Ce post vous est offert par le Scumbag Métro
Ne vous méprenez pas, ce titre ne vous est pas destiné, c’est juste un mot que j’aurais prononcé des milliards de fois dans des contextes divers – je peux vous assurer qu’après un cagnard pareil, on commence à bégayer.
Chaque année, je m’efforce d’avoir un rôle un poil différent par rapport à cet évènement – joyeux festivalier (2009 – Le post nécessite un sévère ravalement de façade) – staff asso (2010) – et anxieux papa d’un gros projet (2011) – je me suis cette fois ramené avec deux bracelets pour sonder mon monde en vue d’une vidéo qu’un illustre gus est sur le point de boucler, le montage est en pleine finalisation. Ce n’est bien sûr qu’un argument valise puisque le fun en convention se trouve potentiellement un peu partout – les otaques, qui sont-ils, quels sont leurs réseaux?
Alors alors alors
DONC – La problématique pour tout le monde, staff et visiteurs, a été de faire avec les changement drastiques inhérents à cette édition. En amont, des décisions prises faisant preuve d’un bon compromis entre sens pratique et économies – dans les faits, c’était surtout l’édition crash-test d’une nouvelle logique d’organisation de l’espace, avec des hauts et des bas – plein de petits hauts, et un gros bas. Grosso modo, on peut supposer que le staff est paré pour nous fournir une future édition parfaite, d’autant plus que selon ce même staff, aucun souci d’organisation ne s’est posé, pas de débordement non plus. A ce stade, c’est déjà cool!
Le visiteur néophyte entrait donc dans une convention comme une autre – tout en sachant probablement qu’il est déjà dans le haut panier du genre – pour l’habitué que je commence à être, ça fait de sérieux bouleversements qu’il faut intégrer, et croyez-moi quand je vous dit que c’était pas l’évidence même car l’un des grands absents cette année était… le plan et le programme. Affiché nulle part ou a des points stratégiques - mais le stratège devait avoir un grain. C’est dommage mais l’un dans l’autre ça force un peu à découvrir de nouveaux horizons… ce qui fait qu’on se retrouve souvent dans un lieu inédit, à cherche ce qu’il se passe là – et c’est bien. Honnêtement, si vous restez sur le pas d’une pièce à ne pas savoir quoi faire, z’êtes un peu bizarres, les enfants. Il n’empêche que l’information est reine et que nous, petits sujets, étions un peu déboussolés. Dommage! Je suis sûr que pas mal de gens sont passés à coté de la fameuse « Batcave » et peut être qu’il y en avaient même qui ignoraient totalement l’existence de l’étage jeux vidéos. Ce qui serait dommageable.
Bref, party in the front, party in the back : la cour principale n’abritait désormais que les fanzines. Que est ici un barbarisme qui ne rend pas justice au coté « kermesse » – et ça peut avoir de bons coté – de l’otakisme qu’avait cette Epitanime : que de bonnes choses ont derechef été mises en avant, du contenu de qualité à acheter et à soutenir. Cela donnait un cachet unique avec toutes ces petites tentes qui offraient un spectacle rare : du bon contenu exposé, sans incartades. Jusque là, tout va bien mais cela va sans dire que la grande scène était l’oubliée du week-end… D’ailleurs, vous vous souvenez de l’époque où les grandes feuilles blanches de la descente étaient un moyen d’expression et pas une private joke géante, empêchant tout le reste façon tag moche? Moi non plus, ça passe super vite… la scène donc – était placardée dans l’habituel hall qui sert de supermarché annuel. Dans le noir le plus complet. Il fallait donc des cojones pour y aller, s’intéresser et rester devant, dans cette ambiance glauque qui ne devait pas rendre des émotions super réjouissantes la nuit. Là aussi, dommage, la scène est toujours sensée être le pivot de la convention, des activités phares et de l’habituel kara de X qui clôture le bouzin. Pas vu d’activités particulières, de défilés cosplays ou de jeux associatifs mais le petit event final sur Dance Central était très fun et si bon esprit. C’est con, il ne manquait que le lieu optimal mais hé, cela faisait partie du compromis.
