Monthly Archives: juin 2013

C’est drôle parce que c’est vrai

Bon.

Avec le mystérieux monsieur A, on le disait sur Synopslive dans une chronique qui devrait être mise en ligne je sais pas quand : les meilleurs animes sont impossibles à pitcher. Il y a des tas et de tas de péquins qui seraient intéressés par tous ces scénarios originaux et improbables, mais faudrait juste attendre qu’ils découvrent vaguement cette culture et qu’ils tombent sur tel ou tel truc, après trois ou quatre ans de matages au hasard. Bref, imposer ses goûts, c’est pas correct, mais en parler, c’est pas toujours simple. Alors mon cochon, Joshiraku, je sais pas trop comment faire. Ce n’est pas du tout une série à mettre entre les mains du profane et pourtant, le subtil lobby du sus-nommé A dans son récent pamphlet de société a payé. Vous vous souvenez de cet épisode du Prof Désespoir où l’Amiral Perry débarquait, où les personnages parlaient en yaourt et qu’il y avait deux lignes de sous-titre (dont une racontait n’importe quoi) juste pour le fun ? On y est pas mais on s’en approche. L’anime du jour cultive ce fétiche de l’inaccessible gratuit. Le masocore de l’animation.

La première chose à dire serait peut être « C’est par l’auteur de Professeur Désespoir » a.k.a. Kohji Kumeta. Vous connaissez pas ? Pas de bol, c’est encore plus impitchable mais c’est l’une de mes séries jap préférées, hyperculturelle, super drôle, assez intelligente, sûrement rédigée par un génie dépressif. Bon, les deux animes viennent de deux mangas du même auteur. Les deux séries se ressemblent pas mal, les génériques géniaux en moins. Kuhmeta doit être marié à un concept – pour le moment, les deux séries que je connais du monsieur fonctionnent plus ou moins de la même façon, ils ont donc les mêmes qualités et les défauts, tout en restant inventif. Le truc c’est que la comparaison ne fait pas trop honneur à Joshiraku. Bref faute d’intro potable, essayons déjà d’en parler.

Oker

Oker

Joshiraku est un anime très, trèèèèès japonais. Il raconte les tribulations de cinq comédiennes de Rakugo.  Le rakugo est une forme de « théâtre littéraire » où une seule personne se présente à un auditoire et se met à réciter une histoire à chute, chute qui trouve son sel dans une blagounette incompréhensible ou un jeu de mot langagier. Le Joshiraku français serait quelque part au café de Flore, quoi. BREF ! Cet anime se la joue K-On culturel et avec des mains mieux proportionnées : ça reste cinq nanas aux cheveux et caractères multicolores. La routine MAIS ! Il y a une très solide unité de lieu. On ne sort pas de la loge, en fait. On la parcourt sous tous les angles, déformations animesques mises à part. Le rakugo en question n’est que très rarement discuté ou ne sert qu’à introduire d’autres saynètes. De toute façons, nous ne sommes pas vraiment capables de comprendre les tenants et les aboutissants de ce métier – et ça rejoint l’affection toute particulière que j’ai pour les gens qui traduisent détective Conan – et le suc de l’anime ne se passe qu’en coulisses. En a donc Force Rouge, la « leader », en tout cas celle qu’on voit parler plus souvent, Force Jaune, Force Rose (qui aime pas qu’on la prenne pour une loli) Force Bleu et Force Super Bleu. Cette dernière incarne souvent la caution humour noir du show, de par son coté… son coté… « ominous », je trouve même pas d’équivalent en français, bref. Un équilibrage un peu cliché d’épices tsundere/leader/kuudere/gamine/moi-surmoi-ça/sidekick comique. Et comme aime nous rappeler les inserts, « cet anime est là pour rappeler à quel point les filles sont mignonnes », à peu de choses près.

Ça marche assez bien d’ailleurs, truc étonnant pour un casting à priori adulte (dans un anime hein, me regardez pas comme ça). Toujours bizarrement proportionné mais adulte. Les cinq ont toutes une personnalité bien tranchée et on ne souhaite pas vraiment en apprendre sur elles. On dirait cinq pantins désarticulés qu’on aime voir faire des crash-test en boucle, ça ne va pas plus loin. Bref, pas beaucoup de caractérisation. Enfin, je suis injuste, il y a quand même pas mal de storylines assez subtiles qui sont établies dès le début. Des petits gimmicks comiques qui reviennent de temps en temps (l’une d’entre elles est super chanceuse, une autre vire toujours dans le glauque, Marii a cette fâcheuse tendance à montrer ses fesses)… tout ce qu’on doit savoir, ce que les persos sont des filles au profil hors du commun et super über verbeux.

C’est quoi un épisode de Joshiraku ? Accrochez vous parce que c’est pas simple et super simpliste à la fois. La toute première scène est assez parlante dans son genre : elle s’amuse à détruire le quatrième mur à la truelle. Avec un plaisir malsain. Le casting parle du piratage, dit que le manga va pas marcher et que la série animée va être regardée par des pirates et des bandits. Une nana parle d’animation en passant soudainement en 70 images par secondes, ce genre de petit show-off rigolo quoi. C’est seulement après cette mise en bouche comique qu’on entre dans le vif du sujet, ou du non-sujet.

:(

🙁

C’est à ce stade qu’on voit la patte de l’auteur en commun avec SZS. Exactement comme la série sus-nommée, un épisode est divisé en trois parties, indépendantes, qu’on pourrait mater dans n’importe quel ordre. Le postulat est toujours le même : dans la loge du « théâtre », l’une d’entre elles revient de sa performance et les cinq nanas partent sur un petit délire. Elles dissertent dessus à vitesse flash et enchaînent sur d’autres sujets, en rebondissant partout, toujours avec un démentiel sens de l’articulation. C’est méga intense, ça cite une foultitude de faits de sociétés japonais, ça parle de tout et de rien, ça fait une sorte de « maïeutique » culturelle. C’est insensé, on dirait un delirium tremens collectif. Pourtant, c’est drôle, souvent très drôle même, c’est une forme d’humour toute particulière. Déjà parce que c’est même pas Shaft aux commandes (studio habitué aux démarches oulipiennes) et tout de même accompagné de plein de petites pépites visuelles, mais aussi parce qu’on aime se prendre au jeu et se faire balader de sujets en sujets, toujours pour conclure sur une morale souvent cynique ou pas franchement positive. Pas d’histoire, le seul scénario c’est la culture pop ou l’actualité : l’anime est pas avare en références et c’est pas comme si elles nous étaient envoyées à la figure, il faut les cueillir, les trouver, faire le petit freeze frame qui va bien et mourir de rire. Elles sont parfois plus avocats-friendly ou pleinement censurées par un effet sonore toujours bien débile. Même de ce coté là c’est le bordel donc.

