Monthly Archives: juin 2012

Mario Maso 4×10

La cinquantième, booyaka. L’avant-dernière, aussi, alors voilà un dernier rappel du concept : un montage très sommaire (je faisais ça l’année dernière mais j’ai perdu le réflexe depuis que Daily a fait sauter sa limitation, c’est très mal) un gars qui galère très fort à progresser dans une Rom Hackée de Super Mario World, et des gens de qualité pour commenter tout ça.

Cette fois, j’ai enfin réussi à mettre la main sur ce cher Inks, venu avec son ami Aspic. Les deux sont de très importants acteurs du site Radio01.net que j’aime d’amour – profitons en, on est pas à l’abri de ce moment inéluctable où je vais lui trouver un défaut et me formaliser dessus – qui propose des tas d’émissions qui sont décrites dans la présente vidéo. Dans le doute, regardez/écoutez les deux dernières, c’est une suggestion tout à fait innocente… à savoir qu’Aspic, en plus d’être un zicos affirmé, officie chez Magoyond! Plein de choses à dire que ces deux jeunes gens ne vont pas s’empêcher d’aligner pendant que je progresse enfin un peu sur « Ton Niveau Préféré ».


La dernière, c’est dans deux semaines et c’est avec un gros calibre du jeu vidéo. Je frétille d’avance!

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Ce n’est pas une compétition (mais ils gagnent)

Le cinquième Mario Marathon est sur la fin. Toujours une truc sympa à mater en mangeant, en tâche de fond ou sur le trône… et c’est pour la bonne cause!

… il a changé, et il est généreux. Faites comme lui!

Hey, j’ai une super idée, totalement novatrice et intelligente. Je vais parler de jeu vidéo. Du jamais vu! … mais dans une forme un poil originale. Ceci est un post méta sur une production méta… du jeu vidéo. Oui, Métaception, p’tit malin.

Vous connaissez la plate-forme Steam, j’en suis sûr. Le cas échéant, vous serez peut être surpris d’y trouver autre chose que des jeux, indépendants ou pas – pour les gens qui découvriraient ce mot, il s’agit du principal vecteur d’amusement sur PC depuis déjà quelques années. Steam est la meilleure solution en ce qui concerne le jeu à la demande… donc du jeu indépendant. Je vais être fidèle à moi même et prendre des raccourcis : nous parlons d’un logiciel qui permet de se procurer des jeux qu’on ne trouve pas en matérialisé et en magasin. Des joyeuseries telles que Portal, Team Fortress 2… mais aussi Audiosurf, The Binding Of Isaac et autres machins du même calibre qui ne valent peut être pas le prix d’un jeu console… mais qui monopolisent le même nombre d’heures, voire plus. D’ailleurs, Steam est connu pour son nombre outrancier de soldes, toujours avec des taux sadiques qui vous empêchent de vous soucier d’autres choses vraiment importantes. Tenez, par exemple, ces fameux Humble Bundle, ces packs réguliers qui permettent de se procurer un tas de machins fabuleux… dont le prix, lui aussi est à la demande (et c’est d’autant plus dommage que le tout dernier, à la qualité stratosphérique, vient à peine de se terminer) – bref, une véritable petite main de Midas qui fonctionne sur le même mode du XBLA ou du Playstation Store… avec une petite gageure roots en plus.

Bref, maintenant vous connaissez, sachez humblement que c’est l’un des endroits où on peut se procurer Indie Game : The Movie. Ouaiiiiis, c’est là qu’on trouve la confluence des deux très douloureuses idées de cette introduction, IGTM est un film qu’on peut télécharger sur Steam pour une petite huitaine d’Euros. Ça reste un peu cher pour un film inconnu sorti de nulle part mais il se concentre sur un bagage qui nous intéresse : la création de jeux indépendants.

Alors attention, c’est une idée à moduler. Il ne s’agit pas du tout d’être encyclopédique et de jouer à « C’est pas Sorcier : Edition Vidéoludiste »… c’est en fait le suivi très précis de plusieurs têtes pensantes derrière des pépites telles que Braid, Super Meat Boy et Fez. Je dis ça au premier degré, on suit littéralement le parcours de ces trois jeux, sur une période qui couvre quelques temps avant la sortie des-dit jeux. D’ailleurs, la toute première scène nous montre un des créatifs derrière super Meat Boy tout flippé à l’idée de ne pas voir son oeuvre sur le dashboard 360 en temps voulu.

Pourquoi vous recommander IGTM, au delà de ce thème évidemment fédérateur? Je ne vais pas me gêner pour balancer des généralités : oui, il est passionant, oui il ne laisse pas vraiment le temps passer et on a à la fois l’impression d’avoir vu vingt minutes de film mais d’avoir enregistré le contenu de cinq heures blabla mais ce machin qui, honnêtement, fait jurisprudence (je ne me souviens pas avoir vu un tel insight autre part… Ce n’est pas un sujet super télégénique, quand bien même le jeu vidéo reste une industrie comme une autre) tant dans son approche que dans son fond. On peut en tirer plusieurs niveaux de lecture… mais commençons un peu par le positif, car c’est très honnêtement ce que j’en tire, globalement. D’ailleurs, merci à Inks pour le tuyau.

Voilà donc dix points qui caractérisent ce documentaire, en cherchant la petite bête.

A) C’est bien emballé. Aucune idée sur le budget, le matériel, le tournage et tout l’aspect salement matérialiste du document mais on ne peut pas dire que c’est moche et sans saveur. On ne peut pas aller chercher très loin, mais ces titres, ces petits extraits, ces écrans filmés qui ne « bandent » pas (je veux connaître la même magie) sont léchés, appropriés, c’est top.

B) On transperce un peu les boîtes crâniennes de ces grandes machines à idées. Boum, ils sont humains, mais pas trop. Ce n’est pas une réelle surprise : ils sont un peu nerds, un peu autistes, ont des goûts bizarres et… ce sont des gens exactement comme nous. Oui, nous. Mieux que les francs-maçons, nous, cette espèce de catégorie intangible de gens un peu barrés mais qui se débrouillent tout à fait socialement et professionnellement. Les masqués, quoi. Voilà un documentaire sur eux. Ils ont des femmes, flippent parce que rien ne va jamais comme prévu, ont pour premier réflexe d’allumer un appareil juste après le réveil. Nous, quoi.

C) Cette approche Social Network. Il y a dans ce film une grosse rivalité très ouverte entre deux personnes. Ce n’est pas si important, mais on se rend compte du coté totalement intrusif que peut avoir la création sur le reste de la vie. Le manque des priorités, certes, voire plus haut… mais les quelques petits dommages collatéraux que cela peut occasionner sont intéressants et ça n’a pas l’air aussi différent de la rivalité entre Saverin et Zuckerberg – de la même manière, il y a une mini emphase sur le processus créatif – pas en tant qu’acheminement mais en tant que douloureux calvaire. C’est assez marrant – Shadenfreude – de voir ces futurs bazillionnaires se ronger un peu les ongles face à autant de contraintes à surmonter.

D) La caméra est un gros objet de compassion. Et alors? Ça fait ressortir la personnalité de ces gens et elle est bien plus proéminente que des hypothétiques requins de l’industrie – ils sont obsédés par leur jeux, mais ils font de l’art pour l’art, à les écouter… et je trouve qu’il y a une certaine sincérité dans ce rendu égotique que peuvent avoir certains (Tommy can you hear me?) là encore, ce n’était pas la peine d’humaniser les créatifs, personne ne doutait de leur origine Terrienne, mais faire la part des choses permet de comprendre certaines choses inhérentes à de grands projets personnels comme cela.

E) Y’a deux trois scènes qui tuent. Voir ce cher barbu flippé en train de galérer en pleine Penny Arcade Expo parce que son jeu n’est jamais fonctionnel a quelque chose de délicieux et de flippant à la fois. Ce mec n’est pas particulièrement appréciable et un vrai phénomène d’empathie se déclenche pourtant. Ce n’est pas vraiment de la tranche de vie, juste un certain étalage de considération et de méta (beaucoup de méta, après tout, c’est le genre qui veut ça)

Bon, on peut aussi lui reprocher pas mal de trucs.

1) Ce n’est évidemment pas un truc qu’on va regarder pour la diversité de ses plans et ses paysages. Vous savez, j’aime beaucoup mater des documentaires français mais il y a toujours un petit problème d’habillage, aussi simpliste que récurrent. Vous savez, souvent un fauteuil-personnage et quelques notes au piano ou un air connu, ce genre de choses. Là… je ne serais pas être pas non plus pour ce goût prononcé du symbolisme. Du symbolisme étrange – vous savez, celle qui arrive à être subjective. Ces plans étranges de mec au fond de sa piscine est plus orienté qu’autre chose… je ne sais pas si c’est vraiment la peine de montrer que les développeurs ne sont pas des UberMensch si c’est pour les sacraliser, plus ou moins, avec ce genre de tableau. Bon, je pinaille, évidemment.

2) Oui, l’essentiel n’est pas d’être complet, c’est évident. Ce n’est pas pour autant qu’on peut se permettre des pistes aussi évidentes : l’un des grands axes de ce docu est la déception de M. Fez face à la séparation de son duo d’origine. L’autre est flouté, absent, donne un avis hors caméra, il est totalement hors du champ d’action. C’est… un peu con car tout le monde rêve d’avoir son point de vue, d’autant plus qu’il est évident que son ancien copain pouvait avoir « ses moments »

3) Heuuuu c’est un peu tire larmes. J’ai la franche impression d’être nazi en soulevant un argument aussi discutable mais de tristes anecdotes sont peut être un peu superflues. Là aussi, c’est une question d’équilibre : comment concilier profondeur et vie privée? Je parle d’un moment qu’on voit venir depuis Alpha du Centaure et qui, je dois l’avouer, m’a un peu forcé à faire une tête de canard. Je ne pense pas que ce soit utile pour tout le monde, cette emphase qui exagère les traits chez quelqu’un. C’est quand même crucial pour ce type de document qui prétend à l’authenticité. Ce n’est peut être pas du pathos mais c’est une manière de forcer le trait qui n’a pas sa place, à mon sens.

4) Ce n’est qu’une micro parcelle de la scène indépendante… et c’est celle qui réussit. Je serais curieux de voir un docu sur Notch qui traverserait les pires saloperies tout en sachant pertinemment qu’il finit millionnaire – les acteurs d’IGTM sont des courageux qui réussissent et je doute qu’ils représentent un panel cohérent. Je comprends qu’un documentaire sur des dépressifs ou des gens qui font des jeux nuls ne sont pas intéressant mais deux poids, deux mesures, et à malin, malin et demi, ce qui fait à peu près 75% de mesures pour un demi malin

5) Je ne sais pas vraiment si on peut parler de documentaire, donc de truc qui prétends à une certaine vérité. Détachons nous du coté philosophie de bas étage de cette phrase pour nous demande : si le film veut absolument nous montrer des « artistes » – reclus, perfectibles, vaguement émos sur les bords. Je ne sais pas si ce sont des valeurs qui peuvent cohabiter.

