Monthly Archives: septembre 2012

La précieuse petite vie de Shep Shepard

Sur un air de Freezepop : Wrex a ses règles / Liara est reloue / Tout autour du monde / On veut se bastonner / Mais dans Mass Effect / On se noie dans les mots / Partout dans l’univers / On veut juste du fun

Ceci est mon dernier post en vacances aaaargh. Mon dernier post tout court si mes dents de sagesse ne décident pas de continuer leur course à travers mon palais, direction le crâne. Crâne d’ailleurs bien malmené au préalable puisqu’une trilogie Mass Effect vient d’être annoncée alors que je me suis payé le premier jeu… à peu près cinq ans après sa parution.

Bien sûr, il y a des pour et des contre – ce boîtier sera sûrement un poil trop onéreux pour les prix ridicules qu’on peut trouver sur Zozon – Mass Effect 3 étant déjà un peu partout à 30 Euros en magasin – tandis que les joueurs qui attendent de s’y frotter sur Wii U n’y trouveront pas grand intérêt. Vous aurez compris l’idée, je viens enfin de finir Mass Effect premier du nom et c’est l’occasion de faire un petit retour en 2007! Retour douloureux, mes doigts sont sévèrement endommagés par Rocksmith, mais on va le faire.

Mass Effect est un jeu sérialisé dont la dernière mouture est sortie il y a à peine six mois. Quatre ans et demi entre les deux, Bioware a su fidéliser ses fans et construire un véritable petit univers doublée d’une attente incontrôlable – tant et si bien qu’avant même de commencer le premier, je connaissais l’issue polémique du trois, comme à peu près toute la galaxie avant ma pomme. Mon principal axe de bataille va être le « il a mal vieilli » et j’essaie de me remémorer tout ce qui date de fin 2007 pour tenter une comparaison. Le souci est limpide – seuls des jeux Nintendo, donc bien trop « lisses » pour vieillir me viennent en tête : Super Paper Mario, Mario Galaxy… mais aussi Bioshock, dont je me suis occuppé il y a déjà dix huit mois – et pas grand chose n’a changé entre temps. Je me demande donc si le développement dudit Mass Effect n’aurait pas déjà pris quelques années… ou si il n’était pas déjà un peu daté, rétrospectivement. Me voilà lancé dans cette trilogie et, pour tout vous dire, j’hésite pas mal à lancer un Tumblr qui relaterais les aventures idiotes de mon Sheperd tant les situations et dialogues incongrus arrivent à la pelle. « Alors, on remet ça? »

Cinq ans à ignorer royalement cette saga qui ne restait qu’une vague vue de l’esprit space opéra d’un mec sauvant la galaxie. Il n’y a pas si longtemps, on m’a fait remarquer que je découvrais le jeu vidéo en profondeur il y a peu – et c’est vrai, tout simplement parce que ce désintérêt venait de mon ignorance du genre, le fameux RPG occidental. N’abusons pas, Mass Effect n’a rien à voir avec un Skyrim ou un Fallout – mais il existe un minimum de paramètres qui donnent l’occasion de constituer un personnage plus ou moins unique. Bon, décortiquons tout ça.

Dans Mass Effect, on incarne un vétéran de l’Alliance prêt à devenir un Jed- un spectre pour sauver le monde, l’univers etc etc les enjeux habituels qu’on aura du mal à surenchérir dans les deux jeux suivants. Une aventure qui fait rebondir le vaisseau Normandy de planètes en planètes pour remplir des objectifs plus ou moins nébuleux. Je ne comprenais pas toujours pourquoi je faisais telle ou telle action, ayant la terrible capacité à m’endormir pendant les phases de dialogues. On peut toujours appuyer sur X pour passer la ligne actuelle… mais on a vite fait de prendre un choix de texte improbable, et voilà que Sheperd est en train de traiter le président du Conseil Galactique de petit jagon avant même qu’on s’en aperçoive. Oups!

Nous sommes donc en 2007 et Mass Effect permet d’incarner le Sheperd de son choix – mâle, femelle, classe privilégiant talents militaires, technologiques ou biotiques (la magie du futur quoi) et même un peu de backstory tragique – ne vous en faites pas, Sheperd a toujours sa môman et on peut la contacter au cours de l’aventure. J’ai donc choisi un Sheperd dont le faciès évoque un anglais quadra et aigri, genre vieux dignitaire nazi immortel. Ce jeu permet de choisir entre personnage « pragmatique » et « conciliant » – à l’opposé d’un Alpha Protocol (que j’ouvre ce week-end, tremblez carcasses) qui permet toutes une palettes d’attitudes. Si ce deuxième permet de singer tout le casting de Weeds, Mass Effect joue la carte du super gentil ou du gentil connard. Alignement, classes et difficulté modulables… ho ho ho Bioware, bande de petits malins. Ce jeu est construit autour de sa replay value, d’autant plus que les succès nécessitent pas moins de 3 runs différents! Ces fameux éléments RPGs se complètent avec un système de points qui améliorent telles ou telles compétences qui, liées à votre façon de jouer, boosteront un peu des débuts poussifs et pénibles – le double P de la mort qui peut caractériser certains RPGs.

PP, pourquoi? Mass Effect est long, terriblement long, horriblement long. Pas long Tinanic, long étiré, comme le tout récent film Phoenix Wright, rythmé avec les fesses. Sa gestion du tempo est fauchée comme les blés, il est trop bien écrit et je ne pensais pas devoir reprocher ça à quoi que ce soit. Trop. De. Dialogues! Je me souviens de certaines situations où j’ai martelé mon bouton de saut en espérant zigouiller mon interlocuteur… et ça c’était après dix heures de jeu, le soft n’étant pas super intuitif sur certaines de ses options! C’est pourtant la marque de la saga – un gros jusqu’auboutisme un poil fatiguant… je comprenais pourquoi on me reprochait de faire des textes trop longs. Un peu moins de conversation, un peu plus d’action please. Blablablablablablalblalblalbalblablalblablasauverlemondelalbalblablalb.

Ce souci de rythme peut se retrouver là où on ne l’attendais pas : les phases de combats sont assez mal branlées. Shepard est un peu mou du bulbe et prend à peu près une demi heure pour se relever en cas d’attaque biotique. D’ailleurs, en cas de mort, on se tape un écran bien gerbant où notre valeureux héros décède en dansant le disco, dis-donc. Protip pour les rares qui découvriront le jeu grâce à ce post : si vous jouez sur console, désactivez d’emblée cet effet « blur » et ce lissage automatique imposés. Dans l’espace, personne n’a besoin d’un filtre Instagram et ça donne un effet de ralentissement presque subliminal très, trèèès pénible, attention donc. Revenons aux combats – brouillons à mort, peu pratiques, se basant sur un ubuesque système de précision. En gros, plus j’avançais dans la partie, plus je pouvais me permettre de tirer à coté pour faire mal. Shep se déplace toujours avec deux équipiers pas super intelligents. On se fait canarder et les deux autres se baladent partout comme des Sims en feu, pas fantastique… et les adversaires sont soit trop faibles, soit trop bourrins – un one-shot est vite arrivé… et devinez quoi? On ne reprends qu’à la dernière sauvegarde !! Le passé n’a pas que des bons cotés. « Envoie « Sheperd » au 8 12 12″ : miracle de scénario, on peut même conclure une mini-histoire d’amour. Archi anecdotique – pour un mâle, il aurait été surement plus intéressant de conclure avec une Sheperette pour mater le popottum de cette dernière! D’ailleurs, on ne peut pas draguer Tali – les développeurs devraient savoir que les joueurs aiment le mystère, elle aurait pu inaugurer le concept de safe safe sex! Non, j’ai du me contenter de cette Schtroumpfette de l’espace et voilà, c’était le paragraphe gentlemen.

Y’a même pas mal de redondance dans tout ça. Tout le jeu fonctionne autour d’un hub – la fameuse « citadelle » où la moitié des quêtes annexes coexistent – et on nous donne l’occasion de nous balader sur un certain nombre de planètes dans un même certain nombre de systèmes. La routine s’installe : trouver un coin, scanner des planètes, lire les descriptions pour justifier l’atroce boulot d’un péon inconnu chez Bioware et atterrir sur la seule planète du bouzin. C’est fou quand même, dans chaque système, il y a précisément une planète sur laquelle on peut se poser et deux autres qu’on peut scanner… et l’architecture n’a plus l’air de mise dans le futur, on trouve strictement DEUX bâtiments différents dans toute la galaxie. DEUX. Z’ont tous le même design. D’autant plus pénible quand on se fait larguer sur des terrains tout aussi systématiques – un satellite à recycler, un gisement quelque part et un point de quête à explorer. Si vous venez sur cette planète à cause d’une quête, on peut s’engager dans une sorte de boucle où on passe deux heures à faire la même chose et à jouer au The Amazing Race le plus chiant de la galaxie. D’ailleurs, les séquences sur le Mako sont fatigantes d’imprécision et il sera frustrant de se faire tuer par de la bave de ver géant, Hoth-style. Systématisation et ennui, tout ça n’a rien de fun. Pas si fatiguant que ça pour le joueur qui ne cherchera pas à tout compléter mais un peu énervant sur la longueur, il paraît que les opus suivant sont un peu mieux équilibrés. Encore une fois, l’intérêt est exponentiel – je l’ai fini en vingt heures, quatre mois après son déballage, la moitié la semaine d’avant. Ce n’est pas un jeu rétro mais on sent quelques failles là et là qui trahissent un jeu déjà vieilli.

Quoi d’autre dans la Sheperd Experience? Une cargaison quantique. Notre héros/héroïne peut se balader avec une infinité d’armures/armes de tout types du moment qu’on en « encaisse » que 150. On peut tout à fait se retrouver avec une « potentialité » de 400 objets qu’on va transformer en colle universelle, un par un. C’est complètement maboule, tout l’espace de placard et d’objets qui vous sont destinés. Heuuuu c’est peut être une approche trop extrême du levelling – le jeu part du principe qu’il ne vous accordera ps automatiquement les bons objets liés aux bonnes races d’aliens MAIS il grinde quand même son butin au fur et à mesure donc fuck la logique et fuck le bon sens, mettons juste des armes PARTOUT. APRÈS il est vrai que ce machin a une bonne approche de l’exhaustivité et on ne peut vraiment, mais alors vraiment pas dire qu’on est pris pour des cons. Chaque personnage a son histoire, son anecdote, son petit fait divers. Parfaitement – Mass Effect est une version spatiale de Tout Le Monde Veut Prendre Sa Place.

Je suis incapable de me souvenir de la musique du jeu puisque je reste bloqué sur ma réminiscence de l’intro de « Je T’aime Moi Non Plus » en écoutant la première note du menu principal… et les graphismes sont – hé bien – plutôt corrects pour du 2007 si ce jeu n’avait pas cette foutue habitude de se charger couche par couche, du plus générique au plus précis! Je ferais une cascade lexicale, je dirais que Mass Effect est sandwichant! Les dialogues sont dynamiques et seuls les interruptions de phrases sont mal montées mais on peut vraiment avoir l’impression de dominer un dialogue cohérent et fluide. Bon point, ouais. Je ne serais pas si enthousiaste sur les environnements qui manquent de variété. Pour moi, le pinacle du jeu aura été d’atterrir sur la Lune et c’est très embêtant pour un jeu qui invente la moitié de l’Univers! Quant aux personnages… je ne sais pas, mon Sheperd archi-premier degré est adorable en combinaison rose, Garrus sent le meilleur-pote-alien plein tubes et ce pauvre Kaidan n’a pas survécu oups spoiler.

Botter des culs, scanner des planètes, swagger dans son Mako, botter des culs, faire des jets de Conciliation et observer son Sheperd sortir ses plus beaux atouts. Sympathique mais pas engageant, ce jeu vieillit mal. Ppf. On se retrouve plus tard dans l’année pour le 2, quelque part début 2010.

Mention spéciale à la race d’aliens qui parle en DIDASCALANT.

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Une boisson nommée désir

Vous êtes là, pépère tranquille à lancer le dernier épisode de You Don’t Know Jack. Tout va bien, vous survolez complètement ces questions sur l’espérance de vie des kangourous et sur les mensurations de Sasha Grey, vous êtes blindés de thunes et voilà le Jack Attack qui va parfaire ce run satisfaisant. Le thème du jour? « Leurs boissons préférées. » Ah, voilà un truc fort sympa. Vous espérez quand même que Sasha Grey ne va pas revenir dans cette manche, ce serait un peu dégueu. Ça commence avec Dracula. Le sang, peanuts. Homer Simpson? La Duff, trop facile. Nancy Botwin? Heu… l’apparition du iced latte vous rappelle ces nombreuses séquences où on la voit une paille dans la bouche, c’est bon. Tom Tom et Nana? Le Pétibulle évidemment, votre fibre nostalgique est intarissable, même pour les bédés jeunesse. Concombre Masqué? Heu… heu… le Monaco n’a pas l’air de tomber – ce jeu reste relativement safe pour une application qui vous demande régulièrement des trucs sur les derniers scandales sexuels. Alors qu’est-ce qu’il boit beaucoup le Concombre? Heu… Erm…

Bon sang mais c’est bien sûr! Comme n’importe quelle personne avec n’importe quelle drogue douce, c’est ma soeur qui m’a initié à ce délicieux nectar, je ne sais pas quand devant un spectacle pour gosses. En gros, vers dix piges et des poussières, j’avais déjà ma canette au bec et tous ceux qui me connaissent savent que je suis complètement accro à ce recette. Je vous rassure, je suis tout à fait maigre – et c’est pas force de probablement bousiller ma santé. Comme vous le savez, le thé glacé et au thé ce que la Vache qui rit est au fromage mais QUE DIABLE! Mieux que le sexe, la cigarette, l’herbe, touts ces trucs sympas mais si superficiels face au thé glacé. Soyez comme moi, ne dépensez pas votre argent dans ces machins qui vont réduire votre durée de vie, ayez une addiction bien pantouflarde et sucrée. Le thé glacé, c’est tout un art et je suis de ceux qui pensent qu’il y a un bon thé avec un bon support. Pas la peine d’être exhaustif, juste citer trois quatre marques et dire quelle est la meilleure condition pour le consommer. Hé oui, que ce soit en verre, en canette ou même en bouteille, les petits goûts de langues pour lapper le sucre liquide vont radicalement changer le goût du truc. Une science, je vous dit… seul fait que je serais incapable d’écrire : comment en faire. Montre à un homme comment pêcher, etc… mais je me suis dit qu’il était temps d’écrire un truc archi sérieux sur l’hydromel terrestre.

Du VRAI THÉ avec des VÉRITABLES FRUITS DEDANS Hahaha non! Ça ruinerait la magie et c’est bien trop sain pour ce que c’est. En plus, le vrai thé est traditionnellement imbuvable, littéralement. Trop chaud pour mes frêles lèvres. Le thé glacé a dù être expérimenté par un frustré de l’original, comme moi. Non, allez plutôt dans un Starbucks, ils proposent une boisson rafraîchissante avec de vrais fruits lyophilisés qui flottent dedans. Un régal mais pas vraiment dans notre champ d’action.