Le milieu de l’épisode, en revanche, se fera toujours en milieu urbain.Tokyoïte donc. L’occasion de les voir dans d’autre fringues ! Sortie des coulisses, elles sont moins verbeuses et font presque une sorte de visite guidée pour le spectateur, anecdotes et gentilles galéjades à l’appui. J’imagine que ces séquences sont inédites en anime car vraiment en marge du reste. C’est sympatoche, ça fait une pause mentale pour le spectateur mais c’est parfois un peu chiant. Ça contribue à rendre l’ensemble incompréhensible et c’est un poil dommage. J’ai peut être pas vu les meilleurs… mais ça fait retomber le bouzin dans un tranche de vie banal, là où le reste fait tout pour être inaccessible. Ça peut parler à plusieurs publics, donc.

Bref il y a un petit épice « interchangeable » dans Joshiraku, tant et si bien que j’ai la conviction de pouvoir en parler bien qu’en ayant vu six des treize épisodes. C’est comme un vlog en plus intelligent, ou un one-man show accéléré trois fois. Imaginez que je commence à partir dans une litanie du genre : « J’aime pas le Coca. Mais quand j’en bois, je ferme les yeux. Exactement comme pour l’orgasme ! Est-ce un rapport proportionnellement inversé ou suis-je juste stroboscophile ? » puis je me mettrais à débiner à vitesse mach 2 des scandales people liés au Coca, avant de passer à un autre sujet sans aucun rapport. Vous aimez les préservatifs aromatisés ? Ha, damn, tout s’explique en fait.
Et là, allégorie de niveau 2, l’intérêt du show est bien sûr de constater que le vrai spectacle n’est pas sur scène mais dans la loge. Mettre cinq nanas kawaii au niveau de langue optimal dans neuf mètres carrés et les voir discuter de surtout n’importe quoi a un effet comique sidérant. C’est exactement comme mater du théâtre absurde, en plus rapide et plus pop. Faut dire qu’il y a une véritable osmose entre les cinq personnages, tous très bien équilibrés (moins à titre individuel haha) et un humour qui ose taper dans le limite. Ça a valu quelques coups de chaleur à l’anime, je crois. Le degré d’humour est à l’image du reste, bondissant, parfois très loin et osé. C’est pas grave, l’impact est d’autant plus gros quand ça arrive. Je peux pas trop parler de ces diverses situations sans spoiler des ressorts comiques mais la dinguerie ambiante de ces screens est assez parlante. J’aime bien cette facilité déconcertante à faire des blagues sur les tétons puis à taper dans le morbide en moins de deux minutes.

Je suis un peu injuste avec les personnages, bien sûr qu’elles n’ont pas besoin d’histoire ou de passé. Elles sont suffisamment schtarbées comme ça – et pour un anime aussi « littéraire », le travail de doublage est essentiel. Il est vraiment coulant et réussi, pour le coup. Voir la petite Kukuru – même le prénom est mignon – en avoir marre d’être prise pour une gamine et parler comme une damnée est une expérience à faire. Au début, j’aimais bien Tetora, par automatisme trouble. La réponse est venue d’elle même : elle a une moule éloquente, comme votre serviteur. Oui, ces nanas sont effectivement mignonnes Ce coté gentiment caricatural trouve toujours un écho comique maîtrisé. Du « rapide fire comedy » ++. Culturel et imprévisible. Anecdotique et à mater en même temps. Très constant, du coup, même si on va parfois aller pisser au milieu.

C’est un anime assez rigolo qui ne se regarde pas d’un œil. Il faut vraiment se concentrer, tout suivre, prendre le temps de capter toutes ces ouliperies, contraintes et blagues visuelles cachées quand on essaie juste pas de suivre ce qu’il se passe, que ce soit les dialogues purs où la tonne d’informations qu’on nous envoie à la mitraillette. Bref, un petit objet de pop culture qui se fourre dans tant de niches superposées qu’il en devient un peu absurde – tout en tant absurde de genre et d’exécution. C’EST JAPONAIS QUOI. Je recommande, c’est l’un des rares animes depuis longtemps dont j’ai enchaîné les épisodes, c’est un bon signe. Quand aux génériques, ils n’ont pas le génie de SZS mais sont suffisamment entraînants pour être discutés. L’opening ne fait pas adulte pour un sou et ne présage pas trop de ce qui va suivre. ‘Fin bref, c’est indescriptible. On te placarde des scènes de vie à la plage façon Martine et tu as juste une tartine de dialogues bien doublés. Tu fais un peu semblant de comprendre la moitié mais tu sais bien que ce que tu mates est bon, dans le fond. Plus que bon, même. Je vais fissa mater la fin et m’intéresser aux mangas, K. Kuhmeta est définitivement un auteur à surveiller. Joshiraku est un concentré de bonne culture pop, valorisante et lettrée. (Sceau de qualité à cet endroit dans le futur, faut voir)

Puis, pour le coup, c’est un anime qui encourage le téléchargement légal puisqu’il va falloir un sacrée team de diplômés pour traduire toutes ces vannes de langue sans perdre au change.

Hey ! La semaine prochaine c’est la Japan Expo. J’y serais pour y faire quelques articles pour le Journal du Japon. J’ai les prods de Paëlla Magique et des Final Fantasy à venir de bookés, on pourra sûrement faire des trucs chouettes. N’oubliez pas les consignes habituelles et amusez vous : il y aura plein de choses à faire ! Des choses emblématiques ! Acheter le méga pack Soul Eater proposé par Kurokawa ! Acheter Katawa Shoujo en français pour 25 balles parce que ! Regarder l’AMV Déjà Vu, qui est drôôôôôle ! C’est comme deux copains sur un plan drague ! C’est si drôle que ça ! ALLEZ VIENS !

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Mieux que le crack

Coucou maman, je suis en header !