Mais je pinaille. Je fais exprès de ne pas franchement parler du fond pour que vous puissiez être un peu surpris par tout ça. C’est très sincèrement fascinant mais je ne peux pas m’empêcher de penser que c’est à voir avec une certaine distance…

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Que sera, sera

« Ça me rappelle ce que m’a dit mon père le jour de mon mariage : « Si tu voyages dans le temps, n’oublies pas que la moindre de tes actions peuvent avoir des conséquences que tu n’imagines pas! » » … Noël, Serah et les autres ne doivent pas être grand fans des Simpsons. Peut être qu’ils ne regardent que les dernières saisons et que quelque part à Valhalla, ils ont mal aux fesses.

J’en suis bien désolé mais pour la deuxième fois de suite, je vais m’adresser à des gens qui connaissent leur sujet et, par extension, le premier opus d’un jeu qui ne parle pas nécessairement à tout le monde. Bon, peu de gens ne connaissent pas la saga Final Fantasy ne serait-ce que de nom mais tout le monde ne connaît pas le treizième opus et toutes les petites contrariétés que ce jeu à obtenu face à son public. Moi, j’avais franchement aimé tout ça, étant plutôt enthousiaste vis à vis de ces prétendus défauts qu’on lui accordait alors. Se référer au lien ci dessus pour le jeu de base, son identité, ses réseau?

Ah bah oui on se sent vachement valorisé en tant que joueur quand on nous fout ça sous le nez

Final Fantasy XIII-2 est donc un nom bien compliqué et Japonais as fuck qui désigne la suite du treizième volet, indépendant, de la saga. D’une part, je ne sais pas si ce dernier appelait une suite, d’autre part, autant vous dire immédiatement que tout porte à croire qu’un troisième opus est en préparation – une fin qui ne véhicule rien de joyeux et un « A suivre » très clairement affiché en gros pour dernière image, tout ça est assez clair – et d’autre part qu’on peut atteindre sans trop de souci un très ubuesque Final Fantasy XIII-13 dans une dizaine d’années : ce deuxième jeu n’a pas apporté grand chose, n’a rien résolu et fonctionne selon une écriture par strates. En gros, quand bien même les deux jeux partagent le même univers et les mêmes personnages, il développe une intrigue qui ne fait qu’englober la résolution du volet précédent, sans réellement la modifier ou la remettre en question. En fait, on ne fait que regarder à coté et on voit une nouvelle histoire se dérouler. C’est un parti-pris, il est respectable, des gens sont morts pour ces choix mais ils ont fait ça sciemment. D’ailleurs, dans sa globalité ce jeu est plutôt bon et il est très loin de ce que la réputation de la dernière « suite de suite » estampillée Final Fantasy avait laissée derrière elle. Mieux que ça : il y a un an, pendant la Japan Expo 2011, nous avons assisté à un showcase présentant quelques séquences du jeu à venir. Les axes de présentation étaient, basiquement :

– « On vous a compris, l’aventure n’est plus linéaire, regardez, on peut crapahuter partout sur une carte et même faire des aller retours »

– « On a mis de belles featurettes et des petites séquences de gameplay puzzlesques pour le fun et l’amour de la variété »

– « UN MOG § »

Et… oui, il n’y avait pas vraiment tromperie sur la marchandise, juste quelques exagérations, rien de bien dommageable. Révélation exclusive : je suis quand même super naïf. Cette fameuse séquence avec Lightning est un tutorial qui ouvre le jeu, ces fichues instant puzzle n’ont aucun sens dans le contexte et sont mal dosés, Mog est un perso qui me rappelle les heures les plus sombres de Lanfeust des Etoiles… Gardons le moral, cependant : cette vidéo montrait tout de même des séquences exactes du début du jeu, sans artifices. En gros, cinq mois avant sa sortie japonaise, huit avant l’Européenne, toutes les mécaniques étaient fixées.

Ca peut sembler inutile comme constat mais tout, tout dans ce jeu hurle la lettre d’excuse aux fans. Je n’ai jamais joué à un jeu dont la direction semble autant avoir été pensée selon les doléances des joueurs et les retours critiques et il serait, dans ce sens, vraiment intéressant de savoir si une suite était d’ores et déjà prévue pendant le développement du jeu initial. Je reviens sur ces détails après le petit point habituel sur le scénarioooooooooo !

Trois ans après les évènements de FF XIII, Serah, la soeur de Lightning, se languit bien sur sa plage à Neo Bodhum, quand intervient Noël, un petit fougueux qui semble vraiment très déterminé à sauver le futur, le passé, le monde et Serah. Il clame être le dernier être humain de son époque et se base sur une vision de Lightning se battant avec un mystérieux inconnu (d’où le logo – d’ailleurs, la pochette alternative qui apparaît quand on installe le jeu sur sa console est bien plus cool) un duo se forme et s’engage dans des péripéties spatio temporelles à ne rien comprendre… enfin, je dois admettre que sur la fin j’étais réellement désengagé émotionnellement de la moindre cinématique tant n’importe quel élément nouveau me semblait incompréhensible/mal amené. Sérieusement, cette storyline est un mic-mac sans nom, et si il fallait en trouver un, on choisirait « Noëliste ». COMMENT CA C’EST DÉJÀ PRIS?

