Daily Archives: 5 juin 2013

Epitanime 13 ~ La drogue au quotidien

Merci d’avoir fait le boulot à ma place en ce mois de mai qui avait quelques relents de novembre. Il m’était strictement impossible de rédiger la moindre ligne pour ce blog avec autant de concours dans les tuyaux. Les choses se tassent, je commence à rédiger mon mémoire et à préparer le terrain pour la suite, mais je tiens à vous remercier, vous êtes bien urbains et vous avez de bien jolies peluches.

Allez, l’Epitanime, enfin. Je ne pourrais pas tarir d’éloges envers cette convention. J’avoue ne pas en faire fréquemment – Cartoonist, le Stunfest et autres Utopiales ont toutes un charme bien spécifique mais c’est comme ça, je n’aime pas trop me déplacer pour « si peu ». Ça réduit le champ des possibles à la Japex et ceci. La marge d’erreur pour le statut de meilleure conv’ est de facto serrée. Quoique, avec le casting de Buffy au Comicon cette année… édition 21 – ma cinquième. Le temps passe vite ! En 2009, j’avais des cheveux mi-longs et ça ne m’allait pas tant que ça. Tapez « Epitanime » dans la barre de recherche pour mes compte-rendus systématiques. En 2009 donc, je découvre l’ambiance, la sous-culture, je passe un week-end de fous. En 2010, on la fait en associatif. C’est intense et ô combien mémorable. 2011, c’est la projection de l’AMV ENFER et Marcus sur place. Grisant. Enfin, l’année dernière, je tournais Shortlist pour le Journal du Japon. Cette année, bah…

Il pleut dans Epita, il pleut dans mon coeur

Il pleut dans Epita, il pleut dans mon coeur

Vous savez, comme n’importe quel objet périodique, on garde en tête une édition avec une vue de l’esprit bien particulière. L’Epita, c’est presque toujours une week-end ensoleillé et propice aux insolations. Je ne sais pas si ça s’est vu mais on a toujours un mal fou à dépasser les vingt degrés et l’Epita a été reculée d’un mois « à cause » de Geekopolis*. On ne pouvait juste pas caler les deux évènements sur le même weekend. Soit, c’est un peu plus tôt que d’habitude. Même punition pour les deux week-ends : temps de chie. Pluvieux, orageux, décourageant. Je suis entré et me suis fait accréditer pour un reportage qui ne pouvait pas se faire, la faute à pas de chance. Merci beaucoup aux orgas d’ailleurs, toujours aimables, souriants et de bon conseil. Le Déluge s’est juste abattu sur le Kremlin-Bicêtre, a emmerdé tout le monde et mis pas mal de gens sur les nerfs. Cette édition gardera donc un goût particulier, avec de vrais morceaux de malaise. Oh, pas pour moi, heureusement, mais tomber sur un responsable d’asso sur les nerfs vous expliquer ses malheurs ne donne pas envie de repasser de ce coté là. Il semble y avoir un gros souci de communication dans l’organigramme de l’Epita et vers les exposants/assos. (Qui ne savent pas où sont leurs jeux, à qui on impose des quotas de présence derrière les stands, etc) encore une fois, pincettes car je ne parle qu’au discours rapporté et je n’aime pas trop ça, mais ceci + pluie battante = bémol. Des plans étaient, par contre, distribués et accompagnés d’un programme : amour+++.

La gestion de l’espace a drastiquement changé l’année dernière. Cette logique a été conservée et de petits espaces ont pu ouvrir. En bas, la scène, cette fois en face de l’arrivant. Il faut traverser un espace sombre et se diriger vers le son et lumière en espérant ne pas trébucher sur une chaise ou un festivalier endormi. Honnêtement, c’est un peu glauque, donc pas engageant. A l’entrée, c’était optimum : la grande scène anime et articule la convention. Là, elle ne fait plus qu’un de deux, et encore, à moitié. En revanche, ça fait perdre l’exposition donnée aux fanzines… un casse-tête qui nécessite des essais et bah voilà, nous sommes en plein dedans. Tiens, l’infâmeux « mur des cons » – si si, c’est son surnom officiel – a disparu, plus de pubs pour des sites de Monster Girls, mon cœur saigne. Petit coin bouffe aménagé en bas, avec une blinde d’espace devant, nouveau coin pour VoxMakers, salle dédiée aux jeux de rythme. Des pôles se dégagent de plus en plus et c’est pas mal. Ça dilue un peu, disons, c’est agréable, et marcher ne devrait faire peur à personne.

