Monthly Archives: avril 2013

Le complexe du scaphandrier (Deuxième round)

DANS LES ÉPISODES PRÉCÉDENTS. Concombre se lance dans la grande aventure du journalisme. Avec son profil un peu barré et peu adapté à la rigueur implacable des concours, il prépare le terrain et commence à se faire un réseau en, basiquement, picolant à travers Paris. C’est super efficace puisqu’il se fait recruter pour faire quelques piges rigolotes, dont une interview de Buono!. Comment préparer les écoles, ce qu’elles impliquent, si c’est compatible avec la vie universitaire et comment conjuguer tout ça. Un an plus tard, une nouvelle étape est franchie, mais il faut aussi faire avec un mémoire à rédiger…

C’est le moment idéal pour faire le point. Je suis en pleine journée « vide » – demain, c’est le concours Celsa, donc ma deuxième tentative pour intégrer la « voie royale » de la profession. Deuxième épisode d’une grande saga masochiste, entre racontage de vie et fenêtre sur cette formation beaucoup-d’appellés-très-peu-d’élus. Premières piges en 2012, premier stage en 2013. École en 2014? Ce serait génial, mais une warpzone existe, prouvant par la même que je ne savais pas vraiment m’informer. Prière de lire le post sus-linké pour piger les tenants et aboutissants (en gardant en tête que j’y suis un poil plus naïf et idéaliste sur la chose, donc un cran moins expérimenté). Qu’est-ce qui a changé, un an plus tard, et un ratage de deux points globalisé aux concours? Rien. Les écoles demandent toujours des profils clé en main, en supposant qu’on a le temps de s’y préparer, donc de négliger nos études où de prendre une année sabbatique – idéal pour bosser et capitaliser pour, par exemple, s’installer quelque part. Je ne ferais pas la même introduction sur le journalisme JV – toutes les problématiques de l’année écoulée m’ont convaincu que oui, c’est un journalisme de niche, qui peut être sérieux, rigoureux, qui a son public et ses emmerdes. Donc laissons-le tranquille pour le moment et, avec tout l’amour que j’ai pour le journalisme spécialisé (si un jour j’ai l’occase de bosser chez CPC ou similaire, je ne dirais jamais non) je suis un profil très « culture généraliste », c’est comme ça et on ne peut pas vraiment le changer.

Bon, je fais le rappel des écoles parisiennes. Sciences po, il faut un profil béton sinon c’est pas la peine. Le Celsa, c’est demain, donc bon. L’une des plus difficiles, avec un Anglais qui frôle le niveau maximal. La culture gé et actu sont des questions ouvertes sortie des ENFERS. Avec des questions putes et précises. Le double p de la mort. Après, c’est l’institut français de presse, qui demande un gros dossier, un mois de stage au préalable et un autoportrait. A ce stade seulement, c’est un concours (le plus facile du lot mais il faut avoir passé le premier cut) puis une journée d’examens-reportage. Bientôt Juin et son tri-concours, dont le CFJ et l’IPG. Synopsis d’article, actu et culture en deux notes séparées, un interminable questionnaire pourtant sur tout et strictement tout avec une notation NEGATIVE. C’est diabolique. Rajoutez l’épreuve de Grammaire où les malus sont doublés et hop, vous obtenez une journée diabolique qui approche les meilleures épreuves de téléréalité. Stratégie, métagame, etc. Tout y est. Ces QCM incarnent l’impuissance, on sait qu’on ne sait rien. C’est génial, c’est les concours. Les élus auront aussi une journée pour tirer un sujet de reportage et passer une batterie d’oraux. Ça n’a pas changé en un an : c’est bête, ingrat, injuste. Si vous êtes à Bordeaux ou à Lannion, de nouveaux instituts sont là pour vous, s’il n’est pas trop tard pour septembre.

