Tout le monde sur le pont

Et voilà, nous sommes déjà en mai et j’entre dans ce moment fort gênant où chaque journée est un petit défi, une dissertation à rendre le lendemain, une recherche à faire, un truc à écrire ou à enregistrer autre part, les fabuleux concours qui me pompent l’énergie vitale comme si j’étais en train de faire une prise de sang permanente, je n’évoque même pas les partiels parce que je suis sur le point de me faire plaindre! Bref, je suis occupé et je vais avoir moins le temps de poster ici. Cela fait déjà quelques… années que je poste sans avoir le temps mais c’est le moment où ça ne devient plus qu’une figure de rhétorique.

ET TU SAIS C’QUE CA VEUT DIRE? C’EST QUARTIER LIBRE! Ce concept, appliqué à l’extrême dans des sites journalistiques comme le feu (com)Post ou, dans une sphère plus proche, feu Soviet Voice, a été  appliqué pendant longtemps par des gens à qui on ne pouvait fondamentalement pas retirer un talent d’écriture, Raton-Laveur par exemple (c’est un peu une tarte à la crème mais ça a été une de mes premières fenêtres sur cette culture, CQFD) – et n’importe qui ayant un blog un minimum fourni peut désormais proposer à son lectorat d’y contribuer, une période bien précise dans l’année. Ça tombe bien! Ca me botte et ça concilie bien avec les révisions de fond. Déjà fait l’année dernière malgré Over Blog et son manque total d’ergonomie, Traquenard D, Galoo et Helia m’avaient fait trois cools textes qui sont encore pas mal lus aujourd’hui. Si vous avez envie de tenter de faire un bon texte, je vous invite chaleureusement à tenter votre chance, rien ne me ferait plus plaisir. Pas d’obligations ni de limites, la pire situation serait qu’aucun truc ne soit posté à plus de cinq jours d’intervalles, dans ce cas de figure, j’ai un radar quelque part dans le crâne qui me dit de le cogner à quelque chose de très dur et vous ne voulez pas voir ça. Ouais, j’adore le chantage. D’ailleurs, si ces mêmes auteurs me lisent, ou si des gens dont j’aime bien lire les posts àla Shmo ou Meles Badger passent par ici, ceci est un appel du pied. Deuxième édition donc, de maintenant au 25 mai et quelques mini-prérogatives de rien du tout que voilà.

Viens écrire pour l’Usine A Problèmes ~~~

Pas de support fixe, pas de longueur fixe, mais un minimum de standards derrière. Je me sens obligé de dire que le langage SMS n’est pas mon truc, que les règlements de compte n’ont pas leur place ici et que poster du porno ou n’importe quel autre machin volontairement offensant est interdit mais hé, je me sens obligé de le préciser.

Pas de limite de contenu non plus, pensez à ce qui pourrait rentrer dans le cadre de ce blog, c’est à dire une palette de sujets qui s’étend de l’élégie de la « poitrine modeste » d’Akira Mutou, comme un reportage d’immersion totale dans le pays des rigodons, tout est possible, en Télévision, Internet, Musique, Littérature, Jeux Vidéos, Cinéma, Japanime, Figure de Style, Vidéo, etc. Vous ne devez juste pas évoquer Michel Sardou, Gaspar Noé, les blogueuses mode/girly/BD et le film LOL. Rien de bien fantastique quoi. Il n’y a pas de support fixe, se cantonner au style texte-image-texte-image est plaisant mais il y a toujours manière d’allier qualité et originalité.

Comment faire? C’est bien plus simple et autonome sous WordPress! Il vous suffit de passer sous l’onglet « connexion » à votre droite (ou de passer par ce lien) et de rentrer les identifiants suivants : Lesgens comme identifiant et enterthevoid comme mot de passe. C’est facile à retenir, c’est le seul film dont j’ai jamais réussi à réellement dire du mal. Celui ci et Lol, bien entendu, mais Lol, il vit sur sa planète, sur sa dimension intangible, laissons ce film se fapper tout seul dans son coin. Vous entrez dans la bête, dans l’antre du blog? Parfait, vous êtes désormais en mode « auteur » – vous pouvez publier et corriger n’importe quel travail de votre dû. Tout ça est très intuitif, vous ajoutez un post, vous y insérez des médias, je ne me fais pas de soucis quand à ça. N’hésitez pas à vous présenter en introduction et à faire de la pub pour votre propre crèmerie, si vous le souhaitez. Vous rédigez, vous pouvez faire un brouillon et revenir plus tard. J’ai un conseil majeur pour vous : avant chaque sauvegarde ou publication, sélectionnez et copiez votre texte. WordPress gère mal le multi-compte et un hasard malheureux peut vous faire retaper votre post sans crier gare, c’est exactement ce qui est en train de m’arriver en ce moment : en dénichant le lien précédent, je me suis déconnecté et tout le brouillon suivant n’a pas été pris en compte. Évitez vous cet intense moment de fail. Enfin, ne sous-estimez pas le pouvoir du texte justifié. … et pensez différemment. Osez « le top 10 des Vitamin Water, de la moins dégueulasse à la plus dégueulasse ». De mon coté, je continue à scribouiller sporadiquement.

