Monthly Archives: mars 2013

Egotrip

(Post garanti sans aucune vanne sur Koh-Lanta)

« MER IL ET FOU ». C’est avec ces mots que Jason Brody court dans la jungle, fuyant les pirates d’une île inconnue d’Indonésie. Ses vacances ne commencent pas super bien – lui, son jeune frère, son cadet, sa copine et une poignée d’amis crétins passent du bon temps et font des activités de jeunes américains crétins. Ces farnientes de clichés ambulants ne durent pas toute la vie et ils se font soudainement capturer par des hostiles. Jason, en cage avec son frère, va faire une rencontre de geudin, s’enfuir, assister au meurtre de son frère et tuer son premier homme, le tout en vingt bonnes minutes. Jason se retrouve seul dans la jungle, avec son péni et son couteau, à pas savoir quoi faire sinon survivre et retrouver ses copains.

(Toutes les illus viennent de ce Tumblr)

Est-ce le nouveau script de Gondry? Est-ce une métaphore pour décrire l’évolution de la Wii U? Non ! C’est Far Cry 3. Jeu (fort) à propos sorti fin Novembre dernier. Voilà une bonne manière de finir de découvrir l’année 2012 avec un jeu important, penchons un peu dessus pour comprendre pourquoi.
Encore une fois, Far Cry est un jeu dont l’impact se mesure sur plusieurs phases. Je suis complètement étranger aux deux jeux précédent (apparament pas terribles) mais les premiers teasers de celui là étaient particulièrement convaincants. Souvenez vous. E3 2011. Ubisoft fait une présentation un peu maboule et portée sur la poudreuse. Ca ne les empêche pas de diffuser « La définition de la folie« , un teaser de 6 minutes bien barré nous présentant Vaas Montenegro, personnage emblématique du jeu – c’est lui qui se retrouve sur la pochette, alors que notre héros imite le Taupiqueur ! Cette séquence a effectivement fini dans le gameplay du jeu, vers le milieu, pas évidente à boucler. Jason Brody a effectivement une journée de merde et c’est un an plus tard qu’un autre teaser halluciné conclut la hype autour de ce soft. Sans ces préliminaires, on aurait pu croire à un énième FPS tropical sans intérêt. Fin novembre, le jeu sort, notes plus que satisfaites – dont un 10/10 made in Canard PC – et on comprend vite que les qualités du jeu ne sont pas nécessairement là où on les imaginait. Far Cry arrive avec un message et ses qualités de développement de personnage sont excellentes. Le reste, c’est presque un emballage. Je vous la fais courte sur mon habituel « on en a trop fait autour de ce jeu du coup pour ceux qui y jouent à la bourre c’est la mini déception parce qu’on s’en est fait une montagne blah blah ». Il est présent et c’est pas bien grave.

Bon, alors. C’est surtout une question de personnages, ce jeu. D’abord, on a Vaas Montenegro. Un vrai nom de méchant. C’est le premier être animé que vous voyez dans ce jeu. Son regard de dingue trahit bien sa personnalité. Ses monologues sont légendaires et ce monsieur se drogue beaucoup – comme beaucoup de monde dans ce jeu. Ça lui donne un petit je ne sais quoi d’attachant et c’est avec pas mal d’incompréhension qu’on pige très rapidement qu’il n’est que le « boss du disque 1 ». Le second des méchants, le dragon quoi. Choix étrange, mais une figure que vous n’oublierez pas de sitôt. Il m’a déjà tyrannisé une ou deux fois en rêve depuis.

Et là, c’est ALERTE CARACTÉRISATION pour Jason Brody. Ce jeu est intéressant parce qu’il a une approche bien à lui. D’habitude, un FPS, c’est le contrôle d’un malabar surentraîné, d’un personnage fourni clés en main. Jason, au mieux, c’est un fils à papa un peu paumé. L’intégralité du jeu le mène vers la « voie du guerrier »; Il va lentement se transformer en Rambo. Du mec tout à fait normal et trouillard, il passe à une brute insensible et à la limite du sadique. Tout ça en vue subjective ! Les procédés pour aider l’immersion sont nombreux. C’est très bien animé, on voit beaucoup ses bras, dans ses sauts, ses balbutiements, tout ça est très bien fait et très réaliste. On l’entend beaucoup parler et c’est bien plus subtil et amené qu’avec Lara Croft. La transformation n’est pas si progressive que ça mais on rentre pas dans ce schéma du « Oh la la je pleure parce que j’ai tué un homme et hop maintenant je peux faire trois headshots sans rien dire ». Nan, Jason Brody devient un vrai mauvais cul et ça se voit avec le miroir qu’incarne ses copains. Eux, on va les sauver au fur et à mesure du jeu, et ils ne comprennent évidemment pas pourquoi vous vous mettez à subitement kiffer la chasse au zébu. Le jeu se découpe en deux phases : votre personnalité change, puis vous pétez tout en rigolant comme un damné. Pour simplifier.

tumblr_mhaxxhYdRL1rerg8vo5_1280Et comment tout ça se passe? Un gloubiboulga de mécaniques de jeux Ubisoft. On est donc sur une île tropicale. On suit une storyline qui saute de missions en missions en ayant toujours la possibilité de faire ce qu’on veut entre temps. Ces activités annexes sont l’exploration, la chasse, la course et une pelletée de mini jeux. Pour dévoiler la carte, il faut grimper sur des antennes satellite (toujours une sorte de mini puzzle) et bidouiller des trucs. Magie, la carte se dévoile, vous pouvez maintenant exterminer des camps de pirates. Vous la jouez ninja, Brutus ou subtil, c’est comme vous voulez. Vous pouvez faire comme moi et vous infiltrer à la roquette – ou libérer le tigre de sa cage en bambou et le regarder se faire quelque frags. Attention tout de même, dans ce jeu, l’IA n’est pas ridicule. Tirer au sniper deux fois de suite au même endroit est une quasi certitude de se faire repérer, et les ennemis se déplacent en commando de manière très réaliste. C’est fait ? Yo-oh-oh! Vous pourrez vous attaquer à la faune et la flore. Pour améliorer son équipement et passer d’un gameplay frustrant à un gameplay un peu moins frustrant, il faudra toujours des peaux d’animaux. A vous le célèbre syndrome du HO PUTAIN UN TIGRE.

Donc tout ça reste simple et traditionnel. Plot twist, tout ça est assez intelligent. Je dirais même plus : fin. On trouve ces habituelles séquences d’hallus qui permettent de poser quelques profondeurs au jeu et au scénario. Certes, c’est plutôt sympa même si ça limite tous les combats de boss à des QTE. En fait, il y a du méta. Au delà de cette histoire de lavage de cerveau (dont vous êtes le héros et l’acteur volontaire), il y a … un propos plus ou moins caché dans ce jeu. Jason, et c’est un élément de gameplay, se drogue beaucoup. Énormément, même. Vous allez passer le tiers du temps de jeu à cueillir des plantes et à les confectionner en seringues. Le jeu est entrecoupé de citations d’Alice au Pays des Merveilles. Pas mal de trucs sont « volontairement incohérents » dans ce jeu, ou juste bizarres. Des petites touches de fantastique interviennent là et là. Le propos mystique est fort. On passe beaucoup de temps à se demander si ce jeu se termine comme Vol 747 pour Sydney. Je ne dévoilerais pas la réponse mais je dois avouer que oui, la fin est un peu décevante et expéditive, qu’elle quelle soit. J’ai eu la « bonne » en pensant l’inverse. L’autre est deux fois plus prématurée.

