Daily Archives: 14 février 2012

HHHNNNNNNGGGG !

Katawa Shoujo est le plus grand phénomène adultérin de l’Internet en ce début d’année.
C’est un sujet parfait pour le jour de la Saint Valentin, j’imagine.

Si Katawa Shoujo ne vous dit rien de rien, je vous invite à lire cette tartine de mon cru au préalable. J’y explique ce que c’est, l’origine du bazar et son premier acte… pour vous la faire courte, Katawa Shoujo est un visual novel, sorte de roman romantique à choix multiples dont le but est, à court terme, de choper la nana de votre choix parmi un panel déterminé. Notez que l’ensemble à la particularité de se dérouler dans une école pour élèves handicapés et que ce même ensemble est issu d’un travail collectif… de 4chan. Ouaip ouaip ouaip. En prenant quelques raccourcis, on peut dire que la lie de l’internet a excellé sur quelque chose. Dans mon premier post, je parlais alors du premier acte, gratuit et traduit en français… la version définitive et complète est sortie le 4 Janvier dernier. Croyez-moi, celle là, je l’attendais avec une très sincère surexcitation!

L’acte 1 avait valeur d’introduction, de très grosse démo technique où on « lockait » déjà son choix de fille après une succession de choix narratifs. Au delà du postulat extrêmement original et barré que peut avoir un tel projet, il faut rappeler que l’ensemble possède une certaine littérarité (on est quand même assez loin d’un « light novel », ce roman japonais au titre évocateur) des personnages attachants, un emballage tout ce qu’il y a de plus correct et un foutu univers qu’on a envie d’intégrer. C’est honnêtement le truc le plus brillant que j’ai vu dans ma courte carrière d’otaku pour un projet amateur et, ne connaissant que deux visual novels (le deuxième étant Hinamizawa qui ne possède pas de choix à faire, juste une très longue histoire à dérouler) je recommanderais toujours celui là le moment venu.

DONC. Nous nous retrouvons enfin avec la version complète après une foultitude de mois à attendre que la fine équipe de 4LS nous ponde le jeu, tout aussi gratuit. Attention, il faut un bon niveau d’anglais, comme souvent avec moi, j’en suis désolé. Il serait vraiment préférable que vous n’ayez pas à décrypter ce qui vous lisiez et que votre cerveau soit en mode « compréhension automatique » – bref, un minimum de niveau est requis mais ça ne nécessite toutefois pas un vocabulaire très étoffé. Enfin sorti, complétant un très beau paratexte : un imageboard, un très bon blog, un certain nombre de mèmes… grand respect. Dans son entièreté, le « jeu » est donc une route principale – celle que vous connaissez déjà, donc – suivie de 5 routes différentes, toutes écrites par un auteur dédié. Même si on va toujours jusqu’à 4 actes, considérez que chaque route est plus ou moins de la même longueur que la trame introductive, comptez donc entre 3 et 5 heures pour chaque personnage.

Vous l’aurez compris, à partir de là se déroule la théorie des cordes la plus dingue qui puisse être conçue dans la fiction : concrètement, vous allez incarner un gigolo qui va coucher avec la moitié de la classe. Oui, ce n’est pas nécessairement évident mais chaque scénario comporte des scènes de sexe. Attendues avec attention, il va sans dire – n’allez pas croire qu’elles sont amenées façon porno des années 80, elles sont intégrées à la romance progressive qui s’installe chaque fois, avec quelques variations, bien sûr. Si vous n’êtes pas là pour ça (bande de fous) elles se désactivent… mais ces scènes comportent la même caractéristique que l’intégralité du visual novel : elles sont très inégales, mais toutes réalistes, maladroites, impossible de ne pas se souvenir de ses propres premières fois. Comprenez qu’on dirait qu’elles s’inscrivent à un certain… cahier des charges. Elles sont toutes différentes. Je parle en notion de… spontanéité, de timing, de degré et même de positions. Il n’était peut être pas super nécessaire de préciser qu’une des filles se met à saigner, bon. Vous aurez tous entendu la phrase « Il n’y a pas deux couples semblables » une fois, force est de constater qu’il y a cinq configurations possibles, les sentiments ne sont pas toujours les mêmes, la scène fatidique n’est pas nécessairement prévisible, les cinq filles ont un background plus ou moins bien exploité…

