Monthly Archives: décembre 2011

Ca ne va pas fort (c’est promis)

 Le professeur Concombre a toujours quelque chose à diiiiire ~

Aujourd’hui, chers petits enfants, ouvrez grand vos oreilles car ma leçon du jour a quelque chose de profondément difficile à capter, libérez vos chakras, vos mirettes et secouez moi votre sens dogmatique – attention, préparez vous à la fulgurance de l’année… on y va…

… LE SUICIDE C’EST PAS BIEN.

HE OUI! Rappelons-le, avaler des médicaments fait mourir et Colourful est là pour remettre les points sur les I. C’est dit, prenez quelques minutes pour remettre les choses à leur place dans votre esprit, digérez ça tranquillement, prenez vous un bon café et revenez lire la suite de ce post un peu plus tard.

Whoah je fais le petit malin mais c’est pour expédier ça en début de post car oui, ce film tente de nous faire passer un message aussi inutile que superflu. Hé, c’est intimement lié au sujet présent. Film? Bon film. Honnêtement dans le haut panier de ce que j’ai eu la chance de voir cette année – après Arrietty en Janvier dernier, la boucle est bouclée, pour ainsi dire. Cependant, pour une fois, j’ai peut être la chance de vous en apprendre l’existence. Fantastiquement peu distribué (une demi douzaine de salles il y a deux semaines, attendez fin décembre pour une nouvelle vague de projections – c’est quasi mort si vous n’êtes pas parisiens) médiatisé au compte-gouttes (Kazé et pourtant sur le coup mais je ne connais pas bien les mécaniques internes du bouzin) vous n’en apprendrez l’existence que sur Nolife ou si vous ouvrez le bon Télérama. Ca n’ira pas plus loin et ça m’a suffit pour me convaincre – car l’affiche (ci dessus) est superbe. Pas un instant je ne me suis douté de l’aspect morbide de l’image (avec du recul, l’analogie est évidente) et – vous constaterez ce sublime jeu de contrastes, de couleurs, cette espèce de sérénité tranquille qui émane de tout ce blanc. Cet instant n’a duré qu’une demi seconde mais ce fut un tel micro-choc, une véritable madelaine de Proust, un joli tropisme qui m’a incité – et, j’espère, qui vous incitera, à aller voir Colourful, une film d’animation de deux heures fait par… quelqu’un… du même studio qu »Un Ete chez Coo » – voilà, mes connaissances sur le sujet ne vont pas plus loin. Pas de grands noms, distribution ridicule, une sortie discrète et une affiche démentielle – tout les éléments sont en place pour aguicher votre sens hipster. Il n’empêche, cette affiche est presque paradoxale, ce coté « la mort vous va si bien » est presque trop fataliste pour un film sensé incarner le contraire.

C’est pourtant votre fibre sentimentale qui va être titillée, présentement. Je vais me permettre de parler de l’intégralité du film et ainsi enrayer toute potentielle surprise mais d’une – elle n’en sont pas vraiment et de deux – aller voir ce film à l’aveuglette n’est pas nécessairement une bonne idée. J’aurais beaucoup de mal, au vu d’un évènement récent très personnel, à avoir une vision claire et posée sur le sujet mais je recommande sauvagement de ne PAS aller voir ce film seul. Non pas qu’il soit vraiment baddant – c’est davantage une question de mélancolie douce, légère, un mal-être persistant qui peut vous ruiner votre journée si vous en faites une expérience solitaire. Allez-y avec votre chère môman, votre grand frère cool, un ami, l’être aimé ou votre chat mais évitez le plan solo – car alerte gentille déprime sur cette bande.

Colourful part d’un sujet extrêmement intriguant sans être putassier et, in fine, d’un sujet très japonais (merci de m’arrêter si cet avis vous semble très con/faux) – le suicide. Ce n’est pas une nouveauté, pas même dans l’animation mais là il n’y a aucune concession, tout est dit cash (au grand dam des personnages qui sont surpris d’entendre ce mot d’une manière désinvolte) sans censure ou distanciation inutile ; c’est à dire avec des réactions naturelles de gens naturels. En gros, le film veut nous faire une peinture de ce qu’on peut ressentir/réagir dans ce genre de problématiques, sans périphrases mais il utilise une énorme carte joker – dans la vraie vie, les morts n’ont pas de seconde chance… à priori. Je suis peut être la nouvelle incarnation d’Anne Bolyen, on m’a toujours dit que j’étais un peu tête en l’air.

Trêve de plaisanteries, Colourful est un film rempli de topos vu et revus mais que j’affectionne tout particulièrement. Sa toute première scène, mi-glauque mi merveilleuse (dans l’acception moyenâgeuse du terme) – nous présente un Au-Delà où les gens font la queue, prennent un ticket et s’en vont vers l’infini. Nous sommes catapultés dans la peau d’une âme fraîchement montée au ciel qui a la chance d’avoir droit à un second round forcé. Il va redescendre sur Terre, incarner Makoto, jeune adolescent venant tout juste de tenter la sortie de vie imposée pour passer en « période d’essai » voir si il mérite une deuxième chance. Autant vous le dire : ces cinq premières minutes sont d’une étrangeté délicieuse. Ca n’aura jamais le même impact sur un écran de télévision – ce travail de l’image, du son, ce flou ambiant, ces deux bêtes plans en vue à la première personne valent le détour. Heureusement, ça ne dure qu’un temps (n’est pas Gaspard Noé qui veut et c’est, de base, une très mauvaise idée) mais cette toute petite pépite introductive m’a marqué par cette vision intelligente (mais peu originale, juste bien rendue) de ce concept inconnu aux yeux des vivants.