C’est bon? Datez votre texte, mettez les bons mots-clés et la bonne catégorie, cliquez sur publier. Parfait, vous avez contribué non seulement à mon bien être, mais vous avez fait de cet Internet un monde meilleur. A cet instant, vous glissez sur une myriade d’arc-en-ciel enchantés. Au bout, ce mec que vous n’aimez pas. Vous sautez de cet arc-en-ciel pour lui atterrir à pieds joints dessus. C’est ça aussi, le quartier libre… enfin, les portes ouvertes, je suis infoutu de respecter ma propre terminologie.

Oh, je me réserve un ultime droit de regard sur vos créations mais je doute réellement devoir sévir. Il faudrait vraiment un texte écrit avec un appareil génital et c’est très peu pratique, ça fait taper plein de lettres en même temps, brr, c’est anxiogène. Bref, évitez nous et à moi cette situation complètement terrifiante. Voilà, il n’y a rien d’autre à dire, épatez moi chers petits faggots, faites en sorte que ces mille premiers mots – écrits dans la douleur – ne servent pas à rien. Misérabiliste, moi? JAMAIS.

Restons dans l’alcool avec un sujet fort à propos

Dans un tout autre sujet, impossible d’évoquer le joli mois de Mai sans Epitanime. Cette convention, incontournable si vous êtes un tant soi peu fans de japoniaiseries, est un rendez vous classique dans l’agenda. Je dois tout de même vous avouer que j’ai un regard mixé face au « nom » Epitanime. D’une part, les expériences associatives ne représentent plus qu’une ligne « loisirs » dans mon CV et l’association elle même connaît depuis peu quelques … on va dire déboires avec ses récentes nocturnes. Ça alors, c’est marrant, si on enlève « dé » à « déboire », ça donne exactement ce que font beaucoup trop de jeunes aux-dites soirées! Évacuations, comas éthyliques, dégradation générale du public, tout ça n’est pas très rutilant et je ne peux pas m’empêcher de mettre ces soucis logistiques en corrélation avec l’orthographe juste désastreuse de certaines news du site. On ne peut pas avoir des responsabilités et ne pas dépasser le niveau cinquième… je fais des raccourcis, je suis de mauvaise foi car il s’agit de différencier  « Événements » et LA Convention, annuelle et toujours pleine de bonnes choses.

Rapide rappel du concept : deux jours, deux nuits, pas d’interruption. Les distractions de fond sont nombreuses! Faire son marché dans le hall dédié (et un taux super faible de HK! Complètement unique dans les conventions françaises, sans déconner!) aller s’amuser dans les salles jeux vidéos, dédiées au rythme ou au rétrogaming – aller tâter l’ambiance au karaoké ou aller voir du coté des associations, le choix est large. Il y a quelques petits remaniements d’espace cette année mais rien de bien bouleversant : la scène devrait juste être intérieure. L’attraction de cette année? L’auteur des visuals novels Hinamizawa, le village maudit et Umineko sera présent – les fanboys mouillent – et je ne suis moi-même pas du tout insensible au premier univers. Cela peut être fort fun, et je serais là en diurne avec mon minois et mes légendaires cernes de fin d’année, probablement avec mon carnet de notes en train de dénicher un bon sujet de reportage pour le Journal du Japon. Peut être accompagné d’un fier caméraman pour faire de la vidéo qui sent bon la qualitaÿ. Idée de sujet actuelle : tâter les goûts musicaux des otaques. Il m’est pourtant difficile de cacher que mon enthousiasme vis à vis des différents forums et communautés gravitant autour n’est plus d’actualité mais hey, The Times they’re a-changing, comme disait le grand chevelu. Comme je m’amuse à souvent le laisser entendre, c’est le Cannes des otaques : tapez donc « Epitanime » dans la barre de recherche pour avoir mes précédents comptes-rendus. Cette fois, je n’ai pas de side-project à présenter, c’est bien triste… vingtième édition, chaque année, nous devenons de moins en moins légitimes à regarder tout ça.

Vous ne rêvez pas, il n’y a strictement aucun lien hypertexte dans ce post. Il m’est impossible d’être exhaustif à cette heure là. Désolé!

This entry was posted in Le bouzin and tagged , , . Bookmark the permalink.

2 Responses to Tout le monde sur le pont

  1. Nemo says:

    « Ne sous-estimez pas le pouvoir du texte justifié.  »

    Sages paroles, qu’elles soient un jour inscrites au fer rouge dans les tables de la loi du web design !

  2. Okay, c’est le moment de cacher des messages subliminaux qui feront ricaner les gens en faisant « huhu, penis » devant leur ordinateur.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *