probablement l’oeuvre la plus « adulte » du lot. Je dis ça car elle déroule l’histoire d’un adulte accompli, qui va avoir une histoire d’amour adulte – très japonaise, très années 40 mais une histoire d’amour tout de même – des gens vont se tenir la main sous la couette et nous allons tous fondre d’amour. Quelques cascades formelles : Hideaki Anno – monsieur Evangelion – peine à masquer son intonation de vieillard, ce qui passe pas trop sur un adolescent – et des effets sonores faits à la bouche. On voit des avions décoller en faisant « prout prout prout » et ça n’a pas fini de me faire rire parce que je suis quelqu’un de très mature. Des scènes d’apocalypse, le fameux tremblement de terre, toujours un subtil mélange entre réalité et fantasie, une bromance entre ingénieurs et un film divisé en deux parties. La première, un Aviator moins chiant où on suit le parcours du mec qui a sorti le Japon de sa torpeur avionnesque, puis on se focalise sur sa rencontre avec une petite pépé, un peu de background historique – pas le moindre argument de ton sur l’histoire japonaise, alors pas très heureuse. Jiro est un grand rêveur idéaliste qui n’aime pas trop le concept de bombes sur ses modèles, c’est tout. Très beau, très touchant, mature, si c’est la dernière, c’est parfait. Cassedédi à l’allemand au gros nez.

2) Cloud Atlas
Six storylines frappadingues qui se croisent. Pourquoi si haut ? Parce que ce film, dans une moindre mesure, c’est SnowPiercer mais en six fois. On ne comprend pas bien l’histoire de cette « cartographie des nuages », sinon que tout est lié etc etc. Six univers, six histoires, six identités visuelles, Ben Wishaw se supprime dans les cinq premières minutes (je suis en concurrence avec lui, c’est une longue histoire) et bra bra bra on y va pour un sacré bordel de références, de codes, d’intertextualité et de zapping interdimensionnel. Ca dure quinze heures, ça donne l’impression de durer quinze minutes, c’est à peu près quinze fois mieux que Speed Racer. Comme je l’ai déjà dit quinze fois dans ce post : c’est beau. C’est très bordélique. Il faut un peu remettre les choses dans l’ordre et à leur place pour comprendre, ça s’apprécie tout aussi bien individuellement, c’est profond sur plein de niveaux et c’est un parfait produit de la pop culture des dix dernières années. Tant et si bien que ça pourrait être mon film de l’année mais ! MAIS !

Attention, on va bien s’enjailler

1) Le Congrès
???.
Il faut aller le voir à l’aveugle. Robin Wright vit dans un vieil hangar, un homme vient lui proposer un contrat douteux et oh la la la la la la la la la la. Toutes ces questions posées sur notre rapport à la réalité, à l’animation, à plein de choses.

Avec, potentiellement, Le Loup de Wall Street qui pourrait s’incruster quelque part.
Des cacas, pour le plaisir : Les Profs est naze, limite offensant, Man Of Steel était chiant comme la mort et bourré d’approximations (mais on s’en fiche parce qu’on dort devant) Kick Ass 2 était un film de petits cons, mais dans le mauvais sens, Les Stagiaires était un poil irritant et La Vie d’Adèle a sûrement été primé pour de mauvaises raisons et est rempli de trucs qui ne devaient sûrement pas être drôles. Du genre gros plans sur spaghettis, des « petite pute ! » qui appellent au corpsing, des claquements sur les fesses et un mec qui, ça passe assez discrètement, dit un truc du genre « J’aime pas les réalisateurs qui sont chiants quand ils bossent ».

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Super duper psychologie

DONC ! Encore un post bizarre à la gloire des jeux dont le gameplay importe peu. Je suis le premier apôtre des choix à faire mais on va parler d’un cas d’école – on ne peut pas se prétendre connaisseur en JV sans avoir parcouru un peu de Phoenix Wright, parce que c’est le visual novel le plus accessible, populaire et fun qui soit.