… et ce sentiment étrange va forcément s’opérer : passé la première route de la fille que vous préféreriez, vous allez avoir l’impression de la tromper avec une autre, probablement même de retourner dans une dimension où la première existe à peine… et ça va arriver quatre fois de suite. Je crois que si quelqu’un s’implique un peu trop émotionnellement dans ce genre de truc, il est voué à se tirer une balle! Si je devais émettre une critique flash de l’intégralité du texte, je dirais qu’il fait bien plus qu’émettre une simple extension à l’acte introductif. Il établit des liens cachés (parfois un peu sortis de nulle part) entre les personnages, il en introduit pas mal d’autres – et là aussi on a l’impression d’être la cible d’un cahier des charges, surtout quand on voit un TRAP. Un Trap Shota. Mais oui, c’est aussi subtil que la Meganneko, le reverse trap et autres mécanismes simples du genre – il est clair qu’il ne faut pas se prendre la tête en lisant tout ça. Identification, il y aura forcément, c’est comme lire un horoscope, mais beaucoup d’éléments y sont téléphonés, rédigés par des débutants doués, mais des débutants avant tout. En tout cas, les enjeux sont rarement les mêmes ; par exemple, tout le monde n’as pas le même talent de prospective sur le futur des personnages. C’est une question de point de vue, j’imagine que déterminer des auteurs pour chaque route a été un processus long et douloureux, mais on ne peut pas s’empêcher de penser que certains choix comme discutables. Ho, c’est aussi ce qui caractérise le raisonnement d’Hisao de temps en temps mais il faudrait graver toutes ces incohérences sur un mur qui deviendrait le deuxième truc visible depuis l’espace. Donc…

Quelques mots sur les routes individuelles que, dans un plot twist amusant, j’ai classé par « préférences » et par ordre de manoeuvre mais il s’avère que c’est aussi l’ordre… de perversité des nanas, de la plus light à la plus tordue.

SPOILERS. 

Hanako – Burn, baby burn

Hanako a la moitié du corps sévèrement brulé et subit un trauma et une angoisse aigüe qui rentrent dans le domaine du compréhensible. Le truc le plus méchant que j’ai pu lire sur ce personnage est une phrase du genre « c’est normal qu’elle soit rôtie, elle a une broche dans les fesses » … c’est vraiment très très méchant. Et diabolique. Hanako était mon choix numéro n°1 car pour tout vous dire, je suis très fan de ce genre de personnage, celui qu’on peut qualifier de « Woobie » selon le formidable vocabulaire issue de TvTropes – vous même vous le savez, le type de perso qu’on à envie de caliner à tout prix. Hanako était pour moi la « route canon » et je dois admettre qu’elle est plutôt sympa… la route. Sans surprise, tout le scénario autour d’Hanako se résume à cette gestion de trauma, l’apprivoiser pas à pas sans pour autant être étouffant. Pour l’anecdote, j’ai commencé par avoir la Neutral Ending, mais il en existe aussi une « mauvaise », comme pour chaque fille! Je suis sûrs que vous serez déçus d’apprendre que c’est la nana la moins sexuée du jeu – je vais sauver votre journée : c’est la seule fille dont on voit les parties intimes. Après cette phrase qui provoque chez moi un mélange de honte et de fierté, il ne reste plus grand chose à dire : je m’identifiais pas mal à tout ça. En termes de scénario, la voie vers les jambes d’Hanako passe par quelques petits lieux et scènes rigolotes (quelqu’un picole dans l’histoire et c’est réellement mignon, sinon amusant) et on y trouve pas de surprises bouleversantes. Ce même trauma est assez « léger », convenu, rien à signaler, vous aviez déjà tout compris. Je suppose qu’on y donne ce que veux voir l’internaute en quête de douceur et de tendresse : un petit pas à la fois, un moment de vulnérabilité et that’s a bingo. La « zone de l’amitié » est la grande problématique de cette fille et Hisao mériterais deux trois tartes pour comprendre ce qu’il ressent vraiment (en plus d’avoir une manière un peu étrange de conforter autrui) et l’histoire d’Hanako est celle qui ressemble le plus à une étape de tour de France : gravir des lignes et des lignes de textes pour avoir une récompense finale et attendrissante ; c’est avec elle que les choses se débloquent le plus tardivement. Bien bien bien. Dommage que le background de la fille, élément central, ne soit pas plus développé,encore… on ne sait pas grand chose d’elle et la fin de son histoire est un poil précipitée. On ne va pas lui souhaiter un passé plus funky mais il y avait moyen de faire plus torturé ou recherché, j’imagine. Je conclurais par ce mot : Biaphine.

Lilly – Mary Sue

Les pores de Lilly ne dégagent pas de la sueur, mais de la PERFECTION. 

Lilly est aveugle, et Victor Hugo s’est réincarné dans son auteur. Le rapport entre le personnage et son scénario est facile à établir : la fille est une grande blonde archi maniérée, glacée et sophistiquée, très cliché dans l’attitude de la Japonaise prête à dire amen à tout. Bien sûr, Japonaise, elle n’est pas vraiment – ses origines Ecossaises sont quelque peu égrénées dans cette route. Voilà le deal : il semblerait que cette route soit nettement la plus passionnée. Il en va de même pour le rapport entre les deux protagonistes comme du procédé d’écriture : je pense pas me louper en disant que c’est le plus gros texte des cinq, et tout y est exagéré à mourir. De deux choses l’une : soit vous trouvez ça complètement incohérent, surréaliste, cliché et rose bonbon (certaines illustrations statiques hésitent pas à envoyer du lourd dans l’imagerie Pocahontas) soit vous y trouverez votre compte et la meilleure corde du lot. C’est cliché mais adorable car on a ici l’amour le plus flamboyant qui soit – les choses vont assez vite de ce coté. Quand les élèments deviennent plus physiques entre eux, on trouve une jolie diversité de situations (dont une succession de scènes cultes – je posterais bien un CG en particulier mais la décence m’en empêche, je ne voudrais pas torpiller mon propre couple) et il est rassurant de voir que la fille la plus formaliste est celle qui exprime le plus ses sentiments. Alors qu’est-ce qui fait que la route de Lilly est « supérieure »? Akira. Plus sérieusement, c’est aussi la seule qui exploite réellement ce qui constitue la base du récit – Hisao à un coeur fragile et c’est là qu’il est le plus malmené – et je dois avouer que le récit s’embarque rapidement dans de gros enjeux bien suintants de romantisme aveugle (ha ha ha) auxquels j’ai totalement adhéré. Il n’est pas improbable que j’aie lâché une petite larmichette mais je ne m’en souviens plus, ça doit être une histoire de déni. En tout cas, c’est Les Feux de L’Amour à son paroxysme : vous risquez soit d’adorer, soit de ne pas aimer du tout… mais comment ne pas aimer Lilly, cette incarnation angélique, ce bonheur de tout les instants? Comment ne pas apprécier cette façon adorable qu’elle a de regarder dans la mauvaise direction à chaque fois qu’elle vous parle? Sa soeur, qui surclasse toute l’humanité? Bad end?  

 Rin – Ground control to Major Tom?

Rin est née sans bras. C’est la fille la plus difficile à avoir dans la trame principale, il faut habilement se faufiler entre toutes les autres et ne pas se planter pour se retrouver avec cette machine verbeuse. Quand elle parle, personne ne comprends Rin, et il n’est pas improbable qu’elle ne se comprenne pas elle même, du coup je me suis senti un peu incestueux car j’avais l’impression de sortir avec moi même! Voyez-vous, Rin est une artiste et il y a là un potentiel assez remarquable pour en faire quelque chose de bien. Ce n’est que mon avis et j’ai du mal à avoir un vrai recul mais soit la route de Rin est la mieux écrite des cinq, soit c’est la plus cohérente. C’est avec elle que les choses commencent à ne plus évoluer en pilote automatique, il n’est pas surprenant de constater qu’un gros je-t’aime-moi-non-plus s’installe entre Hisao et sa Vénus de Milo – un peu de touche pipi et une première grande exposition plus tard, une certaine distance se fait sentir. La distance et l’art, les deux grands fils rouges du bouzin, dans l’histoire d’une relation un peu plus mesurée. Comprendre la nana, la voir se lancer dans d’interminables logorrhées nonsensiques va bientôt faire partie de votre quotidien. Au moins, on découvre de nouveaux horizons ; on a l’occasion de se lancer dans le club local d’art – puis de le quitter – et de faire connaissance avec cet espèce de pervers de prof d’art qui vous parle en étant littéralement en chaleur. Là aussi, le cheminement vers l’entrejambe de Rin est l’accomplissement d’un nombre un peu exagéré de questions aux conséquences rarement prévisibles. Là encore, avoir la « bonne fin » ne s’obtient qu’en prenant une décision à la logique un poil discutable, et encore, il faudra arriver jusque là puisqu’il n’est pas difficile de se retrouver dans la « neutral ending » qu’on ne voit pas vraiment venir au vu de sa longueur. Là encore, avoir toutes les scènes va être un gros acheminement de tentatives et d’échecs, mais mener tout ça « à terme » ne présente aucune difficulté, l’histoire n’est ni particulièrement passionnante ni réellement chiante, juste relativement cohérente et bien trouvée.