Voxmakers ? Collectif de vidéastes – je dis pas « Youtubers », c’est connoté – qui évoluent depuis circa deux ans. Je connais surtout vaguement l’Ermite Moderne qui officiait régulièrement sur feu Soviet Voice. Accompagnés d’Antoine Daniel, le réal des fâââmeux What The Cut, mon plaisir coupable du moment. Les deux se ressemblent étrangement au niveau du ton, j’ai toujours trouvé ça perturbant. Bref, des gens très urbains, avec de jolies – presque tous – voix, inauguraient leur stand de manière un peu excentrée, en plein couloir d’entrée. Ca fait un peu « en plein milieu » mais il était impossible de les rater, surtout avec un programme majoritairement composé de projections, c’est assez astucieux. Je ne connais pas grand chose de cette joyeuse bande mais ça à l’air tout à fait sympa et bon esprit. De toute, c’est toujours chouette de voir de nouveaux éléments dans l’échiquier.

D’ailleurs. Nihon No Oto était l’un de ces petits nouveaux, ils sont connus pour être les hébergeur d’un Joli Bateau. C’est tout ce que je sais. Une fois, j’étais tombé sur un de leurs live en nocturne et c’était… pas très préparé, pour employer un euphémisme. Sa tête pensante et bien sympa et je lui doit une chips, donc je vous invite à aller vous faire un avis par vous même. Il paraît qu’ils aiment bien Patrick Sébastien. Hé, qui n’aime pas Patrick Sébastien ?!!! Bienvenue à vous dans le Otake Game, les gars.

Le caméo annuel

Le caméo annuel

Cette année, l’invité de luxe était Gen Urobuchi, à qui on doit des œuvres comme Paëlla Magique ou le très barré Saya No Uta. Impossible d’en dire plus, l’amphi était blindé et rentrer en retard n’était qu’un vague concept. Confession d’un staff dans le métro du retour : « Il a plus ou moins parlé de ses tendances crpyto-pédo ». Bon, certes. Avec un peu de chance, je choperais le prod’ de la série à la Japex, mais pas de promesses hâtives. Du coup, je ne suis pas rentré dans l’amphi de la convention et c’est bien dommage, car ça reste le point de chute du karaoké, activité phare de l’évènement. Si vous faites une nocturne – peut être mon cas l’année prochaine, allez – c’est idéal pour se poser et rester vivant !

Et la nuit, on fait quoi? On passe voir le concours de Visual Novel ! Si ça peut devenir une institution de l’épita, ça ne peut que faire du bien à tout le monde. Un peu comme Intervilles et son fil rouge, tu vois, avec le coté créatif en plus. Toute l’équipe gagnante sont des copains, ils peuvent se départager quatre mini figurines à six. Les résultats sont disponibles quelque part chez No-Xice. La fatigue doit déchaîner la créativité des concurrents, un vague délire à base d’alpaga est toujours actif sur les internets. Transition quasi ovidienne pour parler du matos. Grand up au stand d’italiens qu’on retrouve aussi à la Japex, pour leur matos de qualité, leurs figurines Persona et leur line-up d’animaux en peluche à frou-frous. Un net succès qui se démarquait des habituels mangas « sous vide » et autres KATANA ! LA DERNIÈRE FRONTIÈRE A ÉTÉ FRANCHIE ! Ces trucs, signe symbolique d’une convention frappée par le HK, ont été virés en deux deux par les autorités compétentes. On respire… à moins que ce ne soit un autre truc. Merdalors, c’était il y a trois semaines, je ne sais plus, mais il y avait du HK viré vite fait bien fait. Très belle réactivité du staff quoi. Il y avait de quoi dépenser pour encourager les fanzines, bouffer des brochette atomiques, acheter de beaux bouquins ou juste jeter des billets au hasard parce qu’on est Balthazar Picsou, et c’est bien cool.

LE COSPLAY ! J’AI EN PAS VU ! Il fallait aller sur scène et j’avais peur de me faire suriner quelque part dans ces trente mètres. Une troupe Homestuck se faisait remarquer là et là, une Elizabeth de Bioshock Infinite a provoquer un déficit d’attention dans toute la conv’ et c’est à peu près tout. Le concours a bien eu lieu et le shooting est disponible sur Facebook. « Pas de bouffe, pas d’alcools, pas de voyeurs » pourrait être le résumé du règlement, ce qui me fait penser qu’en cinq ans, je ne suis pas allé aux toilettes vérifier la plus terrifiantes des légendes urbaines de l’Epita. Parce que les toilettes de l’Epita, c’est aussi les festivaliers de demain.**