Bon alors il faudrait que je fasse quelque pour les cinq ans du blog et avant de faire la review d’un anime un peu schtarbé – c’est normal, c’est japonais – j’aimerais faire un retour sur le « Nintendo rush » dont on peut jouir. Oui, jouir.

tumblr_moz082TXdU1sqhh13o1_4002014 devrait plus ou moins être l’année de Nintendo. Bon, soyons sérieux, ce n’est jamais vraiment l’année de Nintendo mais on n’en reparlera pas autant avant un paquet d’années. Après tout, c’est cyclique, la dernière c’était en 2008. Hé ouais, ce fameux été où Mario Kart et Smash Bros sont sortis date de cinq ans. Une demi décennie, mesdames messieurs. Je commençais déjà à blogger régulièrement. Bref, l’angoisse.
Mais 2014 c’est loin et avec Nintendo, tous les recours sont possibles. Pas grave ! En attendant, le planning Big N se débloque quelque peu. Sur 3DS, les bons jeux sont incarnés par l’offre « achète-en 3, chope-en un gratuit en démat » valable jusqu’au 30. Luigi, Fire Emblem, Animal Crossing, Donkey Kong and co. Devinez lequel nous intéresse aujourd’hui ? Celui sur lequel tout le monde, votre serviteur compris, fait une fixette. Non, vraiment, checkez vos amis sur 3DS, tout le monde y joue. A raison ! C’est un jeu génial. C’est le plus putassier des genres : le monde persistant.

Croyez-en la qualité d’un type qui a eu une période World Of Warcraft en plein lycée : c’est la drogue. Une petite heure tous les jours, bien plus au début, ça devient un réflexe routinier. Nintendo qui, en parallèle, monétise nos addictions futures : en passant, les quatre nouveaux jeux Streetpass sont tous très bien, sauf Jardin, mais il est gratuit en pack, alors à quoi bon ?
Jouer à Animal Crossing est une arlésienne qui, pour ma pomme, ne s’est pas fait depuis 2006, après un an et demi d’essorage du volet original et européen. Comme vous le savez sûrement, AC est un jeu à la Sims, sans objectif final, vous faisant emménager dans un village choupinoupinet eeeeeet vivre votre vie. Vous avez des voisins animaux de tout sexes et races, vous aménagez à votre convenance et vous échappez au terrible regard de Tom Nook qui vous endette toujours plus. Il commence le jeu en vous mettant dans une tente, ce fils de. C’est devenu un réflexe régulier qui a fait mon année de seconde : mon agenda était rempli de photocopies d’un guide Nintendo Mag qui recensait les évènements incontournables dans une année. Halloween, Noël et autres trucs où on mange des dindes et autant d’occasion d’avoir des sets de meubles en mettant à profit des semaines de préparation. Bref, pire que la drogue persistante, la drogue en temps réelle. Ce jeu était terriblement addictif et fourmillait déjà de petites subtilités. En effet, pour remplir ses trente ans – oui, trente ans – de calendrier, il distillait sagement ses éléments au fil des heures de jeu. C’est au joueur de savoir ce qu’il veut faire, comment il veut décorer sa maison, etc. Trouver des meubles adéquats est une très grosse étape en soi – aujourd’hui, ma maison n’est encore qu’un vaste dépôt d’objets aléatoires.

tumblr_moz0jqOe441sqhh13o1_400Presque dix ans plus tard, New Leaf sort enfin sur 3DS. « Enfin » car à l’instar de ses prédécesseurs, le Japon l’aura eu dix plombes avant le reste du monde. Trois jeux plus tard, les featurettes, personnages réguliers et bâtiments ont triplé en nombre, le joueur est passé d' »alien humanoïde » à « humain Animal-Crossé » et on peut acheter des MOTHERFUCKING PANTALONS. La fonctionnalité qu’on imaginait depuis 2004 est bel et bien là : Internet nous permet de visiter les villages amis sans sortir de chez nous. Woah, le futur ! Amo a pratiquement fait le même post mais au lieu d’en faire une critique – un peu impossible à faire – je vais me charger de vous rappeler les fondamentaux d’un début de partie d’Animal Crossing.

Plot twist pour ce quatrième épisode : après l’habituel interrogatoire de ce chat qui vit dans le train like a hobo, on vous prend pour le nouveau maire. En effet, Tortimer a attendu ses 600 ans pour être accusé de blanchiment d’argent et de prendre sa retraite – et le premier venu de prendre ses fonctions. Vous avez donc la lourde tâche de maintenir une cote de confiance du village à 100% (tâche au combien difficile qui devrait se faire en plantant deux ou trois fleurs) et en rédigeant des arrêtés ou des plans de construction. Les arrêtés modifient un truc dans le village. L’heure du coucher, ce genre de chose. On ne peut en fait qu’un à la fois, attention à ne pas dépenser 20 000 clochettes pour un test. Les constructions, elles, ne seront financées que par vous et vous seul : les autres habitants sont pingres. Voyez comme ils vivent dans des petites maisons ! Toute l’économie repose sur les humains mais ça peut être des amis de passage, aussi. Bref, de nouvelles propositions de constructions viendront avec le temps. LAISSEZ DU TEMPS AU TEMPS. AIDEZ MOI A VOUS AIDER.

Il faut bien savoir qu’Animal et Crossing est conçu comme tous les jeux dont tout le circuit dépend de Nintendo : plus vous y jouez, plus vous débloquez de trucs. Il faut tâter le terrain pour progresser, etc. Le premier chaînon sera toujours très fortement suggéré par quelqu’un dans le village et rien n’est laissé au hasard. On trouve cette mentalité dans les moindres recoins de la 3DS, c’est assez rigolo et intelligent. C’est pareil dans votre village : vous ne débloquerez rien si vous ne remplissez pas les « conditions inférieures », i.e. tâter un peu le terrain ou dépenser régulièrement des clochettes. La voie est longue avant de profiter de la maison de ses rêves, de pouvoir la thématiser, etc. C’est quelque chose qui doit se mériter, prendre un temps infini, comme dans Minecraft, la sensation n’en sera que meilleure une fois érigée votre tour phallique en or (et là au moins il n’y a pas de creeper pour bousiller votre travail) alors évitez les astuces du web pour farmer les clochettes, ça ruine tout l’intérêt du jeu.

