Survie du plus apte

Alors pour aujourd’hui j’avais initialement prévu de faire un post sur Gangnam Style mais c’était un petit peu aigri, j’ai laissé tomber (il y avait un message militant peu subtil, poubelle) puis j’ai tenté un post que j’avais en tête depuis longtemps, à savoir comment faire un beau générique de real TV + garder une bonne identité visuelle. C’était très nerd, pas pour le moment donc. J’ai une super idée. Parlons de jeux vidéos. Ouais. C’est totalement novateur et original. (Bon, ça va, je suis en plein rush de dossiers du premier semestre) Alors faisons un tout dernier post ever pour évoquer quelques jeux Wii. Ce sont tous des party-games, vous saurez quoi faire la veillée du 31 si, comme moi, vous aimez les soirées entre amis doucement alcoolisées. Tiens, personne n’a encore fait une version JV alimentaire du Privacy. Ca ne peut pas être pire que le Petit Flirts Entre Amis, cette arnaque, ce n’est même pas un jeu de fesses, juste un faux Buzz mixé à un faux Juste Dance. Juste Faux.

Et donc Mario Party est mort

En début d’année, je me faisait plaisir avec une rétrospective Mario Party. La tentation était de dire par pur automatisme et anticipation que le dernier en date, le 9, était pas génial. Après vérification, il n’est pas génial. C’est bon, on peut définitivement enterrer cette franchise dans la joie, la célébration et les chaudes larmes. Le problème aura été de trop transformer le gameplay de la franchise. Vous le savez peut être, dans ce neuvième opus, le tour par tour sur le plateau est gardé mais les quatre joueurs sont toujours sur la même case, rassemblés sur un véhicule mouvant. Je ne sais pas d’où sort cet esprit de communion spontanée parce que ça enlève toute la stratégie délicieuse et putassière liée au mode « classique ». Là, il faut tirer le dé au bon endroit et au bon moment pour récolter des mini-étoiles, celui qui en aura le plus gagne à la fin d’un circuit en ligne droite. C’est déjà suffisamment troublant comme ça mais voilà qu’on nous retire l’axe fondamental, la colonne vertébrale du truc : plus de mini jeu chaque tour. Enfin, je suis un peu hystérique, ils sont toujours là mais il faut tomber sur une case spéciale pour en faire un. Pardonnez mon vocabulaire mais ça nique un peu le rythme. Les mini jeux ne sont pas exceptionnels (euphémisme de fanboy pour ne pas dire « mauvais » et l’ensemble et désespérément lent, l’ambiance et la festivité des bons opus précédent n’y est définitivement plus. Un ratage, deux ratages, trois ratages, strike three, vous sortez.

Nintendo tu m’as trahiiiiii haaaaaa

Tout ça n’est qu’une vague litanie de fanboy très attaché à ses joujoux numériques : si vous découvrez la saga ou que vous cherchez un jeu sympa pour jouer avec vos grands-parents ou vos enfants, c’est un bon jeux, sympathique. Quand on a grandi avec Mario Party, qu’on attendait le prochain opus avec une impatience non dissimulé et un gros fétichisme des détails (quelle va être la zik de présentations des mini-jeux? Des plateaux? Les persos présents?) et qu’on tombe sur ça, on a exactement la même impression que les amateurs de real TV ont pu avoir devant les récents reboots de la TNT : cheap, forcé et vraiment trop tard. C’est un jeu correct qui propose des variations et tous les paramètres habituels mais ces changements n’était pas désirés et ne donnent rien de bon. Si jamais la franchise à un avenir, c’est bien sûr sur Wii U mais je reste tout de même sceptique – il ne faut pas s’emballer sur le potentiel fun d’un gameplay asymétrique. Il n’y a aucune raison qu’un éventuel 10 soit fait par la même équipe et le risque de ratage serait grand. Non, vraiment, j’ai plus tendance à attendre un Wario Ware (activité humble, fun et solitaire) ou à jeter mon dévolu sur Nintendo Land. C’est dommage, mais c’est comme ça, il faut grandir maintenant.