Incroyable mais vrai. Il existe une warpzone. Une bypass rule. Ça s’appelle le contrat d’apprentissage. Le CFJ fait ça, par exemple. Travailler en alternance, suivre les cours, avoir le statut d’étudiant et d’apprenti pendant deux ans avec la carte de presse au bout de six mois? Avec une bonne chance d’être engagé en bout de course ! C’est incroyable, fabuleux, mirifique ! MAIS. Il faut trouver une entreprise qui vous prenne ET qui paye vos études. C’est le seul pas à franchir, il est énorme, gargantuesque, mais c’est le seul. Il faut donc choisir un établissement adapté à votre profil, qui dispose d’un minimum d’argent (si le patron n’est pas en prison, c’est mieux) et qui a un siège dispo. Bon courage. Moi, je vais tenter, parce que le gadin pour demain, je le vois venir de loin, de loin, hin-hin.

Les concours, c’est super pour faire une bonne école, donc avoir une bonne formation théorique et décrocher un stage. J’ai réussi, avec un peu de bon timing et beaucoup d’acharnement, à cheater la matrice et à directement passer par cette étape, histoire de gagner un peu d’XP. En gros, suivre les conseils de Reguen (cf. épisode 1) et découvrir la vie d’une rédaction, sa hiérarchie, son ambiance, comment ça se passe. Incarner Gaston Lagaffe est un bonheur est si ce n’est évidemment pas représentatif de la vie lambda d’un encarté (qui n’est pas collé à son desk et qui ne doit pas forcément passer par toute son ascendance pour valider un papier car lui l’aura bien fait du premier coup) ça permet une très belle fenêtre dans la profession. MAIS ALORS ! CA POSE PLEIN DE QUESTIONS ! ON VA Y RÉPONDRE ! Ça fera office de rapport de stage, que je n’ai pas à faire – puisque fait «  »en dehors de mes études » ».

Un titre à deux lignes ! A DEUX LIGNES !

Les terribles et horribles problématiques modernes d’une rédaction deux point zéro

– Blogging versus journalisme C’est l’évidence même mais il faut le rappeler : le style journalistique est froid, détaché, rapide et concis. L’inverse total de ce que vous lisez ici. Je me suis même pas mal fait vanner pour mes posts interminables : « Qui lit des pavés aussi longs? La réponse est personne ». Et c’est vrai. Si vous en êtes là, c’est parce que vous me connaissez depuis quelques temps déjà, les autres ont abandonné en cours de route. Ben ouais, les longs textes sont sympas à faire mais restent confidentiels : mon tout premier article a fait plus de vues que ce blog en six mois ! Un article sur Internet oscille entre 1600 et 2500 signes, j’ai fait monter un test JV dans les 6000 et quelques, un machin plus fouillé peut vaguement tourner autour des 4000… tout ça c’est très peu et il faut savoir dire beaucoup en peu de mots, tout en sortant la moindre idée ou analyse qui tourne autour du sujet. On a tendance à oublier que les autres ne sont pas dans notre tête. Les adverbes et les temps complexes sont à éviter, le moindre mot peut poser problème, les clichés et écueils sont nombreux. Ça, c’est de la théorie, ça s’apprend vite et rien n’empêche d’écrire pour les deux écoles en parallèle. « J’écrivais beaucoup aussi, mais j’ai commencé à arrêter avec un salaire ». Ah, ça, c’est un autre problème. Petite question annexe : le « relâchement du style » est il permis avec un sujet plus niché? Hé oui ! Si il y a une dichotomie évidente entre le Fig’ et Canard PC, sachez tout de même qu’un test sera plus « littéraire » qu’un article de fond sur l’actualité. Rien de plus chouette de constater qu’on peut parler de jeux dans un gros média du genre, avec le minimum de formes. Vous voyez, tout va bien, on va dans la bonne direction.

