Monthly Archives: novembre 2013

Omelette du fromage

Nous sommes le 8 janvier 2013. Il est 14 heures, je suis à peine debout, après tout, le réveillon c’était il y a une semaine seulement et il faut continuer à décuver. Le ouaib est en feu. La raison ? Ce Nintendo Direct. Iwata, toujours avec son accent anglais plus que perfectible, nous fait un historique très détaillé des précédentes générations de Pokémon. Il fait durer le truc, c’est Nintendo, notre attention est déjà captée. Il rappelle que la localisation nous a toujours séparé de six mois des précédentes versions japonaises. ET LA, MEGATON : Pokémon X et Y. 2013 n’est pas que l’année de Luigi, c’est aussi celle de la sixième génération de Pokémon. En 3D. En France in-game. Oh la la, beaucoup trop d’émotions à gérer, surtout que Noir et Blanc ne datent alors pas encore de deux ans, c’est un tout petit laps de temps, nous étions habitués au double.

Début 2011 donc, j’avais vraiment aimé Pokémon Noir et Blanc et je ne me relisait pas. Vu de l’extérieur, on peut se demander comment ces six jeux, fragments d’un empire qui fête ses quinze ans, peuvent se dissocier les uns des autres. Bien sûr que le gameplay ne changera jamais, qu’il y aura toujours huit champions, un maître, des Pokémons à choper et un voyage initiatique un peu bizarre ! Tout le monde sait en quoi consiste ce jeu, mais Noir/Blanc avait le mérite de dérouler un scénario un poil plus grave et mature, d’avoir un bestiaire bien foutu et de proposer une aventure globalement plus difficile. Cette fois, nous y sommes, nous avons pratiquement tous fini X ou Y et deux points de vue se mélangent dans ma tête.

C’est, sans aucun doute, l’épisode le plus abouti et le mieux fichu de la série. Pourtant, il lui manque un truc. Un petit machin qui lui donnerait du sex appeal en plus. Je vais essayer de développer et gardez à l’esprit que ce sont des griefs assez personnels puisque, au fond, ce sont surtout des signes que les AAA estampillés Nintendo font de meilleurs efforts pour s’adresser à tous, habitués comme petit nouveaux. Justement, X/Y articulent pas mal de concepts, publics, générations différentes. Voyons ça.

On incarne donc un énième ado de 10~13 ans qui démarre un parcours à travers la région de Kalos. Kalos, c’est « beau » en Grec, mais Kalos, c’est la peinture d’une France d’après la vision d’un Japonais qui a passé deux semaines à Paris ou à Baux-de-Provence. Il va falloir capturer des bestioles, les faire combattre etc etc. Personne ne nous explique vraiment le but du jeu, parce qu’on part du principe que – soit on connaît la franchise depuis notre naissance – soit on a maté « Pokémon : The Origins », petit anime récap pas fantastique de la première génération. Honnêtement… tout le monde rentre dans ces cases, donc pourquoi pas, après tout. Mais ? Que se passe-t-il ? Des gens gueulent des trucs à travers les fenêtres des rédactions spécialisées ! Ils disent « PAS DE CHANGEMENT FONDAMENTAAAAAL ! » Hey on l’a déjà dit, c’est pas une surprise, ça. Pokémon va pas soudainement se changer en jeu de golf. Y’a quand même plein de petites particularités.

Du Mystipr0n partout sur les Internets

J’ai donc pris X parce que le légendaire avait l’air cool, original, c’était un type « Fée » – vous savez, ce nouveau type sensé équilibrer ces foutus dragons qui nous volent notre travail, la couv’ est bleue, donc « froide », le Dracaufeu, banco. « Pokémon Y » sonne infiniment plus classe mais c’est comme ça. Fidèle à mes habitudes autistiques, j’ai encore une fois pris le starter d’eau, Grenousse. Son gameplay est un peu différent : on sort du carcan du tank bourrin pour passer à une petite chose fragile mais très rapide. Un ninja, quoi, l’analogie est pas difficile dans ces design aux inspirations médiévales.