Le paragraphe des trucs coréens
D’ailleurs, je parlais de « supermarché » – le deuxième effet kisscool de ces coupes se faisait bien ressentir sur ce point là : aussi curieux que cela puisse paraître, l’Epita est aussi un très bon moment pour dépenser son argent de poche (ou ses allocations, ou son tiers provisionnel, bref) parce que c’est le bon endroit pour dénicher des Goodies cools et honnêtes, qualitativement parlant. Là il y avait bien l’habituelle bardée de mangas et de coffrets emballés, de T-Shirts Nekowear cools mais rien de plus, on sentait bien un vide, un manque par rapport aux éditions précédentes. Pire, il était comblé par la présence d’une boîte un peu foireuse, je n’ai pas trop compris cette histoire, probablement quelque chose de sale. Évidemment, on peut toujours faire des échanges, et ça passe par le dépôt-vente, planqué comme jamais – il faut vraiment tomber dessus par hasard – et se sustenter en plein effort n’est toujours pas un problème! Une canette : un jeton gratuit, ce fut la gloire et la félicité mais je n’ai pas poussé ma chance de cocu jusqu’à faire une cocu tout court : le maid/butler café ne m’a pas vraiment tenté, je ne sais pas pourquoi, je me sens très frileux face à tout ça, comme si j’assistais à une énorme entreprise de corruption, mais dans une version avec des gens consentants qui servent de la bouffe hors de prix en disant « maître » au client. Ça à l’air dangereux de faire ça, surtout avec la perversion qui se dégage de certains personnages connus (le fameux « gros coréen » qui effraie l’intégralité de la gent féminine) Bref, vision d’horreur, des philosophes grecs ont pris cher pour moins que ça.
Bonne surprise pour le coin JV
LA bonne surprise de la convention était, sans aucun doute, dans le deuxième étage du nouveau bâtiment. Le fait d’avoir poussé l’organisation dans ses derniers retranchements a permis une découverte d’exception : ce coin était parfaitement exploitable et maîtrisé. Un petit standounet Pix And Love qui permettait de compléter sa collection (toujours) et un étalage de bornes qu’on doit toujours à la générosité de l’association MO5 : toutes les générations sont représentées, il n’est plus question de réellement attendre avant de jouer à quoi que ce soit et des activités de qualité étaient présentes : que ce soit l’habituel Bomberman à dix ou des nouveautés (une multitude de tournois sur des supports… pas toujours prévisibles, dont Rayman Origins, CHAPEAU quoi) il y avait toujours de quoi faire, indépendamment du reste de la convention. Cela ne paraissait même pas excentré, ça s’intégrait bien au reste – que deux petits étages à faire et hop, tu pouvais jouer au Rythm Paradise sur Wii, encore inédit en France.
Bon, je me suis amusé à cherche l’habituel Visual Boy, que quelqu’un a du manger depuis la dernière japan. Ho, allez, il manquait peut être quelques jeux à plusieurs façon Buzz and co mais c’est vraiment pinailler. De l’autre coté de la convention, la salle des jeux de rythme était toujours là, blindée de ses aficionados du DDR. De la même manière, tout ça fut un bon aspirateur à badauds pour les activités asso, placées en extension de ce secteur : BulleJapon (je suis toujours persuadé qu’ils resteront ad vitam le modèle à suivre et c’est bien légitime) au centre, les autres un peu plus loin, dont la Brigade SOS planquée là, au fond, derrière le « Coin Pedobear » (comprenez le coin « dessine moi un mouton » ) Je ne saurais pas trop quoi dire en toute objectivités sur les activités asso, donc gloire à BulleJapon et malheur au vaincus, tout simplement. Je suppose que pas grand chose n’a changé sur ce plan là. Je vous le dit : c’est une question de timing. La diurne n’a rien à voir avec les nocturnes – si, l’année dernière, je m’étais au moins déplacé pour la première soirée, je n’ai rien vu de tout ça, et je suppose que le Kara était encore quelque chose d’unique et, je dirais même, électrique. Pas la peine d’accumuler les envolées lyriques pour décrire cette sensation étrange de fin du monde quand vous retournez chez vous/à votre hôtel pour dormir de six à douze heures du matin…. sauf que là, il paraît que c’était carrément une ambiance à la Dead Rising, comme quoi, les choses sont bien faites.