Vous aurez peut être plus de tolérance et de bonne volonté envers ce jeu et son scénario dinguodingue mais sur une longue période de jeu, beaucoup d’éléments importants à peine évoqués se dissolvent quelque part hors de la mémoire du joueur et on se perd rapidement, à progresser de manière très mécanique sans réellement chercher à comprendre ce qu’il se passe. Vous vous souvenez de la première fois où vous étiez devant The Matrix, vos dix ans fraîchement fêtés? J’ai eu cette sensation, celle de passer à coté d’un truc probablement construit et bien pensé. En attendant, j’ai n’ai toujours pas compris grand chose, je m’en sors très bien et ce n’est pas le bazillion de DLC payants qui vont me donner envie de poursuivre l’aventure artificiellement. De tout manière, elle est déjà fort étoffée : une grosse vingtaine d’heure sera nécessaire pour que les meilleurs/les habitués atteignent le générique une première fois. Une complétion totale demandera de l’investissement, du sang, de la sueur et des larmes : elle se quantifie en fragments – 160 objectifs à compléter en tout – et si la majorité d’entre eux représentent des objectifs qui tombent sous le sens (atteindre un point de scénario, jouer au petit employé Fedex, éliminer un monstre) certains tombent sous le joug du nazisme (vaincre tout les monstres du jeu, faire un profit record dans une session de machines à sous, etc)

Voilà donc ce qui est différent et ce qui ne l’est PAS, de Final Fantasy XIII à XIII-2.

Ce qui n’est PAS différent : le mode de combat. Pas génialement expliqué – et le jeu n’est vraiment pas réservé à ceux qui prendraient le wagon en marche, un peu comme ce post – ce gimmick des « limites » à atteindre est renouvelé. Jauge ATB,  rôles, paradigmes, tout ça est reconduit. Cependant, vous ne pouvez jamais changer votre équipe (Noël et Serah sont les deux seuls persos) mais le troisième rôle sera toujours tenu par un monstre préalablement capturé. Votre rôle sera de les upper vous même et d’établir une liste de stratégies, dans un jeu aux choix tactiques plus permissifs que son aîné. D’ailleurs, les crystariums sont de retour, un peu déstabilisants les cinq premières minutes mais on se rend rapidement compte qu’ils ont été simplifiés. On reste aussi dans une logique de « va éliminer X » qui s’incarne en une suite d’objectifs relativement clairs, en tout cas pour l’histoire principale.

Dans un Respawn, je parlais de mon impression latente de jouer à Phantasy Star Online. Regardez moi ces doigts carrés

A deux reprises, le jeu va être chiant. Parce que sa difficulté va être mal dosée et poser un problème imprévu. Si FF XIII-2 était un tour en voiture, il faudrait changer les jantes une ou deux fois. C’est cher, les jantes.

Les trucs qui changent et Etro sait s’ils sont nombreux – Le découpage du jeu. Il est en fait centralisé autour d’un hub qui recoupe des lieux emblématiques, souvent plusieurs fois à différentes époques. On peut accéder à untel ou untel selon une ramification bien précise qui se développe si on résout certain objectifs. C’est la réponse au « syndrome couloir » et effectivement, on peut vaquer à quelques objectifs secondaires/bien planqués si on veut prendre de l’expérience, Pex qui sera, de toute façon, nécessaire pour certaines étapes, dont un boss final qui mange des bébés phoques au petit déjeuner. En gros, il va falloir jouer à Serah Passion Voyage Temporel et faire des allers-retours pour résoudre certaines énigmes. Est-ce que ça veut dire que chaque action à sa conséquence? Ha ha, tu es fou, ça reste extrêmement scénarisé et prévu. On peut accéder à neuf fins paradoxales qui se déclencheront selon la tournure des évènements mais il est rare de tomber sur elles la première fois. Un bon tiers du jeu en devient un peu superflux, surtout quand l’intégralité des objectifs de celles ci est de résoudre des…

… phases puzzle. Sur le papier, ça fait gadget, le contexte n’y échappe pas vraiment non plus. Vous allez maudire ces foutues horloges, constellations et cristaux à ramasser, surtout quand elles sont concentrées à mort vers Oerba. Était-ce vraiment nécessaire? N’y a-t-il pas plus subtil pour injecter un peu de variété? Il a quelques distractions, pourtant : courses de chocobos, bandit manchots… heu… ET BIEN D’AUTRES! Par exemple, on trouve des Quick Time Event à la fin de certains boss et… NON POSE CE PISTOLET

C’est une question de petit détails, de micro-touches : beaucoup d’éléments sont simplifiés. Le jeu lui même est un poil plus simple mais force est de constater qu’il est fait pour être plus accessible, mais si c’est pour récupérer des gens en chemin, je ne pige plus grand chose. C’est bien plus qu’un détail et la direction artistique n’est pas vraiment la même musicalement parlant : le jeu brasse dans une plus grande variété de styles, quitte à vous jouer une musique au style horriblement inappropriée au moment Y, je crois même que c’est un gimmick de Square Enix. C’est sûr, on a tous pour hobby de se pointer à des enterrements au hasard et d’y hurler la Marseillaise.

En fait, le plus grand défaut de ce jeu, c’est son imprécision. Il lui manque de la clarté, il n’est pas très pédagogique et il cultive le don de te faire croire n’importe quoi : que ces petits choix contextuels auront de l’impact sur la suite, par exemple. Le système de portails, de sceaux et d’artéfact primitifs est l’un des trucs les plus confus jamais (non) exposé dans un jeu vidéo depuis… j’ai envie de dire le gameplay de Skyrim, mais c’est comparer une gaufre au sucre avec une pizza pepperoni. Sérieusement, tout ça marche à l’expérimentation et une fois encore, le scénario à connaître est fourni in-game, via un rappel pas génialement illustré : cette fois, on te distribue littéralement le programme. C’est pas du storytelling, ça, c’est juste nous le lancer à la figure. Enfin, c’est peut être un défaut unique à ma console, télé ou signe astral mais le rendu 360 est assez laid et les cinématiques « previously on » sont carrément surlaides, comme si elles étaient toutes rippées de Youtube en 2006… mais pour revenir à cette imprécision, on peut facilement se retrouver devant un portail fermé dont les règles ne semblent pas correspondent à tout ce qui a été vu avant, et qui ne s’ouvrira que si on récolte trois culs de Pampa les jours de pleine lune. C’est pénible. Aussi, véritable souci de dosage sur certaines zones (Academia, là aussi, summum du relou)

