Daily Archives: 5 août 2012

Sagadaÿtaÿ⁵ #2 – Coldplay

Héhé, le 5 aout. Youpi et gloups à la fois. Un double deux pour votre internaute préféré, aujourd’hui!

Les haters vont hater! Tout le monde connaît Coldplay et ça en fait l’un des groupes les plus accessibles et reconnus au monde… mais je fais partie des gens qui prônent le rapport entre « efficacité » et « qualité ». Autrement dit, si ils sont si prolifiques aujourd’hui, c’est grâce à un acheminement de bons disques… et d’un peu de chance, évidemment. QUOI QUE TU PUISSES DIRE, INTERNET, Chris Martin et les autres feront ad vitam partie de la Britpop des années 2000. C’est un courant qui trouve sa source bien avant avec Oasis contre le reste du monde (Oasis contre les Kaiser Chiefs, Oasis contre Franz Ferdinand, Oasis contre Blur, Oasis contre Pulp, Madness, Prochain Pilou)

A Rush Of Blood To The Head est sûr le point de fêter sa première décennie. C’est du Coldplay à son meilleur – Parachutes était déjà sympa mais un peu trop gentil, mou et acoustique. On prend les même, on recommence et on injecte un micro-gramme de punch en plus… cet album contient quelques morceaux que vous avez déjà tous entendu jusqu’à plus soif. De mon coté, le dégout n’est toujours pas présent… et ce n’est que le début de l’histoire du groupe qui continue à sortir un disque, toujours avec une identité très marquée, tout les trois ans.

Le premier single est aussi angsty que puisse être un morceau de Coldplay : le groupe raconte a qui veut l’entendre que Politiks a été composé le 12 Septembre 2001. Ouais, il émane une certaine simplicité de ce morceau, son intro est significative, cette procession va retrouver sur les refrains. Entre les deux, c’est l’élément indispensable de l’album – le piano et ses accords plaqués. Vers les trois minutes et quelques, on retrouve un autre topos du truc, la « pause chaleur ». Quelques arpèges grattées au son très significatif et réconfortant… ça contraste bien avec le reste du morceau, volontairement anxiogène. Impossible de ne pas reconnaître la batterie d’In My Place juste après – on touche ici à une pelletée de tubes qui passent toujours sur les ondes – tout est célèbre, le « yeaaaaaah » de Chris Martin, ce riff de guitare, ce clavier discret, ce petit violon archi discret du dernier refrain… évidemment, il n’y a pas de trouvaille particulière, c’est même plutôt lent mais on ne peut rien reprocher à ce type de morceau, si ce n’est sa caution RTL2.

L’instant Cabrel vient avec le troisième morceau qui utilise encore la carte du « acoustique puis électrique ». La « tournerie », la « progression », le refrain, l’habituel mot de Chris Martin qui allonge les voyelles… c’est toujours bien mais il y a comme une sensation de déjà vu – effectivement, et c’est pareil sur tout les albums, on peut leur reprocher de toujours utiliser le même « tour ». Coldplay, pour le moment, c’est presque cinq très gros morceaux, tous assez différents.

Enfin. The Scientist va carrément changer cette routine en embrayant sur ce texte surtriste que tout le monde connaît (souvenez vous, le clip à l’envers qui donne envie de mettre sa ceinture de sécurité) – le rythme est le même pendant l’intégralité de la morceau, c’est l’impact émotionnel du truc qui va grandir. Au début, seul le piano et la voix se font entendre, c’est déjà déprimant… mais plus le machin se fournit, plus l’auditeur a envie de s’en coller une. L’apogée de la déprime vient avec les « Ahooooooooo » de Chris Martin, homme qui aime bien chanter sur sa propre voix. Drôle d’ordre sur cet album – c’est le cultissime Clocks qui prend la suite. Tout le monde connaît Clocks et je reste persuadé que ce morceau restera à jamais fixé comme l’un des grands « trucs des années 2000 » – la formule n’est pas si compliquée, pourtant. On expose ses accords au piano, on gratte un peu et voilà-t-y pas que Chris raconte n’importe quoi pendant que M. Will Champion – le batteur – exécute son rythme très basique derrière. C’est sur-efficace et le « Nothing Else Compares » vient tout achever. Comme quoi on peut faire de grands trucs avec des idées toutes simples mais parfaitement exécutées… et c’est pas comme si le chant de Martin était irréprochable!

La trilogie d’après nous refourgue du « son chaleureux » à toutes les sauces, particulièrement dans Warning Sign et ses cordes très gentiment saturées. C’est peut être l’inverse de la « blue note » qu’on a là. Très gentil, bon esprit et encore un peu mou. Heureusement, A Whisper est le morceau fait pour réveiller ceux qu’on a perdu en route! De la répétition, de grosses accélération et quelques pêches (n’oublions pas que Coldplay reste l’un des représentants les plus lents de la Britpop) qui changent pas mal du reste. Le titre éponyme est une longue ballade racontant une histoire un peu étrange et un rythme langoureux ~~~~ qui abuse un peu de cet appareil électromagnétique qui permet de faire des glissés sans toucher ses cordes. Toujours vivants? Parfait, Amsterdam est là pour achever ceux qui étaient au top de leur forme  : que du piano, une intro archi longue, un chorus final tout aussi émouvant. Adieu monde cruel, bonjour le sol!

Triste et mou mais fabuleux. Ils ont essayé pas mal de choses, le reste de leur disco est tout aussi sympa mais il ne feront jamais mieux. A écouter : Talk, Speed Of Sound, Strawberry Swing, Hurts Like Heaven et Shiver. Mais tout est bon chez ce groupe. Ils sont anglais. Normal.

Posted in Sagadaÿtaÿ | Tagged , | Leave a comment