Monthly Archives: janvier 2013

Royal parkour

« Dishonored est un jeu vide »

Je ne sais plus qui pouvait être le bois-sans-soif qui m’a sorti un tweet pareil, il y a un petit mois, mais il a du se prendre un poteau entre-temps à force de regarder par terre en marchant. Non, sérieusement? Sééééérieusement? Sérieusement. Je crois même qu’un ou deux autres gonzes sortis de nulle part m’ont touché exactement le même propos à la même seconde, vers trois heures du mat. Bon sang, les gars, il faut apprendre à penser par vous même! Je me souviens même avoir exprimé mes interrogations face à quelqu’un en lui disant que c’était incompréhensible, que ça avait des vibes Bioshockesques. Ce à quoi je me prends un « Je n’ai pas aimé Bioshock, c’est pour ça ». Ha, là, effectivement, les ressemblances sont franches, et difficile d’aimer l’un si on aime pas l’autre. Mais comment peut-on ne pas aimer Bioshock? Haaaaaa je baigne dans mon incompréhension. Donc toi, oui, toi, Senor Anon Panurgisme, mon rôle est de te prouver que tu avais du caca dans les yeux ce soir là.

natagunn:

I wanted to draw something serious but this is the best I could do.

A ce stade il n’est pas impossible que vous baignez actuellement dans la votre et je vais m’expliquer un peu : Dishonored est un jeu que je viens de finir pour la deuxième fois – esprit de complétion oblige – sorti début octobre, fruit d’une collaboration entre le studio français Arkane et le géant Bethesda – Skyrim, Rage, Fallout New Vegas, indirectement – cocorico, « nationaaaaaale » en imitant le Pen, tout ça. Là, on peut se targuer d’avoir sorti un véritable truc, une nouvelle propriété intellectuelle qui plus est, courageux dans cette période de l’année où on envoie toutes les suites à succès. Le jeu semble s’être bien vendu et une sérialisation est à prévoir. Cependant, exactement comme Bioshock, je doute fort qu’un Dishonored 2 soit bien nécessaire, le premier se suffit à lui même, malgré sa fin Chronopost – un peu sèche et expéditive. Mais alors, késsadire?

Dishonored est un jeu à la première personne, 40% jeu d’infiltration, 40% jeu d’action, 10% RPG et 10% Énigmes, 200% univers cool. Je pense à ce brave Pso qui a tenté de me mettre à Rage l’année dernière, force est de constater que c’était un bon jeu mais l’univers ne me disait pas grand chose, malgré quelques relents steampunk. Nous nous sommes retrouvés pour le Paris Games Week et sa description du jeu m’a vendu du rêve, ce saint homme m’a donc prêté le soft peu de temps après, gros bisous monsieur Pso. Dishonored, lui, l’est carrément, et se targue même d’avoir de petites ondes victoriennes. Tout ça se passe dans une uchronie où l’électricité est remplacée par l’huile de baleine, dans une cité impériale complètement ravagée par la peste et les rats. On incarne Corvo Attano, protecteur royal, le pire garde du corps du monde puisque l’Impératrice se fait planter dès les cinq premières minutes de jeu. L’objectif étant de retrouver les petits malins qui s’amusent à zigouiller les têtes couronnées et de retrouver la prochaine en la personne d’Emily, princesse donc, enlevée par ces sagouins. En plus d’être le pire bodyguard de l’existence, Corvo est un peu neuneu puisqu’il arrive à se faire accuser de meurtre. Six mois plus tard, vous vous évadez du bagne de Coltridge – c’est le nom du truc ), vous êtes contactés par une faction qui compte bien remonter tout l’état-major pour remettre les idées en place au pouvoir. Enfin, ils vont rester à leur bar et picoler pendant que vous faites tout le sale boulot, ces feignasses. Voilà pour les bases.