Bien sûr, il faut parler du terrain de jeu : l’île. Pas évident de varier les décors : le jeu nous ballade quand même dans quelques environnement troglodytes et nous fait vivre une petite aventure sous-marine qui fera sourire les fans d’Uncharted. C’est très très vert et bleu. La découverte et l’exploration sont encouragés par une poignée de collectibles à choper : reliques, missives, cartes mémoires. Par contre, sur 360, c’est assez moche. Clipping, textures à la bourre, ce genre de choses qui me font toujours plus douter de mon écran (probablement fautif dans l’histoire. Sur un autre chez un ami, c’était bien plus beau) – mais je ne doute pas que sur un matos normal ou, disons, un PC, ça doit être impressionnant. Toujours est-il que je n’ai pas ce souci sur Dishonored ou Infinite… mais eux ne sont pas des environnements ouverts et ne permettent pas les voyages en deltaplane ou en wingsuit !

LA MAUVAISE NOUVELLE, C’EST QUE LE MULTI EST A CAGUER DANS LA PAMPA TROPICALE. Ça partait pourtant pas si mal : il s’agit d’un scénario alternatif qui trouve – subtilement – ses ancrages dans le mode solo. On parle d’une relecture de l’affaire Costa et d’un casting de quatre gus à la Left 4 Dead – le capitaine s’est barré avec de l’argent, ils veulent le récupérer parce que l’argent c’est sympa. Le gameplay est le suivant : six missions où on doit traverser des villages, tuer des gens, traverser des villages, protéger des trucs qui avancent à trois à l’heure et traverser des villages. Affronter des vagues d’ennemis pendant cinq heures n’a rien de sexy. C’est redondant, ça n’a aucun intérêt, les mini-jeux ne sont pas très fun et la difficulté du truc est ridicule – il faut une dizaine de balles à n’importe qui pour mourir. De votre coté, vous ne pouvez vous soigner qu’aux affres de la mort. C’est complètement con. C’est pas très beau. Ça a manifestement été fait par une autre équipe et ça se voit. Sur PC, ça doit être relativement sympa avec un support en ligne et trois copains. Sur un canapé, c’est l’enfer. Pas plus de deux personnes en local – c’est naze et incompréhensible – et fini à la pisse – et là c’est un peu scandaleux. C’est un peu caca mais ça permet de compléter un jeu qui n’est en rien difficile niveau succès.

tumblr_mhaxxhYdRL1rerg8vo10_1280Ça ne gâche pas grand chose, je ne suis pas du tout apôtre du multi en ligne. Au contraire, ça permet de rapprocher les gens en leurs trouvant un ennemi commun. Je ne sais pas, jouez-y avec votre nouveau beau-père ou votre copine potentielle, vous putasserez sur ce mode, ça brisera la glace.

Enfin, l’interprétation est surprenante. C’est un élément clé pour un jeu qui mise beaucoup sur son immersion : faites comme moi, passez en Vostfr dès le début. Ça bouge, parle et réagit de manière réaliste, malgré les habituels regards vides.

Far Cry 3 est un jeu à couches, toutes délicieuses et carrées. C’est l’Opéra du jeu vidéo. Sa cohérence est exemplaire, son gameplay est parfaitement articulé (la moindre action à des conséquences positives sur le reste !) son propos est aussi subtil qu’ouvert et fort et des tas de petits trucs, dont une body awareness rare, viennent boucler ce bon esprit. Si vous êtes confronté à un esprit un peu fermé sur la violence dans les jeux vidéos, expliquez lui posément ce qui arrive à Jason Brody et la manière dont c’est traité. Ce sera probablement un début.

Mention spéciale pour l’arme qui prend quinze secondes pour être rechargée.

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Mon poumon en métal

Maintenant que Bioshock Infinite est sorti, on peut tous se faire porter pâle et y jouer comme des brutes. Pour tout vous dire, dès que je termine ce post, je m’y mets, la relecture va être pénible. Les chances sont fortes pour que ce soit le GOTY 2013. Ce n’est pas le sujet du jour cependant, mais les deux sont plus ou moins rapprochés. Souvenez vous de Bioshock, version 2007. On collait à ce jeu une identité « Steampunk », ‘aight? C’est vrai. On était dans un environnement aux codes visuels bien précis, qui empruntait quelques clichés de l’Amérique des années 50. Dans ce dernier point, c’est la même chose pour Fallout New Vegas. Infinite, donc, joue un peu dans la même catégorie – et sa couverture réversible laisse peu de place aux doute. Dishonored l’était carrément, on lui collait même du « whalepunk ».

Et encore, z'avez pas vu LA GUITARE !

Et encore, z’avez pas vu LA GUITARE !

Vous vous souvenez de Sucker Punch? Il y avait des traces là et là. On évoque souvent le steampunk mais on ne sait pas nécessairement ce que c’est. Pourtant, c’est un lieu commun de la fiction, surtout aujourd’hui ! Vous ne savez peut être pas ce que c’est, alors je vais tenter d’apporter un début de réponse. D’ailleurs, ça tombe bien – c’est le sujet de mémoire que j’ai pris pour ma première année de Master. Fétichisation transmédiatique du genre steampunk. Le titre est fourni clé en mains – ça traverse les genres de fiction et on en retient que l’identité visuelle parce qu’aujourd’hui, le steampunk, c’est surtout des cosplays et une tranche de design. Bon, je vais peut être pas le poster tel quel sur ce blog mais je vais introduire le sujet. Alors alors alors…

Le steampunk, késsadire ? Un terme dont on entend pas mal parler sur Internet. Ça n’a rien avoir avec le courant musical des Ramones ou des Sex Pistoles – on m’a déjà fait la vanne. Non, et vous comprendrez rapidement pourquoi, on pourrait coller le suffixe punk à tout : seapunk, skypunk… ces termes n’existent pas vraiment mais il serait simple de théoriser dessus. N’oubliez pas que ce sont des termes inventés de manière rétroactive qui s’appliquent sur un postulat littéraire. Verne n’avait pas ce mot en tête en écrivant 20.000 Lieues… mais la Gainax, en écrivant Nadia, probablement. Le « punk » cristallise quelque chose. Le steampunk, ce n’est pas une secte, ce n’est pas une marque, ce n’est pas une vue de l’esprit non plus, heureusement. Le steampunk, c’est un ensemble de codes de fictions. Ou, plus simplement, un type de fiction. Si on le prend au degré zéro, c’est un type de fiction où la vapeur remplace l’énergie principale, comme l’électricité ou le pétrole. Ce n’est pas franchement possible et ça explique l’étiquette « science fiction », automatique. On parle de « whalepunk » pour Dishonored parce que Dunwall marche à la graisse de baleine, ce qui n’empêche pas le jeu d’intégrer des éléments steampunk. Ok? Bon. C’est une énorme simplification mais on parle d’une notion assez floue.