– L’INTIMITÉ SUR LE TWITTER Alors ça pourrait sembler être un débat à la con mais il est important pour les élèves d’écoles de journalisme, « formatés » – le mot est d’origine – pour ça. Peut-on continuer à twitter des conneries si on met son employeur dans sa bio? Deux écoles encore. Je fais partie de ceux qui s’en fichent. Même avec des rédac’ chef dans mes followers, je continuerais à Twitter des « niquez-vous » à deux heures du matin, tout simplement parce que je suis comme ça sur Internet, un peu dérangé, et que ça ne m’empêche pas d’être le plus sérieux et normal possible au boulot. Sans aller jusqu’à poster des bizarreries NSFW à 15 heures de l’aprèm – tumblr est là pour ça – je pense qu’on peut tout à fait continuer à assumer un compte twitter assez « gris ». Je signais chacun de mes articles d’un @LaDebauche dans mon profil d’auteur et ça n’a jamais dérangé personne. Il faut comprendre l’autre mentalité : chaque étudiant en journalisme est sommé d’avoir un compte pour des raisons évidentes et il est bien pratique et bien vu d’avoir son @NomPrénom. Il est évidemment plus difficile de coller des bêtises en lien si le compte à une « vocation pro », quand bien même je ne crois pas beaucoup à ça. Ça ne tient qu’à vous – mais j’ose espérer que les recruteurs vont jauger notre professionnalisme sur LinkedIn. On ne vit qu’une fois, mes braves ! Continuez à poster n’importe quoi, ne vous réfugiez pas derrière une façade ! (C’est peut être un mauvais conseil, mais ce mini débat me fascine)

– Mais tu es de droite alors? Si on me donnait un dollar à chaque fois qu’on me faisait cette vanne, je serais millionnaire, à la Bruno Mars. Je crois même qu’elle ma éliminée d’un entretien qui se passait alors plutôt pas mal, j’ai du tomber dans un piège façile. La bonne occase pour brasser le portrait d’un journaleux type. Il est évident que le print est anglé. Les éditos du matin de Thréard, surtout en pleine période de mariage gay, n’étaient pas vraiment mon « moment reboost » de la journée. Beaucoup d’articles web ont des titres un poil trompeurs et j’ai moi même un peu abandonné pour trouver une alternative au titre un poil sensationnaliste à ce qui était mon article le plus réfléchi et personnel. Toutefois, je pense qu’il y a une différence web/print à faire. Si les premiers sont aussi compétents et publient de temps en temps sur la version papier (ou alors voient leurs papiers adaptés s’ils sont repérés) on parle d’une joyeuse bande de jeunes où la moyenne d’âge doit être la petite trentaine d’année. Avec mes 22 ans, je suis un bébé, la plupart des stagiaires ont entre 23/24 et 28 ans. A aucun moment je n’ai senti de prise de position dans la moindre réunion édito. Tout le monde bosse, mais tout le monde est souriant, détendu, ça n’empêche pas les quelques moments de joyeux bordel et de passages de ballons de rugby à travers la rédaction. Limite c’était moi qui était un peu coincé des fesses à vouloir véhiculer une image de bon élève, à cacher le fait d’être vraiment très, très content d’être là. Non, vraiment, ces gens sont des amours et je suis sûr que la plupart des rédactions sont comme ça. Les angles se font par les vieux routards qui s’accrochent à leurs convictions. Je crois. Rien n’est sûr, hein. Mais c’est une problématique intéressante et il n’y a aucun préjugé. Je retiendrais un moment rigolo où un grand reporter du print, infichu de mettre son article en ligne, me tombe dessus en me prenant pour un chef d’édition. Comme quoi, les compétences, ça se partage ! Et les perspectives de carrière sont là, même si j’ai souvent entendu la phrase « Si je suis encore là… » mais hey, toutes les blagues ont un fond de vérité. « S’installer » pour longtemps n’a pas l’air d’être la mentalité ambiante.

Le journalisme musical > Le journalisme

Le journalisme musical > Le journalisme

Les lecteurs hashtag les lecteurs. RÉVÉLATION. Les lecteurs sont cons. Enfin, on précise; 100% des lecteurs qui commentent veulent donner l’impression qu’ils le sont. Règle numéro 1 : prendre son lecteur pour un « con » – c’est un principe journalistique de base et ce n’est en rien négatif, il faut juste fournir tout les éléments dans un article pour sa compréhension. Je suis, par exemple, un vrai con en mode et en sport. Par contre, dans l’acception con con, il y a les commmentaires. Vous pensiez que c’est un mythe? Pas du tout, et pas qu’au Figaro. On m’a rapidement prévenu « Lis pas les commentaires si tu veux préserver ta santé mentale ». Une fois, j’ai répondu, j’ai essayé de lancer une conversation, je ne le referais plus. Le Fig a lancé sa nouvelle version il y a deux semaines, du vrai pr0n d’interface. Parmi ses nouvelles featurettes : les journalistes peuvent se faire plaisir et sélectionner un com’ par article pour le mettre en valeur. Je me suis creusé la tête, mais sur une trentaine d’articles de mon cru, je n’en ai pas trouvé. Les gars qui commentent là bas restent sur leurs obsessions, trouvent toujours à redire sur Hollande ou le gouvernement quand bien même tu leur balance un sujet sur l’histoire du téléphone portable… bref, ils justifient bien le fabuleux Gorafi qui a égayé mes pauses déjeuner. Bravo, les commentateurs. Vous êtes bizarres. Et un peu teubés avec vos avatar à base de bérets et de Tour Eiffel.