La 3D, déjà. C’est un ajout attendu mais pas révolutionnaire. C’est pas une 3D de liberté totale hein, ça reste une vue de haut parfois précalculée, avec de nombreux passages où la caméra tourne autour du personnage, comme dans Noir et Blanc. Dans les faits, le jeu est toujours littéralement quadrillé, les premiers pas sont une horreur et la « 3D gravity » ne sert qu’à se faire casser la gueule au framerate. C’est nettement plus joli, les combats sont bien plus dynamiques et cools (qui d’entre vous a désactivé les animations, cette fois ?) et l’aventure est bien plus smooth. Le petit luxe étant bien sûr d’acheter des fringues à son avatar et de tourner des « vidéo dresseur » swaggi swaggantes. Un ajout vraiment apprécié mais qui devenait nécessaire sur une console qui s’appelle 3DS. Au moins, le rythme n’est pas complétement niqué façon Collosseum, la nation est sauvée.

Ensuite, il faut bien comprendre que tout est fait pour que le jeu soit plus facile. Plus précisément, on nous montre toujours la voie pour rendre le bouzin super simple. Regardez, Tv Tropes a listé tout ça, sous « Anti Frustration Measures« . Le Multi Exp rend le machin plus simple que la simplicité même. On peut l’éviter – et je n’ai jamais eu le réflexe de le désactiver – mais cette fois c’est toute la team qui prend de l’expérience, ce qui évite ce coté « cas par cas » qui m’avait vite fait constituer une vraie équipe dans (one more time) Noir et Blanc. Mes vieux démons sont revenus et j’ai littéralement surfé ma voie vers le Maître et son thème musical super cool. Tout est plus simple… et tout est plus technique : c’est une génération qui donne encore plus ouvertement des moyens de tweaker un peu ses bestioles, via ce mini jeu un peu crétin et pas du tout gaucher-friendly. D’ailleurs, le PokéVirus vous disait-il quelque chose il y a deux mois ? Non. Moi non plus. Toute l’humanité, je pense. J’en profite d’ailleurs pour me la péter : j’ai chopé mon premier shiny sur la première route. C’était un Flabébé. Hautement symbolique, vu le scénario. Yay !
Bref, on peut la jouer cool, on peut faire du métagame, le champ des possibles est vaste. L’aventure ne pose pas souci, comme la deuxième arène de (devinez quoi ?) Noir et Blanc. CE PUTAIN DE MIRADAR ET SON REGARD DE FOU. Haaaaa.

Alors justement, transition pour parler des nouvelles bestioles et de leurs design. Dans (poum poum poum) Noir et Blanc, on avait cent nouveaux spécimens, ronds, mignons, bien foutus et avec des noms idiots. Souvenez-vous, Nanméouïe ou Toutankafair, quand même. Là on est réduits à 75 mais toujours avec de chouettes designs, si on ignore un tendance étrange à donner vie à des frigos et des porte-clés. On a évité un Pokémon Camembert. La carte – Kalos donc – est tout aussi chouette, avec de beaux bâtiments, cafés, mais surtout des arènes au design fantastique. Il y a des efforts là où on les attendait et c’est chouette. Et oui, c’est la Fronsse, donc c’est hon hon baguette baguette, château de Versailles, menhirs, usine au nord et des noms de fou du genre Rélifac-Le-Haut. Damn ! Moi qui pensait m’évader en jouant à Pokémon. Notez que dans la version anglophone, les villes ont les mêmes nom Disneyland que d’habitude. Nous, on a droit à Trifouillis-Pontoise et Kernek Le Pointu. C’est chouette… non ? Y’a cinquante cafés mais plus de casinos. Des musées partout, on peut filer des pourboires (geste considéré comme très malvenu au Japon), on défile sur les Champs-Elysées, etc. Bon. Pourquoi pas, hein, c’est rigolo.

En fait l’impression qui me gêne dans X c’est se sentiment de non pas avoir une sixième génération indépendante, mais davantage le début d’un cycle. Les références à la première génération sont trop nombreuses – au détriment de, par exemple, vous-savez-laquelle. Un Ronflex à réveiller, une fausse Sylphe SARL, tout plein de schémas qui rappellent Kanto. Quel est l’anime qui faisait office de tutorial au Japon ? Un remake de la G1. Un Pikachu dans la première forêt. Mewtwo pas planqué dans le post-game, pas de « trilogie légendaire », mais les trois piafs de la G1, encore. Vous voyez où je veux en venir. C’est un phénomène étrange. Tu vois, dans la G5 ( LA GESSINQUE ! ) tu combattais le légendaire après le conseil des quatre, et le boss final était pas le maître. C’était complétement fou.