A partir de là, un petit travail de définition s’amorce. On atteint un miasme de concepts sur lequel on ne tombe pas forcément au quotidien et rien ne dit qu’on puisse mettre des mots dessus. Tenez, par exemple. Une uchronie. C’est archi simple : une fiction uchronique est une fiction qui réécrit l’histoire à un moment donné. Bizarrement, la vaste majorité de ces histoires concernent Hitler. Prenez Inglorious Basterd, prenez La Part de l’Autre, prenez la moitié des épisodes de Red Dwarf ou de Doctor Who (les anglais kiffent Hitler) et on a déjà des comédies, un livre plus sérieux, une bonne variété de genres. Dans un autre registre, Battle Royale est une uchronie bien méchante – le Japon a gagné la deuxième guerre mondiale et c’est le bordel. Vous voyez, nul besoin de science fiction si on isole ce concept ! Le seul élément d’articulation, c’est l’Histoire. C’est aussi la constante de ces différentes codifications.

(C’est précisément à ce moment que j’ai arrêté de résister pour m’enquiller une première session dans Columbia)

Autre concept pas bien compliqué. Selon vous, qu’est ce que le rétrofuturisme ? Encore un bug temporel. C’est une manière de mixer passé et futur, un bon prétexte pour coller des vêtements anachroniques à des personnages. Le rétrofuturisme, c’est l’expression du passé dans le futur, et vice-versa. Plus clairement, vous vous souvenez de ces numéros d’Astrapi qui imaginaient les années 2000 avec – attention lieu commun de la mort – des voitures volantes ? Transposez ça dans les années 60, mais théorisé vingt ans plus tard. Ca donne les Jetson, ou, bien plus récent, Futurama. Une technologie balbutiante, surréaliste, cultivant ce goût du chrome et du kitsh. Quoique… là on parle peut être de futur vintage ? Je me perds dans mon propre truc. Bref, c’est la vision du futur dans notre passé immédiat et ça a cristallisé la création. Fallout et Bioshock sont les champions de cette catégorie, par exemple. Hugo est un beau film et collecte ces clichés, beaux à rendre sur pellicule. Il se passe même à Paris : sorti de la France et de la Perfide Albion, le steampunk n’est plus très pertinent. Dans les faits, ça lie les objets du présent ou du futur à la technologie d’hier : imaginez un ordinateur à la vapeur, une bagnole à la vapeur, des objets qui nécessiteraient une machinerie compliquée… et voilà pour le lien. Vous mixez ça à un sens du gigantisme et vous vous retrouvez avec des structures démesurées, des environnements ouverts, des rouages de trois mêtres. Encore une fois, Bioshock.

On s'éloigne un peu du sujet mais l'esprit est là

On s’éloigne un peu du sujet mais l’esprit est là

 Revenons donc à notre terme principal. La science fiction est un genre obligatoire avec le steampunk, le rétrofuturisme y est lié, l’uchronie est fortement probable. L’origine du terme est encore un peu floue à mes yeux – la piste la plus probable est une utilisation en forme de néologisme dans les années 80, dans une correspondance entre auteurs du genre et en variation à cyberpunk (hé oui ! Cet autre terme pourrait avoir été inventé en premier, ce qui prouve bien que « l’ordre des choses » n’a pas vraiment d’importance) pour devenir un courant qui a débordé de la littérature pour rejoindre une utilisation massive du fandom. Plus haut, je parlais de codes visuels – les rouages, par exemples, sont incontournables – et la couleur ocre bien rouillée est indispensable. Hop, vous avez en tête la station de métro Arts et Métiers.

On en trouve dans une variété de genres, dont le Policier (mixé à l’ère Victorienne, ça donne l’étrange Gaslamp Fantasy), le Western (souvenez vous, Wild Wild West) et pas mal chez Sherlock Holmes, récupéré par des auteurs contemporains, mais aussi par les versions films. Là encore, quel est le point commun ? L’époque Victorienne ! Les uchronies côtoient la révolution industrielle (parce qu’elle en a dévié, justement) et se passent, souvent, à la même époque. Aujourd’hui, c’est le style vestimentaire Victorien qui demeure parce que très emblématique. Allez faire un tour au Dernier Bar, vous verrez des hauts de forme, des lunettes d’aviateur et des montres à gousset, ce sont les clichés du genre, ils marchent parce qu’ils véhicule une certaine classe. Dans la littérature, ce ne sont pas des objets qu’on souligne, mais leur environnement. Le biais serait donc de penser que le steampunk est aussi une glorification de la domination angloise – oui, euh, non. On parle bien de codes visuels. En revanche, la présence d’orientalisme dans certaines oeuvres est avérée : le steampunk est souvent lié au roman d’aventure, donc à la découverte de continents eeeeet ça peut ramener une bardée de clichés d’époques, parfois en jouant avec, parfois au premier degré.
Des exemples plus proche de nous, exotisme mis à part – : pensez à FullMetal Alchemist ou au Disney Atlantis : l’Empire perdu. Vous voyez les points en commun?

Que lire pour approfondir tout ça ? Il est évident que le steampunk englobe divers types de fictions et qu’il est difficile de faire passer ce courant par écrit. C’est cependant un énorme vecteur pour le bouzin. Par exemple, on associe souvent Jules Vernes au steampunk. C’est, à mon sens, une erreur – si on trouve effectivement quelques codes visuels correspondant dans les récits fantastiques (De la Terre à La Lune etc, tous trouvables pour une bouchée de pain en poche dans de sublimes éditions – dont l’identité visuelle est reprise par des ouvrages sur le steampunk, d’où le problème) il est davantage question de rétrofuturisme. Je ne peux que recommander la lecture de ces ouvrages mais la nuance est à faire, subtile mais importante. Je conseille surtout la lecture de La Machine A Différences de Gibson, qui rentre bien plus dans le vif du sujet, en plus d’embrasser l’uchronie. Il n’est pas difficile de se lancer dans un gros catalogue : Les Brigades Chimériques en bande dessinée, Nadia en anime, Steam Powered Giraffe en musique, etc. Beaucoup d’ouvrages existent et sont plaisants à lire mais n’atteignent pas l’analyse et se content de photos de cosplay, aussi réussies soit-elles. Pour une vision méta de la chose, Olivize Caïra est une bonne valeur avec son ouvrage Définir la Fiction, chouette pour l’analyse de la fiction dans son ensemble. La page Tv Tropes dédiée collecte pas mal de trucs, mais hé, j’y ai touché un peu, ceci explique cela.

Aujourd’hui, le steamponque est surtout un vivier créatif dingue. On le retrouve dans le design, l’art et la mode, mais ça reste avant tout un mot très cool. En l’état, ça n’a rien à envier au mouvement gothique, c’est juste particulièrement obscur, comme n’importe quel mouvement de niche. Dites vous bien qu’en plus de théoriser sur un « proto-steampunk », les plus hardcore peuvent s’amuser à trouver des mécanismes encore plus précis : Clockpunk, Dieselpunk, Stitchpunk, NESTEAPUNK.

« Love the machine, hate the factory » Hé oui, on peut d’ores et déjà oublier Ayn Rand, La Grêve et l’Objectivisme. Les résidus d’aujourd’hui sont dans le JV, la télé et et et et les jeux de rôles qui adorent cette mouvance et cette esthétique. C’est vraiment le mot clé – esthétique – il ne manque qu’une mouvance picturale mais hé, on a les objets.