Tiens, justement, grandissons avec Beat The Beat!

C’est un piège! Il se joue tout seul ou à deux. Beat The Beat est l’opus Wii de la saga Rythm Paradise, amorcée sur GBA, secondée avec la DS. Dans l’hexagone, c’est le deuxième jeu à sortir et non, il n’est pas traduit en français. Pas de « oui, c’est certain« , cette fois. Qu’à cela ne tienne, Beat The Beat fait partie de cette série de jeux développés par les gars derrière Wario Ware. On vous place dans une série de mini-jeux où le seul gameplay est votre sens du rythme, votre capacité à tapoter un bouton au bon moment. Un taux de réussite à la mécanique aussi inconnue qu’injuste va décider si on vous laisser aller au prochain mini jeu ou pas. Le ramage est toujours délirant : faire du golf avec des singes, faire des high-five à des singes sur une montre, danser avec des singes, ce jeu génère une phobie des primates – il lui arrive d’être frustrant. Le rap romantique est un poil barré rythmiquement et la réussite du tout dernier mix va être une torture mais hé, on a signé pour ça. Le jeu reste rigolo mais n’apporte strictement aucune nouveauté par rapport aux précédents, il n’y a pas de prise de risque, du coup ça donne un jeu bien mais sans plus, qui occupe quelques temps. Les musiques sont agréables sans êtres originales (ça dépends pas mal du mini jeu) et il offre quelques bonus : un mode 2 joueurs sporadique, quelques remakes du jeu GBA – dont la calligraphie! Youpi! Points bonus pour le jeu qui te permet d’incarner deux bonhommes qui repoussent des balles de volley derrière une musique composée d’orgasmes. De hmm hmmhmhm et hmhmh. Un jeu décidément très hmhmhmhmh. Dommage qu’on trouve toujours cette systématisation de gameplay : pourquoi ne pas utiliser plusieurs boutons, le capteur de mouvement de la manette, ce genre de choses? Ce n’est qu’un jeu qui nous fait appuyer sur le bouton A, avec un emballage très compliqué. Avec du recul, c’est bizarre.

Enfin bref, pas un jeu immémoriel mais toujours conçu avec le souci du détail Made In Nintendo. J’ai toujours trouvé qu’il y avait un micro-décalage mais ça doit être un problème de téléviseur. J’ai pas eu trop de soucis à faire l’opus DS à 100%, pourtant, beaucoup le trouvent plus difficile que celui là. J’aurais tendance à dire le contraire… et ces artéfacts sur écrans HD sont vraiment gênants.

Dans vos faces les frères Parker

Dans ce jeu, Toad est un vrai connard condescendant. ll te met sur la paille en prenant en air benêt de type « hoooo mais non mais que vais-je faire de tout cet argeeeent? »

En parlant de jeu qui explose les rétines sur grand écran, Course A La Fortune se pose bien. C’est immonde, ça nous rappelle les photomontages qu’on trouve sur les pires Skyblogs mais la bonne nouvelle est que ça n’en reste pas moins un bon jeu! Késsadire? C’est la première itération traduite d’une saga très populaire et longue comme le bras au japon. C’est un mélange entre l’univers Nintendo et Dragon Quest et cette hybridation ne se retrouve que dans les décors et les personnages utilisés, ce n’est donc que purement cosmétique. L’essence du jeu est une dérivation du Monoploy qui se rapproche comme elle le peut d’un Mario Party. C’est un jeu de société lambda et dématérialisé, sans échange de billets. Comment ça marche? On choisit un plateau, on se passe la manette et on évolue sur un circuit de cases vides qui représentent une boutique à pourvoir. On les achète ou pas, elle nous rapportent des revenus si quelqu’un d’autre tombe dessus. A partir de là, pas mal de règles supplémentaires rentrent en jeu : on peut investir dans les boutiques et augmenter leur valeur comme leur prix, des boutiques du même propriétaire adjacentes vont augmenter de leur propre chef et un système de salaire récompense vos allers-retours sur le plateau, quitte à prendre des risques et se balader sur un pan de terrain où les boutiques de tueur rôdent.