tumblr_moz0gqWTlu1sqhh13o1_400Bref. Le début du jeu est toujours le même dans le fond : récolter des fruits, des coquillages, des insectes, lentement apprivoiser le fait que 50% d’Animal Crossing c’est des aller-retours. Il faut cependant privilégier le long terme dès le début, quitte à avoir un démarrage plus pénible. Quelque part, dans votre village, se trouve un « fruit parfait ». Il faut bien sûr le planter au lieu de le vendre et faire un vrai petit village où le « parfait » devient le standard. Attention cependant, dès que vous importez d’autre fruits, la valeur de votre principal va baisser, tandis que d’autres vont se vendre plus cher ! Il faut tester un peu et obtenir un jardin varié qui puisse faire à peu près tout pousser. N’hésitez pas à virer des arbres (même si la hache ne s’obtient pas tout de suite) pour harmoniser tout ça et gardez des conifères. Chaque jour, vous trouverez entre trois et quatre fossiles à déterrer : même si c’est dur, mettez les systématiquement au musée, les probas de les revendre seront toujours meilleures. Idem avec les poissons et les insectes, cela va de soi.
Si vous faites les choses dans le bon ordre, vous verrez que Méli/Mélo vont vendre un objet à vous chez Risette. Tirez en les conclusions qui s’imposent si vous vous demandez « mais chez qui ça rapporte le plus? »
Hé ouais, les Nook sont des petits fdp de père en fils.
Faites les quêtes de Marie ! Elle vous demande d’aller chercher un coquillage, c’est un truc qu’on peut facilement oublier ! Vous aurez ensuite l’occasion d’empiler neuf fruits par slot, feature ô combien pratique.

Tout vient à point… parlez à Cousette tous les jours. C’est une storyline super choupie et ça permet de débloquer une fonctionnalité bien pratique. Les sreenshots, tout le monde le sait mais je le repêter quand même, c’est L+R. Vous pourrez uploader tout ça vient un site spécial, le Nintendo 3DS Image Share (http//i.nintendo.net), via le navigateur de la console. On peut aussi mettre la carte SD quelque part dans un PC, bien sûr. C’est encore plus pratique si on veut envoyer plus d’une image à la fois. Normal quand on veut partager un album de photo de maniaque. Tiens, comme dans les Sims, décidément !

tumblr_moz0cc6p3L1sqhh13o1_400L’île se débloque après quelques remboursements. Idéale quand on veut faire des mini jeux à plusieurs, choper un maillot de bain et récolter toutes les bizarreries en fond marin et choper plus de requins. De gros insectes peuvent également s’y trouver s’y vous faites preuve de patience, concept qui m’est totalement étranger. C’est surtout un lieu rigolo – mais si petit – pour faire du multi un peu plus varié. Tiens, d’ailleurs, la taille du village a baissé depuis l’opus Gamecube, c’est dommage. Et où sont passés les jeux NES ? 🙁 … et où sont passées les restrictions de la Xbox One ? :(( Moi qui aimait les mesures liberticides ! :(((
Le multi est un peu difficile à maîtriser. Tout se passe à la gare où Lazare vous demande d’accueillir ou de visiter, en local ou sur les Internets. Si ce dernier paramètre tombe sous le sens, il faut « ouvrir ses portes » pour accueillir des gens et les permettre de venir. Pour empêcher des fêlons russes de venir à l’improviste dans votre village et de piétiner vos fleurs, il faut au préalable mettre vos amis de confiance en « meilleurs amis ». Le tout en se tapant une interminable cinématique d’entrée/sortie. Bref, rien de tout ça n’est très pratique, c’est Nintendo et le live.
Random astuce : tous les jours, quelque part dans le village, un coup de pelle sur un rocher donnera un minéral précieux. Ça peut donner quelques pépètes et un personnage régulier de votre village devrait être intéressé. Encore une fois, une featurette à débloquer, même si elle fait partie intégrante du gameplay.

Surveillez les animaux qui squattent régulièrement le village le temps d’un jour, parfois à rythme hebdomadaire. Sarah vous pose un tapis rare pour 3.000 clochettes. Astrid vous fait la bonne fortune pour peanuts et peut modifier quelques paramètres de votre journée. Gulliver vous envoie un objet rare si vous répondez à une énigme de niveau CE1 et Rounard est l’une de votre porte d’accès à l’aile Arts du musée de votre ville. Encore une fois, il faut les consulter régulièrement pour débloquer des trucs. Où sont passés Kéké et Resetti ? Il faut débloquer des trucs (et les financer tout seul, vous être le maire Münchhausen) pour les faire revenir et voir qu’ils font toujours aussi bien ce qu’on attend d’eux. Quoique, Resetti…

Sinon, y’a plein de goodies. N’achetez pas les figurines proposées sur Amazon et la Fnac à 15 Euros, elles font trois centimêtre de hauteur, c’est une arnaque. PAR CONTRE, amiami propose les figurines et les figma les plus adorables des figurines adorables. Elles sont dispos en précommande.
Non, en fait, je vous ai probablement rien appris. Mais Animal Crossing reste un très bon jeu, délicieusement persistant et bien foutu. Réaliste, même ! Il arrête pas de pleuvoir en juin, la météo est toujours bien calée sur la veille. Il y a encore plus de subtilités que dans le jeu original et la possibilité d’avoir un village réellement personnalisé est décuplée. J’ai hâte de voir jusqu’où le délire va (gardez vous les surprises et n’allez pas lire les divers descriptifs et astuces sur le ouaib) et le jeu booste bien les ventes de 3DS. En ce qui me concerne, j’ai plus joué à ma console que pendant le reste de sa première année. Games and Wario arrive demain, ça risque de pas casser de briques. On en reparle vite.

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Le sommeil est dans un autre château

N’oubliez pas, Respawn à 16h30 ! J’essaierais de défendre la Xbox One, même si le récent revirement de Microsfot me facilite un poil les choses.
Sinon… Je parle très succinctement du Mario Marathon chaque année, mais cette fois, tant qu’on est encore au début, autant développer un peu.

L’hilarance

 Voilà une petite histoire qui se passe chaque année et qui mériterais un peu plus d’exposition. Je serais encore au Fig, j’aurais vendu ce machin comme un dingue. Vous aimez Mario, le personnage ? Bien sûr, qui n’aime pas Mario, impossible de faire plus emblématique comme personnage même si je ne suis pas super enthousiaste face aux directions que prend Nintendo depuis 2006. Vous aimez faire de bonnes actions, non ? Moi aussi, comme tout le monde. Seulement, ça dépend un peu du contexte. Si vous êtes familiers des couloirs de la Défense, vous avez sûrement déjà vécu cette situation très bizarre socialement où on vient vous tenir un gobelet de monnaie sous le pif en faisait la gueule. C’est terrible comme situation. Ben là, voici une excellente initiative qui met l’emphase sur les formes et qui donne envie de donner des millions, sans bouger de devant son écran ! Génial !

Vous connaissez sûrement Penny Arcade, le webcomic JV le plus successfoule de l’Internet. Aujourd’hui, ses fondateurs nagent dans une piscine de billets en publiant six strips par semaine. Ils ont à leur actif la Penny Arcade Expo qui, mine de rien, devient l’antichambre de test de certains jeux indés en plus d’être une convention geek. Une convention très connue aux USA et toujours très lucrative, en plus d’avoir de bons retours. Bref, il y a un véritable empire Penny Arcade dont le webcomic est le centre de gravité. Les deux créateurs ont pas mal de projets à leur actif, dont Child Play, une association caritative qui collecte des fonds pour donner des jeux et des console à des services pédiatriques. Une intention fort noble qui, si elle n’atteint pas toujours les médias traditionnels, est toujours invoquée dans ce genre d’initiative. Bon, Penny Arcade n’est pas vraiment un nom qui manque de moyens et s’engager sur leur dernier Kickstarter n’est peut être pas une super direction pour ce post.

Quoi qu’il en soit, voilà pour la partie blogging : nous sommes en 2008, début Juillet. Je découvre les joies du rester-devant-l’internet-toute-la-nuit en début d’été et cette nuit ne fait pas exception. Je ne sais plus comment, je me retrouve devant la retransmission live d’un appartement à Lafayette où Brian, Chris et John, trois jeunes hommes presque trentenaires, finissent un marathon Mario d’une cinquantaine d’heures en complétant Galaxy. Les voir galérer sur des « Luigi Purple Challenge » avait quelque chose de fascinant et je suis resté collé devant de une à six heures du matin, le temps de voir le truc se terminer. Un moment que j’ai toujours à l’esprit, ça avait quelque chose de mémorable, une vraie petite madeleine de Proust. On rigolait bien entre inconnus, on écrivait n’importe quoi sur le chat, je demandais en mariage la « fille du canapé », bref. Ils ont récolté dans les 11 000 dollars pour récolter environ dix fois plus cinq ans plus tard. Pas mal !  Hé ben tant mieux, on peut tous le revivre chaque année puisque la sixième édition est en train de se dérouler à l’heure où vous lisez ces lignes. Enfin, celle où je les écrit, voilà.

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« C’est la version française du format PDF »

Le Mario Marathon est donc un évènement annuel où on voit des gens jouer à divers jeux Mario pendant une durée avoisinant les cinq jours, notre rôle est de donner quelques sous ou de simplement nous amuser à les mater. Je fais partie des gars sceptiques quand à l’intérêt de voir les autres jouer mais ils ont trouvé quelques astuces pour rendre le tout fascinant à n’importe quelle heure de la journée. L’appartement est devenu un vrai petit studio décoré en Nes-Art – la classe – et le casting s’est de plus en plus étoffé, les « personnages » sont toujours les mêmes et c’est un vrai plaisir de retrouver ces philanthropes gamers, diurnes comme nocturnes. Ben ouais, pour jouer 24/7, faut bien tourner un peu sinon on fait des attaques cardiaques et ça c’est pas très très lol. La liste de jeux est déterminée à l’avance, souvent des plus récents aux plus vieux, ils reviennent compléter les premiers si les « objectifs débloqués » par les donateurs le permettent Parce que ouais, ils ont trouvé le moyen de « ludifier » une oeuvre de charité, sans jamais percevoir le moindre cent envoyé !

Le pseudo de chaque donateur est immédiatement affiché à l’écran, ce qui permet de faire des jeux de mots débiles qui seront lus par des gens qui ne les comprendront pas, vu qu’ils disent systématiquement chaque pseudo à voix haute. Y mettre de sa poche nous met automatiquement en lice pour des goodies dont le tirage au sort est régulier et dont l’enjeu monte au fur et à mesure : T-shirts de l’évènement allants jusqu’à une 3DS à gagner, par exemple. A chaque millier de dollars, ils déclenchent une « Roue de l’Awesome », Mario 2 style, qui déterminera un gage débile à effectuer. Bref, plein de petits mécanismes qui donnent envie de donner. Les salauds ! Ils savent très bien interagir avec leur public : le « casting secondaire » community manage à fond avec les réseaux sociaux et les divers chats locaux, répondant à pas mal de choses et se pliant aux requêtes les plus débiles. Ils ont même la courtoisie d’avoir des commandements, du genre « Tu te laveras une fois par jour » ou « Tu porteras un chapeau débile après dix échecs consécutifs ». Des vrais, des bons.

Pis y’a cet effet aquarium fascinant. Je ne sais pas ce que font ces dix gonzes et leurs gosses le reste de l’année mais on a vraiment envie d’être avec eux, on souffre avec eux, on a envie de les voir triompher de tel ou tel niveau chiant… puis on s’attache à ces gimmicks, au chient officiel du show, à cet horrible cochon en céramique

Bref, une très belle initiative qui mérite un peu plus de couverture même si son coté un peu planqué dans le reste du monde lui donne un certain charme. Jetez-y un oeil, c’est hypnotisant, il reste circa quatre jours cette année. En plus, il y a probablement plein d’autres trucs de ce genre organisés et dans le monde… et ça donne même envie d’essayer de faire de même, parce que jouer très longtemps sur un canapé n’a jamais été quelque chose de très difficile, non ?

Tout cet argent que je dépense pour faire des blagues

Tout cet argent que je dépense pour faire des blagues

Ce post est un peu plus court que d’habitude : Bon, après les deux mastodontes précédents, je ne vais pas m’attarder alors voilà une critique-flash de Thomas Was Alone, le jeu indé minimalisto-cubiste :

*bruit de pet*

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Never miss a beat

Samedi prochain, c’est Respawn Live à Paris ! Exactement comme l’année dernière. On va prendre autour de deux heures pour débriefer l’E3 qui a eu lieu il y a peu. Dispositif en direct – pour la vidéo, il faudra attendre un peu mais ce sera dans la boîte. Le casting est chouette : Un certain Gautoz que je n’ai pas encore l’honneur de connaître, Inks en maître de cérémonie, mais aussi son copain Faskil, celui des Morceaux Choisis que je linkais plus haut. Votre serviteur, mais aussi sa copine. Adrien Guilloteau, un copain du Figaro, mais aussi Chloé Woitier, aussi une copine du Figaro. Elle sera avec son propre copain, Boulapoire, de Gamekult. Il y aura aussi Alvin Stick, un copain, et Pipomantis qui est copain avec tout le monde et qui apparaît à chaque émission. Ouais c’est un milieu fantastiquement endogame, deal with it. Vous pourrez twitter et nous perturber, ça va être super marrant, ce sera suivi de la soirée spéciale des 6 ans de SynopsLive, Ça ne peut être qu’excellent au vu de la démentielle soirée de l’année dernière. Gloire à Synopslive. Jésus aime Synopslive et toi même tu sais.