Pour aller plus loin : j’ai toujours trouvé qu’il y avait un un lien entre la littérature steampunk et survivaliste, post-apocalyptique. Sans entrer dans le délire des preppers, des mormons et des schtarbés qui restent dans leur bunker, mais le pivot est évident – le dystopique. Un genre de SF qui intervient après un évènement catastrophique, une guerre, une explosion atomique… et là, entre les deux, Fallout New Vegas, encore. Dans les livres, on parle de Barjavel, de Soleil Vert (qui est fait de spoilers) et autres fictions catastrophes qui, à chaque fois, enlèvent quelque chose à l’ordre établi. La nourriture, le soleil, les femmes, quelque chose. Pour une raison étrange – et c’est bien à ça que sert la recherche – les deux sont souvent liés. Ca me permet de conclure sur les masques à gaz, summum du cool, quand il ne sont pas sur le visage de Michael Jackson ou Justin Bieber.

Maintenant vous savez. J’espère vous avoir transmis mon amour des… rouages.
Oui, des rouages.

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Gérard du monomaniaque

Bernard de la Villardière est le plus grand homme que la Terre aura jamais porté.
Peut-être même plus grand et beau que Michel Rocard ou Peter Falk.
Quelque part entre le Christ et Michel Sardou. Un juste milieu, humble et rock’n’roll.
Pour des raisons de commodités, nous allons l’appeler Bernardo. Señor Bernardo el Journalisme Total.
Parlons un peu de Bernardo parmi le peuple.

Bernardo est l’un de mes modèles. J’en ai quelques uns, mais en tant que journaliste au tout début début de ma carrière, j’aime à penser qu’il faut me fixer un maître à penser, un modèle de vie. Je pense que ce monsieur incarne la réussite, le charisme et le souague. Oui, parfaitement, le souague. Bernardo ne fait que des pas assurés. Il marche, derrière lui, tout implose. Nous ne sommes que de misérables vermisseaux dans son sillon. J’oserais dire que, pour moi, c’est un peu un gaycrush. Oui, sur Internet, nous avons tous des personnalités que, malgré notre sexualité à priori opposée, nous ne quitterions pas pour la salle de bains s’ils étaient dans notre lit. Ryan Gosling est un peu dans ce cas pour moi. Monomaniaque, mystérieux, on dirait un Moaï vivant – pourtant, sa tête dégage une folle quantité de choses et sa petite voix de redneck-mormon (preuve est que c’est possible) est toujours plus délicieuse, surtout remixé pour chanter Call Me Maybe. Dans Drive, c’est le mystère. Dans Gangster Squad, la nonchalance. Tout implose avec Clooney dans les Marches du Pouvoir – trop de charisme.

Bernardo, c’est un peu la même chose, mais lui est une sorte de fétiche vivant, surtout pour les journalistes. Amusons nous à comprendre ce qui fait de Bernardo un übermensch.
Le saviez vous? Le vrai patronyme de Bernardo est Bernard Berger de la Villardiere. B.B. – rien qu’avec ses initiales, on sent du lourd, du charisme, de la qualité. Après être né d’une relation sexuelle qui, j’en suis sûr, était explosive et périlleuse, Bernardo naît quelque part dans les années 50. Il a sûrement fait plein de choses palpitantes dans son enfance jusqu’au Bac, puis il enchaîne les diplômes : licence de droit, maîtrise en sciences politiques, le tout à Paris X Nanterre, comme votre serviteur et Nicolas Sarkozy. L’usine à élites. Po po po, il intègre le CELSA, vainc son concours d’entrée ultra compliqué et se lance dans une belle carrière de journaliste. Aujourd’hui, il est au firmament. Comme n’importe quelle journaliste, il accumule les expériences en périphérie et en Presse Quotidienne Régionale avant de se voir intégré à des entreprises plus prestigieuses ! France Info, LCI, Bernardo se spécialise dans l’actualité de pointe et devient un grand ponte de l’analyse et de l’investigation. La gloire lui est déjà promise mais le voilà qui intègre M6 en 98 pour présenter Zone Interdite pendant une demi douzaine d’années. Vous voyez le pattern? Bernardo a trouvé son créneau définitif : il va raconter la vie palpitante des gens, de préférence avec quelques explosions sur le chemin. Il s’engage dans de nombreuses associations caritatives, en créé quelques unes et devient même membre du conseil d’administration du Centre de Formation des Journalistes ! En 2005, ça y est, il créé Enquête Exclusive et ravit nos dimanches soirs depuis près de huit ans. Ha, Bernardo, tu n’imagines pas le nombre de pizzas que j’ai pu engloutir devant tes incroyables sujets.

Le style en toutes circonstances

Parlons de l’homme. Adoptons une démarche Arthurienne, verticale et de haut en bas. A cinquante ans passés, c’est un bel éphèbe qui arbore un brushing impeccable. Ni le vent, la neige ou les explosions ne sauraient perturber ce petit monticule de cheveux stratégiquement répartis. Le front large, dégagé, il a le regard de Patrick Mc Goohan qui déjoue les plans du vil Numéro 2. Le regard est sérieux, pesant ; Bernardo voit mais ne juge pas. Au mieux, il concède et tend la main vers nous, péons, sujets d’un reportage potentiel.
Chemise et veste, le dresscode est simple et a déjà fait ses preuves. Toujours les deux. L’un est ouvert sur l’autre, points bonus sur la veste est portée par dessus l’épaule, façon Coach dans Survivor. Petit pantalon bien serré, pompes formelles et chaussettes invisibles, la collection Printemps-Bernard 2013 est sobre et distinguée. Bien sûr, l’habit ne fait pas le moine et les fringues ne seraient pas grand chose sans l’allure et l’assurance dégagées par ce bonhomme. Dans Enquête Exclusive, il en a fait son image de marque : il introduit toujours ses sujets en parlant à la caméra, et en marchant. Il pourrait sauter d’un hélicoptère, faire une course de dragster en départ arrêté et mener un combat au sabre qu’il serait toujours capable de faire son speak avec le plus incroyable des flegmes. Moi, dans la vie, j’aime les pince-sans-rire, mais j’aime encore plus les flegmatiques.

Maintenant, parlons un peu d’Enquête Exclusive. Tout le monde le sait : le CSA, les téléspectateurs, les équipes, même Yann Barthès s’en est amusé devant le principal intéressé – ce n’est pas vraiment de la télé de haut vol. On dirait un film d’Europa Corp : on tombera toujours dans les putes, la drogue, les putes, la violence et quelques putes. On dirait que ce format veut absolument nous empêcher de vivre en nous faisant craindre tout ce qui constitue notre quotidien : les autoroutes, les transports en commun, les supermarchés, les PARKINGS. Les lieux communs sont la violence, les fraudes, ce genre de choses. Tout est sensé rendre le sujet anxiogêne : caméra à l’épaule, caméra cachée, les deux tiers de l’écran flouté, ces mécanismes pas toujours compréhensibles. Pis y’a la « Enquête Touch ». Toujours, le sujet glisse lentement mais sûrement mais… les putes ou la drogue. Enquête Exclusive sur les voleurs de poules à Triffouilli les Oies? PUTES ET DROGUES. Ça, c’est dans 75% des cas… parce que dans les autres, on aborde frontalement ces sujets. Le pinacle du truc étant ce reportage sur la drogue dans la capitale où la caméra suivait un couple de camés en train de se faire un shoot de crack dans les toilettes publiques. Parfois, c’est un peu plus folklorique, comme cet exemple récent où on nous expliquait en détail comment se faisait un mariage gitan, avec une vague histoire de vérification vaginale et de traces sur une serviette sacrée. Un sacré bordel. Folklorique, quoi.
Donc Enquête Exclusive est fantastiquement putassier. Je le sais, tu le sais, ils le savent. Ça alors : c’est même ce qui marche ! Quand ça se voit trop, ils tournent un ou deux reportages « émerveillement » avec des animaux, hop, notre cœur d’enfant est mobilisé et on oublie un peu toutes ces substances illicites. Non, lâche cet eucalyptus !