Le héros de PW6 aura sûrement un Jawbone UP magique

C’est la énième fois que je l’écris sur ce blog, la saga Phoenix Wright est un incontournable du jeu vidéo. On y incarne un avocat pas très sûr de lui qui doit défendre des personnages frappadingues dans des situations du même tonneau. Bref, un whodunnit interactif où chaque jeu intègre quatre ou cinq affaires qui s’alternent en deux phases : la recherche, un vague point-and-click où on fait la collection de preuves pour les phases de procès, où il faut les présenter au bon moment et contre les bons témoignages. Mon descriptif est un peu fouillis mais le tout donne une saga irrésistible qu’on a souvent comparé à Layton, dates de sorties synchronisées aidant. Je ne vais pas vous refaire le topo, j’ai écrit sur le quatrième jeu fin 2010, sur le troisième un an avant, je me relisait beaucoup moins bien. Là, on va juste faire les louanges du cinquième jeu et voir comment il fait progresser la série, alors abandonnée depuis cinq piges en France ! Il est même tout a fait accessible en premier contact de la saga, mais il serait dommage de passer à coté de tous ces retours-surprise de persos, et le gap graphique sera trop dur à franchir.

C’est donc avec une joie immense qu’on a tous pu jouer au cinquième volet de la saga, après un break interminable et un épisode un poil plus faible que tous les autres. Tous ? Non ! Dual Destinies n’est sorti qu’en démat’ sur l’E-Shop de la 3DS et, bien entendu, en anglais seulement. Bon niveau obligatoire pour piger toutes les petites subtilités langagières qui font le sel de ce genre de jeu. Après, pas besoin d’aller chercher très loin – c’est pas le plus simple à localiser et les jeux précédents restent trop nichés – pour simplifier les choses au maximum. C’est déjà pas mal d’avoir le jeu complet en anglais après la non-traduction d’un spin-off (l’autre étant sorti en France et en boîte mais pas traduit, bref, le bordel) en gros, si vous boycottez ce jeu et que vous aimez la saga, vous êtes une sacrée andouille, pour le dire poliment. Vous méritez de disparaître dans la culotte magique de Vérité.

Les « investigations » mises à part, Dual Destinies est le cinquième jeu de la saga. Ace Attorney, Justice For All et Trials and Tribulations forment une petite trilogie. Le deuxième était un peu plus faible, le troisième était ouf gueudin. Apollo Justice était le nouveau héros du quatrième, mais était quand même raccordé au canon original. C’était un héros un peu chiant, et il n’arrivait pas à être le protagoniste de son propre jeu, ce qui est un poil gênant. Une affaire de ce jeu était un peu catastrophique d’imprécisions, mais il se terminait en tentant quelques trucs. Le cinquième, donc, peut amorcer une « deuxième trilogie ». Disons qu’il reprend des éléments de tout le reste pour en faire un sacré petit best of.

Et Dual Destinies est bon. Il est même très bon. Il est un poil moins bien que Trials And Tribulations, et c’est tout. Au début, j’ai cru que ce serait un mini-opus de deux ou trois affaires. Rien de plus qu’une petite parano qui entoure le démat’. Que nenni, ce jeu est d’une constance dingue, il n’y a pas d’affaires en deça, pas de réel moment de bravoure dinguissime, c’est peut être tout ce qui manque. Il est bon, il reste bon, il n’est rien de moins, pas une seule seconde et ça, c’est une grande première. Par contre, il fait évoluer la saga dans d’autres directions.