Ca ne dure pas donc puisqu’on se réveille rapidement dans la peau de Makoto, cette âme perdue va donc devoir comprendre ce qu’il a fait de si grave pour être propulsé dans cet ado un peu chétif de troisième chez qui, apparemment, les choses ne tournent pas rond. D’une part, il faut singer la personnalité – inconnue – du bonhomme, ce qui donne deux trois instants marrants – puis constater que si le jeune homme a voulu en finir, c’est qu’il y avait une raison tangible derrière tout ça. Ouch, double ouch, une journée visiblement trop chargée en émotions et en Love-Motels a eu raison de lui. Il s’agit donc pour John Doe de vivre dans Makoto pour … apprendre à vivre. (Lancer ici une enclume avec marqué « subtilité » au fer rouge dessus)

Bon, autant vous dire que ce film est sensé offrir un plot-twist sur la toute fin, et je ne sais pas si il est sensé se percevoir tel quel tant il se voit depuis les hautes sphères du paradis RATP. Sérieusement, vous avez déjà deviné le mystère derrière tout ça, j’en suis certain, mais faisons comme si. Qu’est-ce qui donne à Colourful toute sa saveur? Au final, c’est, comme beaucoup d’autres, un film extrêmement posé où il ne se passe pas grand chose, où une accélération de rythme ne se fait que via un personnage qui entame une petite foulée, etc. Une énième ambiance réaliste matinée d’une micro-touche de fantastique (qu’est-ce qu’on en sait, hein, après tout?) et pourtant, Colourful est planant. Je ne comprends honnêtement pas ce titre, le film n’est pas techniquement sensé imploser les rétines, je n’y ai pas trouvé d’emphase réelle dans les différents « tableaux », ce mot sert bien évidemment de maxime optimiste et illustre un gimmick du film – vous savez, celui avec le cheval, probablement – mais c’est une bande qui s’éloigne du fauvisme, ne vous attendez pas à ça.

Non, Colourful ne brille pas mais il impose une vision calme, posée et réaliste des choses. Une famille de quatre personnes, un couple aux apparences heureuses, un grand frère ronchon qui tente des études difficiles… le rapport n’est pas évident pour Makoto, lycéen presque asocial – le premier mot prononcé coram populo après son « retour » sonne comme un bouleversement cosmique – qui doit ré-apprendre à tisser la toile sociale, être de nouveau confronté à ses petits tracas du quotidien, à ne pas comprendre les gens autour de lui. Pas besoin d’avoir été mis au ban de sa classe de sixième ou d’être totalement névrotique pour comprendre cela – Makoto est un personnage incompris, décalé, mal dans sa peau… et les circonstances n’aident pas. Point intéressant qui, pour le coup, s’éloigne du topos : il manque terriblement d’ambition. Sa famille s’empresse de lui trouver une formation personnalisée et prisée… mais il préfère aller dans le même bahut simple que son pote. Ca, pour le coup, c’est inhabituel.

Justement. Dommage qu’en deux heures, la gestion des personnages soit un poil déséquilibrée : par exemple, on ne connait pas du tout le prénom des parents de Makoto. On comprends rapidement les ambitions stylistiques du film mais c’est dommage – ils ne sont pas là simplement pour montrer qu’ils comprennent, ni même qu’ils subissent – Colourful adopte cette démarche très Cynique qu’on croirait sortie de Skins : les adultes ne servent pas à grand chose, au final. Il y a bien ce prof principal, qui, visiblement, aime ce qu’il fait et aide son prochain… mais les parents n’ont l’air d’être là que pour ouvrir les yeux en grand et poser une tension intangible dans le foyer. Etrange… mais pas si faux, finalement. C’est une question de balancement… sa classe n’a aussi rien de fantastique, entre la fille un peu laide qui a du béguin pour lui, la fille pour qui IL a du béguin – mais qui s’avère ne pas vraiment briller par quoi que ce soit (alors là aussi bonjour le cynisme dans la vision de l’adolescence mais hey, rien ne dit que c’est faux) – et ce grand dadais, salvateur, qui réalise l’un des plus grand hold-up de rythme de tout les temps. Bon, là aussi c’est une question d’appréciation, mais inutile de préciser que nous avons là un otake – dans l’acception basique du terme – puisqu’un fanatique du truc bien précis va être le premier espoir social de notre jeune Makoto. … par quoi est-il fasciné? Hey, quel est le cliché japonais du genre, quand ce ne sont pas les tentacules? Hééé ouiiiii. J’ai trouvé toute cette séquence de copinage un peu « longuette », trop posée, du genre à limiter le Lebensraum qui aurait pu nous montrer un peu plus de Makoto.

Pis en personnage intéressant, il y a bien sûr Puru-Puru, petit shota en costard/souliers, le genre d’être complètement impossible à cerner puisque derrière son apparence de gamin sagace, on sait qu’il y a derrière une âme plus au courant des choses de la vie et vénérable que le plus génial des humains – j’aime quand il y a cette distanciation étrange parce qu’elle invoque un concept trop incompréhensible – Makoto aussi se pose la question et lui demande un truc du genre « Mais t’es quoi au fait, un ange? » et, même si la réponse n’a rien de surprenant, je l’ai trouvé un poil flippante. Un « guide du paradis » amusant (là aussi, topos évident) puisqu’on est JAMAIS certain de ses intentions. Rassurez vous, on ne nous sort pas la carte du rêve, de la réalité parallèle ou de « l’Alzheimer soudain » (quoi que…) mais ce petit bonhomme est fascinant dans son coté gamin-tout-puissant. Ca aurait pu donner une sorte de duo comique avec le si désinvolte ado mais on ne le voit que peu, comme une sorte d’arbitre, presque de narrateur, sans aller dans le Coryphée, quoi. J’ai vraiment pas hâte de casser ma pipe mais si je suis accueilli par un type aussi ambigu, je vais me réfugier sur les genoux du Grand Patron de terreur.

Pas de musique réellement marquante mais plutôt une sorte de trouble, un équilibrage sonore étrange qui « impose » peut être un peu l’émotion à deux ou trois occurrences. Du genre OHMONDIEU C’EST BEAU FAITES PÉTER LES VIOLONS A DONF CA VA DONNER CINQ SECONDES PERTURBANTES. Toi, tu es là, devant le film, tu ne sais pas trop si tu dois sortir la larmichette ou être perturbé. Ou faire les deux… car Colourful ne joue jamais avec les sentiments, que nenni. Il a l’avantage de ne PAS être maladroit, ça aurait pu être son défaut. Nope, il se laisse voir, se digère et reste en tête comme n’importe quel bon film. Colourful n’est pas comme une bonne pub qu’on oublie dès qu’elle n’est plus diffusée, il a le mérite de poser des choses, d’appeler un chat un chat, d’aborder un sujet grave sans stigmatiser ou faire du pathos et honnêtement, au delà de toutes ces considérations un peu superficielles, il fait passer un bon moment. Je le répète toutefois – ne le matez pas seul, mais allez-y si vous en avez l’occasion. Des micro-défauts que je me forcerais presque à trouver puisqu’à l’image de son personnage principal, Colourful est un film grave qui ne veut pas être ambitieux, juste démontrer un propos simple. Il le fait sans problème et capte vraiment l’attention dans un temps qui défile très vite et qui déroule de très belles scènes. Original dans un sens, pas dans la forme, à voir.

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Mario Maso 4×02

Une heure de tournage, une heure de « tournage », une heure de montage, deux heures d’encodage, une heure de ré-encodage, trois heures d’upload. NEUF FOUTUES HEURES et c’est le strict minimum parce que cette fois c’est Le Commandant qui a décroché son petit ticket – après une soirée parisienne arrosée et lolante – et bon Dieu, ne jamais sous estimer le pouvoir MIMETIQUE des invités. Si il est choupi, je suis choupi. Si il est vulgaire, je suis vulgaire. BON DIEU QU’IL EST « VILENIQUE » CELUI LA. Jamais j’ai senti des vibrations de putasserie aussi puissantes. De vraies commère, on croirait voire le duo de vieux du Muppet Show. Et la pauvre Sedeto qui continue à prendre cher alors qu’elle a rien demandé! Tu as gagné un coupon, il y a marqué « excuses illimitées et quand tu veux dessus ».

Il y a une intro bien débile, vous allez aimer (à défaut de comprendre parce que ho la la implosions de privates jokes)

Swing, swing. 

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Nécropost

Petite respiration glouglou-musicale introductive.

Je sais que ça ne se voit pas beaucoup car on n’ose pas trop y penser ou on y pense pas tout court – et ce serait normal – mais la DS est en train de clamser, là. Pas d’une mort douce et gentille, elle saigne au compte-goutte depuis déjà un certain temps et la 3DS, risquant déjà le syndrome de mort subite du nourrisson, n’a fait qu’aggraver les choses… Le tapis roulant des générations (même si ce terme est un peu impropre, j’ai du mal à croire qu’on puisse réellement qualifier la 3DS de console « next-gen » plus qu’en console « plat du jour ») mais la voilà qui perd la lumière dans ses yeux en faisant « Rhaaaaaaflblbflbl ». Traduisez : « Laytooooon »

Qui dit mort d’une console dit catégorisation quasi-automatique de la précédente dans le paquet rétro – ce n’est que ma définition, prenez la comme vous voulez – et on peut se pencher et se souvenir de la très cool Game Boy Advance. Il y a deux ans, je faisait un petit hommage à la Dreamcast – et voilà, cela fait déjà quelques temps que la GBA a fêté ses dix ans. Enterrée et décomposée depuis un certain temps, elle a même servi de terreau pour la suite du grand cycle de la vie des consoles portatives Nintendo – plus l’amélioration constante du même support et de la même bécane dans un espèce de grand cycle interminable mais qui commence à bider, hum hum. D’ailleurs, vous ne vous rappelez peut être pas que Nintendo adoptait déjà la folie des déclinaisons avec la GBA, SP, Micro, un vrai tableau de grammaire Allemande!

Ce soir, souvenons nous de cette joli petite machine violette, peut être que certains d’entre vous avaient la transparente – qui en avait sous le coude. C’est l’un des rares exemples où Nintendo développe quelque chose en conjointement logique avec la console de salon qui suit – mais l’occurrence du « rare » se justifie du fait où c’est la seule fois où c’était réellement le cas. Bien entendu, il y a eu quelques fausses pistes et espoirs rapidement réprimés – souvenez vous de ce fameux E3 où un Miyamoto tout enthousiaste nous montre ce Kirby évoluant dans une sorte de flipper sur l’écran de télévision… qu’il fallait diriger en penchant la console portable. Personne ne savait comment ça marchait et pour cause, on n’en a jamais entendu parler – c’est allé rejoindre les limbes des grandes annonces, quelque part entre Rayman 4 et le Wii Vitality Sensor. (Hahaha)

Quoi qu’il en soit, la GBA est LA console qui a lancé le gimmick où se repose le prétendu avenir de Big N – la connectivité entre une console portable et la télé. Deux écrans qui interagissent est un concept vieux comme Hugh Hefner mais cela se faisait d’une manière assez novatrice les quelques fois où c’était utilisé. Je vais ramener les exemples que j’aime utiliser en boucle mais c’est parce que ce sont les plus marquants à mes yeux – Zelda Four Swords Adventures, par exemple, représentait le fin du fin. Pour en avoir fait deux uniques soirées dans ma vie (réunir le matos pour une partie à quatre était quelque chose de légendaire) la difficulté du prérequis correspondait tout à fait au fun procuré par ce mélange coopération/baston insidieuse où la moitié de l’action se passe sur l’écran individuel. C’est là le mot clé – individuel – quand le gimmick était bien exploité, les phases « privées » étaient une porte ouverte à nombre de trucs formidables. Ca n’a pas changé et la Wii U se calquera sur ça mais hé – ce n’est, au final, pas nouveau. Que dire de ces jeux formidables mais isolés, genre Mad Trax (Rayman 3, 2003) où le joueur 1 construit une route façon Tétris sur sa GBA et le joueur 2 doit rouler dessus en franchissant des checkpoints? Fabuleux. (A noter qu’il sortira au printemps sur XBLA mais sans ce mini jeu, je suppose pragmatiquement) autre exemple, le remake de Sonic Adventure 2 permettait un petit mini jeu en mode Chao pour compenser l’aventure/tamagotchi de la version Dreamcast, dont la carte mémoire permettait un « gros » mini jeu portatif. Une compensation agréable, renouvelée avec Animal Crossing… (ce qui m’amène logiquement à invoquer ces petites featurettes qui n’auront jamais dépassé le Japon, comme l’E-Reader, lecteur de contenu additionnel… dont on va acheter les cartes en librairie, façon Magic – cool quoi)

La GBA, c’était bien plus qu’un câble officiel à 30 Euros qu’on pouvait trouver au cinquième de prix chez ce fournisseur au nom oublié qui faisait des tonnes d’accessoires plus ou moins rigolos pour la console (dont une lampe portative venant directement pomper sur les piles, pas folle la bête) c’était surtout la première console portable qui permettait une véritable connexion entre les joueurs. Non, ne me sortez pas que vous avez déjà joué à Tetris avec vos cousines, c’est irrecevable et improbable : le système était simple, l’équation, imparable, il fallait X-1 câbles, X étant le nombre de joueurs concernés dans la partie fine – parfois, une cartouche suffisait mais ô nombre mémorable de parties mémorables de Bomberman (jeu mémorablement mémorable), de Mario Kart, j’en passe et des meilleures. Jouer à deux en gardant son propre écran avait quelque chose de nouveau et cela paraissait in fine trop pratique pour être beau – de toute, le besoin d’online n’était pas présent puisque trop intangible et on nous encaguait pas avec les codes amis. Damned, je suis à deux doigts de citer Cabrel.