Le LIPTON ICE TEA. Empereur du thé glacé. A donné lieu à nombre de pubs mémorables avec Hugh Jackman : Hugh fait danser des chaises, Hugh se fait harceler sur son vélo… Doit probablement se faire des milliards, doit aussi faire le bonheur d’Unilever. Je ne sais pas combien de canettes je me suis enquillé depuis ma prime enfance mais ça doit gentiment avoisiner mon /played sur World Of Warcraft en minutes. Universel, incontournable, c’est le Mac Donalds du thé glacé. Il a posé les fondamentaux : cette couleur brune, cette quantité de sucre incompatible avec la méthode Dukan et ce rapport inversement proportionnel entre Emachins et véritables « traces » de thés et de fruits. Qu’importe, c’est le plus connu et il n’existe en France que depuis 1993 – vingt ans après sa création. Divers goûts sont distribués dans l’hexagone et en Europe, je vous les classe par ordre de « goût prononcé », pour peu qu’on n’en boive pas jusqu’au dégout.

Tout d’abord, l’Ice Tea Mangue. Aussi « Mangué » que le Coca, si vous voulez mon avis, mais le goût artificiel de ce breuvage est fantastiquement chimique, sinon sympathique pour étancher la soif. C’est probablement le deuxième arôme le plus répandu et il en existe même des lights, bref, il a gagné sa petite popularité. Aux amateurs ponctuels et à ceux qui aiment l’Hepar et autres machins saturés en magnesium, ceux qui confondent un peu médicament et boisson. >> Goût ++ – Disponibilité ++

L’Ice Tea Framboise est un véritable petit plaisir coupable. Force rouge est le plus goûtu du lot et, par conséquent, la variante qui procure le plus de fun sur la langue. Idéal pour les soirées, catégories soft, quoique ça devrait aisément pouvoir se mélanger avec quelque chose. A vous de tester, bande d’alcooliques! Il n’est cependant pas garanti d’en avoir sur son étal préféré. >> Goût +++ – Disponibilité +

Le goût Pêche est aussi connu que Lady Gaga pour une bonne raison : son universalité. Je suppose que c’est comparable à la clope – très neutre au début, indispensable au fil du temps. C’est là que la question du support se pose, le goût étant trouvable partout ; la pêche est l’étalon des fast-foods, mélangé à l’eau dans un sirop à la recette dont le secret est comparable au Paté de Crabe. Dans quoi boire son Ice Tea? Malheureusement… je trouve tout ça bien plus agréable à boire en cannette, directement. Le plastique de la bouteille ou du verre vont transformer le goût tant et si bien qu’on croirait boire un truc sensiblement différent, d’autant plus qu’un Ice Tea gardé trop longtemps en bouteille va créer des dépôts au fond et c’est vaguement dégueulasse. Vous ne voulez pas ça – allez dans votre école/fac et sirotez directement dans votre canette à 80 centimes. Au pire, prenez un verre en plastique ou une paille. Si si, c’est très important. Que dire sur l’une des cinq boissons les plus populaires de France? Sympathique, rafraîchissante, bien plus sympa si vous êtes enclin à dépenser un peu plus. >> Goût ++ – Disponibilité +++

C’est pas fini, parlons un peu des raretés. Si vous êtes déjà allés en Allemagne ou autre Pays proche, vous serez peut être déjà tombés sur la force verte : l’Ice Tea Pomme! Relativement neutre, pas particulièrement marquant, pas la peine d’organiser un pèlerinage exclusivement pour gouter ça. L’Ice Tea Citron est acide – quelle surprise! – et ne concerne que les fans du genre, Schweppes et consorts. Pas ma came, probablement pas la votre et ce n’est pas une relation de cause à effet. Récemment, on peut trouver de l’Ice Tea Fruits Exotiques, estampillé Violet, en fait une réédition d’une vieille saveur méconnue. Quelque part entre le Mangue et le Pomme. Pas mémorable mais complètement introuvable dans une grande bouteille, seulement en petit format dans quelques rares Relays. En gros, l’Ice Tea, c’est surtout Framboise dans un gobelet ou Pêche dans une canette. QU’ON SE LE SCHTROUMPFE!

A chaque pouvoir son contre-pouvoir, à chaque Pokémon son Digimon, à chaque Moephile son Mechaphile : le Nestea arrive sur son cheval de feu pour montrer aux fans de sucre qui est le patron! Le Nestea est la meilleure chose qui puisse nous venir de Suisse – en effet, Nestlé est notre bienfaiteur. Pourquoi toutes ces éloges? Hé bien, c’est très simple. Ce nom est vaguement moins répandu, moins connu, moins exploité, avec une demande moindre. La gamme s’est étendue tout récemment (Nestea Mangue Ananas et Nestea Thé Vert Agrumes, je n’en ai vu qu’une bouteille quelque part dans un Monoprix près de la Motte Piquet Grenelle, super) et il est plus difficile de s’en procurer. Ouais, j’en parle comme d’une drogue! Là encore, le support est important. Sa prime fraîcheur est une condition sine qua non pour un verre de qualité, mais une fois de plus, il est bien plus agréable de le sortir directement de sa canette à votre glotte. Le plastique n’altère pas autant le gout que son homologue. Problème, trouver une bouteille est déjà difficile en grande surface, il est improbable d’en trouver en canette et au détail. Il faut habiter près d’un Metro – j’espère que vous créchez près de Nanterre. Pourquoi le diviniser autant? Hé bien, ça a un meilleur goût, tout simplement, tout en donnant l’impression que c’est moi sucré que l’Ice Tea. Aucune idée dans les faits mais cet autre liquide est plus léger, comme coupé à l’eau sans les propriétés dégueu que ça occasionnerait, un goût nettement différent qui conserve tout de même « l’esprit » thé pêche. Par la même, il en devient plus rafraîchissant et gratifiant. Comme si le « Haaaa » poussé après en avoir bu une traite était plus puissant et convaincu. Vous n’êtes pas d’accord? Z’êtes dans l’erreur, les enfants. Le Nestea > L’Ice Tea. Goût ++++ – Disponibilité +

Il existe même quelques outsiders qui tentent de se faire une place dans le terriiiiiible milieu du Thé Glacé. Certains ont de quoi tâtonner un peu – financièrement parlant, d’autre pas. Tenez, parlons un peu d’Oasis. Savez vous qu’ils ont entamé, il y a deux ans, la production de l’Oasis Tea? Un poil trop tard, il devient difficile d’en trouver. Cette marque essaie de cultiver ses valeurs, même dans le Thé Glacé : Eau de Source et légèreté. Pas tout à fait ce qui caractérise l’Oasis Lambda… cependant, L’Oasis T existe en deux parfums. Framboise et Pêche. Si le premier ressemble fortement à l’Ice Tea du même goût – très caractérisé et idéal pour les petites fêtes (un peu «  » »fort » » » pour une consommation solitaire, mal de bide à prévoir) le deuxième a son petit grain unique et, ressemble à, à, à? Le simili Nestea qu’on trouvait dans les Nutella Snack And Drink. Parfaitement! Ces thés glacés dont l’objectif principal était d’épancher la soif avant de bourrer son consommateur de sucre. Parfaitement délicieux et toujours fournis dans de touuuutes petits quantités. Du coup, on était tentés d’en ouvrir un autre et de se taper le coté Nutella et gressins. Canailles! L’Oasis Tea reproduit cette sensation… en bouteille, donc en large plus grande quantité. Plus que sympathique, encore différent et aussi cool que l’original, un poil plus cher tout du même. Ca n’existe qu’en bouteille. A consommer dans un grand verre type Verre-Coca-Avec-Menu-Maxi-Best-Of bien propre et quelques glaçons. Mmh! >> Goût +++ – Disponibilité +

Dans la deuxième catégorie on trouve toutes les tentatives des distributeurs (Auchan, Carrefour, etc) de faire dans le thé glacé. Ces machins sont extrêmement variables en qualité et prouvent que, comme n’importe quelle boisson, on peut « la rater ». La version Carrefour est particulièrement foirée – pas spécialement bon et lançant cette mode d’un goût qu’on peut retrouver dans d’autres « versions foirées » : goût étrange, parfois trop sucré, pas joussif pour un sou, trop artificiel. Je ne recommande pas ça pour vos jeux coquins (et ça colle, bande de sales) CEPENDANT, d’autres marques s’illustrent un peu mieux : le Fresh Tea Marque repère n’est pas mauvais et n’est pas particulièrement cher!

Vous êtes vraiment sans le sou? Lidl a l’alternative ultime : le Pataya. Très proche de la marque Ice Tea pour un tout petit prix et une bonne variété de goûts qui conserve le saint triptique original (Pêche – Citron – Mangue) d’ailleurs, attention, je suis Amo et j’interviens dans cet article avec autorité afin de parler du Pataya. Comme vous le savez peut-être, j’ai longtemps vécu dans le chômage et la paupérisation extrême, à deux doigts d’un Lidl. Ce qui du coup m’a permis de souvent boire du Pataya. Même si comme beaucoup de choses issues de chez Lidl il est facile de soupçonner que chaque gorgée abaisse considérablement l’espérance de vie cela n’empêche TOUTEFOIS PAS d’apprécier l’expérience Pataya qui ne diffère pas vraiment, pour ne pas dire pas du tout, de l’expérience Ice Tea « originale. » Aussi désaltérante que l’originale, aussi bonne que l’originale. Pour tout avouer j’ai même un petit péché mignon pour la version « Citron » qui n’a, il me semble, pas vraiment d’équivalent ailleurs. En attendant, de temps en temps, je me prends une pièce de deux euros et je m’achète deux bouteilles. Je me dis que je ne verrais jamais comment le monde tournera après 2060. Mais ce n’est pas grave ! Car je bois du sucre !

Le Sirop Ice Tea est une alternative étrange pour les petits malins. Il existe autant de sirops que de marques et comme souvent, la version Teisseire est à privilégier. C’est un plan B fort économique MAIS il ne fait pas illusion, c’est moins bon qu’une gobelet d’un demi litre acheté chez Quick qui, pourtant, part du même principe. Du sucre pur coupé à l’eau? La défaite. Désaltérant, pratique mais moins bon que l’original, ça reste un sirop et non pas une boisson. Plus c’est dilué, mieux c’est, on ne peut pas réellement dépasser une « masse critique » qui rend n’importe quel autre sirop trop léger. Préférez ces versions vendues avec des frites mais soyez prévenus, vous allez débourser un peu moins de trois euros pour 50 centilitres. Dans ce cas là, le goût de la marque originale sera très proche et même un poil plus désaltérant. Goût + – Disponibilité ++

Ice-T

Est probablement quelqu’un de très sympa malgré cette vilaine tendance de s’habiller comme un Jockey et d’apparaître dans des séries policières plus que moyennes…

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Implosion de budget

Le temps est pourri, l’actualité est déprimante, la rentrée universitaire est imminente, la France a peur. POINT ROCK BAND. Il arrive une fois par an, l’année dernière c’était juste pour composer une setlist fantasmée et idéale. Encore une fois, je ne vais parler qu’à une petite minorité d’entre vous, ceux qui ont le même fétiche de ce jeu musical fou fou fou. Tout d’abord, un avis flash sur Rock Band Blitz, probable dernier opus de la franchise – celui là prenant à contre pied le gameplay habituel hashtag les périphériques couteux. J’ai rédigé le billet suivant pour décrocher un stage, du coup – hop! Il est pour vous. Voilà, je met mon chapeau du journalisme et mon meilleur sourire-dents-blanches…

«  »Après un mois d’Aout avare en sorties marquantes et une franche période de vache maigres sur les services en dématérialisé, la sortie de Rock Band Blitz rompt la dynamique d’un Xbox Summer Of Arcade étonnamment faible. Cependant, ce jeu sorti également sur le PlayStation Network pour l’équivalent de quinze Euros s’adresse avant tout aux aficionados de la franchise. En effet, le préfixe du jeu est relativement trompeur pour les joueurs ne suivant pas l’actualité toujours très chargée, quatre ans après le jeu original, de la saga Rock Band. Le fait est que cette nouvelle sortie d’Harmonix renoue avec le gameplay des jeux qui ont constitué les premières sorties marquantes du studio (Frequency, Amplitude) et met l’emphase sur un gimmick qui parlera à tous : nul besoin de périphérique, Blitz est un jeu de rythme se jouant à la manette!

Il s’agit alors de se situer par rapport au reste de la série : les possesseurs de Rock Band 3 et amateurs de DLC peuvent laisser le gameplay inhabituel du jeu de coté et importer gratuitement les 25 morceaux inclus, Blitz pouvant s’envisager comme un énorme pack de DLC au rapport qualité/prix très attrayant. Cependant, il serait dommage de passer à coté d’un gameplay arcade potentiellement addictif. Toute votre bibliothèque dûment acquise est jouable, à l’exception des pistes de Rock Band 3. Lancer son premier morceau sera surprenant pour le profane : il faut, cette fois, appuyer sur deux boutons en rythme mais l’obligation de gérer tous les instruments en même temps est la difficulté qui contrebalance cette simplicité apparente. Une succession de réussites sur une piste monte le multiplicateur, ce dernier n’ira plus haut que si vous avez fait l’intégralité des instruments après un checkpoint. Il faut avoir les yeux partout et prendre en compte certains paramètres : où y a-t-il le plus de notes, quels instruments privilégier, vite monter des multiplicateurs avant la menace du prochain checkpoint… Une science qui ne s’acquiert pas immédiatement et qui donne des premiers résultats frustrants, les plafonds vers les fameuses étoiles d’or étant assez hauts.

Cependant, la courbe de progression est rapide et s’apparente à un score en pleine chanson : très basse quelques temps puis rapidement exponentielle. Le jeu se focalise énormément sur une série de Bonus déblocables, nécessaires pour obtenir les meilleurs résultats possibles. Ils se divisent en trois catégories : Bonus de Transe (le traditionnel X2, le Jackpot qui multiplie par trois si vous ne faites aucune faute pendant son activation, l’onde de choc ou la fusée) Bonus de Notes (Bombes, Notes Filantes, Notes de Feu, des bonus qui récompensent votre dextérité et vos réflèxes) puis des bonus passifs qui améliorent les points donnés par untel instrument ou votre capacité à changer de piste en rythme. Votre rôle est alors de trouver une combinaison bien spécifique pour faire le maximum de points mais aussi de vous adapter selon les morceaux – un bonus de chant sur un instrumental serait dommageable, par exemple.

Le souci de personnalisation se prolonge jusqu’à la manette : quatre boutons sont requis. Deux pour les pistes, deux pour changer de piste. On nous propose alors un certain nombre de configurations : gâchettes, pads, croix directionnelles – le champ des maniabilités est large. Un souci d’identité visuelle est injecté via un décor amusant et urbain défilant pendant les pistes, distrayant sans pour autant détourner le joueur de son simili Audiosurf. D’autant plus que l’utilisation de bonus coûte des Rock Band Crédits et c’est là que l’interaction avec vos amis Facebook est cruciale! C’est assez pénible, le jeu ne validera pas votre performance si vous n’êtes pas connecté sur le Xbox Live. La raison ? Il doit, idéalement, se connecter à Rock Band World, une application du réseau social qui vous permet de remplir des objectifs divers avec vos amis pour remporter plus de pièces, donc d’optimiser ses scores sur certaines pistes, donc d’amorcer des courses au score avec vos potes, etc, le cycle est tout trouvé. Voilà une deuxième bonne raison d’aller quotidiennement sur Facebook, après You Don’t Know Jack!