Le jeu se passe un an après Apollo Justice. Si j’ai bien pigé la timeline de la série, nous sommes donc en 2026. Le gimmick du jeu : « l’âge sombre de la loi », ce qui ressemble juste à une métaphore de mon année de droit entre 2008 et 2009. Phoenix a enfin regagné son droit d’exercer pour mettre fin à cette ère où on obtient des verdicts n’importe comment. La profession est bafouée, plus personne ne croit en la justice de son pays, etc. Phoenix revient et il va botter du cul ! Il n’est pas seul, Apollo est de retour – avec de mystérieux bandages et une lueur badass dans les yeux, c’est incroyable, c’est révolutionnaire, Apollo est un peu plus charismatique (même si je l’aimais bien quand même.)
Les deux sont rejoints par Athena Cykes, une jeune avocate de 18 ans (rien d’étonnant, c’est la norme dans cet univers d’avoir son bac à 12 ans) qui sort d’un long voyage d’études en Europe, et dont la spécialité est l’analyse du profil psychologique. Ça en fait UN PERSONNAGE SUPER COOL. C’est un peu le « sidekick habituel », mais c’est la première à être aussi avocate, elle va intégrer le gameplay qui rentre rapidement dans une dynamique de trio. ENCORE UN. Un lieu commun rigolo du JV en 2013. Athena est un personnage adorable, sympathique et pas trop lourdingue (l’écueil du sidekick dans cette saga) dont la backstory va bien sûr monopoliser les affaires finales. Quand les jeux PW veulent avoir une cohérence d’ensemble, on sait bien comment ils font, ça ne loupe pas ! De l’autre coté, Blackquill, « prosécuteur » fana de culture jap’ médiévale, mais aussi taulard depuis sept ans. Il a ses gimmicks, il est un peu archétypé mais pas mal de gens le préféreront à Klavier, un poil lisse et gentil. Comme tous les autres, il a, au final, pas mal de mal à bien faire son boulot et sert davantage à donner la réplique qu’à réellement faire condamner les gens. De toute on sait qu’il est sur un siège éjectable, comme les profs de Défense contre les forces du mal de Poudlard.

COMMERCE AVEC CA

COMMERCE AVEC CECI

Après, la bonne nouvelle, c’est qu’on est sur 3DS. Toute la trilogie originelle tient du rétrogaming (des adaptations GBA) et alignait poses fixes sur poses fixes. Ça ne dérangeait pas, mais maintenant, ça va être difficile d’y revenir. Tout est animé, les-dites animations sont irrésistibles (Athena qui se tripote les cheveux, une parmi des dizaines d’autres), la musique est de bien meilleure qualité… et quel bonheur d’avoir un nouveau « Cross-Examination Theme », Allegro et Moderate – mais aussi un nouveau « set » de musiques : le Mood Matrix ! J’y reviens un peu plus tard. Les musiques sont chouettes comme jamais, les personnages toujours aussi hauts en couleurs… et s’il y a bien un truc que j’aime dans cette saga – et dans cet opus plus que jamais, c’est que chaque mimique, chaque trait de chara design, aussi fantasque qu’il puisse paraître, va toujours avoir une signification ou une importance. La première fois que j’ai vu un personnage « bouger » et que ça m’avait marqué l’esprit, cette animation est devenue liée à la preuve finale du jeu. Damn, ce jeu se la pète. Tout est foutu-de-pensé-à-l’avance. Ça a ses bons comme ses mauvais cotés : après quatre jeux, on commence à bien piger la manière qu’ont les scénaristes pour construire leur truc et on finit par un peu tout deviner. C’est dommage. Tous les persos secondaires, eux, sont aussi réussis que d’habitude, toujours conçus sous cette loi du « bandit manchot des identités ». « Oui, euh, là on va faire un professeur… dieu grec… puis on va fait une punkette-pirate… et euh ça va être bien cool ». Ouais c’est cool !

Quelques directives qui sont franchement visibles dans PW5, et qui tendent à faire évoluer le truc dans une approche toujours plus « visual-novelesque ».
Le jeu est nettement, nettement plus facile. Enfin, plus précisément, plus dirigé. Un peu comme pour Pokémon, des tas d’indices prouvent qu’ils ont voulu faciliter tout ça. La « barre d’erreur » n’a plus d’importance, la vider nous ramène directement avant le « plantage », on vous dit quelle déclaration est louche après trois tentatives, les « tells » sont volontairement sur des endroits distinctifs et l’emphase sur la démarche à adopter, les trucs à faire (y’a une séquence dans le DLC où on te dit très précisément quoi faire !) est toujours en gras, d’une autre couleur et soulignée trois fois si c’était possible. Bref, on vous dit quoi faire et le choix est toujours moindre.
De la même manière, les phases d’enquête sont simplifiées à mort. On ne doit plus présenter tel objet à telle personne pour déclencher un trigger, ou, le cas échéant, c’est clairement indiqué dans une to-do list qui vient s’ajouter à votre dossier d’enquête. On ne peut plus « trifouiller » n’importe quel écran, les investigations sont limitées à endroit – et un curseur vous dit ce que vous avez déjà examiné ou pas. Emma Skye n’est pas de la partie, au revoir LA SCIENCE ! Beaucoup de gameplay tronqué pour des phases un poil moins courtes. Le jeu, dans sa globalité, est en revanche plus long. (40 heures avec le DLC, quand même !) Ça tend à rapprocher la saga du livre interactif. Se planter, ne pas savoir quoi faire est de moins en moins une option.

Je parlais de « best of ». En fait, c’est le seul jeu qui regroupe toutes les mécaniques de gameplay des précédents. Comme on joue Phoenix, Apollo et Athena tour par tour, les spécificités de chacun sont incluses. Les psychés-locks sont donc de retour, simplifiés aussi. Si on tombe dessus, on a nécessairement ce qu’il faut pour s’en défaire (alors qu’il fallait très souvent marchander des preuves ailleurs avant) et Apollo peut toujours se concentrer pour déceler les tells chez les gens. Là aussi, il y en a trois, pour deux d’entre eux, le chara-design fait que vous allez directement zyeuter là où il faut. Et Athena ? Elle utilise son Mood Matrix, qui permet de disséquer les émotions des témoins. Bonheur, colère, surprise, tristesse, tout tourne autour d’une émotion déplacée, d’une variation malvenue ou d’une absence illogique d’émotion. C’est toujours facile, le concept est bien tourné jusqu’au bout, s’intègre parfaitement dans le gameplay. Ce petit « bye bye » est irrésistible. C’est juste impeccable, et tant pis si on vit dans un monde où il n’y a que quatre émotions possibles. Dernier petit ajout, et pas des moindres : une petite séquence supplémentaire, une par affaire, où votre perso va faire une sorte de « finish him ! » en modélisant un train de pensées qui va vous sortir de la dernière problématique de l’affaire.


Par contre, on perd la petite tradition du « donner un objet un peu incongru qu’on devine jamais à la fin d’une affaire pour débloquer une ligne de dialogue ». Enfin, si, elle apparaît deux fois, mais cette fois c’est super simple.
Donc voilà pour les faits. Maintenant, attention, [chaque spoiler sera balisé. Si vous avez fini l’affaire en question, vous pouvez surligner ce qui manque. Sinon, tant pis, j’y vais franco, surtout pour expliquer en quoi je trouve un gros pan du jeu prévisible.]

5.1 : Turnabout Countdown. L’habituelle affaire-tutorial qui contextualise le tout. Une bombe dans le tribunal qui va installer tout le « temps présent » du jeu (qui ne dure que trois ou quatre jours, tout le reste est un flashback !) et qui n’offre rien de particulier, si ce n’est enfin retrouver Phoenix. Pas de difficulté particulière, on distille un peu les storylines, on retrouve aussi Apollo (Qui a mon âge, damn it) et on fait connaissance avec les capacités d’Athena. Rien de particulier, on découvre, on est émerveillé par le gap graphique et sonore, rien de particulier, bon petit climax final, une situation originale… et juste une phase de procès, comme toujours. Oui, ce jeu est long. Est-ce que je vous ai dit que cette affaire n’avait pas grand chose de particulier ? Bon, c’est pas totalement vrai.

5.2 : The Monstrous Tournabout. La caution « folklore » du jeu. Au menu : Yokai + Culture Catch. On reprend la construction classique depuis Justice For All : deux phases de recherches, deux phases de procès. On fait la connaissance du nouveau flic de service, Bobby Fullbright, perso qui m’a jamais trop enchanté. Jinxie Tenma est choupinoupinette. C’est une affaire qui lance une constante dans le jeu, moins abusée dans le reste de la série : les persos qui mentent tout le temps. Pour le fun, ou par plaisir du parjure. Parfois, les « couches » d’écritures sont moins visibles ! C’est également une affaire qui va codifier le « la scène de crime n’est peut être pas là », un vrai gimmick dans Dual Destinies. Pour une raison qui m’échappe, c’est un reverse whodunnit ; On vous montre d’emblée que c’est Florent LaBelle le meurtrier. [Et y’a pas de subversion, c’est vraiment lui le meurtrier. Disons que c’était le tutorial des spoilers de ce post.]

JOURNALISME !