C’est donc fascinant comme une partie de Monopoly peut l’être : satisfaisant, plutôt fun sur la durée mais avec une propension gênante à faire des parties de trois jours. On se dit souvent « quitte à avoir commencé une partie et vu que l’issue semble être proche, pourquoi ne pas la finir? » et rien n’aura changé dans les deux prochaines heures, à force d’aller-retours monétaires de plus en plus important. Bien sûr, le jeu serait moins « fun » sans de touts petits mini-jeux sans grand intérêt et des randomizers qui donnent un peu de piment. Oui, je dois l’avouer, mon échec à ce jeu a toujours été grand, je suis incapable de dépasser la troisième place, à la grande satisfaction de mes amis qui se font poutrer depuis toujours sur Mario Party ou Scene It. Bref, deux modes de difficulté (dont un qui incorpore un systéme d’actions pas trop compliqué) on sort ce jeu du placard comme on sort une boîte de Taboo : de temps en temps, avec la promesse de passer un moment sympa, puis on le range et on l’oublie jusqu’à la prochaine fois. En revanche, je n’arrive pas à imaginer comment il peut être autant sérialiser au Japon – d’autres terrains ne semblent pas être un argument suffisant. Mais je digresse. Tiens, on va digresse à fond maintenant.

As we know it

Hey on n’oublie The Walking Dead, jeu super family-friendly et sympa avec les enfants, que ce soit in-universe ou en termes de PEGI. Cette fois, ça y est, l’aventure running gag de cette deuxième moitié d’année est terminée, une version en boîte vient de sortir aux Etats-Unis. Vous êtes un joueur Steam? Attention aux Soldes! Vous jouez sur 360? Dans le cadre de ses soldes compte-à-rebours, tous les épisodes seront à prix réduits sur le live le 28 Décembre. Le dernière fois, je m’étais arrêté aux deux premiers épisodes. Le troisième te file quelques claques et te rappelle que c’est pas toi le patron, le quatrième fait comme le second et installe son microcosme, le dernier conclut le tout dans un fatalisme inévitable. Voilà donc quelques remarques qu’on peut faire : le tout dernier épisode est un peu plus court que le reste et la conclusion confirme que les choix et décisions prisent sur le chemin conduiront toujours à la même chose. C’est donc la manière qui va vous y conduire qui peut y arriver. C’est prévisible, avec une deuxième saison dans les tuyaux, elle pourrait reprendre des éléments de cette première histoire, et faire plusieurs postulats est tout bonnement impossible… quoi qu’il en soit, le compteur de feels est toujours très gros. Le quatrième est un peu en deçà mais propose quelques directions inexplorées qui aboutissent à des séquences dantesques à la toute fin. Empathie il y avait au début, empathie il y a dans la conclusion. Entre les deux, du sang et des larmes. Comment penser que ça allait se finir dans l’amour et le thé glacé?

Une vraie petite chose qui vient de remporter le trophée ultime des Video Games Awards, ce qui prouve que les mentalités changent – comprenez, le rapport des « petites mains » face aux jeux AAA. Après tout, malgré toutes les émotions qu’il nous aura prodigué, The Walking Dead n’est « qu’une » série très interactive où les seules marques de gameplay sont des choix de dialogues et des énigmes pas bien compliquées. C’est fait avec les formes, ça réussit à transmettre des émotions fortes sans problème, c’est on ne peut plus encourageant dans la manière qu’un jeu peut transmettre un scénario et nous impliquer dedans. Il y a quand même cet esprit survivaliste qui fait disparaître certains persos de manière un peu impromptu mais on pardonne beaucoup de choses à ce jeu.

Joyeuse apocalypse à tous!

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One Response to Survie du plus apte

  1. Concombre Masqué says:

    Il m’a été très difficile de ne pas faire mention de la version 34 du jeu d’interview avec le catcheur 🙁

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