Ho, si je ne devais garder qu’un conseil à partager? J’ai appris un truc qui pourrait peut être vous servir : dans ce genre de position, genre réclamer un stage, il ne faut pas avoir peur de relancer. A aucun moment il ne faut avoir peur d’être relou. Au contraire, c’est peut être ce qui fera de vous l’heureux élu. Excelsior !

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The Jean D’Ormesson Disco Suicide

« Bye, bye miss American Pie »… c’est fait, le rock en plastique est cryogénisé. Dans le meilleur des cas, c’est pour quelques temps, mais ça pourrait tout à fait en être la fin définitive. Après l’arrêt des DLC de Guitar Hero il y a deux ans, Harmonix arrête la production de DLC pour Rock Band, et la touche finale était le tube de Don McLean. (Je profite de l’occase pour rappeler qu’il existe une version de Madonna mais aussi de Claude François)
Là vous vous dites « Mais ! C’est une info de niche ! De niche dans la niche ! » et oui, je dois l’admettre mais c’est aussi un de mes plus gros joujoux qui arrête de se renouveler. Inutile de devenir hystéro toutefois, Harmonix a réussi l’exploit de publier des chansons à télécharger chaque semaine, pendant cinq ans. Soit 220 semaines et quelques. La plupart du temps en publiant 6/7 chansons, puis en calmant progressivement le rythme jusqu’à atteindre entre 2 et 4 chansons par semaine, atteignant tout de même le rythme de croisière du concurrent Hero à son époque. D’autre part, c’était vraiment prévisible puisqu’Harmonix a remercié sa team chargée des licences vers Octobre. Sachant que le processus du circuit, de la demande initiale à l’apparition du morceau dans le jeu, prend six mois.
Donc voilà voilà.

On y trouve vraiment de tout ouais

On se retrouve avec plusieurs milliers de morceaux sur les bras. Quand bien même le flux s’arrête, il reste plein de choses inconnues à découvrir, mais il ne faut pas oublier que la moitié des chansons parues aujourd’hui viennent… du Rock Band Network ! Ce réseau, monté il y a trois ans, permet à n’importe qui de pouvoir licencier des morceaux, de faire les partitions, bref de s’occuper de tout donc de récupérer un petit bout de droits d’auteurs en fin de circuit. Double kisscool effect : la bibliothèque est doublée de volume et on peut jouer les prolongations, en plus de sortir du carcan « le rock sous toutes ses formes » proposé par les DLC classiques. Si vous faites partie des trois personnes en France concernées par ce post, je vous propose un petit panorama des groupes planqués dans le Rock Band Network qui valent le coup, une trentaine en tout. Et évidemment, j’entends par là ceux que dont j’ai acheté les oeuvres, parce que transformer la réalité est ma passion. Toutes les vidéos évoquées ou presque peuvent se trouver sur cette chaîne Youtube. Généralement, la formule « (Nom du titre) full band » ou « (Nom du titre) All Instruments) » ne rate jamais. PLEINS D’AUTRES MORCEAUX ! AVEC PLEIN DE BRUITS RIGOLOS QUI BATTENT LA MESURE ! FOLIE !