Bernardo préside aussi le grand conseil des méchants des James Bond

Vraiment, c’est de la bad TV. A mater avec des oréos, des chipsters, ce genre de choses. C’est carrément putassier, on peut le dire. Je le répète, ils le savent et il faudrait être aveugle pour ne pas s’en rendre compte. Nous, on mate, par fascination morbide, par syndrome de l’accident routier. Ça marche ! Mais l’émission ne serait rien sans son avatar. C’est là que ça devient génial. Le cœur de l’émission, lui, est souvent interchangeable. Il est même extrêmement probable qu’on le retrouve rapidement sous un autre emballage sous W9, etc. Le groupe TF1 fait aussi ça : on recycle le sujet (monté) et on le colle derrière « enquête d’action » ou autre titre sympa. Il suffit de tourner une intro ou une conclusion personnalisée pour rendre ça « actuel ». C’EST LA QUE BERNARDO INTERVIENT. Déjà, truc absolument démentiel ; il ne se mettra jamais en danger. Il est au dessus de ça. Si les reporters du sujet se mettront dans les pires situations (investiguer dans les cartels, etc) Bernardo se contentera d’aller dans le 16è arrondissement interroger un spécialiste en blouse blanche. Le souague.
La chaîne commence même à piger qu’il y a un espèce de « culte » de Bernardo. Le gars est tellement « over the top » qu’on hésite plus vraiment à sauter le requin et introduire un sujet ski/jeunes/alcool/délinquance par Señor Journalisme en train de dévaler les pentes. Derrière Guns Of Brixton. Avec un clone du moniteur des Bronzés font du ski. PENDANT UN QUART D’HEURE. C’est n’importe quoi, le sujet, très premier degré, est parasité par les sessions de Bernardo. Et on kiffe. Parce que c’est Bernardo, et parce que c’est, justement, surréaliste. Fap fap fap keystrokes keystrokes. On peut suivre les aventures de Bernardo sur deux tumblrs souverains.

Astuce. Votre sujet se déroule à Miami ? Vous êtes Bernardo, vous avez donc le droit d’aller en Floride tourner quelques rushes, marcher dans la rue et énoncer votre sujet. Putain, génial ! Et ça marche partout. Points bonus si vous faites un truc fabuleux juste avant, genre sauter en parachute ou faire de la boxe avec la faune locale. C’est ça, le style Bernardo : marcher, regarder droit devant, et ne pas se retourner pour les EXPLOSIONS. BAOOOUM. Mais Bernardo est proche des gens. Quand il consulte des spécialistes, il écoute, il fait « oui » de la tête, parfois il s’adonne à quelques expériences ou fait don de soi – Bernardo parmi les requins, Bernardo maîtrise un cobra, etc. Une sorte d’aventurier des temps modernes… mais toujours de manière indépendante avec le sujet.

Il n’y a pas si longtemps, Bernardo a été invité dans le cadre de l’émission de Baffie où des gens célèbres de la télé vont à un dîner filmé. Exactement comme le truc avec Ardisson quoi, mais passons. Baffie, taquin, préviens ses convives : « Regardez, Bernard il est tout coincé mais après deux ou trois verres et il va se rouler sur la table et raconter des blagues de cul ! » … et c’est exactement ce qui est arrivé. Il nous explique, sérieux impérial inclus, qu’il est « un concept à lui tout seul ». Ben oui. Bernardo incarne le YOLO. On dit souvent que cette place est réservée à Nicolas Cage, vous avez devant vous son équivalent français, tout simplement. Interrogé sur sa maniaquerie des filles de joie, il répond « Toutes les putes sont des miss. Moi qui ai fait le tour du monde, ce sont toutes des miss à l’intérieur ». Le poids des mots, le choc des photos. En plus d’être modeste, Bernard est un casanova doublé d’un philosophe. Il s’empresse de raconter deux blagounettes bien gauloises. Les autres ne rigolent pas beaucoup. Ils ne comprennent pas, ils ne savent pas qu’ils sont sur un autre plan d’existence, voilà tout. Les blagues de Bernardo sont Cosmiques, voilà tout. Cette soirée, il a fait semblant de prouver qu’il n’était pas le Christ, mais bel un bien un homme parmi les hommes.

Bernardo est notre sauveur à tous, et en plus, il le sait.
Alors tout va bien.

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Annus mirabilis

J’ai une super idée. Parlons du sexisme dans les jeux vidéo.
En fait, non. Je suis une page blanche sur le sujet et je serais incapable de faire un pavé intelligent. Pas tout de suite ! En attendant, vous allumez votre Twitter et vous aurez les articles de base, les diverses réponses, et hop, vous aurez un tout début de réponse sur le bazar. « Je ne fais que te montrer la voie, Néo », disait l’autre. Certes.

Non, j’aimerais évoquer un sujet bien plus futile mais tellement doux et sucré : la nostalgie. Je le dis, je le répète  à qui veut l’entendre : 2003 était une chouette année. On associera toujours cette année à une vague de chaleur, j’ai la chance d’y avoir trouvé mes meilleurs moments de jeu vidéo. Oui, c’est peut être l’année de sortie d’Enter The Matrix ou de Taxi 3, mais c’est une année associé à un maximum de fun vidéoludique, aussi niais que peut être ce terme. Visualisez le tableau : un gamin de douze ans entre sa quatrième et sa troisième, ayant un début d’adolescence tout à fait normal – aller au bahut et jouer à des jeux vidéo, parfois entre amis, sans aucun autre souci particulier. Les gosses de ma génération étions bien ancrés dans une génération (de console, ohla répétition), on ne se posait pas de questions sur les aboutissants de l’industrie, le metagame ne pourrissait pas notre façon de jouer. On achetait un jeu en magasin avec notre bon Micromania de 10 balles, on l’insère dans la Gamecube, on adore, c’est aussi simple que ça. C’était il y a dix ans, et voici un petit panel qui a constitué le meilleur de cette année. Ma petite favorite, donc.

C’est d’autant plus révélateur que la liste suivante va révéler un total manque d’ouverture d’esprit. Comme vous allez le constater, je suis abonné à une firme bien spéciale et je jongle entre deux consoles de la même génération. Tiens, c’est une console de salon et une portable qui communiquent entre elles, je me demande si le pattern se répétera à l’avenir! Par contre, je vais dérouler une liste où il n’y a presque que des suites. Déduisez-en les conclusions de votre choix.