Un peu froide la mère Rin, un peu lente au démarrage et pas toujours très engageante mais je connais bien ce genre de personnes et je trouve qu’il y a pas mal de choses intéressante sur ce pan là. Honnêtement, les choses auraient pu être un peu plus extrêmes, ce pan « Auto destruction » aurait pu aller franchement plus loin… mais il y a quelque chose et ça se termine plutôt bien.

Emi – What what

Cette engeance perverse. Médusa s’est infiltrée dans le casting de Katawa Shoujo. 

Emi a subi un accident de voiture qui lui a tarifé ses deux jambes. Surprise! La loli du groupe est… probablement la plus âgée. L’équilibre du monde n’a pas fini d’être bouleversé sur planète Jogging car celle qui incarnerait au mieux les valeurs de la gentillesse, de la bonne humeur et de l’innocence est en fait une grosse perverse polymorphe! C’est l’un des spoilers les plus difficile à éviter et je vais me faire un plaisir de le verbaliser immédiatement, sans préavis : Emi le prend dans les fesses. C’est dit. Nous avons atteint le summum d’amour courtois.

On vous dira toujours la même chose après avoir fini cette route là « Elle n’était pas terrible ». Effectivement, la route d’Emi n’est pas terrible. C’est une fille accro au sprint, intimement liée à l’infirmier de l’école, il faut pratiquement faire une crise cardiaque pour se locker avec elle. Hisao va devenir un espèce de drogué aux tours de terrain et je ne déconne pas, il va se rendre sur le stade, y revenir toutes les deux heures, ressentir un manque si il n’y a pas posé les fesses dans les trois derniers tours de montre et va même s’y rendre en plein nuit pour s’y endormir – vous allez vous faire embrigader par cette mauvaise graine. Elle n’est déjà pas très grande, courte sur moignons, cultive le machiavélisme à base d’yeux de cocker… alors que dire? Sa route est basée sur une fantastique mystification de scénario : à la manière d’Hanako, son « accident initial » cache aussi anguille sous roche, mais le jeu à un traitement un poil étrange par rapport à ça. On a l’impression qu’il y a une sorte de « révélation finale » que tout le monde a deviné il y a déjà trois ères glacières de cela! Hisao fait semblant de ne pas comprendre et… dès qu’on est mis au pied du mur, ce n’est pas traité comme étant une surprise. J’imagine que c’est une question d’acceptation, mais ce n’est pas nous qui devons faire un deuil, mais les personnages… bref!

On dit que cette route n’est pas terrible et c’est vrai. Je vais faire péter le mot prétentieux : elle manque d’intertextualité. Les autres personnages ne semblent plus exister. On manque de liens, de révélations sur l’ensemble. Il y a bien un petit quelque chose sur Kenji mais c’est bien plus poussé chez Shizune – tout l’univers d’Hisao est centré sur la même fille qu’il ne voit pas nécessairement 24/7 et dont la psychologie ne nécessite pas une réflexion très poussée. Ca manque de variété, de renouveau… la route d’Emi est trop Emicentrée… et bon dieu, il y a cette fameuse scène de sexe qui semble tellement bizarre pour tout le monde, on sent presque l’auteur s’excuser de s’être lancé dans un truc pareil. Enfin, là aussi, j’imagine que ce serait la même chose dans la vraie vie. C’est embêtant de constater que chez Emi, ce sont les autres personnages qui brillent particulièrement : l’auteur aura eu la présence d’esprit de faire intervenir Rin au meilleur moment.