J'ai pas pris de bonnes photos cette année donc prenez cet éphèbe sur CoE

J’ai pas pris de bonnes photos cette année donc prenez cet éphèbe sur CoE

Le coin jeu vidéo s’affirme au deuxième étage du premier bâtiment. Nouveauté très appréciée des visiteurs : les superplays en live. C’est une excellente idée, divertissante, qui confirme qu’il peut être cool de voir les gens bien jouer. On pouvait aussi être actifs grâce à la bardée de jeux transgénérationnels disponibles, toujours grace à MO5. J’ai, par exemple, eu la chance d’essayer un niveau de Child Of Eden sous Kinect et c’est tout à fait sympa. Les fondamentaux des années précédentes sont toujours présents, dont un Let’s Tap qui n’en finit pas de déchaîner les foules. Bon, j’en fait un peu trop mais il y a énormément de choses à faire et de jeux à découvrir, tout ça sous la bénédiction d’un mec qui trafiquait du hardware et d’un stand Pix And Love qui permet de toujours plus compléter sa collection. Mauvaise nouvelle : IG casse sa pipe, Canard PC commence à se sentir super seul dans un rayon JV menacé. Mais bref, toujours un excellent coin de convention. En bas, une salle dédiée aux rythm games… un super truc pour votre serviteur, non ? Ben, tous les regrouper est une intention très louable mais l’effet secondaire est très rapide : c’est invivable, on entend pas ce qu’on fait, l’ambiance est épileptique et fout rapidement mal à l’aise. Dommage, il y avait plein de belles choses. Encore plus dommage pour Voxmakers qui projeter des trucs juste à coté.

Les assos? Ben, j’ai assisté à un jeu de la Brigade avec un QCTX qui prend sur lui et qui anime comme un chef, un jeu où Urobuchi vient-mais en fait non-c’est bon on peut se barrer et aller boire un coup, je suis aller gagner un tournoi Guitar Hero sans le moindre souci ; Désolé au type qui s’est prit un bouton Start dans le genou, le serious business t’a perdu. Et c’est tout. Le reste, c’est du tapage de discute et du flânage ici et là. 33% de ma convention aura été de « vider » mes Streetpass sur 3DS et à voir des gens parler de stratégies sur Fire Emblem, ce qui donne pas mal envie de le prendre, vu que Nintendo est bien parti pour nous monopoliser l’Été. Coucou aux fanzines et aux stands d’artistes qui bûchaient dur, bravant la pluie et les directives étranges.

Et comme d’habitude, coucou à cette bardée de gens sympas que j’ai croisé, très souvent sur le pouce, parmi les petits nouveaux : Adonis, Xeutrope, Ziassan, Tetsuo (que j’appelle affectueusement Lulu-chan car c’est un excellent moyen de la mettre mal à l’aise) mais aussi les gens que je croise plus fréquemment, le pauvre Shar que j’ai pas reconnu (la drogue) et toute la team rédaction Epita, les brigadistes, les thalistes, les Vox, Layton Shota, Layton adulte et toute la tablée du dernier repas, prenez, voilà un Monaco, ceci est mon sang.

J’ai de moins en moins de choses à dire chaque année, c’est terrible. De la pluie, des soucis d’organisation et un Kyubei poseur qui distribuait des contrats Faustiens.
Damn, j’ai de moins en moins de choses à dire, la faute à pas de motivation sur place, trop d’échéances et de temps pérave. Mais n’ayez crainte ! J’ai acheté des trucs ! Et je les prends en photo ! C’est tout à fait normal !

Il y avait de quoi soutenir la Brigade : voilà un bel artbook Horo, inégal mais avec un bon niveau – mais aussi un adorable petit mug dont le « Vroum » m’a tout de suite conquis. Une figurine de Chie. Du personnage « Chie », aucun jugement de valeur sur la-dite figurine. Les suites de Silven Spoon et de Prophecy, le tome 1 de Deadman Wonderlan et une autre intégrale Eva gagnés via Thalie (ha ha ha ) quelques petits bidules doujinsphère pour montrer mon appartenance à la famille RER A ascendant Vipélierre, et le superbe « Bioshock : De Rapture à Columbia » qui prend la plus délicieuse des démarches pour analyser ces univers. Un bel ouvrage.
Un petit coucou aux gens qui distribuaient des straps Sega. Bref, la drogue au quotidien.

*Pourquoi ce Geekopolis-bashing sur Internet ? Nemo m’a sorti une phrase géniale : « En plein boom des rillettes, Littardi serait déjà au Mans ». Comprenez que le coût des entrées était un argument-bouclier qui en cachait pas mal d’autres.
**Paraît-il.

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