Wario Ware. Salut, je suis Wario Ware. Je m’impose avec un concept un peu bizarre mais terriblement accrocheur : faire volontairement de l’esprit crétin, débarquer avec un manuel hilarant et te balancer à la tronche mes « micro-jeux » à vitesse flash. Tu as trois secondes pour comprendre ce qu’il se passe et toujours le faire sans vraiment comprendre, parce qu’après tout, tu n’as qu’un bouton et une croix directionnelle pour expérimenter, c’est très intuitif. Ha, comme le rythme est une notion cruciale de notre jeu, on va le maîtriser, parce qu’on est des beaux gosses. On va te mettre une ambiance sonore de fous parce qu’on aime bien faire les choses. Comment? Ok, ok, on rajoute quelques bonus crétins, dont des jeux à deux qui se jouent avec un bouton chacun. On te donne une pelletée de fun et on l’enrobe avec de la feuille d’or. En plus, comme on a bien fait notre coup, on lance une nouvelle IP et on fait suivre de quelques jeux, toujours correspondants à un nouveau gameplay. Bon, par contre, on est un peu feignasses, on a pas mis ça à jour depuis un paquet d’années.
Wario Ware est une madeleine de Proust. La première partie, c’était un moment d’extase, avec les anges, les trompettes et tutti quanti. On lance la machine, le premier « niveau » se lance automatiquement, cinématique, la K7 se lance, Jingle, t’es dans le bain, pas le temps de réfléchir. Cette première partie, c’est comme tomber amoureux ou le coup de foudre pour un morceau.
Ce qu’on peut en retenir : un foutu concept. Un humour inhabituel pour Nintendo, un habillage sonore qui va s’étouffer au fil des opus. Quinze sur dix sélec.

Mario et Luigi : Super Star Saga Le RPG local c’était Paper Mario, on a joué les prolongations sur portable avec Mario & Luigi. C’est rare mais le postulat de base va se transformer en quelque chose de génial – Paper Mario sur Game Boy Advance, fait par d’autres gens, avec quelques différences, dont cette complémentarité entre les deux frangins. Emphase si rare dans les jeux entre les deux plombiers, finalement, finalement. Assez long, passionnant, bour-ré d’humour, pas mal de quêtes annexes et de trucs planqués. Comme beaucoup de choses chez Nintendo, le jeu aura des suites toujours bonnes mais avec de moins en moins de ces petits détails qui faisaient de l’original un truc vraiment bien. Intuitif, une progression bien articulée et un gameplay un poil plus compliqué que son grand frère, Mario et Luigi était un grand jeu. Comme d’habitude, c’était bien animé, bonnes musiques, etc.
C’était bien parce que c’était bien huilé, drôle, les boss étaient mémorables et pas de défaut particulier, c’est ça la patte Nintendo. En appuyant sur des boutons, les frères hurlaient leurs attaques et on pouvait caler ça sur la musique. Métagame, les enfants.

La même année, des gens sortent Saya No Uta. Aujourd’hui, ils sont en prison

Super Monkey Ball 2 était le dernier vrai bon jeu de sa saga. Et encore, c’était que le deuxième ! Le premier était dans le line up de la GameCube, le second sort à peine quelques mois après – tout le boulot est déjà fait. SMB est un jeu Sega simplissime de plate-forme : un singe dans une boule, des obstacles, on penche le plateau avec le Joystick et roulez jeunesse. Ces deux premiers jeux sont très bien pensés parce que votre perso ne peut pas sauter – ça a forcé les level designer à se dépasser et chaque niveau incarne son petit concept à comprendre et à dépasser. Les niveaux, et ils sont très nombreux, ne sont pas qu’un bête parcours généré au hasard. C’est exactement ce qu’est devenue la suite de la saga, et c’était le pire écueil. Ils sont tombés dedans la tête la première… mais c’est pas grave, je suis sûr que plein de gens sont encore dessus. Pourquoi? Sa difficulté était herculéenne. Normal, Normal Ex, Hard, Hard Ex, si on finit tout ça d’une traite sans continues, c’est le Master et le Master Ex. En gros, il est possible d’enchaîner 90 niveaux dans un seul run. C’est assez joli, les différents mondes et environnements ne sont pas géniaux mais restent sympathiques, bien que – littéralement – interchangeables. Quels ajouts dans le 2? Les niveaux ont des noms (DES NOMS !) et il y a un scénario bien débile. Bientôt, la version Deluxe compilera les niveaux des deux jeux pour en faire une version ultime. Bref, j’y ai passé mon été, et refaire en boucle certains niveaux – parfois des centaines de fois – certains niveaux a été une expérience formatrice.
La magie c’est très très pouh
et ce jeu brillait par son level design et sa difficulté. Mignon mais connard. En fait, c’est l’équivalent vidéoludique d’un cygne ou d’un dauphin.

Rayman 3 Oui Monsieur ! Produit culturel Ubisoft ! Quatre ans après le 2, on continue à faire évoluer la série dans des directions aussi différentes que logiques, et on fout tout le savoir-faire plateformesque de la maison dans un jeu perfectible mais super léché. Ça aurait gagné à être mieux distillé dans le jeu, mais les amateurs savent à quel point ce jeu est drôle. C’est aussi le retour gagnant du scoring qui met en place un système de combo assez tendu, qui demande de faire les niveaux d’une manière improbable et millimétrée pour optimiser son score global. Deux résultantes : le jeu est truffé de – véritables – passages secrets et la course en ligne s’organise via la Raymanzone, fabuleux portail où j’ai fait mes premières armes d’Internet. Un jour, je vous en parlerais en détail. Mieux : ce scoring permettait de débloquer nombre de bonus, vidéos hilarantes et mini-jeux fantastiquement bien foutus. Le jeu, le méta, l’argent du beurre et les fesses de la crémière, tout y est, Rayman 3 était un fabuleux jeu. Oui, même les phases psychédéliques. On peut revivre ça sur XBLA pour dix balles, c’est pas bien gros.
LA FRANCE EST DANS LA PLACE ! Oui Humour exemplaire, gameplay top, rejouabilité et gameplay asymétrique! Le mini jeu Mad Trax est une idée de génie qui a été exploitée à fond neuf plus tard avec NintendoLand. Ils ont été assez urbains pour ne pas refaire le même concept.

The Wind Waker Hé oui ! Vous savez, ce petit jeu indépendant qui n’a eu aucune promotion, publicité, plate-forme connue ou réception critique ! Un petit soft sans prétention qui aura probablement une deuxième vie puisque son remake HD est bientôt prévu sur Wii U ! Triplant par la même le nombre de bons jeux sur cette plate forme ! Singularité statistique !
Ouais, donc même si mon cœur balance avec Majora’s Mask, The Legend Of Zelda : The Wind Waker proposait une sensation de liberté dingue. C’était le poncif de l’époque – une sensation de liberté. C’était vrai. Une grande carte, pouvoir voguer un peu au hasard et subir différentes déconvenues en chemin, ça avait un petit charme. Ouais, les donjons manquaient d’identité, ok, l’histoire était un peu faiblarde par moment. La toute fin n’était pas aussi épique que certains jeux précédents de la saga. Tout ces petits trucs n’enlèvent pas à TWW son potentiel de drogue persistante. Tu t’installes devant ta télé, hop, tu es dans un autre monde et tu as une mère en terrain de jeu. Ouais, je tiens à faire croire que j’étais un gosse perturbé, alors que pas du tout.
Azy elle m’a mouillé la mer là Court, épique, beau et cohérent. The Wind Waker était un grand jeu. Les tickets flatteurs ! LES TICKETS FLATTEURS !! 30/20 dans tous les magazines, il serait sorti sur Canard PC, Omar Boulon lui aurait foutu Infini sur Vingt.