5.DLC : Turnabout Reclaimed. Une « sixième affaire » en DLC, qui s’intègre parfaitement dans la storyline. Si vous n’avez pas joué au jeu, achetez-le et jouez-y à cette place. Cette fois, Phoenix nous parle de la première affaire qui lui tombe dessus après avoir retrouvé son badge et va défendre… une orque. YOLO MES BRAVES ! Une pléthore de personnages hauts en couleurs, mêlant piraterie et identité punk et rap west coast. Ça a beau être un DLC, c’est excellent, long, varié, plutôt sympa et avec quelques enjeux, malgré ce qu’on pourrait croire. Quelques imprécisions, quelques phases frustrantes où on voudrait montrer ce qu’on a déjà deviné. Le début est over-facile et sent le tutorial à plein nez. On m’a soufflé que c’était pour ceux qui commenceraient le jeu avec cette affaire. Oui, ok, certes. [Marlon Rimes est le coupable le moins prévisible de tout le jeu. POUR UNE FOIS, il maîtrise un minimum ses red herrings – ses fausses pistes, quoi. Je dirais même que c’est le méchant le moins méchant depuis Acro. Son rap est toujours un grand moment.] Bref, un gros casting plein de fraîcheur. 

5.3 : Turnabout Academy. L’affaire qui évite miraculeusement la « malédiction de la troisième » qui veut qu’elle soit systématiquement bancale ou chiante. Nope ! Cette fois, c’est Athena aux commandes pour démanteler un vaste boxon à l’école Thémis, où on forme les petits justiciers de demain. C’est déjà cool d’avoir un peu de background, mais on peut en plus se targuer d’avoir un casting assez irrésistible, Myriam Scubblebutt en tête de liste. Quelques coïncidences et bizarreries trop voyantes et un criminel qui, damn, fait des plans décidément trop compliqués. Beaucoup d’intrigues à résoudre et pas mal de moments épiques, voir bizarres. L’affaire du gender-scandale. [Les soucis identitaires de Robin sont présentés d’une manière bizarre, comme si elle avait un bouton « on-off ». Ça passe d’autant plus bizarrement que c’est le premier Mood Matrix « Allegro ». Ca ne me froisse pas mais je comprendrais qu’on puisse trouver ça limite. Au delà de ça, si vous trouviez que Means n’avait pas une sacrée tête de coupable, il faut changer de lunettes ! C’est l’affaire où on retrouve Klavier et son theme musical de fou wouuuuuuuh]

5.4 : Cosmic Turnabout. Maintenant DANS L’ESPACE ! C’était le procès interrompu par la première affaire, vous savez donc, par définition, que ça allait mal finir. On a quand même droit à une « breakdown animation » d’un perso chtarbé. Une affaire light (procès-terrain-procès-boum) qui vaut son pesant de cacahuètes mais qu’on joue surtout pour ses robots CHOUPIS. Pas grand chose à dire, elle prépare surtout le grand finish !

L'écran d'après est cauchemardesque

L’écran d’après est cauchemardesque

5.5 : Turnabout For Tomorrow. C’est marrant comme cette affaire ressemble à la 1.4. Il y a même ce retour du « dossier XX-Chiffre ». On a deux grammes du passé d’Apollo mais ils sont assez touchants. Enfin l’occase de dévellopper un peu Athena et Blackquill. Le souci, c’est que son « big bad » est visible depuis l’espace. [L’histoire d’Athena est fantastiquement similaire à celle d’Hunter dans le premier jeu. Fullbright est le grand méchant du jeu ? Sans blague ! Dès que je l’ai vu, sa tête ne me revenait pas, je le trouvais beaucoup trop exagératif. Puis… je me suis demandé pourquoi j’avais cette impression. Puis je me suis demandé « quel perso-lieu-commun n’a pas été à cette place ? Le flic de service. Exactement comme Adachi, de Persona 4. Damn, encore un. Tous les indices correspondaient, le gars est beaucoup trop « émotif » et passe son temps à simuler quatre émotions distinctes. Le reste des indices était un poil trop gros. Bref…] Pas mal de fanservice, un fin qui aurait être un peu plus épique, un tout petit stinger qui pourrait conduire un sixième épisode.