Le Post Game est un peu « mouais ». Le bestiaire ne se débloque plus d’un coup mais il y a quelques bonnes idées : le safari Ami qui permet de piocher dans un type spécifique généré selon le code ami, par exemple. Les enquête de Beladonis sont prometteuses (il faut déclencher une série de triggers pas bien précise, attention) mais y’a pas ce sentiment de « Deuxième round » inhérent à… bref. C’est dommage mais pas la mort non plus puisque chacun aura loisir de constituer sa team parfaite et de la fignoler jusqu’à plus soif. On pourra aussi caresser ses Pokémon à des endroits inappropriés pour augmenter leur affection et débloquer des bonus passifs, du genre, « encaisser une attaque fatale pour vous ». PARCE QUE OUI. MAINTENANT, POKEMON COPIE DIGIMON ET PERSONA. C’EST PAS BIEN.

Je profite de cet instant nerderie pour justifier les emprunts à Digimon : les fans de Tamers auront reconnu la manière de faire « méga évoluer » vos bestioles, et l’intrigue gentiment patho-grave du truc est liée à un scénario archi semblable de la-franchise-d’en-face. Désolé pour ceux à qui je parle en codé. Les méga-évolutions, ça reste super anecdotique, ça permet quelques beaux designs, d’autres ratés (Tortank, sérieusement) et ça peut sauver quelques miches en combat, rien de plus. Dans ce jeu, tout le monde est obsédé par ce concept, comme si c’était crucial ou révolutionnaire. Je crois qu’à Kalos, on brûle ceux qui s’en foutent.

Et ouais, le jeu est quand même assez niais. Les dialogues sont supra-enfantins, la bande de gosses qui vous sert de rivaux est pas évidente à supporter, plus de références loufoques, beaucoup de premier degré… et la Team Flare, boudiousse, la Team Flare. Comme dirait Amo, « ils font un peu Manif Pour Tous« . Aucun objectif fixe, ils sont juste là, ils sont méchants et ils sont fabulous. C’est cool. Il paraît que dans l’autre version, le leader prend cher à la fin. J’ai pas suivi, je m’en fichais un peu et c’est dommage. Toute la période avant le légendaire où on bute les cinq mêmes Pokémon avant le légendaire pendant trois heures a de quoi rendre dingue. Le Prof. Fabulous ne sert pas à grand chose, les rivaux sont chiants, les champions d’arène n’ont plus d’existence propre en dehors de leurs… arènes zut répétition, etc. Pourquoi faire plein d’efforts sur d’autres trucs et pas là ? Je suis triste, Nintendo, triste. C’est quoi cette bizarrerie transphobe dans Phoenix Wright 5 ? C’est quoi ce bug dans Illumis ? Des microtransactions, sérieusement ? Vous devenez gagas ? Gagas. sDFsdflksmdlfsmdlfkssdfsdfsdfsgagas.

Heureusement. Et là, c’est le bonheur, c’est la joie, c’est mâââââtin, les musique sont super. C’est pas un truc que j’attends comme un fou comme dans un Paper Mario (que j’ai toujours pas fini, c’est dire le problème) mais la génération précédente se démarquait bien. TOUS les « checkpoints musicaux » sont là. La musique du rival. La musique des champions d’arène. La musique du légendaire. La musique du maître. Elles tuent toutes. Y’a même un petit gimmick. Le combat final est une crème : « c’est comme un vitrail mis en musique ». Je sais plus qui a écrit ça mais oh la la le bonheur dans les oreilles. C’est probablement ce que je vais le plus retenir de cette G6. Et comme je le disais plus haut, tout ce qui a été lancé à tel ou tel moment de la saga est aujourd’hui abouti : les modules d’échanges et de combat en lignes sont impeccables et intuitifs. Il faut juste un peu découvrir par soi même, mais après une phase de jeux qui te prennent pour un con (Galaxy 2, Mario & Luigi 3 etc etc) c’est pas plus mal.

C’est fou ces petites tendances qui se dégagent du JV en 2013. Les best-offs, les quarantenaires, les duos, les trios aussi. Et Nintendo qui se laisse un peu aller. Pokémon X et Y, lui, est excellent. En revanche, bizarrement, il me laisse pas un souvenir impérissable alors que la G5 reste mon chouchou. Suis-je hipster ? Sans doute ! C’est toujours un plaisir de parcourir un Pokémon mais celui-là m’a paru un poil en deça.