Bon, je vais essayer de ne pas trop m’encanailler dans la bête description mais cas où vous chercheriez des idées de Roms à télé- de cartouches à trouver au coin d’un étal, mais il faut dire que c’est sur ce petit bonheur portatif qu’un certain nombre de saga sont nées. Souvenirs, souvenirs…

Golden Sun : Et ouais, ca aussi ça a dix ans, du coup. Si vous vous souvenez des images vues sur le test Game One, vous êtes des vrais parmi les vrais. Cette saga – ou devrais-je dire cette trilogie qu’il serait temps que je complète – est l’un des jeux les plus emblématiques et mémorable du support. Pourquoi? C’est l’un des RPG les plus efficaces qui soit. Scénario héroïc-fantasy avec des héros aux pouvoirs psychiques, progression par carte globale où des lieux-dits permettent d’accéder à des Donjons/Villes qui font avancer le scénario, combat calibré et système d’invocation à la fois complexe et bien amené, cette paire de jeu avait la particularité de se diversifier : après une première moitié (relativement) dirigiste, sa suite vous laissait un peu plus en plan et permettait aux moins doués de faire des allers-retours gratuits sur le continent. Grand pilier de la sainte tradition de la 3D isométrique, Golden Sun était impeccable à tout points de vue : bon scénario, personnages attachants, gameplay aux fines herbes et durée de vie très solide, le genre de jeu qu’on refait tout les 3 ou 4 ans, pour se souvenir.

Advance Wars : Même (agréable) puntion : deux volets sur GBA, la saga s’assombrit la génération d’après. En attendant… Advance Wars (pas fondateur en soit puisque simple maillon d’une grande série de jeux un poil redessiné) fait partie du panthéon-des-grandes-série-que-j’aime-beaucoup-et-vous-aussi. Pourquoi? Il m’a fait aimer les jeux de stratégie. Le temps que vous ramassiez vos yeux expulsés par ce non-sens apparent, dites vous bien que je parle de vulgarisation – quand on grandit avec Big N, on se rends compte que, mine de rien, ils essayent de t’initier à d’autres genres en faisant des jeux simples au gameplay épuré. Bon, Advance Wars, il faut raison garder, n’était pas simple. Des armées, des généraux aux pouvoirs spéciaux, tout le monde se créé des unités, avance et se met sur la gueule au tour par tour. Simple, plus compliqué que prévu et nécessitant un raisonnement à plusieurs vitesses, la confluence du court et moyen terme étant CAPITALE dans ce jeu. Scénario annexe mais présent, graphismes enjoliveurs et animations fluides, Advance Wars rendait la guerre amusante et addictive, ce qui est un peu… inquiétant.

Wario Ware : LE jeu 2004. Évidemment que Wario n’était pas une invention toute fraîchement pondue mais je trouve que c’est précisément cette saga qui lui a donné une contenance après ces bons mais pas si mémorables quelques essais de plate forme. Cette fois, Wario a besoin de pognon et, flugurance, décide de faire son propre jeu vidéo. C’est une feignasse et comme toutes les feignasses, il laisse passer une sorte de génie dans son oeuvre et créé ainsi le genre des micro-jeux. Wario Ware, c’est ça : une folle succession de pastilles aux graphismes volontairement pourris où un timing très étriqué (2/4 secondes) permet à peine la compréhension de ce qui est demandé, puis son exécution. 200 jeux, classés par thèmes, on les enchaîne le plus possible, les boss font presque office de respiration, on emballe le tout d’une tripotée de bonus et voilà l’une des meilleures idées que Nintendo a eu jusqu’à présent… ce qui a donné moult suites sur diverses consoles, les éditeurs s’était fixés pour contrainte de ne sortir un opus qu’à chaque nouvelle façon de jouer. Dommage, il faut pirater Twister pour y jouer mais hé, ça a donné l’un des jeux Gamecube les plus addictifs qui soit. Trois pouces levés.

Yoshi Island et autre Marioleries : Oui mais vous comprenez, tout ça possède une dimension mémorielle, ressortir de vieux jeux super Nintendo refaits avait une importance d’ordre public et… non, trêve de naïveté, voilà. Au moins, ça permettait à des jeunots comme moi de découvrir ce qu’on venait de louper de peu. Le véritable foutage de gueule résidait davantage dans les remakes de jeux Nes vendus à 30 Euros l’unités. Ca, ça craignait velu, d’autant plus qu’acheter Animal Crossing sur Gamecube permettait de se taper la quasi-intégralité de la collection, sur écran de télé, de surcroît. Bah, les remakes Super-Nes n’était pas si datés, Yoshi Island faisait même parfaitement illusion et on parle de jeux au gameplay si chiadés que leurs gimmicks (carte du monde) sont encore pompés à tort et à travers de nos jours.

Kuru kuru kururin : mais oui, c’est une saga, derrière ce nom improbable (donc Japonais) était sensé se cacher… un opus Gamecube, lui aussi parti rejoindre le sein d’Allah quelque part dans le processus de développement (à moins qu’il ne soit sorti qu’au Japon mais être factuel, c’est pour les faibles) ce qu’on va appeler KKK (pour un tas de raisons évidentes) faisait partie du line-up de la console et possède même ce statut étrange de tout-premier-jeu-de-la-console. Sorti de nulle part, plutot rigolo même si exploitant très peu les capacités de la console, les aventures puzzlesque de ce vaisseau spatial en mode « virage éternel » avaient quelque chose de fascinant, probablement une sensation liée à la découverte de la console, allez savoir. Assurément un jeu qu’il ne fallait pas dégainer dans le métro – non seulement parce que personne n’osait sortir son engin (sa GBA, hein) en public, on y voyait rien et cela demandait une trop grande concentration. Gros défaut : une durée de vie un peu ridicule (je crois que j’ai fini ce jeu avant d’ouvrir le paquet cadeau qui le contenait – et oui, c’était la même cartouche, j’étais un petit malin impatient.)

Comme un air de dayjavou

Les rééditions de Final Fantasy // Ronflzz sinon j’ai essayé Tactics pendant une dizaine de minutes, voilà, je pense que je viens de donner un sens à cette session de jeu. Je ne doute pas un instant de la qualité de tout ces jeux mais ce n’est juste pas ma tasse de thé, place majeure dans la ludothèque GBA bla bla blah –

… et autres. La GBA aura servi de continuité pour nombre de licences fabuleuses : Pokémon, Métroïd, Castelvania, autant de jeux où on fait des allers-retours comme s’il n’y avait pas de lendemain et où la difficulté semble égaler le courage qu’il faut pour se brosser les dents ou manger une banane – jusqu’à ce qu’un boss nazi vienne soudainement nous casser les dents (souvent un nom commun, d’ailleurs – Le Cauchemar, La Mort, Le Régis) et Zelda, The Minish Cap, dont vous pourrez trouver un Let’s Play complet sur le Velvet.

Ha, la GBA… quel bonheur c’était d’insérer tes cartouches inusables (passées plus d’une fois à la machine à laver, aucun dégât) dans tes petites barrettes innocentes! Te partager avec des amis, s’en faire de nouveaux grace à toi! Aujourd’hui, tu es rangée au fond d’un tiroir entre deux Science & Vie Junior mais c’est promis, tu n’est pas oubliée. Ton esprit, ton autonomie bouffeuse de piles et ton petit écran d’introduction vivotent dans la mémoire collective. Avec un peu de chances, tes jeux arriveront un jour pour les pauvres âmes qui ont le programme ambassadeur sur 3DS. Bon vent au firmament des bonnes consoles, ma vieille!

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Va te faire klout

Ouais ben faites pas les malins, j’ai encore presque réussi à caser neuf posts dans un mois de 30 jours. Damned, un jour, mon amour des chiffres va me perdre. J’imagine un futur lointain où le monde est régi… non pas par le temps façon Andrew Niccol, mais par les Gés. Tu veux prendre le métro? Hop, tu dois faire péter les Gés. Pour en regagner, tu dois faire un backflip en chantant des bourrées bretonnes, et autres exploits débiles du même genre et à usage unique. Vraiment n’importe quoi cette intro. Il est tard, TF1 diffuse du 24 comme si c’était de l’inédit et demain je vais aller en cours en imaginant mon prof de Théories du Texte chanter « Docteur Rahousse », hé oui.

Bon, trêve de débileries décousues, j’aimerais profiter de ce post pour faire la promotion de quelques petits trucs qui montent… et qui ont tous pour (démentiel) point en commun de tous être encore modestes. Ca pourrait sembler inutile d’en faire la promotion vu qu’ils ont tous trouvé un public fidèle mais après tout, je ne sais pas pourquoi je prendrais la peine de faire un post sur Sonic Generations, par exemple (au contraire de Rayman Origins qui, semble-t-il, ne se vends pas autant… mais mes indicateurs ont une forte consonnance Américaine) donc aujourd’hui, j’aimerais vous présenter trois petits médiums extrêmement sympathiques – pour ne pas dire franchement biens – ayant tous derrière eux une communauté, un microcosme, à échelle variable.

Pour tout vous dire, je comptais faire un post sur un panel de podcasts dont je pouvais recommander l’écoute mais je me suis rapidement rendu compte que le seul que j’ai une fois écouté régulièrement était Azeroth.fr, aujourd’hui éteint et depuis très longtemps mis en veilleuse par un changement d’équipe. J’exclus d’office les différents machins proposés par les ondes FM… donc, pour tenter de faire le tour d’horizon et poussé par les recommandations de différentes connaissances y participant, j’ai lancé une émission Badgeek. Souci : la qualité du son y était un peu trop… improbable donc ce n’est pas aujourd’hui que je pourrais en faire une promo enthousiaste et sincère. Entre temps, et ce depuis une douce journée de Juillet, c’est pour moi l’Apéro du Captain Web qui est un réel rendez vous hebdomadaire.

Yo ho ho, une bouteille de rhum

Tout commence avec cette fameuse découverte et cette explication du gimmick de base « Tu vois, c’est quatre gars qui font un podcast high-tech mais le truc c’est qu’ils commencent très tard dans la soirée et qu’ils picolent tout du long » et effectivement, je me suis rarement autant marré devant un live sur un écran d’ordinateur – seuls les évènements en streaming direct façon Super Mario Marathon m’avaient autant fasciné. Au jour d’aujourd’hui, chaque Mardi à 23h30, je me connecte sur le bouzin pour le live filmé et, la plupart du temps, j’en chie comme pas possible au réveil vers sept heures et des bananes parce que je suis resté jusqu’au bout (ce qui prouve que ça en valait la peine.) précisément, ça parle de quoi? La ligne éditoriale se veut résolument hi-tech mais « l’équipage » a la digression facile, d’où un programme s’axant toujours tel quel :