Uchronie scientifique motherfucker

Le gameplay est assez fragmenté, dans le sens où on ne se balade pas dans un monde ouvert mais davantage dans une succession de hubs – chaque mission est entrecoupée d’une virée au bar/QG loyaliste où on peut faire ce qu’on veut (c’est à dire pas grand chose) avant de repartir définitivement pour un autre pan de la ville où on a carte blanche pour réaliser ses objectifs. Malgré quelques temps de chargement obligatoires, ces lieux sont toujours énormes sans être perturbants – on se dirige toujours où il faut, sans la moindre carte, on se balade où on veux dans un jeu aussi horizontal que vertical, mais j’y reviendrais. Donc, on a une cible, il faut traverser moult ruelles et bâtiments pour la trouver, on s’en débarrasse comme on veut, il n’y a pas d’obligations. Enfin, si, il y en a une, mais elle est cachée. Il existe un faux choix moral à faire dans Dishonored – on peut se conduire comme un ninja et ne pas tuer le moindre gonze, voire ne pas se faire repérer du tout (c’est encouragé par les succès d’ailleurs) ou buter tout le monde – VIOLENCE GRATUITE! TETES QUI VOLENT! Que vous soyez Saint Corvo Premier ou l’Étrangleur de Coltridge, il y a une statistique qui changera en fin de mission – l’indicateur de chaos. Ne vous attendez à toute une palette, on parle juste de « faible » et « haut », mais ce sont deux aspects du jeu qui ne changent pas radicalement les choses. Beaucoup plus de rats, de zombies dans les ruelles, certains PNJ qui réagissent différemment. La vraie bifurcation est à la fin du jeu où les choses sont carrément différentes, jusqu’à aboutir à un autre générique. Une good ending et une bad ending, rien de plus compliqué. Le choix est votre, puisque le jeu, pourtant sans aucun new game plus, est fait pour être refait au moins une fois. Tenez-vous à une mentalité bien précise (un peu de roleplay, que diable) et revenez-y pour faire l’inverse, où faites deux parties en même temps.

Pourquoi ce paragraphe? Le jeu vous tiens un peu par les bollocks à toujours suggérer que, bon, quand même, ce serait mieux de tuer personne hein parce que voilà peace and love. Pour ma première partie, j’ai quand même cassé quelques œufs mais la plupart du temps, j’ai incarné un Corvo visiblement apeuré par la vue du sang; Le moindre mob qui me repérait signifiait le laisser me tuer et recharger la partie, dans la crainte de faire trop de morts. Bien, cet univers, parlons en. Pourquoi ce jeu n’est-il pas « vide »? Parce qu’il a un propos. Pas un propos dans le sens Far Cry 3 (qui a l’air démentiel, il me le faut) mais qui fait tout son possible pour poser un univers, s’y tenir et l’approfondir, exactement comme dans Rapture, ville sous marine de Bioshock. On se balade dans un univers dont on comprend rapidement le système politique, la propagande, la technologie, le design, la mode, l’aristocratie. Tout ce background est « imposé » lors des missions mais reste latent avec ces kilotonnes d’ouvrages qu’on peut lire ça et là, exactement comme pour Skyrim. Cet univers est original voire même trèèèès vaguement Lovecraftien, dans la mesure où il fait péter un peu de mythologie avec l’Outsider – figure surnaturelle qui vous confère vos super-pouvoirs. Ce truc est un beau livre d’images. Les graphismes sont superbes – étrangement lisses et pastels, on a l’impression de se retrouver dix ans en arrière pour une version boostée de Worms 3D. Ceci couplé à des tronches improbables, tout droit sorties des meilleurs caricatures de rue, il existe une foutre identité graphique dans Dishonored. Le plaisir est grand quand on découvre des objets, des codes, tout ce qui peut appartenir à cette relecture un peu dingue. L’effort fourni derrière tout ça est grand, voire encourageant.