C’est un bon jeu, globalement, mais il va falloir faire quelques concessions. Malgré tout ces revirements positifs – logique épisodique, simplifications, courbe de progression gentillette – il va falloir accepter des personnages neuneus, simplifiés, sans réel charisme (je ne décèle aucune complexité en Caïus, c’est tout aussi pénible) et le canon de la saga Fabula Cristallo Lajoie n’est pas vraiment fourni… oui, on voit des visages connus mais ceux là n’apparaissent pas toujours avec une grande cohérence derrière. Oh allez, soyons fous : soit Sazh voyage dans le temps, soit il a contracté la même maladie que Will Smith dans Men In Black 3 – celle d’avoir un âge variable mais avec la même tête. C’est bête, le scénario est compliqué et les persos manquent de profondeur, c’est pas une situation qu’on voit partout.

Mais quel hasard : le paradoxe est le conducteur du jeu et de mon post! Je vous le conseille tout en étant pas mal déçu et moins emballé sur certains points. C’est un bon jeu. La presse vous dira qu’il est bien meilleur que FF XIII. Je préfère ce dernier… tout simplement parce que son histoire était bien plus emballante. C’était peut être un effet de surprise mais ce deuxième volet est un poil décevant. Trop imprécis, trop confus, pas toujours captivant et commettant pas mal de maladresses.

C’est dommage. Bad end.

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Ne laissez pas les enfants jouer avec la porte

 Version laconique : Kaiji Sayzondeux c’est comme Kaiji Toucourt, en encore plus barré et avec des extrêmes un peu plus poussés. Si vous avez aimé la première fois, c’est du tout bon.

… mais je suis certain que vous souhaitez un avis un poil plus poussé et je suis là pour ça. Je ne regarde pas des animes tout les jours (et quand je le fais, c’est pour tout m’avaler en un temps record) mais ça doit être la première fois que je m’enquille d’une deuxième saison dans son intégralité. Je ne sais même pas si « saison » fais partie d’une terminologie adéquate mais bref – dans ma logique purement sérielle et américaine, une nouvelle floppée d’épisodes signifie une continuité logique pouvant se permettre des changements de repères dans le canon. Là… il est davantage question de se caler sur le modèle pré-établi et de ne pas y bouger d’un micro-poil. Le modèle étant, de base, très bizarre!

Souvenez vous. Kaiji est un anime relatant la belle histoire d’un homme nommé … Kaiji, un vrai glandeur adulescent qui a hérité à la naissance du démon du jeu. Cette accumulation de dettes lui avait valu une place pour concourir dans divers épreuves malsaines au possible, sans jamais de réel résultat. Pour le téléspectateur, c’était surtout un incroyable ascenseur émotionnel… ça me rappelle la philosophie de Don Bluth – comme quoi on pouvait tout infliger à un gosse si on lui met un happy end à la fin. C’ETAIT MEME PAS LE CAS. Vous savez pourquoi? CAR KAIJI EST VRAIMENT TRES TRES CON. C’est un personnage à l’intelligence sinusoïdale, il est vraiment très malin mais dès qu’il s’agit de prendre une décision qui relève du bon sens, il atterrit toujours dans le piège tête la première. Je déconseille la lecture à ceux qui auraient envie de mater la première saison à partir de ce point.

Le but de cette première saison était de prouver qu’on peut toujours parier plus et se retrouver dans une plus grosse bouse, cette deuxième mouture commence donc par un Kaiji au fond du trou, kidnappé dans une espèce d’organisation secrète qui construit un métro souterrain secret dans une cave secrète pour des gens secrets. Ça n’a strictement aucun sens mais on est dans un monde à part où il n’existe ni lois ni femmes*, juste des DETTES, des jambes cassés et des casinos illégaux. En gros, je me demande si on est pas sur un espèce d’univers infernal uniquement construit pour torturer Kaiji. Je doute que ce soit dans le canon du manga… bref, cette saison tourne en deux temps. Pour le même nombre d’épisodes (vingt-six) Kaiji ne devra subir que deux (deux!) épreuves. Soit une moyenne de (treize) épisodes par épreuves? Hahaha, naïfs enfants.

Kaiji sayzondeü a tous les défauts et les trucs réjouissants de son grand frère, y compris ces énormes soucis stylistiques que j’expliquais la dernière fois. Ne vous méprenez pas, il ne faut pas confondre « style » et « esthétique ». Kaiji n’est pas un personnage moins moche, tout le monde est toujours difforme, affreux, les gentils ont de grands yeux kawaii et les méchants ont d’énormes nez. On pourrait insister sur cette dichotomie mais un vrai beau gosse intervient à un moment pour faire le sadique de service, je suppose que ce principe a dù se remarquer quelque part. En revanche, le « vieux pervers » – et tout est fait pour insister sur le mot, /pervers/ – est toujours de la partie, en simple spectateur, uniquement pour se fapper sur les tribulations de notre héros maudit. Normal. Après, nous ne regardons pas nécessairement ce genre d’anime pour juger de son réalisme… avouns-le, Kaiji carbure à la shadenfreude : nous aussi sommes là pour nous faire bousculer un peu, mais la seule perspective d’espoir qui nous fait mettre immédiatement l’épisode suivant, c’est celle de voir le méchant « perdre ». Si possible en hurlant et en se faisant piétiner. C’est un anime qui fait naître des sentiments pas très honnêtes en nous : faire monter la sauce, détester quelqu’un au possible, tout endurer pour le voir vaincu… et être vaincu, c’est faire « Noooon » en écarquillant les yeux et en ouvrant les écoutilles lacrymales.