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Personne ne se doute de rien

Le premier numéro de LOLJAPON est en podcast depuis quinze jours, le deuxième arrive dans neuf ! Il y a la page du podcast, la page de live et même un flux RSS et une page Itunes. Chouette, non ? On parlera de Pokémon et d’un tas d’autres trucs (l’Attaque des Titans, Garden Of Words, Diabolik Lovers, un anime qui promet d’être délicieux) alors viendez, etc.

MAIS. Nous n’allons pas parler de  mangasses pour le moment. Par contre, je vais insérer quelques screens de Kill La Kill car cet anime me fascine et il va falloir en parler intelligemment, un vrai petit défi en soi. Non, la semaine dernière a été marquée par deux grosses actu du JV en France, deux petits trucs qui méritent l’attention et c’est un peu comme une mauvaise et une bonne nouvelle. On va faire comme d’hab et commencer par la Paris Games Week.

Sans aucun rapport : du TENNIS !

Je sais même pas vraiment pourquoi. C’est comme un réflexe pavlovien. Ça fait cinq ans que je chronique pour le fun « l’évènement d’Halloween Parisien » – en référence à cette époque qui commence à s’éloigner où c’était encore le Micromania Game Show. J’y reviens toujours avec un avis plus que mitigé, je dois avoir une mémoire défaillante, ou alors c’est mon amour des rituels qui parle. Bref, le Paris Games Week, c’est le lieu idéal pour râler si on a un besoin fondamental de râler : ce n’est un salon intéressant que pour un certain type de joueur. Un panel large, certes, puisqu’il exclut seulement les « métas » – presse et industrie – qui n’y verront rien de nouveau, quand bien même c’est une bonne façon de s’amuser et de rattrapper deux trois trucs. Ça reste une vitrine pour quelques studios et indépendants français, on va y revenir, mais rien de transcendant, ce n’est pas l’E3. En revanche, c’est un évènement qui génère un minimum d’attention médiatique et qui se tape parfois un mini-scandale. C’est fou, on dirait Rock En Seine. Toujours la vitrine de Noël, certes, mais si vous arrivez à vous procurer une PS4 avant février, c’est que vous êtes franc-maçon.

Dans la « mauvaise » nouvelle, du positif tout de même puisque le malaise s’est déplacé des journalistes vers l’industrie, mais aussi les joueurs par extension. C’était il y a déjà un an, le fameux Doritosgate a soulevé pas mal de questions restées latentes dans l’année.
Késsadire ? Un Geoff K, journaliste JV, un peu « whatever » entre un kakémono Halo 4 et des Doritos/ bouteilles de Mountain Dew. Le symbole était parfait, la presse spé a un problème de connivences avec les éditeurs. A partir de là, des médias plus généralistes ont commencé à disséquer les pratiques douteuses qui émanent de certaines rédactions ou éditeurs, tout en questionnant le statut de journaliste. Un débat intéressant mais un peu confus puisque le jeu vidéo est une pratique journalistique culturelle comme une autre et pas forcément compatible avec l’imagine du journaliste généraliste intrépide. C’était, en revanche, l’occase de faire un peu d’investigation et de propulser des petits nouveaux. Bref, beaucoup de regards vers beaucoup de nombrils mais ça a soulevé des questions importantes, parce que rien ne dit que le journalisme – par exemple – musical n’est pas frappé par les mêmes réflexes. L’origine du bouzin n’a pas eu de rapport direct avec la PGW, sinon un souci de timing. Résultat, des journaleux survoltés et un évènement qu’on doit aux grands pontes d’Activision qui peut ainsi faire la promotion de son Call Of annuel. ET LA, TRANSITION !

Call Of Duty. Je ne suis pas fan. Avant de ne pas aimer le jeu, je n’aime pas ce qu’il représente. Les chiffres qu’il génère, son public, ses messages mixés. Ce n’est pas bien grave, mais les jeux en eux même ne sont pas toujours fantastiques. Call Of et Battlefield sont souvent des AAA bêtes et méchants, pas très non-américains friendly, on peut l’ignorer et jouer à des machins qui prennent ce genre de sujet bien plus intelligemment, Spec Ops : The Line en tête. Le truc c’est qu’il cristallise tout ce qu’on aime pas dans le jv et son public fait un peu de même. Sans se lancer dans un discours identitaire à la con, c’est un soft qui polarise pas mal de trucs gênants et ça va jusqu’aux jeux en eux-mêmes. Ghosts est un cran au dessous, difficile de pas se souvenir du jeu vita 2012 et de sa durée de vie amusante, bref même le « standard » n’a jamais été grande folichonnerie.