Zac Gorman, veu-gra

Comment arriver à ses fins? On dispose d’une palette de mouvements et de gameplays. Le jeu se la pète un peu à régulièrement vous le rappeler : les façons de terminer une mission sort nombreuses, ne serait-ce que d’ordre géographique. Exactement comme le Worms 3D sus-cité, les moyens d’aller de A à B sont toujours nombreux. Prendre les voies principales est rarement une bonne idée, heureusement, il y a toujours une gouttière, un lustre, un toit sur lequel vagabonder pour se planquer un peu. Il y a deux dimensions dans ce jeu. La première, c’est l’horizontale, l’infiltration, qui ne vous donne qu’un vague compteur au dessus des mobs pour vous dire si vous êtes bien planqués ou pas. La seule donnée qu’on a est votre « degré de grillage », rien d’autre, c’est à vous de jouer. Il y a toujours une manière de se tirer d’un mauvais pas, qu’il soit géographique ou de gameplay. L’autre, c’est l’exploration, celle d’aller du bon endroit au bon endroit au bon moment, aidé par le Blink, cette micro-téléportation qui va vous sauver bien plus d’une fois. Ce Blink fait partie d’une palette de capacités active et passives, qui, en toute logique, colle à tel ou tel gameplay. Le summum du chic étant bien sûr de se faire tirer dessus, de stopper le temps, de prendre possession de votre ennemi et de le mettre devant ses propres balles. Vous aurez violé cinquante axiomes de la physique mais vous aurez fait quelque chose de sacrément mauvais cul. Au delà de ces acceptions purement géographiques, on retrouve cette dichotomie et ces choix moraux – si vous ne voulez pas tuer votre cible, il y aura toujours un moyen de ruiner sa vie, mais il va falloir le trouver. Ca ne sera jamais compliqué mais ça peut engendrer des moyens détournés… qui vous font découvrir de nouveaux environnements, ce qui veut dire ramasser de l’argent, des potions, des tableaux, fureter toujours plus pour capitaliser et améliorer un peu son équipement en fin de mission, pour devenir le grobill psychopathe de vos rêves. Ces missions permettent de se retrouver dans quelques situations rigolotes, la meilleure étant un bordel où vous êtes à la charge du meurtre de jumeaux. Épier les conversations, surprendre les gens dans des contextes lubriques, farfouiller les petits détails, sexy. Jamais dans des environnements énormissimes à la Thief mais suffisant pour y prendre beaucoup de plaisir. L’Everest du voyeurisme étant bien sûr ce coeur mécanique, objet qui non seulement vous permet de pointer les objets qui permettent de vous upgrader, mais qui fourniront toujours une ligne de dialogue croustillante sur le personnage que vous visez. CARACTÉRISATION, HO!

Tout ça suit son bonhomme de chemin jusqu’à un plot twist qui prouve que décidément, Corvo n’était pas protecteur d’origine – il a du passer un entretien canapé avec sa belle gueule et sa barbe de dix jours – et va devoir s’avancer vers une mission finale à l’issue super anticlimactique mais cohérent après tout, puisqu’à ce stade vous êtes un surhomme surnaturel contre un mec désarmé et un peu dingue. Dommage que les crédits et la cinématique finale soient expéditifs et pas ouverts (d’où, une fois de plus, cette interrogation face à un Dishonored 2 presque garanti) mais soit, c’est le chemin parcouru qui compte. Pas grand chose à dire sur l’ambiance sonore : quasiment absente pour des raisons évidentes, elle se résume davantage dans les effets, bruits de pas et autres interprétations sifflotées de The Drunken Sailor. Rien à signaler. En termes d’énigmes, rien de révolutionnaire, à base de clés à trouver et de combinaisons de coffres à deviner en observant tel ou tel décor. Rien de compliqué, tout est intuitif, agréable et FUN. Ce soir, nous sommes jeunes, on met le feu.

Tip top. Gameplay impeccable et véritable univers derrière. Dommage qu’il soit trop court : en le connaissant bien et en rushant, il n’est pas du tout impossible de le boucler en deux grosses sessions. Bien sûr, l’idéal n’étant pas de vouloir tout découvrir ou de tout faire à 100%, ce serait contre productif. Le jeu dispose de règles méta évidente qu’on a le choix d’explorer ou non. Bonus track : le DLC « Dunwall Trials » est excellent et propose quelques petits mini-jeux à la TimeSplitters, on vous met dans des conditions spéciales, à vous de scorer et de faire votre maximum pour résoudre une énigme/enchaîner les frags/subir des vagues d’ennemis, tout ça avec un bon level design et dans des environnements inédits. Cool!

Nonononon Dishonored n’est pas vide, il est issu d’un belle coproduction francoricaine, il dispose d’un gameplay impeccable et bien passé, le background est au poil, c’est dl’a bonne hgnnnnnnn. Je me souviendrais toujours du très nonchalant « Ah oui mmhmhh c’est un chef d’oeuvre » de M. Stick. Je m’apprête à ouvrir Assassin III, il n’aura surement pas la même saveur. Dishonored est plus qu’encourageant dans l’industrie parce qu’il pose un univers et l’exploite à fond. J’aime.

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No future

Envie d’un flashback? Si ne vous vous sentez pas trop 2013, il y a ces vignettes.

Encore? Encore. Sérieusement, encore. C’est quoi, le cinquième post du genre que je démarre? Vais-je encore me demander si je vais en écrire quinze autres dans la foulée? Cela fait presque une demi douzaine d’années que je me demande si je vais fêter un autre calendrier en l’écrivant sur Internet, je serais peut être encore là à twitter mon lit de mort dans un futur lointain. J’espère que vous avez passé une bonne année et que la prochaine sera globalement positive pour vous, malgré les pépins obligatoires et statistiques qui s’annonceront, sur Internet comme dans la vraie vie. Permettez moi de contextualiser l’année à venir sur un point de vue personnel. J’ai lu mon post de l’année précédente, tout à l’heure. J’ai constaté sans trop de surprises que j’ai été un poil prophétique à annoncer mes plans futurs et alternatifs, en plombant systématiquement mes vœux en tête de liste. Astuce de gameplay pour vous : n’annoncez pas votre hypothétique projet ne serait-ce que deux secondes en avance sur le web, une météorite va s’écraser sur le-dit projet! Ne vous inquiétez pas pour moi, rien de dommageable et dans l’idéal 2013 sera, pour votre serviteur, l’année de la professionnalisation. 2012 a été l’année des premières pas pro, gentiment pros, avec l’attitude, la carte de visite et le sourire de petit malin, la formation et l’accès à des rédactions virtuelles ou matérielles, culminant dans la Newsroom du Figaro, pour quelques instants émerveillés. Maintenant, l’objectif est de se retrousser les manches et de continuer à se faire un réseau – car oui, j’ai la chance de me trouver au bon endroit, et être soi même et copiner sans arrière penser autour d’un shot à votre pseudo et aussi un très bon moyen d’accumuler astuces et contacts. D’autant plus si vous êtes dans une branche similaire. En 2011, j’étais à poil, maintenant j’ai ma carte de visite, un début d’expérience et des entretiens réussis pour commencer des stages, c’est un début. Je vous souhaite la même chose – de percer au mieux dans les choses que vous aimez faire. Oui je me parle tout seul, on ne vit qu’une fois.

Mais pourquoi vous raconter ça? Pour entamer l’habituelle prédiction sur le rythme de post ici, bien sûr! Toujours deux paramètres bien évidents : l’envie et le temps. Le premier est toujours sinusoïdal – j’ai, parfois, de moins en moins la volonté de dégainer un sujet ou d’entamer une critique laborieuse et automatique. Ce serait cool de ma part de vous fournir des sujets plus légers, divers, même crétins, je sais que vous aimez ça du moment que je garde mon style (le journalisme comme le thé glacé ont été mes titres des plus discutés cette année, c’est dire les cotés du spectre) en espérant ne pas faire une boucle et aligner des pavasses sur des sujets dont tout le monde se fiche. En bref, j’espère qu’en 2013, vous serez inspirés. A faire des projets originaux, à trouver de l’inexploité, à conduire des choses créatives et inédites. Dans « nos milieux », ça nous excite toujours quand ça arrive à son terme – le Projet Asylum est l’un des moments de bravoure de l’année écoulée, et encore, c’est une suite! Je ne projette pas particulièrement de conduire quoi que ce soit en 2013 mais j’espère trouver de nouvelles idées pour remplir cette page que j’affectionne temps – et vous aussi j’espère, tankaf – et nous détourner un peu de ces gentils formats critiques qui prennent tellement de temps. Relancer le Velvet Video Burger? Ça me trotte toujours, prenez-le avec le conditionnel nécessaire. Toute idée est bonne à exploiter. Allez hop tradition, en 2012…

Culture : OOOXX
Moral : OOOOX
Relationnel :OOOOX
Travail : OOOOX
Blog : OOOOX

Tout est presque à fond, ça monte chaque année, c’est plus que cool mais ça accentue un peu mon sens des extrêmes. D’ailleurs, en ce qui concerne le temps, c’est une autre histoire. Je suis maintenant en Master. Je commence des recherches universitaires et je dois passer ça le plus vite possible pour me préparer une sortie de secours M2 plus confortable. Concours en même temps, deuxième round, et révisions – ce qui veux dire Quartier Libre, probablement encore en Mai. Sinon, il faut définitivement que je me rentre dans le crâne que poster n’est pas une obligation et que tenir un rythme en est une autre encore plus facultative. Quoi qu’il en soit, je vais me souhaiter de franchir des étapes dans la vie pro, de continuer à grapiller les grades dans l’académique et, qui sait, réussir dans le pôle journaleux dont l’entrée demande moult compétences, force, style et moule, puis de se faire une streetcred, comme dirait l’autre barbu. Non, je rigole, on s’en fiche de ça. L’important est de rester soi même, hein. Quitte à être un peu autiste. C’est pas grave, si on est créatif et compétent derrière. LE MONDE A BESOIN D’ORIGINALITÉ, BON SANG. PAS DE COINCES DES FESSES QUI VEULENT VALIDER LES INTERVIEWS AUXQUELLES ILS ONT DÉJÀ RÉPONDU! OSONS! N’ayez pas peur de donner des retours, je vous sens de plus en plus frileux. Il ne faut pas.