Enfin, endurer… Kaiji n’est pas un anime super physique! Après tout, dans le deuxième « jeu », Kaiji se met devant une table de Pachinko. Ça va durer jusqu’à la fin de la série, et tout ce que nous voyons sont… des billes qui défilent. En gros, Kaiji est le premier héros de série dont l’action se résume à « tourner le poignet pour enclencher les balles ». Il y a même tout un plan complètement dingo à la Ocean’s Eleven qui est expliqué en filigranes mais tout ça se fait en flashbacks… bref. Je parlais de deux parties tout à l’heure, mais le tout reste quand même cimenté par une mini-intrigue : Si, la première fois, Kaiji s’enfonçait dans les dettes, il s’agit maintenant de simplement retourner à cette première situation. En bon gros mec incapable de raisonner, la première tentation venue va le faire crouler sous les dettes (en étant déjà au fond du trou de DettesLand, plus ou moins littéralement) et le pousser au jeu clandestin : un petit machin astucieux avec des dés, un bol et des Picarats. Oui, parfaitement, comme dans Prof. Layton. Passé cette première phase (pipée, comme toujours) c’est la quille et Kaiji rentre dans un casino clandestin pour tenter de conquérir son objectif de base : se rétablir définitivement et sauver ses quelques compagnons d’infortune. A partir de là s’amorce l’une des séries d’épisodes les plus dinguodingue de l’animation. La tourbière.

Je ne connaissais pas vraiment le concept du Pachinko. Vous savez, moi, je suis plutôt pousse-pièces, et je suis certain que ça ferait un excellent support infernal pour une troisième saison… mais visiblement, le Pachinko est une machine qui ne libère de l’argent que pour se vider. Notre héros part à la conquête d’un jackpot qui ne se déclenche que si une bille tombe dans un bête trou. Le problème c’est que ce même bête trou est le machin le plus ridiculement gardé depuis Fort Knox et que la maison n’hésite pas à user de tout les stratagèmes physiquement possibles! (On a pas vraiment envie d’aller dépenser ses pièces de deux Euros à la foire du trône après avoir vu tout ça) – cette deuxième partie représente la quintessence de ce qui fait la saga Kaiji : chaque épisode peut représenter cinq seconde de diégèse et on peut assister à des moments de singularité physique où des dés antigravitationnels peuvent rouler dans un bol plus de deux minutes. Véridique – de la même manière, le narrateur enthousiaste est toujours là pour nous rappeler les enjeux idiots du moment (toujours en hurlant, toujours avec une conviction millénaire) et on retrouve toute ces série de petits réflexes-clé : une foule qui acclame notre gladiateur de la française des jeux… et une série de métaphores un peu débiles qui ont pour constante le fait de franchir un obstacle ou de faire la guerre. Par exemple, cette fameuse machine est vue comme une forteresse impénétrable… et ça tourne rapidement en allégories guerrières. Bref, c’est n’importe quoi, c’est complètement grandiloquent mais c’est fuuuuuun. Inexplicablement fun…

… mais insupportable stylistiquement, toujours. Cette inégalité dans la narration peut être discriminatoire, il va falloir accepter de se coltiner cinq épisodes par « étape gagnée », surtout quand on est dans la perspective du « prochain truc », encore. Je parle un peu en codé mais vous aurez aisément compris de quoi je parle. C’est dommage, car ça donne à Kaiji un statut un peu … alimentaire, à la chaîne, on mate ces épisodes comme sur un tapis roulant, en oubliant presque immédiatement le contenu de l’avant-dernier. C’est pas ici qu’on va chercher à installer une mythologie… et pourtant, la formule pourrait marcher encore deux ou trois fois ; Il me semble que le manga original a déjà publié quatre ou cinq arcs de ce genre. J’espère que ça n’implique pas le fait que Kaiji contracte toujours plus de dettes car on va rapidement atteindre un stade où il va devoir à ses paris l’équivalent du PIB Européen!

D’ailleurs, ces hommes restent civilisés et règlent leurs différents de manière toujours très flamboyante mais quid de ces irrésistibles petits appareils de torture qui faisaient tout le sel de la première saison? C’est probablement une bonne chose, cette gageure « Saw » n’est plus présente. Presque plus : il y a une petite touche discrète qui va faire mal à vos phalanges. Cette logique « d’enjeux » n’est d’ailleurs plus si présente que ça : si, la première fois, Kaiji flirtait avec la mort ; les dettes c’est du sérieux hein – et manquait de se faire percer les tympans, puis le cervelet… avant de se faire couper les doigts ; le bazar est globalement moins tendu. Moins de gore, il n’y a pas ce suspense morbide qui rendait la première saison si singulière. En bref, et aussi incohérent que cela puisse paraître, cette deuxième saison est un poil plus saine. On ne reste que dans des sphères monétaires… ou, au pire, dans la perspective d’intégrer les galères à vie. Monde de chtarbés, va.

Puis tant qu’à faire de l’analyse et se focaliser sur les jeux en eux-même, cette deuxième saison n’a pas la même approche. Ce que je veux dire, c’est que les quatre jeux précédents étaient des épreuves… où on est pas aidés mais où un minimum d’espoir est laissé pour tout le monde, avec un peu d’analyse et d’expérience. Il y avait toujours ces moments sympas où Kaiji connectait ses trois neurones pour analyser la situation, pour ainsi conquérir le jeu à son avantage en exploitant les quelques failles qui lui étaient offertes : c’est là tout le point du tout dernier épisode, il avait une chance. Offerte. Dans cette saison, il est uniquement confronté à des jeux de hasard… qui sont, de toute manière, falsifiés à mort. On ne le voit alors que surmonter ces tricheries pour lui même provoquer les faveurs de Dame Chance. Fatalement, il n’est plus du tout question de réflexion mais de la manière la plus directe pour tricher à son tour. C’est dommage : la première fois, il comprenait, là, il ne fait qu’éclater la vitre à coups de cuillère.

