Daily Archives: 27 décembre 2012

Oh non tu n’as pas-

Croyez le ou non, ce post est écrit à l’avance. Je devrais être actuellement en train de faire la danse Allemande, lala itou. Allez allez, l’année est presque finie mais nous avons encore quelques affaires à boucler avant de passer aux bilans et divers posts rituels et mémoriels. Autant nous débarrasser de ces quelques machins que j’ai commencé sans jamais conclure, en espérant que je profite de 2013 pour le faire parce que hé, après tout, il devait y avoir une raison pour s’y mettre. Pas vraiment le temps ou d’idée originales pour finir 2012 avec le méga bilan (qui, comme à chaque fois depuis quatre ans, est en phase d’écriture loin de chez moi), faisons donc comme n’importe qui – recyclons, amis, recyclons. J’en ai pas fait des pavasses cette année, peut être avez vous été dans la même situation :

Japoniaiseries pas (toujours) fines et (jamais) finies

J’ai regardé pas mal de séries cette année, mais j’en ai terminé peu. Beaucoup de plots intéressants mais des coups de mou éliminatoires dans le contexte. Tenez, qui se souvient de Mawaru Penguindrum? Ouais, pas mal de gens, et vous aussi, certainement. J’ai lâché l’affaire il y a un an pile après une demi douzaine d’épisodes. Croyez-le, c’était bien. Bien animé, bien fichu, plutôt original, décortiquons le pourquoi du comment! Ce titre loufoque est en fait la chronique d’une fratrie dont la sœur… meurt. Enfin, elle ressuscite tant qu’elle a ce chapeau-pingouin sur la tête, ce qui a comme effet secondaire de la transformer en princesse extraterrestre d’outre-temps et d’outre-espace, si tant est que ce mot existe. Cet anime avait – et en parler au passé est un peu abusif car il reste tout récent – beaucoup de charme, tant dans son exécution que dans sa manière de dérouler son intrigue. Voyez-vous, il possède une belle identité – cette emphase rigolote sur le métro et les panneaux de signalisation est parfaite pour les fétichistes des transports en commun comme nous. Après, je me suis rendu à un point où pas grand chose n’était expliqué – ces deux frères doivent trouver ce Penguindrum éponyme pour sauver leur frangine, on ne sait évidemment toujours pas ce que ça peut être. Il habite une douce dinguerie dans cet anime, un mélange des genres sympathique – et il a la particularité d’être très, très coloré. Je n’ai de facto aucune idée des (surement grosses) surprises qu’il peut réserver jusqu’à sa conclusion… mais il y a un cachet à exploiter, ne serait-ce qu’avec ces trois pingouins qui poppent de nulle part pour incarner la caution rigolo-animalière du truc… et il ne faut pas penser que c’est destiné à un public purement enfantin car on parle, dans le postulat de base, d’une fille qui meurt instantanément si on lui enlève son chapeau, ce qui donne quelques scènes légitimement angoissées. Cependant, on retrouve un peu ce topos dans Madoka. Enfin, une unique fois, mais on reste dans un cadre un peu moins fantastique. Bon, je ne comprends pas vraiment comment l’anime peut nous mettre la même séquence d’une minute aussi ouvertement à chaque épisode. C’est pas comme si elle était musicalement mémorable, mais c’est une question de goûts.

Trapèze remplit le même contrat avec un raisonnement un peu plus extrême. J’essaie d’éviter les abus de langage puisque je n’en ai vu que le premier épisode! Difficile de vous faire une explication de texte avec un anime qui, visiblement, ne vous donne pas toutes les ficelles dès le premier round – sur treize. Voilà ce qu’il me reste du pitch après dix mois : un psychologue traite la phobie de ses patients sur ce qui pourrait être un schéma cas particulier par épisode. Le truc c’est que le-dit docteur est l’incarnation animée de DeadMau5 et que son premier patient et un sosie de Freddy Mercury angoissé par son trapèze. Pas de bol, c’est un artiste de cirque. Le premier zode montre donc le traitement loufoque qui lui sera administré, dont j’ai complètement zappé les tenants entre-temps. Ce dont je me souviens, c’est que ces vingt minutes étaient absurdes, limite dada, et qu’on sentait depuis l’espace le type d’anime qui n’allait jamais nous expliquer les bizarreries qu’il nous envoyait à la figure. Avec finesse? Oui! Là aussi, identité sonore et graphique il y a (un bon générique) mais beaucoup de mystères qui, éventuellement, donnent envie de débourser quelques deniers pour mater le reste. Probablement pas très mémorable mais intriguant, ne serait-ce que dans son plot.