Bon, on va quand même faire un petit retour sur ces trois jours de prospective du jeu vidéo. Ça va toujours aussi mal de ce coté là et cette force des choses affecte plusieurs pans de l’industrie : chez nous, la presse spécialisée subit tout autant et Canard PC se retrouve presque tout seul dans un rayon JV qui commence à ne plus faire sens. Heureusement, en sorties, nous allons entrer dans une bonne passe. De mon coté, je m’emmerdais ferme avec Sleeping Dogs, mais les joueurs PS3 peuvent enfin mettre la main sur l’excellent The Last Of Us. En attendant le mois de Septembre avec ses Rayman, GTA, Saints Row – tranquille – on a un mois pour rattrapper ou attendre les sorties Nintendo, estivales et fort nombreuses. Il m’a été difficile de lâcher Animal Crossing pour taper ça ou bosser, d’ailleurs. Je résume quand même, sait-on jamais : l’E3, l’Electronic Entertainment Expo, est un ensemble de showcases angelenos où le top des constructeurs et plus gros devs (Ubi, EA, Konami, Square Enix) présentent les jeux de demain, mais pas que ! 2013-2014 va être l’année de bouclage pour la huitième génération. Une lutte commerciale où tout le monde essaie d’abord de se dépêtrer de son propre bordel : la Wii U pédale dans la semoule comme jamais personne n’a pédalé dans la semoule tandis que Sony et Microsoft fomentent leurs nouvelles bécanes en luttant contre les différentes rumeurs et dépôts de brevets qu’on écume depuis Janvier. Enfin, ça, c’est pas pour tout le monde… quelques journalistes vont voir ça à Los Angeles, d’autre restent sur place mais tout l’Internet synchronise ses montres pour commenter ça sur Twitter. Toujours un grand moment. Gros replay en commentaire linéaire truffé de mots anglais. Vous ne connaissez rien au jeu ? Désolé, aujourd’hui, c’est vraiment pas pour vous.

Microsoft

Pour commencer. La stratégie effectuée par le géant Américain a été payante : dans la conférence pour dévoiler la XBox One le mois dernier, le constructeur s’est débarrassé du bullshit qui nous hérisse chaque année, d’autant plus si on est européen : services annexes à la Netflix, featurettes, emphase sur Kinect et autre blabla commercial chiant, tout ce qui parasite les éditons précédentes depuis circa 2009. Pour le coup, la conférence de l’E3 était bonne et ne se focalisait que sur les jeux et les annonces. La bécane, c’est 500 balles début Novembre. Prix massif mais identique à celui de la Xbox Originale, 100 de moins que la PS3 à sa place. Ça reste un sacré paquet de pognon pour une console qui accumule les mauvaises nouvelles ! On récapitule les couleuvres : connexion obligatoire – toutes les 24 heures au minimum, Kinect intégré et obligatoire, qui voit tout, garde tout, se bloque s’il y a trop de personnes et refuse de fonctionner si on l’obstrue (je ne distingue même plus le vrai du fantasme tant le reste est maboule) et occasion dégommée : pour prêter un jeu, il faut que l’autre soit dans vos amis depuis 30 jours, mais il devra repayer le jeu au prix d’origine. Donc très souvent plus cher que ce que vous aurez payé, rappellons-le. L’angoisse sur tous les fronts quoi. Je vais me lancer dans une liste et comme d’habitue, il est très tard : tous les trailers sous-nommés sont dipos sur Tutubes ou en rang d’oignons sur Nolife.

Du coup, il n’y avait presque plus de mauvaises nouvelles à annoncer et le showcase s’est lancé dans une grande succession de titres à venir, exclusifs ou pas. Après l’annonce localisée d’un nouveau modèle de 360 qui ne nous intéresse pas, petite info croustillante : deux jeux gratuits par mois façon PS+. Un petit geste chouette mais j’imagine, par pragmatisme, qu’on aura pas des jeux datés de moins de deux ans. Bref, idéal pour compléter des trous dans certains canons. Des jeux plus marquants que d’autres : Metal Gear Solid V qui se la joue Red Dead avec un open world westerne. Un bon eyecatch si, comme moi, vous êtes profanes à la série. Portage de World Of Tank (on s’en fout) puis de Minecraft édition Xbox One (c’est absurde et quand même méga faible pour tenir une véritable « caution indé ») Ryse, jeu de jupettes avec un trailer rempli de QTEs, pas bien bandant, très Ubisoft dans l’esprit. C’est beau mais c’est un miasme de mécanismes déjà vus et c’est pas particulièrement immersif. Reboot de Killer Instinct : absolument pas ma came. Sunset Overdrive ? Pas mal, dynamique, entraînant. Super jaquette. Pas la moindre once de gameplay par contre. A surveiller, l’air innocent. Et soudainement, une bagnole sur scène ! C’est Forza 5 ! Hé ben, heureusement que c’était pas Léa Passion Gynéco ! Expérience persistante, bla bla, ce sera surement une chouette simu. J’aimais beaucoup la direction prise par Horizon, mais encore une fois, je crois que j’ai découvert une série avec un intrus total.

Chouette !

Une exclu cette fois : Quantum Break. Pas de gameplay, mais c’est de Remedy (Alan Wake). De quoi attendre un truc pas révolutionnaire mais carré. En tout cas, le pitch a quelque chose pour lui. Juste après, c’est D4, overconfus, épisodique et en cell shading, ça me rappelle quelque chose didon. Spark, lui, offre un bac à sable à terraformer grace à Surface. Moui… un peu confus, mais vous avez sûrement plus d’imagination que moi et j’imagine que ça a du potentiel. PAUSE KILLER APP ! A l’instar de la PS4 qui permet de streamer ses parties, la Xbox One peut se coupler avec Twitch pour montrer son non-skill à ses amis. Ça promet pas mal de belles choses et ça montre l’impact dingue que le Let’s Play a aujourd’hui dans l’industrie.