Alors le Rock Band Network, késsadire? On y trouve de tout, c’est un fantastique miasme difficile à cerner. On y trouve énormément de pistes métal à la difficulté improbable, souvent fournies avec des versions « double pédale ». On y trouve des groupes fétiches qui y publient des albums entiers. On y trouve la bande son de certains jeux, mais aussi énormément de « Novelty » – i.e. des chansons qui sont davantage des sketches que des machins réfléchis et structurés. Beaucoup de groupes de niche ou de machins très « locaux » y postent des morceaux. Généralement, la qualité y est très bonne, que ce soit musicalement où un termes de « fun en plastique ». Exemple : Ultra Vomit y a posté « Je Collectionne Des Canards (Vivants) et le super bourrin « Mountain Of Maths » au tempo supra rapide. Dans le même esprit, Devin Townsend a publié moult morceaux métalloïdes de sa saga « Ziltoïd« , hommage crétin de Lovecraft. Particularité : ces morceaux, en plus d’être très… aléatoires, aiment bien jouer avec les codes du jeu. Ils screwent avec le gameplay, quoi. C’est rigolo et ça permet de chanter « J’aime manger du caca, du cacaaaaaa. Joue avec une vraie guitare, espèce de geek. » C’est printanier.

Je parlais de jeux tout à l’heure. Il s’agit de VVVVVV et Super Meat Boy, qui ont respectivement deux et trois morceaux issus de M. SoulEye et db Soundworks. Le son est d’origine, 8 bit-style, ça donne des pistes supra difficiles à conquérir, surtout en batterie (où on se tape jusqu’à trois pistes en même temps) et en guitare) c’est original et rarement cher. La bonne occasion de fournir le genre « autre » de son catalogue. N’oubliez pas qu’un Anamanaguchi a passé le cut.

Poursuivre l’expérience, littéralement : on trouve souvent sur le network des pistes qui traînaient dans les pistes bonus des deux premiers Guitar Hero; Ceux qui étaient fait par Harmonix, bah voilà. En tête de liste : Soy Bomb, de Honest Bob and the Factory-To-Dealers Incentives. Un instrumental rockabilly délicieux. Je l’écoute dans les deux fois par jour. D’autres morceaux de ce groupe au nom incompréhensible : Hey, Entangled et I Don’t Want to Hear About Your Crappy Boyfriend. On peut aussi y trouver Gemini, une autre instru dans des tonalités plus bluesy, et Even Rats, des Slips. Oui, des Slips. Ce même groupe à publié un ou deux autres morceaux potables.
Poursuivre l’expérience, deuxième : le network est aussi la cave planquée où certains groupes représentés dans les playlists « officielles » y mettent d’autres extraits. Andrew Buch a concrétisé une légende urbaine du jeu vidéo et licenciant Tripolette, le fâââmeux morceau caché du Guitar Hero original. Un son de guitare un peu criard et un solo bien difficile à réserver aux avertis. Freezepop, tiens. Ils sont très copains avec Harmonix, tiens. Deux trois pistes pas terrible, préférez le démentiel pack du store de base. Copinage encore, si vous avez aimé « A Jagged Gorgeous Winter », The Main Drag a publié l’album complet et la piste coûte un euro. Beaucoup de variété. Bang Camaro a eu la même chance. Sorti des copains d’Harmonix, OK GO et The Shins suivent ce phénomène, dans une moindre mesure.

Allez, maintenant on se lance dans une énumération laconique de groupes sympas. JE RECOMMANDE FORTEMENT. Toutes les pistes de An Endless Sporadic. Quatre morceaux. A chaque fois, des instrumentaux un peu barrés, difficulté plus plus, pas toujours très agréable à l’oreille mais c’est le lot de ces groupes à impros. Sympa et un euro à chaque fois. Blame Ringo! est un groupe super cool au nom super ironique. Ils viennent de Brisbane, Australie et ont publié deux morceaux très chouettes. In A Hurricane est un morceau très fast et entraînant, Gable Arch est une version survitaminée de New Slang, en un peu plus psychopathe. « Si je te chope, ça ne sera pas jojo ». Chanter ça est toujours chouette en soirée. Un euro chacun, le conseil du chef. J’aurais aimé entendre d’autres trucs des Delta Spirit. Si, généralement, avoir des lettres grecques dans un nom de groupe est une mauvaise idée, ils ont publié White Table, un morceau extra, du genre power-ballad pour faire comme si je m’y connaissais. « Charté » un peu étrangement mais archi planant. Encore un euro seulement.