Le bouzin commence par un tour de table, puis une succession de news où se concentre le gros de la gageure hi-tech du podcast. S’en suit la rubrique de l’invité, s’il y en a un – où ce dernier va raconter son vécu/point de vue sur X truc (le choix du sujet étant largement varié, ils ont reçu plusieurs porneuses pour prendre un exemple clair) avant d’enchaîner sur la rubrique de Mannox, soit une chronique de la vie ordinaire (le mec ayant un sens du lyrisme très poussé) soit un invité imaginaire, propice à quelques sketches parfois à se pisser dessus. Enfin, étape ô combien attendue, le Wazzuf où Kwakos égrène tout les trucs improbables qui ont pu se passer dans le monde la semaine passée. Quand je dis « improbable », il faut le voir en italique/souligné/gras car je met l’emphase sur le coté sorti de nulle part de ces évènements barrés que certains dingues ont pu commettre. Parfait pour sceller le ton du podcast, ouvertement vulgos, régressif et bien Rated R MAIS tout aussi informatif et pro. Ouais, franchement, pro. Fait dans une cave avec un matos onéreux, le son y est toujours impeccable et y’a pas un silence, pas un chevauchement de paroles, on peut mater et discuter de l’enregistrement live etc etc. Puis ce coté régressif est assez top, pour tout vous dire, l’un des tout premiers trucs que j’ai entendu lors de mon premier numéro était ceci. Entendre ça dès les cinq premières minutes, plus fédérateur tumeur.

Puis (oh oui, commencer une phrase par un puis/mais/et que du bonheur) les quatre gonzes sont tous aussi sympathiques qu’attachants, quatre « persos » qui se complètent bien (mention spéciale pour le fabulousse LordTonPère, fan de pousses pièces – quel homme, je pensais être le seul – qui aime cultiver le mystère autour de son identité et qui fait un peu « régulateur » quand les choses tournent un peu trop au glauque dans le contenu) on y retrouve sur la longueur des invités récurrents, des jingles rigolos (il y a un zicos dans la troupe et ça se voit – on m’a récemment dit que c’était souvent inhérent aux métiers du son) et bon Dieu quel putain de bon esprit. Là j’ai l’impression de parler de manière trop sophistiquée d’un truc qui ne l’est pas du tout, qui n’as pas vocation à l’être et qui ressemble à une émission de 2/3 heures où réside beaucoup d’enthousiasme, de passion mais surtout beaucoup d’humour. C’est voué à durer au moins jusqu’en Juin et c’est une bonne nouvelle parce ce qu’en ce qui me concerne, il n’y avait que Yathzee qui avait conquis chez moi un nouveau créneau hebdomadaire automatique en 2011. Franchement, je vous conseille d’aller sur Itunes écouter un épisode récent (téléchargement/streaming gratuit, of course) … ou d’aller sur Freepod – toute nouvelle plateformes de Podcast. Voilà, comme ça, vous aussi vous pourrez probablement y faire une découverte… en tout cas, si vous me lisez, continuez, c’est un plaisir. Retrouver ça le Mardi soir et s’installer au chaud pour se préparer à cette longue émission est devenu une sorte de petit rituel, merci à vous de continuer de sacrifier vos Mercredi Matin pour ça.

– Insérer un jeu de mot rigolo ici –

Ca concerne davantage mon point de vue sur le paragraphe précédent mais je suis certain que vous vous y reconnaîtrez si vous suivez attentivement la presse JV et ses ramifications sur Internet : si, globalement, vous aimez bien le travail de deux personnes différentes… les chances sont grandes que, de leur coté, elles se soient déjà rencontrées et soient déjà amis. C’est ce que confirmait je-sais-plus-qui sur le coté « Microcosme » du journalisme JV Parisien il y a une grosse dizaine d’années… et bien, vous serez probablement heureux d’apprendre que la génération suivante est sur le point de se former. Ca passe par la formation de sites alternatifs (j’ai ma vision un peu spéciale du terme, il ne veut pas dire grand chose) de type Barre de Vie. Monté par deux petits gars visiblement très motivés, Barre de Vie est un site se voulant généraliste sur les jeux vidéos : tests (non notés, vous pouvez respirer) – listes thématiques, dossiers, petites piqûres de rappels musicales, zapping vidéos et autres joyeuseries. Bref un «  » » » »petit » » » » » site à but non-lucratif, parfois archi auto-référentiel (lister les meilleurs Twitts des… auteurs du site fait un poil redondant quand on voit les magazines UK lister les meilleurs Twitts des lecteurs mais je parle d’un micro-point) qui ne pète pas plus haut que ses fesses et qui garde un bon quota d’informations, notamment grâce à un flux Twitter très fourni (là je suis sensé mettre le lien mais mon appendice est en train d’imploser donc je précipite un peu les choses, vous saurez chercher)