… et enfin, cette manie de toujours revenir à zéro comme si de rien n’était est vraiment trop frustrante et pas méga respectueuse pour le téléspectateur. Bad end? Là encore, il s’agit d’une conséquence douce-amère qui n’a rien de surprenante, tout en posant les bases d’une hypothétique troisième saison. En attendant, il y a un drama live pour les perfectionnistes… mais je doute que vous en redemandiez : voir cinquante fois la même animation de bille tourner dans un plateau modélisé a quelque chose d’assez épuisant, mais l’addiction nous fais aller jusqu’au bout. Un épisode : un évènement/paramètre en plus. Uuurgh.

En résumé, il ne sert à rien de mater cette deuxième saison sans la première, et les deux sont intimement liés, tant au niveau de l’intrigue (encore heureux hé) que de son traitement. Encore une fois, on aurait très facilement synthétisé tout ça en treize épisodes. Cependant, je ne peux pas m’empêcher de vous la recommander, pour ces moments épiques, cette façon de bouleverser nos attentes toutes les dix minutes, de jouer avec notre fibre joueuse. Au final, on passe autant de temps à parier sur le futur de Kaiji… que l’intéressé. Si, comme moi, vous êtes fascinés par les billes, les trucs qui tombent et les machines à sous, c’est un peu pour vous.

*Ouais, je suis de mauvais foi, on en voix deux sur une vers le milieu, et y’en a une rapidement en arrière plan sur l’un des derniers plans. Comment tout se beau monde fait-il pour s’accoupler avec seulement trois filles sur toute la planète? Ca doit être horrible comme vie.

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Quadrature de l’égo

C’est de circonstance!

Vous prendrez bien un peu d’égo avant le post égo? Oui, parfaitement, le numéro 1 de Shortlist est disponible sur les intrawebs. Réalisé avec yllwngg (qui a un tout petit peu complètement tout fait) – nous avons sondé une quinzaine d’individus à la dernière Epitanime sur leurs goûts musicaux. Bien sûr, je partais du principe que j’allais coincer tout le monde… et c’est plus ou moins ce qui s’est passé, cf. les deux/trois dernières questions. Vous constaterez également que j’ai la capacité étonnante de changer de T-Shirt entre deux plans, c’est ça la vraie puissance du journalisme! Bref, ce format pourrait avoir vocation à être sérialisé, si vous avez des idées de thèmes pour… disons, la Japan Expo, soumettez-les ici, vous finirez cités en introduction, gloire et honneur. Merci également à tout ces intervenants pour ce premier round et oui, vous aurez constaté que je ne vais pas toujours chercher très loin – mais hey, tomber sur une Celty qui se fait mater le fondement en pleine interview, ça n’a pas de prix.

Si ce post était un sandwich à l’égo, voilà ce qui serait le petit pain de bas : le 23 Juin est la date du deuxième Respawn Live in Paris. C’est à dire comme tout les autres Respawn… mais en direct, et filmé! La fine équipe de Radio01 a donc mobilisé tout une batterie d’invités de haute volée pour discuter et débattre autour de l’E3. Fatalement, j’y serais, probablement pas en tant qu’intervenant direct mais vous retrouverez quelques connaissances autour de la table principale. D’ailleurs, je suis un peu comme les Rascals Flatts, je viens avec mon gang, j’ai même pu chaperonner une ou deux illustres personnalités que vous reconnaîtrez probablement – puisqu’il est probable que vous allez nous y voir nous fracasser des objets sur le crâne de l’autre. Mais si, vous savez, ça avait commencé avec une Santos Y Major… bref, matez donc ça, il y aura du bon peuple et du bon sujet à traiter, ce sera formidable. Je serais également présent à la petite Schtroumpf Party des 5 ans de Synopslive… et prochainement dans un Faster Than Light pour commenter la run d’un jeu de forte qualitaÿ, un indice pour vous : il y aura des singes et des boules.

OKAY DONC pffiou ce blog à quatre ans. QUATRE années – concrètement six d’existence mais quatre d’écriture sérieuse et régulière. Sérieusement, quatre? Je me vois écrire la moitié de ce fait d’armes comme si c’était hier. L’Usine à Problèmes est donc désormais un hobby que je considère pratiqué sur le long terme – mine de rien, un de mes blogs de référence a atteint dans les neufs années d’existence avant de plus ou moins abandonner pour cause de lecteurs trop nazis – et on s’approche plus ou moins de ce cap qui ne sera évidemment pas atteint de mon coté – et ça, je l’espère très sincèrement, car il y aura forcément un moment où je finirais par atteindre une sorte d’écriture automatique, sans subjectivité derrière. Le blues du blogging quoi. Toi, lecteur, tu lis ces lignes en atteignant des hauteurs de sourcils encore inexplorées et tu penses à l’égotrip mais tu ne sais pas vraiment ce que représente cette position mixée entre « écrire pour soi » et « écrire pour autrui sans le définir ». Y’a bien un moment où les deux courbes se croisent et c’est la lassitude. Je n’y suis honnêtement pas encore vraiment, c’est toujours avec plaisir que je fais ça mais je me rends compte que je remet en question la pérennité du blog tout les six mois!

Boah, allez, pas de prises de tête inutiles. Déjà, je suis extrêmement fier d’avoir atteint ce cap – ça c’est pour le tirage de nouille – et c’est toujours un plaisir de vous avoir en lecteurs. Plus on écrit sur le web, plus on adopte des raisonnements un peu étranges. Genre avoir « du crédit » ou « une légitimité ». Maintenant, parlons un peu de l’avenir, voulez-vous?