Jésus parmi le peuple
Héééé oui, il y avait un invité-phare cette année. Il ne vous dira peut être rien, mais Ryukishi07, véritable nom inconnu de Wikipédia – était présent. Pour le dire le plus clairement possible, c’est l’auteur de deux très très gros visual novel qui influencent beaucoup la culture otaque française et mondiale : Le Sanglot des Cigales et Umineko… – deux univers que j’ai déjà passé au crible ici, inutile de les décrire… et quand bien même je n’irais pas dire que tout ça est marqué d’une grande littérarité et que les illustrations des VN ne sont pas à s’immoler d’admiration, ce sont des univers à la mythologie bien précise, des histoires compliquées et ayant donné un anime par univers, parfois sur plusieurs saisons! Cette homme et donc à l’origine de pas mal de choses et c’est un réel plaisir de voir cette fameuse petite plume de la famille Ushiromiya sur le goudron de la rue séparant les deux immeubles. Une belle touche. Interviews, conférences, dédicaces, le (jeune) homme s’est montré très disponible et proche de son public, en plus de manifester un réel enthousiasme.
C’est super, ça! Évidemment, Pierre Bancov était également de la partie pour appuyer cette présence et vendre le dernier volet du premier visual novel (Le Village Maudit, donc) pour compléter nos collections. Notre boulot est désormais fait de ce coté là (et avec quarante euros gratuits dans le processus, HEIN.
) – d’ailleurs, le karma n’a absolument rien rendu à ce pauvre monsieur 07 : encore un pauvre invité japonais qui se fait détrousser tout son matériel à Paris… et une forte propension à se faire coincer dans le métro ne l’ont pas aider à arriver à l’heure pour les deux conférences prévues. Deux bonnes conférences dans une ambiance parfaitement bon enfant, respectant les spoilers (le VN Higurashi vient à peine de se finir) et permettant même des questions du public, même si je dois vous avouer qu’au moment où un Deity Link à deux places de moi demande « Oui alors heu avez vous fait une référence à un personnage de Touhou truc » j’ai vraiment senti ma virginité revenir en taxi au Kremlin-Bicêtre et me remonter par les narines. Passé ce genre de moment à la nerderie superlative, ce fut d’excellents instants d’échanges, de partages et d’anecdotes croustillantes… que je n’ai vu que le Dimanche – dommage, mon univers-phare était traité la veille – parce que je devais aller fissa assister à un TRUC. Pour le coup, cette vingtième édition était réellement construite autour d’une personnalité, et je suis certain que beaucoup de gens ont pu se faire plaisir comme j’ai eu la chance de pouvoir rencontrer Marcus un peu plus en détail l’année dernière. Un bon point, tout le monde était gagnant sur ce coup.
Bon, c’est pas tout ça mais mon rôle a moi était de faire un mini reportage et de vous poser une batterie de questions sur vos goûts musicaux, le résultat sera disponible sous peu pour le JdJ. Teasing : je tombe sur une Celty (bien faite, respectant son personnage jusqu’au bout) et interviewer un de ses personnage favori à quelque chose d’unique. Bon, tout ça n’a aucune finalité à être développé ici, je vais vous demander de suivre ça sur mon Touittaire. Faire le guignol devant la caméra en plein cagnard avait quelque chose d’épique. Le résultat, prochainement…
Artificial heart
Ah voui voui voui. L’année dernière, c’est ma pomme qui présentait fièrement l’AMV ENFER, TROLL NO MORE. Depuis, Thalie le diffuse à toutes les sauces et à toutes les conventions, et sans jamais me demander, trop lol! Il y a sûrement des lassés mais qu’ils se rassurent! La suite arrive. Hé ouais, Le Commandant a réussir à diffuser plusieurs fois le prototype de sa version bêta et merdalors, c’est bon. Le scepticisme dont je faisait preuve vis à vis du truc n’a vraiment plus lieu d’être puisque tout ça vise bien plus haut que ce qu’on avait pu faire l’an dernier. Je ne critiquerais globalement ça que l’année prochaine mais vous n’imaginez pas à quel point il est kiffant de découvrir le truc en live… sentiment dont j’étais le seul péquin à ne pas avoir droit, l’année dernière, fatalement. Chacun son tour, et la première diffusion s’est encore fait dans une salle pleine (d’avertis, et ça en faisait déjà quelques uns) – si je devais spoiler quelques avis au hasard, je mettrais l’emphase sur une qualité technique irréprochable, une plus grande part de français (MAIS des pistes qui tuent en anglais, question d’équilibre) et une très très grosse tranche de sketches bien glauques. Vous verrez tout ça un jour prochain, la deadline définitive n’est pas… définie. Sur Asylum, toujours.