Et c’est ça le plus embêtant : ça va pas être simple de faire quelque chose après. D’une part parce que le mode d’écriture par couches de la saga commence à trop se faire sentir, d’autre part parce qu’il est difficile d’enchaîner avec un tel best-off. Le « trio » est probablement fixé. Bref, l’excellence, facile mais d’une constance irréprochable.
Fun fact – spoiler sur tout le jeu : [TOUS LES COUPABLES SONT DES MECS. OHLALALALALALALALALALA MISANDRIE]
Ha, et bien sûr, remarque obligatoire pour signifier que la saga Ace Attorney est l’objet du prochain LOLJAPON, en live le 20 au soir. Maintenant, pour vous remercier d’avoir lu tout le post, voici un rendu bien moche de Phoenix en 3D.

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Mention spéciale aux animes au doublage douteux, par BONES, mesdames messieurs, rien de moins. Le studio qui nous a donné FMA, et bientôt Soul Eater Not!.

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Du rififi à Carcassonne

Avant de parler du nouveau Phoenix Wright – oh la la j’ai hâte, je viens de le finir, c’est tout plein de bonheur avec de vrais morceaux de bon jeu sans grand gameplay, rep a sa David Cage – faut absolument que je rattrape les quinze du fond qui étaient sur une autre planète cette année ou qui, plus simplement, ne sont pas otakus. Si vous n’êtes pas particulièrement fans de cultures nichées/barrées/les deux, cet univers est pour vous. Regardez, je mets en gras n’importe quoi, comme un article naze de Melty parmi d’autres. Et vous, qu’en pensez-vous ?

Vous avez aimé Cowbow Bebop ? Panty et Stocking ? FullMetal Alchemist ? Bien sûr, tout le monde aime FMA. C’est un anime suffisamment universel et qualitatif pour être apprécié par chaque personne qui s’y penche. Et là, attention, je pose le gros postulat qui tâche : s’il n’a peut-être pas eu la chance de le saisir, l’Attaque des Titans aurait pu avoir le même succès à moyen et long terme. Ça peut éventuellement encore venir mais une diffusion en france pourrait aider un peu, à la manière de la Sainte Kaz pour FMA, de retour en 2005. Pourquoi comparer ces deux séries ? Elles ont plein de choses en commun, dans l’histoire comme dans le méta. Notamment en genre, personnages, grosses ficelles codifications, même succès d’estime, méga succès commercial au japon, etc. En France, le manga est publié depuis cet été. D’ailleurs, Shingeki No Kyojin (c’est le nom japonais) était la grande star de cette Japan Expo, chaque année il y a toujours un shonen qui émerge dans les stands, les cosplays ou les gens qui hurlent des spoilers en conférences. L’adaptation en anime va bientôt avoir un an, était la star du printemps dernier et est tout à fait matable légalement sur Wakanim. Y’a l’embarras du choix pour un univers plus que chouette qui, validation ultime, est adorée du fandom. Quand, six mois après, Tumblr est encore inondé par la même série, c’est qu’il y a un truc qui cimente le tout.

Le train de la hype est passé depuis perpète mais il n’est jamais trop tard ! L’Attaque des Titans sera l’anime de 2013 pour pas mal de gens (Kill La Kill est un challenger potentiel mais on ne saura pas où il nous mène avant 2014, paaaas de chance) et ça se picore sans fin, un épisode par jour avant de se coucher, c’est terriblement addictif. SnK – Shingeki No Kyojin donc, késsadire ? Je vais baser ma critique sur l’anime. En fait, le postulat est aussi simple qu’efficace. Vous avez déjà lu ce roman de Swift qui a donné ce film pourri avec Jack Black ? Les gens « aiment bien » l’histoire de Lilliput, ils la dérivent et la parodient à l’infini. Dans ce roman, les géants débarquent et sont tous de suite mis à l’amende par les Lilluputiens (qui, en passant, n’étaient qu’un peuple barré parmi d’autres) – bref, dans SnK, c’est exactement l’inverse. Le plus grand est la menace.