Des groupes un poil plus connus, du genre à avoir une fanbase en béton chez eux et à faire quelques premières parties chez nous : les tourneries de Jukebox The Ghost sont une valeur sûre. Groupe un peu barjo à l’enthousiasme communicatif, ils ont tout, sauf un bassiste ! The Stars, Schizophrenia, Half Crazy, Empire… autant de trucs sortis du même album, du proto rock progressif, archi varié, archi fun, ça rentre dans la tête et ça n’en ressort jamais tant c’est efficace. Deux euros à chaque fois par contre, mais ça le vaut largement. Moitié prix, ce sont les trois morceaux de Quiet Company : moins originaux, moins funs, un peu plus premier degré mais suffisamment sympa pour en parler. L’occasion aussi d’avoir trois belles pochettes en plus dans sa bibliothèque et oui, on reste dans un rock inoffensif et chaleureux, branche sentimental.

Torture des Rival Sons est un one-shot qui incarne le cool : c’est un morceau bien heavy, proche des Queen Of The Stone Age. Les nostalgiques de Guitar Hero : World Tour – si ça existe – se réjouiront de l’apparition de You’re Gonna Say Yeah! des Hushpuppies. Very Busy People est un morceau des Limousines qui parleront à tous puisqu’elle décrit le quotidien des nerds glandus que nous sommes. Tellement i-ro-nique. La pochette est une foutue bulle de salive. C’est immonde. Les Drugstore Fanatics aiment bien hurler dans le micro et faire des riffs crades : les amateurs de gros son peuvent se procurer Hangman, Bullet et The Distance, trois euros le tout. Là encore, c’est premier degré, puissant et assez difficile partout, avec des hammer-on impossibles. Amis des formules rythmiques improbables, vous trouverez du math rock en la personne de Between The Buried And Me. Hop, exemple.

On en profite pour embrayer sur le champ « supra-guitaristique » du bouzin : connaissez vous Rodriguo y Gabriela? C’est un duo mexicain qui fait de la guitare percussive. C’est trop rare pour être signalé – une rythmique (qui fera office de basse) et une lead, les deux acoustiques. Sur le jeu, ça donne Hanuman et Buster Voodoo. Super difficile, avec des rythmes binaire-ternaire difficiles à suivre et des solos à vitesse flash. A ne pas toucher sur faire de l’aller-retour sur un médiator est un vague concept pour vous. Je suis partisan du « plus c’est dur et maîtrisé, plus c’est fun » – ces deux pistes le sont vraiment. Pour rester dans les extrêmes, on y trouve aussi pas mal de néo-métal, un genre proche du… classique ! Hé oui, les deux se mêlent bien. On peut y trouver des pistes piano de grands airs classiques (la basse fait la deuxième main, c’est aussi solennel que bizarre) mais aussi moult interprétations d’airs connus en mode Full Band, parfois en plusieurs mouvements. Si c’est votre came, foncez.

 Encore un groupe cool? Encore un groupe cool ! Voici les Dance For The Dying. Encore un nom pas terrible pour une formation qu’on a vu grandir à travers cette plate-forme. Ils ont lâché tout leur premier LP, chanson par chanson. Toutes très pop, on peut notamment mettre en valeur Thug Love et Echo. Peu de temps après, des extraits de leur premier album arrivent, dont Mannequin. Ça fait chaud au cœur. Deux one shots, enfin, deux morceaux très longs – The Grinder’s Tale adopte des harmonies très proches du JV façon Sonic. Toujours plus inconnu, In The Wake Of Evolution, morceau de prog épique, on dirait du Yes. Du Yes en 2010 et en plus jeune.

Enfin, coté chansons rigolol, on peut télécharger les morceaux débilos de Psychosticks. Tenez, l’éclaire BEER !!, le subversif Political Bum et le très recherché This Is Not A Song, It’s A Sandwich !! Le Rock Band Network est le bureau privé du grand, du beau Jonathan Coulton. L’auteur-compositeur préféré des geeks (phrase garantie 100% lieux communs) y propose une auto-reprise de Still Alive, en duo avec Sarah Quin, de Tegan et Sara. Il y a publié grand nombre de chansons un peu débiles mais j’ai toujours eu un faible pour la tout aussi débile Betty and Me parce qu’on y joue du banjo.