L’administration est une petite chose fragile et je n’ai aucune idée du point où peut en être mon dossier pour les cursus en Master. Vous vous en cognez légitimement mais ça veut dire qu’à l’instant T, je ne sais pas encore ce que je fais en Septembre! Je suis donc totalement en manque d’emploi du temps, donc d’heures disponibles pour faire tout ça. Ce que je veux dire c’est qu’il n’est pas impossible impossible que je passe en mode « partage définitif des priorités » et que la rentrée signifie un net coupage à l’eau du rythme de parution. D’ailleurs, je n’ai strictement aucune idée de Sagadaÿtaÿ cette année et il serait peut être un peu redondant de vous faire un cinquième Round à exposer du Dolan ou du Call Me Maybe. Le fait est que je me sens un peu survivor parce que la quasi-intégralité des blogs avec qui j’ai « commencé » par me faire un cercle… ne postent plus, ou très peu, et vous devez imaginer cette phrase avec ce petit smiley rigolard qui sue beaucoup. Il est un peu impossible de savoir si c’est une bonne ou une mauvaise chose – parce que je ne sais pas si la « relève » est vraiment là. Je ne dois pas regarder dans les bons coins car il m’arrive de tomber sur des machins si mal écrits et si… on va dire, sûr d’eux – qu’on se force parfois à se relire avant de cliquer sur « publier ». Et ça, c’est une bonne chose, mais comme j’aime le répéter partout : la médiocrité n’est pas un concours.

Quoi qu’il en soit, la suite sera toujours probablement dominée par le JV : pas mal de side-projects seront du même acabit et ça risque d’influencer ce site, qui restera mon portail vers tout le reste. En l’occurrence, une chronique régulière (on part sur une base mensuelle mais je compte bien prouver que je n’ai pas qu’un seul domaine de compétences) sur RSP, la Radio des étudiants de Science Po Paris. De la même manière, je vais probablement essayer de briguer une place sur Rue 89, le slot Jeu Vidéo étant complètement… inoccupé, cela ne devrait pas être trop difficile de se faire une place au soleil à ce niveau là. Niveau animes et japoniaiseries, on s’y remet tout doucement, mon prochain article est d’ailleurs calé quelque part par là. D’ailleurs, en Septembre, je voulais faire comme grand running-gag « le fameux dernier chapitre de Soul Eater 20 » – nous aurons la réponse début Juillet, mais il semblerait que mon pronostic principal soit bon mais… inversé. Bref.

On m’a pas mal demandé à Epita ce qu’il allait advenir du Velvet Video Burger. Après un an d’inactivité, clair que la question se pose, mais je répondrais exactement la même chose aux trois personnes qui m’ont exprimé des inquiétudes : je ne lâche pas le concept. Que ce soit très prochainement où avant la fin de l’année, je trouverais trop dommage de laisser tomber un truc qui a déjà donné quatre séries de vidéos plutôt cools (même si, on est d’accord, Zelda était un peu moins fun à suivre mais restait plus qu’agréable) et tout ce qu’il me faut, c’est une étincelle composée de motivation et d’un creux dans l’emploi du temps à trouver. C’est actuellement peu de choses et je vais faire mon possible pour mettre ça en œuvre, prenez ça comme vous le voulez.

Ah, damned, j’avais promis de mater Code Geass et Evangelion, il faut que je m’y mette fissa. Après, m’approchant – de manière un poil plus privée – des sphères un peu plus pro, je vais devoir adapter un peu mon contenu et avoir une approche un peu plus sérieuse sur certaines choses et certains sujets. Je vais probablement mettre un peu plus l’accent sur la musique et entrer dans une description sérieuse de certains courants, groupes ou scènes. Après tout, c’est vaguement ce que je vise à moyen terme, et garder une exhaustivité de sujets minimale est ce qui fait un bon blog, selon moi. Merde, il faut grandir, tout simplement, cela est bien triste.

L’année et la saison ne sont pas finies, il reste encore un mois et demi à trimer – vous y trouverez la fin de Mario Maso (j’ai volontairement repoussé les derniers épisodes pour avoir mes invités finaux – je ne veux pas les presser car ils incarnent un certain standing – oui, c’est un complexe d’infériorité un peu étrange) et de l’habituelle tartine de reviews de fin d’année – le tout mâtiné de quelques jeux vidéos (dont des dématérialisés) etc. Cela pourra conclure une année tranquille pépère, sans évènement particulier mais dans la continuité des choses. Je vais pas m’étendre, j’ai déjà dit tout ça il y a deux semaines.

Bref. Dans le top dix des référents, on trouve – dans l’ordre – Nanami, Twitter, Sama, la version Over-Blog (et sa redirection automatique), Néant Vert, Netvibes (?), What Did Youe Expect, Aggregamers et … Google.

Les articles les plus lus cette années sont : celui sur Katawa Shoujo, la page Amv Enfer, le bilan 2011, le post de Kocobe sur son analyse pragmatique de My Little Pony, le récent rapport d’Epitanime, le premier Mario Maso avec Alvin, mon whining préliminaire sur le métier de journaliste, le tome sur le manga matheux et la review de Colourful.

Parmi les mots clés les plus tapés pour arriver sur ce blog cette année, on trouve « scrubs », « rage comics français », « allez viens on est bien, « docteur zoidberg » « lio string », « olivier de carglass » et un millier de trucs lubriques, aléatoires et salaces.

Encore une année de passée à toute vitesse, j’espère avoir la possibilité et la motivation de continuer à écrire et à progresser pour encore longtemps. Quatre ans, c’est déjà une fantastique expérience sur la durée… je m’étendrais plus l’année prochaine, hypothétiquement, là, je dois aller picololer.

Au revoir les enfants!

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