Vous me direz « hé, mais aucun rapport avec les podcasts » et, de la même manière, ça peut sembler un peu «  » » »léger » » » » comme site, n’ayant pas moi-même une énorme connaissance en sources d’informations sur le sujet mais voilà le plot twist : Barre de Vie est en fait la porte ouverte à quelque chose de potentiellement plus grand, une sorte de « contrôle » sensé prouver quelque chose. Wish granted : les mêmes zozos ont obtenus un supplément Consoles dans Canard PC. Comme je le disais en vidéo, ça vaut le coup, malgré une critique toujours très enthousiaste (dans un magazine résolument cynique, à mon sens) et un surabus de jeux de mots à la Devos, comme si c’était un standard, nope – le futur du journalisme JV se trouve probablement par là. Il manque encore un petit truc, un standard – un quelque chose de différent qui donnerait un sex-appeal définitif à l’ensemble. Tout ça est encore en rodage – En tout cas, niveau littérature papier pro, j’attends encore de voir mieux. Klout à vous, puisse le succès puisse paver vos petits petons!

~ Avant que l’amour n’envahisse les ondes… ~

… et toujours dans les démarches journalistiques résolument sincères, j’aimerais finir sur Radio01.net. Pas sur la radio, sur le sujet, bande de petits esprits mal tournés – cette fois, j’ai eu la chance d’avoir contacté le créateur du bazar un peu par hasard, (bien) après avoir lu quelques exploits du monsieur par hasard, lui même ayant recommandé mes propres exploits à quelqu’un d’autre, toujours dans le hasard le plus total. Ca parait un peu incestueux comme ça mais le travail d’InkS vaut son pesant de cacahouètes : comme vous l’aurez constaté, Radio01 est effectivement une radio à proprement parler mais aussi et surtout une collection d’émissions audio, façon Nolife. En podcasts. C’est évidemment complètement incomparable mais je crois que le niveau de bonne volonté est à l’indicateur le plus élevé possible! Non de dieu mais comment trouve-t-il le temps?

Une collection de programmes diffusés à intervalles réguliers et en live selon un planning bien précis. Des gens se retrouvent sur Mumble et hop, ça discutaille sur l’actualité du jeu vidéo. Oui, j’ai toujours pas signifié ça – voilà un autre médium intéressant si vous êtes passionnés par le sujet.

OH OUI! LES JEUX VIDEOS, C’EST SYMPA

Petit tour d’horizon des émissions : La Gamebox est une émission rapide, quick’n’dirty, sensée récapéter l’actualité formelle du jeu vidéo. Sorties, etc. Faster Than Light prends une vidéo parmi une énooorme base de donnée de Speedruns, ces pépites où des malades refont leur run d’un jeu au pixel près (ou en exploitant X bug, ce qui permet de comprendre en quoi le jeu est un peu mal foutu) et la fait commenter par untel et untel. Un concept intéressant, qui ressemble à 88 Miles à l’heure et… haaaaa mon dieu une flêchette de Radjahdjah fblfblbblfblflb

Respawn se veut plus thématique : deux débats choisis à l’avance, trois ou quatre invités et hop, on tente d’être le plus discursif possible après avoir présenté ses dernières découvertes. Un truc bien sympa puisqu’il a l’avantage d’inviter des égos (sans la connotation négative du terme) plus ou moins rodés, de les mettre ensemble et de faire un peu fi des « castes » des sphères JV – en gros, un petit melting pot agréable qui permet de découvrir quelques sites. A voir : l’émission all-stars post E3. (Pas de lien non plus, décidément, cet appendice!) J’ai un peu plus de mal à adhérer au concept des Tauliers – ce dernier (long) podcast regroupe des pros, mais l’esprit y est volontairement plus… relâché. Voilà ce qui me gêne : il y a une différence entre podcast rigolo/régressif et plus private joke/vulgos et je ne sais paaaaas trop où situer ça. Le truc c’est que les participants ne font rien pour paraître sympathiques – et c’est pas l’objectif – mais fatalement ça manque. Si on prends comme postulat « on va faire un podcast, dire des vérités et prendre une attitude un peu connard pour appuyer notre propos » FORT BIEN mais il n’empêche que le propos sera toujours du même tonneau. Comme dirait l’autre : « Si vous vous recouvrez de caca pour faire une déclaration ironique, il n’empêche que vous sentirez toujours les fesses! » . Sentiment mixé pour ce dernier, après c’est un départ courageux, à vous de voir si vous adhérez au concept. Que le Grand Geek Me Croque est un « super Respawn », parfois grimé en soirée Quiz, façon bar et soirée thématique. Autant de bons trucs où on peut piocher à loisir – après, sans se forcer à tout écouter, il y a nécessairement une émission qui vous parlera plus qu’une autre.

Damned, je me sens complètement VENDU. La bonne nouvelle, c’est que pour trois sites découverts au hasard, il y a une multitude d’autres, connus et inconnus qui sont encore à découvrir. La mauvaise nouvelle…c’est qu’aucun de ces sites ne donne vraiment envie de travailler dans le « domaine », ça à l’air de méchamment sucer la passion, lentement, à la pipette. Laissons les autres se sacrifier pour nous, si vous le voulez bien. Autant les encourager dans leur démarches!

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