De toute manière, faut croire que du temps j’en ai toujours pour avoir accumulé 13910 Gés supplémentaires dans l’année. Qu’il pleuve, qu’il vente, avec trois chroniques aux fesses plus une présentation orale, un séminaire à préparer, une pige à retranscrire, un écrit à faire ou strictement tout à la fois, je me suis toujours arrangé pour pondre le strict minimum partout et sauver les meubles, quitte à ignorer d’autres trucs. Soyez assurés que le paramètre alpha reste le premier. Le temps est relatif, dormir c’est mourir, voilà. Les priorités.

Pour revenir à ce blog, je ne vais pas vous faire l’habituel pamphlet sur la prise du temps nécessaire et sur ma motivation sinusoïdale, juste que, comme toujours, les baisses de rythme peuvent tomber. Si on a le temps d’être créatif pour rien sur le web, c’est qu’on a du temps pour nous et en substance, c’est pas bon. Encore une fois, j’aimerais accentuer un peu plus l’aspect musique dans ce bazar. Le jeu et le high tech semblent définitivement mes domaines préférés, il y a de quoi faire. Par exemple, on peut faire un texte rigolo avec les aventures western de John MacAfee. Cette année, le jeu aura été toujours plus méta. Je préfère parler des disques et du contenu. Dommage, 2012 aura été une mouture un peu plus faible, mais on a jamais autant évoqué tout ce qu’il y a en amont : la communication, la presse, les connivences sont les grandes problématiques écoulées. Pleins de gens veulent faire comprendre que l’industrie est solvable. Plein de journalistes sont là pour vous montrer qu’ils sont compétents, dans n’importe quel domaine. Blogger n’est pas une honte et ça peut être désintéressé. Vous trouverez le Tao de Concombre dans toutes les bonnes librairies.

Tenez, petite nouveauté pour cette année.
Voilà dix moments qui ont fait mon année en jeu vidéo en 2012 :

– Dévaler les pentes avec du Foster The People en fond sonore (SSX)
– Signer le registre avec son vrai nom dans le bal masqué qu’on infiltre, comme un vrai poseur (Dishonored)
– Être poursuivi par un cul géant (Catherine)
– Comprendre l’histoire de dingue derrière l’abri 11 (Fallout : New Vegas)
– Ce moment qui n’existe pas où j’ai réussi à jouer (Kid Icarus)
– Un combat de boss sur un dancefloor avec « Turn Up The Radio » d’Autograph en fond sonore (Alpha Protocol)
– Incarner des toilettes (Saints Row III)
– La mission finale pragmatique : s’assoir et mourir de vieillesse (Assassin’s Creed Revelations)
– Le Remix 10 que j’ai fait une vingtaine de fois (Beat The Beat)
– A peu près tout le truc (The Walking Dead)

Allez allez allez trêve de bavardages, voici le moment que vous attendiez tels les sagouins que vous êtes, voici la cinquième série des Concombre Awards! J’ai tenté de vous en faire un public mi Décembre mais le module sondage était improbablement peu intuitif, on reste sur des catégories et des gagnants à chaque fois définis d’avances. A chaque intitulé crétin correspond une vraie tendance qui a caractérisé cette année.

CCA

L’award de la musique de chie revient à Call Me Ma- Universal et sa vitrine, TF1, pour l’ensemble de son œuvre (Les Prêtres, Les Stantors, Mickael Grégorio et les cœurs de l’armée rouge, etc)

L’award du très très raciste j’appelle le Sénat est attribué à Amazing Race dont les candidats les plus crétins sont Maliens. Cela est très très très raciste et repousse les limites du racisme.

L’award Nocturne Epita du meilleur cocktail du Kawaii Café va au Perfect Blue. Bleu. Sucré. Agréable. C’est un piège : à peu près 150% de Vodka. Il met KO en cinq minutes.