Bliz est donc conçu pour offrir une certaine variété de gameplay : votre façon de jouer est modulable et, passé un court temps de compréhension des mécaniques basiques du jeu, offre à chacun l’occasion de faire preuve de stratégie et de cohérence. Ici, ce sont davantage l’adaptation, la rapidité et la vivacité d’esprit qui primeront sur le skill pur. Pour preuve, il n’existe qu’un seul niveau de difficulté, basé sur un algorithme qui décompose les pistes « classiques » en mode Expert. Preuve supplémentaire que, dès le début, Harmonix avait préparé le terrain pour de nombreuses nouveautés dans sa franchise.

Rapide coup d’œil sur la setlist proposée : elle se résume dans deux valeurs claires : éclectisme et morceaux récents. Beaucoup de sorties post 2010 (Foo Fighters, Foster The People, My Chemical Romance) des titres alternatifs de groupes cultes (découvrir Death On Two Legs de Queen est plus que jouissif) et des hymnes rock jusque là oubliés par la série (Barenaked Ladies, Blink 182) mais ce souci d’exhaustivité donne également quelques choix biens curieux (Maroon 5, P!nk, Kelly Clarkson)

 Rock Band Blitz est un petit jeu s’adressant avant tout aux fans/poches trouées de la saga. Joli bonus qualitatif en attendant le (plutot improbable) Rock Band 4; Il a le très grand avantage de donner une profondeur supplémentaire à la très large bibliothèque du titre – plus de 3000 morceaux! Les autres découvriront un étrange rhythm-game bien pensé, s’adaptant à tous et offrant des outils compétitifs et malins, qui se picore de temps en temps. Tournant autour d’un gameplay simple et n’offrant rien d’autre, il atteint clairement son objectif sans s’encombrer de featurettes inutiles. Un achat malin et efficace sur la durée. » »

DACODAC? Sympathique, encore plus pour les fans, avec un « système social » très envahissant. Ne pas pouvoir jouer sans la connection, c’est un coup sur la ceinture. MAINTENANT, PETIT DEUX. Rocksmith sort dans très peu de temps, tout le monde a déjà sa version presse. Mon enthousiasme est déjà là, je me suis paré de deux ou trois sets Ernie Ball, ma hache étant traditionnellement (très mal) accordée façon câble électriques. Non, restons encore sur le plastique et voilà quelque chose que je n’osais pas envisager dans mes rêves les plus barjos : je vais pondre un petit paragraphe sur Guitar Hero 5.
C’était l’une des lignes directrices des débuts du blog – la saga Guitar Hero est devenue toute pourrie, la faute à un changement de direction et des choix artistiques vraiment étranges. Oui, cette impression est surtout basée sur deux trois micro-détails et un mauvais dosage de la difficulté, en plus de l’apparition d’un concurrent bien plus ordonné et perfectionniste. World Tour était un jeu correct avec un playlist plus qu’appréciable, mais il était… très laid.

Joue avec Kurt Cobain, prend-toi un procès

Ce jeu a déjà trois ans dans les rotules mais ce n’est pas un concept qui est voué à veillir, si ce n’est que l’esthétique archi douteuse des personnages est encore présente. En fait, les rockstars d’Activision ressemblent trop à leurs modèles – ridés, veillis, botoxés, pas à leur avantage. La parade est incluse puisqu’on pouvait désormais jouer avec son propre avatar; Featurette bienvenue qui, à l’instar de DJ Hero, permet de jouer avec un Tshirt aux couleurs d’Harmonix. Hahaha! Inutile de s’appesantir – GH5 est un jeu de rythme comme les autres, il se démarque par deux petits trucs. D’une part, son mode histoire ne fait que dérouler une série de playlists avec pour seule cohérence la difficulté croissante. C’est habituel mais il y a un peu de métagame : chaque morceau comporte un défi supplémentaire qui se fait en groupe ou avec un instrument prédéfini. C’est, la plupart du temps, assez difficile et seulement réalisable en expert. Il y a donc du challenge… et c’est mon deuxième point – il est complet, en plus d’être assez difficile sur la fin. La setlist est visible ici et la fin ne pardonne pas : Jeff Beck, Children Of Bodom, Megadeth… le boss final c’est The Spirit Of Radio, de Rush. Ultime titre caché : du King Crimson. Joie! Un grand nombre de morceaux, énormément de qualité, d’éclectisme, de trucs qu’on ne trouve pas dans d’autres jeux. Si vous êtes fans du genre et que vous n’êtes pas dérangés par des succès infaisables (jouer à quatre guitares/batteries/etc) je recommande ce jeu sous la barre des 20 Euros. Comme un gros track pack, ou un petit tarif pour faire, forcément, quelques découvertes musicales.

De retour de l’autre coté du spectre rock-en-plastique, Harmonix met les bouchées doubles et réduit de prix tous ses DLC pré Rock Band 3. De moitié. Je fantasmais une réduction de ce genre depuis longtemps et je ne sais pas quoi en penser : ultime geste commercial ou signe du déclin très prochain des-dits DLC? Cela fait déjà 5 ans qu’ils se cassent les fesses à sortir un pack par semaine… et Harmonix entretient l’ambiguité sur le terme de ces soldes… qui sont probablement définitives. Evidemment, on va davantage se précipiter si on pense qu’elles ne durent qu’une semaine… en tout cas, voilà quelques petits conseils d’achats. Avec ces réductions, les prix des packs et albums ne sont plus « avantageux » mais restent fixés à un euro par piste, sauf si vous prenez l’un des gros albums packs à 10 Euros (Best Of Who, Jimi Hendrix, The Colour And The Shape des Foo Fighters), auquel cas vous aurez quand même un ou deux pistes gratuites. Ne faites pas comme nous, autres maboules du genre – dans des soldes, dites vous bien que vous n’économisez pas la moitié, mais que vous achetez moitié moins. Enfin… dans notre cas, quinze fois plus que d’habitude. Ha, monde cruel.

Petit coup de coeur pour – REM Pack 01 (8 morceaux) – L’album Moving Pictures de Rush (8 morceaux) Très fun avec moult diversité. Très difficile un peu partout, surtout pour les bassistes et les batteurs qui en auront pour leur argent. Red Barchetta, Tom Sawyer et YYZ sont immanquables. Les packs Foo Fighters 02 et 03. Maintenant, tout les machins de trois ou quatre morceaux – amour pour les packs Franz Ferdinand, Green Day 01 et 02, tout le Nirvana disponible, Black Keys, Queen Of The Stone Age, The White Stripes 01 et, pour la liste des singles, je vous réfère à ma gargantuesque liste DLC Quickplay. Non exhaustif mais ça prends déjà dans la trentaine d’Euros. DÉPENSE TON ARGENT! MANGER, C’EST TRICHER! 25 pistes pour Blitz, 90 pour Guitar Hero 5, une trentaine en soldes chez Rock Band, vous êtes parés pour l’hiver. Félicitations.

Le mot de la fin

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« Ca s’améliore au tome d’après »

« C’est toujours la première impression qui est la bonne, M. Concoombre » mon prof d’allemand me disait toujours cette fameuse maxime, de sa voix menaçante et gutturale, avant de me mettre une note qui ne faisait pas vraiment honneur à mon amour pour cette langue. Mais qui rigole, finalement? Probablement lui puisque je n’en ai plus fait depuis la prépa. Euh, bref.

Je n’ai pas de post particulièrement intéressant à faire et ce n’est que le début, commençant bientôt un sévère planning d’alternance qui, au moins, va me permettre de vous dire plein de belles choses sur la Wii U. Bref, voilà un post pour déclamer mon amour à ces premiers tomes de mangas… ou ma hantise à croiser leurs prochains opus dans une ruelle sombre. Gros warning diplomatique : ce billet ne va pas spécialement vous plaire si vous tenez un blog dont le nom est l’anagramme d' »éventrant ». Bien sûr, rien ne vous empêche de le lire mais je sens qu’un vilain conflit idéologique pourrait arriver.