Nous sommes donc vers 850 après on-ne-sait-quoi, dans un univers alternatif. On se retrouve dans un postulat vaguement Moyenâgeux où tout le monde maîtrise une technologie compliquée à base de gaz et de vapeur. Cette technologie, c’est la « tridimensionnalité », un engin sophistiqué qui permet de voler en s’accrochant un peu partout. A des arbres, ou, par exemple, un mur. Ca tombe bien, toute l’humanité est planquée derrière un énorme mur circulaire… planquée des Titans, des humanoïdes crétins de cinq, sept, quinze mètres, dont le seul objectif est de bouffer des humains. C’est même pas un besoin vital, ils font ça par conditionnement, par réflexe, par plaisir, ils ont même l’air de kiffer ça, pour preuve cette dégaine effroyable qu’il tirent quand ils mutilent des bras et des jambes humaines. Bref, un jeu du chat et de la souris super anxiogène et perdu d’avance. Dans le reste du monde, le danger mortel, les survivants sont derrière trois murs concentriques. Maria, Sinnah, et Rose – c’est le nom des murs. Tout au centre, le roi et son état major. Voilà pour le point de départ ! Il ne s’est rien passé depuis 100 ans, pas le moindre souci et…

Un titan de soixante mètres débarque près premier mur. C’est du jamais vu, c’est pas sensé se produire, avant que tout le monde puisse piger ce qu’il se passe, il casse d’un coup de pied les protections à la base du mur et laisse entrer les autres titans. Pour eux, la notion d’intelligence était alors exclue. L’un d’entre eux va bouffer la maman d’Eren Jaeger, un jeune ado qui va – sans surprise – dévellopper une haine des titans et s’engager dans l’armée. « Voici leur histoire », comme dirait l’autre. Eren, c’est le héros du bouzin. Un vrai personnage de shonen : un peu bousillé à l’intérieur mais avec une détermination en acier trempé. Il est accompagné par Mikasa, une action girl qui va tous nous enterrer – une sacré nana au passé difficile, mais aussi d’Armin, la réincarnation directe d’Alphonse Elric. Eux trois vont rentrer dans le corps d’armée local, le dernier espoir de l’humanité, subdivisé en trois sections : les brigades spéciales qui protègent le roi, l’infanterie qui fait régner l’ordre et qui agit en cas de souci près des murs – et les éclaireurs, qui partent en expédition au delà du mur, dans une mission ouvertement suicide. Transposé à notre monde, ça donne la garde Suisse, la gendarmerie et les expéditions sans retour vers Mars.

Sans trop vous spoiler les premiers épisodes – il y en a 25, ce n’est qu’une première saison qui ne couvre qu’un pan canonique du manga – on nous présente Eren, on le voit s’inscrire à l’armée, suivre cette formation de trois ans puis combattre les titans – qui redéboulent à point nommé près du deuxième mur. Résumé en une phrase, c’est ça, mais les choses sont évidemment bien plus compliquées et fluctuantes. Il faut voir ça comme une zombie apocalypse où, et c’est presque paradoxal, il y a un peu plus d’espoir. Les zombies apocalypses, quand elles ne sont pas tournées en dérision, ne se terminent jamais bien. Il ne se passe pas de miracle, tout le monde y passe, point. Ça part donc pas super bien pour Eren & Co.

Mon rôle est donc de vous prouver que c’est un anime plein de qualités. Ne serait-ce que dès le générique, devenu mémétique en un rien de temps. Il paraît qu’il marche avec n’importe quelle vidéo. Perso, je préfère le deuxième. Plus épique, avec des plans incroyables, une émotion folle, des plans cools en 3D… même chose pour le deuxième ending. J’aurais aimé avoir 25 autres épisodes rien que pour deux autres sets de génériques. Exactement comme FMA, d’ailleurs.
Et c’est ça le truc gagnant avec SnK, tout est bien fait et surtout bien codifié. L’univers est crédible, on rentre dedans sans souci et il se développe tout seul. Les murs, le culte autour d’eux, l’angoisse des habitants, les corps d’armée, le graphisme autour de tout ça, la tronche des titans, la science autour d’eux… vous voyez le genre, les pistes à exploiter sont nombreuses et c’est toujours fait. Les eyecatchs compriment des histoires de fond, à la Death Note. Quand c’est pas placardé à la figure façon FF XIII, c’est toujours une bonne idée. C’est un plus, surtout dans un anime qui, pragmatiquement, ne laisse pas beaucoup de place à ses personnages – forts nombreux.