L’award du feel va pour ce moment dans Katawa Shoujo où Hisao court à l’aéroport ratrapper Lilly qui va s’envoler pour l’écosse et HNHNHNGGGGG

L’award du héros littéralement le plus pourri de l’existence va au talentueux, au mirifique Shinji Ikari pour sa prestation de toute beauté dans The End Of Evangelion. Le monde se meurt et lui reste une heure et demi à genoux sans rien faire. Ah ah, Shinji, tu es le pire d’entre nous.

L’award de la convention de Genève est attribué à Max Payne pour son bodycount de dictateur Africain

L’award du meilleur bug de Skyrim est ce livre démentiel qui te permet de monter de cinq niveaux dans les compétences de ton choix, on le met sur une étagère, on recommence l’opération, on levelle comme un malade

L’award Doritos va à Radio01.net parce que je considérais relativement bien les mettre en site de l’année mais le fait est que je commence à copiner pas mal avec ses tauliers et je suis sur le point d’y faire une chronique régulière donc voilà. Bientôt le test dans une chambre de luxe Londonienne.

L’award de l’effet sonore bien lourd qui bute revient de droit au décompte final avant les Hunger Games qui fait DOUM DOUM DOUM et qui cloue un peu quand on est dans une grande salle

L’award du patriarcat rampant et phallocrate est pour Mike Thorton, qui est suave, suave, suave, et qui se tape tout le monde en sauvant le monde avant de retourner compter son pognon. Un héros des temps modernes.

L’award du studio de beaux gosses est pour Ubi Soft qui, mine de rien, nous a bien servi cette année. Oubliez un peu ces rongeurs et dites vous que grâce à eux on a eu Far Cry, Assassin 3 et sa promo efficace, Rocksmith, le teaser de Watching Dogs, Trials Evolutions… un beau parcours jusque là. Je mets neuf.

L’award Jean François Copé revient à Nadine Morano, notre grande gagnante, comme chaque année. Personne n’a pensé à remplacer le sandwich par autre chose dans cette photo? Ca pourait faire une bonne idée de Tumblr.

L’award du meilleur passage de La Mengeance est très difficile à attribuer mais j’ai quand même un gros fétiche coupable pour ce passage où des néonazis obèses s’entraînent à lever le bras en rythme sur du The Cure. Le scène a une plu-value parce que l’ensemble reste très crypto-gay. Un bijou parmi une joaillerie, vraiment.

L’award du truc le plus imprenable et inaccessible qui soit va au trou du dernier plateau dans le pachinko géant de Kaiji II. Oui, c’est très précis, mais croyez moi quand je vous dis que devenir président sans savoir lire est plus facile à atteindre

L’award du meme anxiocreepy mais hilarant…

L’award du millionnaire dépressif revient de droit au fabuleux Phil Fish, le grand woobie de l’année, qui fait la gueule sur son fauteuil, sur son lit, à la PAX, au fond d’une piscine, sur une étoile, sur un oreiller. Sacré Phil va. Garde le moral.

L’award de l’obsession syntaxique 2012 de votre serviteur revient finalement au groupe des adverbes, présentement, tu vois.

L’award du jeu de l’année qui n’est pas sorti cette année va à Fallout : New Vegas parce qu’honnêtement, j’ai rarement eu un plus gros kif vidéoludique en terme d’écriture. Skyrim m’a épaté par son univers, mais celui là m’a un peu plus parlé avec son ambiance survivaliste.

L’award du jeu qui a déjà reçu « l’award du jeu qui n’existe pas » mais qui maintenant existe ce qui prouve que le premier était là pour une bonne raison finalement est pour Mario Party 9 hé hé hé heu argh

L’award du non, Non, NOOOOOOOOOOOOON revient aux smileys avec un nez qui reviennent, qui vous surveillent, accompagnés de la mention « Et vous qu’en pensez vous? » NOOOOOON

L’award du magazine sympa qui ne coûte pas une blinde comme Edge ou Games va à Canard PC, que je commence à découvrir et aimer sans pour autant être joueur PC. Manque plus qu’une belle maquette et hop, parfait.

ET ET ET, LE PLUS IMPORTANT, L’AWARD…

… de l’anime Evangelion
… du manga Bonne Nuit PunPun
… du personnage Tyrion Lannister
… de la série Game Of Thrones
… de l’épisode « Blackwater »
… du single Houdini
… de la prestation scénique Green Day, Rock En Seine
… de la convention Epitanime
… du film Les Enfants Loups, Ame Et Yuki
… du jeu vidéo Catherine
… du site Tumblr

Yadda yadda. Veuillez agréer des bisous.

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