Et non, ce n’est pas dans le Rock Band Network qu’on trouvera des Flaming Lips, du Supertramp ou la BO de K-On. C’est fini, chacun peut arrêter de projeter ses fantasmes et trouver un autre joujou. Oh, tiens, salut Rocksmith. Oh, salut tes DLC à 240 points.

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Try again

Bonjour ! Laissez moi vous présenter Alvin Stick.

Ouh ! Quel air coquin !

De son vrai nom Alvin H., vous le connaissez peut être comme étant le gars qui était venu parler de journalisme JV dans deux épisodes de Mario Maso. A part faire des caméos et apparaître dans une émission de Radio01 sur deux, Alvin est un gars charmant et plein de qualités. Le hasard fait que nous avons pas mal de choses en commun. Par exemple, nous sommes pratiquement nés en même temps, il a une semaine de plus d’existence que moi. Bon, il est vrai, nous avons des préférences sexuelles divergentes mais nous sommes tous les deux des gamers accomplis. Lui est spécialiste PC et Free-To-Play. Encore plus loin : il avait, il n’y a pas si longtemps, un Overblog vidéo nommé « Haru a un avis sur tout » – ce qui est étrangement proche de « Le Concombre Masqué voit tout », l’ancien nom de ce blog. Hé oui, l’ancien pseudo d’Alvin est « Dirloglory », ce qui me fait terriblement penser à « glory hole ». Mais ça, c’est une autre histoire. Aujourd’hui, nous sommes bons potes, membres éminents de la Team Alcolol (souvenez vous, le journalisme) et il sait très bien sur quel bouton appuyer pour m’énerver. Ca ne rate jamais ! Quand nous nous sommes rencontrés l’année dernière, il n’arrêtait pas de parler en « Hashtags », ce qui m’a transmis la fabuleuse expression « Hashtag bizaaaaaarre ! » toujours très appropriée sur les Internets.

Alvin est journaliste JV. Nous avons choisi deux voies différentes : lui s’est lancé directement dans le bain pro et je me suis lancé dans les études. Résultat des courses, j’ai un bagage académique et lui a beaucoup d’expérience dans le milieu. Et oui, si vous vous le demandiez, ce prénom vient d’Alvin et les Chipmunks, anecdote qu’il a du mal à confesser. Mais ça, c’est pas grave. Ce statut de journaliste free-lance lui pose quand même quelques soucis : les affres du chômage planent sur sa barbe impeccablement taillée. Alvin a trouvé la parade : participer à des jeux télé, toujours sur France Télévisions. Du coup, le gameplay des jeux TV est devenu sa deuxième spécialisation. Le truc, c’est qu’il ne gagne jamais. C’est pas comme si c’était compliqué ou comme s’il n’avait aucune culture, bien au contraire – les éléments sont toujours contre lui. Aujourd’hui, je vous propose de retracer ce parcours et de faire l’incroyable Top 5 des passages télé ratés d’Alvin. A noter que le sieur fait toujours de belles profil pic à partir de screencaps où il a toujours un petit regard en biais de fripon. Aussi, il arrive toujours à faire des caméos sur d’autres chaînes. Perso, j’attends de le voir dans Sexy Demain.

Les fritouplay

Les frites, ou play?

5) Tout le monde veut prendre sa place
On ne sait pas grand chose sur cette apparition. Évidemment, personne n’a rien pu conserver de ces divers ratages, captures ou vidéo. Le jeu phare de Nagui, où un champion est couronné après divers écremages parmi six personnes, est la cible favorite de notre petit Alvin. Après tout, ce mec est impeccable en casting et sait très bien parler devant un micro ou une caméra, difficile de l’arrêter ! Tout ce qu’on sait, c’est qu’il est passé dans l’émission vers fin 2010 et qu’il n’est pas allé jusqu’au bout. Peut être n’a-t-il pas passé le premier round. Un ratage de petite envergure qui le place directement en dernière position.