Les activités annexes… oui, ce n’est malheureusement pas un truc auquel j’ai pu assister mais il exister des tas de petits évènements internes qui sont autant d’AMV ENFER pour chacun : le concours de Visual Novel était un bon exemple de fil rouge – oui, comme à Intervilles – qui déchaînait les foules et appelait à la créativité. Vous savez quoi? Je n’ai aucune idée d’aucun titre présenté là-bas mais supposons que c’était très bien. Quid des cosplays? Toujours d’excellente facture, avec « La Yotsuba de 20 ans », « La Celty », la team « Captain America », le « Monsieur 12 de Mirrai Nikki », l’habituel couple Crona/Medusa, etc. De la qualité à s’en mettre plein les bronches.
Haaaa et il y a les gens. Les habitués, les nouveaux, les grotakus pervers qui ne sont la que pour essayer de serrer – les serrages de main à la chaîne et ceux qu’on peut corrompre – doucement hein, sans leur mettre des tenues de soubrette – par exemple, j’appelle messieurs Kocobe et Alvin à la barre : ce fut un plaisir de vous introduire à la géopolitique otaque, les enfants! Quand je pense que ma toute première épita a commencé par une visite guidée de Raton, je sens en moi comme une émotion qui me donne envie de mettre la main sur le cœur et de regarder devant avec assurance. Bref, montrer à quelqu’un qu’on peut tout à fait atterir sur une autre planète le temps d’une journée a quelque chose de bien sympa. Sinon, comme d’habitude, remercier les gens croisés, les assos, Yllwngg, Nashi, son gros nez, le #coindemure, la #consanguinite, l’alcool pendant la grossesse, Kirox, l’Ermite Moderne, le peignoir de l’Ermite Moderne, ma maman sans qui rien de toute ça ne serait possible, etc.
Pour le reste, se référer aux autres articles sur Sama. Loot minime et décevant : le dernier tome du Sanglot des Cigales (je met pas « sang » en rouge, c’est juste sale) un beau T-Shirt Mawaru Penguindrum créé par la Brigade SOS et un mug qui ne m’appartiens pas, c’est top. J’ai désormais 4 bracelets sur les deux bras, en trois matières différentes, pour autant d’évènements différents. Une bonne convention qui, malgré deux trois reproches légitimes (mais qui semblaient impossible à esquiver) gardera une identité bien à elle. Tant mieux pour un chiffre rond!
Certaines photos sont fournies par Kitsuntsun. Le soleil de ma vie, Cooofiiidis.










Je reste quand même sur le cul de voir que tu associes l’activité de dessin avec de la pédopornographie.
Non, franchement, je vois pas trop le rapport.
Si tu ne fais pas l’analogie avec une crèche dans toutes ces petites tables circulaires juchées de brouillons, soit tu es trop pur (et c’est improbable) soit je suis trop pervers (et c’est improbable)
Dilwizzit
Ou alors ça fait longtemps que je n’ai plus remis les pieds dans une crèche et je ne veux pas savoir comment cela se fait que ce n’est pas aussi le cas pour toi. Surtout que les tables en question, n’étaient pas vraiment circulaires (salle de classe standard, bureaux rectangulaires, voilà, quoi…).
Assume !
Le sanglot des cigales et Higurashi ?
Ah putain j’ai pas su l’éviter celle là. Danke shön
« et c’est un réel plaisir de voir cette fameuse petite plume de la famille Ushiromiya »
Attention je vais t’apprendre un truc de ouf: c’est un AIGLE A UNE AILE. D’ailleurs ça prouve que tu m’écoutais pas puisque une de mes deux questions – celle qui ne parlait pas de boobs – demandait justement à Ryukishi l’origine de l’aigle à une aile, tu sais, la question ou je case Ushiromiya et Mussolini dans la même phrase bon de toute façon je sais que je parle dans le vide je pensais que tu étais un ami j’en ai assez de survivre il est temps pour moi de vivre BOU HOU HOU
Ah ça, si j’avais cru un jour qu’on pouvait vraiment partir sur Mars en allant au bout de la ligne 7…Instaprévente l’an prochain \o/