Ratage sonore pour Crimson Dragon, du coup on peut imaginer tout ça à la bouche et faire roar vroum mut mut mut mut, c’est chouette. ALERTE EXCLU ! Dead Rising 3. Plus marron, un poil plus sérieux, il a du charme. Et là, le malaise. On commence à se rendre compte que quelque chose ne va pas. Souvenez vous : qu’est ce qui nous fait râler depuis trois ans, qui fait toujours l’ouverture du salon? Oups, Battlefield 4. Vous connaissez mon avis sur le genre et la question. Next ! Ha bah c’est Halo 5 ! Vous tombez sur une carte piège ! Coup de grâce sur TitanFall, titre assez convainquant avec du mecha porn de partout. Super fluide, grosse sensation de liberté extrême à la Just Cause. Fini ! C’était très bien. Une date, un prix, pas de guests crétins, de gigantisme outrancier – au delà de cette bagnole mais hé faut bien faire un peu le show – des jeux bien enchaînés et qui font envie (beaucoup de trucs intéressants du futur catalogue se trouvent chez les autres) et l’achat d’une XOne se fait avec quelques concessions à faire, couplé avec une niche de fidèles aux habitudes de jeu bien précises. Chance, c’est le cas. MAIS ! Mais.

Sony

Trois heures du matin. On est morts, partis pour deux heures de conf’, ils sont à la bourre (peut être le temps de tourner un petit sketche qu’on va pas tarder à voir…) et ça commence. Jack Tretton, heureux et expressif comme s’il était en train de faire une crise d’appendicite sur scène, déroule l’habituel prologue chiffres-fap-prospective. Rappel que la Vita existe, qu’un cool pack PS3/GTA V sort en septembre, qu’il y aura des portages dont The Walking Dead et FFX/X-2, articulation avec l’année dernière grace à The Last Of Us. Les annonces démarrent. Beyond sort en fin d’année et ça à l’air nébuleux à mort mais, croyez le ou non, je suis assez bon client des diverses Cageries. Vroum vroum avec Gran Turismo 6, pif paf avec Batman, tout va bien. On passe à la bête, dont le design était jusque là inconnu : bien plus menue que sa rivale, en italiques, pas bien grande. Choue, donc.
Un nouveau jeu, présenté par un trailer de synthèse. The Order 1886. Zombies + Victorien + Rétrofuturiste (mais pas Steampunk, la différence est subtile, je le rappelle) et il faudra attendre pas mal de temps pour voir ce que ça donne. S’en suit une pelletée de rappels de jeux annoncés lors de la conférence d’annonce en février dernier : Driveclub, Knack, Killzone. Le visage de vieux, avatar des polygones et des sentiments prônés par David Cage ? C’est le personnage de The Dark Sorcerer, dévoilé dans un sketche pas super drôle et plombé par la tronche de gobelin la plus ratée de l’histoire.

Petit couplet sur les indés qui pourront s’auto-éditer (paf ! Premier coup pour Microsoft) avec Transistor, par les gars de Bastion, même genre, ce sont les unités de temps et de lieu qui changent. Bon. Méga emphase sur Octodad et son thême super catchy. Ça a l’air aussi crétin que rigolo, donc super chouette. Petit coup de cœur généralisé, je pense.
Et là, attention, cris de fanboys à travers la France vers 4h30 du matin. Trailer de Final Fantasy Versus XIII. Noctis et ses foutues mèche, Nomura et son chara-design pas possible mais un jeu super beau, super dynamique, original et qui prend des directions originales : combat en temps réel qui fait très hack and slash. Quoi ? On dirait que Versus XIII va évoluer. Il évolue en Final Fantasy XV ! Ok euh pourquoi pas. Ce jeu va être attendu au tournant et le moindre défaut va se payer cher, vu cette attente lourde. Exclu PS4 ? Tout le monde se contredit, à priori pas. Exclu next gen, c’est bien plus probable. Bref, le bordel autour de ce titre se clarifie un peu. L’ambiance retombe quelque peu quand un mec fait semblant de jouer à Assassin 4 quand la vidéo rame et plante en live. Dommage. Watch Dogs est lui aussi annoncé sur PS4 – typiquement le genre de jeu qui va vous torturer l’esprit, est-ce que vous aller faire le « saut de génération » de votre coté avec tel ou tel soft ou rester sur 360/PS3 ? Puis Mad Max est confirmé avec un teaser sympa.

Puis c’est le taunt. Tretton a un demi sourire. Transposé à un être humain normal, il ressemble au Joker. C’est parti pour ce qui ne devrait pas être des megatons : la PS4 ne fait aucune restriction sur l’occasion et ne nécessite pas de connexion internet. La salle applaudit mais elle devient maboule quand le prix annoncé se révèle n’être que 400 balles, soit 20% de moins que le concurrent. Wow. Sony a aussi bien réussi son coup que foiré l’exacte même scène en 2006. C’est épique. On ne devrait pas s’exciter pour des featurettes qui relèvent du bon sens maiiiiis le coup est réussi. La forme est clairement dirigée contre Microsoft, le troll est grand et réussi. (Petite clause bien planquée en petits caractères : le live devient payant tout de même)

Bon, du coup, dans la guerre des consoles, m’est avis que seule la fidélité des joueurs peut aider la Xone à décoller. Le catalogue ne sera pas bien différent et la PS4 est plus puissante, quelque part entre le « assez » et le  « significativement ». En toute honnêteté, c’est surtout l’habitude et l’articulation des Gés qui pourraient me faire acheter la One au détriment de l’autre. Quoi qu’il en soit, au moins une des deux fait envie à chacun d’entre nous. C’est con quand même, Microsoft mais une bonne conférence, mais Sony a, pour une fois, fait autant. Le premier nivelait par le bas, donc c’est perdu. Damnaide !

Nintendo est presque hors-sujet dans cette histoire mais il reste encore EA et Ubi. Pour EA, se référer à mon Twittaire :

Les autres, là

EA a quand même tiré son épingle du jeu en offrant la présentation la plus originale et barrée, avec quelques jeux qui ont bien capté leur auditoire. Dubstep et intro sur le nouveau Plant Vs Zombie qui passe en mode Cochons de Guerre. Tower Defense en 3D, quoi, avec les mêmes graphismes bien lissés. Cabotinage à fond sur scène, la salle est chaude. Pas grand chose à dire jusqu’au Need For Speed habituel que je suis le seul à kiffer, c’est pas grave. Dragon Age blblblb plein de jeux de sports osfeflksdfs ect. Apparition de Lebron James. Ou un sportif de haut niveau de ce genre je sais plus c’était hystérique. Petite séance de Battlefield à 16, ça à l’air bien drôle mais je n’ai pas 15 PC et 15 amis à réunir régulièrement donc voilà. L’annonce de Mirror’s Edge me permet d’arrêter la mauvaise foi et de faire bander foult (moult + foutre) gamers. Tout va bien !