4) Slam
Les débuts des feux de la rampe pour Alvin ! C’était il y a au moins trois ans et c’était une époque où il culpabilisait sur son physique. A tort ! Monsieur Glory était une bête de culture gé et brillait particulièrement dans cette émission un peu anxiogène où un jeune homme fait faire des mots des croisés à des candidats. A partir de là s’amorce une grande tradition : il se plante à l’avant-dernière étape. Alvin doit s’incliner à deux pas de la finale, face à une petite vieille ou un étudiant chômeur, je ne sais plus. C’est la loose. Pas de panique cependant, le meilleur est à venir. A noter que l’émission se conclut sur un moment étrange où un candidat lui fait une prise de karaté. #gênant

3) Harry
Celui là est tout récent ! Harry est ce jeu frappadingue où un Sébastien Folin au bord de la dépression fait jouer des candidats contre un ordinateur géant. Enfin, un smiley géant, plutôt. Les candidats doivent remettre dans l’ordre des bouts de mots pour reconstituer des … mots. Oui, tous les jeux de l’après-midi sur France Télé ont strictement le même gameplay. Alvin est malmené par Folin : il essaie de le caser avec sa voisine de droite (qui est spécialiste des poulets à la bière et au maroilles, OUI) et notre ami doit jouer poliment le jeu. Tout ça est déjà assez embêtant quand il se voir refuser l’accès à la troisième manche. Il ne sera pas parmi les deux derniers, il le sait, « Hé nooon ça ne marchera paaaas, j’en ai peuuuur ». Il est genre savvy, et c’est ça qui le rend si exceptionnel. Malgré ce petit malaise au montage, ce parcours peu réussi ne le place qu’en troisième place.

2) Que le meilleur gagne
Dans sa carrière, Nagui a conçu et présenté trois milliards de jeux. Plus de jeux que d’atomes sur cette planète. Il faut le faire. Il a même eu le temps de voir certaines de ses émissions couler et d’en faire le revival. Moi, je serais pas contre le retour du « Mur » ou de la fabuleuse « Gym des Neurones » mais je digresse. Que le meilleur gagne est un bête jeu où une centaine de candidats répondent à des questions jusqu’à ce qu’ils ne soient plus que dix, puis un, pour que ce candidat ultime participe à une épreuve sur-cheatée faite pour qu’il ne gagne pas grand chose. Alvin, héroïque, était de passage. Il arrive même à se faufiler dans le top 10. Moment d’hilarité générale quand Nagui, qui a du voir des milliers de visage de candidats dans sa vie, repère ce minois qui doit lui dire quelque chose. Les choses deviennent méta et Alvin doit avouer qu’il est effectivement un habitué. Le deuxième jeu commence, il est rapidement éliminé. LA MALEDICTION DE L’AVANT DERNIÈRE ÉTAPE. Sur une question à la con, en plus.

Bientôt les balles à blanc par courrier

1) Tout le monde veut rendre sa place (deuxième round)
Alors celle là, il pourra la raconter à ses gosses. C’est donc son deuxième passage dans TLMVPSP. Nous sommes en Décembre 2011. Le décor est planté, sapins, neige artificielle et beaux contrastes bleus/argent seront témoins d’un passage d’anthologie. Déjà, Nagui, ceinture noire de taquinage, lui fait passer un sale quart d’heure pour son « moment présentation anecdote ». Alvin ne peut parler de manière passionné de Portal 2 sans que le présentateur lui sorte les désespérants « Et alors, vous êtes un geek? » doublé de l’incontournable « Et donc vous avez une copine »? Le désespoir. Par contre, le jeu se passe bien. Il se retrouve dans les quatre derniers. Il a plein de points. Viens le moment où la championne d’époque pose les questionnaires personnalisés. Il est clair qu’elle veut son corps en duel parce qu’elle lui pose une question simplissime où la réponse est « le marchand de sable. » Emporté par l’hubris et la précipitation, il ne demande pas de répéter la question et savonne un « la petite fille aux allumettes? » avant de littéralement facepalmer et de comprendre qu’il a fait une belle connerie. La souffrance s’est lue dans ses yeux et on l’a vu faire rencontrer son front et son pupitre. Bravo, tu as perdu, tu aurais probablement été champion sans ce savonnage. Bravo bravo bravo.

(Pour la suite des évènements, c’est sur Néant Vert que ça se passe)

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