Le sommeil est dans un autre château

N’oubliez pas, Respawn à 16h30 ! J’essaierais de défendre la Xbox One, même si le récent revirement de Microsfot me facilite un poil les choses.
Sinon… Je parle très succinctement du Mario Marathon chaque année, mais cette fois, tant qu’on est encore au début, autant développer un peu.

L’hilarance

 Voilà une petite histoire qui se passe chaque année et qui mériterais un peu plus d’exposition. Je serais encore au Fig, j’aurais vendu ce machin comme un dingue. Vous aimez Mario, le personnage ? Bien sûr, qui n’aime pas Mario, impossible de faire plus emblématique comme personnage même si je ne suis pas super enthousiaste face aux directions que prend Nintendo depuis 2006. Vous aimez faire de bonnes actions, non ? Moi aussi, comme tout le monde. Seulement, ça dépend un peu du contexte. Si vous êtes familiers des couloirs de la Défense, vous avez sûrement déjà vécu cette situation très bizarre socialement où on vient vous tenir un gobelet de monnaie sous le pif en faisait la gueule. C’est terrible comme situation. Ben là, voici une excellente initiative qui met l’emphase sur les formes et qui donne envie de donner des millions, sans bouger de devant son écran ! Génial !

Vous connaissez sûrement Penny Arcade, le webcomic JV le plus successfoule de l’Internet. Aujourd’hui, ses fondateurs nagent dans une piscine de billets en publiant six strips par semaine. Ils ont à leur actif la Penny Arcade Expo qui, mine de rien, devient l’antichambre de test de certains jeux indés en plus d’être une convention geek. Une convention très connue aux USA et toujours très lucrative, en plus d’avoir de bons retours. Bref, il y a un véritable empire Penny Arcade dont le webcomic est le centre de gravité. Les deux créateurs ont pas mal de projets à leur actif, dont Child Play, une association caritative qui collecte des fonds pour donner des jeux et des console à des services pédiatriques. Une intention fort noble qui, si elle n’atteint pas toujours les médias traditionnels, est toujours invoquée dans ce genre d’initiative. Bon, Penny Arcade n’est pas vraiment un nom qui manque de moyens et s’engager sur leur dernier Kickstarter n’est peut être pas une super direction pour ce post.

Quoi qu’il en soit, voilà pour la partie blogging : nous sommes en 2008, début Juillet. Je découvre les joies du rester-devant-l’internet-toute-la-nuit en début d’été et cette nuit ne fait pas exception. Je ne sais plus comment, je me retrouve devant la retransmission live d’un appartement à Lafayette où Brian, Chris et John, trois jeunes hommes presque trentenaires, finissent un marathon Mario d’une cinquantaine d’heures en complétant Galaxy. Les voir galérer sur des « Luigi Purple Challenge » avait quelque chose de fascinant et je suis resté collé devant de une à six heures du matin, le temps de voir le truc se terminer. Un moment que j’ai toujours à l’esprit, ça avait quelque chose de mémorable, une vraie petite madeleine de Proust. On rigolait bien entre inconnus, on écrivait n’importe quoi sur le chat, je demandais en mariage la « fille du canapé », bref. Ils ont récolté dans les 11 000 dollars pour récolter environ dix fois plus cinq ans plus tard. Pas mal !  Hé ben tant mieux, on peut tous le revivre chaque année puisque la sixième édition est en train de se dérouler à l’heure où vous lisez ces lignes. Enfin, celle où je les écrit, voilà.

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« C’est la version française du format PDF »

Le Mario Marathon est donc un évènement annuel où on voit des gens jouer à divers jeux Mario pendant une durée avoisinant les cinq jours, notre rôle est de donner quelques sous ou de simplement nous amuser à les mater. Je fais partie des gars sceptiques quand à l’intérêt de voir les autres jouer mais ils ont trouvé quelques astuces pour rendre le tout fascinant à n’importe quelle heure de la journée. L’appartement est devenu un vrai petit studio décoré en Nes-Art – la classe – et le casting s’est de plus en plus étoffé, les « personnages » sont toujours les mêmes et c’est un vrai plaisir de retrouver ces philanthropes gamers, diurnes comme nocturnes. Ben ouais, pour jouer 24/7, faut bien tourner un peu sinon on fait des attaques cardiaques et ça c’est pas très très lol. La liste de jeux est déterminée à l’avance, souvent des plus récents aux plus vieux, ils reviennent compléter les premiers si les « objectifs débloqués » par les donateurs le permettent Parce que ouais, ils ont trouvé le moyen de « ludifier » une oeuvre de charité, sans jamais percevoir le moindre cent envoyé !

Le pseudo de chaque donateur est immédiatement affiché à l’écran, ce qui permet de faire des jeux de mots débiles qui seront lus par des gens qui ne les comprendront pas, vu qu’ils disent systématiquement chaque pseudo à voix haute. Y mettre de sa poche nous met automatiquement en lice pour des goodies dont le tirage au sort est régulier et dont l’enjeu monte au fur et à mesure : T-shirts de l’évènement allants jusqu’à une 3DS à gagner, par exemple. A chaque millier de dollars, ils déclenchent une « Roue de l’Awesome », Mario 2 style, qui déterminera un gage débile à effectuer. Bref, plein de petits mécanismes qui donnent envie de donner. Les salauds ! Ils savent très bien interagir avec leur public : le « casting secondaire » community manage à fond avec les réseaux sociaux et les divers chats locaux, répondant à pas mal de choses et se pliant aux requêtes les plus débiles. Ils ont même la courtoisie d’avoir des commandements, du genre « Tu te laveras une fois par jour » ou « Tu porteras un chapeau débile après dix échecs consécutifs ». Des vrais, des bons.

Pis y’a cet effet aquarium fascinant. Je ne sais pas ce que font ces dix gonzes et leurs gosses le reste de l’année mais on a vraiment envie d’être avec eux, on souffre avec eux, on a envie de les voir triompher de tel ou tel niveau chiant… puis on s’attache à ces gimmicks, au chient officiel du show, à cet horrible cochon en céramique

Bref, une très belle initiative qui mérite un peu plus de couverture même si son coté un peu planqué dans le reste du monde lui donne un certain charme. Jetez-y un oeil, c’est hypnotisant, il reste circa quatre jours cette année. En plus, il y a probablement plein d’autres trucs de ce genre organisés et dans le monde… et ça donne même envie d’essayer de faire de même, parce que jouer très longtemps sur un canapé n’a jamais été quelque chose de très difficile, non ?

Tout cet argent que je dépense pour faire des blagues

Tout cet argent que je dépense pour faire des blagues

Ce post est un peu plus court que d’habitude : Bon, après les deux mastodontes précédents, je ne vais pas m’attarder alors voilà une critique-flash de Thomas Was Alone, le jeu indé minimalisto-cubiste :

*bruit de pet*

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