Tiens tiens tiens, commençons avec Medaka Box. Edité par Tonkam, les deux premiers volumes sont sortis en France il y a deux semaines. Cependant, l’éditeur nous a fait une petite fleur-de-teasing et vendait des tomes 1 en avant-première lors de la précédente Japan Expo. J’ai reçu le mien avec douze paquets de mouchoirs, et autant vous dire qu’il étaient bien plus petits que ceux qu’on utilise pour, par exemple, essuyer un poêle qu’on vient de beurrer ou nettoyer un écran. Tout de même, douze paquets comportant eux-même quelques petits bouts de papier, je trouvais ça un poil exagéré… mais l’explication derrière ce petit jugement est arrivée bien assez tôt : l’héroïne et sa fabuleuse paire de meules.

Inutile de m’attarder sur ce chef d’œuvre de la nature (particulièrement rond et sur-développé) parce que je vais baver sur mon écran et provoquer un court circuit ou autre bazar fort gênant – mais il faut admettre que ce manga promet d’être centré autour de son héroïne – peut être littéralement vu que ses machins sont assez gros pour qu’on puisse se mettre en orbite autour. Je vous le pitche parce que je suis comme ça moi, généreux : nous sommes dans un énième lycée et dans un énième conseil étudiant. C’est là que l’histoire prend une tournure de dessin animé – ladite présidente du conseil est une alpha femelle d’un mètre quatre vingt, surdouée, bonne en tout et ne perdons pas de vue qu’elle est bien dotée, c’est très important. Elle est donc accompagnée d’un héros B qui lui sert de faire valoir, ce dernier cultivant un certain complexe d’infériorité vis-à-vis d’elle, en parallèle d’un petit béguin. L’élément-clé du manga intervient alors – ce duo résout les divers soucis des lycéens en accédant aux requêtes. Un plot rigolo…

… mais pas particulièrement intéressant. Ce manga ne peut absolument pas affirmer son identité en un seul tome et cette première mouture tombe dans le sacro saint schéma épisodique de « l’affaire du jour ». Parfois, c’est le genre qui veut ça (Conan et ses neuf kilos de mangas) – parfois c’est une prérogative scénaristique, deuxième cas ici. Si Medaka Box s’enferme dans cette mécanique, ça va devenir fort redondant. En revanche, je doute que Tonkam se soit engagé dans un bide qui serait prévisible et il est certain que l’histoire va probablement évoluer – il y a quelques petites graines de développement là et là. Medaka Box à pour particularité d’avoir des personnages… intéressants. Ce concept (c’en est un, pareille créature n’existe pas sur terre) de fille mi-humaine mi-géante-omnisciente est à la fois cool, pas mal fantaisiste et… prometteur car une porte ouverte vers beaucoup de possibilités.) Pourquoi? Medaka est totalement… robotique et ce n’est pas un trait de caractère voué à durer.  Ce manga es doué d’une douce dinguerie (toute petite gougoutte gentille et innocente) qui peut, à terme, accoucher d’une histoire réellement originale. Encore une fois, je ne parle que du premier tome. Deux remarques, enfin – je suspecte le personnage de « la petite foldingue » d’être l’incarnation de Satan et ce manga a un véritable grain, graphique cette fois, une patte. Une belle patte, un joli dessin, il se reconnaît, voilà.

Statut : Faut voir. Si, je me retrouve devant avec le double demandé en liquide, ça peut éventuellement se faire.

Maintenant, Samidare. Je n’aime pas écrire des formules toutes faites genre « c’est de la meeeerde » ou « c’est naaaaze » alors résumons nous : je n’ai vraiment pas apprécié. Deux tomes qui vont vite fait être revendus à Aaapoum Baapoum et qui, potentiellement, ont leur place dans mon flop de l’année (2011 : The Civilisation Blaster) pour des raisons très simples – ça n’a aucune constance. Scénaristique, stylistique, de personnages, quoi que ce soit et le papier de l’ouvrage est cradingue par dessus le marché. Le plot prend sa source dans une autre logique de ce qu’on va finir par appeler l’hétéroantagonisme – un étudiant tout à fait normal vit sa vie QUAND TOUT A COUP il se voit affublé d’un chevalier lézard (un bête iguane, en fait) qui va le douter d’une sorte de pouvoir télékinétique, tout ça pour sauver la terre de la destruction, et, par extension, d’un énorme marteau qui plane magiquement dans la stratosphère; Meilleure idée de l’ensemble. MAIS ALORS il rencontre une nana plantureuse qui lui propose de faire équipe pour sauver le monde, mais aussi le détruire blblbl gloubi boulga scénaristique. Là intervient un sentiment rarissime, que je n’ai pas eu depuis vraiment longtemps, peut être devant un épisode de Terra Nova, je me suis dit « Wow, c’est sincèrement con, ce que je lis ».

Ci joint Jonathan Penner interprétant moi après ma lecture de Samidare

Cette histoire veut se donner une constance qu’elle n’arrive pas à poser. Je pose le champ d’action, j’ai lu les deux premiers tomes (ce qui m’a valu deux très beaux posters donc on peut au moins remercier Ototo pour ça, en dépit de ces couvertures trop pauvres) Quand un background tragique est donné un personnage principal, on n’y croit pas un instant. Pire, on s’en fout un peu. Quand des éléments shonens apparaissent, l’emballement n’est pas là. La psychologie des personnages semble être un lointain élément conceptuel tant celle ci doit être en option ou juste fort éloignée  de toute… logique! Tout est mal dosé, c’est pas drôle, c’est pas engageant, y’a pas la moindre émotion ou caractérisation qui se dégage de ces volumes (pas dans le sens où je l’entends, ie. cohérente) et tout ça floppe avec pertes et fracas. Youpi, il y a un running gag sur la culotte de Samidare. Je sais, vous me direz qu’il y a un autre shonen que j’aime bien qui commençait dans ces mêmes eaux troubles, mais Soul Eater avait le minimum requis pour structurer un univers dès le début.

Statut : Drop impérial. Pire que dans Docteur Folamour. C’est peut être formidable sur la durée mais bienheureux les ignorants qui ne connaîtront pas ce qu’ils vont manquer. Ce n’est qu’un manga, pas la peine d’en faire une affaire personnelle…

Stop aux noms de série qui imposent le personnage principal féminin en titre, parlons des oeuvres de Naoki Urasawa – Monster et Pluto. A ce stade, je suis grillé, tout ce post est inspiré par certains achats de JapEx, dont Urasawa était l’invité de marque… et c’est en ouvrant ces deux volumes que j’ai compris la légitimité derrière tout ça. Ces deux séries ont plusieurs point communs : celle de sublimer la mocheté chez les gens, de garder le genre policier, d’avoir des personnages imparfaits au possible et cet amour de la Rhénanie du Nord-Westphalie. L’un se situe vingt ans en arrière, l’autre vingt ans dans le futur. Monster est connu pour son adaptation animée – et adaptation est un bien piètre mot pour un remake sans ajout ni emprunt, selon les volontés des grandes instances du canon – un souhait d’Urasawa. Monster, pour beaucoup de gens, c’est un anime diffusé après La Kaz possédant un ending Européen terrifiant. C’est aussi la mésaventure du docteur Tenma qui, manipulé par à peu près tout le monde, tente de se sortir de ce trou mental en sauvant la vie d’un jeune garçon. Pas de bol, c’est un sérial killer en devenir. Le premier (double) tome expose tout ça avec brio, sans la moindre trace d’humour et dans le pur esprit policier. Aucun fantastique à prévoir, à l’instar de Pluto – même chose, un serial killer décime les meilleurs de ce monde… mais deux différences majeures – non seulement son identité n’est pas connue d’office mais le personnage (et flic) principal est un robot humanoïde. Pluto possède une mini plus-value en plus dans son approche du merveilleux. Il faut aplanir les angles, c’est davantage un univers technologique que fantasy mais il n’empêche qu’il est agréable de parcourir un univers de fiction où robots et humains coexistent. La fin de ce premier tome révèle une grosse carte (cachée nulle part) en la personne d’Astro Boy, oui oui, d’où la présence de Tezuka dans les « auteurs ». Marrant d’avoir nommé ce personnage « le Visage », car – vous vous en doutez – les robots semblent tous aussi émotifs que les humains. Toute une batterie de mécanismes littéraires qu’on adore sont encore possibles et il y a sept autres volumes à parcourir. Ce que j’aime bien dans ce premier tome, c’est cette propension à fonctionner par strates dans la narration. Ne serait-ce que pour introduire un bête personnage-mécanisme, Urasawa va nous pondre toute une petite histoire derrière. Une œuvre rigoureuse et assez planante qui permet de respirer avec son monde bien trop réaliste, pourri et déprimant.