Tsais le jeu où tu pouvais prendre la pose sur ton profil

Tsais le jeu où tu pouvais prendre la pose sur ton profil

Golden Sun, l’âge perdu deuxième partie du dyptique au « A suivre… » le plus frustrrraaaaannnnnt de l’histoire des jeux vidéos frustrants. Je triche un peu : je n’y ai joué que six ans plus tard mais ça compte néanmoins, bande de petits loups. Golden Sun n’est pas qu’un jeu qui osait te tenir du bout des doigts après ses crédits, c’est aussi un très bon RPG en vue isométrique, parfait pour les béotiens du JRPG comme votre serviteur. La psynergie remplace la mana/magie, on a une carte, des collectibles, un scénario et un univers en béton. Le deux est la suite et fin de ce « premier cycle » (jamais touché à l’épisode DS est c’est très mal) et se permet quelques rajouts. Le casting est différent, mais les héros du premier vous rejoignent en cours de route. Les données sont les mêmes si vous faites un lien au câble link ou un code de six pages. C’était l’occasion de voir Vlad PARLER. Je crois. C’était fou. Le jeu était beaucoup moins linéaire, donc plus difficile… mais offrait davantage de perspectives, un peu plus de challenges optionnels, ce genre de choses délicieuses. Gloire.
Aube dorée, lolilol quelle bonne saga mes amis. Un must have qui vieillit bien.

Advance Wars, Black Hole Rising même chose, même combat, offrir le premier en mieux. Le premier, c’est la première apparition sur l’hexagone d’une vieille saga. C’est sur GBA, c’est au tour par tout sur un damier et chaque unité intègre une foultitude de paramètres. Ça rend la guerre presque fun. Évidemment, tout ça est nourri par une identité colorée, ronde est sympa. Les généraux sont kawaii, ont tous une personnalité bien archétypée et ont non pas UN mais DEUX super pouvoirs qui donnent l’avantage, le temps d’un tour – dont ce petit batârd qui pouvait jouer deux tours de suite. Le deuxième était plus difficile, un poil plus long, mais chaque mission remportée était une grosse victoire pour le joueur. Atteindre les missions Green Earth étaient un exploit en soi… et, comme toujours, emballage sonore impeccable : les généraux ont leurs propres thèmes, les jingles de lancement (un par armée ! Un pour la mission ultime ! L’amour des détails !)

Entre autres, bien sûr. Je vous épargne le Mario Party Annuel (c’est pas si facile d’être dans le top 5 sur 9 !) Max Payne, Mario Kart? Beyond Good & Evil et autres joyeusetés qui seraient sorties sur d’autres consoles. D’autres consoles ? Quelles consoles ?

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Le destin manifeste

Salut. Ça va? Aujourd’hui, parlons un peu de deux jeux. Pas n’importe quels jeux : des jeux qui vous font aller dans une direction en vue de coté, impossible de revenir en arrière. Oui, c’est vrai, c’est l’essence même du jeu vidéo, les fondamentaux marchaient déjà comme ça. Comme Vib Ribbon, qui ne sera jamais réédité en HD, parce que les gens ne savent pas ce qui est bon.
Alors oui, deux jeux qui surfent sur la vague de la vieillerie – l’un parce que c’est dans son identité, l’autre parce qu’il coute un euro et qu’il faut bien justifier ce prix. Oui, ce raisonnement est bien teubé. L’un de ces deux jeux aussi. Saura-tu trouver lequel? C’est parti pour un post consacré aux lignes droites.

<—————– Super Amazing Wagon Adventure <————————

Accroche ultra efficace : ce jeu déchire et il coute UN EURO. Oui, parfaitement, la pièce qui permet de mesurer si Carglass peut venir injecter sa résine spéciale. Ce prix est la constante de tous les jeux Xbox Live Arcade, section Indie. Vous savez, cette section où on trouve des machins improbables, utilitaires, cheminées interactives et rip-offs de Minecraft. Le ratio de jeux caca pour les machins intéressants doit être d’un sur trente, quelque chose du genre. Pour situer, on y trouve aussi Hidden In Plain Sight, petit soft très sympa qui a connu des ventes fortement accrues après un Chez Marcus élogieux. Prenez vous 80 points, dégottez ça dans le miasme informe des jeux indés ou allez chercher ça sur Steam, c’est un ordre! Super Amazing Wagon Adventure est la garantie de se marrer un peu devant son écran.
Ce sentiment est devenu rarissime et l’occasion est bonne pour la retrouver. Seul ou a plusieurs, surtout à plusieurs.

Les DÉMENTIELLES FABULEUSES AVENTURES EN WAGON sont les relectures, illimitées, de la conquête de l’Ouest, ce qui explique probablement pourquoi on va en fait de gauche à droite. Bon, ok, ma thématique tombe un peu à l’eau mais je n’y peux rien, on ne déroge pas aux codes du jeu. Disons qu’on va toujours vers l’Ouest mais en mode miroir. BREF ! Les graphismes, délicieusements pourris façon Atari 2600 ou Colecovision, servent un gameplay qui l’est tout autant : animations parodiques, graphismes rigolos, bref, rien de sérieux. Les musiques sont du même tonneau, faussement rétros mais géniales dans le fond – et y’en a plein ! Pas besoin de se la péter techniquement, ce n’est pas le propos, c’est même extrêmement pince sans rire. C’est ça qui est bien.

Une partie commencera toujours de la même manière. Vous constituez une fine équipe de trois gonzes, vous choisissez leurs genres respectifs et leur apparence. Hop, vous avez un party de quatre points de vie chacun. Vous allez devoir traverser les États-Unis sans mourir dans d’atroces souffrances. Ça va être très très difficile et demander un paquet d’essai. Pas grave! Vous allez faire plusieurs parties pour une seule session. On tente, on meurt en deux secondes, on passe la manette au voisin, hop, c’est génial, c’est le jeu social sans sentiments ni polygones, c’est la débauche.

C’est construit comme un shooter vu de coté. « Nos amis commencèrent par chasser des animaux pour faire des provisions »… et c’est parti, vous avez le contrôle. Pew pew, les animaux sont troués, à vous les peaux. Il faut éviter les mouflettes qui puent et font perdre des PV. MAIS SOUDAIN ! « Des bandits viennent attaquer votre convoi ! » Bam bam bam, on se défend comme on peut. Puis une rivière. Puis une cave, puis des champignons hallucinogènes, puis une romance. Chaque aventure sera plus ou moins différente, car – appelons-le comme ça – SAWA est une aventure complètement aléatoire. Tout et n’importe quoi, surtout n’importe quoi, peut arriver. Le chemin (interminable) est parsemé de nombreux points fixes qui ne changeront jamais, mais ceux là peuvent subir une multitude de paramètres et pas mal de choses peuvent arriver entre deux « checkpoints ». Il est beaucoup plus simple d’y jouer que d’essayer de comprendre ce que ça veut dire – la rejouabilité est immédiate et assez délirante. De toute, le jeu est super méchant et tue en moins de deux.

C’est typiquement le genre de jeu qui propose énormément sans faire grand chose. Tenez, par exemple, la narration. C’est muet, mais tout se fait grâce à des inserts en anglais, façon films centenaires. D’abord, ces machins sont très nombreux et interrompent le gameplay un peu comme ils veulent, toujours très souvent. Ensuite, ça donne un rythme fou au jeu – une action à faire, un message, on recommence, etc. Le contenu est toujours extrêmement détaché, froid, glacé et sophistiqué… bref, « Benji avait alors chopé la dysentrie et était mort dans d’atroces souffrances. Ses compagnons reprirent le chemin en laissant son cadavre convulser au soleil… » ce genre de choses. Y’en a des manières de mourir, dans ce jeu! Attention, c’est tout en anglais. Il faut lire vite et bien, parfois réagir, un peu comme dans un Wario Ware. J’insiste sur la multiplicité improbable des situations : ingérer de la drogue, combattre des robots, des zombies, des ninjas, des dinosaures, des écureuils enragés, des bisons, beaucoup de bisons, une quantité absurde de bisons. 

Quelques petites subtilités tout de même. On peut débloquer des armes, des wagons aux propriétés diverses, de petits modes de jeu. Il faudra tomber sur telle ou telle situation et y survivre, rien de moins. On a quand même un petit armada à disposition, mais il est très difficile de stratégiser ses runs. C’est pas The Binding Of Isaac : la difficulté n’est pas dosée, même avec un randomizer dans l’équation. C’est donc très drôle mais très injuste. Allez, la petite animation du wagon qui saute par dessus la rivière vaut bien le tout, c’est promis.

C’est génial. SAWA est un visual novel qui aurait mangé un shooter. Un shooter très ironique et déjanté.  J’ai pas encore réussi à la terminer, et je ne suis pas aller très loin. Un gros coup de cœur qui fait énormément avec un euro. Bien plus drôle que certains jeux crétins de propagande !

———-> Bit Trip Runner 2 : Legend Of The Futur Rythm Alien ———>

Marrant parce que l’histoire de ce jeu est aussi euuuuuh extensive que son nom. Souvenez vous, Bit Trip Beat, petit jeu sympa sorti sur le Wii Shop, qui ne s’appelait probablement pas comme ça. Un petit jeu de « rythme » (je vais faire mon nazi et dire que seuls les jeux à accessoire sont des jeux de rythme) où l’on devait rattraper des gros pixels – encore – avec une palette façon Pong. Difficile, épileptique, seulement trois niveaux, un bon moment malgré tout. Ce jeu a quatre ans et quelques et a lancé par la même tout une saga de six jeux, tous mettant en scène l’incroyable Commander Video. On les trouve en intégralité sur une compilation 3DS que je recommande, pas très cher sur GrandeGuerrièreDeLaJungle.com.
Le quatrième de cette saga était Bit Tip Runner. Probablement le meilleur d’entre eux, il revient pour une suite sur tous supports, XBLA, Wii U, Steam, partout.

« Bonjour, je suis Charles Martinet et ceci est Runner 2 ! » Bon sang, non seulement ils ont, d’une manière un peu aléatoire, réussi un caméo avec la voix officielle de Mario, mais en plus ils se la pètent ! La voix de Mario narre donc les aventures du Commander qui, coincé dans un scénario improbable et quantique, va devoir courir pour faire je sais pas quoi et traverser le monde de Jungle, Lave, Eau, etc etc etc. Votre personnage court toujours automatiquement et on ne peut pas le ralentir. Il court, il court, il court, he’s lost l’amour. Devant lui, une tonne d’obstacles folkloriques. Derrière, un super décor. Si le premier cultivait le trip 8 bits (qui n’est plus un trip à ce stade, mais la normale) ce jeu offre de beaux décors façon Worms 3D. En bien et détaillé quoi. Comment ça se joue? Reprenons Vib Ribbon. Dans ce jeu, la « partition » est générée par la piste du CD qu’on a inséré dans la Playstation. Même concept, avec plus d’ouvertures, mais giga pauvre graphiquement. Runner fait l’inverse : chatoyant as fuck, il propose une tripotée de niveaux prédéfinis. On court, une boucle musicale se lance. Elle va se fournir de plus en plus en récupérant les bons items. Une vraie petite mélodie se lance et se complète avec les quelques effets sonores générés en franchissant un obstacle. On en rate un? Il faut tout recommencer, ou repartir de l’unique checkpoint. Ils sont variés et nécessitent tous une commande – ou une combinaison de commandes – spécifique. Comment faire un run parfait? Récupérer tout l’or du niveau, en faisant les bons sauts, les bons trucs au bon moment. Un vrai petit enfer… et quand bien même vous aurez fait un Perfect, vous accédez à un mini jeu de canon et de précision qui vous octroi un Perfect +, si et seulement si vous y accédez ET vous mettez dans le mille. Sadique, quoi. Surtout quand chaque niveau a trois versions/niveaux de difficulté différentes.

Il faut donc : sauter, se baisser, contrer, parfois plusieurs trucs en même temps. Tout ça doit souvent se faire sur un timing net et précis. On apprend ça au fur et à mesure, la courbe de progression est assez gentille, comparée au premier, nazi sur les bords. Un boss vient conclure le chapitre, il ne pose aucun problème, hop, on passe à la suite, on débloque des succès, c’est bien.

C’est beau, c’est fun, c’est hypnotique. Trop, parfois. Il y a de quoi loucher quand on doit focaliser une attention extrême sur ce qu’il se passe à l’écran avec des décors colorés comme ça. C’est encore pire avec les niveaux rétros cachés : un système de « couches » à l’écran peut vraiment niquer les yeux. Ils ne méritent pas ça. Ils ont vu tant de choses sur l’Internet.
Mais ouais, c’est plein de bonnes choses. Les menus, les musiques, le thême principal, la direction artistique est superbe. La rejouabilité l’est tout autant : le jeu est rempli de petits paramètres qui peuvent augmenter la difficulté et donc les points. Les vrais peuvent sauter le checkpoint et tenter le niveau d’une traite avec une plus grosse mise. On peut « danser » une seconde pour rajouter quelques points mais l’animation ne pourra être interrompue, il faut donc bien choisir son moment. Des actions à QTE sont là et peuvent être plus ou moins bien exécutées. Le niveau a beau être en 2D, il splitte très souvent, on peut choisir une voie plus difficile. Oui, comme ce niveau d’Earthworm Jim où on évoluait dans un intestin ! La difficulté est d’ailleurs synonyme de récompense : coffres, niveaux bonus, clés, machins qui débloquent d’autres machins qui en débloquent d’autre. A la longue, passer vingt minutes sur UN niveau pour le compléter à fond n’est pas du tout anodin.

C’est pas aujourd’hui que mes illus seront parlantes, hé non

C’est très bien. Devant ce jeu, Cyril Lignac dirait « C’est bong ». Piège sortirait son sempiternel « C’est malin. » Constant, placide, aimerait poser tout de même « un petit bémol. » Il coute quinze euros et c’est pas rien. Moi, je m’en fiche, j’avais fait un stock de points grace à CDiscount. Honnêtement, il les vaut. Voilà, mon « boulot » est fait, je peux m’en aller et retourner à mes occupations. Par exemple… laissez moi regarder la date… ah, oui. Picoler.

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