Shizune von Kharma (et Misha)

Shlac!

Shizune est sourde-muette. Tant mieux, j’ai envie de dire, car si elle ouvrait la bouche, elle serait Haruhi Suzumiya et personne ne voudrait d’un truc pareil. Il est évident que Shizune est une dominatrice et cela va même corroborer au premier rapport qu’elle aura avec Hisao, un grand moment de « haha oui quand même ». Misha, c’est son interprète en langage des signes, une grande bajasse fofolle incapable de ne pas hurler.

Très difficile d’être enthousiaste quand on lance cette dernière route : il m’est personnellement très difficile d’aimer ce personnage et peu de choses vont infirmer cette sensation dans un premier temps. C’est d’abord la moins compliquée – un unique choix va déterminer l’issue du bazar, mais il est ô combien tentateur et facile à appréhender – et la plus chiante, honnêtement. Se lancer avec les deux uniques membres du conseil des étudiants, c’est s’engager à se taper des tartines et des tartines sur des entrefaits à base de constructions en bois, de stands à organiser, de festivals à préparer. C’est passionnant comme la mort et démarre enfin une réelle histoire entre les deux – enfin… la relation avec Shizune est de très loin la plus froide et distante du jeu. Ils vont à peine se toucher deux ou trois fois, ne pas parler de ce genre de choses, à peine il lui demande si elle veut être sa copine, les deux se comportent comme un couple vieux de 30 ans. Enviable, n’est-ce pas.

Après une phase qui fait ressembler cette route à une routine administrative de début de semestre, quelques petites aventures familiales (où on découvre le seul personnage qui est réellement négatif, bravo)  on se lance enfin dans un truc qu’il était nécessaire d’exploiter : un peu de triangulaire. Je me cache quelque part dans cette route, sauras-tu me retrouver? La relation entre Hisao, Misha et Shizune va prendre une tournure intéressante qui peut éventuellement vous surprendre. Je me suis senti bousculé dans mes attentes et c’est évidemment une très bonne chose. Vous seriez surpris de savoir quel est le personnage du jeu qui affiche le plus de profondeur – après, le terme est très vite trouvé, je suis assez tolérant sur ce domaine, le moindre perso contrarié m’apparaît instantanément divin – mais c’est vraiment une route à deux vitesses qui est un poil gâchée par cette première partie n’ayant aucun intérêt. Mince, les scènes de H sont les moins bien imbriquées au reste, tout le coté « académique » du langage des signe est zappé comme c’est pas permis et l’ensemble est creux, creux. Sur une copie, ça donnerait une note pas catastrophique mais pas flatteuse, du genre 7 ou 8 sur 20.

Akira : Ange du ciel

N’a toujours pas sa route à elle. Belle blonde, poitrine « modeste », classy, yeux rouges, je pourrais dire qu’elle est « Tailor-made » et remporter la palme du grand prix Bouvard 2012 mais je me contenterais de dire que c’EST DE LA PURE PARESSE. SCREW YOU, LES AUTEURS. ELLE ETAIT POUR MOI. JE SUIS SUPER DECU. Akira, ma déclaration d’amour 2012 sur Internet t’es dédiée. <3

Bref. Il n’empêche que c’est incontournable, et même si ce sont davantage les routes de Lilly et Rin qui sont au dessus du lot pour deux raisons bien différentes, l’ensemble est d’une qualité surprenante, à picorer de temps en temps. On pourrait même longuement disserter sur le coté auto-parodique du genre et les nombreuses déconstructions qui y sont disséminées. Ha, et n’oubliez pas de rejouer une scène de H en activant le filtre dans le menu. Bien joué, et merci!

Lecture complémentaire essentielle : le très long et très cartésien pavasse d’Helia sur le sujet. Hélia, je te reprocherais peut être d’avoir un point de vue un peu cru sur la « logique de relation » mais cet argument sur le mimétisme d’Hisao est tout à fait épatant.

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