Video games haaa~

Video games haaa~

ET DONC ACTIVISION A EU LA BONNE IDÉE DE PROPOSER 500 PACKS PRESTIGES A 200 BROUZOUFS AUX 500 PREMIERS PRÉSENTS SUR LE STAND. Une idée tellement réfléchie, surtout après des gars piétinés à Milan dans l’exact même contexte. Donc voilà, deux milles gus qui attendent toute la nuit par moins trois, qui pètent un peu les plombs, qui ne donnent pas forcément le meilleur d’eux même et qui provoquent un meme forcé pas forcément super drôle. Après le bazar initial on retrouve des packs sur leboncoin et ils sortent tous du 93, les implications sont infortunées. Vous me direz, au moins, c’est pas des kits presse. Enfin bref. La démographie au PGW, c’est un sujet pas simple à aborder, surtout quand on voit tout ces Youtubeurs « accrédités » qui se baladent avec leurs parents.

Bon, y’avait quand même pas mal de trucs à essayer ou tester. Déjà, très bonne idée que ce coin enfant dans un deuxième hall, loin du sang et du monde du machin principal. On y trouvait pas mal de choses adaptées à tous : un énorme stand Skylanders (ce concept qui devient un genre à part, hmm hmm Ubi) un gros coin rétro où on peut jouer pépère et un carré consacré à l’indé Français avec, par exemple, un Tetrobot aux présentateurs enthousiastes (et qui filent des bons des réductions) et plein d’autres choses, un quiz de l’extrême dans un périphérique-kart, un FPS qui se joue avec les doigts et une air-manette (j’ai encore oublié le terme précis, damn) etc etc.

Pêle mêle, sans grand fil conducteur : Octodad est, comme prévu, débile à souhait, rigolo à jouer et à regarder mais je doute que le concept soit fun plus de quelques heures, surtout avec ces commandes volontairement oulipiennes. Le coin Nintendo – après avoir focalisé toute l’attention l’année dernière – valait encore son pesant de jeux Wii U. C’est bizarre à dire, mais y’a quelques jeux qui pourraient y sortir cette année. Tous mais pas Smash Bros, faut pas trop espérer non plus. Un autre Mario 3D bien animé mais toujours sans âme, le dixième de suite donc, un Mario Kart qui sera sûrement excellent et qui compile tous les petits mécanismes qui ont fait le succès des jeux précédents et un Bayonetta 2 incompréhensible, je ne suis pas encore de ce bord là, malheureusement. J’aimerais être intéressé par le prochain Zelda sur 3DS, mais pour une raison qui m’échappe, il me passe vraiment par dessus. Sans doute parce que je n’ai pas ce fétiche des Zelda en 2D…

La Xbox One était à la disposition de tous (du moment qu’on ne la touche pas en pleine private session) et, il faut bien l’avouer, l’objet en lui même n’est pas très sexy. Trop carré, trop rugueux, un peu massif-agressif. La manette est pas mal pensée et un Forza 5 était en démo. C’est là que je me rends compte à quel point Horizon était fun et bon esprit. Des vibrations dans les gâchettes. Des petits sticks repensés. Voilà voilà.

De l’autre coté, chez Sony, on a joué un peu à Knack. Le tout premier jeu présenté de la PS4 ! Moi de me dire « oh la la ça va être choupi et gosses-friendly façon Kameo » et je ne suis pas certain. C’est assez difficile, comme démo présentée. Sympathique, s’oublie en très peu de temps. Tout le monde a passé la soirée à nous dire que #Driveclub n’était pas bien. On va croire la doxa et attendre un peu. J’ai plus tendance à attendre The Crew mais Ubi a un petit souci avec ses deadlines ces temps ci, je ne sais pas si ça s’est vu. Et c’est déjà tout, rien eu le temps de tester en plus en une soirée.

La vie de salon : une aventure en pyjama

La vie de salon : une aventure en pyjama

Spéciale dédicace au stand Jeuxactus et Cyprien Gamin, un mystère pour les générations futures, mais aussi pour Bethesda, qui ne générait pas beaucoup d’intérêt. Namco avait une thématique clairement japoniaisante – enfin, une thématique – et un bisou au copains de BigBen et assimilés qui faisaient essayer WCR (qui est sûrement pas bon du tout mais hé c’est des copains !)