Statut : Lecture intégrale pour le chien de Mickey, en ce qui concerne Monster, il va d’abord falloir vendre un rein.

Prophecy est un manga de Ki Oon qui pourrait sembler évitable par définition, avec son plot qui menace d’être vu et tétravu, conjugué avec le passif de la boîte (ouais, Judge, super) mais c’est un début relativement correct pour cette histoire qui tourne autour d’un vengeur-des-réseaux-sociaux. Prophecy combine tous les éléments énoncés un peu plus haut : focus narratif un peu envahissant, personnages humainement atroces, situations pourries et plot twist assez intelligent. La communication autour de ce mangasse met l’emphase sur ces fameux réseaux, ici parodiés – cela ne dépasse pas le stade des quelques signes qu’on reconnaît ici et là. L’un dans l’autre : ça donne envie d’être lu dans l’avenir mais je trouve le dessin archi laid et vide, une question de goûts, probablement. C’est l’anti-Onani Master Kurosawa – mais Prophecy cultive un cynisme qui ne plaira qu’aux fans du genre. Ce n’est pas spécialement mon cas mais la lecture de ce tome reste encourageant, voire surprenant – dommage qu’il nivelle par le bas au tout début.

Statut : A lire entre deux rayons de la Fnac, si le deuxième tome sort déjà un jour au Japon

Blood Lad, shonen rigolu mais pas spécialement mature ou profond, sort divers cartouches universelles – l’autre monde, les vampires, les mondes fantastiques, une nana fantomatique qu’il faut ressusciter. Contient la mort la plus stupide evar et un joli emballage, Kurokawa est assez fort dans ce domaine. Ni bon, ni mauvais, pour un public plus jeune. Si vous voulez savoir de quoi ça parle, le machin se veut relecture du mythe des vampires avec un adolescent très libidineux mais possédant une certaine influence dans son monde souterrain. Bastons, blagues gentiment graveleuses, méta (il est très otaku, hon hon fossé culturel) et plein de petites choses qui en font un mangasse agréable.

Statut : Same shit

J’espère que la morale d’aujourd’hui est claire, Pluto est mon petit coup de coeur de cette sélection. Enfin, pour les Enfants Loups, je vous redirige vers le Journal Du Japon et ça, les enfants, c’est un beau film. Et si, très sincèrement, vous avez aimé Samidare, je veux immédiatement que vous fassiez quelque chose de nouveau dans votre vie prochainement. Plantez un arbre, couchez avec un membre du même sexe, allez miser votre argent quelque part…

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Judas

Dix-sept mois! C’est le temps qu’il m’aura fallu pour craquer et acquérir une 3DS, quitte à faire preuve de snobisme et de ne pas débourser 20 Euros de plus pour passer XL. Acheter cet espèce de bout de plastique rond façon Playmobil semblait davantage illustrer un retour en enfance qu’un véritable fantasme de gamer. Bref, un an et demi plus tard, j’ai tenu ma propre promesse d’attendre un peu pour me procurer le joyeux joujou portable de Nintendo, préliminaire au joyeux joujou de salon qui, lui, VA COUTER BONBON. Cher lecteur, tu as intérêt à économiser un Euro par jour dès maintenant. Prépare-toi une petite jarre et met systématiquement ta monnaie dedans!

D’ailleurs, vous aurez peut être remarqué qu’en début de vacances, les plus rapides se sont procurés des 3DS à prix bradés. Les bourdes successives de la Redoute et de la Fnac (qui a envoyé les consoles, contrairement aux premiers) m’ont rappelé l’existence de cette machine qui, un jour, sortira un nouveau Paper Mario et ça, les enfants, c’est tout ce qui compte! Les présidentielles ricaines à coté? Peau de zob! Voilà un petit papier sur mes impression préliminaires… pour peut être vous conseiller d’en acheter une à votre tour?

Phil analyse, jauge et estime

Hé bien… non. Ce n’est peut être pas encore le moment. Pas impossible que de meilleurs auspices finissent par poindre vers Noël mais je ne suis pas encore terriblement convaincu par le potentiel-fun de la 3DS. Oui, pas mal de choses sont à boire et à manger dans ce support mais le manque de jeux reste tendu. On peut – avec un très gros temps de latence, ce n’est pas un délai très cavalier pour rendre une copie – se faire un line-up de jeux incontournables mais ce bel objet reste encore très utilitaire. Désespérément utilitaire. Je l’allume très sérieusement comme j’allume un module d’applications lambda… et pour l’instant, la majorité de mes jeux sont en fait des achats rétro OU des jeux qui surfent sur la même vague (VVVVVVV, idéalement l’intégrale Bit Trip Beat) et ma 3DS noire cosmos sert, dans la majorité de sa vie… de podomètre.

Ce machin a une emprise sur moi. Il me formate, pèse sur ma façon de pensée. Pour n’importe quel déplacement, je DOIS emmener ma console pour faire des pas et engranger des « Nintendo Pièces » que je serais tenté d’appeler des « Shigeru Calories » ou quelque chose du genre. Vous connaissez sûrement les deux mamelles de la 3DS mais voici l’impact qu’elles ont sur ma vie :

– La 3DS comporte donc un compteur de pas. Tout les 100 pas, on gagne une pièce, à raison de dix maximum par jour, sans pouvoir dépasser le capital définitif de 300. Quelle utilité donner à ces pièces? Tout ça est très ingénieusement pensé – d’abord, elles peuvent débloquer quelques petits hardwares rigolos dans la console (et sa quantité étonnante/appréciable de jeux et featurettes fournies) mais trouvent des fins cachées dans tels ou tels jeux. Gagner des trophées dans Kid Icarus plus vite, débloquer des pièces de puzzle ou engager des gens dans Mii en Péril, etc (j’y reviens) – syndrome Prizee, sans avoir à dépenser de l’argent. La seule monnaie est ici ta vie sociale et le fait que tu ne passes pas ton temps à glander chez toi, pas facile quand, par exemple, on joue à la Wii U.

– Je ne vais pas vous apprendre que tout tourne autour du StreetPass. Vous avez un Mii dédié par compte, si vous croisez – pas trop loin – une autre 3DS en veille, vous échangez votre ambassadeur qui va s’ajouter à la galerie et participer aux mini-jeux évoqués précédemment. C’est là que le pire ressort chez moi! Je dois systématiquement prendre ma 3DS pour espérer que cela arrive, toujours avec succès dans n’importe quelle transport parisien. La stratégie de Big N marche totalement chez ma personnalité d’achievement whore et cela donne des scènes ubuesques, dont mon tout premier échange où, disant « J’aime le SIDA » à mon interlocuteur inconnu, celui ci me donne en retour du « Je vais te tuer » … du fun et des jeux, hein. Quoi qu’il en soit, c’est addictif et provoque des comportements maboules. Le fait de voir tout le monde moissonner du Mii à la pelle à la Japan Expo était frustrant mais on se rappelle la seconde d’après qu’il y a des problématiques plus grave dans la vie. La Syrie, par exemple. Aube dorée. L’inflation des Dinausorus. C’est terrible! Mii en péril est donc un petit jeu sympatoche qui, rapidement, révèle quelques profondeurs : stratégiser son ordre de passagers et la magie des avatars qu’on a en stock (qui dépend – malin – de la couleur du Mii) devient rapidement une science exacte. Maintenant, à chaque fois que je vois un gamin en train de jouer à la 3DS, je m’approche discrètement de lui, je pointe discrètement mes hanches vers sa console et je vais discrètement en prison.