Ubisoft. Lundi à minuit. Mardi quoi. Le bouzin commence sur le guitariste d’Alice in Chains qui fait son show. Nous sommes trois en France à espérer une suite à Rocksmith. ET JE L’AI. Rocksmith 2014 avec une nouvelle playlist, la batterie gérée, un mode groupe. Superposition de niches à mort, je suis le seul à être concerné, c’est complètement pour moi, je suis super content. La suite réponds plus ou moins à l’habituel cahier des charges drogué d’Ubi mais souffre d’un terrible syndrome : beaucoup de teasers, beaucoup d’images sympas, rigolotes, aguichantes tout ce que vous voulez mais peu de gameplay. Rayman Legends. Ça ne change pas, ça fait toujours envie, et ce foutu retard apporte au moins pas mal de contenu. Vivement. The Mighty Quest for Free To Play m’inspire un meh total mais aura au moins fait rire avec un film rigolol à la TF2. Youpla boum, idem avec South Park qui sera finalement vendu en retail et on a toujours pas vu de séquence de jeu. C’est assez singulier. Habituelle apparition de Yves « Wall Strite » Guillemot pour The Crew, un énième jeu de bagnole qui à l’air cool-pas-plus-de-détails, mais par les gars de Driver SF. C’est pas une surprise, c’était une des fuites maîtrisées d’Ubi. Just Dance on s’en fout, les Lapins Crétins peuvent mourir dans du feu, surtout dans une série interactive, ça tire un « Holyshit » à Aisha Tyler. On passe à Black Flag qui à l’air cool et tout, qui fait exploser un bateau comme chaque année mais après le trois je me méfie grave. Un nouveau Trials, nommé Fusion, au logo furieusement Gilette, fait son apparition. Dernier jeu annoncé, The Division. Teaser mystico-reptilien et pandémique, ils ont prit le temps d’expliquer l’histoire et le contexte dans les formes. Longue séquence de gameplay qui rappelle beaucoup Watch Dogs dans la forme. Open world, même emphase sur le online et la coopération, les directions sont similaires. A voir mais on se souvient surtout de la bonne grosse bombe de l’année dernière. Quelques jeux, pas mal d’images, pas mal mais en deça du reste. C’EST LE MONDE A L’ENVERS MES AMIS. ET IL RESTE ENCORE NINTENDO !

Mardi, 16 heures, le Nintendo Direct spécial E3 démarre. Et oui, pas de conférence mais un Iwata toujours empalé sur un quelconque appareil ménager pour parler du futur de Big N. En bon possesseur de Wii U, je vais pas tarder à apprendre que c’est pas pour tout de suite. Le temps de jouer à Luigi, Fire Emblem, Wario et Pikmin, on sera peut être en 2014, date qui synchronise toutes les annonces de cette vidéo. Alors késsadire ?
Pokémon X et Y sortent le 12 Octobre. Comment je vais faire pour choisir la version « froide »? Le type fée est officialisé, un nouvel outil contre ces foutus dragons cheatés. Vivement. Un nouveau Super Mario 3D World Revelation Ultimate pff stop non je vais être vulgaire. C’est parti pour le batch de suites logiques : Mario Kart 8 sur Wii U va screwer la gravité (pas fantastique comme fer de lance mais bon) et il y aura un autre Wii Party. Un Mario Party Online ? HO CALMEZ VOS TÉTONS, C’EST NINTENDO ICI, FAUT PAS RÉCLAMER UN TRUC SINON ON L’AURA JAMAIS. Wii Fit U, un Art Academy sur Wii U pour faire les dessins sur mablette promis il y a deux ans… bon. The Wind Waker HD sort en octobre. The Wonderful 101 fait très Pikmin avec des méchas. Donkey Kong n’a toujours pas un univers sexy, les cheveux courts de Bayonetta 2 un peu plus. Il est toujours exclusif, à priori, je me méfie maintenant, bravo. Et là, LE CHAOS. Smash Bros sur 3DS et Wii U. Sur portable, look Cel-Shadé et contours pour rendre les choses plus visibles. L’entraîneuse Wii Fit sera annoncée plus tard, mais ce sont le villageois Animal Crossing et Megaman qui rejoignent la rixe. Folie furieuse.

CONCOMBRE VIENT VOUS DÉBAUCHER

CONCOMBRE VIENT VOUS DÉBAUCHER

Je n’ai pas fait de post aussi long depuis longtemps donc je vais abréger : il y a. Des masses de jeux. A venir. Cet E3 est particulièrement intéressant et qualitatif. Il est super paradoxal que Sony gagne ce succès critique et qu’Ubi soit à la ramasse malgré ces quelques présentations honnêtes. Nintendo se la joue safe et déroule son catalogue 2014, qu’on peut attendre avec plein de jeux à venir – la mauvaise passe s’éloigne sûrement. Nintendo, c’est un peu comme moi au poker : j’attends que les autres se bouffent mais c’est une garantie de ne pas être numéro 1. En bref, comparez Sony avec la conf 2006. C’était il y a sept ans et c’était l’exact contraire. En attendant, j’ai bon espoir que la Box s’aligne sur pas mal de trucs, il y a eu des précédents.
En fait, tout va mal, mais en l’espace de ces deux jours, tout allait foutrement pas si mal en fait.

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Youteubés

Je me suis souvenu pourquoi je ne faisait plus de vidéos. C’est horrible comme processus, et encore, je n’y mets pas un grand soin ! Trouver le matos, monter, rendre, encoder et uploader, autant d’étapes qui étaient derrière moi. C’était très bien.
Bon, c’est le 600è post et pour ce chiffre rond, on essaie de se faire plaisir : je réponds à un taunt de lecteur et je fais un Let’s Play d’Amnesia. Non, internet, ce jeu ne fait pas peur du tout. Ou alors ça fait peur à l’heure d’après. Pour ceci, je suis accompagné d’Amo qui a eu la bonté de me fournir son PC, sans qui rien n’aurait été possible. C’est un peu le Mario Maso du survival-horror : on joue encore au clavier – cassé – dans une configuration minimale, montage minimal, j’ai même réussi à décaler un peu la deuxième vidéo au début (pardon, pardon) bref, le pire Let’s Play de l’internet. C’est pas comme ça qu’on va gagner des milliards et notre poids en chips.
Enfin, vous avez quand même deux heures d’horreur intense, alors enjoy !

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