Levi, un mec trop sympa

Alors les persos, parlons-en. Ils se regroupent tous autour et dans l’armée locale. On ne les « rencontre » pas beaucoup, ils sont nombreux, on se souvient à peine de leurs noms, il faut faire un peu gaffe. Quand on voit un personnage mourir et qu’on est pas sensé savoir s’il fallait être attaché à lui ou non, c’est embêtant. Y’a donc ce trio de base, puis sept autres soldats, le « top 10 de la promo », des tronches et des caractères divers. Y’a Levi, le nain ténébreux toujours ronchon, qui fait gémir les ménagères. Y’a cette nana qui étudie les Titans mais qui exprime un peu trop d’excitation à leur égard, etc etc. Tout un casting varié, intéressant. Casting qu’on va voir dégrossir, bien sûr. Les Titans bouffent les humains, c’est toujours sadique et dégueulasse, et quand ça touche « plus proche de la maison », tu le sens passer. Cet anime sait te transmettre les pires émotions, c’est fou. Les persos se retrouvent dans les pires situations, le font savoir, on est avec eux et on en chie avec eux. Ca arrive de temps en temps. On compare souvent SnK avec Game Of Thrones, dans le sens où « tout le monde meurt tout le temps ». Bon, ce n’est vrai ni dans l’un ni dans l’autre, mais ça marche par phases. GoT est quand même plus sévère avec ses persos (mais c’est un univers beaucoup plus étendu, alors j’imagine que le produit en croix fait sens)
Enfin bref, la comparaison se tient. Les personnages sont bien traités par l’univers mais très maltraités par le scénariste.

Le rythme, c’est une autre histoire. L’anime n’est jamais chiant mais il perd un peu son temps, parfois. Quand on voit un bataillon de personnages voler dans les bois pendant quatre épisodes de suite, difficile de pas penser à Naruto et ses étirements improbables. C’est pas du Kaiji mais c’est un peu inégal de ce coté là.
On dit souvent que le dessin est moche. Je pense qu’il faut davantage se défaire de ce préjugé car c’est lui et seulement lui qui va nous aider à le voir tel quel. Les premières pages du manga ne sont pas très heureuses mais potables et tout le monde dit que ça s’améliore très vite. Un peu comme Soul Eater, donc. L’anime reprend les traits du dessin original et sort un peu de la marge – moins lisse, moins rond, moins kawaii, fatalement. Ça correspond bien avec l’ambiance de la série !

Enfin, est-ce qu’il y a des plots twists ? Oui mon gars, y’en a plein ! Et pas que des morts froides et crues ! Le premier gros truc tombe très rapidement, je vous l’épargne mais difficile d’y couper aujourd’hui. Tout l’anime est construit autour d’un mystère – avant de disparaître dans la nature, le papa d’Eren lui a donné la clé de la cave, où la solution à tout ce bordel pourrait se trouver. Pas de bol, c’est comme si il avait été catapulté à 500 kilomêtres à la seconde près. Kekiya dans la cave ? On le saura jamais. En tout cas, pas dans cette saison. La toute dernière seconde de l’anime comporte un twist un peu cosmique mais super violent et dingue, de quoi redistribuer un peu les cartes. L’anime se change un peu en whodunnit vers la fin et il va falloir être attentif ! Tout tourne autour des titans et de leur biologie. Du coup, on ne peut pas les laisser se défendre à perte comme ça pour toujours, du coup, il va y avoir quelques power-ups pour les humains là et là, mais shh. Tout ça va nous donner du body horror bien dégueulasse et nous démontrer, par exemple, comment peut-on protéger ses copains avec sa cage thoracique.

Gaaah Gaaah

Gaaah Gaaah

Bref, un anime alpha, complètement maîtrisé, à l’univers fascinant ET super addictif. Watamote, Danganronpa, tout ça c’était bien cool à leur sauce mais ça donnait pas envie de se précipiter sur les mangas ou sur Etsy. Je recommande à fond, en manga ou en anime, à votre convenance. L’anime doit s’arrêter au tome 8, quelque chose du genre. Y’a donc pas mal de rab à découvrir.

L’attaque des titans est le plus sexy des univers moches.

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