Maintenant, rendons-nous dans un terrain à priori très favorable. Il était quand même très improbable que je laisse Fate/Zero en chemin après une demi douzaine d’épisodes, avec un genre, une histoire et une exécution pareille. Que s’est-il-passé?

D’après ce que j’ai compris, Fate/Zero fait partie d’un canon long comme le bras, ce serait le prélude à Fate/Stay Night, sans que ce dernier ne commence in medias res. Bref, ces approximations n’enlèvent pas à Zero le fait que ça se suit ou se démarre tout à fait indépendamment. C’est une énième histoire d’élimination et de survie autour d’une forme moderne du graal, où chaque participant élu peut invoquer la relecture d’une grande figure historique. Notez bien qu’Arthur est devenu une blonde platine à yeux rouges – Saber. Je dois avouer que j’ai commencé cette série via la promesse d’un personnage pouvant véhiculer un certain sex appeal, je me suis retrouvé dans un univers bien codifié et promettant pas mal de choses. Quel a pu être le souci, chers enfants? Le rythme. Ça part avec un épisode d’exposition de quarante minutes qui passent comme un charme. Trois ou quatre autres plus tard, ça coince. Un épisode entier de baston, ou plutôt d’anticipation de baston. Deux personnages se regardent en chien de faïence pendant vingt minutes et ne font rien de concret. Je crois que j’ai passé cet épisode à me laver, et c’est pas bon signe quand ça devient alimentaire. J’aimerais croire qu’il y a beaucoup de choses à tirer de cet anime, et c’est probablement le cas, mais des machins où-il-ne-doit-en-rester-qu’un, j’en ai vu quelques uns, mine de rien, et l’enthousiasme à fait pfffffiout.

Alors est-ce que ces persos sont aussi cools que promis? Saber est-elle une mauvais cul déboulant à moto pour sauver le monde? Oui, certainement… mais pas grand chose, d’autre. Il n’y a pas si longtemps, on m’a repris à la fac pour avoir fait une ségrégation un peu trop voyante entre les persos simples (déterminés par un uniquement élément de caractérisation) et les plus compliqués (torturés, etc) – c’est vrai que c’est une approche un peu nazie des choses mais cette brave Saber est un peu trop robotique pour transmettre quoi que ce soit. C’est plutôt cohérent dans les faits; Un peu dommage dans les formes, mais encore une fois, ce n’est qu’un début, continuons le combat. Je terminerais ça bien assez vite.

Enfin, Code Geass a perdu son duel contre Evangelion… ces deux séries « que je devais mater le plus vite possible » sont, pour le moment, incomparables. Étant complètement hermétique aux Clamperies comme je peux l’être face à des trucs comme le Stupeflip, Shaka Ponk, la musique coréenne, les témoins de Jéhovah et les gnocchis, je suis tombé sur un anime d’action plutôt bien ficelé mais qui ne marche que si on est devant. Pour reformuler, chaque épisode ne donne pas immédiatement envie de se taper le suivant dans la seconde, comme le pouvait faire un épisode de 24 en son temps (allez savoir pourquoi, je trouve ces deux trucs comparables) – cette uchronie qui établit un Risk géant et qui suit l’ascenseur social le plus expéditif depuis Mulan n’a rien de décevant mais ne me disait pas grand chose de base. Il faudra que j’y retourne, vous devez savoir que c’est un anime très connu dans le « milieu », qu’il se mate sans souci mais je ne lui trouve pas de profondeurs particulières, si ce n’est cette attente un peu malsaine de voir cette scène du coin de table et un placement de produit toujours très étrange pour pizza hut. Bizarre.

LES JEUX. ILS SONT LA. ILS ATTENDENT D’ÊTRES FINIS.
Ils n’oublient pas.