Donc ça c’était pour la « mauvaise » nouvelle. Mitigée, quoi, pas spécialement pour nous, quand bien même il y a toujours à boire et à manger. Ça n’empêche pas le salon de toujours être un moulin quand il ne le faut pas, d’être globalement sale et de cultiver les choix curieux.

La BONNE nouvelle, c’est l’apparition d’un nouveau mag JV, JV. Je crois que le titre a été choisi pour la vanne. Walou commentait ce même article l’année dernière, c’est l’un des rédacteur du-dit magazine, rédigé par des anciens de Joystick, entre autres. Je maîtrise très mal cet organigramme, mais c’est un projet des gars de Zqsd, qui a du agir comme un think tank. Sans aller dans le publi-communiqué, c’est un vrai bon premier essai qui garnit un rayon JV devenu super pauvre par la force des choses. Il rejoint donc Canard PC et le mystérieux Videogamer.

Je vous en parle parce que je suis un terrible novice de la presse papier. Je vous l’expliquait déjà dans un viiiiieil article consacré à mes archives de magazines favoris, mais je ne sais encore rien de, par exemple, la presse lifestyle. En ce qui concerne le JV, je suis toujours accro et fermé sur Edge et Games, les deux pontes de la presse UK. Les deux s’équilibrent bien et sont de beaux objets aux bonnes idées, même si s’y abonner en Europe coûte trois bras – couplé à un mag qui commence à prendre l’habitude d’arriver très tard en boîte. Avec le mou du bouclage, ça fait presque un mois de retard complet. Je m’abonne à JV avec pas mal d’enthousiasme puisque c’est une première fois depuis le défunt Nintendo Mag, à l’époque des débuts en 2002, on était petits, peu critiques mais il y avait quand même plein de belles choses dedans.

JV numéro 1 donc. Mensuel de quatre euros. 100 pages, beaucoup de pubs heureusement concentrées au début. Une tranche carrée (OUI ! :D) qui était une grosse préoccupation de la rédac (RE-OUI ! :DD) et une maquette pas trop fantasiste dont je suis pas le premier fan – beaucoup de blanc partout. Mes notions dans le domaine sont faiblissimes mais j’aime vraiment les deux magazines sus-cités pour leurs designs respectifs. D’ailleurs, JV semble sortir d’un blend entre les deux. Pas trop volontairement « funifun », beaucoup d’emphase sur l’insight, les analyses précises, mais aussi ce fétiche du rétro qui conclut Games. Cher amis, si vous me lisez, le « coming next » des deux en dernière page est un indispensable à mon goût. Peut être pas en utilisant un screenshot – quoique l’idée a toujours été charmante – mais dès que vous êtes sûr de vos deadlines, pensez-y.
De l’actu, de l’analyse, des critiques, un peu de méta, quelques focus et une petite prise de risque : une double page consacrée à d’autre produits culturels. Ca désarçonne mais c’est pas particulièrement malvenu. Par contre, la BD et « l’humour plein-pot » dans un mag, j’avoue que j’ai toujours trouvé ça bizarre, et c’est pas faute d’avoir été nourri à ce mélange à grands coups de Picsou et Kid’s Mania, comme tout le monde.

Joue à Call Of, nettoie ton lycée (encore)

Joue à Call Of, nettoie ton lycée (encore)

L’emphase est mise sur l’absence de notes. On trouve quand même un macaron « Jean Vidéo », l’Ulysse local. C’est un choix et c’est à respecter, ça permet d’articuler bien plus facilement divers avis sur un jeu. Et ça tombe bien ! Le tout premier test du mag, c’est Beyond !
Exemple de premier dossier : les clés russes bradées. Etant pas PCiste pour un sou, j’ai découvert un vrai petit phénomène, c’était traité avec précision et sérieux, c’est chouette. Du même auteur, une page sur les notes fluctuantes de Polygon, que j’avais alors dans le radar en début d’année. Ça m’a rappelé de chouette souvenir, mais bref. Le ton global ? Sympa, assez pro, gentiment familier, plus destiné à ma génération qu’à des gamins de quinze ans.
Vraiment, au delà de cette couverte assez bof, c’est une centaine de pages qui promet pas mal de belles choses. L’aventure commence, elle est casse-gueule, et essayer avec professionnalisme et cohérence, c’est déjà super honorable et ça fait une saine lecture en plus.

Bonne chance les gars !

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