Hahaha, Phil est goguenard

Retour vers le passé – j’ai fait un saut temporel de 2005 à aujourd’hui en m’apercevant qu’on pouvait se connecter à Internet avec une console portable, y faire des achats et tout. Ouf guedin. Il faut dire que la 3DS était aussi efficace avec une Livebox que l’ONU avec le pays précédemment cité et qu’un système simple et intuitif est tout ce qu’il y a de plus frais chez Nintendo. Enfin, intuitif, quid des codes amis? Ils sont toujours là mais semblent se réduire à un échange unique, par Internet ou infrarouge. Un poil plus pratique : il faut établir un contact initial et puis c’est bon, plié et définitif. Espérons que la Wii U fasse de même dans cette approche du code universel. C’est la base, BOUGRE DE POMPE.

Pas grand chose à dire d’autre. La présence de New Super Mario Bros à la demande dans la boutique est surprenante, le jeu l’est beaucoup moins. « New ». Sérieusement? Sérieusement. Avec ce budget, on peut se prendre Puzzblox (quelque chose comme ça), Wario Ware Snapped, Rayman, Picross et plein de jeux GameBoy. De mon coté, le line-up ressemblait à tout autre chose…

VVVVVV est un petit jeu indé qu’on trouve sur Steam, les Humble Bundles et autres indé-eries mais il se trouve qu’une belle version sur 3DS est disponible pour 8 Euros. Ceux qui connaissent le jeu n’ont qu’à savoir ceci : dans cette version, la 3D est anecdotique mais il y a quelques niveaux exclusifs montés par de grands noms (récents) du jeu vidéo, dont Notch. au delà de ça, c’est un jeu sympathique en 2D, tout en pixels, cultivant l’art du rétro et de la chiptune où un vaisseau extraterrestre se perd dans les limbes, votre seul objectif étant de rallier tout l’équipage dans une grande map phosphorescente. Je recommanderais plutot Insanely Twisted Shadow Planet qui arrive mieux à poser une ambiance et à différencier ses niveaux mais VVVVVV est charmant et dispose d’un gameplay tout simple. Pas de saut, une simple pression de bouton permet d’inverser la gravité du jeu. En haut, en bas et c’est tout – il va donc falloir faire preuve de dextérité. C’est vraiment court (deux heures, un épisode de The Walking Dead prend plus de temps) mais il y a pas mal de challenges et modes supplémentaires proposés. Une bonne pioche.

Theatrhtrhrythm Final Fantasy (estimation) est un jeu tout aussi sympathique qui mixe les ficelles d’Elite Beat Agents et la dimension mémorielle que peux apporter la saga, un peu à la manière de Sonic Generations. Vous connaissez ma méconnaissance de la franchise – bref – mais j’ai quand même pris pas mal de plaisir à jouer à ça. Je ne suis pas du tout atteint par cet aspect musée mais, en terme de gameplay, c’est relativement amusant. Il faut taper, glisser et maintenir en rythme sous trois variations différentes. Field, Combat et le dernier truc pas très fascinant mais qui permet de caser des cinématiques de la saga, parfois avec une qualité épatante (celles du XIII! En 3D!) – il faut juste savoir que le mode Easy est chiant comme la mort et qu’il faut jouer aux mêmes pistes des bazillions et de gigabillions de fois pour espérer débloquer des persos. Au moins, du contenu déblocable, c’est pas ce qui manque : quelques pistes, on peut doubler le nombre de persos, pas mal de « contenu mémoriel » – cartes, musiques, vidéos, etc. Petite touche d’interactivité avec échange de carte en StreetPass et mode multi fantastiquement anecdotique. Y’a-t-il quand même une touche RPG? Oui, effectivement, avec un système d’expérience et d’objets mais celui-ci est tellement peu précis, peu intuitif et tellement peu influent sur le gameplay qu’il en devient presque superflux. Dommage, c’est sensé incarner la saga! Les puristes peuvent aussi se procurer quelques pistes en DLC, un euro par tête de pipe. C’est beaucoup mais c’est comme ça.

Phil évoque, non sans émotion, son expérience face à Kid Icarus

Kid Icarus J’en ferais probablement un post plus complet un jour mais … que se passe-t-il? La killer app de la console m’est incontrôlable… c’est du jamais vu avec Nintendo. Plein de choses frappent immédiatement avec ce jeu – d’abord, une ressemblance d’identité graphique et esthétique, de gameplay et un peu tout avec Smash Bros Brawl. C’est marrant parce que c’est précisément le jeu qui nous a rappelé l’existence de cette franchise… mais le jeu lui même n’a cesse de nous remettre ce vieux jeu Nes en tête, via un humour… un humour… euh… erm… un humour enfant, façon Nickelodeon Junior. Ce jeu est mon grand drame de la rentrée : tout, jusque dans les menus (ON PEUT TRIPOTER LES RACCOURCIS) est inspiré, farci de petits détails, le jeu est magnifique et la 3D est assez étonnante dans la mesure où la mater plus de 5 minutes vous fait exploser la cervelle tel le Gremlin dans un four micro-ondes. Quel est le problème? Je suis infichu de manier ce jeu ET sa caméra me fout la migraine. Les effets de Kid Icarus sont comparables à la lecture d’un ouvrage spécialisé sur les théories du texte.

Quel est le problème? En fait, Kid I est décomposé en deux phases de Gameplay : un chapitre ; une phase de moins de cinq minutes dans les airs (un rail shooter) une phase sur terre (un beat them all sophistiqué) en plus de souligner ses origines lointaines, le jeu adopte donc pas mal de mécaniques d’un autre temps. C’est efficace, épisodique, on y revient de temps en temps et voilà. MAINTENANT je veux vous voir m’imaginer en train d’y jouer avec la configuration de base. Je déplace Kid avec la main gauche sur le pad. Je déplace la caméra au stylet, avec ma main non dominante – incapable d’écrire mon prénom proprement avec. This is not possibeul. Le jeu à beau proposer une kyrielle de configurations, aucune ne me semble assez intuitive. Du coup, je dois me passer du styler et me démerder avec une vague mécanique de « je maintiens ou pas pour la caméra »… c’est pas évident et ça ruiiiiiiine le plaisir de jeu. D’ailleurs un stand est fourni avec l’ensemble, histoire d’avoir un point fixe pour jouer confortablement et, c’est bien connu, on joue tous à la 3DS droits comme des I devant un bureau d’écolier. Depuis quand la console portable est devenue une activité qui requiert une concentration pareille?

Bref, impossible d’en tirer quoi que ce soit pour l’instant, je le dévale par toutes petites sessions. J’aimerais souligner cet ensemble de petits détails sympas (pouvoir choisir sa propre difficulté, hooo que c’est bon) mais un jeu qui déclenche un mal être au niveau des yeux en plus de donner la sensation d’être manchot n’est pas méga gratifiant. Pas pour tout de suite, donc. Ho, cette featurette où on paye lady Palutena pour qu’elle approche leeeentement de nous est flippante. Non, vraiment, super flippante. Va-t-elle finir par traverser l’écran et tout comme dans The Ring? Brrr.

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