Dans Bully, les mini-jeux sont nazis, poil au

Holala je découvre la fonction légende après quinze mois, bravo. Le grand perdant surprise de cette année est Zelda : Skyward Sword. C’est fou quand même, cette saga si emblématique et mémorable. Je finirais bien par le faire (et j’y compte bien m’en charger très vite dans la période inter-semestre qui va vite arriver, avec Far Cry) mais on ne peut pas décemment laisser un Zelda moisir dans son backlog. Pour tout vous dire, je comptais en faire une critique un peu oulipienne : critiquer le jeu sans y avoir joué! Pas dépassé le premier boss. Dans son ensemble, il est beaucoup trop tourné autour de la reconnaissance de mouvements qui plombe quelque peu le gameplay. Pour prendre un exemple concret, le jeu commence avec six cœurs, comme un désaveu de difficulté. Ce n’est même pas un problème d’identité, de graphismes ou de quoi que ce soit, j’ai juste appris qu’il y avait, à ma grande surprise, plein d’autres bons trucs à coté. Honnêtement, dans l’échelle des Zelda, on pourrait dire qu’il se situe avant Twilight Princess mais pour en avoir vu une si petite partie, ça reste un bon jeu pétri de bonnes intention et d’un gameplay presque parfait. On a probablement vu des univers plus poussés dans cette même franchise – Majora’s Mask et surtout Wind Waker restent mes petits chouchous historiques.

Le temps ne fait rien à l’affaire : Kid Icarus ne devient pas magiquement plus jouable avec le temps. Je trouve ça complètement absurde d’avoir un backlog exclusivement dédié à Nintendo. Heureusement, il y a aussi Psychonauts, création de saint Tim Shaefer l’univers le plus bandant de l’histoire, jeu ayant un humour bien marqué et omniprésent. Ce n’est qu’une question de temps – et d’un PC qui, croyez le, a un peu de mal à le faire tourner, oui. On y reviendra à un moment ou un autre.

Pourquoi ne pas avoir évoqué Bully? Parce qu’il est impossible de tenir 2000 mots dessus, hin hin hin. Ce proto Rockstar est toujours disponible pour pas grand chose sur le XboxLive. On incarne Jimmy, jeune perturbé au background de jeune perturbé, on se balade dans un établissement bientôt fourni d’une ville dont les quartiers s’étendent de plus en plus, jusqu’à une fête foraine sous titrée « Mini jeux land ». C’est exactement ce à quoi on s’attend : un bac à sable de 2005… ayant la tronche d’un bac à sable de 2005! Il n’y a pas de surprises particulières, Jimmy est un personnage intéressant à la moralité dans le spectre haut du standard Rockstar (heureusement, il a seize piges) et c’est un étalage de missions et de sidequests ni formidables, ni particulièrement mauvaises. Les succès forcent à boucler le jeu dans son ensemble et à tout voir, tout faire. C’est cohérent, ça tient debout, c’est franchement rétro mine de rien (nous vivons dans une époque où un jeu de 2005 « fait rétro » et cette phrase est terrifiante) mais il y a ces réflexes d’outre temps qui minent parfois, comme cette tendance d’oublier les checkpoints en pleine mission parce que voilà, après tout, c’est tellement fun de bloquer sur une séquence à trois quart d’heures du lancement de la mission HEIN. Heureusement que le jeu est facile, genre outrancier, et ne demande pas de capacité technique particulière. J’aime beaucoup l’ambiance sonore de ce jeu qui, a défaut de proposer le devenu habituel lot de radios et de ziks d’actualité (il aurait été cool d’avoir une « bulle 2005 ») pose quand même une ambiance sonore plus que sympa, avec une petite tournerie différente par gang. J’ai même reconnu celle des blousons noirs d’un autre truc vu en 2007… et si vous me devinez l’origine précise de ce deuxième support, je vous paye le jeu de votre choix sur Steam. Ouais, je suis sûr de moi.

Bonus! Breaking Bad saison 3-4-5, diffusées par Arte, ça déchire! La première partie de la dernière a un Métacritic de 99 pour une raison un poil inconnue (probablement à cause d’un faible étalonnage des médias séries) mais ça mérite à peine moins bien. Plot twist final super attendu et archi réjouissant (l’art du flingue de Chekhov à son meilleur, même si l’explication de texte nous est fichue à la figure avec une lourdeur inverse à la subtilité de l’explication finale dans la saison 4) et de bons persos, de bonnes intrigues, nondidjou regardez cette série, y’a pas mieux en termes de caractérisation, et damn il y a de foutres bonnes scènes de fin d’épisodes. C’est ce que j’aurais du dire pour prouver mon points des personnages qui évoluent : Walter White.

A dans trois jours, petits singes en hiver.

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